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  • Monday 27 October 2025 - 01:00

    Qu’est-ce que l’outil va faire de moi ?

    Je ne peux résister à vous partager cet extrait issu de « L’odyssée du pingouin cannibale », de l’inénarrable Yann Kerninon, philosophe et punk rocker anarchocycliste :

    Quand on m’envie d’écrire des livres et d’être un philosophe, j’ai toujours envie de répondre « allez vous faire foutre ». Dans une interview télévisée, le philosophe Kostas Axelos affirmait que ce n’était jamais le penseur qui faisait la pensée, mais bien toujours la pensée qui faisait le penseur. Il ajoutait qu’il aurait bien aimé qu’il en soit autrement. Au journaliste étonné qui lui demandait pourquoi, il répondit avec un léger sourire : « Parce que c’est la source d’une grande souffrance. »

    Cette idée que la pensée fait le penseur est poussée encore plus loin par Marcello Vitali-Rosati dans son excellent « Éloge du bug ». Dans cet ouvrage, que je recommande chaudement, Marcello critique la dualité platonicienne qui imprègne la pensée occidentale depuis 2000 ans. Il y aurait les penseurs et les petites mains, les dirigeants et les obéissants, le virtuel et le réel. Ce dénigrement de la matérialité aurait été poussé à son paroxysme par les GAFAM qui tentent de cacher toute l’infrastructure sur laquelle elles s’appuient. Nous avons nos données dans « le cloud », nous cliquons pour passer une commande et, magiquement, le paquet arrive à notre porte le lendemain.

    Lorsqu’un étudiant me dit que son téléphone se connecte à un satellite, lorsqu’un politicien s’étonne que les câbles sous-marins existent encore, lorsqu’un usager associe « wifi » et internet, ce n’est pas de la simple ignorance comme je l’ai toujours cru. C’est en réalité le résultat de décennies de lavage de cerveau et de marketing pour tenter de nous faire oublier la matérialité, pour tenter de nous convaincre que nous sommes tous des « décideurs » à qui obéit un génie magique.

    Marcello fait le parallèle avec le génie d’Aladdin. Car, au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, Aladdin est inculte. Il veut « des beaux vêtements » mais n’a aucune idée de ce qui fait que des vêtements sont beaux ou non. Il ne pose aucun choix. Il est sous la coupe totale du génie qui prend l’entièreté des décisions. Il croit être le maître, il est le jouet du génie.

    Je me permets même de pousser l’analogie en faisant appel aux habits neufs de l’empereur : lorsqu’Aladdin sera complètement dépendant du génie, celui-ci lui fournira des habits « invisibles » en le convainquant que ce sont les plus beaux. Ce processus est désormais connu sous le nom de « merdification ».

    Le néoplatonicisme de Plotin voulait que l’écrit ne soit qu’une tâche vulgaire, subalterne de la pensée.

    Avec ChatGPT et consorts, la Silicon Valley a inventé le néo-néoplatonicisme. La pensée elle-même devient vulgaire, subalterne à l’idée. Le grand entrepreneur a l’ébauche d’une idée, plutôt un désir intuitif. Charge aux sous-fifres de le réaliser ou, pour le moins, de créer une campagne marketing pour modifier la réalité, pour convaincre que ce désir est réel, génial, souhaitable et réaliste. Que son auteur mérite les lauriers. C’est ce que j’ai appelé « la mystification de la Grande Idée ».

    Mais ce n’est pas le penseur qui fait la pensée. C’est la pensée qui fait le penseur.

    Ce n’est pas la pensée qui fait l’écrit, c’est l’écrit qui fait la pensée.

    L’acte d’écriture est physique, matériel. L’utilisation d’un outil ou d’un autre va grandement affecter l’écrit et, par conséquent, la pensée et donc le penseur lui-même. Sur ce sujet, je ne peux que vous recommander chaudement « La mécanique du texte » de Thierry Crouzet. L’absence de cette référence m’a d’ailleurs sauté aux yeux dans « Éloge du bug », car les deux livres sont très complémentaires.

    Si toute cette réflexion semble pour le moins abstraite, j’en ai fait l’expérience de première main. En écrivant à la machine à écrire, bien entendu, comme c’est le cas pour mon roman Bikepunk.

    Mais le changement le plus profond que j’ai vécu est probablement lié à ce blog.

    Il y a 3 ans, j’ai enfin réussi à quitter Wordpress pour faire un blog statique que je génère avec mon propre script.

    De manière amusante, Marcello Vitali-Rosati vient de faire un cheminement identique.

    Mais ce n’est pas un long processus réflexif qui m’a amené à cela. C’est le fait d’être saoulé par la complexité de Wordpress, de me rendre compte que j’avais perdu le plaisir d’écrire et que je le retrouvais sur le réseau Gemini. J’ai mis en place des choses sans en comprendre les tenants et les aboutissants. J’ai expérimenté. J’ai été confronté à des centaines de microdécisions que je ne soupçonnais pas. J’ai appris énormément sur le HTML en développant Offpunk et je l’ai appliqué sur ce blog. Pour être honnête, je me suis rendu compte que j’avais oublié qu’il était possible de faire une simple page HTML sans JavaScript, sans un thème CSS fait par un professionnel. Et pourtant, une fois en ligne, je n’ai reçu que des éloges sur un site pourtant minimal.

    Mon processus de blogging s’est complètement modifié. Je me suis remis à Vim après m’être remis pleinement à Debian. Mes écrits s’en sont ressentis. J’ai été invité à parler de minimalisme numérique, de low-tech.

    Mais je n’ai pas rejoint Gemini parce que je me sentais un minimaliste numérique dans l’âme. Je n’ai pas quitté Wordpress par amour de la low-tech. Je n’ai pas créé Offpunk parce que je suis un guru de la ligne de commande.

    C’est exactement le contraire ! Gemini m’a illuminé sur une manière de voir et de vivre un minimalisme numérique. Programmer ce blog m’a fait comprendre l’intérêt de la low-tech. Créer Offpunk et l’utiliser ont fait de moi un adepte de la ligne de commande.

    La pensée fait le penseur ! L’outil fait le créateur ! Le logiciel libre fait le hacker ! La plateforme fait l’idéologie ! Le vélo fait la condition physique !

    Peut-être que nous devrions arrêter de nous poser la question « Qu’est-ce que cet outil peut faire pour moi ? » et la remplacer par « Qu’est-ce que cet outil va faire de moi ? ».

    Car si la pensée fait le penseur, le réseau social propriétaire fait le fasciste, le robot conversationnel fait l’abruti naïf, le slide PowerPoint fait le décideur crétin.

    Qu’est-ce que cet outil va faire de moi ?

    En énonçant cette question à haute voix, je soupçonne que nous verrons d’un autre œil l’utilisation de certains outils, surtout ceux qui sont « plus faciles » ou « que tout le monde utilise ».

    Qu’est-ce que cet outil va faire de moi ?

    En regardant autour de nous, il y a finalement peu d’outils dont la réponse à cette question est rassurante.

    Je suis Ploum et je viens de publier Bikepunk, une fable écolo-cycliste entièrement tapée sur une machine à écrire mécanique. Pour me soutenir, achetez mes livres (si possible chez votre libraire) !

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  • Saturday 25 October 2025 - 11:52
    Théophile Gautier : Jean et Jeannette
  • Saturday 25 October 2025 - 11:26
    Théophile Gautier
    Théophile Gautier : sa théorie de l'Art pour l'Art

    Théophile Gautier, écrivain et critique, et sa conception de l'Art pour l'Art.

    La Conception de l'art, théorisée par Théophile Gautier, qui refuse l'engagement de l'écrivain et voit dans la beauté la seule fin de l'art. S'il existe une théorie de l'art pour l'art, il n'y a jamais eu d'école ni de groupe organisé s'en réclamant...

    L'Esthétique de l'Art pour l'Art

    Théophile Gautier est le principal théoricien de la formule " l'Art pour l'Art ".
    - Le Culte de la Beauté : Pour Gautier, l'art n'a pas de vocation morale, sociale ou utilitaire. Son unique but est la Beauté elle-même. Il prône une évasion dans le beau formel, le luxe et les sujets historiques ou exotiques.
    - La Perfection Formelle : Obsédé par la forme impeccable, il accorde une importance capitale au style, au rythme, à la rime et au travail minutieux de la langue, rejetant la négligence de certains romantiques. La beauté doit être dure, ciselée, presque "plastique" (comme la sculpture).
    - L'Impassibilité : L'artiste doit, selon lui, se montrer indifférent à ses propres sentiments, privilégiant l'observation objective et la description sensorielle.

    Les Œuvres Majeures de Théophile Gauthier à découvrir:

    - Poésie: " Émaux et Camées (1852) "; Recueil de poèmes courts, denses, d'une perfection formelle inspirée des arts plastiques.
    - Roman: " Mademoiselle de Maupin (1835) ", " Le Capitaine Fracasse (1863)"; Le premier est un manifeste esthétique, le second est un roman de cape et d'épée picaresque.
    - Fantastique: " La Cafetière (1831) ", " La Morte amoureuse (1836) ";Contes et nouvelles explorant le rêve, l'hallucination et le double, thèmes chers aux Romantiques.
    - Voyages: " Voyage en Espagne (1843) "; Descriptions pittoresques et colorées, mêlant impressions personnelles et observations culturelles.
    ... etc ...

    JEAN ET JEANNETTE - Roman de Théophile Gautier.

    *Jean et Jeannette* : Une Histoire Rococo au Cœur de l'Esthétique de Théophile Gautier.
    " Jean et Jeannette " ou " Le petit chien de la marquise " dans sa version nouvelle précédente, ou encore " Jean et Jeannette, histoire rococo " est un roman de Théophile Gautier, initialement paru en feuilleton dans le journal *La Presse* en 1850.
    Cette œuvre, moins connue que ses grands romans comme *Le Capitaine Fracasse* ou *Mademoiselle de Maupin*, est essentielle pour comprendre la veine ' ludique ' et le culte du ' joli ' dans l'esthétique de l'auteur.
    Le roman est une plongée charmante et spirituelle dans l'atmosphère idéalisée du **XVIIIe siècle français**.
    - Contexte et Publication
    Publié à la charnière du Romantisme et de l'essor du Parnasse, " Jean et Jeannette " s'inscrit dans un mouvement de redécouverte et d'idéalisation du XVIIIe siècle par la société du milieu du XIXe siècle.
    Gautier y reprend et développe une nouvelle antérieure, " Le Petit Chien de la Marquise " (1836).
    Si la nouvelle était une simple esquisse frivole, le roman de 1850 étoffe l'intrigue et, fait notable, réintroduit une dimension 'morale' et sentimentale plus affirmée, sans pour autant sacrifier le pur plaisir de l'art.
    - Résumé Détaillé de l'Intrigue
    L'histoire est une " comédie d'identités " sous le signe de la frivolité et de la quête de l'amour sincère.
    I. La Quête d'Authenticité
    L'héroïne est la "marquise de Champrosé", une jeune veuve de la haute noblesse parisienne.
    Lassée et déçue par l'hypocrisie et les manières compassées de ses nombreux soupirants aristocratiques, elle rêve d'un amour simple et véritable.
    Elle est convaincue que la sincérité ne peut se trouver que loin des salons poudrés de Versailles.
    II. Le Déguisement de Jeannette
    Un soir, elle prend la décision audacieuse de se travestir en grisette (jeune femme du peuple), une coquette populaire des bals parisiens.
    Accompagnée de sa fidèle femme de chambre et confidente, Justine, elle se rend au Bal du Moulin-Rouge.
    Sous l'anonymat d'une simple robe de soie et le nom de Jeannette, la marquise espère rencontrer l'amour au naturel, débarrassé des contraintes sociales.
    III. La Rencontre de "Monsieur Jean"
    De son côté, le vicomte de Candale, tout aussi blasé par les mœurs de la Cour et les intrigues de l'Opéra, a eu la même idée de travestissement et de fuite de l'ennui.
    Il se fait passer pour un jeune homme de province, simple et novice, sous le nom de Monsieur Jean.
    Les deux nobles se rencontrent au bal…
    Le Vicomte-Jean est instantanément charmé par l'esprit et la beauté de la Marquise-Jeannette.
    Ignorant tout de leurs véritables identités respectives, ils tombent profondément amoureux l'un de l'autre, prouvant que l'attraction repose sur la personne et non sur le titre.
    IV. Le Dénouement
    Le charme de l'incognito est maintenu un temps, jusqu'à ce que les quiproquos et les circonstances ramènent les deux protagonistes à leurs véritables rangs.
    Loin de briser leur idylle, la révélation confirme la sincérité de leur attachement.
    Ils se sont aimés pour ce qu'ils croyaient être des gens du peuple, et réalisent que leurs cœurs de nobles sont capables d'une passion aussi pure que celle qu'ils recherchaient.Le roman se conclut sur la perspective d'un mariage heureux, unissant la sincérité découverte sous le masque avec la réalité de leur rang.
    - Thèmes et Esthétique
    " Jean et Jeannette " est une œuvre clé pour l'esthétique de Gautier, notamment dans sa célèbre théorie de l'Art pour l'Art :
    1. L'Art du Joli et le Pasticherococo
    Le roman n'a pas la prétention épique ou philosophique de certaines autres œuvres de Gautier.
    Il relève de l'esthétique du "joli", une forme d'art léger, gracieux et divertissant, par opposition au "beau" plus solennel.

    Gautier s'amuse à ressusciter le style et l'ambiance des contes et romans du XVIIIe siècle (pastiche rococo), en jouant avec la galanterie, les jeux de l'amour, et le décorum de cette époque. Le style est délicat, poudré et fleuri, privilégiant la description des toilettes, des manières et de l'atmosphère festive.
    2. La Critique de la Noblesse
    Sous le vernis du divertissement, le roman contient une critique implicite de la superficialité et de la corruption morale de l'aristocratie.
    Le déguisement en figures du peuple est un moyen pour les personnages d'échapper à un monde qu'ils jugent faux et d'y retrouver une certaine authenticité et franchise dans les sentiments. Cette quête de sincérité par le travestissement est un thème classique de la littérature (déjà présent chez Marivaux).
    3. L'Amour et la Sincérité
    Le thème central est la victoire de l'amour véritable sur les conventions sociales.
    Le fait que Jean et Jeannette tombent amoureux alors qu'ils croient appartenir au peuple est la preuve que la passion romantique peut naître indépendamment du statut social.
    Le roman célèbre la pureté des sentiments qui résiste même à la révélation des titres et des fortunes.
    4. Le Spectacle et le Théâtre
    L'intrigue entière repose sur le masque, le jeu de rôle et le déguisement, des éléments profondément théâtraux.
    La vie aristocratique elle-même est présentée comme un grand théâtre où les courtisans jouent des rôles. En endossant des identités populaires, les héros s'offrent une parenthèse de liberté où le jeu devient la vérité.
     - Postérité et Intérêt
    Jean et Jeannette  est une œuvre séduisante et souvent négligée qui rappelle la versatilité du talent de Théophile Gautier.
    Elle offre un charmant contrepoint à ses romans fantastiques ou à ses manifestes poétiques, prouvant que l'écrivain pouvait appliquer sa doctrine de la perfection formelle et du plaisir esthétique à un sujet léger et divertissant. C'est un pur produit de l'esprit « rococo » de Gautier, où l'art n'a d'autre but que de charmer les yeux et l'esprit.

    -EXEMPLAIRE DU JOUR : JEAN ET JEANNETTE de Théophile Gautier

    Théophile GAUTIER - JEAN ET JEANNETTE - 1894 - AD. LALAUZE - A. FERROUD - PARIS
    illustré de vingt-quatre compositions par AD. LALAUZE; préface par LEO CLARETTE
    Librairie des Amateurs, A. FERROUD, LIBRAIRE EDITEUR, PARIS, 1894
    imprimé par XHAMEROT ET RENOUARD, Paris
    - justification du tirage : 250 exemplaires sur papier d'Arches; exemplaire n° " 288 " et paraphé en-dessous
    - In-8, demi-maroquin à la Bradel, recouvert d'un papier marbré, pièce de titre rouge (reliure de l'époque), titrage doré, couverture illustrée conservée.
    état : petits frottements en reliure, une ou deux pages présentant de petites et légères rousseurs, le reste en excellent état; Très Bon Exemplaire
    serpentes bien présentes,
    dimensions : 24,5 x 165 x 25 cm
    poids : 950 g
    NOTA : pour une meilleure observation, agrandissez les vignettes ci-dessous d'un simple 'clic' …
           enjoy :)© Ma Petite Brocante en Ligne - duplication interdite
  • Monday 20 October 2025 - 12:01
    Des objets utilitaires et décoratifs en tôle émaillée
  • Monday 20 October 2025 - 11:36
    inhalateur
    inhalateur : un modèle vintage en belle tôle émaillée

    Beaucoup d'objets en tôle émaillée sont des fragments de notre passé, très prisés par les collectionneurs :

    L'Intérêt pour la Collection et l'Histoire
    * "Plaques Publicitaires :" C'est la catégorie la plus recherchée et la plus chère.
    Elles sont des "témoins de l'histoire de la réclame" et des marques disparues (chocolat, automobiles, boissons, etc.). Leur "rareté" et leur bon état (malgré la patine) en font des investissements.
    * "La Mémoire Collective :" Collectionner ces objets est une façon de se reconnecter à l'"histoire populaire" et aux objets du quotidien d'une époque révolue. Ils suscitent une forte "nostalgie".
    * "Diversité des Objets :" Que ce soit la vaisselle, les bidons, les thermomètres ou les anciens équipements médicaux (comme l'inhalateur), la diversité permet à chacun de se concentrer sur une thématique de collection spécifique.

    Pourquoi aujourd'hui de nombreux objets en tôle émaillée sont-ils recherchés par tant de gens ? 

    Aujourd'hui, les objets en tôle émaillée, qu'il s'agisse de plaques publicitaires, d'ustensiles de cuisine (pots à épices, cafetières) ou d'objets utilitaires (comme les inhalateurs anciens), sont recherchés pour plusieurs raisons principales, mêlant "nostalgie, esthétique et qualité".
    1. L'Attrait Esthétique et la Tendance Déco Vintage
    L'émail incarne parfaitement le "style vintage, industriel et « brocante »" très populaire dans la décoration intérieure :
    * "Le cachet "Rétro" :" Ces objets évoquent la cuisine ou le commerce des "années 1920 aux années 1960". Ils apportent une touche "authentique" et chaleureuse, souvent associée aux souvenirs de l'enfance ou de la maison de grand-mère.
    * "Couleurs Vives et Durables :" L'émail permet d'obtenir des "couleurs très vives" qui ne se fanent pas avec le temps. Les motifs, souvent simples ou publicitaires, sont graphiquement frappants.
    * "La Patine Authentique :" L'aspect "vécu" (les "petits éclats d'émail" laissant apparaître le métal ou la rouille) est souvent considéré comme un gage d'authenticité et de charme, loin des objets neufs produits en série.
    2. La Qualité et la Robustesse Historiques
    L'émail est une matière noble et durable, ce qui contribue à la valeur perçue de ces objets :
    * "Solidité et Résistance :" Les objets en tôle émaillée étaient conçus pour durer. L'émail, une couche de verre fondue sur le métal, offre une excellente "résistance" à la corrosion, aux rayures et aux intempéries (d'où leur usage pour les plaques publicitaires extérieures).
    * "Artisanat :" Même s'il y a eu production de masse au début du XXe siècle, le processus d'émaillage reste un "savoir-faire technique" impliquant plusieurs cuissons. Les collectionneurs apprécient cette qualité de fabrication ancienne.

    Les inhalateurs en tôle émaillée

    Un " inhalateur " est un dispositif médical portable conçu pour délivrer des médicaments directement dans les "poumons" de l'utilisateur par "inhalation" (respiration).
    Il est couramment utilisé dans le traitement de maladies respiratoires telles que l'"asthme" ou la "bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO)".

    Principe de Fonctionnement d'un inhalateur

    Le principe de fonctionnement d'un inhalateur repose sur la transformation du médicament (liquide ou poudre) en une "fine brume" ou un "aérosol" qui peut être facilement respiré et transporté profondément dans les voies respiratoires jusqu'aux poumons.
    Voici les étapes clés :
    1. "Préparation du médicament": Le médicament est stocké sous forme pressurisée (dans un inhalateur-doseur, le type le plus courant) ou sèche (dans un inhalateur à poudre sèche).
    2. "Activation": L'utilisateur active l'inhalateur (en appuyant sur une cartouche ou en inspirant fortement, selon le type) pour libérer une "dose mesurée" du médicament.
    3. "Inhalation": L'utilisateur doit "coordonner" la libération du médicament avec une "inspiration lente et profonde". Cette technique est cruciale pour que les fines particules atteignent les poumons plutôt que de se déposer dans la bouche ou la gorge.
    4. "Action thérapeutique": Une fois dans les poumons, le médicament agit directement sur les voies respiratoires.
    Par exemple, un "bronchodilatateur" détend les muscles autour des bronches, les ouvrant pour faciliter la respiration. Un "corticostéroïde" réduit l'inflammation.
    L'avantage principal de l'inhalateur est qu'il permet une "action rapide et ciblée" du médicament, minimisant les effets secondaires systémiques (sur tout le corps) par rapport à une prise orale. 

    L'époque des objets en tôle émaillée, y compris les inhalateurs :

    La tôle émaillée (ou métal émaillé) a connu son âge d'or pour les objets domestiques et utilitaires (cuisine, ustensiles médicaux, plaques publicitaires) principalement du début du XXe siècle au milieu du XXe siècle.
    Les inhalateurs domestiques en tôle émaillée (ceux qui nécessitaient de verser de l'eau chaude et des herbes ou des médicaments liquides) sont typiques de cette période, et on les associe souvent aux années 1920 à 1960.
    Des sources mentionnent spécifiquement ces inhalateurs en émail comme étant des modèles des années 50/60 ou du début - milieu du XXe siècle.
    L'inhalateur en tôle émaillée est un objet emblématique de la médecine familiale et domestique de la période inter-guerres jusqu'aux décennies suivant la Seconde Guerre mondiale.
    Ils ont ensuite été largement remplacés par des dispositifs plus modernes et précis, comme les aérosols-doseurs pressurisés (pMDI) inventés en 1956.

    Notre objet du jour : l'inhalateur Nicolay

    L'inhalateur vintage Nicolay est un inhalateur à vapeur classique français en tôle émaillée qui était utilisé autrefois pour soulager les voies respiratoires.
    Doté d'un design conique remarquable, de poignées latérales et d'un imprimé original, c'est une antiquité médicale rare, idéale pour les collectionneurs, les amateurs de décoration rustique ou pour une présentation de style apothicaire.
    Fabriqué en métal émaillé blanc légèrement veiné de bleu, il porte le ' tampon ' de sa marque en émail noir. Vers la fin du XIXe siècle.
    - En bon état vintage, d'occasion, fonctionnel. Éclats d'émail sur quelques zones d'usage plus intensif, pas de trou ou bosses, ou réelles coups et autres déformations; très bel objet vintage !
    - Hauteur : 23 cm. env. pour un poids de 550 grammes.
    … découvrez-le ci-dessous plus en détails …
                      enjoy :)© Ma Petite Brocante en Ligne - duplication interdite
  • Monday 20 October 2025 - 07:42

     

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière.


    Tous les liens listés ci-dessous sont a priori accessibles librement. Si ce n’est pas le cas, pensez à activer votre bloqueur de javascript favori ou à passer en “mode lecture” (Firefox) ;-)

    Brave New World

    Le rapport de la semaine

    Spécial IA

    Spécial Palestine et Israël

    Spécial femmes dans le monde

    • Ghost of Yōtei : pourquoi les masculinistes détestent son héroïne (japanization.org)

      La sortie du jeu tant attendu Ghost of Yōtei fait quelques remous dans la communauté gaming. Si le jeu est une réussite absolue en matière de narratif et de visuels, la communauté masculiniste, ce cri du cygne d’un patriarcat en fin de vie, a tout de même trouvé à redire. C’est l’héroïne qui est désormais la cible de leurs critiques : pas assez sexy, pas assez voluptueuse, pas assez jeune, pas assez maquillée, trop indépendante… Bref, tous les clichés du beauf-moyen y passent.

    • Muganga — la guerre se lit sur le corps des femmes (medfeminiswiya.net)

    RIP

    Spécial France

    L’enquête de la semaine

    • Enquête sur l’accès aux droits sur les relations des usagers avec les services publics : que retenir ? (defenseurdesdroits.fr)

      En 2024, 61 % des sondés rencontrent des difficultés, qu’elles soient ponctuelles ou régulières, contre seulement 39 % en 2016. Des difficultés qui touchent toute la population, y compris ceux habituellement moins concernés (+ 86 % pour les cadres ou professions intermédiaires, + 75 % pour les diplômés de master et plus). […] 23 % des usagers sondés déclarent avoir déjà renoncé à un droit au cours des 5 dernières années, avec pour motif principal : la complexité des démarches.

    Spécial femmes en France

    Spécial médias et pouvoir

    Spécial emmerdeurs irresponsables gérant comme des pieds (et à la néolibérale)

    Spécial recul des droits et libertés, violences policières, montée de l’extrême-droite…

    Spécial résistances

    Spécial outils de résistance

    Spécial GAFAM et cie

    Les autres lectures de la semaine

    • Le droit de grève va-t-il disparaître ? D’où vient la menace ? (equaltimes.org)

      La montée en puissance des politiques néolibérales incite de nombreux gouvernements à tenter de les entraver par de nouvelles lois, limitant ainsi les effets perturbateurs des grèves, ce qui les rend pratiquement inopérantes comme outil de pression et de défense des classes populaires.

    • GenZ 212, au-delà de l’acronyme : regard sur une révolte (portail.basta.media)
    • L’affrontement sino-américain pour le contrôle du numérique (contretemps.eu)
    • Holes in the web (aeon.co)

      Huge swathes of human knowledge are missing from the internet. By definition, generative AI is shockingly ignorant too […] one study on medicinal plants in North America, northwest Amazonia and New Guinea found that more than 75 per cent of the 12,495 distinct uses of plant species were unique to just one local language. When a language becomes marginalised, the plant knowledge embedded within it often disappears as well.

    • La blague de l’open source base de souveraineté (paperjam.lu)

      dans un monde où la souveraineté numérique se joue autant sur les données que sur le code, l’open source n’est pas encore une garantie d’indépendance : c’est un terrain de bataille.

    • Surprise ! La 5G ne sert à (presque) rien (thierryjoffredo.frama.io)

      Ça valait bien la peine de stigmatiser les personnes de la société civile qui réclamaient, en 2020, un débat démocratique pour définir les modalités de mise en œuvre de cette technologie en brandissant la peur du retour à la lampe à huile ou à la bifurcation vers un modèle Amish, sur fond de peur d’un supposé “retard” français et du déclassement de l’économie française sur le plan économique mondial si on perdait du temps à en discuter collectivement de la possibilité d’un moratoire sur le déploiement de la 5G.

    • Notes on Humans Commons (blog.zgp.org)
    • Détour­ne­ment des commu­nau­tés (n.survol.fr)

      la ques­tion n’est pas de si la récupéra­tion va arri­ver mais de quand

    • Le numérique à l’aune de la communotechnie – Les militant·es écologistes et le numérique (ecologiesocialeetcommunalisme.org)
    • Écrire à la main et faire des pauses aide à mémoriser (theconversation.com)
    • Delphine Demange et les compilateurs (linuxfr.org)
    • Corps et territoire (hors-serie.net)

      En Amérique latine, dans les réseaux de femmes paysannes, indigènes et urbaines, le féminisme populaire défend la terre, le territoire, et donne une signification particulière à la corporalité, à un corps-territoire […] l’agentivité des femmes est évidente, puisqu’elles se trouvent à l’avant-garde de la défense du territoire, de la terre, en opposition aux projets miniers et contre les compagnies pétrolières. Il me semble que ces phénomènes expliquent les vagues de féminicides et la pédagogie de la cruauté qui conduit à la mort, mais aussi à des actes de torture. Il y a une visibilité du corps torturé dans l’espace public.

    • Le pouvoir des mâles n’est pas la norme chez les primates. (theconversation.com)

      Depuis Darwin et jusqu’à la fin des années 1990, les recherches sur les stratégies de reproduction des animaux s’intéressaient surtout aux mâles. Une prise de conscience a ensuite eu lieu, en réalisant qu’il pourrait être intéressant de ne pas seulement étudier la moitié des partenaires… […] la dominance stricte d’un sexe sur l’autre, lorsqu’un sexe gagne plus de 90 % des confrontations, comme ce que l’on observe chez les babouins chacma, est rare. Il y a moins de 20 % des espèces où les mâles sont strictement dominants sur les femelles, et également moins de 20 % où ce sont les femelles qui sont strictement dominantes. […] la dominance des mâles s’observe surtout chez les espèces polygames, terrestres, vivant en groupe, comme par exemple les babouins, les macaques ou encore les gorilles, où les mâles disposent d’une nette supériorité physique sur les femelles.

    • « Nous avons des enseignements à tirer de la manière dont les animaux se soignent » (reporterre.net)
    • 5 astuces low-tech pour arrêter de ronfler et dormir d’une traite (lowtechjournal.fr)

    Les BDs/graphiques/photos de la semaine

    Les vidéos/podcasts de la semaine

    Les trucs chouettes de la semaine

    Retrouvez les revues de web précédentes dans la catégorie Libre Veille du Framablog.

    Les articles, commentaires et autres images qui composent ces « Khrys’presso » n’engagent que moi (Khrys).

  • Friday 17 October 2025 - 09:52

    Nous vous en parlions la semaine dernière dans notre article Fin de Windows 10 : faisons le point, l’opération « Adieu Windows, bonjour le Libre ! » lancée par l’association April est en place depuis le 1er octobre. On y revient plus en détail cette semaine.

    De l’aide à portée de main

    Le plus important dans cette opération, c’est l’entraide  !

    Si vous aussi, vous voulez vous délivrer-libérer de l’emprise de Microsoft ou le permettre à vos proches, si vous ne voulez pas ou n’avez pas les moyens de passer à Windows 11, alors les systèmes libres s’offrent à vous. Vous pouvez en installer un de façon autonome, chez vous, mais si vous pensez avoir besoin d’aide, les bénévoles de très nombreuses associations se sont organisé·es pour vous recevoir et répondre à toutes vos questions.

    • Soit en participant à l’un des nombreux évènements organisés près de chez vous.
    • Soit en prenant contact avec une association locale.

    Cette opération se tient sur un an, elle est donc continuellement en cours de remaniement, avec des ajouts permanents d’évènements. Restez à l’affût, il y a ou aura forcément quelqu’un·e, quelque part, prêt·e à vous transmettre sa passion informatique et résoudre vos problèmes ou satisfaire vos envies.

    C’est la principale différence entre les logiciels privateurs et les logiciels libres : ces derniers bénéficient de l’aide des bénévoles des communautés qui les maintiennent, les promeuvent et sont ravis de partager leur savoir-faire au grand public, gratuitement, chaleureusement et sans contrepartie.

    N’hésitez pas à aller à leur rencontre !

    Une communauté solidaire

    C’est toute une communauté qui se met au service du plus grand nombre afin de sortir des griffes de Microsoft (mais pas que ! Il existe des alternatives aux produits d’Apple et de Google aussi). Sont au rendez-vous des GULL (Groupe d’Utilisateurs et d’utilisatrices de Logiciels Libres, des EPN (Espace Numérique Libre), des médiathèques, des cafés associatifs, des CHATONS (miaou), quelques entreprises également et d’autres associations.

    En seulement quinze jours, plus d’une soixantaine d’organisations se sont associées à l’opération, partageant cordonnées et évènements sur l’Agenda du Libre. Et ce n’est pas fini, ça va durer un an !

    Quel que soit le matériel utilisé, ordinateur, tablette, smartphone, les systèmes d’exploitation et logiciels libres sont nombreux, maintenus et faciles d’accès.

    Si vous ne trouvez pas votre bonheur parmi les évènements proposés, il existe d’autres initiatives pour libérer votre ordinateur, comme les Journées Nationales de la Réparation du 16 au 19 octobre 2025, Aide GNU/Linux qui propose une carte collaborative de marraines et de parrains en mesure d’aider à l’installation, Fin de Windows 10, Non à la taxe Windows et la démarche NIRD « pour un numérique libre et écocitoyen dans les établissements scolaires ! ».

    Pour l’April, c’est le bon moment de quitter Windows !

    L’Association dénonce, une fois encore, les méfaits de Microsoft.

    Windows 10 est un logiciel privateur, qui répond à ce titre et avant toute autre considération aux intérêts de Microsoft qui a ainsi tout loisir d’imposer unilatéralement l’arrêt du support de son système d’exploitation. Conséquence : sans mises à jour régulières, sans correctif de sécurité, sans assistance technique, Windows 10 devient vulnérable, donc dangereux à l’usage. C’est exactement ce qu’on appelle de l’obsolescence logicielle ! Un matériel qui fonctionne encore, mais qu’il faudrait mettre au rebut parce que le système d’exploitation devient obsolète et que la nouvelle version disponible n’est pas compatible avec lui.

    Et tout cela pour pousser à la consommation : nouveaux PC, nouveaux abonnements, nouvelles licences dont il est parfois impossible de connaître le prix, c’est ce qu’on appelle de la vente forcée. C’est tout sauf écologique. Si toutes les personnes, toutes les associations, toutes les entreprises, toutes les administrations et toutes les collectivités changent de matériel pour acheter du neuf, c’est même un écocide. Il a été estimé que jusqu’à 400 millions d’ordinateurs dans le monde sont incompatibles avec cette nouvelle version de Windows, dont certains achetés il y a moins de trois ans !

    Cet arrêt du support gratuit de Windows 10 va donc forcer à migrer vers Windows 11, qui, lui aussi forcément, imposera les mêmes restrictions techniques : puissance, mémoire, absence de compatibilité avec des logiciels plus anciens et DRM (menottes numériques) intégrés.

    Ce prolongement de support gratuit n’est possible que si les personnes enregistrent leur compte sur le site de Microsoft. Ce faisant, elles lieront leur ordinateur à leur adresse e-mail, et laisseront un accès total à leur matériel, permettant ainsi à la multinationale américaine de collecter des données, de plus en plus nombreuses (avec des paramètres de confidentialité complexes à désactiver.), et lui laissant un pouvoir de contrôle technique, à distance, sans passer par l’étape de l’accord explicite. Ce prolongement du support gratuit est en fait un piège pour influencer les gens et les amener à installer Windows 11.

    L’utilisation des produits de Microsoft n’est pas une fatalité.

    Pour migrer vers un système libre, il faut le vouloir, c’est un choix personnel, politique, économique, voire écologique

    Il existe pourtant de très nombreuses alternatives libres GNU/Linux qui peuvent remplacer Windows, pour n’en citer que quelques-unes : Debian, Ubuntu, Mageia, Fedora, Primtux (cette dernière étant spécialement conçue pour enfants). Idem pour les logiciels. Consultez le site Framalibre pour en découvrir.

    Pour ne pas jeter vos appareils numériques, pour préserver vos données et celles des autres, pour retrouver votre autonomie, libérez-vous et délivrez vos ordinateurs. Adieu Windows !

     

  • Thursday 16 October 2025 - 13:05
    Découvrir les Matriochkas
  • Thursday 16 October 2025 - 12:25
    matriochkas
    matriochkas : petites poupées aux grands secrets
    Petites poupées aux grands secrets, les matriochkas russes fascinent par leur apparente simplicité et leur richesse symbolique.
    Emboîtées les unes dans les autres, elles racontent une histoire de tradition, de famille et d’art populaire.

    Leur univers, coloré et minutieux, fait de ces icônes de la culture slave un Monde totalement à part ...
    Une MATRIOSCHKA est bien plus qu’un simple jouet en bois...

    Le Monde Fascinant des Matriochkas : Entre Tradition et Artisanat

    Symbole incontournable de la Russie, la " Matriochka" est bien plus qu'une simple poupée gigogne.
    Chargée d'histoire, de signification et d'un savoir-faire ancestral, cette icône de l'artisanat populaire russe fascine par sa beauté et son ingéniosité.
    Petit voyage dans l'univers de ces charmantes poupées de bois pour en explorer les origines, la profonde signification culturelle, les secrets de leur fabrication, et la diversité des catégories qui les composent.

    Des Origines Japonaises à l'Emblème Russe

    Contrairement à une idée répandue, l'histoire de la Matriochka, dans sa forme actuelle, est relativement récente et trouve une partie de son inspiration au-delà des frontières russes, plus précisément au Japon.
    1 - La Naissance à la Fin du XIXe Siècle
    La Matriochka telle que nous la connaissons est apparue à la fin du XIXe siècle, dans une Russie en quête de son identité culturelle et de la promotion de son artisanat traditionnel.
    Le point de départ se situe dans le domaine d'Abramtsevo, près de Moscou, propriété du mécène et industriel " Savva Mamontov ", un foyer de l'art et de la culture russe de l'époque.
    L'histoire la plus courante raconte qu'une poupée de bois japonaise, rapportée par la femme de Mamontov d'un voyage au Japon, servit de catalyseur. Cette poupée représentait l'une des " Shichi-fuku-jin " (les Sept Divinités du Bonheur) et contenait d'autres figures emboîtées. Inspiré par ce concept ingénieux, l'artisan populaire " Sergueï Malioutine ", travaillant sur le domaine, dessina les croquis d'une version russe.
    2 - La Première Matriochka
    La première Matriochka russe fut sculptée par " Vassili Zviozdotchkine " d'après les dessins de Malioutine vers 1890.
    Elle représentait une paysanne russe corpulente, vêtue d'un " sarafan " (tunique traditionnelle) et coiffée d'un foulard. Cette poupée contenait d'autres figurines, la plus petite étant un bébé.
    Elle fut présentée à l'Exposition Universelle de Paris en 1900, où elle reçut une médaille de bronze et connut un succès immédiat, assurant sa renommée internationale.
    3 - L'Étymologie du Nom
    Le nom " Matriochka " est un diminutif affectueux du prénom féminin russe " Matriona " ou " Matriosha ", un prénom très populaire dans la Russie paysanne d'avant la révolution.
    Ce prénom vient lui-même du mot latin " mater ", signifiant " mère ". Matriona était traditionnellement associé à l'archétype de la mère de famille nombreuse, robuste, en bonne santé, et pleine de vitalité.

    Signification et Symbolisme

    La Matriochka est profondément ancrée dans la symbolique de la culture russe. Sa structure d'emboîtement lui confère une signification riche et multiple.
    1 - Le Symbole de la Maternité et de la Fertilité
    Le sens le plus évident et le plus puissant de la Matriochka est lié à la " maternité " et à la " fertilité ".
    La poupée extérieure, la plus grande, représente la mère, tenant en elle toute sa descendance.
    Elle est la source de vie, la gardienne de la famille. L'emboîtement des poupées symbolise la " chaîne des générations ", la transmission de l'héritage familial de mère en fille, et le cycle sans fin de la vie.
    Elle est une représentation visuelle de la "grande famille" russe.
    2 - La Représentation de l'Unité et de l'Intériorité
    L'idée d'une poupée qui en contient une autre, et ainsi de suite, est aussi interprétée comme une métaphore de " l'unité et de l'intériorité de l'être humain ".
    Chaque couche symbolise un aspect de l'individu ou de l'existence :
    * Le corps physique (la plus grande poupée).
    * Les aspects plus subtils et spirituels (les poupées intérieures).
    * Dans une interprétation plus philosophique, on retrouve parfois le concept des différentes "coquilles" ou "corps" de l'être, de la plus triviale à la plus éthérée.
    3 - Une Utilisation Traditionnelle et Moderne
    Historiquement, la Matriochka était avant tout un jouet éducatif pour les enfants, les aidant à comprendre les concepts de taille, d'ordre et de quantité...
    Aujourd'hui, elle est principalement un " souvenir " (le plus populaire de Russie) et un " objet décoratif " ou de collection.
    Elle est souvent offerte comme cadeau pour symboliser les vœux de fertilité, de prospérité et de longue vie. Certains courants thérapeutiques utilisent même la structure des poupées gigognes pour représenter et travailler sur les différentes strates de la psyché ou de la conscience d'un individu.

    La Fabrication : Un Savoir-Faire d'Exception

    La création d'une Matriochka est un processus artisanal méticuleux, qui exige patience, précision et une maîtrise parfaite du travail du bois et de la peinture.
    a - Le Choix du Bois et le Séchage
    La Matriochka est traditionnellement fabriquée à partir de * bois de tilleul *, parfois de bouleau, de tremble, ou d'aulne...
    Le tilleul est privilégié pour sa souplesse et la finesse de son grain, qui permet un ponçage lisse, idéal pour la sculpture et la peinture.
    Le processus commence par l'abattage de l'arbre, généralement au début du printemps. Les troncs sont ensuite écorcés, mais conservent quelques anneaux pour prévenir les fissures, et mis à 'sécher pendant au moins un à deux ans' dans des conditions contrôlées.
    Le bois doit être parfaitement sec et exempt d'humidité pour être sculpté.
    b - La Sculpture au Tour
    La sculpture est l'étape la plus délicate, réalisée par un artisan au " tour à bois ".
    On commence toujours par la plus petite poupée, celle qui n'est pas séparable. Une fois celle-ci terminée, l'artisan passe à la suivante, en commençant par la base.
    La précision est cruciale pour que chaque pièce s'emboîte parfaitement dans la précédente.
    Le corps et le fond de chaque poupée sont tournés séparément, puis ajustés.
    Le bois est ensuite méticuleusement poncé pour obtenir une surface parfaitement lisse.
    c - La Peinture et le Vernissage
    Une fois les poupées sculptées, elles sont enduites d'une couche d'apprêt, puis peintes à la main.
    Historiquement, on utilisait de la gouache et de l'aquarelle. Les motifs traditionnels représentent la paysanne russe en costume folklorique (*sarafan* et *platok* ou foulard), souvent richement décorée de motifs floraux (roses, fraises, feuilles) et de couleurs vives (rouge, vert, jaune).
    Aujourd'hui, les peintures peuvent varier, mais le geste artisanal et le détail du visage (yeux, joues roses, bouche) restent le cœur du travail de l'artiste-peintre.
    Une fois la peinture sèche, les poupées sont recouvertes de plusieurs couches de vernis protecteur, qui leur donne leur aspect brillant et assure la durabilité de l'œuvre.

    Les Différentes Catégories de Matriochkas dans la culture slave

    Si l'image classique de la paysanne est la plus célèbre, la Matriochka a évolué et se décline aujourd'hui en plusieurs catégories, reflet de l'évolution de l'artisanat et de la culture populaire.
    1. Les Matriochkas Traditionnelles
    Elles sont fidèles au style original de Sergueï Malioutine et sont produites dans les centres artisanaux historiques russes, principalement :
    * *Serguiev Possad* (ou Zagorsk) : Berceau de la Matriochka, le style est réaliste, avec des traits de visage précis et des couleurs vives.
    * *Semionov* : Le style le plus reconnaissable, caractérisé par un fond jaune ou orange, des motifs floraux simplifiés, et un grand foulard couvrant une grande partie de la poupée.
    * *Polkhov-Maïdan* : Style plus simple et graphique, caractérisé par l'utilisation du magenta et du bleu, avec une dominante de motifs de fleurs ou de baies.
    * *Viatka* : Moins fréquente, elle se distingue par l'utilisation de la paille tressée ou incrustée pour les cheveux ou les vêtements.
    2. Les Matriochkas "d'Auteur" ou " Artistiques "
    Créées par des artistes professionnels individuels, elles se distinguent par une grande liberté de style et une recherche artistique plus poussée. Ces poupées sont souvent des pièces uniques ou des séries limitées, et peuvent coûter très cher. Elles peuvent représenter des thèmes variés :
    * *Fables et contes russes* : Personnages des légendes russes ou des contes de Pouchkine.
    * *Scènes de vie ou historiques* : Représentations de villes, d'églises, ou de personnages historiques.
    * *Thèmes modernes et caricatures* : Personnalités politiques, sportifs célèbres ou stars de cinéma.
    3. Les Matriochkas Insolites
    L'ingéniosité des artisans a mené à la création de Matriochkas qui s'écartent de la forme féminine traditionnelle :
    * *Thèmes animaux* : Familles de chats, d'ours, ou de hiboux.
    * *Matriochkas masculines* : Représentations de ' bogatyrs ' (héros épiques russes) ou de Pères Noël russes (' Ded Moroz ').
    * *Objets fonctionnels* : Matriochkas culbutos (arrondies à la base), ou cache-bouteilles (forme allongée).
    Le nombre de poupées dans un ensemble est également un facteur de catégorisation. Bien que le nombre le plus courant soit de 5 à 7 poupées, on trouve des ensembles allant de 3 à plus de 70 pièces (le record étant autour de 72), chacune témoignant de la virtuosité du tourneur.

    Et pour terminer ...

    1 - Il n’existe pas de terme officiel ou universellement reconnu pour désigner les collectionneurs de matriochkas, mais on peut les appeler **matriochistes** ou **matriochkophiles** par analogie avec d'autres noms de collectionneurs (comme les philatélistes pour les timbres ou les bibliophiles pour les livres).
    Ces néologismes sont rarement employés, mais ils ont le mérite d’être clairs et évocateurs. Les passionnés eux-mêmes se présentent souvent simplement comme **collectionneurs de poupées russes**. Quant au prix des pièces de collection, comme toujours, elles n'ont parfois aucune limites ...
    2 - La Matriochka, avec sa simplicité apparente, est une œuvre d'art populaire qui résume une grande partie de l'âme russe.
    De ses modestes débuts inspirés par un jouet japonais à son statut d'icône mondiale, elle a su préserver l'essence de son symbolisme : l'amour de la famille, le cycle de la vie et la richesse de l'artisanat. Chaque poupée, sculptée et peinte à la main, est un petit trésor qui nous rappelle l'importance de l'héritage, de la tradition, et de l'art dans la vie quotidienne. Ouvrir une Matriochka, c'est découvrir, couche après couche, le cœur battant d'une culture millénaire.
    Découvrez ces œuvres d'Art plus en détails sur les photos ci-dessous en cliquant sur les vignettes pour les agrandir …
            enjoy :)© Ma Petite Brocante en Ligne - duplication interdite
  • Thursday 16 October 2025 - 10:00

    Une des grandes actualités des dernières semaines est la fin du support de Windows 10 par Microsoft.

    Ça peut sembler anecdotique pour certain·es mais cet événement a un réel impact pour des millions de personnes puisque cette fin de support rend obsolète tout ordinateur n’étant pas compatible avec la version 11 de Windows.

    Nous l’expliquions récemment, nous avons toujours la possibilité de passer notre ordinateur sur Linux, et rallonger ainsi drastiquement la durée de vie de notre ordinateur.

    Cependant, pour de nombreuses personnes, passer vers Linux semble être une étape trop importante pour le moment. Et nous les comprenons ! Le processus de transition numérique nécessite, pour se faire en douceur, d’y aller par étapes et de changer progressivement ses habitudes !

    Dans cet article, nous vous proposons de découvrir des étapes concrètes pour vous aider à vous émanciper de l’emprise de Microsoft sur vos vies numériques. Pas besoin d’installer Linux, vous pouvez accomplir ces étapes dès aujourd’hui, sur votre Windows !

    Les applications proposées dans cet article sont toutes des logiciels libres. Cela signifie que leur licence d’utilisation permet à l’utilisateurice de garder le contrôle sur le logiciel.

    Aussi, ces applications existent à la fois sous Windows et Linux (comme souvent avec les logiciels libres) et vous permettront donc de vous habituer, dès aujourd’hui, aux applications que vous utiliserez sur Linux (quand vous le souhaiterez) !

    Adieu Chrome, bonjour Firefox

    Nous utilisons presque systématiquement notre navigateur Web lorsque nous allumons notre ordinateur. Vous savez, c’est cette application qui nous permet d’accéder à l’ensemble des sites Web. On s’en sert aujourd’hui pour tout, que ce soit pour écouter de la musique, regarder des vidéos, consulter nos mails, faire des visioconférences, etc.

    Par exemple, vous utilisez actuellement un navigateur Web pour lire cet article de blog !

    Par défaut, sur un ordinateur utilisant Windows, le navigateur est Microsoft Edge. Ce navigateur, proposé par Microsoft, est en fait basé sur le projet Chromium, de Google. Chromium, c’est un navigateur servant de base à d’autres navigateurs (c’est un peu inception mais pour les navigateurs, vous me suivez ?).

    C’est par exemple le cas de Google Chrome, le navigateur propriétaire de Google.

    Logos de Google Chrome et Microsoft Edge.

     

    Un navigateur est un logiciel puissant et les géants du numérique comme Google ou Microsoft s’en servent pour collecter énormément d’informations sur nous. Quels sites nous visitons, quelles recherches nous effectuons, etc.

    C’est pourquoi il est essentiel d’opter pour un navigateur en lequel nous avons confiance et qui n’exploite pas nos données comportementales.

    Un tel navigateur existe, c’est Mozilla Firefox.

    Logo de Mozilla Firefox.

    Mozilla Firefox (souvent abrégé Firefox) est lui aussi un navigateur, mais proposé par une fondation à but non lucratif : la fondation Mozilla.

    Ce point est très important car si Microsoft Edge et Google Chrome sont pensés pour rapporter, avant tout, de l’argent aux entreprises qui les proposent, Mozilla Firefox est quant à lui pensé pour servir avant tout les humains et humaines qui l’utiliseront.

    Bien sûr, l’application n’est pas exempte de tout défaut et certains choix faits par Mozilla sont sujets à critiques.

    Néanmoins, nous pensons que c’est la meilleure option que nous avons aujourd’hui.

    Découvrons ensemble comment installer et configurer Firefox !

    Installer Firefox
    1. Ouvrez un navigateur pour accéder au site officiel de Firefox. De manière courante, téléchargez TOUJOURS les logiciels à partir de leur site officiel (et dans le doute, les pages Wikipédia des logiciels ont souvent le bon lien !). C’est un bon moyen d’éviter d’installer des logiciels indésirables, voire pire, sur son ordinateur !
    1. Cliquez sur le bouton bleu « Télécharger Firefox ».
    1. Vous allez être redirigé vers une nouvelle page, vous confirmant que le téléchargement va commencer. Patientez jusqu’à ce que le téléchargement soit complet. Celui-ci devrait s’être affiché en haut à droite de votre navigateur.
    1. Lancez le fichier téléchargé pour démarrer l’installation de Firefox.
    1. Confirmez que vous voulez bien exécuter le fichier.
    1. L’installation va alors commencer et Firefox s’exécutera automatiquement à la fin de celle-ci.
    1. Lors du premier démarrage, Firefox vous propose de configurer votre ordinateur pour :
      • Épingler Firefox à la barre des tâches. La barre des tâches, c’est la barre en bas de votre Windows. Épingler Firefox ici permet d’y accéder plus rapidement.
      • Faire de Firefox votre navigateur par défaut. Cela permettra d’ouvrir automatiquement les liens sur lesquels vous cliquez (dans d’autres applications) avec Firefox. Cette option est recommandée.
      • Importer depuis un ancien navigateur. Cela vous permettra de récupérer les données (historique, identifiants, etc) de votre ancien navigateur. Très pratique pour faire une transition quasi-transparente.
    1. Si vous faites « Enregistrer et continuer », une fenêtre vous permettant de définir Firefox comme application par défaut va s’ouvrir. Vous pouvez aussi de choisir d’ignorer toutes ces étapes en cliquant sur « Ignorer cette étape » en bas à droite de l’écran.
    1. Si vous avez sélectionné d’importer les données depuis un ancien navigateur, Firefox va vous proposer de sélectionner les données que vous souhaitez récupérer. Une fois la sélection faite, faites « Importer ».
    1. L’écran suivant vous indiquera que les données ont été correctement importées, vous pouvez cliquer sur « Continuer ».
    1. L’écran suivant vous propose de synchroniser votre navigateur avec un compte en ligne Firefox. Cela peut être pratique dans le cadre où vous installez Firefox sur plusieurs appareils, et permet de synchroniser l’historique, les identifiants et vos paramètres entre vos appareils. Vous pouvez vous décider plus tard, dans ce guide, nous considérons que vous avez cliqué sur « Commencer la navigation », en bas à droite du navigateur.

    Votre Firefox est désormais prêt à être utilisé ! La page d’accueil du navigateur vient de s’ouvrir et vous pouvez dès à présent utiliser votre nouveau jouet !

    Cependant, nous vous proposons d’aller un peu plus loin dans votre émancipation en modifiant quelques paramètres :

    Configurer Firefox
    1. Cliquez sur le menu « Hamburger » (c’est le nom des menus ayant trois traits horizontaux. 🤷) pour faire apparaître différentes options. Ensuite, cliquez sur « Paramètres ».
    2. Une page s’ouvre alors, c’est l’endroit où la majorité des paramètres de Firefox sont. Vous pouvez prendre le temps d’explorer ces paramètres mais ce qui nous intéresse tout de suite, c’est l’onglet « Recherche ».
    3. Cet onglet permet de modifier les paramètres liés à la recherche, dans Firefox. Notamment, c’est ici que vous pouvez définir quel est votre moteur de recherche par défaut. Actuellement, celui-ci devrait être « Google » mais si vous souhaitez essayer un autre moteur de recherche, je vous recommande de cliquer sur la liste et de choisir « DuckDuckGo ». DuckDuckGo est un moteur de recherche respectant l’intimité numérique de ses utilisateurs et utilisatrices, contrairement à Google qui exploite toute donnée comportementale afin de prédire et d’orienter nos comportements.
    4. Ensuite, nous pouvons fermer l’onglet actuel pour retrouver notre page d’accueil. Si, comme nous, vous n’avez pas spécialement envie de voir s’afficher des actualités à chaque fois que vous ouvrez Firefox, ne vous en faites pas, il est possible de désactiver celles-ci ! Cliquez sur le crayon, en bas à droite du navigateur.
    5. Un menu pour personnaliser votre page d’accueil s’affiche alors. Dans ce menu, vous pouvez choisir d’afficher un nouveau fond d’écran, mais surtout… vous pouvez désactiver les « articles recommandés » ! En un clic, nous pouvons nous apaiser l’esprit ! Yeah !
    6. Pour terminer avec la page d’accueil, sachez que vous pouvez retirer les raccourcis sponsorisés présents sur celle-ci. Il suffit de cliquer sur le menu d’un raccourci (les trois points horizontaux) et de cliquer sur « Retirer ».
    7. Voilà ! Vous avez un Firefox qui vous ressemble un peu plus ! Il existe beaucoup d’options pour paramétrer au plus proche de vos besoins votre navigateur. Je vous recommande de fouiller dans les paramètres et d’essayer des trucs !

    Firefox est désormais configuré avec des paramètres un peu plus chouettes ! Cependant, il manque une chose pour rendre votre navigation sur le Web réellement agréable… un bloqueur de pub !

    En quelques étapes, nous vous proposons d’installer uBlock Origin, le bloqueur de pisteurs et de publicités le plus efficace. uBlock Origin existe sur tous les navigateurs majeurs donc vous l’aviez peut-être déjà installé sur Google Chrome ou Microsoft Edge mais à cause de restrictions imposées dans ces navigateurs, il est bien plus efficace sur Firefox !

    Découvrons comment l’installer en une minute :

    Installer uBlock Origin
    1. Cliquez sur l’icône de puzzle, en haut à droite du navigateur. Cela permet d’accéder au menu dédié aux extensions. Une extension de navigateur, c’est un petit bout de logiciel qui s’intègre entièrement dans votre navigateur afin d’en étendre les fonctionnalités. Il existe des milliers d’extensions différentes mais la plus populaire est vraiment uBlock Origin (avec 10 millions d’utilisateurices sur Firefox) !
    1. Dans la page qui s’ouvre tapez « ublock origin » dans la barre de recherche d’extension puis cliquez sur la loupe !
    1. Une nouvelle page va alors s’ouvrir avec une liste d’extensions correspondant à votre recherche. Cliquez sur « uBlock Origin ».
    1. La page de l’extension s’ouvre, avec des informations sur qui est derrière, des captures d’écran la montrant, une description expliquant ce qu’elle fait, des commentaires d’utilisateurs et utilisatrices, etc. Cliquez sur le bouton bleu « Ajouter à Firefox » pour… ajouter l’extension à Firefox. (Étonnant, c’est sûr !)
    1. Une mini fenêtre va s’ouvrir, vous montrant ce à quoi l’extension aura accès et si vous souhaitez utiliser l’extension lors de la navigation privée. Nous vous recommandons de cocher cette case puis de cliquer sur « Ajouter ».
    1. Enfin, l’extension va s’installer de manière transparente et un dernier choix vous est proposé : Épingler l’extension à la barre d’outils. Je vous recommande de le faire pour vous souvenir que vous avez installé uBlock Origin et avoir un raccourci pour accéder rapidement à l’extension, dans les cas où vous voudriez la désactiver temporairement pour un site spécifique, par exemple.

    Vous avez plus d’informations sur comment configurer uBlock Origin et pourquoi bloquer la publicité sur internet sur le site https://bloquelapub.net/

    Maintenant que Firefox et uBlock Origin sont installés et configurés, découvrons d’autres applications libres pour remplacer les outils des géants du numérique !

    Accédez à vos mails localement avec Thunderbird !

    Mozilla, la fondation derrière Firefox, ne s’est pas contentée de construire un navigateur web. En 2003, Mozilla publie Thunderbird, un logiciel permettant d’accéder à ses mails basé sur la technologie de Firefox.

    Attention à la confusion : Thunderbird ne sera pas l’entité qui hébergera vos mails ! Ce ne sera qu’un logiciel intermédiaire vous permettant d’y accéder plus facilement. Si vos mails sont chez Gmail, ils resteront hébergés et accessibles par Google même si vous utilisez Thunderbird !

    Il y a pas mal d’avantages à utiliser Thunderbird plutôt que d’accéder à ses mails via le Web (c’est-à-dire aller directement sur le site de Gmail ou Outlook, par exemple).

    Un des plus gros avantages est de pouvoir consulter toutes ses boites mail au même endroit, même si elles sont hébergées par différentes entités. Ainsi, je peux consulter avec la même interface mes mails de Framasoft, mes mails perso’ hébergés par une petite association, mes mails liés à mes autres activités associatives, etc.

    Un autre avantage est la possibilité de personnaliser notre expérience en ajoutant des extensions à Thunderbird, de la même manière qu’on a pu ajouter uBlock Origin à Firefox pour se protéger des publicités.

    Il existe des extensions pour plein de situations différentes : on peut ajouter des couleurs aux différentes boites mails pour mieux les différencier, ajouter un correcteur grammatical, faire en sorte d’héberger ses pièces jointes automatiquement sur des hébergeurs type WeTransfer ou Send, etc.

    Le développement de Thunderbird n’a pas toujours été sans remous, mais depuis quelques années, le logiciel évolue vraiment bien pour se moderniser. Il ne cesse de s’améliorer de mise à jour en mise à jour et beaucoup de belles choses sont à venir !

    Découvrons ensemble comment installer et configurer Thunderbird.

    Installer Thunderbird
    1. Allez sur le site officiel de Thunderbird et cliquez sur « Télécharger ».
    2. Le logiciel va se télécharger et vous serez redirigé vers une page vous proposant de faire un don. Comme la plupart des logiciels libres, ce sont les dons qui permettent de garantir la pérennité du développement de Thunderbird. Donc si le logiciel vous plaît et que vous le pouvez, n’hésitez pas à les soutenir !
    3. Exécutez le fichier téléchargé.
    4. Comme pour Firefox, Windows va vous ouvrir un avertissement de sécurité vous demandant si vous souhaitez réellement exécuter le logiciel : cliquez sur « Exécuter ». 
    5. L’utilitaire d’installation s’ouvre : cliquez sur « Suivant ».
    6. Vous avez alors le choix d’installer Thunderbird de manière standard ou avec des options personnalisées. Dans le cadre de cette installation, vous pouvez rester sur « Standard ». Par contre, en général, je vous recommande de TOUJOURS cliquer sur « Personnalisé » lorsqu’on vous propose de choisir, cela permet de vérifier que l’utilitaire n’installe vraiment que les options que vous souhaitez et pas d’autres trucs. Il est fréquent pour les logiciels propriétaires de se faire de l’argent en installant par défaut d’autres logiciels, encombrant de fait l’ordinateur des utilisateurices.
    7. Enfin, cliquez sur « Installer » pour lancer l’installation !
    8. Une fois celle-ci terminée, vous pouvez cliquer sur « Terminer ». Si vous n’avez pas décoché la case « Lancer Mozilla Thunderbird », Thunderbird se lancera automatiquement !

    L’installation est complète mais lions maintenant notre premier compte mail au logiciel !

    Ajouter un compte mail à Thunderbird
    1. Lors du premier lancement de Thunderbird, celui-ci s’ouvre sur une page vous permettant de configurer un nouveau compte. Remplissez le formulaire pour le compte mail de votre choix.
    2. Le nom complet sera le nom affiché avec votre adresse mail. Vous pouvez choisir ce que vous souhaitez. Une fois les informations entrées, cliquez sur « Continuer ».
    3. La majorité des boites mails proposent une configuration automatique après avoir rempli ce formulaire. Cependant, si la configuration automatique n’a pas fonctionné et que vous êtes certain·e des informations renseignées, référez-vous à la documentation de votre hébergeur et utilisez la configuration manuelle.
    4. Thunderbird nous affiche ensuite une page nous demandant de choisir entre plusieurs configurations. Restez sur IMAP (celle choisie par défaut) et cliquez sur Terminée !
    5. Le compte sera alors lié à votre Thunderbird. Selon votre hébergeur, vous aurez peut-être la possibilité de synchroniser vos contacts et agendas dans Thunderbird. Je vous laisse le soin de choisir si vous souhaitez le faire ou non. Thunderbird est en effet bien puissant et peut servir de gestionnaire de contacts et gérer vos agendas !
    6. Lorsque vous en aurez fini avec cette page de configuration de compte,  vous pouvez cliquer sur « Terminer ».
    7. Enfin, Thunderbird va vous proposer d’être intégré à votre système Windows. Dans la petite fenêtre qui s’est ouverte, vous pouvez choisir de faire en sorte que Thunderbird s’ouvre automatiquement dès que vous cliquez sur un bouton vous proposant d’écrire un mail, mais aussi lorsque vous avez besoin d’ajouter des informations à votre agenda, etc. Choisissez les options comme vous le souhaitez, je vous recommande d’utiliser au moins l’option pour utiliser Thunderbird par défaut pour ouvrir des mails. Lorsque votre sélection est faite, vous pouvez cliquer sur « Définir par défaut ».

    Et voilà ! Votre première boite mail est configurée !

    Découvrons maintenant quelques éléments de l’interface pour mieux nous y repérer !

    Présentation de l’interface de Thunderbird
    1. Tout à gauche, encadré en bleu, vous pouvez accéder aux différents outils de Thunderbird. Mail, agenda, calendrier, tâches et discussions instantanées.
    2. À côté, encadré de rouge, vous avez vos différentes boites mails et leurs dossiers. Une seule s’affiche pour le moment mais si vous en configurez plusieurs, vous pourrez accéder à toutes via ce panneau.
    3. Au centre, entouré fuchsia, c’est la liste des mails.
    4. À droite, dans le cadre orange, vous retrouverez par défaut le contenu des mails.
    5. Enfin, en haut, vous trouverez une barre de recherche vous permettant de fouiller dans l’intégralité de vos boites mails.

    Vous pouvez aussi afficher des boutons de filtre rapide, très rapide, en cliquant sur le bouton « Filtre rapide » en haut de la liste des mails.

    Sur le bouton d’à côté, vous pouvez choisir des options d’affichage pour la liste de vos mails. Par exemple, trier vos mails par ordre décroissant plutôt que croissant, ou grouper les discussions.

    Si l’affichage vertical du contenu des mails ne vous plaît pas, vous pouvez revenir à un affichage plus classique en allant dans les options d’affichage.

    1. Cliquez sur le menu hamburger puis cliquez sur « Affichage ».
    2. Cliquez sur « Disposition ».
    3. Cliquez sur « Classique » (ou « Large » si vous avez envie d’expérimenter).

    Et voilà ! Vous avez désormais le contenu qui s’affiche sous la liste de mails !

    Vous pouvez désormais prendre le temps de fouiller dans les options de Thunderbird pour le configurer à votre goût ! N’oubliez pas que vous pouvez aussi ajouter des extensions de manière très similaire à Firefox ! Il vous suffit de cliquer sur le menu Hamburger puis cliquer sur « Modules complémentaires et thèmes ».

    Vous pouvez consulter la liste des extensions existantes sur le site dédié.

    Et si vous trouvez cela un peu trop compliqué, n’oubliez pas qu’il existe des groupes d’utilisateurices Linux un peu partout et que la plupart, en plus d’aider à installer une distribution sous Linux seront pour la plupart ravi·es de vous aider à configurer vos adresses mails sous Thunderbird !

    LibreOffice, la suite bureautique qui respecte les standards !

    Vous utilisez très certainement la suite Microsoft 365 (autrefois connue sous le nom de Microsoft Office, ou Office 365) pour l’édition de documents. Dans nos vies numériques, ce type de suite est devenu presque obligatoire.

    La suite, désormais entièrement intégrée au Cloud de Microsoft et bourrée de fonctionnalités alimentées par IA, est accessible gratuitement via le Web mais beaucoup de personnes, l’utilisant au quotidien pour leur travail, souscrivent à l’offre payante, offrant plus d’options.

    Microsoft 365 est utilisé par la grande majorité des gens et offre à Microsoft la possibilité d’imposer ses choix à tout le secteur. Par exemple, Microsoft est connu pour ne pas respecter les standards dans son logiciel. Ces standards, ce sont les règles communément décidées pour faire en sorte qu’un document Office puisse être lu par plusieurs logiciels et pas uniquement ceux de Microsoft.

    Ainsi, grâce à cette domination, Microsoft peut se permettre de continuer son emmerdification, au détriment des utilisateurs et utilisatrices.

    LibreOffice existe pour faire face à cette problématique. LibreOffice est basé sur le presque mort OpenOffice (si vous utilisez OpenOffice il est urgent de migrer vers LibreOffice) et proposé par la Document Foundation, une fondation à but non lucratif.

    LibreOffice est une suite complète, à la manière de Microsoft 365, mais pensé pour les humains et les humaines et pas le portefeuille de quelques actionnaires. Le logiciel est en constante évolution et ne cesse de combler l’écart avec Microsoft 365, notamment en faisant en sorte de rattraper les « erreurs » de Microsoft concernant le respect des standards, permettant d’ouvrir les documents de Microsoft 365 dans LibreOffice sans problème la plupart du temps (et quand il y a des problèmes, LibreOffice finit généralement par proposer une mise à jour qui les résout au bout d’un moment).

    Bien sûr, LibreOffice n’est pas parfait. S’il couvre 99 % des besoins de la plupart des gens, il y aura peut-être des éléments que vous avez sur la suite Microsoft qui n’existent pas encore sur LibreOffice. Cependant, vraiment, une fois les habitudes changées, vous devriez pouvoir faire les mêmes choses (à peu de choses près, encore une fois) dans LibreOffice !

    Si vous êtes en difficulté, il existe une documentation française de LibreOffice !

    Installons donc LibreOffice ensemble !

    Installer LibreOffice
    1. Allez sur le site officiel de LibreOffice
    1. Dans le menu en haut de la page, cliquez sur « Télécharger ».
    1. Cliquez ensuite sur « Télécharger LibreOffice ».
    1. Le site nous propose de télécharger deux versions, une version mise à jour assez régulièrement et une autre, plus stable. Téléchargeons celle se mettant à jour le plus souvent en cliquant sur le bouton jaune « Télécharger ».
    1. Le site nous redirige vers une nouvelle page et le téléchargement va démarrer. Comme pour Firefox ou Thunderbird, LibreOffice vit grâce aux dons. Si vous appréciez le logiciel, n’hésitez pas à faire un don, ici aussi. 
    1. Une fois le téléchargement terminé, cliquez sur le fichier téléchargé pour l’exécuter.
    1. Un avertissement de Firefox nous demande si on veut vraiment exécuter le fichier, cliquez sur « OK ».
    1. Maintenant, c’est Windows qui nous demande si on veut bien exécuter le fichier. Cliquez sur « Exécuter ».
    1. L’utilitaire d’installation s’ouvre alors, cliquez sur « Suivant ».
    1. On nous demande de choisir un type d’installation. Comme pour Thunderbird, vous pouvez garder l’installation « Normale » et cliquer sur « Suivant ».
    1. Enfin, un écran vous propose de créer un raccourci sur votre bureau, à vous de voir ce que vous préférez. Je ne recommande pas l’option de charger LibreOffice au démarrage du système, cependant. Une fois vos choix faits, cliquez sur « Installer ».
    1. Une fois l’installation terminée, vous pourrez cliquer sur « Terminer ».
    1. Lancez ensuite LibreOffice pour vous assurer qu’il fonctionne convenablement.

    Plusieurs logiciels se sont installés sur votre ordinateur :

    • LibreOffice, le logiciel « de base » de la suite, vous permettant d’accéder à tous les autres logiciels.
    • LibreOffice Writer, le logiciel qui permet d’éditer des documents textuels. C’est l’équivalent de Microsoft Word.
    • LibreOffice Calc, un logiciel de tableurs. C’est l’équivalent de Microsoft Excel.
    • LibreOffice Impress, un logiciel pour faire des documents de présentation. L’alternative à PowerPoint.
    • LibreOffice Draw, un logiciel pour faire du dessin vectoriel. C’est une alternative à Microsoft Publisher.
    • LibreOffice Math, un éditeur de formules mathématiques.
    • LibreOffice Base, un éditeur de bases de données. Une alternative à Microsoft Access.

    Lorsque vous ouvrez un document, le logiciel adapté pour le lire s’ouvrira, donc vous n’avez pas trop à vous prendre la tête avec les différents noms et juste ouvrir le logiciel « LibreOffice » lorsque vous souhaitez créer un nouveau document.

    Lisez tout type de vidéo (et bien plus) avec VLC !

    Beaucoup le connaissent, VLC est un logiciel libre qui existe depuis 1996. Il a vu le jour en France, à l’école centrale de Paris, dans le cadre d’un projet de l’école.

    Depuis, il a beaucoup évolué mais c’est toujours l’association à but non lucratif VideoLAN qui le développe.

    VLC a BEAUCOUP d’options, mais ce qui rend ce lecteur de médias particulièrement attractif aux yeux du public est sa capacité à lire n’importe quel fichier vidéo.

    Si le logiciel a plein d’options, vous n’êtes pas obligé·es de les utiliser et il « juste marche » après installation.

    Pour l’installer, suivez la procédure suivante :

    Installer VLC
    1. Allez sur le site officiel de VLC
    1. Cliquez sur le gros bouton bleu « Télécharger VLC ».
    1. Vous commencez à avoir l’habitude maintenant : vous allez être redirigé vers une page de don et l’installateur va se télécharger.
    1. Exécutez l’installateur.
    1. Une fenêtre vous proposant de choisir la langue de l’installateur va s’ouvrir, choisissez la langue avec laquelle vous êtes à l’aise puis cliquez sur « OK ».
    1. L’installateur se lance alors, cliquez sur « Suivant ».
    1. Une nouvelle page s’ouvre, cliquez sur « Suivant ».
    1. L’installateur vous propose de choisir ce qui sera installé. Vous pouvez simplement cliquer sur « Suivant ».
    1. Enfin, cliquez sur « Installer ».
    1. Une fois le logiciel installé, vous pouvez cliquer sur « Fermer ».
    1. VLC va alors s’ouvrir et une fenêtre de configuration vous propose de choisir si vous souhaitez autoriser VLC à chercher des mises à jour et accéder à un service pour récupérer les métadonnées de vos fichiers médias. Personnellement, je laisse ces options activées, mais c’est à vous de décider ici ! Cliquez sur « Continuer » une fois que c’est fait.

    VLC est désormais installé mais sur Windows, il faut faire une étape supplémentaire pour faire en sorte que VLC soit utilisé par défaut pour ouvrir vos fichiers vidéos.

    À chaque fois qu’un fichier vidéo s’ouvre avec le logiciel de Microsoft à la place de VLC, il faudra que vous suiviez les étapes suivantes :

    Définir VLC comme lecteur par défaut
    1. Trouvez le fichier dans l’explorateur de fichiers de Windows
    2. Faites un clic droit sur le fichier.
    3. Faites « Ouvrir avec » puis sélectionnez « Choisir une autre application »
    4. Une fenêtre s’ouvre alors pour vous proposer de choisir le logiciel que vous souhaitez. Cliquez sur « VLC media player » puis sur « Toujours » pour faire en sorte que l’option soit mémorisée.

    Et voilà !

    C’est chiant ? Ouaip. C’est bien plus simple sur Linux mais en attendant de changer, vous savez comment faire ! Héhé !

    Éditez vos PDF avec Signature PDF et Firefox

    Nombre d’entre nous avons utilisé pendant de longues années « Acrobat Reader », le logiciel d’Adobe pour lire les PDF.

    Aujourd’hui, avec les améliorations des différents navigateurs, il est possible de se passer entièrement d’Acrobat Reader.

    Par défaut, Firefox est capable de lire et remplir un PDF. Si vous ouvrez un PDF, vous arriverez sur un utilitaire vous permettant de signer, rajouter du texte ou surligner votre PDF ! Cela couvre l’immense majorité des besoins !

    Si certaines options vous manquent, comme par exemple le fait d’extraire une page spécifique de ce PDF, vous pouvez utiliser l’utilitaire Signature PDF, que nous mettons gratuitement à disposition.

    Avec ces deux outils, vous ne devriez plus avoir besoin d’Acrobat Reader ! Youhou !

    En conclusion

    S’il est assez facile d’installer les logiciels proposés ici, changer ses habitudes demande du temps et provoque de l’inconfort… c’est normal !

    Allez-y à votre rythme dans votre transition, choisissez un des logiciels, habituez-vous-y, puis, une fois que vous êtes prêt·e, passez au logiciel suivant !

    De cette manière, vous changerez progressivement vos repères et la transition sera bien plus confortable.

    Enfin, tous les logiciels proposés sont ceux utilisés la plupart du temps par défaut sur Linux. Cela signifie que lorsque vous serez habitué·es à tous ces logiciels… transitionner vers Linux sera bien moins difficile ! Vous n’aurez au final que très peu d’habitudes à changer ! De plus, vous pourrez très facilement vous faire aider par des gens vivant près de chez vous, nous en parlions dans l’article sur la fin de Windows !

    L’univers du logiciel Libre est passionnant, il repose sur un formidable élan de solidarité, où des milliers de personnes à travers le monde contribuent, souvent de manière bénévole, à des outils qui appartiennent aux communs.

    Mais le Libre, c’est aussi souvent une vision : celle d’un numérique pensé pour les humains et les humaines, pour que le numérique soit un outil au service de nos sociétés.

    Et vraiment, une fois que nos habitudes sont changées, il est cruellement difficile de revenir sur des outils pensés pour le grand capital ! Plus de publicités, plus d’éléments de design nous incitant à avoir un comportement qui nous nuit, cette sensation d’être en maîtrise de sa machine…

    … Et savoir que derrière chaque logiciel, il y a une poignée d’humain·es, souvent accessibles et à l’écoute de nos retours, pour faire en sorte que leurs logiciels servent toujours plus l’intérêt commun.

    Certes, la route est longue… mais la voie est Libre !



    Illustration de l’article sous licence CC-BY 4.0 – https://endof10.org

  • Wednesday 15 October 2025 - 13:11

    Du 6 au 9 juillet 2026, nos ami⋅es de la communauté de recherche « Archipel » organisent à Compiègne un cycle de conférences autour des enjeux de l’anthropocène (et donc, disons-le, de l’humanité). Comme nous apprécions leurs travaux (et que Framasoft devrait participer activement à cet événement), nous vous partageons ici leur présentation et leur appel à communication (qui s’achève le 20 octobre prochain).


    Dans le cadre des dégradations globales actuelles (écosystémiques, climatiques, sociales ou politiques), nos sociétés humaines se trouvent confrontées à des enjeux toujours plus pressants. Ces grands changements engagent nos sociétés vers des trajectoires de transitions brutales et de potentiels effondrements à des échelles variées. Dans ce contexte, du 6 au 9 juillet 2026 la communauté Archipel se réunira à Compiègne (Hauts-de-France) pour la troisième édition de sa conférence bisannuelle. Il s’agit d’un collectif de recherche francophone transdisciplinaire sur les enjeux de l’Anthropocène. Elle a vocation à élaborer des savoirs scientifiques et vivants avec la société civile et est guidée par des valeurs de justice sociale et d’équité environnementale. Ces valeurs sont adossées à une charte :

    Article 1 : La dégradation des capacités du système “Terre”, humains et non humains, alerte la communauté scientifique francophone et conduit à faire émerger des espaces ouverts à la société civile qui travaillent à soutenir la vie et les sociétés humaines. La communauté Archipel est l’un de ces espaces.

    Les conférences Archipel proposent un cadre original de partage des connaissances et de formes de discussion qui permet aux chercheurs et chercheuses de traditions diverses de travailler ensemble en vue d’une transformation de la société, et qui invite à des ponts avec des acteurs alternatifs, telles que des associations militantes dans les domaines sociaux ou écologiques. La prochaine conférence accueillera deux types d’événements.

    1. Des ateliers, lieux de recherches et de pratiques requerront l’activité des participant·es, visant notamment à tisser des liens entre les pratiques universitaires et les pratiques d’éducation populaire.
    2. Des symposiums, porteront sur un ou des problèmes singuliers, identifiés et travaillés a priori. Pensés comme des lieux de débats plus que comme des lieux d’exposés magistraux, ils chercheront également à contourner les pratiques actuelles et à retourner les amphithéâtres qui les accueilleront.

    Sur la forme, les communications chercheront à privilégier trois principes :

    • S’inscrire dans une démarche systémique au niveau académique et/ou d’intégration de diverses parties prenantes (citoyennes, citoyens, société civile, administrations, économie sociale…) ;
    • Soutenir la présence de jeunes chercheur·es, afin de constituer une communauté intergénérationnelle encline à faire évoluer ses pratiques de recherche ;
    • Se positionner selon une approche assumée et politique de mise en action des savoirs à des fins de transformation.

    Sur le fond, la communauté Archipel a choisi de mettre en avant trois exemples de problèmes qui pourront être adressés lors de la conférence :

    L’appel étant ouvert à la formulation de nouveaux problèmes par les contributeurices, d’autres sujets émergeront certainement des propositions qui seront examinées d’ici la fin de l’année 2025 par le comité scientifique. Un travail collectif, basé sur des points de vue hétérogènes et complémentaires, aura ensuite lieu en amont de la conférence (de janvier à juin 2026), puis bien entendu pendant les symposiums, à partir des communications retenues.

    L’appel à communications est disponible ici. La date limite pour une soumission est le 20 octobre 2025. Les inscriptions ouvriront au printemps et se clôtureront le 15 juin 2026.

    Toutes les infos sur la conférence ici : https://archipel.scenari-community.org/

    Image d’entête « Sphinx colibri butinant des fleurs de buddleia de David » CC BY-SA Thomas Bresson commons.wikimedia.org  & mèmes générés avec Framamemes

  • Tuesday 14 October 2025 - 02:00

    La justesse au lieu de l’exactitude

    Où je parle de hockey sous-marin, d’avions militaires et du pourrissement des oranges punks.

    L’arbitraire de l’arbitrage

    C’est un fait historique peu connu, mais j’ai, brièvement, été arbitre sportif. J’ai en effet arbitré des matchs de première division belge de hockey subaquatique (si, c’est un sport qui existe). Bon, en réalité, j’ai été arbitre parce que chaque équipe de division 2 devait envoyer des joueurs arbitrer des matchs de division 1. Mais, au final, je l’ai quand même fait.

    Je me souviens d’un match particulièrement important entre les deux meilleures équipes de Belgique qui s’affrontaient pour le titre de champion de Belgique.

    En hockey subaquatique, il y a normalement deux arbitres dans l’eau. Mais, lors de ce match, le second arbitre s’avéra dépassé et, à chaque action, me faisait le geste signifiant "je n’ai pas vu l’action" (étant équipés de masque et de tubas, les arbitres communiquent par gestes codifiés).

    Je me suis donc retrouvé à arbitrer presque seul ce qui était probablement le match le plus important du championnat. Malgré mon manque d’expérience, j’ai très vite compris que la seule manière de garder le contrôle d’un match très engagé était de prendre des décisions fermes avec assurance. Le palet était sorti après une mêlée confuse ? Pas le temps d’analyser au millimètre qui était le dernier joueur à l’avoir touché : je devais simplement prendre une décision. Quoi que je décide, l’autre équipe allait réclamer. C’est d’ailleurs arrivé très vite. En hockey subaquatique, seul le capitaine peut, en théorie, s’adresser à l’arbitre. Un joueur est venu, en se plaignant. J’ai fait le geste de demander s’il était capitaine et, comme ce n’était pas le cas, je l’ai exclu pour 3 minutes. Il s’est mis à hurler, J’ai rajouté 2 minutes d’exclusion. C’était particulièrement sévère. Mais, à partir de ce moment, plus aucune de mes décisions n’a été contestée.

    J’ai essayé de les rendre les plus justes possible et le match s’est très bien déroulé.

    J’ai appris une chose importante : l’arbitrage n’est pas une discipline scientifique. Est-il physiquement possible de déterminer exactement quelle a été la dernière crosse à toucher le palet avant qu’il sorte ? À partir de quand exactement un shoot est-il considéré comme dangereux ? Même la frontière entre un goal et un sauvetage de justesse sur la ligne possède un certain degré d’arbitraire.

    Pour prendre une décision juste, l’arbitre peut utiliser son intuition humaine. Si un défenseur a foncé vers un attaquant et que le palet est sorti, on peut, dans le doute, estimer que la sortie est la faute du défenseur. L’arbitre peut également « sentir » l’aspect volontaire ou non d’une faute.

    Mais tout cela n’était possible que parce que, contrairement au football, le hockey subaquatique n’est pas équipé de caméras qui scrutent tout au ralenti. Le football qui est devenu un sport que je trouve absolument impossible à apprécier : après avoir marqué un goal, les joueurs se tournent désormais vers l’arbitre et attendent pour savoir s’il n’y avait pas eu un hors-jeu millimétré 5 minutes plus tôt. Le tout est analysé en coulisse par un type devant un ordinateur qui transmet ses décisions dans l’oreillette de l’arbitre. Ou plutôt les décisions prises par un ordinateur.

    L’aspect humain du jeu a complètement disparu et prend les attributs d’une décision pseudoscientifique, tentant de découvrir une « vérité ». Or, scientifiquement, il n’y a pas de vérité possible. Le hors-jeu se déclare au moment où le ballon quitte le pied du passeur. Ce moment n’existe pas. Le ballon se déformant, je mets au défi quiconque de déterminer la milliseconde exacte de cet événement. Il en est de même pour décider si une ligne à été franchie ou non. À partir de quel millimètre peut-on dire qu’une sphère a franchi une ligne tracée sur des brins d’herbe ? Rien que le placement des caméras et l’éclairage du stade vont influencer la décision. Même en cyclisme il est parfois incroyablement difficile de déterminer quel vélo a franchi la ligne en premier. Et la décision est alors prise sans appel possible.

    Scientifiquement, c’est très compliqué de tracer une limite exacte. Un de mes profs de polytechnique disait que les appareils à aiguille sont toujours plus précis que les afficheurs numériques, car on peut voir la mesure « réelle » … quitte à bouger un peu la tête pour qu’elle corresponde à ce que l’on veut !

    Pour mesurer scientifiquement, il faut poser des hypothèses, discuter, prendre plusieurs mesures, répéter une expérience. Humainement, au contraire, il est possible de prendre la décision qui parait la plus juste possible sur le moment même. La décision pourra toujours être discutée par après, mais, dans le feu de l’action, c’est celle qui a été prise.

    Et même si les décisions ne sont pas parfaites, le fait qu’elles paraissent justes à première vue va créer une relation de confiance envers l’arbitre. L’arbitre se sentira responsable et utilisera son intuition pour préserver sa réputation. Lorsque j’ai arbitré ce fameux match de hockey, je n’ai jamais cherché à prendre la décision la plus exacte, mais toujours la plus juste.

    Mais la machine ne permet plus la justesse. La justesse s’efface au profit d’une arbitraire exactitude. L’arbitre obéit désormais à des instructions qui lui sont soufflées dans l’oreillette. Il ne peut plus prendre de décisions. Il ne peut plus prendre de décisions, mais, paradoxalement, il en reste responsable.

    De la complexité comme justification de la non-décision

    Il n’y a pas que les arbitres de sport. Les pilotes de chasse sont désormais confrontés au même problème.

    Le F-35 est un avion tellement complexe qu’il est devenu tout bonnement inpilotable. Le 27 août 2025, un appareil s’est écrasé. Le train d’atterrissage était bloqué en position semi-ouverte et le pilote a tenté une série de « touch down », une procédure vieille comme l’aviation et que Buck Danny utilise notamment dans Prototype FX-13, un album de 1961, pour résoudre le même problème.

    Buck Danny n’avait pas un ordinateur hyper complexe à son bord et il sauve finalement l’avion. En 2025, l’ordinateur a considéré que la procédure était un atterrissage classique. L’avion s’est mis en mode « roulage au sol » alors qu’il était en train de redécoller. En mode roulage à plusieurs centaines de mètres d’altitude, l’engin était bien entendu ingouvernable, forçant l’éjection du pilote.

    Un problème mécanique prévisible et « classique » s’est transformé, grâce aux ordinateurs en catastrophe.

    Comme ce prof d’électronique qui, pour justifier l’importance de l’électronique moderne, nous avait expliqué que grâce à l’électronique, sa voiture avait pu être réparée en moins d’une heure le jour même de son départ en vacances. La panne en question ? Un défaut du capteur électronique qui inventait de fausses pannes.

    Plus besoin d’avoir un problème réel. Désormais, tout est automatisé ! En 2024, un pilote s’est éjecté de son F-35, car, malgré plusieurs reboot, son casque connecté indiquait des erreurs critiques.

    Problème : après l’éjection du pilote, l’avion a continué à voler correctement pendant de très longues minutes. Il semblerait que son casque avait un simple bug informatique.

    La subtilité de l’histoire c’est que le pilote en question voit désormais sa carrière mise entre parenthèses et est poursuivi pour abandon d’avion fonctionnel. Sauf qu’il a suivi à la lettre la procédure relative aux messages d’erreur affichés dans son casque.

    Non seulement la complexité crée artificiellement des problèmes, mais elle empêche les humains d’acquérir de l’expérience et de prendre des décisions. Nous n’avons plus des pilotes qui « sentent » leur avion, mais des opérateurs suivants des procédures informatisées. C’est pareil quand mon garagiste me dit que l’erreur 550 de mon véhicule force à un retour chez le concessionnaire. Lequel n’a, au final, fait que remplacer une durite, ce que mon garagiste indépendant aurait pu faire directement si le logiciel ne l’en avait pas empêché.

    Le prix de l’espionnage permanent

    Si vous lisez ce blog, vous avez conscience de l’espionnage permanent dont nous sommes victimes. Et l’une des conséquences directes de cet espionnage, c’est que tout peut désormais être scruté même longtemps après. Toutes les décisions peuvent être discutées pour savoir si, scientifiquement, c’était bien la bonne décision.

    Le foot, encore lui, est l’exemple parfait : après 90 minutes de match suivent des heures voire, dans certains cas, des journées entières de discussions entre des types qui regardent chaque image au ralenti pour conclure que l’arbitre, l’entraîneur ou les joueurs ont pris de mauvaises décisions.

    Qu’on soit arbitre, pilote de chasse ou simple citoyen, la seule stratégie possible pour un humain raisonnable est donc de ne plus prendre de décisions (ce qui est déjà une décision en soi).

    Nous nous sommes fait avoir. Nous servons la machine aveuglément, n’en tirant aucun bénéfice lorsque tout va bien et en nous faisant taper sur les doigts lorsque tout va mal. Ce qui sert d’excuses à mettre encore plus de machines dans l’histoire.

    Nous sommes devenus cet assemblage biologiquement mécanique absurde et contre nature qu’Anthony Burgess appelle « L’orange mécanique » (la signification du titre est en effet parfaitement explicite dans le livre, bien plus que dans le film).

    Et si vous pensez que l’IA peut vous dépasser, c’est parce que, justement, vous agissez comme une IA, comme une orange mécanique. Par définition, ChatGPT surpassera toujours en intelligence celleux qui font confiance à ChatGPT.

    Comme le disait l’inénarrable Yann Kerninon en 2017, il faut juste arrêter de nous prendre pour des machines. Redevenir des humains. Des oranges biologiques qui pourrissent et crèvent, mais qui sont, juste avant, pleines de saveurs et de vitamines.

    Andreas raconte son expérience avec un de ses collègues incapable de résoudre un problème particulier (ce qui arrive à tout le monde, surtout quand on a le nez dans le guidon). Mais la particularité, c’est que le collègue en question n’a jamais cherché à résoudre le problème. Il cherchait à ce que ChatGPT lui donne la réponse.

    Lorsqu’Andreas a compris la cause du problème en question, il a tenté de l’expliquer à son collègue, mais ce n’est que lorsque ce dernier a donné l’explication à ChatGPT et que ChatGPT a acquiescé qu’ils ont pu enfin avancer.

    Andreas conclut avec le fait que le cerveau est un muscle. Moins on l’utilise, plus il s’atrophie et plus l’acte de penser devient douloureux et moins on a envie de l’utiliser (et donc plus il s’atrophie).

    J’en profite pour rappeler que ChatGPT et consorts sont littéralement des machines à reformuler vos questions, à acquiescer à tous vos biais cognitifs. Mais Olivier Ertzscheid l’explique mieux que moi dans ce court billet « 3 minutes chrono »

    Mais là où Andrea est trop optimiste est lorsqu’il imagine que savoir penser va devenir une qualité rare et enviable sur le marché du travail.

    Rare, oui.

    Enviable, certainement pas. Car penser, c’est remettre en question. Le capitalisme actuel me fait penser à la guerre 14-18. Les travailleurs sont la chair à canon. Les intellectuels sont les pacifistes, les objecteurs de conscience. En tentant de remettre en question l’épouvantable boucherie dont ils étaient témoins, ils n’ont gagné que le droit de se faire fusiller.

    Questionner, se rebeller, c’est être un perdant !

    Comme je le disais : on ne reçoit pas de médailles pour résister. C’est même plutôt le contraire : les médailles sont là pour récompenser ceux qui perpétuent le système sans poser de questions.

    Refuser de devenir une orange mécanique, c’est accepter de pourrir. C’est même le célébrer en s’enfonçant des clous de girofle dans la chair pour que ce pourrissement sente bon.

    En plus, ça donne un look punk, vous ne trouvez pas ?

    Je suis Ploum et je viens de publier Bikepunk, une fable écolo-cycliste entièrement tapée sur une machine à écrire mécanique. Pour me soutenir, achetez mes livres (si possible chez votre libraire) !

    Recevez directement par mail mes écrits en français et en anglais. Votre adresse ne sera jamais partagée. Vous pouvez également utiliser mon flux RSS francophone ou le flux RSS complet.

  • Monday 13 October 2025 - 17:20
    Les moteurs IA comme ChatGPT, Claude ou Perplexity explorent aussi vos pages. Pour que vos contenus soient correctement crawlés et utilisés par ces systèmes, vous devez vérifier plusieurs points techniques. Voici ce qu'il faut contrôler pour garantir leur bon accès.
  • Monday 13 October 2025 - 08:08
    Si vous souhaitez les bloquer ou au contraire assurer qu'ils accèdent bien à votre site, voici la liste des principaux crawlers des "moteurs IA" (ChatGPT, Gemini, Perplexity, Claude, Mistral et tous les autres)
  • Monday 13 October 2025 - 07:42

     

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière.


    Tous les liens listés ci-dessous sont a priori accessibles librement. Si ce n’est pas le cas, pensez à activer votre bloqueur de javascript favori ou à passer en “mode lecture” (Firefox) ;-)

    Brave New World

    Spécial IA

    L’étude de la semaine

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    Les autres lectures de la semaine

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    Les trucs chouettes de la semaine

    Retrouvez les revues de web précédentes dans la catégorie Libre Veille du Framablog.

    Les articles, commentaires et autres images qui composent ces « Khrys’presso » n’engagent que moi (Khrys).

  • Friday 10 October 2025 - 12:51
    Cabinet de Curiosité : Sugar Devil !
  • Friday 10 October 2025 - 12:24
    Sugar Devil
    Sugar Devil : une étrange vrille à sucre ...
    La " vrille à sucre ", également connue sous le nom de " tarière à sucre " ou en anglais de " sugar devil " (diable à sucre) ou " sugar auger " (tarière à sucre), est un outil historique spécifique utilisé dans l'industrie sucrière et, surtout, dans l'industrie de l'érable au cours des XVIIIe et XIXe siècles.
    Loin d'être un phénomène météorologique, un outil médical, un tire-bouchon ou autre référence de fiction, cet instrument est un fascinant objet de curiosité, devenu objet de collection qui témoigne des anciennes méthodes de conditionnement et de manipulation des produits sucrés.
    Le terme " vrille à sucre " désigne donc un outil historique en forme de spirale utilisé principalement au Canada et aux États-Unis pour décompacter et extraire le sucre (surtout d'érable) et les fruits séchés pressés et durcis dans des barils.

    Description et Fonction d'une " vrille à sucre ".

    La vrille à sucre est un outil à main caractérisé par sa forme de grande mèche ou de tire-bouchon surdimensionné, souvent fabriqué en fer forgé.
    Il comporte très souvent d'ailleurs une double vrille, aux torsades contraires, qui attire l'œil et la curiosité dès le premier abord.
    a - Structure : Il se présente comme une longue tige de métal munie d'une spirale (vrille ou tarière) à son extrémité inférieure et d'une poignée à son extrémité supérieure, ressemblant parfois à une arme médiévale ou un instrument de torture par son apparence imposante et pointue.
    b - Fonction principale : Son rôle était de briser et d'extraire la matière dure et compactée des récipients de stockage, notamment les barils, fûts ou caisses.

    Contexte Industriel : Sucre d'Érable et Fruits Séchés

    L'utilisation de la vrille à sucre est intimement liée à la façon dont le sucre d'érable et certains fruits étaient commercialisés à l'époque.
    a - Le Sucre d'Érable et la Canne à Sucre
    Au XIXe siècle, le sucre d'érable était souvent vendu sous forme solide, pressé dans des fûts ou des moules.
    Lorsque ce sucre, très riche et collant, séchait, il se transformait en une masse extrêmement dense et dure, presque cimentée, difficile à briser.
    La vrille à sucre était alors enfoncée et tournée dans la masse de sucre durci pour en extraire un noyau (carotte) ou pour décompacter suffisamment la matière pour permettre au commerçant ou à l'acheteur de la diviser en morceaux utilisables pour la granulation ou la dissolution en sirop.
    b - Les Fruits Séchés Sugar Devil comme Fruit Lifter
    Le même outil, souvent désigné alors sous le nom de Fruit Lifter (extracteur de fruits), était utilisé dans les épiceries pour extraire des portions de fruits séchés (pommes, dattes, figues, etc.) qui étaient également emballés et fortement compactés dans des barils.

    Comment l'on devient " objet de curiosité " ?

    La vrille à sucre est aujourd'hui un objet de collection recherché pour son design unique et son lien historique avec les débuts de l'industrie du sucre d'érable.
    - à savoir : Les noms de " sugar devil " ou " tarière à sucre " sont des appellations populaires qui capturent bien l'aspect spiralé, pointu, et la fonction de l'outil qui permet de " défaire " la matière sucrée.
    - obsolescence : L'outil est devenu obsolète vers le début du XXe siècle avec l'évolution des techniques de conditionnement et la prévalence croissante du sucre granulé ou du sirop embouteillé.

    Notre objet du jour :

    Pince à Sucre ou Sugar Devil
    Matière : acier chromé
    Marque : LEPINE
    longueur : plus de 20 cm
    poids : 220 g
    renseignements : " L'une des premières méthodes de conservation des fruits consistait à les conditionner dans des tonneaux contenant de grandes quantités de sucre. Le sucre contribuait à déshydrater les fruits et à les protéger de l'air. Après de longues périodes de stockage, le mélange devenait très solide. La tarière à fruits, familièrement appelée " diable à sucre ", était en fait une perceuse utilisée pour briser les morceaux de fruits en conserve. "
    état : état d'usage, à nettoyer; pas de déformations notables
    circa : 1900
    ** détails visibles ci-dessous en cliquant sur les vignettes ...
                                  enjoy :)© Ma Petite Brocante en Ligne - duplication interdite
  • Thursday 09 October 2025 - 17:45
    L'ombre de la Brucellose : Comment une bactérie fait trembler les éleveurs et la santé...
  • Thursday 09 October 2025 - 16:56
    Bien que souvent discrète dans les médias grand public, la brucellose est une maladie bactérienne qui fait régulièrement la une dans le monde agricole et vétérinaire.
    Ce n'est pas seulement une infection qui provoque des avortements dévastateurs chez les bovins, ovins et caprins, elle est surtout une zoonose majeure, capable de se transmettre de l'animal à l'Homme.
    Le retour de foyers dans des zones déclarées indemnes ou les risques persistants dans le gibier rappellent l'importance cruciale de la surveillance pour protéger à la fois nos élevages et la santé publique mondiale.

    La Brucellose : une maladie sournoise qui menace les animaux d'élevage et l'Homme !

    La santé animale est un pilier fondamental de notre société.
    Elle garantit la sécurité alimentaire, la pérennité de l'agriculture et, de manière cruciale, la santé publique.
    Pourtant, une maladie bactérienne insidieuse rôde dans le monde de l'élevage : la 'brucellose'. Souvent méconnue du grand public, elle représente un enjeu sanitaire et économique majeur.
    Alors, qu'est-ce que la brucellose, cette pathologie qui attaque une grande variété d'animaux, et pourquoi est-elle si importante à surveiller ?
    bovins
    bovins : les espèces les plus exposées à la maladie
    Plongeons dans l'univers de cette infection bactérienne, de ses causes à ses conséquences, en passant par les moyens de la maîtriser.

    Qu'est-ce que la brucellose ?

    Une définition claire
    La 'brucellose' est une maladie contagieuse d'origine bactérienne qui affecte principalement les animaux d'élevage, mais qui est également transmissible à l'Homme.
    Elle est classée comme une 'zoonose', c'est-à-dire une maladie qui peut se transmettre de l'animal à l'être humain.
    L'agent causal est une bactérie appartenant au genre 'Brucella'.
    Il existe plusieurs espèces de *Brucella*, chacune ayant une affinité particulière pour certaines espèces animales, bien que les contaminations croisées soient possibles :
    *Brucella abortus* : touche principalement les bovins (vaches, bisons, yacks).
    *Brucella melitensis* : cible les petits ruminants (ovins, caprins – moutons et chèvres). C'est souvent l'espèce la plus pathogène pour l'Homme.
    *Brucella suis* : concerne les porcs (suidés) et les sangliers.
    *Brucella canis* : affecte les chiens.
    Ces bactéries sont extrêmement résistantes dans l'environnement extérieur, notamment dans le fumier, les produits d'avortement et l'eau, ce qui complique leur éradication.

    Les animaux touchés : un large spectre de victimes

    La brucellose ne se limite pas à une seule espèce.
    Elle affecte de nombreux mammifères, qu'ils soient domestiques ou sauvages :
    * Les ruminants domestiques (bovins, ovins, caprins) sont les plus souvent visés, en raison de leur concentration dans les élevages.
    * Les porcs.
    * Les chiens (particulièrement *B. canis*).
    * Les camélidés (chameaux, lamas, alpagas).
    * Les chevaux.
    * Les animaux sauvages (bisons, wapitis, cerfs, sangliers, lièvres) qui peuvent jouer le rôle de réservoirs naturels, compliquant les efforts d'éradication dans les zones d'élevage.
    * Des mammifères marins (cétacés et pinnipèdes) ont même été identifiés comme porteurs de souches spécifiques.
    vaccination
    vaccination : une prévention obligatoire !

    Les symptômes chez l'animal : la reproduction en première ligne

    La brucellose est souvent une maladie sournoise chez l'animal…
    Elle peut être 'asymptomatique' (sans symptômes visibles) pendant de longues périodes, ce qui favorise la propagation sans que l'éleveur ne s'en aperçoive.
    Cependant, les signes cliniques les plus frappants et les plus dommageables se manifestent dans l'appareil reproducteur, d'où son ancien nom d'*avortement épizootique* :
    1.  'Avortements tardifs' : C'est le symptôme le plus caractéristique et la principale source de pertes économiques. Chez les femelles gestantes (vaches, brebis, chèvres, truies), l'infection provoque l'avortement, généralement durant la dernière partie de la gestation.
    2.  'Troubles de la fertilité' : Chez les femelles qui n'avortent pas, on observe une rétention du placenta (délivrance impossible après la mise-bas), des infections de l'utérus (métrites) et une baisse générale de la fertilité.
    3.  'Problèmes chez les mâles' : L'infection peut entraîner une inflammation des testicules (orchite) et des épididymes, réduisant la qualité du sperme et causant des troubles de la fertilité, voire une stérilité.
    4.  'Autres signes (moins fréquents)' : Arthrite (inflammation des articulations), boiteries, ou parfois une inflammation des mamelles (mammite).
    Les animaux infectés, même après un avortement ou une guérison apparente, peuvent rester porteurs de la bactérie et continuer à l'excréter, notamment lors des mises-bas et dans le lait, rendant l'éradication difficile.

    La transmission : comment la brucellose se propage-t-elle ?

    La transmission de la brucellose est un point crucial, car c'est là que réside le danger pour les autres animaux et pour l'Homme.
    1. Transmission entre animaux
    La bactérie se transmet principalement par contact avec les 'produits d'avortement' :
    * Le fœtus avorté.
    * Les enveloppes fœtales (placenta) qui sont une véritable bombe bactérienne.
    * Les liquides utérins et les sécrétions vaginales post-avortement ou post-partum.
    Les animaux sains se contaminent en ingérant (par léchage ou alimentation) ou en inhalant des particules contaminées (litière, sol, eau, aliments souillés). La transmission vénérienne (par la reproduction) est également possible ...
    2. Transmission à l'Homme ou Zoonose
    C'est ce qui fait de la brucellose une maladie à déclaration obligatoire et un sujet de préoccupation majeur pour la santé publique.
    L'Homme peut contracter la maladie de plusieurs manières, principalement par :
    * 'Voie alimentaire' : L'ingestion de lait cru ou de produits laitiers non pasteurisés (fromage frais, beurre) provenant d'animaux infectés est la cause la plus fréquente de brucellose humaine dans le monde.
    La cuisson insuffisante de la viande ou des abats est une autre voie possible.
    * 'Contact direct/professionnel' : Les professionnels de l'élevage (éleveurs, vétérinaires, techniciens, bergers, personnels d'abattoir) sont particulièrement à risque.
    La contamination se fait par contact avec le sang, le placenta, les fœtus ou les sécrétions génitales d'animaux infectés, souvent via des lésions cutanées ou les muqueuses (yeux, nez).
    L'inhalation d'aérosols contaminés lors des mises-bas ou des manipulations est également une voie d'entrée.
    Chez l'Homme, la brucellose est souvent appelée 'fièvre de Malte' ou 'fièvre ondulante', en référence aux cycles de fièvre caractéristiques. Les symptômes sont variés (fièvre élevée, sueurs abondantes, fatigue intense, douleurs articulaires), pouvant devenir chroniques et invalidants en l'absence de traitement.

    La lutte et l'éradication : une bataille de longue haleine

    Dans de nombreux pays développés, des efforts considérables ont été menés pour éradiquer la brucellose des cheptels domestiques.
    En Europe, par exemple, plusieurs pays, dont la France, ont obtenu le statut de pays 'officiellement indemne de brucellose bovine et ovine/caprine' depuis plusieurs années.
    Cette victoire est le résultat d'une politique sanitaire rigoureuse, basée sur :
    1.  La surveillance active : Des dépistages réguliers (tests sérologiques sanguins ou contrôles sur le lait) sont effectués dans les élevages pour détecter l'apparition de la maladie.
    2.  L'isolement et l'abattage : Lorsqu'un animal ou un troupeau est testé positif, la réglementation impose l'abattage des animaux infectés pour stopper la propagation.
    3.  La vaccination : Des programmes de vaccination sont mis en place dans les zones où la maladie est endémique ou en phase d'éradication, notamment chez les jeunes femelles.
    4.  Le contrôle des mouvements d'animaux : Seuls les animaux provenant d'élevages reconnus indemnes peuvent circuler librement.
    5.  Les mesures d'hygiène : La pasteurisation ou la stérilisation du lait et des produits laitiers est la mesure la plus efficace pour prévenir la contamination humaine par voie alimentaire. Les professionnels doivent également appliquer des règles strictes d'hygiène et de sécurité (port de gants, désinfection) lors de la manipulation des animaux et des produits de mise-bas.

    Conclusion : la vigilance reste de mise

    La brucellose est une maladie d'élevage au lourd impact économique (avortements, pertes de fertilité, abattage) et sanitaire (transmission à l'Homme).
    Si les efforts d'éradication ont porté leurs fruits dans de nombreuses régions du monde, la menace n'a pas disparu.
    Le maintien de la 'surveillance' est indispensable, d'autant plus que les animaux sauvages peuvent servir de réservoirs (comme le bouquetin, le sanglier ou le lièvre) et réintroduire l'agent pathogène dans les élevages domestiques.
    Pour l'éleveur, le consommateur ou le professionnel en contact avec les animaux, la connaissance de la brucellose et le respect des règles d'hygiène constituent le meilleur rempart contre cette bactérie redoutable.
    C'est en restant vigilants que nous assurerons la santé de nos animaux et, par conséquent, la nôtre.
    portez-vous bien !   :)© refOK.fr - duplication interdite
  • Thursday 09 October 2025 - 14:10

    Forse avete sentito parlare della fine del supporto di Windows 10 senza prestare particolare attenzione, oppure vi state chiedendo se questo vi riguarda.
    Facciamo il punto della situazione.

    Questa traduzione di NILOCRAM è distribuita con licenza Creative Commons By-SA 4.0.
    Testo originale : https://framablog.org/2025/10/01/fin-de-windows-10-faisons-le-point/

     

    Di cosa si tratta ?

    Microsoft ha annunciato la fine del supporto per Windows 10 per il 14 ottobre 2025. Il sistema non riceverà più aggiornamenti.

    Microsoft sta quindi spingendo i suoi utenti a passare alla versione superiore, Windows 11.

    Recentemente è stata annunciata una « proroga » (chiamiamola con il suo nome) di un anno, ottenuta dopo pressioni popolari e valida solo per i cittadini dell’Unione Europea (vedi https://www.lemonde.fr/pixels/article/2025/09/26/fin-du-support-de-windows-10-microsoft-ouvre-la-possibilite-d-obtenir-une-prolongation-des-mises-a-jour_6643073_4408996.html)

    Microsoft ha fatto un comunicato sull’argomento senza entusiasmo, come nota l’associazione Halte à l’Obsolescence Programmée.

    Secondo le ultime notizie, questo anno supplementare sarà gratuito, mentre inizialmente era previsto un costo di 30 dollari (circa 28 euro). Tuttavia, sarà gratuito solo se creerai il tuo account sui server di Microsoft, consentendo loro l’accesso completo ai tuoi dati e alle tue apparecchiature.

    Ma in ogni caso, se hai un computer un po’ vecchio (risalente a prima del 2017), non potrà passare a Windows 11 e diventerà quindi rapidamente obsoleto dal punto di vista del software. Vedi : https://fr.wikipedia.org/wiki/Windows_11#Mise_%C3%A0_niveau_et_configuration_minimale_requise

    Per completezza, esistono soluzioni alternative che consentono di installare Windows 11 su un PC privo del famoso chip di sicurezza TPM 2.0 (installato sui PC a partire dal 2016). Tuttavia, queste soluzioni compromettono la sicurezza e persino la stabilità del sistema. È pericoloso.

    Ma allora cosa devo fare con il mio computer ?

    Non scoraggiarti ! Continua a leggere ! Non è una fatalità !

    Il mio computer smetterà di funzionare ?

    Il tuo computer continuerà a funzionare. I suoi componenti hardware sono ancora in buone condizioni e progettati per durare molto più a lungo. Ma in assenza di aggiornamenti, in particolare quelli di sicurezza, il sistema Windows 10 diventerà vulnerabile. Virus e persone disoneste potranno introdursi nel computer. I rischi sono reali, anche nel mondo fisico : monitoraggio della tua attività a fini di furto d’identità, ricatto con blocco del computer (ransomware), utilizzo della tua casella di posta elettronica per inviare e-mail trappola (phishing). Non è fantascienza per spaventare, è la quotidianità degli specialisti della sicurezza informatica.

    E se ti stai chiedendo « perché dovrebbero attaccare me, che sono una persona anonima nella folla ? », sappi che gli hacker setacciano ogni possibile bersaglio, migliaia di volte all’ora.

    Se il tuo computer è esposto, è solo questione di tempo prima che arrivino i guai.

    Devo cambiare PC ?

    Se il tuo PC è precedente al 2017 e desideri continuare a utilizzare Windows, allora sì, devi cambiare computer. Ciò significa rottamare un dispositivo che funziona perfettamente e che potrebbe durare ancora per anni.

    Dal punto di vista ambientale, è un vero e proprio disastro. Si stima che 240 milioni di computer finiranno nella spazzatura (ti abbiamo dato la stima più bassa, le cifre variano a seconda delle fonti, ma sono comunque enormi, un’altra stima parla di 400 milioni). Tuttavia, è stato dimostrato da tempo che è la produzione di un dispositivo elettronico a inquinare maggiormente nel suo ciclo di vita. È quindi un comportamento virtuoso conservare un dispositivo il più a lungo possibile se si vuole ridurre al minimo il suo impatto sul mondo.

    Anche dal punto di vista economico è una pessima notizia. Il prezzo dei computer nuovi, che sono certamente sempre più potenti, non varia molto nel tempo. Si tratta quindi di un investimento importante. E soprattutto fatti la domanda : il tuo utilizzo giustifica l’acquisto di un computer ultra potente per la tua scrivania ?

    Sappi che il problema è lo stesso per le amministrazioni, le associazioni, le aziende. Questa storia costerà una fortuna all’intera comunità e quindi, di riflesso, a ciascuno di noi : il tuo comune, la tua scuola, il tuo datore di lavoro, i ministeri, ecc. Tutto questo per una decisione presa negli Stati Uniti da una sola azienda.

    Ma perché Microsoft lo fa ?

    Microsoft è un’azienda capitalista che esiste per fare soldi. Mi dirai : anche il mio idraulico. Ma il mio idraulico non mi obbliga a comprare una nuova casa perché il mio rubinetto è troppo vecchio.

    Microsoft integra la sua tecnologia di intelligenza artificiale (Copilot) in Windows 11. Ci sono persino computer commercializzati con il nome « Copilot+ ». Tuttavia, lo sviluppo di questa intelligenza artificiale è costato una fortuna e continuerà a costare. Ad esempio, Microsoft si è impegnata a investire 25 miliardi di euro nel Regno Unito durante la visita di Trump.

    Ma l’adozione è più lenta del previsto. Le persone non sanno bene cosa fare con Copilot. A parte battute e resoconti di riunioni (abbiamo una soluzione per te : prova Lokas).

    Il 27 settembre 2025 la Deutsche Bank ha pubblicato un’analisi secondo cui l’intera economia degli Stati Uniti dipende dagli investimenti nell’intelligenza artificiale.

    Per Microsoft, si tratta di rendere tutto questo redditizio aumentando il prezzo delle licenze (all’acquisto, Windows 11 costerà più di Windows 10, si parla di 145 € per una licenza « famiglia » contro i 50 €, tre volte di più). Anche a costo di forzare un po’ la mano alla clientela, ma certo.

    Da notare : è stato dimostrato che Windows 11 ti spia fin dalla sua installazione.

    Esiste un’alternativa al cambio di computer ?

    È il momento giusto per provare qualcosa di diverso.

    Puoi conservare il tuo attuale computer e passare a un altro sistema che ha dato buona prova di sé : GNU Linux.

    Il pinguino, mascotte di Linux, al centro dell’attenzione. Licenza CC By David Revoy

     

    Un buon modo, tra parentesi (militanti), per spiegare a Microsoft che non vogliamo il suo mondo.

    È una scelta sempre più diffusa : la quota di sistemi Linux nelle case è in costante aumento, anche se ancora modesta rispetto al dominio di Microsoft su questo mercato. Pensa che, sebbene sia illegale, non hai ancora una vera scelta del sistema quando acquisti un nuovo computer, perché Microsoft ha firmato accordi con i produttori. Apri la scatola e Windows è già lì. Si tratta di vendita abbinata, che è vietata, ma ti spiegheranno che un computer senza sistema operativo, che dovrai installare tu stesso, non si venderebbe.

    Tuttavia, sempre più fornitori di PC offrono computer senza sistema preinstallato o lasciano a te la scelta.

    Per quanto riguarda la questione che ci interessa oggi : installare Linux su un computer che già possiedi è diventato molto semplice. Paradossalmente, è quasi più semplice che per Windows, che ti obbliga a essere connesso a Internet, a creare un account Microsoft, ecc.

    Un vicolo cieco, Windows ? Non preoccuparti, abbiamo altre soluzioni da proporti ! – Licenza CC By David Revoy

     

    Tuttavia, può sembrare una sfida insormontabile quando si è un semplice utente. Chiedi aiuto.

    Pensa a quanto è fastidioso cambiare una lampadina della tua auto : bisogna avere dita di ferro, lavorare a tentoni, con il rischio di tagliarsi, quindi preferisci chiedere a qualcuno che l’ha già fatto e tutto diventa subito più semplice. Se vuoi davvero imparare come si fa, puoi sempre cercare la documentazione in un momento più adatto. Ma l’idea, qui e ora, è quella di avere la luce sull’auto.

    Vuoi passare a Linux ? Fatti aiutare

    Innanzitutto, cos’è Linux ?

    È un termine semplificato. Linux è il nome del motore che si trova al centro del sistema. I puristi ti correggeranno dicendo « GNU/Linux », ma la prima parte, che è altrettanto importante, è uscita dal linguaggio comune.

    Per semplificare al massimo, si tratta di un sistema informatico nato nel mondo accademico che permette di far funzionare computer grandi e piccoli (il tuo smartphone Android, il tuo router Internet e il GPS della tua auto funzionano con una versione di Linux) e che consente di utilizzare tutta una serie di software, per lo più comunitari e gratuiti. Questa definizione è davvero molto semplicistica, ma la preciserai col tempo.

    Quale distribuzione scegliere ?

    La domanda non è essenziale, ma è necessario porsela. Infatti, i sistemi che funzionano con un kernel Linux fanno parte, a differenza di quelli più monolitici di Apple e Microsoft, di una famiglia molto ampia.

    Una « distribuzione » è un insieme costituito da un sistema, un ambiente desktop e software assemblati in modo da funzionare armoniosamente. Alcune distribuzioni sono destinate a usi molto specifici ; altre sono state pensate per essere di facile accesso.

    Un sistema GNU/Linux è installato con dei software per poter lavorare immediatamente. Licenza CC By David Revoy

     

    I geek passano il loro tempo a testare le distribuzioni e a confrontare i loro pregi e difetti. Ognuno ha la propria opinione e ognuno è pronto a difenderla. Forse un giorno anche tu ti appassionerai.

    In definitiva, le cose sono abbastanza semplici se sei alle prime armi : scegli distribuzioni orientate al « grande pubblico », in modo da trovare facilmente documentazione e assistenza. Non lasciarti incastrare in soluzioni esotiche che ti daranno del filo da torcere.

    Citiamo ad esempio Emmabuntüs, Ubuntu o Fedora, che sono progettate per facilitarne l’adozione e sono dotate di un’abbondante documentazione in francese.

    Ho paura di non capire nulla di Linux

    Sai davvero come funziona il tuo attuale Windows ? O il tuo smartphone ? O anche il tuo router Internet ?

    All’inizio non avrai bisogno di sapere tutto su Linux per utilizzarlo. Bastano poche spiegazioni. Imparerai man mano e non saprai mai tutto, ma non importa. Personalmente considero ancora la frizione una cosa magica, non ci capisco niente. Ma parto comunque al semaforo verde.

    La maggior parte dei geek, stanchi di passare le vacanze di fine anno o le serate a riparare i dispositivi Windows della famiglia, hanno fatto migrare tutti a Linux. E indovina un po’ ? Riceviamo molte meno richieste di assistenza rispetto a prima !

    Funziona bene come Windows ?

    Se fai questa domanda a una persona che usa Linux, la risposta sarà probabilmente « funziona meglio », con un sorriso leggermente condiscendente.

    I sistemi Linux hanno enormi vantaggi : sono progettati sia per essere connessi che per essere ben difesi, perché le loro origini sono proprio lì. La maggior parte dei computer che fanno funzionare Internet utilizzano Linux, quindi è stato necessario garantire la sicurezza e l’interoperabilità. Le distribuzioni destinate ai nostri dispositivi personali sono varianti di sistemi progettati per preservarne l’integrità di fronte ad attacchi, aumento del carico di lavoro, guasti e interruzioni di rete.
    In sostanza, far funzionare Linux sul tuo PC è come chiedere alla direttrice di un ipermercato di gestire il minimarket all’angolo. Farà perfettamente il suo lavoro, anzi, si annoierà un po’.

    Attenzione però (eh sì, c’è un ma) se esci dai sentieri battuti dell’informatica domestica e utilizzi applicazioni professionali o specializzate. Verifica che esista un equivalente in Linux, cosa molto probabile, ma aspettati di dover imparare nuove abitudini. Si tratterà di un equivalente, di un’alternativa, non della stessa applicazione. Quindi, se un’attività per te essenziale che svolgi col tuo computer è al di fuori della consultazione di Internet, delle tue e-mail, dei social network, in breve degli usi più classici, tieni presente che ciò richiederà uno sforzo più o meno grande, come per qualsiasi cambiamento.

    Passare da Windows a Linux è un po’ come traslocare : non si prendono più le stesse strade per tornare a casa, le chiavi non funzionano allo stesso modo, il panificio è diverso, bisogna memorizzare il nuovo codice dell’edificio, ma alla fine si dorme sempre nel proprio letto e si è in grado di prepararsi un piatto di pasta nella nuova cucina.

    Anche una passione abbastanza diffusa come la fotografia richiederà un po’ di lavoro : le applicazioni di elaborazione delle foto (DarkTable, Gimp, RawTherapee) sono potenti ed efficaci su Linux, ma richiedono un po’ di tempo per essere padroneggiate. Perché non provarle oggi stesso ? Esistono anche su Windows ! Quante ore hai passato su LightRoom e Photoshop prima di imparare a usarli ?

    Quanto costa ?

    Abbiamo una buona notizia per te : la maggior parte delle distribuzioni Linux sono completamente gratuite. Ciò non significa che non devi dare nulla in cambio. Puoi contribuire allo sforzo collettivo versando il tuo contributo a un’associazione, al team che si occupa della manutenzione del tuo software preferito, o dando una mano a tua volta alle persone che ti circondano.

    Ho un PC DAVVERO vecchio ; esiste una versione di Linux adatta a me ?

    Esistono distribuzioni Linux « leggere » che possono funzionare su hardware vecchio. Per spiegarmi meglio, sempre semplificando un po’, la base rimane la stessa (in particolare il « kernel », sviluppato 34 anni fa da Linus Torvalds, il che spiega perché si chiama così), ma vengono utilizzate applicazioni meno esigenti e un ambiente desktop più economico. Si sacrifica l’eleganza per dare respiro al PC. Le icone sono meno belle e non ci sono effetti grafici mozzafiato, ma funziona. Questo articolo è stato scritto su un dispositivo che ha più di 15 anni ed è il mio computer principale.

    Un altro vantaggio : la struttura compartimentata del sistema lo rende più robusto ; ad esempio, si può fare completamente a meno di un antivirus (che, per essere onesti, richiedono meno risorse rispetto al passato).

    È anche possibile migliorare le prestazioni di un vecchio computer aggiungendo memoria supplementare e un disco rigido moderno (SSD), il che costa molto meno che comprarne uno nuovo (circa 200 euro). Ma la versione 11 di Windows richiede un componente hardware che non potrete aggiungere al vostro vecchio PC.

    È fatto apposta. È per venderne di nuovi.

    Come posso farmi aiutare ?

    Insieme possiamo spostare le montagne – Licenza CC By David Revoy

    In effetti, cimentarsi da soli in questa impresa è complicato, anche se fattibile. Su Internet si trovano tutorial ovunque.

    L’April, l’associazione per la promozione e la difesa del software libero (di cui Framasoft è membro), ha lanciato il primo ottobre 2025 (e per un anno) l’operazione Adieu Windows, bonjour le Libre ! Trovi tutti gli eventi organizzati dai Gruppi di Utenti di Software Libero (GULL) sul sito https://adieuwindows.april.org o su l’Agenda du Libre.

    Install-party, incontri digitali, punti informazioni o repair café : c’è sicuramente un evento organizzato vicino a te. Vieni con il tuo computer, i volontari ti aiuteranno a installare una distribuzione libera (non dimenticare di salvare i tuoi dati prima, ad esempio acquistando un disco rigido esterno per poche decine di euro).

    Aide Linux è un’iniziativa costituita da volontari che intervengono a titolo individuale. Li trovi su https://aidelinux.gogocarto.fr/map#/

    In conclusione

    È il momento giusto. È il momento di fare il grande passo, di mandare al diavolo Microsoft e passare a un sistema elegante, libero e rispettoso, conservando al contempo il tuo hardware.

    Il tuo computer manterrà le sue possibilità di evoluzione, senza ricatti, senza costi aggiuntivi, per anni.

    Non ti spierà e ne avrai il controllo.

    Non ti rifilerà pubblicità ogni cinque minuti. Anzi, se ben configurato, ti proteggerà da essa.

    Non aspettare di trovarti con le spalle al muro l’anno prossimo.

    È il momento di riprenderti la tua libertà !

    Per saperne di più

    La petizione :
    https://www.halteobsolescence.org/non-taxe-windows-coalition-22-organisations-maintien-mises-a-jour-de-securite-windows-10/

    Reportage « L’œil du 20H » : https://youtu.be/76T8oubek-c?si=NYCcDMHfrHJx9_R3
    Ammira la maestria dei giornalisti nell’evitare di parlare di Linux.

    Un sito dedicato alla fine di Windows 10 : https://endof10.org/it/

    Rinvio della fine del supporto : https://www.presse-citron.net/microsoft-windows-10-sursis-un-an/

    Articolo recente di Next : https://next.ink/201908/fin-de-windows-10-que-faire/

    Distribuzioni :

    Il problema per le istituzioni :
    https://www.lesnumeriques.com/appli-logiciel/une-gabegie-de-ressources-pour-le-public-l-environnement-et-les-finances-publiques-une-petition-s-erige-contre-la-fin-de-vie-programmee-de-windows-10-n242395.html

    E la soluzione : https://www.cio-online.com/actualites/lire-jean-marie-seguret-dsi-de-lyon–se-soustraire-de-microsoft-impose-un-travail-de-fond-16527.html

    I sistemi basati su Linux sono ormai alla portata di tutti :
    https://abilian.com/fr/news/2-millions-utilisateurs-linux-france/
    https://cnll.fr/news/linux-en-france-2-millions-utilisateurs/

    Grazie a David Revoy che ha realizzato i disegni che illustrano questo articolo. Anche lo sfondo delmio schermo è un disegno di David.

    Il desktop dell’autore

  • Wednesday 08 October 2025 - 16:45
    Les Tendances Cadeaux Incontournables : Le Guide Ultime - Actualités du Net sur la longue traîne
  • Wednesday 08 October 2025 - 15:41
    La magie de la fin d'année approche à grands pas, et avec elle, l'éternelle quête du cadeau parfait. En cette période festive, les tendances en matière d'offrandes se dessinent autour de trois piliers majeurs : la personnalisation et l'émotion, l'innovation technologique pour un quotidien amélioré, et un engagement fort pour l'éco-responsabilité.
    Pour vous aider à naviguer dans ce vaste marché et à dénicher des présents qui marqueront les esprits, nous avons décrypté pour vous les tendances cadeaux incontournables de cette fin d'année...

    L'Émotion au Cœur du Cadeau : La Vague de la Personnalisation

    Offrir un présent qui raconte une histoire ou qui est unique est plus tendance que jamais.
    Les consommateurs recherchent des objets qui ont une âme et qui témoignent d'une attention particulière.
    cadeau
    cadeau : éternelle magie de la surprise ...
    Le cadeau n'est plus un simple objet, c'est un souvenir.
    1. Le Triomphe du Cadeau Personnalisé et Mémoriel
    La personnalisation s'impose comme la tendance N°1. Elle touche toutes les catégories de produits, offrant un caractère unique et mémorable :
    * Livres et Albums Personnalisés : Les livres où le destinataire devient le héros, ou les albums photos sur mesure, sont des cadeaux à forte charge émotionnelle, particulièrement appréciés des seniors et des familles.
    * Objets du Quotidien Gravés ou Brodés : Planches à découper avec une gravure de recette, mugs avec des impressions photoréalistes, sacs et peignoirs brodés avec un prénom, petite boite en bois originale...
    Ce sont des valeurs sûres pour un petit budget ou un présent original.
    * Bijoux à Symbolique Forte : Les bijoux, comme les bracelets, colliers, bagues et boucles d'oreilles, sont toujours en vogue. On note un intérêt croissant pour les pièces ornées de pierres naturelles, cristaux ou perles, chargées de sens et d'énergie.
    2. L'Expérience, le Cadeau Qui Ne S'oublie Pas
    Les coffrets expériences continuent de dominer le marché des cadeaux immatériels, offrant des moments privilégiés plutôt que des objets.
    * Bien-être et Cocooning : Les coffrets "Spa de rêve" (massages, accès hammam) et les expériences de méditation ou de luminothérapie répondent au besoin de déconnexion et de prise en charge de son bien-être mental.
    * Gastronomie et Évasion : Un repas gastronomique, un atelier culinaire, ou un séjour nature (nuitée en cabane, randonnée) sont des valeurs sûres pour les épicuriens et les amoureux de plein air.
    * Culture et Aventure : Des box thématiques autour de passions spécifiques (comme les coffrets Harry Potter ou Star Wars pour les ados/adultes), des billets de spectacles, ou des aventures à sensations fortes.

    La Révolution Connectée : La Tech Utile et Intelligente

    Le secteur de la technologie reste un pilier des cadeaux de fin d'année. La tendance est aux gadgets qui simplifient réellement la vie, notamment dans le contexte du travail hybride et de la maison intelligente.
    1. L'Ère des Appareils Connectés et de l'IA
    Les produits électroniques avec connectivité Bluetooth sont en tête des classements :
    * Audio Nomade : Casques à réduction de bruit performante et mini-enceintes Bluetooth portables sont des incontournables, combinant design et qualité sonore immersive.
    * Maison Intelligente et Robotique : Les appareils pour une Maison Connectée (comme des hubs centralisés ou des serrures intelligentes) et les robots ménagers sophistiqués (aspirateurs robots, robots patrouilleurs) sont de plus en plus populaires, libérant du temps pour les loisirs.
    * L'IA au Quotidien : Les innovations intégrant l'Intelligence Artificielle, comme les lunettes connectées polyvalentes ou les ordinateurs portables révolutionnaires (tels que le Lenovo ThinkBook Plus Gen 6 Rollable AI PC), annoncent une nouvelle ère de gadgets intelligents et performants.
    2. Les Gadgets Geek et Déco-Tech
    Pour les passionnés de pop culture et de gaming, les cadeaux allient le côté ludique et le design :
    * LEGO Collectors : Les jeux de construction LEGO thématiques (Star Wars, Marvel) sont des cadeaux très appréciés des adultes pour leur côté zen et les pièces d'exposition qu'ils représentent.
    * Déco Lumineuse et Ludique : Les lampes originales (lampe disco champignon, lampe coucher de soleil), les mini-projecteurs portables pour des soirées cinéma, ou encore les figurines Funko Pop restent des valeurs sûres pour les budgets plus modestes.
    * Accessoires de Bureau Utiles : Pour les télétravailleurs, les accessoires fonctionnels comme les chargeurs sans fil 3-en-1 compacts et les supports d'écran ergonomiques sont très recherchés.
    surprise
    surprise : un effet qui amplifie la joie

    Un Engagement Vert : Le Cadeau Éco-Responsable

    Face aux enjeux climatiques, l'aspect éco-responsable n'est plus une option, c'est une exigence. Les consommateurs privilégient les marques qui s'engagent et les produits durables.
    1. Zéro Déchet et Durabilité
    Les objets conçus pour durer et réduire notre impact sont une tendance forte :
    * Accessoires Réutilisables : La gourde isotherme en acier inoxydable reste un classique indémodable. Elle est rejointe par les kits de couverts en bambou, les pailles en inox, et les bee wraps (emballages alimentaires réutilisables).
    * Mode et Textile Durable : Les vêtements et accessoires (sacs, chaussettes, tote bags) en coton biologique, en tissu recyclé ou fabriqués à partir de fibres éco-responsables sont une excellente option pour allier style et éthique.
    2. Le Retour à la Nature et l'Autonomie
    Le désir de se reconnecter à la nature et de développer son autonomie se traduit dans les choix de cadeaux :
    * Jardinage et Cueillette : Les kits de jardinage (avec graines et pots), les outils de qualité comme les sécateurs ou les couteaux de cueilleur (Opinel), ainsi que les systèmes d'arrosage autonomes (Olla en céramique) sont parfaits pour les balcons et les petits jardins.
    * Énergie Solaire : L'intégration de l'énergie solaire dans les objets connectés se démocratise. Les chargeurs solaires portables sont un cadeau utile pour les aventuriers soucieux de l'environnement.

    Conseils Stratégiques pour un Achat Réussi

    Pour être certain de faire mouche cette fin d'année, voici quelques astuces basées sur les tendances du moment :
    1.  Privilégiez l'Utilité et le Sens : Un cadeau utile et durable (comme un accessoire de cuisine de haute technologie ou un produit zéro déchet) ou un présent riche en émotion (personnalisation, expérience) sera toujours plus apprécié qu'un simple gadget.
    2.  Pensez au Cocooning : L'accent est mis sur le confort. Un plaid polaire, une bouilloire design, un diffuseur de senteurs, ou un coffret beauté bio s'inscrivent parfaitement dans cette tendance.
    3.  Achetez en Fonction de la Passion : Pour les adolescents et les jeunes adultes, ciblez leurs passions : gaming (Box jeu vidéo, tapis de souris RGB), univers fantastiques (coffrets collector), ou création (imprimante 3D pour les créateurs).

    Infine : Le Cadeau Parfait

    La quête du cadeau tendance fin d'année se résume à trouver l'équilibre parfait entre technologie innovante, personnalisation émouvante et engagement éco-responsable.
    Qu'il s'agisse d'un iPhone 16 pour l'ultra-connecté, d'un séjour Spa de rêve pour l'adepte du bien-être, ou d'une gourde réutilisable en acier inoxydable pour le militant du zéro déchet, l'important est de montrer à votre proche que vous avez pris en compte sa personnalité et ses valeurs.
    En choisissant parmi ces idées cadeaux Noël qui sont au sommet de la tendance, vous êtes assuré d'offrir bien plus qu'un simple objet : vous offrez une émotion, une utilité durable, ou une expérience mémorable.
    Bonne saison de shopping !
           enjoy :)
    source : © le blog du référencement efficace - http://longuetraine.fr - soumis à licence CC - accord préalable demandé -
  • Monday 06 October 2025 - 07:42

     

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière.


    Tous les liens listés ci-dessous sont a priori accessibles librement. Si ce n’est pas le cas, pensez à activer votre bloqueur de javascript favori ou à passer en “mode lecture” (Firefox) ;-)

    Brave New World

    Spécial IA

    Spécial Palestine et Israël

    Spécial femmes dans le monde

    RIP

    Spécial France

    Spécial femmes en France

    Spécial médias et pouvoir

    Spécial emmerdeurs irresponsables gérant comme des pieds (et à la néolibérale)

    Spécial recul des droits et libertés, violences policières, montée de l’extrême-droite…

    Spécial résistances

    Spécial outils de résistance

    Spécial GAFAM et cie

    Les autres lectures de la semaine

    Les BDs/graphiques/photos de la semaine

    Les vidéos/podcasts de la semaine

    Les trucs chouettes de la semaine

    Retrouvez les revues de web précédentes dans la catégorie Libre Veille du Framablog.

    Les articles, commentaires et autres images qui composent ces « Khrys’presso » n’engagent que moi (Khrys).

  • Friday 03 October 2025 - 18:54

    Image d’un robot écrivant des tutoriels.
    Ça fait une quinzaine d’années que je participe (ici ou ailleurs) à rédiger des tutoriels ou des instructions pour réaliser certaines opérations ou enseigner des trucs. Je ne prétends pas détenir la formule secrète qui permet à coup sûr de faire « un bon tuto », mais je constate quand-même que si un tuto ne dispose pas d’un minimum de choses, il n’arrivera pas a être « bon ».

    Voici ici les points que je juge essentiel.

    Rien n’est trivial

    C’est probablement le point le plus important de tous.

    Pas seulement dans un tutoriel, mais tout le temps quand on transmet une information. Il faut tout expliquer.
    Tout doit venir de la personne qui explique, car personne ne dira qu’il n’a pas compris, et personne n’a jamais de questions quand on leur demande s’ils en ont. C’est un problème humain, oui, mais c’est à nous d’en tenir compte.

    Dans un document écrit, cela ne coûte rien de prendre quelques lignes de plus pour approfondir un peu les explications, y compris de choses que vous jugez simples.

    Aussi, précisez votre vocabulaire. Il peut être utile de définir ce dont on parle : soit directement dans le texte en définissant un terme ou un sigle, soit à l’aide d’un lexique, au début ou à la fin du document, ou bien en bas des pages, voire dans un autre document qui lui définit les termes.

    Par exemple, quand je dis que sur Windows 10, on peut activer le compte administrateur avec la commande net user Administrateur /active:yes, une partie du public ne sera pas vraiment avancé : où cette commande doit-être être lancée ? Comment y accéder ? Quels sont les pré-requis ? Comment savoir si la manipulation a fonctionné ? Comment l’inverser ?

    Quand une instruction indique « mettez la machine en route.1 » : comment on fait ça ? Où se trouve le bouton ? Faut-il brancher quelque chose ? Comment on l’éteint ensuite ? Ces choses-là devraient être mentionnées.

    J’opère professionnellement sur des appareils où il y a jusqu’à 5 étapes à faire dans l’ordre pour que l’appareil soit opérationnel (et ça c’est sans compter le branchement de la machine). Je connais ces étapes, mais que faire si je ne suis pas là et que ces manipulations ne sont écrites nulle part ?

    Je considère qu’un bon tutoriel ou une bonne instruction doit pouvoir être suivie par n’importe quelle personne qui tombe dessus.
    Et malgré les apparences, ce n’est pas simple de faire une instruction précise et complète.

    Tout a une raison d’être

    Écrivez le but de tel ou telle manip, telle ou telle chose à faire, ou à un pas faire. Quand on écrit d’utiliser un tournevis philips plutôt qu’un cruciforme, dîtes pourquoi. Car l’opérateur qui tombera dessus, ne le saura pas forcément. Car l’opérateur qui tombe dessus ne connaît peut-être pas la différence entre un philips et un cruciforme.

    Car si l’usage d’un outil approprié est connu pour produire des problèmes, il faut que l’on soit prévenu. Je travaille personellement dans l’aéronautique : une erreur de manipulation ou de suivi d’une instruction, et ce sont des vies de perdues. Dans mon travail, je ne parle pas d’une erreur de choix de type de café à la machine, dont les conséquences sont absolument minimes. Dans mon cas, une erreur, et l’avion s’écrase.

    Si un traitement thermique indique 180 °C, ce n’est pas 170 °C, ni 190 °C. Il faut expliquer pourquoi dans les instructions. Peut-être pas aller en détail jusqu’à la chimie ou la cristallographie du matériau, mais au moins expliquer les conséquences d’un travail bâclé.

    Dans une instruction quelconque, il peut être utile d’expliquer ces étapes. Pour un tuto informatique, ajoutez des commentaires dans le code source, ou en face des lignes de commande à taper dans un terminal.

    Dans un tuto de cuisine, on peut ajouter une ligne expliquant pourquoi le poivre ne s’ajoute qu’à la fin de la recette. Ou pourquoi le respect du temps d’infusion d’un cru de thé est important : trop court, ça n’a pas de goût (mais la caféine est très active), trop long et un thé vert sera amère. Tout ça reste au goût du consommateur, mais on peut supposer que des experts sont passés là avant pour créer une consigne qui soit convenable à la moyenne des gens.

    Idem quand on fait un cours de math sur les dérivées ou les primitives : c’est bien joli de connaître de faire les dérivées, mais si l’on ne dit pas ce qu’est une dérivée matériellement parlant, ça restera abstrait, mal compris, donc mal appris aussi.

    Savoir à qui l‘on s’adresse

    Le premier point de cet article en appelle un autre : le public visé.

    Il est primordial de savoir à qui on a à faire : s’adresse-t-on à un public totalement novice ? intermédiaire ? expert ?

    En effet, dans le cas d’un tutoriel informatique, par exemple sur l’installation et l’utilisation d’un logiciel, le novice (typiquement : votre grand-mère) a besoin de quelques lignes de plus pour savoir « comment installer un logiciel », alors que l’expert n’en a pas besoin. Pour l’expert, on pourra passer directement aux étapes intéressantes sans s’attarder. Mais il faut être sûr que personne d’autre qu’un soi-disant expert va utiliser votre document.

    Dans le domaine professionnel, on peut limiter l’accès du document aux seules personnes habilitées, formée, certifiée. Dans ce cas, il faut le mentionner : « la manipulation qui va suivre ne doit être réalisée que par des personnes disposante d’une habilitation XYZ ». Une personne habilitée a été formée pour certaines opérations précises, et est tenue de connaître certains termes précis. Ou, à défaut, est assez compétent pour savoir mettre une machine en route sans lui expliquer comment fonctionne un bouton on/off.
    L’on pourra dans ce cas se dispenser de mettre certaines explications triviales pour ce public.

    S’assurer qu’une personne est habilitée ou formée, c’est le gage qu’elle sait ce qu’elle s’apprête à faire et connaît les termes associés.

    Soyez précis

    Mettre, dans un tuto, des expressions comme « effectuez l’installation en suivant la procédure normale » ou « manipulez ce produit avec les précautions appropriées » ou « effectuez la manipulation selon les instructions adéquates » ça ne sert à rien.

    Déjà, que signifient « normale », « appropriées », « adéquats » ? Ces termes sont subjectifs : ce qui est « normal » pour quelqu’un ne l’est pas pour quelqu’un d’autre.

    Ensuite, quand on parle de « procédure » ou « d’instruction » : lesquelles cible-t-on ? Portent-elles un nom ? Un numéro ? Un indice de révision ? Si oui, il faut l’ajouter : déjà ça ne coûte rien d’être précis, et ça ne peut qu’aider celui qui va lire, et ensuite cela lève absolument toute ambiguïté, et ça, c’est également important.

    Indiquez également où se trouve le document ou qui peut nous le fournir.

    Par exemple : pour la manipulation d’un produit chimique, les précautions appropriées doivent suivre les recommandations du système général harmonisé de classification et d’étiquetage des produits chimiques. Si c’est le cas pour votre instruction, il faut le mentionner par une référence : une liste de documents de références, un lien si vous êtes en ligne, sinon un extrait du document source.

    Plus généralement, quand on réfère à un autre document, liez-le. Quand on réfère à un appareil ou un outillage, donnez sa référence précise (et pas « outillage approprié »).

    Soyez pratique

    Avant de commencer la rédaction d’un tuto ou d’une instruction, donnez les pré-requis : de quoi va-t-on avoir besoin ?

    Les instructions de chez Lego ou de chez Ikea sont claires : elles commencent toujours par lister les pièces présentes dans le produit et celles que l’on devra avoir pour monter le meuble (marteau, tournevis, une surface plane…).

    En informatique, pour l’installation d’un programme, donnez la liste précise des fichiers et programmes, ainsi que des permissions nécessaires (admin…). Précisez immédiatement le système d’exploitation visé et sa version.

    Rien de plus décevant que de télécharger un fichier dmg ou .deb quand alors qu’on est sous Windows.
    Rien de plus frustrant que de chercher partout un menu qui n’est pas affiché, car on n’est pas connecté en administrateur.
    Rien n’est plus énervant que de vouloir installer une nouvelle machine dans un atelier pour se rendre compte qu’il manque une prise électrique triphasée 380 V ou une arrivée d’eau.

    Suivez votre propre instruction

    Vous écrivez votre tutoriel de mémoire ? Vous allez oublier des choses ou inverser des étapes.

    Rédigez votre tutoriel en même temps de faire les manipulations : tout ce que vous faites doit se retrouver sur le papier.

    Ensuite, recommencez tout en suivant votre tutoriel et en vous mettant à la place d’un novice. Si quelque chose manque ou n’est pas à sa place, ça se verra et vous éviterez à votre public des heures d’arrachage de cheveux.

    Enfin, idéalement, donnez votre tutoriel à quelqu’un de novice et faites le lui suivre. S’il manque des choses ou si certains passages sont confus, dites-lui de vous les signaler, ou de les noter. Modifiez ensuite votre document.

    Cette façon de faire permet de s’assurer que votre tutoriel ou instruction fonctionne, et pas seulement pour vous, mais aussi pour une autre personne susceptible de se retrouver devant la machine.

    Utilisez le bon vocabulaire

    Un bouton n’est pas un câble, ni un interrupteur, ni un menu sur un écran.
    Tout comme Internet n’est pas Edge, ni Google, ni SFR.

    Les mots ont un sens : choisissez-les soigneusement.
    Le vocabulaire est technique ? Définissez les termes ! Soit dans un lexique, soit dans un chapitre dédié du document.

    Toutes les bonnes instructions ou manuels d’utilisateur fonctionnent comme ça : ils commencent tous par lister les termes, sigles ou pictogrammes employées dans les documents. Il faut se rappeler que le but c’est de permettre à quelqu’un d’autre de reproduire une procédure, une suite d’actions à opérer dans un cas précis pour obtenir un résultat donné. Il faut que l’ensemble soit le moins ambigu possible, et pour ça le choix des mots est important.

    Utilisez la RFC 2119

    Les RFC ce sont des recommandations techniques sur internet, mais on peut les appliquer ailleurs.
    Dans une instruction, certaines manipulations sont obligatoires, d’autres seulement recommandées. Certaines sont déconseillées, mais d’autres sont carrément interdites. Enfin, certaines sont optionnelles.

    La RFC 2119 est simple et définit ce que signifient les termes comme « doit », « devrait », « peut » ou encore « peut ne pas » ou « ne peut pas ».

    La RFC 2119 normalise ce vocabulaire et précise quand quelque chose doit être obligatoire au lieu de conseillée, ou encore interdite au lieu de déconseillée… ou alors facultative ou optionnelle. Inversement, la RFC décrit aussi le comportement à adopter quand on a une action ainsi qualifiée. Et ce que ça signifie pour le processus en cours.

    Par exemple, une action déconseillée peut être réalisée dans certains cas où elle s’avérerait utile, mais ne devrait pas être faite autrement. De même, une action simplement conseillée devrait être faite, mais pourrait ne pas être faite s’il existe une raison où cette action serait inutile (ou impossible, ou inappropriée).

    C’est assez bête, ça peut sembler ridicule, mais quand une instruction dit « doit », alors ce n’est pas la même chose que « peut ». Dire « vous pouvez désormais appuyer sur ce bouton » ce n’est pas la même chose « vous devez désormais appuyer sur ce bouton ».

    La RFC 2119 devrait selon moi être appliquée partout. Encore une fois, les mots ont un sens et les employer correctement évite des frustrations, des erreurs, et des accidents. Inversement, la lecture de ces mots doit suivre ce qu’ils énoncent : si une ligne est obligatoire, elle doit être exécutée, sinon le résultat attendu ne sera pas là (et ça ne sera pas le problème de l’instruction).

    Le but d’une instruction est d’aider l’opérateur, mais elle permet aussi de dédouaner le constructeur. Si l’instruction indique qu’une opération « doit » être faite, mais que l’opérateur ne l’a pas fait faite et que maintenant la machine est en panne, la responsabilité est celle de l’opérateur, pas du constructeur (typiquement une opération de maintenance, par exemple).

    Conclusion

    Si je devais résumer tout ça :

    • posez les bases : matériel requis, habilitations nécessaires, et même le temps nécessaire (temps de chauffe, de préparation) ;
    • pour les termes techniques, utilisez des termes précis, et au besoin définissez-les ;
    • pour les étapes à suivre, dîtes si elles sont obligatoires ou optionnelles. Si elles sont optionnelles, donnez des exemples de cas d’application, et ce que leur application implique sur le reste de la procédure ;
    • ajoutez une mot sur le but d’une manip : pourquoi c’est important, quelles sont les conséquences de son omission ;
    • enfin, détaillez tout très précisément.

    Notes

    [1] : Et écrivez bien « mettez la machine en marche » et non pas « allumez l’appareil », car vous pourrez être sûr qu’un jour quelqu’un va littéralement l’allumer. Avec du feu.

    Image d’en-tête par Google Gemini (IA).

  • Friday 03 October 2025 - 13:05
    Des masques d'anesthésie anciens
  • Friday 03 October 2025 - 12:30
    anesthésie
    anesthésie : des masques pour la rendre plus " humaine " !

    Les anciens masques d’anesthésie (XIXᵉ–XXᵉ siècle) : une révolution silencieuse

    À une époque où la douleur était encore considérée comme un passage obligé de la guérison, l’arrivée des premiers masques d’anesthésie à la fin du XIXᵉ siècle a marqué un tournant décisif dans l’histoire de la médecine.
    Ces dispositifs, souvent rudimentaires mais ingénieux, ont permis d’administrer des anesthésiques comme l’éther ou le chloroforme de manière plus contrôlée, plus efficace et surtout plus humaine.

    Avant les masques : anesthésier, c’était brutal !

    Jusqu’au milieu du XIXᵉ siècle, les interventions chirurgicales se faisaient à vif…
    Les patients étaient attachés, maintenus par des assistants, et parfois anesthésiés par des moyens archaïques : ingestion d’alcool, inhalation de vapeurs de plantes soporifiques, hypnose. (jusquiame, opium), ou simple perte de conscience due à la douleur. Le confort du malade n’était pas une priorité ; la rapidité du chirurgien était la seule garantie de survie.
    Le patient était attaché, parfois en état de panique, et le chirurgien devait opérer en quelques minutes pour limiter la souffrance.
    L’anesthésie était encore qu'un rêve.

    L’arrivée des masques : une innovation technique et humaine

    Avec la découverte de l’anesthésie à l’éther en 1846 par William Morton, puis l’usage du chloroforme, les médecins ont cherché des moyens de diffuser ces substances de manière stable et sécurisée.
    C’est ainsi que naissent les premiers masques d’anesthésie.

    Les caractéristiques des masques anciens : une conception ingénieuse

    - Structure en deux parties : certains modèles étaient conçus pour s’ouvrir en deux, permettant d’insérer un chiffon ou une compresse imbibée d’éther ou de chloroforme. Cette conception facilitait le rechargement du produit sans retirer le masque du visage du patient.
    - Grille métallique ou toile : la surface interne du masque comportait souvent une grille sur laquelle reposait le tissu imbibé, assurant une diffusion homogène des vapeurs.
    - Déflecteurs et obturateurs : certains appareils, comme ceux du Dr Raphaël Dubois (1884), étaient munis de systèmes permettant de réguler l’entrée d’air pur, évitant les surdosages.
    - Fixation souple : pour améliorer le confort, des sangles ajustables maintenaient le masque en place sans trop comprimer le visage.
    - Matériaux nobles : nickel, aluminium, cuir, parfois même argent pour les modèles de démonstration.

    Une avancée pour le confort du patient

    Ces masques ont permis une anesthésie plus douce, progressive, et adaptée à la respiration du patient. Le malade n’était plus un corps à immobiliser, mais un être à préserver.
    Une avancée majeure dans l’humanisation des soins...
    Ces masques représentaient une avancée majeure pour le confort du malade :
    - Le patient pouvait respirer normalement sans être contraint par des dispositifs invasifs.
    - L’anesthésie devenait progressive, évitant les chocs liés à une administration trop brutale.
    - Le chirurgien pouvait surveiller la respiration et ajuster la dose en temps réel.

    Les modèles emblématiques

    Parmi les modèles marquants ont trouve :
    * Masque de Dubois : ( Dr Raphaël Dubois  1884 ) Déflecteur mobile, ouverture pour tissu imbibé 
    * Chloroformisateur de Clover : ( Joseph Clover  1862 ) Réservoir à chloroforme, régulation par valve 
    * Masque de Schimmelbusch : ( Curt Schimmelbusch  1890 ) Grille métallique, tissu imbibé, stérilisable 

    Héritage et évolution

    Ces masques ont jeté les bases de l’anesthésie moderne.
    Leur conception, centrée sur la régulation des doses et le confort du patient, a inspiré les appareils contemporains.
    Aujourd’hui, l’anesthésie est une spécialité à part entière, avec des machines électroniques, des gaz calibrés et des protocoles rigoureux, mais n'oublions pas cependant que tout a commencé avec un simple chiffon imbibé d’éther dans un masque métallique...

    Les anciens masques d’anesthésie (XIXᵉ–XXᵉ siècle) : entre révolution médicale et curiosité vintage

    À la croisée de la science et de l’histoire, les anciens masques d’anesthésie fascinent autant les collectionneurs que les amateurs de curiosités médicales.
    Conçus à la fin du XIXᵉ siècle et au début du XXᵉ, ces objets techniques ont transformé la pratique chirurgicale,  tout en devenant aujourd’hui des pièces de collection prisées pour leur esthétique étrange et leur aura rétro.

    Anecdotes historiques : entre science et bizarrerie

    - En 1908, Charles Gaudron, étudiant en chirurgie dentaire, présente un masque en nickel avec soupapes en aluminium, salué pour sa précision et son ergonomie.
    - Le masque de Schimmelbusch (1890), utilisé en Allemagne, était stérilisable et conçu pour les hôpitaux militaires.
    - Certains modèles étaient si complexes qu’ils nécessitaient une formation spécifique pour les manipuler, donnant naissance aux premières écoles d’anesthésie en France dès 1947.

    De l’outil médical à l’objet de curiosité

    Aujourd’hui, ces masques sont exposés dans des musées comme celui de l’Université Paris Cité, dans l’exposition " Il était une fois l’anesthésie ".
    Mais leur destin ne s’arrête pas là ...

    Curiosité & détournement

    - " Décoration vintage " : leur allure steampunk séduit les amateurs de déco industrielle.
    - " Objets de collection " : prisés par les passionnés de médecine ancienne, ils sont souvent vendus aux enchères ou exposés dans des cabinets de curiosités.
    - " Détournement artistique " : certains artistes les transforment en sculptures, lampes ou masques de théâtre.
    - " Expositions itinérantes " : ils figurent dans des salons d’antiquités médicales, attirant autant les professionnels que les curieux.

    Héritage et fascination

    Ces masques ne sont pas seulement des témoins de l’histoire médicale, ils incarnent une époque où la science tâtonnait, où chaque progrès était une victoire sur la douleur.
    Leur design, leur fonction, leur patine racontent une histoire à la fois technique et humaine.

    Nos exemples du jours : les masques d'anesthésie, du Docteur Curt Theodor Schimmelbusch.

    Masque d'ANESTHESIE  - Curt Schimmelbusch - Médecine - RARE
    Dispositif pour anesthésie ; XIXe siècle ; XXe siècle
    Imaginé par Curt Schimmelbusch à la fin du XIXe siècle, ce masque était utilisé pour les narcoses (sommeil provoqué artificiellement ... ). Sa structure métallique permet de maintenir une gaze imprégnée de chloroforme au-dessus du nez et de la bouche du patient en y plaçant et bloquant un tissu imbibé le plus souvent d'éther.
    références de fabrication notées sur 2 endroits de l'appareil.
    " Les masques Schimmelbusch ont été les premiers à être équipés d'une gouttière pour absorber les excès de principes actifs. Le cadre du masque peut être stérilisé et répond ainsi aux exigences de l'asepsie "(Musée de l'anesthésie, Bochum).
    Le docteur Curt Theodor Schimmelbusch (1860-1895) a conçu ce masque en 1890 pour administrer de l'éther (ou du chloroforme) à des patients anesthésiés devant subir une intervention chirurgicale. Schimmelbusch a tenté d'améliorer la conception originale de son masque anesthésique en 1895, mais sans succès.
    Le masque est conçu pour épouser les contours du visage d'une personne 10 à 12 couches de gaze Gamgee (un pansement chirurgical inventé par Joseph Sampson Gamgee de Birmingham, Angleterre, 1880, d'une épaisse couche de coton absorbant entre deux couches de gaze absorbante) appliquées dessus et serrées en place ) ...
    dimensions : 19 x 11 x 7 cm
    poids : 100 g
    circa : 1910
    état : excellent, ni coup, ni rouille
    ils sont visibles ci-dessous, en cliquant sur les vignettes pour agrandir les images …
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  • Tuesday 30 September 2025 - 10:33
    Petits Lits Blancs et Contes de Fées
  • Monday 29 September 2025 - 18:26
    Bal des Petits Lits Blancs
    Bal des Petits Lits Blancs : pour financer une œuvre de bienfaisance
    Le nom " Petits Lits Blancs " fait référence aux lits d’hôpital destinés aux enfants malades. L’image évoque la fragilité de l’enfance et le besoin de soins, de tendresse et de soutien.

    Le Bal des Petits Lits Blancs : Une tradition mondaine au service de l’enfance

    - Origines et histoire
    Le Bal des Petits Lits Blancs est né d’une initiative philanthropique en 1921, portée par le journaliste Léon Bailby, directeur du journal L’Intransigeant.
    L’objectif était de financer une œuvre fondée en 1917 pour venir en aide aux enfants atteints de tuberculose osseuse.
    Ce gala de charité, rapidement devenu un événement incontournable de la vie mondaine parisienne, se tenait dans des lieux prestigieux comme le Théâtre des Champs-Élysées, l’Opéra Garnier, ou encore le Cercle de l’Union Interalliée. À partir de 1936, il s’exporte sur la Côte d’Azur, notamment au casino Palm Beach de Cannes.
    - Un événement glamour et solidaire
    Le bal réunissait chaque année des personnalités de l’aristocratie, du monde artistique, diplomatique et politique.
    Des artistes célèbres tels que Mistinguett, Arletty ou Fernandel se produisaient gratuitement pour soutenir la cause.
    Même des présidents de la République ont honoré l’événement de leur présence.
    Au programme : dîner somptueux, spectacles, tombola, et bien sûr, le bal. Les bénéfices étaient reversés à l’œuvre des Petits Lits Blancs, reconnue d’utilité publique dès 1919.
    - Une portée nationale et internationale
    Outre Paris et la Côte d’Azur, le bal a connu des déclinaisons locales, comme à Marseille dès 1935, dans les salons de la Préfecture des Bouches-du-Rhône.
    Il a aussi été organisé au Liban, notamment dans les jardins du Palais Sursock à Beyrouth, au profit de la crèche Saint-Vincent de Paul des sœurs de la Charité.
    - Interruption et renaissance
    Interrompu pendant la Seconde Guerre mondiale, le bal renaît en 1947 grâce à l’association Revivre, issue de la Résistance.
    Léon Bailby reprend son organisation jusqu’en 1953. En 1998, après 25 ans d’interruption, le bal est relancé à Beyrouth, dans un esprit de générosité et de nostalgie.

    Les programmes du Bal des Petits Lits Blancs : objets d’art et de solidarité

    Parmi les éléments emblématiques du Bal des Petits Lits Blancs, les 'programmes imprimés' occupent une place de choix. Bien plus que de simples brochures, ils étaient de véritables objets de collection, mêlant élégance, information et engagement caritatif.
    - Conception raffinée et artistique
    *Rédaction* : Chaque programme était soigneusement rédigé, avec un ton mondain et bienveillant. On y trouvait des textes d’accueil, des messages de soutien de personnalités, et des présentations de l’œuvre des Petits Lits Blancs.
    *Présentation* : Le format variait selon les années, mais il s’agissait souvent de livrets luxueux, reliés ou agrafés, parfois ornés de rubans ou de dorures.
    *Illustration* : Les couvertures et pages intérieures étaient illustrées par des artistes renommés ou des dessinateurs de presse. Certaines éditions comportaient des aquarelles, des caricatures ou des motifs Art déco, reflétant le style de l’époque.
    - Un contenu riche et évocateur
    *Textes* : Outre le programme de la soirée (menu, ordre des spectacles, noms des invités d’honneur), les livrets contenaient des articles sur les actions de l’œuvre, des témoignages, et parfois des poèmes ou des récits.
    *Publicités d’époque* : Une part importante du programme était dédiée à des 'annonces publicitaires'. Grandes maisons de couture, parfumeurs, joailliers, hôtels, automobiles… toutes les marques prestigieuses souhaitaient associer leur image à cet événement mondain et solidaire.
    Ces encarts publicitaires sont aujourd’hui de précieux témoignages du style et du commerce de l’époque.
    - Une finalité caritative et festive
    *Participation à la loterie* : L’achat du programme donnait droit à un 'ticket de tombola', dont les lots étaient souvent offerts par les sponsors ou les artistes.
    Les gains allaient de bijoux à des séjours dans des palaces, en passant par des œuvres d’art.
    *Soutien à l’œuvre* : Les recettes générées par la vente des programmes et la tombola étaient intégralement reversées à l’association, permettant de financer des soins, des séjours en sanatorium, ou des vacances pour les enfants malades.

    Héritage et valeur patrimoniale

    Aujourd’hui, ces programmes sont recherchés par les collectionneurs, les historiens et les bibliophiles. Ils témoignent d’un art de vivre, d’un engagement social et d’une époque où la mondanité se mettait au service des plus fragiles.

    Programme du Bal des Petits Lits Blancs 1952

    1 -Informations générales
    - 'Titre' : *Petits Lits Blancs et Contes de Fées*
    - 'Événement' : 24ᵉ Bal des Petits Lits Blancs
    - 'Date' : 20 mai 1952
    - 'Lieu' : Théâtre National de Chaillot, Paris
    - 'Présenté par' : Léon Bailby
    - 'Sous le Haut Patronage' : Monsieur le Président de la République
    - 'Sous le Patronage' : *France-Soir*, *Paris-Presse*, *L’Intransigeant*
    2 - Caractéristiques physiques
    Dimensions : 26 x 21 x 2 cm                   
    Poids : 750 g                            
    Papier : Filigrané Pur Fil Johannot de Marmaty             
    Tirage total : 2 500 exemplaires numérotés      
    Utilité du numéro : Participation au tirage de la tombola 
    3 - Conception et contenu artistique
    - 'Illustrations inédites' par de grands noms de l’art français :
    * Jean Cocteau
    * Jean Picart le Doux
    * Touchagues
    * F. Adnet, L. Maclès, N. Lavaivre, S. Raymond, S. Benjamin, Ray Bret-Koch, CH. Kiffer, J-D. Maillard, P. Stierlin
    - 'Format' : Livret de luxe, couverture rempliée, environ 160 pages
    - 'Esthétique' : Mélange de styles modernes et féériques, en lien avec le thème des contes de fées
    4 - Contenu rédactionnel et publicitaire
    - 'Textes' :
    * Présentation de l’œuvre caritative
    * Programme de la soirée : menu, spectacles, invités
    * Messages de personnalités et textes poétiques
    - 'Publicités d’époque' :
    * Marques de prestige dans les domaines de la mode, parfumerie, automobile, hôtellerie
    * Encarts illustrés, souvent en pleine page, reflétant le luxe des années 1950
    5 - Finalité caritative et festive
    - 'Participation à la tombola' : Chaque programme numéroté servait de billet pour une loterie dont les lots étaient offerts par les mécènes
    - 'Objectif' : Financer les soins et les séjours d’enfants malades dans des établissements spécialisés
    6 - Événement et ambiance
    - 'Spectacles' :
    * Ballets de l’Opéra de Paris
    * Revue avec meneuse de scène
    * Performances de Robert Lamoureux, Marcelle Derrien, Jean Debucourt
    * Chœurs d’enfants en costume marin
    - 'Lieu décoré' : Le Théâtre National de Chaillot transformé en univers féerique
    7 - Valeur patrimoniale
    Ce programme est aujourd’hui un 'objet de collection recherché', témoin d’une époque où l’élégance parisienne se mettait au service de la solidarité. Il incarne l’union du raffinement artistique et de l’engagement social.

    Notre exemplaire du jour : Petits Lits Blancs et Contes de Fées - programme du 20 Mai 1952

    Petits Lits Blancs et Contes de Fées
    1952
    Hors-texte inédits des grands illustrateurs Français
    Thibault de Champigny.
    Papier Filigrané Pur Fil Johannot de Marmaty
    portant le numéro 447, qui permet également la participation au tirage de la tombola
    Sous Le Haut Patronage de Monsieur le Président de La République
    Léon Bailby, présente
    Théâtre National de Chaillot, le 20 Mai 1952
    le vingt-quatrième Bal Des " PETITS LITS BLANCS ".
    Sous le Patronage de FRANCE-SOIR - PARIS-PRESSE-L'INTRANSIGEANT

    dimensions : 26 x 21 x 2 cm
    poids : 750 g
    enrichi de très nombreux "mini-documents" (cartes de visite, cartes publicitaires, etc...) d'époque
    le signet d'origine intact et présent, ave l'inscription publicitaire " MISTIGRI - Jacques Griffe - Paris ".
    le tout (et bien plus encore :) ) visible en détails d'un simple " clic " sur les vignettes ci-dessous…
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  • Monday 29 September 2025 - 17:01
  • Friday 26 September 2025 - 18:13
    Bel exemplaire de the
  • Friday 26 September 2025 - 17:36
    Ladies Fashionable Repository
    Ladies Fashionable Repository : rare édition sous forme de livre-carnet de 1866

    " Ladies Fashionable Repository " : Une pépite oubliée de la presse féminine victorienne

    Une revue née en 1809 : élégance, éducation et distinction
    Le " Ladies' Fashionable Repository " est lancé en 1809 à Ipswich, en Angleterre, dans un format original de "livre-carnet portable", pensé pour les femmes de la "bourgeoisie et de l’aristocratie".
    Ce périodique annuel se distingue par son ambition : "éduquer, divertir et inspirer" les femmes cultivées à une époque où leur accès à la presse restait limité.
    Son contenu mêlait :
    - Des "illustrations de mode" détaillées, souvent en couleur
    - Des "essais littéraires", poèmes et récits
    - Des "conseils domestiques" et de bienséance
    - Des "rubriques culturelles" sur les arts, le théâtre et les voyages

    Une évolution éditoriale sur près d’un siècle ...

    La publication change plusieurs fois de nom et d’éditeur :
    ( Période ) / ( Titre de la publication ) / ( Éditeur principal )
    - 1809–1829 / *Ladies' Fashionable Repository* / Anonyme (Ipswich)
    - 1829–1834 / *Raw's Ladies Fashionable Repository* / Raw
    - 1837–1900 / *Pawsey's Ladies Fashionable Repository* / Pawsey
    Ces changements reflètent les dynamiques du marché éditorial britannique et l’adaptation aux goûts d’un lectorat féminin de plus en plus exigeant.

    Une vitrine de la mode et des mœurs victoriennes

    La revue s’inscrit dans la tradition des grands magazines féminins du XIXe siècle comme " La Belle Assemblée " ou " The Lady’s Magazine ".
    Elle offrait :
    - Des "planches de mode" illustrant les tendances de Londres et Paris
    - Des "modèles de broderie et de couture"
    - Des "critiques de livres et de pièces de théâtre"
    - Des "anecdotes historiques" et portraits de femmes célèbres
    Elle servait à la fois de "guide de style" et de "miroir culturel", valorisant les vertus féminines tout en cultivant l’esprit.

    Une rareté bibliophilique aujourd’hui

    La plupart des exemplaires originaux ont disparu, rendant cette revue difficile à trouver.
    Quelques bibliothèques comme la "British Library" ou la "State Library of New South Wales" conservent des copies numérisées, notamment pour les années 1809 à 1876.
    ** "Valeur estimée" : En état correct, un exemplaire peut valoir "environ 150 €", voire bien davantage pour les éditions illustrées ou rares.

    Pourquoi cette revue mérite-t-elle d’être redécouverte ?

    - Elle témoigne de l’"éveil intellectuel et culturel des femmes" au XIXe siècle.
    - Elle constitue une "source précieuse pour les historiens de la mode et du genre".
    - Elle incarne une époque où la presse féminine était à la fois "élégante, éducative et influente".

    Pour aller plus loin dans les détails vous pouvez aussi ...

    - Lire les archives numérisées sur [la State Library of NSW](https://collection.sl.nsw.gov.au/record/74VKVrrQjMyg)
    - Explorer les collections spécialisées sur [Cardiff University – Gender & Fashion Archives](https://www.cardiff.ac.uk/special-collections/subject-guides/gender-history/fashion)
    - Consulter la [liste complète des périodiques britanniques du XIXe siècle](https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_19th-century_British_periodicals)

    Notre livre du jour : PAWSEY'S LASIES - Fashionable Repository - for 1866

    Imprimé par " HADDOCK " à Ipswich
    Il comporte une foule d'illustrations, gravures ou autres, d'époque, représentant des lieux bien particuliers, de nombreux articles sur la poésie française, italienne, européenne, des énigmes à résoudre.
    Des nouvelles émises par les correspondants à l'étranger de l'éditeur.
    Y figure également un agenda, avec pour chaque mois, les phase de la lune ainsi que jour par jour les différentes fêtes importantes.
    présence d'ex-libris : 
    - S.B.HOWELL - Bookseller, 52 New Street, BIRMINGHAM
    - GUILLOT De Saix
    Ce petit chef-d'œuvre fut apparemment offert ou acheté le 22 décembre 1965 par une certaine " Mrs Alkire ".
    Les gravures, même de ce format, sont absolument superbes de par leur finesse et leur richesse dans les détails.
    Le papier, de belle qualité, comporte une " marque " en relief de style ' blason ' ...
    dimensions : 12 x 8 x 1 cm
    poids : 70 g
    La reliure réalisée en cuir rouge vif, pour l'extérieur, vert foncé pour l'intérieur et munie d'une petite patte de fermeture est en excellent état, les tranches dorées.
    Les pages intérieures, fort bien conservée, livrent leurs textes sans aucun soucis.
    L'ensemble porte évidemment des usures d'usage ou temporelles, mais reste, pour son époque et sa catégorie dans un excellent état de conservation.
    Un fort bel exemplaire !!!
       enjoy :)
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  • Thursday 25 September 2025 - 19:00
    Découvrir la Corse par la route …
  • Thursday 25 September 2025 - 18:27
    from OkWin
    La Corse est bien une île, mais elle n'est pas que "plages " ou lieux de bronzette …
    La découvrir, par la route, par l'intérieur, vous fera découvrir des lieux parfois inconnus ou insoupçonnables. Un vrai régal pour les yeux et des milliers de photographies en prévision.
    En voici un petit échantillon, pris avec un Samsung, en format vertical, pour vous mettre l'eau à la bouche ...
    La Corse
    La Corse : comment la découvrir hors des sentiers battus ?

    Visiter la Corse par la route : entre mer et montagne, un road trip inoubliable

    La Corse, surnommée l’Île de Beauté, porte bien son nom…
    Entre ses plages paradisiaques, ses villages perchés et ses routes sinueuses qui serpentent à travers montagnes et falaises, elle offre une expérience de voyage unique. Et quoi de mieux que de découvrir ses trésors en voiture, à votre rythme, en vous laissant guider par les paysages ?
    Voici un exemple d'itinéraire et quelques conseils pour visiter la Corse par la route, de l’intérieur comme le long des côtes.
    L’intérieur de la Corse : authenticité et nature sauvage
    Loin des stations balnéaires, l’intérieur de la Corse dévoile une autre facette de l’île : plus brute, plus authentique, mais tout aussi fascinante.
    * Corte, cœur battant de la montagne corse
    Commencez votre périple à Corte, ancienne capitale historique nichée au cœur de l’île. Entourée de montagnes, elle est le point de départ idéal pour explorer la vallée de la Restonica, paradis des randonneurs.
    Les routes qui y mènent sont étroites mais spectaculaires, bordées de pins laricio et de torrents cristallins.
    * Les villages perchés de la Castagniccia
    En poursuivant vers l’est, la Castagniccia vous accueille avec ses forêts de châtaigniers et ses villages suspendus comme Piedicroce ou La Porta.
    Ici, le temps semble s’être arrêté. Les routes sont sinueuses, parfois escarpées, mais chaque virage révèle une vue imprenable sur les vallées.
    * Le col de Bavella : entre falaises et pins tordus
    Plus au sud, le col de Bavella est un incontournable. Ses aiguilles de granit rouge dominent la route qui relie Zonza à Solenzara.
    C’est l’un des plus beaux panoramas de l’île.
    En voiture, le trajet est une succession de lacets, mais le spectacle vaut chaque détour.

    Le littoral corse : plages, falaises et villages de pêcheurs

    Après avoir exploré l’intérieur, cap sur les côtes corses, où la mer Méditerranée vous accompagne à chaque virage.
    * La côte ouest : sauvage et spectaculaire
    Depuis Ajaccio, prenez la route vers les Calanques de Piana.
    Classées au patrimoine mondial de l’UNESCO, ces formations rocheuses rouges plongent dans la mer turquoise.
    La route D81, qui relie Piana à Porto, est l’une des plus belles de Corse : étroite, sinueuse, mais bordée de paysages à couper le souffle.
    Continuez vers le nord en direction de Galéria et Calvi. Vous traverserez la réserve naturelle de Scandola, accessible uniquement en bateau ou en randonnée, mais visible depuis certains points de la route. Calvi, avec sa citadelle et ses plages, est une halte parfaite pour se détendre.
    * La côte est : plus douce, mais pleine de charme
    La côte orientale est moins escarpée, mais elle offre de longues plages de sable fin et des villages typiques comme Aleria ou Ghisonaccia.

    C’est aussi une région viticole : n’hésitez pas à faire une pause dans un domaine pour déguster les vins corses.

    * Le sud : entre luxe et nature
    Enfin, le sud de l’île combine glamour et nature sauvage.
    Bonifacio, perchée sur ses falaises de calcaire, est un bijou.
    La route qui y mène depuis Porto-Vecchio longe des plages mythiques comme Palombaggia ou Santa Giulia.
    En voiture, vous pourrez vous arrêter à votre guise pour profiter de criques secrètes ou de points de vue spectaculaires.

    Conseils pratiques pour un road trip réussi en Corse

    - "Louez un véhicule adapté" : les routes corses sont souvent étroites et sinueuses. Un petit véhicule est plus maniable, mais un SUV peut être utile pour les routes de montagne.
    - "Préparez votre itinéraire" : certaines routes peuvent être fermées en hiver ou après des intempéries. Vérifiez les conditions avant de partir.
    - "Prenez votre temps" : la Corse ne se visite pas au pas de course. Prévoyez des étapes courtes et laissez place à l’imprévu.
    - "Respectez la nature" : l’île est fragile. Ne jetez rien, respectez les sentiers et évitez de vous garer en dehors des zones prévues.
    - "Goûtez local" : chaque village a ses spécialités. Fromages, charcuteries, miels, vins… la route est aussi un voyage gastronomique.

    IN FINE : la Corse, une île à découvrir virage après virage

    Visiter la Corse par la route, c’est s’offrir une immersion totale dans une île aux mille visages.
    Des montagnes de l’intérieur aux criques secrètes du littoral, chaque kilomètre est une promesse de découverte.

    Que vous soyez amateur de panoramas, de culture corse ou simplement en quête de liberté, le road trip corse vous laissera des souvenirs impérissables.
    Les quelques photos ci-dessous (vignettes cliquables) vont vous aider à illustrer une partie de ces paysages mémorables; vous pouvez même les télécharger directement en grand format pour les mettre en fond d'écran sur votre smartphone et commencer à ... rêver ...
       enjoy   :)
    © OkWin.fr
  • Wednesday 24 September 2025 - 19:11
    Clochette de table en bronze
  • Wednesday 24 September 2025 - 18:45
  • Wednesday 24 September 2025 - 18:40
    clochettes de table
    clochettes de table : des objets, en bronze, décoratifs, fonctionnels et recherchés

    Les clochettes de table en bronze : entre raffinement et tradition

    Les clochettes de table en bronze incarnent un charme intemporel, mêlant fonctionnalité et esthétique.
    Utilisées autrefois dans les maisons bourgeoises, les hôtels particuliers ou les établissements de prestige, elles servaient à appeler le personnel avec discrétion et élégance.
    Fabriquées en bronze, un alliage noble de cuivre et d’étain, ces clochettes se distinguent par leur son clair et cristallin, leur durabilité, et leur patine chaleureuse qui se bonifie avec le temps.
    Chaque pièce est souvent ornée de motifs décoratifs : fleurs de style Art Nouveau, figures animales, silhouettes féminines ou encore symboles religieux, selon l’époque et la provenance.
    Certaines clochettes, comme celles du XIXe siècle, présentent des détails sculptés à la main, faisant d’elles de véritables objets d’art.
    D’autres, plus sobres, étaient conçues pour un usage quotidien dans les maisons de campagne ou les monastères.
    Aujourd’hui, les clochettes de table en bronze sont prisées par les collectionneurs, les amateurs d’antiquités et les passionnés de décoration vintage.
    Elles trouvent leur place sur une étagère, un bureau ou une table de réception, apportant une touche de nostalgie raffinée à tout intérieur.

    Les Clochettes de table en bronze : l’élégance des femmes en costume médiéval

    Parmi les objets décoratifs les plus raffinés du XIXe siècle, les "clochettes de table en bronze représentant des femmes en costume d’époque" occupent une place singulière.
    À la croisée de l’art décoratif, de l’artisanat d’art et de la nostalgie historique, ces pièces séduisent par leur "esthétique soignée", leur "symbolique forte" et leur "valeur patrimoniale".
    Une silhouette féminine comme prise ou corps.
    La particularité de ces clochettes réside dans leur "prise sculptée", souvent figurée par une femme vêtue d’un costume du Moyen Âge : robe longue à corsage ajusté, coiffe ou hennin, manches bouffantes, parfois même une cape ou un voile.
    Ces représentations ne sont pas anodines : elles évoquent la "noblesse médiévale", les "figures de cour", ou encore les "dames de compagnie", incarnant à la fois la grâce, la retenue et l’autorité discrète.
    Certaines pièces sont inspirées de la "Renaissance" ou du "XVIIIe siècle", mais le style médiéval reste le plus prisé, notamment pour son "romantisme historique" et son "imaginaire chevaleresque".

    Un travail de bronze finement ciselé

    Fabriquées en "bronze massif", ces clochettes témoignent d’un "savoir-faire artisanal remarquable".
    Le métal est souvent "doré", "patiné" ou "bruni", et les détails sont minutieusement travaillés : plis du vêtement, expressions du visage, textures des coiffes.
    Chaque pièce est unique, et certaines sont signées par des fondeurs ou sculpteurs renommés.
    Le corps de la clochette, généralement en forme de jupe évasée, produit un "son clair et cristallin", ce qui en faisait un "instrument fonctionnel" autant qu’un "objet de vitrine".

    Un objet de prestige et de collection

    À l’origine, ces clochettes étaient utilisées dans les "maisons bourgeoises", les "salons aristocratiques" ou les "hôtels particuliers", pour appeler le personnel ou ponctuer les repas.
    Aujourd’hui, elles sont recherchées par les "collectionneurs d’objets anciens", les "passionnés d’histoire" et les "décorateurs d’intérieur" en quête d’authenticité.
    Leur valeur dépend de plusieurs critères :
    - "Époque" : la majorité date du XIXe siècle, période faste pour les arts décoratifs
    - "État" : une clochette intacte, sans fissure ni altération sonore, est très recherchée et convoitée
    - "Rareté" : certaines modèles sont extrêmement rares, notamment ceux représentant des figures historiques ou mythologiques
    - "Origine" : les pièces françaises sont particulièrement prisées pour leur finesse
    Pour les amateurs éclairés
    Posséder une clochette de table en bronze représentant une femme en costume médiéval, c’est "détenir un fragment d’histoire", une "évocation poétique du passé", et un "témoignage du goût raffiné" d’une époque révolue.
    Que ce soit pour enrichir une collection, embellir un intérieur ou simplement pour le plaisir de l’objet, ces clochettes incarnent une forme d’art discrète mais profondément expressive.

    Des détails techniques de fabrication et de conception

    1 - "Matériaux et fonderie"
    - "Bronze" : alliage de cuivre et d’étain, choisi pour sa résonance, sa durabilité et sa capacité à être finement ciselé.
    - La clochette est généralement "coulée en une seule pièce", notamment pour les modèles figuratifs où la robe de la femme forme le corps de la cloche.
    - Après la coulée, la pièce est "retouchée à la main" : ciselage des détails, polissage, parfois dorure ou patine.
    2 - "Mécanisme sonore"
    Il existe deux principaux types de mécanismes internes :
    a. "Le battant suspendu (type "gong")"
    - Un "petit cylindre ou sphère métallique" est suspendu à l’intérieur de la cloche par un fil ou une tige.
    - Lorsqu’on secoue la clochette, le battant frappe les parois internes, produisant un "son clair et prolongé".
    - Ce système est le plus courant dans les clochettes de table anciennes, notamment celles à usage domestique ou liturgique.
    b. "Le marteau à ressort (type "sonnette")"
    - Moins fréquent dans les clochettes figuratives, ce mécanisme repose sur un "petit marteau actionné par un bouton ou levier".
    - Le marteau frappe une plaque ou le corps de la cloche, générant un "son plus sec et ponctuel".
    - Ce système est souvent utilisé dans les "sonnettes de comptoir" ou les "clochettes d’hôtel", mais rarement dans les modèles décoratifs en forme de femme.
    3 - "Conception intérieure"
    - L’intérieur est souvent "creux", avec une ouverture assez large pour permettre au son de se diffuser.
    - Le battant est parfois "fixé à une petite tige métallique" soudée au sommet intérieur.
    - Sur certains modèles, le battant est "amovible", permettant un entretien ou un remplacement.

    Tous ces détails techniques ajoutent à la "valeur historique et artisanale" de chaque clochette ... et si vous en possédez une, il vous faut bien l’observer sous différents angles (et écouter son timbre !) ... pour, peut-être, révéler bien plus qu’un simple objet décoratif ...
    Prenez le temps de 'visiter' la collection de clochettes en bronze ci-dessous et de regarder les détails en cliquant sur les petites vignettes ...
          enjoy :)

    © Ma Petite Brocante en Ligne - duplication interdite
  • Wednesday 24 September 2025 - 18:14

    Battery on fire in a car
    Un beau matin, ma voiture n’a pas démarré : rien ne répondait. Ni la clé à distance, ni le bouton sur la porte. Une fois dedans avec la clé d’urgence (une serrure derrière la poignée de porte), impossible de démarrer.

    J’avais déjà connu ça sur ma précédente voiture (hybride) et même ma Diesel d’avant : manifestement, la batterie 12 V était morte.

    TL;DR : batterie 12 V remplacée et pour l’instant tout semble bon.
    La suite de l’article traite de la raison d’être d’une batterie 12 V dans une EV et comment elle est gérée.

    Car oui : les voitures électriques, avec des grosses batteries 400 ou 800 V ont aussi une petite batterie 12 V (et même une toute petite batterie 3,7 V pour le système eCall, mais ça c’est pas spécifique aux EV). Ici je reviens sur le rôle des batteries, la raison de leur défaillance dans une EV, et ma solution pour ne plus me retrouver coincé à l’avenir et pouvoir me dépanner.

    Batterie 12 V ?

    Le rôle d’une batterie 12 V dans une voiture, qu’elle soit électrique ou thermique, c’est de permettre le démarrage de la voiture. C’est aussi elle qui alimente les accessoires (radio, vitres électriques, phares…), en particulier quand le moteur lui-même ne tourne pas — moteur qui, s’il tourne, entraîne l’alternateur et produit donc du courant lui-même.

    Dans ces voitures thermiques, cela demande une puissance conséquente : plusieurs centaines d’ampères traversent le démarreur d’une voiture thermique, qui va lancer le moteur thermique, très lourd. Une fois lancé, la rotation du moteur thermique s’entretient toute seule.

    Dans une voiture électrique, il serait possible de s’en passer en puisant l’énergie sur la grosse batterie de propulsion. C’est juste qu’avoir un circuit basse-tension permet une certaine redondance sur le circuit haute tension, en cas d’accident par exemple. À mon avis ça pourra changer dans l’avenir, et pour l’instant on utilise surtout ça par héritage des voitures thermiques ; toujours est-il qu’il y en a une.

    Dans une EV, la batterie 12 V sert donc aux accessoires et au démarrage, mais pas du moteur. Un moteur électrique n’a pas besoin de démarreur et il ne tourne pas dans le vide : au point mort, le moteur électrique ne tourne tout simplement pas. Dans ces conditions, le démarrage équivaut à allumer les systèmes électroniques. Lancer tout ça est nettement moins gourmand : le pic d’intensité débité est de seulement 20 A environ sur une EV. Même chose sur les hybrides, où le 12 V alimente le système électronique, qui démarre le moteur électrique, qui lui démarre le moteur thermique (si besoin).

    Notons que sur les EV, la grosse batterie peut recharger la 12 V. On n’a pas d’alternateur comme sur une thermique, mais on a un convertisseur DC-DC. Ce système fonctionne aussi quand on ne roule pas : le système de bord (qui reste partiellement allumé même quand la voiture est éteinte) peut détecter le besoin de recharger la batterie 12 V et le faire, en puisant sur la grosse batterie, ou alors sur la prise de recharge si elle est branchée.

    Ma panne 12 V

    Voiture non-répondante, et ouverte par la clé de secours, j’ouvre donc le capot.

    Au multimètre, la batterie 12 V affiche 3,5 V. C’est une batterie au plomb, comme dans la plupart des voitures. Ces batteries sont en bonne santé quand elles affichent entre 12,6 et 12,8 V. En dessous, elles ont besoin d’une charge, et en dessous de 11,7 V elles sont réputées mortes, et se dégradent par sulfatation : du sulfate de plomb recouvre les anodes, rendant les échanges d’électrons impossibles, plombant (calembour) sa capacité.

    À 3,5 V, donc, ça craint.

    J’ai évidemment un booster chez moi. Un petit truc à 20 €. Il m’avait déjà dépanné par le passé, sur mes précédentes voitures mais aussi au bord de la route pour des inconnus. Câblé sur la batterie, comme je suis entré « en fraude » dans la voiture, l’alarme se déclenche. Appuyer sur « déverrouiller » sur la clé suffit à arrêter le bruit.

    Sauf que n’ayant pas servi depuis 2 ans, le booster était vide et n’a pas su démarrer la voiture complètement. Le système de bord a donc démarré, mais il s’est éteint après quelques instants, en tout cas avant que la voiture ne puisse se lancer complètement, et que la grosse batterie puisse recharger la petite ou prendre son relais.

    En temps normal, dans ma voiture, lorsqu’elle est éteinte, quand la 12 V atteint 12,6 V, la grosse batterie la recharge. Sauf que ça ne le fait qu’un certain nombre de fois, au-delà, la voiture décrète que la batterie a manifestement un problème et cesse de la recharger. Ceci pour éviter de drainer la grosse batterie lors des stationnements prolongés (la voiture ne sachant pas combien de temps elle va rester là). La voiture refuse également de recharger la 12 V quand la grosse batterie est sous 10 %. En tout cas chez Hyundai c’est comme ça. Bien ou mal, c’est comme ça, et ce sont des limites que je comprends (même si c’est ironique d’avoir une énorme batterie pleine et de ne pas pouvoir démarrer à cause d’une 12 V — ironiquement, la première Ioniq en 2016 avait un bouton pour forcer la recharge 12 V depuis la batterie haute tension).
    Tout ceci ne vaut que lors du stationnement : en roulant, c’est essentiellement la grosse batterie qui alimente tout et recharge la batterie 12 V.

    En tout cas, sans 12 V, et booster vide, impossible de démarrer.

    Je fais venir un dépanneur : il me câble la voiture et ça démarre du premier coup (preuve rassurante que c’était le seul problème). La voiture recharge la 12 V et c’est reparti… pour deux jours, avant d’avoir un problème similaire (la 12 V affiche 7,5 V). Je peux recâbler moi-même cette fois avec la batterie d’une autre voiture.
    Idem le lendemain encore : même si cette fois la voiture démarre, elle affiche un message selon lequel la 12 V est faible. Le soir même, impossible de démarrer. Je dois la câbler avec une batterie 12 V que j’ai désormais sous la main.

    Entre-temps j’ai commandé une batterie 12 V neuve. On verra si c’est ça le problème, mais il y a des chances.

    Avec tout ça, le petit booster est mort : il ne charge plus du tout. Je l’ai désossé pour voir comment ça marche avant de le jeter.

    Pourquoi la 12 V est morte ?

    J’ai ma voiture depuis 2,5 ans. La batterie doit avoir un peu moins de 3 ans. Normalement, elles durent entre 3 et 5 ans sur une voiture classique. Ce n’est donc pas une mort « très » précoce, mais c’est tout de même un peu tôt.

    Comme j’ai dit plus haut, sur une thermique, le moteur thermique fait tourner l’alternateur qui recharge la 12 V pendant la conduite. Une partie de l’énergie alimente aussi les accessoires.
    Le même principe a lieu dans une EV, en ajoutant le fait que la 12 V fonctionne aussi quand la voiture est « éteinte » : le gestionnaire de recharge, le BMS, une partie de l’électronique est maintenue en semi-veille. Ce n’est qu’à partir d’une certaine période (plusieurs jours) que la voiture se met en veille bien plus profonde.

    Si la batterie 12 V est à un niveau trop faible durant cette période, la grosse batterie peut la recharger. Tout ceci augmente le nombre de cycles de la petite batterie, qui s’use donc plus vite. Aussi, quand la 12 V est à une tension trop basse (moins de 12,3 V), la voiture ne la recharge plus, et elle finit par totalement se vider à cause des éléments qui tournent en veille et qui tirent du courant dessus, jusqu’à 3 V par exemple, où elle n’allumera plus rien du tout.

    Voilà pourquoi les 12 V sont moins durables sur les EV. C’est en tout cas ce que pense The Ioniq Guy, et ça semble se tenir. Il a eu exactement le même problème que moi sur sa Ioniq 5, et beaucoup de monde aussi, à peu près au même moment (2,5 ans après l’achat, chez Hyundai-Kia, mais aussi ailleurs, comme Tesla).

    Donc on fait quoi ?

    Autant les plaquettes de frein durent la durée de vie de la voiture, et il y a nettement moins de maintenance sur une EV en général, il semble que pour la batterie 12 V, ce soit le contraire : elles s’useraient plus vite et il faut la changer tous les 2-3 ans au lieu de 3-5 ans.
    Le bruit court aussi que chez Hyundai en particulier, les batteries 12 V sont de mauvaise qualité.

    Certains constructeurs commencent à laisser tomber les batteries au plomb (3-5 ans de durée de vie) et à recommander des batteries lithium-Ion (beaucoup plus durables) pour le circuit 12 V. Cela semble être une solution à court terme. À long terme, j’espère et je pense qu’on se passera de ça et qu’on alimente tout avec la batterie haute tension et des convertisseurs DC-DC. Personne ne fera croire à personne d’autre que les >50 kWh dans une batterie ne suffise pas pour alimenter les quelques systèmes critiques autrement alimentés par une 12 V, même s’il faut la recharger souvent, en tout cas sans qu’il y ait un moyen d’afficher un message comme quoi la 12 V arrive en fin de vie.

    On pourrait dores-et-déjà remplacer sa batterie au plomb par une Li-Ion nous aussi, mais les véhicules ne sont pas développés forcément pour ça. Les courbes de tension ne sont pas les mêmes selon les technologies de batteries. Et inversement : surcharger une batterie au plomb ne sera pas dramatique, alors que la batterie Li-ion peut prendre feu. Là aussi, je ne fais ici que citer The Ioniq Guy dans sa vidéo.

    Rappel quand-même pour ceux qui — comme moi — ont ou vont installer une batterie de type « AGM », cela reste une batterie au plomb, et donc pas de problèmes, et les retours sont nombreux et positifs. L’AGM étant une technologie acide/plomb un peu améliorée des acide/plomb classiques.

    Pour ma part

    Pour éviter de me retrouver dans une situation où je suis coincé et de devoir payer 200 € un dépannage pour un peu de courant, j’ai pris mes devants.

    Vu que mon booster premier prix m’a lâché (un peu de ma faute quand-même pour ne pas l’avoir maintenu chargé), j’en ai pris un autre, d’une marque essentiellement professionnelle — GYS. C’est un peu plus cher, mais pour l’avoir testé (après un 4e fail du 12 V), ça marche. J’ai aussi pris une autre batterie 12 V pour la voiture (les liens sont en bas de l’article).

    Concernant le booster, j’ai appris qu’il en existait plusieurs types, en tout cas chez GYS :

    • à batterie au plomb ;
    • à batterie lithium ;
    • à super condensateurs ;
    • des hybrides intégrant plusieurs de ces technos à la fois.

    Ceux au plomb : autant prendre une batterie de 12 V normale et un chargeur et garder ça dans un coin de garage. Un peu moins ergonomique, mais bien plus simple. Pour une EV, une batterie 12 V de tracteur tondeuse, plus petite et légère, suffit (j’ai moi-même pu le constater).

    Les batteries lithium, pas besoin de les charger en permanence (comme celles au plomb), mais il faut les maintenir à un niveau de charge convenable. Donc prévoir de les charger tous les mois. Si elle est vide un bon matin, il faudra aussi plusieurs heures pour la recharger : un dépanneur sera plus rapide.

    Les batteries à super condensateurs n’ont aucune usure dans le temps. Elles se rechargent sur la batterie 12 V déchargée : elle prend le peu d’énergie qui reste dans la batterie durant environ 5 minutes, puis envoient la pâtée durant 10 secondes pour démarrer la voiture. Et ça semble marcher : ma batterie à 7 V a chargé l’appareil, qui a dit que c’était prêt après quelques minutes et j’ai pu repartir.
    Si la batterie 12 V est complètement vide (comme c’est le cas sur mon EV où ça tombe facilement à ~3 V), ça peut ne pas suffire et on peut alors les recharger sur le secteur ou sur USB en quelques minutes également.

    Pour ma part, j’ai pris une hybride super-condensateur + lithium. Pas besoin que la batterie lithium soit toujours à 100 % : les super condensateurs se chargent même avec peu de puissance. Et dans le cas contraire, on peut les charger rapidement. Les super condensateurs offrant une usure nulle, et le booster étant prévu pour servir très peu dans mon cas, ça me semble un compromis pas trop mauvais :

    • le lithium permettra de l’utiliser sur une batterie d’EV complètement vide ;
    • les supercondo peuvent suffire pour toute autre voiture ;
    • pas ou très peu d’usure dans le temps (sauf pour la batterie lithium, qui reste toutefois optionnelle et remplaçable) ;
    • peut être rechargée sur secteur et même USB, ou prise allume-cigare (mais du coup pas sur la voiture qui est en panne).

    J’ai donc pris ça, aussi parce que c’est à 300 €, et que les modèles à super-condensateurs seuls sont plus proches de 1 000 €.

    Comment câbler une voiture ?

    Parce que ce n’est pas trivial : quand vous câblez une voiture dont la 12 V est morte, que ce soit à partir d’un booster, d’une batterie 12 V libre ou d’une autre voiture, retenez la phrase qui rime en anglais « red on dead ».

    Cela signifi « [câble] rouge sur [voiture] morte » : c’est le premier élément à brancher avec les deux pinces des câbles. Ensuite c’est circulaire :

    1. première pince rouge sur la borne + de la batterie de la voiture en panne (« red on dead »)
    2. seconde pince rouge sur la borne + de la batterie (ou de la voiture) de dépannage
    3. première pince noire sur la borne − de la batterie (ou de la voiture) de dépannage
    4. seconde pince noire sur la masse de la voiture en panne (la masse étant toute partie métallique non-peinte de la carcasse de la voiture ; elle est reliée au − de la batterie, mais cela réduit le risque d’étincelles et leurs conséquences).

    Note 1 : sur mon ancienne hybride, les bornes de câblage étaient sur des fiches spéciales dans le boîtier à fusibles sous le capot. La batterie elle-même était dans le coffre arrière.
    Note 2 : la voiture de dépannage doit être démarrée avant de pouvoir sauver celle qui est en panne.

    Pour débrancher, une fois qu’on a réussi à démarrer la voiture morte, c’est dans l’ordre inverse du branchement.
    Faites alors un petit tour avec la voiture pour que l’alternateur (sur une thermique) recharge la 12 V. Sur une EV, on peut laisser la voiture allumée : la grosse batterie chargera normalement la petite, même sans rouler.

    Si vous avez un lecteur OBD — ce que je recommande, car c’est quand-même bien pratique — on peut suivre le chargement de la batterie. Perso je vois un graphique montrant l’intensité du courant que la voiture injecte dans la 12 V pour la charger. Au max, elle y envoie environ 40 A, et ça diminue progressivement jusqu’à ~1 A lorsque la batterie est pleine.

    Enfin, si la panne n’était pas explicable par la vieillesse de la batterie 12 V, il faudra investiguer l’origine : il est possible qu’un accessoire (loupiotte, câble USB…) vide la batterie pendant que la voiture était stationnée. Cela peut aussi être dû à une autre panne ou un câble endommagé quelque part.

    Liens

    Cet article n’est pas sponsorisé, mais les liens suivants sont des liens Amazon affiliés.

    Si ces liens Amazon vous gênent, copiez la référence du produit sans cliquer.
    Ce sont des produits que j’utilise personnellement. Je les valide et ça mérite tout autant d’être dit que lorsque c’est tout pourri.

    J’ai documenté le problème également sur les forums Ioniq 6.

    Image d’en-tête par Google Gemini (IA) — Suggestion de présentation

  • Tuesday 23 September 2025 - 13:13
    Ce métier peut vous rendre riche dans les années à venir - Référencer votre site ou blog sur...
  • Thursday 18 September 2025 - 02:00

    De la mystification de la Grande Idée

    et de la négation de l’expérience

    Festival Hypermondes à Mérignac

    Je dédicacerai ce samedi 20 et dimanche 21 septembre à Mérignac, dans le cadre du festival Hypermondes. Je participe également à une table ronde le dimanche. Et pour tout vous dire, j’ai sacrément le trac, car je serai entouré de noms qui peuplent ma bibliothèque et dont j’ai lu et relu les livres : Pierre Bordage, J.C. Dunyach, Pierre Raufast, Catherine Dufour, Laurent Genefort… Sans oublier Schuiten et Peeters, qui ont marqué mon adolescence et surtout, mon idole, le plus grand scénariste BD de ce siècle, Alain Ayroles (parce que pour le siècle précédent, c’est Goscinny).

    Bref, je me sens tout petit au milieu de ces géants alors n’hésitez pas à venir me faire un coucou pour que je me sente moins seul sur le stand !

    La mythologie de l’idée

    Dans le film « Glass Onion » (Rian Johnson, 2022), un milliardaire de la Tech, parodie de ZuckerMusk, invite des amis sur son île privée pour une sorte de cluedo géant. Qui dégénère évidemment lorsqu’un véritable crime est commis.

    Ce que j’ai beaucoup aimé dans ce film, c’est l’insistance sur un point trop souvent oublié : ce n’est pas parce qu’on est riche et/ou célèbre qu’on est intelligent. Et ce n’est pas parce qu’on arrive à faire croire au public qu’on est surintelligent, au point de le croire soi-même, qu’on l’est réellement.

    Bref, c’est une belle remise à leur place du monde des milliardaires, des influenceurs, starlettes et tout ce qui gravite autour.

    Néanmoins, un point particulier m’a chagriné : toute une partie de l’intrigue repose sur savoir qui a eu le premier l’idée de la startup qui fera le succès du milliardaire, idée qui est littéralement griffonnée sur une serviette en papier.

    C’est très amusant dans le film, mais comme je l’ai déjà dit : une idée seule ne vaut rien !

    L’idée n’est que l’étincelle initiale d’un projet, mais le résultat final sera impacté par les milliers de décisions et d’adaptations prises en cours de route.

    Le rôle de l’architecte

    Si vous n’avez jamais fait construire de maison, vous pensez peut-être que vous décrivez la maison de vos rêves à un architecte. Celui-ci vous propose un plan. Vous validez, les ingénieurs et les ouvriers s’emparent du plan et la maison se construit.

    Sauf qu’en réalité, vous êtes incapable de décrire la maison de vos rêves. Vos intuitions sont toutes contradictoires. Ce que j’appelle le syndrome de « la maison de plain-pied sur deux étages ». Et quand bien même vous avez réfléchi en profondeur, l’architecte va pointer tout un tas de problèmes pratiques avec vos idées. De choses auxquelles vous n’avez pas pensé. C’est très joli toutes ces vitres, mais comment allez-vous les entretenir ?

    Il va falloir faire des compromis, prendre des décisions. Et une fois le plan validé, les décisions continueront sur le chantier. À cause des imprévus ou des milliers de petits problèmes qui n’apparaissaient pas sur le plan. Voulez-vous vraiment un évier à cet endroit vu que la porte s’ouvre dessus ?

    Au final, la maison de vos rêves sera très différente de ce que vous avez imaginé. Pendant des années, vous lui trouverez des défauts. Mais ces défauts sont des compromis que vous avez expressément choisis.

    L’idée d’un roman

    En tant qu’écrivain, il m’arrive régulièrement de me voir poser la question : « D’où te viennent toutes ces idées ? »

    Comme si avoir l’idée était un problème. Des idées, j’en ai des centaines dans mes tiroirs. Le travail n’est pas d’avoir l’idée, c’est de faire le plan puis de transformer ce plan en construction.

    J’ai plusieurs fois reçu des propositions de type : « J’ai une super idée pour un roman, je te la partage, tu écris et on fait 50/50 ».

    Vous imaginez un instant arriver chez un architecte avec un truc griffonné et dire : « J’ai une super idée pour une maison, je vous la montre, vous la construisez, vous trouvez un entrepreneur et on partage » ?

    Contrairement à Printeurs, que j’ai rédigé sans scénario préalable, j’ai écrit Bikepunk avec une véritable structure. Je suis parti d’une idée initiale. J’ai brainstormé avec Thierry Crouzet (nos échanges ont fait naître le fameux flash de l’histoire). Puis j’ai creusé les personnages. J’ai écrit une nouvelle dans cet univers (créant le personnage de Dale), j’ai ensuite travaillé la structure pendant un mois avec un tableau de liège sur lequel je punaisais des fiches. Enfin, je me suis mis à l’écriture. Bien des fois, je me suis retrouvé confronté à des incohérences, j’ai dû prendre des décisions.

    Le résultat final ne ressemble en rien à ce que j’imaginais. Certaines scènes clé de mon synopsis se sont révélées, à la relecture de simples transitions. Des improvisations de dernières minutes semblent, au contraire, avoir marqué toute une frange de lecteurices.

    Le code n’est qu’une série de décisions

    Une idée n’est qu’une étincelle qui peut potentiellement se propager, se mélanger à d’autres. Mais, pour allumer un feu, la source initiale de l’étincelle compte bien moins que le combustible.

    L’invention qui mit cela en exergue est certainement l’ordinateur. Car un ordinateur est, par essence, une machine qui fait ce qu’on lui demande.

    Exactement ce qu’on lui demande. Ni plus ni moins.

    L’humain a été confronté au fait qu’il est extrêmement compliqué de savoir ce que l’on veut. Que c’est presque impossible de l’exprimer sans ambiguïté. Que cela nécessite un langage dédié.

    Un langage de programmation.

    Et maitriser un langage de programmation demande un esprit tellement analytique et rationnel qu’un métier s’est créé pour l’utiliser: programmeur, codeuse, développeur. Le terme importe peu.

    Mais, tout comme un architecte, une programmeuse doit en permanence prendre des décisions qu’elle pense être les meilleures pour le projet. Pour l’avenir. Ou bien elle identifie les paradoxes pour en discuter avec le client. « Vous m’avez demandé une interface simple avec un seul bouton tout en me spécifiant douze fonctionnalités qui doivent avoir un accès direct avec un bouton dédié. On fait quoi ? » (cas vécu).

    De la stupidité de croire en une IA productive

    Ce que je dis paraît peut-être évident, mais lorsque j’entends le nombre de personnes qui parlent de « vibe programming », je me dis que beaucoup trop de monde a été bercé avec le paradigme de « l’idée magique » comme dans Onion Glass.

    Les IAs sont perçues comme des machines magiques qui font ce que vous voulez.

    Sauf que, quand bien même elles seraient parfaites, vous ne savez pas ce que vous voulez.

    Les IA ne peuvent pas prendre correctement ces milliers de décisions. Des algorithmes statistiques ne peuvent produire que des résultats aléatoires. Vous ne pouvez pas juste émettre votre idée et voir le résultat apparaître (ce qui est le fantasme des crétins-managers, cette race d’idiots formés dans les écoles de management qui est persuadée que les exécutants sont une charge dont il faudrait idéalement se passer).

    Le fantasme ultime est une machine « intuitive », qu’il ne faut pas apprendre. Mais l’apprentissage n’est pas seulement technique. L’expérience humaine est globale. Un architecte va penser aux problèmes de la maison de vos rêves parce qu’il a déjà suivi vingt chantiers et eu un aperçu des problèmes. Chaque nouveau livre d’un écrivain reflète son expérience avec les précédents. Certaines décisions sont les mêmes, d’autres, au contraire, sont différentes pour expérimenter.

    Ne pas vouloir apprendre son outil, c’est la définition même de la stupidité la plus crasse.

    Penser qu’une IA pourrait remplacer un développeur, c’est montrer sa totale incompétence quant au travail du développeur en question. Penser qu’une IA peut écrire un livre ne peut provenir que de gens qui ne lisent pas eux-mêmes, qui ne voient que du papier imprimé.

    Ce n’est pas que c’est techniquement impossible. D’ailleurs, beaucoup le font parce que vendre du papier imprimé, ça peut être rentable avec le bon marketing, peu importe ce qui est imprimé.

    C’est juste que le résultat ne pourra jamais être satisfaisant. Tous les compromis, les décisions seront le fruit d’un aléa statistique sur lequel vous n’avez aucun contrôle. Les paradoxes ne seront pas résolus. Bref, c’est et ce sera toujours de la merde.

    Un business, c’est bien plus qu’une idée !

    Facebook n’était pas la première tentative de réseau social entre étudiants. Amazon n’était pas le premier site de vente de livre en ligne. Whatsapp était une application pour afficher sa disponibilité pour un coup de fil à ses amis. Instagram servait à la base à partager sa position. Microsoft n’avait jamais développé de système d’exploitation lorsqu’ils ont vendu la licence DOS à IBM.

    Bref, l’idée initiale ne vaut rien. Ce qui a fait le succès de ces entreprises, ce sont les milliards de décisions prises à chaque instant, les réajustements.

    Prendre ces décisions est ce qui construit le succès, fût-il commercial, artistique ou personnel. Croire qu’un ordinateur pourrait prendre ces décisions à votre place c’est faire preuve non seulement de naïveté, mais c’est également prouver totalement son incompétence dans le domaine concerné.

    Dans Onion Glass, ce point m’a particulièrement chagriné, car poussé à l’absurde. Comme si une serviette avec trois traits de crayon pouvait valoir des milliards.

    Ce petit quelque chose en plus

    Et si je me réjouis de fréquenter tant d’auteurs que j’admire à Mérignac, ce n’est pas pour échanger des idées, mais m’imprégner de leurs expériences, de leur personnalité qui leur fait construire des œuvres que j’admire.

    J’ai dû relire des dizaines et des dizaines de fois l’intégralité de « De capes et de crocs », le chef d’œuvre de Masbou et Ayroles.

    À chaque relecture, je savoure chaque case. Je sens que les auteurs s’amusent, se laissent porter, emporter par leurs personnages dans des bifurcations a priori imprévues, improbables. Quelle IA aurait l’idée de faire intervenir le caquètement d’un poulailler dans la complétion d’un alexandrin ? Quel algorithme se pavanerait de la césure à l’hémistiche ?

    L’humain et son expérience auront toujours quelque chose en plus, quelque chose d’indéfinissable dont le mot m’échappe.

    Ah si…

    Quelque chose que, sans un pli, sans une tache, l’humain emporte malgré lui…

    Et c’est…

    — C’est ?

    Son panache !

    Je suis Ploum et je viens de publier Bikepunk, une fable écolo-cycliste entièrement tapée sur une machine à écrire mécanique. Pour me soutenir, achetez mes livres (si possible chez votre libraire) !

    Recevez directement par mail mes écrits en français et en anglais. Votre adresse ne sera jamais partagée. Vous pouvez également utiliser mon flux RSS francophone ou le flux RSS complet.

  • Sunday 14 September 2025 - 16:32
    Quel est le métier qui va rapporter le plus durant les 2 ou 3 prochaines décennies ... 
    C'est LE métier que vous devez absolument envisager si vous avez pour projet d'entrer bientôt dans la vie active !
    C'est LE métier qui pourra vous rendre riche !
    C'est LE métier que tout le monde, enfin presque, va rechercher très bientôt et pendant ensuite de fort nombreuses années.Pourtant personne, ou si peu, n'en parle !
    Le Détatoueur : Le Sauveur du Futur et des Tatouages Mal Inspirés ...
    ( par un visionnaire, analyste en regrets dermiques et prophète du laser salvateur ).
    Tatouage épaule
    Tatouage épaule : il s'efface peu à peu, mais pas totalement ...

    Le tatouage, ce serment éternel... ou presque !

    Le tatouage, ce noble art ancestral, autrefois réservé aux guerriers polynésiens et aux pirates, est aujourd’hui devenu aussi banal qu’un mug “I love coffee” dans une cuisine de coworking.
    On se tatoue pour se souvenir, pour se rebeller, pour se démarquer… ou juste parce que c’était à -50 % sur une plage de Lloret de Mar.
    Mais voilà : ce qui semblait être une bonne idée à 22h, après trois mojitos et une rupture, peut devenir un fardeau esthétique à 42 ans, quand on est père de famille, cadre supérieur, et que le dragon tribal sur le mollet commence à ressembler à un vieux pigeon asthmatique.

    C’est là qu’intervient LE héros des années à venir : le détatoueur.

    Oui, ce professionnel du laser, du camouflage et du sauvetage cutané va devenir le métier le plus rentable des 10 à 20 prochaines années.
    Pourquoi ?
    Parce que les gens changent. Mais les tatouages, eux, restent. Et parfois, ils vieillissent plus mal qu’un yaourt oublié dans le frigo.

    Pourquoi le détatoueur va-t-il rouler sur l’or ?

    1. Explosion du nombre de tatoués
    En 2025, près de 40 % des jeunes adultes en Europe ont au moins un tatouage. Et ce chiffre grimpe chaque année.
    Plus de tatouages = plus de regrets = plus de clients pour notre ami le détatoueur.
    2. La technologie laser devient accessible
    Les machines sont plus efficaces, moins douloureuses, et surtout, elles coûtent moins cher.
    Résultat : ouvrir un cabinet de détatouage devient aussi simple que de lancer une chaîne YouTube sur les chats qui tombent.
    3. Le tatouage est devenu impulsif
    Avant, on réfléchissait. Maintenant, on clique sur Pinterest, on imprime, et on se fait tatouer “Carpe Diem” sur le poignet sans savoir ce que ça veut dire.
    Le détatoueur est là pour corriger ces élans de poésie approximative.
    4. Les gens changent de vie comme de chemise
    Divorce, reconversion, spiritualité, déménagement à Bali… chaque changement de vie est une occasion de vouloir effacer le passé.
    Et rien ne dit “je suis une nouvelle personne” comme la disparition d’un “Kevin ❤️” sur l’omoplate.
    tatouage sur les doigts
    tatouage sur les doigts : des signes qui deviennent illisibles !

    Les Tatouages à haut potentiel de regret ( le best-of ).

    Voici une petite sélection des chefs-d’œuvre dermiques qui finiront, tôt ou tard, sous le feu du laser :
    - Les prénoms d’ex
    Classique. “Jessica”, “Mohamed”, “Chloé”... tatoués en lettres gothiques ou en cursive romantique. Le problème ?
    L’amour s’efface, mais l’encre reste.
    Et rien ne dit “je suis émotionnellement instable” comme un dos couvert de prénoms barrés.
    - Les tatouages de couple assortis
    Deux moitiés de cœur, des pièces de puzzle, ou pire : des citations partagées (“Together forever” sur l’un, “Until the end” sur l’autre).
    Quand la relation se termine, le tatouage devient une énigme pour les passants.
    - Les symboles ésotériques incompris
    Un œil d’Horus, un mandala, un kanji censé signifier “force” mais qui veut en réalité “soupe de poisson”.
    Le détatoueur est aussi linguiste à ses heures perdues.
    - Les tatouages de jeunesse rebelle
    Crâne, serpent, “No Future” sur le front.
    Très punk à 17 ans, beaucoup moins à 45 quand on est directeur des ressources humaines.
    - Les tatouages qui vieillissent mal
    Un papillon sur la hanche devient une chauve-souris sur le flanc.
    Un tribal sur le bras se transforme en tache d’encre floue.
    Le corps change, l’encre se dilue, et le tatouage devient une œuvre abstraite involontaire...
    - Les tatouages de mode passagère
    “YOLO”, “Live Laugh Love”, “Hakuna Matata”...
    Des slogans qui font sourire à 20 ans, mais qui font grincer des dents à 35 quand on essaie d’être pris au sérieux en réunion.
    épaule tatouée
    épaule tatouée : qui devient une véritable horreur à cacher ou à effacer ...

    Le vieillissement : ennemi juré du tatouage.

    Le corps humain est une œuvre en constante évolution.
    Ce qui était tendu devient flasque. Ce qui était ferme devient... moins ferme…
    Et le tatouage, lui, ne suit pas. Il s’étire, se déforme, se décolore.
    Le lion majestueux devient un chat mouillé.
    Le portrait réaliste devient une caricature de fête foraine.
    Le détatoueur, lui, est là pour remettre de l’ordre dans ce chaos cutané.
    Les changements familiaux : quand les enfants posent des questions gênantes.
    Imaginez : vous êtes à la plage avec vos enfants…
    Votre fils de 8 ans vous demande pourquoi vous avez “Fuck the system” tatoué sur le ventre.
    Ou pourquoi il y a une pin-up nue sur votre bras.
    Ou encore pourquoi vous avez un code-barres sur la nuque.
    Vous tentez de répondre avec humour, mais au fond, vous savez : il est temps d’appeler le détatoueur.
    Les reconversions spirituelles et professionnelles.
    Vous étiez DJ dans les années 2000, maintenant vous êtes professeur de yoga…
    Le tatouage “Bassline Junkie” sur le torse ne colle pas avec votre mantra de paix intérieure.
    Ou vous étiez motard, maintenant vous êtes conseiller fiscal…
    Le crâne en feu sur le cou ? Pas idéal pour inspirer confiance.
    Le détatoueur est votre passeport vers une nouvelle identité.

    Conclusion : Le détatoueur, va devenir le héros moderne, le sauveur, le métier à la mode !!!

    Dans un monde où tout change, où l’identité est fluide, où les erreurs sont humaines mais les regrets sont éternels, le détatoueur est là.
    Il ne juge pas. Il efface. Il libère. Il transforme les “Oups” en “Ouf”...
    Et surtout, il gagne très bien sa vie.
    Alors si vous cherchez une reconversion, oubliez le dropshipping, le coaching en ligne ou la vente de NFT de chats pixelisés.
    Devenez détatoueur.
    Parce que dans 10 ans, quand tout le monde aura un tatouage de licorne sur la fesse gauche, vous serez celui qui pourra l’effacer.
    Et ça, ça vaut de l’or.
            
            enjoy :)
    © refOK.fr - duplication interdite
  • Wednesday 10 September 2025 - 09:31

    Le paysage du marketing digital est composé d’une myriade de canaux et d’outils à disposition des professionnels pour optimiser leur visibilité et leur engagement. Comment allouer judicieusement son budget pour maximiser son impact tout en s’adaptant aux tendances actuelles ? Entre le SEO, le SEA, la nécessité de contenus engageants et la formation continue des équipes, voici une liste détaillée des éléments à considérer pour une stratégie marketing digitale réussie.

    Quels sont les principaux canaux d’acquisition en marketing digital ?

    Le SEO (Search Engine Optimization)

    Le SEO est le fer de lance de la visibilité en ligne. Il ne s’agit pas simplement de se classer parmi les premiers résultats, mais de se démarquer de ses principaux concurrents. Le référencement naturel offre une présence durable, permettant à votre marque de rester pertinente et visible.

    Investissements liés  :

    • Optimisation on-site : Cela englobe la structure du site à la vitesse de chargement, en passant par les balises title et les meta-descriptions. Les coûts peuvent varier en fonction des besoins spécifiques du site ;
    • Audit SEO : Un audit régulier permet de repérer les problèmes potentiels et d’ajuster la stratégie en conséquence ;
    • Outils de suivi et d’analyse : Des outils comme Google Analytics, Matomo et SEMrush sont parfaits pour suivre les performances et ajuster une stratégie digitale ;
    • Achat de liens : l’achat de backlinks permet d’améliorer le référencement d’un site web. Il est possible d’échanger des liens en contactant les personnes en charge des sites sur lesquels vous voudriez un lien externe ou bien d’utiliser des plateformes en ligne comme Rocketlinks ou Ereferer.

    Le SEA (Search Engine Advertising)

    Le SEA est votre allié si vous voulez un impact immédiat sur vos pages. En ciblant précisément vos audiences sur Google, vous bénéficiez d’une visibilité instantanée, idéale dans un environnement concurrentiel.

    Investissements liés :

    • Budget publicitaire : C’est le coût direct de vos annonces. Il varie en fonction de la compétitivité de vos mots-clés et de votre secteur d’activité ;
    • Outils de suivi : Ces outils, comme Google Ads, vous permettent de suivre et d’ajuster vos campagnes en temps réel ;
    • Coûts de création de publicité : Cela prend en compte le copywriting jusqu’à la conception graphique des annonces.

    La newsletter

    Les newsletters sont un outil puissant pour engager et fidéliser votre audience. Elles permettent de garder le contact avec vos clients et prospects, de les informer des nouveautés et de les inciter à revenir sur votre site.

    Investissements liés :

    • Plateformes d’envoi : Des solutions comme Mailchimp ou Brevo permettent d’envoyer des newsletters à grande échelle ;
    • Création de contenu : Cela comprend la rédaction et la conception de la newsletter elle-même ;
    • Design : Un design attrayant augmente les taux d’ouverture et d’engagement ;
    • Segmentation et automatisation : Envoyer des newsletters ciblées en fonction du comportement et des préférences des utilisateurs pour maximiser leur impact, cela nécessite une connaissance approfondie de vos données utilisateurs.

    Budget Marketing

    L’importance de la création de contenu dans votre budget marketing digital

    Le contenu est plus que jamais roi. C’est le moyen par lequel les marques racontent leur histoire, engagent leurs audiences et, en fin de compte, convertissent les prospects en clients. En 2026, avec l’évolution rapide des tendances et des technologies, allouer un budget adéquat à la création de contenu est primordial pour toute stratégie marketing qui se veut efficace.

    Le contenu rédactionnel, qu’il s’agisse d’articles de blog, de descriptions de produits, de newsletter ou d’études de cas, est important pour engager votre communauté ainsi que vous positionner sur les moteurs de recherche. C’est le principal vecteur d’information pour vos audiences et les moteurs de recherche.

    Investissements liés :

    • Rédaction : la rédaction de contenu peut être réalisée en interne via des rédacteurs expérimentés ou vos experts ou bien externalisée via des sites comme rédacteur.com ou textbroker ;
    • Outils : encore une fois, tout dépend de vos moyens de production de contenu. Si vous employez des ressources internes, vous pourriez avoir besoin d’outils comme ChatGPT-4 pour l’aide à la rédaction, Antidote pour la correction et relecture voire Semji ou SEOquantum pour le positionnement des contenus. Si vous faites appel à des rédacteurs externes, prévoyez un budget par texte en passant par des plateformes comme rédacteur.com ou scribeur.com ou bien passez par une agence web.

    Les images et les vidéos captent l’attention rapidement. De plus, la vidéo est devenue le moyen préféré de consommation d’information pour de nombreux internautes. Cependant, ces deux moyens représentent des coûts variables selon vos besoins ainsi que vos budgets marketing.

    Investissements liés :

    • Création de contenu : selon vos besoins, un graphiste peut être dédié à la recherche ainsi qu’à la création d’images et de vidéos pour votre entreprise ;
    • Recherche, utilisation d’images : Des photos engageantes contribuent à la création de contenus percutants. Bien qu’il soit possible d’utiliser des banques d’images libres de droits, un accès à des banques payantes comme Adobe Stock permet d’utiliser des photos professionnelles répondant précisément à vos besoins. Pour des photos spécifiques, il est toujours possible de réaliser des commandes par des photographes professionnels ;
    • Retouche d’image : l’achat ou le renouvellement de logiciels comme la suite Adobe qui permet de créer des images personnalisées est également à prendre en compte dans votre budget marketing ;
    • Coût de création vidéo : La vidéo est un excellent moyen de se démarquer de la concurrence avec un contenu attractif. Une vidéo peut représenter un coût dans votre budget marketing jusqu’à plus de 10 000€ selon les moyens utilisés. Il faut prendre en compte le script, le tournage, l’utilisation d’équipements et de personnels ;
    • Outils : La conception d’images et de vidéos nécessite l’utilisation de logiciels de montage vidéo comme Adobe Première Pro ainsi que des plateformes d’hébergement comme YouTube.

    Les plateformes sociales sont indispensables pour la diffusion du contenu. Elles offrent une chance de toucher une audience plus large et d’interagir directement avec vos clients.

    Investissement liées :

    • Promotion : Les publicités payantes vous permettent d’augmenter la portée de vos publications sur des plateformes comme Facebook, Instagram ou LinkedIn et de toucher une audience ciblée ;
    • Outils de gestion : Des outils comme Hootsuite ou Buffer pour planifier, publier et analyser vos publications ;
    • Outil de création : Des visuels sont impératifs lorsque vous publiez sur les réseaux sociaux. Un compte Adobe Photoshop ou encore Canva peut vous permettre de créer des contenus professionnels adaptés aux réseaux sociaux.

    Budget marketing : Comment définir ses outils marketing ?

    Les outils marketing sont des éléments importants à prendre en considération pour votre stratégie marketing. Afin d’être certain de cerner l’ensemble de vos besoins. Il est important de définir ses outils marketing selon différentes catégories.

    Communication et Emailing

    Comme nous l’avons vu dans notre partie newsletter, les outils de routage vous permettent de communiquer à une large audience. Par exemple, Brevo, anciennement SendinBlue, permet d’envoyer jusqu’à 2000 e-mails par mois pour un coût mensuel de 49€.

    Analyse et suivi de position 

    Lorsque vous faites du SEO, il est impératif de vérifier régulièrement la puissance de vos mots-clés ainsi que le positionnement de vos pages web sur les moteurs de recherche. SEMrush est un outil phare pour l’analyse SEO, ses tarifs allant de 130€ à 500€ par mois. Autre outil d’analyse, SEObserver est idéal pour surveiller la SERP et les changements de position de vos pages. Comptez un budget de 99€ à 999€ par mois selon vos besoins.

    Contenu et design

    L’utilisation d’outils de création et de design est une donnée à prendre en considération lorsque vous créez votre budget marketing digital. Une licence Adobe Creative Cloud vous coûtera un minimum de 60€ par mois en ayant accès à de nombreux logiciels de création graphique afin de réaliser vos images ainsi que vos vidéos. Un accès couplé avec Adobe Stock pour avoir des images professionnelles libres de droits coûte 90€ par mois. Il existe également des alternatives comme Canva, dans ce cas, comptez de 110€ à 240€ par an.

    Planification et automation

    La planification de vos contenus vous offre un gain de temps non négligeable dans la publication de vos contenus web. Des outils comme Buffer, dont les prix varient entre 0€ à 120€ par mois, peuvent vous aider à planifier ainsi qu’à publier vos contenus. Vous créez également des webinars pour votre audience ? GoToWebinar, dont les versions vont de 44€ à 329€ par an, est un excellent choix pour la conception et la diffusion de vos webinars.

    Publicité et acquisition 

    La publicité sur les réseaux sociaux est un bon levier d’acquisition pour votre entreprise. Cependant, il est nécessaire d’y allouer un budget en mesure de vos attentes en matière d’impressions et de leads. La publicité sur LinkedIn, par exemple, a un intérêt pour vendre un service avec un taux de marge conséquent destiné à un univers B2B. 

    Hébergement et frais de service

    On l’oublie souvent, mais pour qu’un site soit visible, il doit posséder un nom de domaine et louer les services d’un hébergeur. Cela occasionne des frais supplémentaires pouvant aller d’une dizaine à plusieurs centaines d’euros selon le nombre de sites web gérés.

    Quel budget marketing pour la formation ?

    Dans un domaine en constante évolution comme le marketing digital, la mise à niveau des compétences n’est pas simplement un plus, c’est une nécessité. La formation garantit que les équipes restent à jour avec les dernières tendances, technologies et meilleures pratiques. Investir dans l’éducation des équipes marketing, c’est investir dans la capacité de l’entreprise à rester compétitive et innovante.

    Allouer des ressources pour la formation requiert une approche réfléchie. Cela dépend des besoins spécifiques de l’équipe, des domaines nécessitant une amélioration et des objectifs à long terme de l’entreprise. Il est important d’évaluer les besoins de vos équipes et de rechercher les opportunités les plus pertinentes afin de servir vos objectifs marketing. Cela peut être des formations en interne organisées par des experts internes à votre entreprise, mais également des formations externes voir des ateliers proposés par des spécialistes avec certifications à la clé. De manière générale, le budget alloué à la formation des équipes ne dépasse pas 5% du budget marketing.

    Investir dans la formation a un coût, mais les retours peuvent être significatifs. L’amélioration des compétences se traduit souvent par une meilleure stratégie marketing, une exécution plus efficace et, en fin de compte, de meilleurs résultats.

    En conclusion, le marketing digital est un écosystème complexe et dynamique qui nécessite une combinaison stratégique de canaux d’acquisition pour maximiser la portée et l’engagement. Cette stratégie se base sur le SEO et le SEA, deux piliers incontournables qui garantissent la visibilité et l’impact immédiat de votre marque dans l’univers numérique. Elle ne se limite pas à ces deux éléments. L’importance de la création de contenu, qu’il soit textuel ou visuel, est indéniable. Elle doit être complétée par une gamme d’outils essentiels qui optimisent et amplifient vos efforts. Enfin, la formation continue des équipes internes est vitale pour garantir que votre entreprise reste à la pointe des tendances et des meilleures pratiques du marketing digital.

    Publié le 15/09/2023

    L’article Comment répartir votre budget marketing pour 2026 ? est apparu en premier sur Brioude.

  • Tuesday 09 September 2025 - 02:00

    À la recherche de l’humanité perdue…

    La mort ou le retour de la lucidité

    Drmollytov est une bibliothécaire qui a été très gravement blessée dans un accident de moto, accident où son mari a perdu la vie.

    Après une période de convalescence et de deuil, elle tente de reconstruire sa vie et, graduellement, elle prend conscience de la frénésie consumériste dans laquelle est engagée toute personne « normale ». Depuis le désir de shopping aux réseaux sociaux en passant par les abonnements aux services de streaming.

    Au plus elle fait du nettoyage dans sa vie, au plus elle retrouve du temps et de l’énergie. Au moins elle éprouve le besoin « d’être vue ». Il faut dire que de poster uniquement sur Gemini, ça n’aide pas pour la visibilité !

    Une phrase m’a marquée sur son dernier billet posté sur Gemini : « Mon seul regret avec les réseaux sociaux, c’est d’avoir été dessus tout court. Ils ont vidé mon énergie mentale, dévoré mon temps et je suis certaine qu’ils ont extrait une part de mon âme. » (traduction très libre).

    Je me rends compte qu’il ne suffit pas de se libérer des mécanismes d’addiction des réseaux sociaux. Il faut également conscientiser à quel point ils ont déformé, détruit, dénaturé nos pensées, nos relations sociales, nos motivations. Pire : ils nous rendent objectivement stupides ! Depuis 2010, le QI moyen est en train de descendre, ce qui n’était jamais arrivé depuis l’invention du QI (quoi qu’on pense de cet outil).

    Les réseaux sociaux sont intrinsèquement liés au smartphone. Ils ont réellement explosé lorsqu’ils se sont optimisés pour la consommation passive sur un petit écran tactile (chose à laquelle Zuckerberg ne croyait pas du tout). À l’inverse, l’addiction aux réseaux sociaux a créé une demande continue pour des smartphones toujours plus brillants et prenant des photos toujours plus susceptibles de générer des likes.

    Comme le souligne Jose Briones, ces interactions permanentes sur une plaque de verre lisse, les écouteurs vissés sur les oreilles, nous font perdre la conscience du tactile, de la matérialité.

    Au-delà de notre addiction aux chiffres colorés

    Quand on a été addict, quand ou y a cru vraiment, quand on y a investi énormément de soi, il ne suffit pas d’arrêter de fumer pour être en bonne santé. Arrêter, ce n’est que le premier pas nécessaire et indispensable. Mais il reste un long chemin à parcourir pour se reconstruire par après, pour retrouver l’humain qui a été blessé, enfoui.

    L’être humain que, finalement, peu de monde a intérêt à ce que vous retrouviez, mais qui est là, enfui sous des notifications incessantes, sous la consultation compulsive de vos likes, de vos statistiques, de vos abonnés. Pour Jose Briones, il a fallu plus de trois ans sans smartphone pour que se calme son angoisse… de ne pas avoir de smartphone !

    Cela fait des années que je n’ai plus de statistiques sur les fréquentations de ce blog. Parce que ce n’est pas très éthique, mais, surtout, parce que cela me rendait fou, parce que ma santé mentale en pâtissait incroyablement. Parce que je n’arrivais plus à être satisfait de mon écriture autrement que par le nombre de lecteurs que ça me ramenait. Parce que de simples statistiques détruisaient mon âme.

    Comme le dit le blog This day’s portion, vous n’avez pas besoin de statistiques !

    Et si le réseau Mastodon est très loin d’être parfait, il est assez simple d’y trouver une instance qui ne vous espionne pas. La majorité ne le fait d’ailleurs pas. Au contraire de Bluesky qui traque toutes vos interactions à travers la société Statsig. Statsig qui vient d’être rachetée par OpenAI, le créateur de ChatGPT.

    On dirait que Sam Altman tente de faire comme Musk et de gagner de l’influence politique en noyautant les réseaux sociaux centralisés. On s’est foutu de la gueule de Musk, mais force est de constater que ça a très bien fonctionné. Et que, comme je le disais en 2023, ce n’est qu’une question de temps avant que ça arrive à Bluesky qui n’est pas du tout décentralisé, contrairement à ce que répète le marketing.

    Mais le pire avec toutes ces statistiques, toutes ces données, c’est que nous sommes les premiers à vouloir les récolter et à nous vendre pour les optimiser et les consulter sur de jolis graphiques colorés affichés sur nos plaques de verre lisse et brillante.

    L’inhumanité d’un monde qui se vend

    Je ne cesse de répéter ce qu’articule justement Thierry Crouzet dans son dernier article : les marketeux ont imposé leur vision du monde, forçant les artistes, les intellectuels et les scientifiques à devenir des commerciaux, ce qui est l’antithèse de leur nature profonde. Car artistes, intellectuels et scientifiques ont en commun d’être dans une quête, peut‑être illusoire, de vérité, d’absolu. Là où le marketing est, par définition, l’art du mensonge, de la tromperie, de l’apparence et de l’exploitation de l’humain.

    Cette destruction mentale enseignée dans les écoles de commerce est également à l’œuvre avec l’IA. Il faudra des années pour que les personnes addicts à l’IA puissent, si tout va bien, retrouver leur âme d’humain, leur capacité de raisonnement autonome. Les développeurs qui dépendent de Github sont en première ligne.

    En espérant que nous puissions arriver à redevenir des humains sans devoir recourir à la solution extrême décrite par Thierry Bayoud et Léa Deneuville dans l’excellente nouvelle « Chronique d’un crevard », nouvelle présente dans le Recueil de Nakamoto, que je recommande chaudement et présenté ici par Ysabeau. Et, oui, les nouvelles sont sous licence libre.

    L’idée derrière Chronique d’un crevard m’a rappelé mon propre roman Printeurs. Ça serait chouette de voir les deux univers se rejoindre d’une manière ou d’une autre. Car c’est ça toute la beauté de la création artistique libre.

    De l’art comme instinct de survie

    De la création artistique tout court, devrais-je dire, jusqu’au moment où les juristes d’entreprise ont réussi à convaincre les artistes qu’ils devaient être des maniaques de la « protection de leur propriété intellectuelle » ce qui les a transformés en victimes de la plus formidable arnaque de ces dernières décennies. Tout comme les marketeux, les juristes d’entreprise sont, par essence, des gens qui vont t’exploiter. C’est leur métier !

    Seule la technique change : les marketeux mentent et te promettent le bonheur, les juristes menacent et corrompent. Les deux ne cherchent qu’à augmenter le bénéfice de leur employeur. Les deux ont réussi à convaincre les artistes d’éteindre leur humanité pour devenir eux-mêmes marketeux et juriste, de faire du « personal branding » et de la « propriété intellectuelle ».

    À ce propos, Cory Doctorow explique très bien sur quelle illusion s’est construite la fameuse « propriété intellectuelle » et à quel point ceux qui l’ont conçue savaient très bien que c’était une arnaque à l’échelle planétaire pour tenter de transformer le monde entier en une colonie étatsunienne.

    Marketeux et juristes ont réussi à convaincre les artistes de haïr ce qui fait la base de leur métier : leur public, renommés « pirates » dès qu’ils ne passent pas entre les barrières Nadar du corporatisme de surveillance. Ils ont réussi à convaincre les scientifiques de haïr ce qui fait la base de leur métier : le partage sans restriction de la connaissance. Le fait que la plus grande base de données scientifiques du monde, Sci-hub, soit considérée comme pirate et interdite partout dans le monde dit tout ce que vous avez besoin de savoir sur notre société.

    Le capitalisme de surveillance pourrit tout ce qu’il touche. Tout d’abord en rendant difficile la vie des contestataires (ce qui est de bonne guerre), mais, surtout, en achetant et corrompant les rebelles qui réussissent malgré tout. Devenu millionnaire, cet artiste antisystème deviendra le premier soutien du système en question et adaptera son slogan : « Soyez rebelles, mais pas trop, achetez mes produits dérivés ! ».

    Tout comme le surréalisme a été la réponse artistique et intellectuelle au fascisme, l’art seul peut sauver notre humanité. Un art brut, tactile, sensoriel. Mais, avant toute chose, un art libre qui se partage, qui se diffuse et qui envoie se faire foutre les notions de propriétés virtuelles.

    Un art qui se partage, mais force le public à partager également, à retrouver l’essence de notre humanité : le partage.

    • Photo d’illustration prise par Diegohnxiv et représentant une fresque en l’honneur de SciHub à l’université de Mexico
    • Printeurs et Le recueil de Nakamoto sont commandables chez votre libraire indépendant préféré ! Les ebooks sont sur libgen, au moins pour Printeurs. Je le sais, c’est moi qui l’ai uploadé.

    Je suis Ploum et je viens de publier Bikepunk, une fable écolo-cycliste entièrement tapée sur une machine à écrire mécanique. Pour me soutenir, achetez mes livres (si possible chez votre libraire) !

    Recevez directement par mail mes écrits en français et en anglais. Votre adresse ne sera jamais partagée. Vous pouvez également utiliser mon flux RSS francophone ou le flux RSS complet.

  • Friday 05 September 2025 - 18:52

    Une IA créant une image.
    Je m’attendais à avoir cette remarque un jour.

    Depuis peu, je me mets à utiliser, parfois, des images générées par IA pour illustrer certains articles de blog. Il ne s’agit que de l’image d’illustration. Les images « techniques » ne le sont pas, et encore moins le texte lui-même.

    Visiblement ça ne plaît pas. Je comprends. Ça ne me plaît pas non plus.

    Avant, je prenais mes images sur des sites qui proposaient des images facilement : de vrais photos que les gens postaient en ligne, et qui en encourageaient la reprise et la diffusion en choisissant une licence le permettant (essentiellement Creative Commons). Tout le monde était gagnant : moi j’avais à disposition des milliards de photos sur pratiquement tous les sujets, et eux voyaient leur photos diffusées, avec un lien et leur nom, exactement comme ils le demandaient. Tout était respecté.

    Il y avait principalement deux sites où je prenais ces images. Le premier — je n’ai plus son nom — a été racheté par un autre qui l’a fermé, et le second — Flickr — a décidé récemment d’obliger tout le monde à s’inscrire pour pouvoir récupérer des images — y compris celles sous licence CC :

    account wall Flickr
    Flickr tu fais CHIER.

    Du coup vous m’excuserez (ou pas, je m’en moque), mais j’ai laissé tomber.

    D’un côté l’on veut défendre l’art « humain », de l’autre on emmerde le plus possible les quelques personnes qui le respectent en les poussant à aller ailleurs. Faut pas s’étonner.
    Vous pouvez être déçu, c’est votre droit. Le miens c’est de refuser d’en prendre la responsabilité cette fois-ci. On dit qu’on crée les monstres en poussant les gens bien à bout : je dirais que c’est le cas ici.

    Non, je ne reviendrai pas dessus : virez toutes ces merdes de popup d’inscription à la con d’abord. Inutile de m’envoyer d’autres liens ou d’autres sites. Je suis largement assez grand pour les trouver moi-même si c’était ce que je voulais.

    Mais j’en ai raz le cul d’avoir à me battre pour faire les choses correctement quand on nous force à les faire mal en compliquant constamment, systématiquement, les choses.


    Le pire, c’est que les exemples sont nombreux pour lesquelles ce genre de cas de figures s’applique : la procédure correcte, légale et convenable est systématiquement une usine à gaz remplie d’embuches totalement artificielles, alors que ceux qui ne les respectent pas ne sont pas emmerdées. Ce n’est même pas une question de pognon. Ce n’est même pas une question de principe, de volonté ou de choix. Non : faire les choses correctement est rendu archi-compliqué pour aucune question valable

    Exemple 1 : Tu as une activité qui rémunère. Tu as le choix de bosser au noir ou de déclarer ça. Sans même parler d’avoir à payer des charges, le site pour créer son activité, ainsi que celui pour déclarer ses revenus sont ont ne peut plus compliqué. Dans certains cas, genre le miens, c’est même impossible à utiliser (je suis dans un cas qui n’est pas prévu par leurs formulaires.
    Du coup bah je fais pas, ou je continue à utiliser le site sachant pertinemment que je déclare sur un account qui est faux car non à jour. La faute à qui ?

    Exemple 2 : Tu veux essayer de te passer d’Amazon, car ce sont les méchants américains qui tuent les petits commerçants ? Bon courage : les sites français sont merdiques et te prennent pour un idiot quand tu leur fait remarquer. Ils ne sont aucun effort, alors qu’Amazon 1) fait tout ce qu’il faut et 2) n’est pas pire que les

    Exemple 3 : Tu veux essayer de trouver un album musical sans le pirater ? « Désolé, cet album n’est pas disponible dans votre pays ». C’est ça, vous allez voir si ça va pas être disponible dans mon pays. Go The Pirate Bay.

    Exemple 4 : Tu veux faire recycler tes piles, tes ampoules en les rapportant dans les bacs de collectes ? Désolé, le bac à piles est plein et déborde. Et il est plein et il déborde 100 % du temps. Rentrez chez vous.
    Pareil pour les bacs à recycler le verre, le bac jaune aussi. On croule sous les emballages qu’on nous impose et on rêve qu’un jour ils remettent la consignation des bouteilles en verre (et en plastique). Mais rêver c’est beau, mais ça ne change pas les choses que personne ne veut (ou n’a d’intérêt) à changer.

    Exemple 5 : Tu veux prendre le train plutôt que la voiture, mais quand tu cherches, soit c’est trois fois le prix, soit le train est supprimé, soit y a des grèves, soit tu dois faire 8 heures de train et passer par Paris pour aller à 100 km de chez toi dans le sud de la France. On marche sur la tête.

    Donc arrêtez vos leçons de moral à deux balles quand vous ne savez que gueuler et que vous ne proposez aucune solution ou pire, que vous nous poussez au « crime » à faire ce qu’on ne devrait pas faire, mais qu’on est contraint de faire quand-même parce qu’il faut bien que ce soit fait.

    Je veux bien faire des efforts, comme j’en ai toujours fait. Mais à un moment c’est à vous de faire les vôtres aussi, et de les faire dans le bon sens, pas le mauvais.

    En attendant, ouais : j’abandonne. Raz le cul.

    Image d’en-tête par IA / Google Gemini ; et je vous merde.

  • Wednesday 03 September 2025 - 02:00

    How I fell in love with calendar.txt

    The more I learn about Unix tools, the more I realise we are reinventing everyday Rube Goldberg’s wheels and that Unix tools are, often, elegantly enough.

    Months ago, I discovered calendar.txt. A simple file with all your dates which was so simple and stupid that I wondered 1) why I didn’t think about it myself and, 2) how it could be useful.

    I downloaded the file and tried it. Without thinking much about it, I realised that I could add the following line to my offpunk startup:

    !grep `date -I` calendar.txt --color

    And, just like that, I suddenly have important things for my day everytime I start Offpunk. In my "do_the_internet.sh", I added the following:

    grep `date -I`calendar.txt --color -A 7

    Which allows me to have an overview of the next seven days.

    But what about editing? This is the alias I added to my shell to automatically edit today’s date:

    alias calendar="vim +/`date -I` ~/inbox/calendar.txt"

    It feels so easy, so elegant, so simple. All those aliases came naturally, without having to spend more than a few seconds in the man page of "date". No need to fiddle with a heavy web interface. I can grep through my calendar. I can edit it with vim. I can share it, save it and synchronise it without changing anything else, without creating any account. Looking for a date, even far in the future, is as simple as typing "/YEAR-MONTH-DAY" in vim.

    Recurring events

    The icing on the cake became apparent when I received my teaching schedule for the next semester. I had to add a recurring event every Tuesday minus some special cases where the university is closed.

    Not a big deal. I do it each year, fiddling with the web interface of my calendar to find the good options to make the event recurrent then removing those special cases without accidentally removing the whole series.

    It takes at most 10 minutes, 15 if I miss something. Ten minutes of my life that I hate, forced to use a mouse and click on menus which are changing every 6 months because, you know, "yeah, redesign".

    But, with my calendar.txt, it takes exactly 15 seconds.

    /Tue

    To find the first Tuesday.

    i

    To write the course number and classroom number, escape then

    n.n.n.n.n.n.nn.n.n.n.nn.n.n.n.n.

    I’m far from being a Vim expert but this occurred naturally, without really thinking about the tool. I was only focused on the date being correct. It was quick and pleasant.

    Shared events and collaboration

    I read my email in Neomutt. When I’m invited to an event, I must open a browser to access the email through my webmail and click the "Yes" button in order to have it added to my calendar. Events I didn’t respond show in my calendar, even if I don’t want them. It took me some settings-digging not to display events I refused. Which is kinda dumb but so are the majority of our tools those days.

    With calendar.txt, I manually enter the details from the invitation, which is not perfect but takes less time than opening a browser, login into a webmail and clicking a button while waiting at each step the loading of countless of JavaScript libraries.

    Invitations are rare enough that I don’t mind entering the details by hand. But I’m thinking about doing a small bash script that would read an ICS file and add it to calendar.txt. It looks quite easy to do.

    I also thought about doing the reverse : a small script that would create an ICS and send it by email to any address added to an event. But it would be hard to track down which events were already sent and which ones are new. Let’s stick to the web interface when I need to create a shared event.

    Calendar.txt should remain simple and for my personal use. The point of Unix tools is to allow you to create the tools you need for yourself, not create a startup with a shiny name/logo that will attract investors hoping to make billions in a couple of years by enshitifying the life of captive users.

    And when you work with a team, you are stuck anyway with the worst possible tool that satisfies the need of the dumbest member of the team. Usually the manager.

    With Unix tools, each solution is personal and different from the others.

    Simplifying calendaring

    Another unexpected advantage of the system is that you don’t need to guess the end date of events anymore. All I need to know is that I have a meeting at 10 and a lunch at 12. I don’t need to estimate the duration of the meeting which is, anyway, usually only a rough estimation and not an important information. But you can’t create an event in modern calendar without giving a precise end.

    Calendar.txt is simple, calendar.txt is good.

    I can add events without thinking about it, without calendaring being a chore. Sandra explains how she realised that using an online calendar was a chore when she started to use a paper agenda.

    Going back to a paper calendar is probably something I will end up doing but, in the meantime, calendar.txt is a breeze.

    Trusting my calendar

    Most importantly, I now trust my calendar.

    I’ve been burned by this before: I had created my whole journey to a foreign country on my online calendar only to discover upon landing that my calendar had decided to be "smart" and to change all events because I was not in the same time zone. Since then, I actually write the time of an event in the title of the event, even if it looks redundant. This also helps with events being moved by accident while scrolling on a smartphone or in a browser. Which is rare but happened enough to make me anxious.

    I had the realisation that I don’t trust any calendar application because, for events with a very precise time (like a train), I always fall back on checking the confirmation email or PDFs.

    It’s not the case anymore with calendar.txt. I trust the file. I trust the tool.

    There are not many tools you can trust.

    Mobile calendar.txt

    I don’t need notifications about events on my smartphone. If a notification tells me about an event I forgot, it would be too late anyway. And if my phone is on silent, like always, the notification is useless anyway. We killed notifications with too much notification, something I addressed here :

    I do want to consult/edit my calendar on my phone. Getting the file on my phone is easy as having it synchronised with my computer through any mean. It’s a simple txt file.

    Using it is another story.

    Looking at my phone, I realise how far we have fallen: Android doesn’t allow me to do a simple shortcut to that calendar.txt file which would open on the current day. There’s probably a way but I can’t think of one. Probably because I don’t understand that system. After all, I’m not supposed to even try understanding it.

    Android is not Unix. Android, like other proprietary Operating System, is a cage you need to fight against if you don’t want to surrender your choices, your data, your soul. Unix is freedom: hard to conquer but impossible to let go as soon as you tasted it.

    I’m Ploum, a writer and an engineer. I like to explore how technology impacts society. You can subscribe by email or by rss. I value privacy and never share your adress.

    I write science-fiction novels in French. For Bikepunk, my new post-apocalyptic-cyclist book, my publisher is looking for contacts in other countries to distribute it in languages other than French. If you can help, contact me!

  • Tuesday 02 September 2025 - 02:00

    Une vie sans notifications

    Avertissement : Cet article parle de mon expérience avec le Mudita Kompakt, mais, n’étant pas lié à cette firme, je ne répondrai à aucune question concernant cet appareil ni le Hisense A5. Tout ce que j’ai à dire au sujet de cet appareil est dans ce billet. Pour le reste, voyez les nombreuses vidéos et articles sur le Web ou rejoignez le forum de Mudita.

    Le grand problème du minimalisme numérique, c’est qu’il n’y a pas une solution satisfaisante pour tout le monde. Sur les forums consacrés au minimalisme numérique, chaque solution est critiquée pour faire « trop » et, parfois par les mêmes personnes, pas assez.

    J’ai vu des personnes en quête d’un dumbphone pour soigner leur addiction à l’hyperconnexion se plaindre de ne pouvoir installer Whatsapp et Facebook dessus. D’une manière générale, j’ai suffisamment d’expérience dans l’industrie pour savoir que les humains sont très mauvais pour déterminer leurs propres besoins, ce que j’appelle « le syndrome de la maison de plain-pied à 3 étages ». Je veux tout, mais que ce soit minimaliste.

    L’addiction à l’écran

    Il y a 6 ans, je pris conscience qu’une grande part de mon addiction à mon smartphone venait de l’écran lui-même. Comme l’a dit un jour un participant à un forum que je fréquente, les écrans sont devenus tellement beaux, les couleurs tellement riches que l’image est plus belle que la réalité. Regarder une photo de paysage aux couleurs saturées et retouchée est plus beau que de regarder le paysage en réalité, avec sa grisaille, son autoroute qui n’apparait pas dans le cadre de la photo, sa pluie fine qui nous rentre dans le cou. Nous n’utilisons plus nos smartphones pour faire quelque chose, ils font partie de notre corps et de notre esprit.

    Dans mon cas personnel, se passer d’écran avec un dumbphone ne pouvait convenir, car l’usage le plus important que je fais de mon téléphone est de m’orienter à vélo et, alors que je suis au milieu de la nature, de créer un itinéraire de retour à charger sur mon GPS. Ça et utiliser Signal, le seul chat de ma vie quotidienne.

    Pour être franc, le concept de dumbphone me dépasse un peu, car s’il y a bien un truc dont je n’ai pas envie ni besoin, c’est d’être joignable partout tout le temps. Si c’est pour laisser un dumbphone en silencieux dans ma poche, autant ne rien prendre du tout !

    Ma quête de sobriété numérique a donc commencé avec l’un des très rares smartphones à écran e-ink, le Hisense A5 (à droite sur la photo d’illustration).

    Le Hisense est un produit bon marché de piètre qualité, à destination du marché chinois. S’il ne disposait d’aucun service Google, il est plein de spywares chinois impossibles à désinstaller (mais que je tentais de contenir avec le firewall Adguard, configuré aux petits oignons pendant des heures).

    Pendant six ans, j’ai utilisé exclusivement cet appareil. Lors de mon premier voyage avec, un trip en train en Bretagne pour un projet de livre, j’ai été en permanence anxieux à l’idée que « quelque chose se passe mal, car je n’avais pas un vrai smartphone ». Mais, petit à petit, je me suis surpris à moins l’utiliser que son prédécesseur, à accepter ses limites. L’écran e-ink lié à la lenteur et aux bugs du logiciel en partie en chinois ne me donnait pas du tout envie de l’utiliser. Très vite, la couleur des écrans de smartphones m’est apparue comme violente, agressive. Mais que je passe quelques minutes sur un tel écran et, soudain, je retrouve un bon vieux shoot de dopamine, une envie de l’utiliser pour faire quelque chose. Quoi ? Peu importe tant que je peux garder les yeux rivés sur ces lumineuses formes mouvantes.

    L’hyperconnexion permanente

    Il m’est souvent arrivé de prétendre que le Hisense n’était pas un smartphone pour éviter d’installer une app soi-disant indispensable pour un service dont j’avais besoin ou, tout simplement, pour obtenir une carte papier dans ces restaurants qui ont l’impression d’être à la pointe de la technologie, car ils ont un QR code scotché sur la table. Mais c’était un mensonge. Car le Hisense est, au fond, un smartphone des plus classiques.

    J’y avais mes emails, un navigateur web et même Mastodon, que j’ai très vite supprimé, mais auquel je pouvais accéder via Firefox ou Inkbro, navigateur optimisé pour les écrans e-ink.

    Mon addiction va beaucoup mieux. J’ai perdu l’habitude d’avoir mon smartphone tout le temps sur moi, ne le prenant pour sortir que si je pense en avoir réellement besoin. Ça n’a l’air de rien, mais, pour certains addicts, sortir sans téléphone est une véritable aventure. Faire l’expérience est une excellente manière de réaliser à quel point on est addict.

    Le Hisense a beau être gros et moche, lorsque je l’avais avec moi et que j’avais un temps mort, je vérifiais si je n’avais pas reçu d’emails. Je devais, comme tout smartphone, penser à le remettre en silencieux lorsque j’avais activé la sonnerie, car je voulais être joignable, faire les mises à jour des toutes les apps que je gardais, car je pouvais en avoir potentiellement besoin. Bref, la gestion classique d’un smartphone.

    Cela me convenait, mais, les smartphones e-ink n’ayant jamais vraiment percé, je me demandais comment j’allais remplacer un appareil qui présentait des signes de faiblesse (batterie qui se vide soudainement, chargement qui ne fonctionne plus que, intermittence).

    C’est alors que j’ai été convaincu par le Kompakt de Mudita.

    Mudita est une entreprise polonaise qui cherche à offrir des produits favorisant la pleine conscience. Des réveils au design épuré, des montres et un dumbphone, le Mudita Pure, qui me faisais grandement de l’œil, car basé sur un système entièrement Open Source. Malheureusement, le Pure était trop minimaliste pour moi, car ne permettant pas d’utiliser mon GPS de vélo.

    Puis est arrivé le Kompakt.

    Basé sur Android, le Kompakt est techniquement un smartphone. En plus petit. Et avec un écran e-ink d’une qualité bien moindre que le Hisense. Et pourtant…

    Premiers pas avec le Kompakt

    La première chose qui m’a frappée en déballant mon Kompakt, c’est que je n’ai dû créer aucun compte, passer par aucune procédure autre que le choix de la langue. Insérez une carte SIM, allumez et ça fonctionne.

    Mudita fait très attention à la vie privée et ne propose aucun service en ligne. Le téléphone est entièrement dégooglisé voire même « décloudisé » (contrairement à, par exemple, Murena /e/OS). Pour la première fois depuis des lustres, je ne devais pas combattre mon téléphone, je ne devais pas le configurer, le transformer.

    C’est incroyable comme ça m’a fait plaisir.

    Pour être transparent, il faut préciser que les développeurs récupèrent des données anonymisées de debug et que ce n’est, pour le moment, pas désactivable. Une discussion à ce sujet est en cours sur le forum Mudita.

    Car, oui, Mudita dispose d’un forum de discussion auquel participe une employée de la firme qui tente d’aider les utilisateurs et se fait le relais vers les développeurs. Un truc qui était la base en 2010, mais qui semble incroyable de nos jours.

    Bref, je me suis senti un client respecté, pas une vache à lait. Et je n’en reviens toujours pas.

    Outre le forum, ce qui m’a frappé avec le Mudita, c’est qu’il pousse réellement l’idée de minimalisme jusque dans ses retranchements. L’application GPS permet de chercher une adresse et de faire un itinéraire piéton, vélo ou voiture. Et c’est tout. Des options ? Aucune, nada, nihil ! Et vous savez quoi ? Ça fonctionne ! Vu que c’est OpenStreetMap, ça fonctionne très bien et j’ai désinstallé Comaps que j’avais mis par réflexe. L’appareil photo… prend des photos et c’est tout (on peut juste activer/désactiver le flash).

    Trouver son chemin avec le Mudita Kompakt
    Trouver son chemin avec le Mudita Kompakt

    C’est comme ça pour toutes les applis : en 10 minutes, vous aurez fait le tour de toutes les options et c’est incroyablement rafraichissant.

    Bon, parfois, c’est limite trop. Le lecteur de musique affiche vos MP3 et les lit par ordre alphabétique. C’est tout. Ils ont promis d’améliorer ça, mais, au fond, je trouve ça amusant d’être limité de cette façon.

    Les choses sérieuses

    Si Mudita n’offre aucun service en ligne, la meilleure manière d’interagir avec son téléphone est le Mudita Center, un logiciel compatible Windows/MacOS/Linux. Après l’avoir téléchargé, vous devez brancher votre téléphone à votre ordinateur avec… retenez votre souffle… un câble USB. (sur Debian/Ubuntu, vous devez être membre du groupe "dialout". "sudo adduser ploum dialout", reboot et puis c’est bon)

    Un câble ! En 2025 ! Incroyable, non ? Quand je vois comme j’ai dû me battre avec le Freewrite d’Astrohaus qui force l’utilisation de son cloud propriétaire, j’apprécie à outrance le fait de brancher mon téléphone avec un câble.

    Avec le Mudita Center, vous pouvez envoyer des fichiers sur l’appareil. Les MP3 pour la musique, les epub ou les pdf, qui seront ouverts dans l’appli E-reader. Pratique pour les billets de train et autres tickets électroniques. Une section est réservée pour transférer les fichiers APK que vous voulez « sideloader ». On s’est tellement fait entuber par Google et Apple qu’on a perdu le droit d’utiliser le mot « installer » en parlant d’un logiciel. Ce mot est désormais privatisé et il faut « sideloader » (du moins tant que c’est encore légalement possible…).

    Dans mon cas, je n’ai sideloadé qu’un seul APK : F-Droid. Avec F-Droid, j’ai pu installer Molly (un client Signal), mon gestionnaire de mot de passe, mon appli 2FA, le clavier Flickboard et Aurora Store. Avec Aurora Store, j’ai pu installer Komoot, Garmin, Proton Calendar et l’app SNCB pour les horaires de train. Pas de navigateur ni d’email cette fois ! Je me suis quand même accordé l’application Wikipédia, pour tester.

    Tout est petit, en noir et blanc (ça, j’avais déjà l’habitude), mais, dans mon cas, tout fonctionne. Attention que ce ne sera peut-être pas votre cas. Les applis qui ont besoin des services Google, comme Strava, refuseront de se lancer (ce qui ne change pas de mon Hisense). Mon appli bancaire nécessite une caméra à selfie (ce que le Kompakt n’a pas) et je vais devoir trouver une solution de rechange.

    Au fait, Mudita ne permet pas de personnaliser la liste des applications. Celles-ci sont classées par ordre alphabétique. Pas de raccourcis, pas d’options. Si c’est perturbant au début, cela se révèle très vite très appréciable, car c’est, une fois encore, un truc de moins à penser, une excuse de moins pour chipoter.

    À noter qu’il est cependant possible de cacher des applications. Si vous n’utilisez pas l’app de méditation, vous pouvez la cacher, tout simplement. Simple et efficace.

    Les notifications

    C’est lorsque j’ai reçu mon premier message Signal que j’ai réalisé un truc étrange. J’ai bien entendu le son, mais je ne voyais pas de notifications.

    Et pour cause… Le Mudita Kompakt n’a pas de notifications ! L’écran d’accueil vous montre si vous avez eu des appels ou des SMS, mais, pour le reste, il n’y a pas de notifications du tout !

    Mon premier réflexe a été d’investiguer l’installation d’un launcher alternatif, InkOS, qui permet une plus grande configurabilité et des notifications.

    Mais… Attendez une seconde ! Que suis-je en train de faire ? Je cherche à refaire un smartphone ! Et si je tentais d’utiliser le Mudita de la manière pour laquelle il a été conçu ?Sans notifications !

    Le seul réel problème avec cette approche c’est que les notifications existent, mais que Mudita les cache. On les entend donc, mais on ne peut pas savoir d’où elles proviennent.

    Dans mon cas, c’est essentiellement Signal (enfin, Molly pour celleux qui suivent). Dans Signal, j’ai donc configuré un profil de notification qui soit silencieux sauf pour les membres de ma famille proche.

    Si j’entends mon téléphone faire un son, je sais que c’est un message de ma famille. Pour les autres, je ne les vois que lorsque je choisis d’ouvrir Signal. Ce qui est exactement ce qu’un système de communication devrait être.

    Bien entendu, les choses se compliquent si vous avez plusieurs applications qui envoient des notifications. Il est possible d’avoir accès aux notifications et de les désactiver par applications en utilisant "Activity Launcher" disponible sur F-Droid. C’est un peu du chipotage, mais ça m’a permis de désactiver les notifications « parasites » de tout ce qui n’est pas Signal.

    La vie sans notifications

    Lorsqu’on accepte ce mode de fonctionnement, le Mudita prend soudainement tout son sens.

    J’avais déjà fortement réduit les notifications sur le Hisense. Il était d’ailleurs en silencieux la plupart du temps. Mais, à chaque fois que je consultais l’écran, je voyais les petites icônes. Machinalement, je glissais mon doigt pour faire apparaître le tiroir à notifications et « vérifier » avant de glisser latéralement pour supprimer.

    Bon sang que j’ai en horreur ces gestes de glissement des doigts, jamais précis, jamais satisfaisant comme le bruit d’une touche qu’on enfonce. Tiens, le Mudita ne permet d’ailleurs pas de « swiper » dans la liste des applications. Il faut faire défiler avec une flèche. C’est minime, mais j’apprécie !

    Mais même si je n’avais pas de notifications sur le Hisense, je vérifiais de temps en temps si je n’avais pas reçu un mail important. Je vérifiais une information sur un site web.

    Oh, rien de bien méchant. Une addiction parfaitement sous contrôle. Mais une série de réflexes dont j’avais envie de nettoyer ma vie.

    Avec le Mudita Kompakt, l’expérience est très perturbante. Machinalement, je saisis l’appareil et… rien. Il n’y a rien à faire. La seule chose que je peux vérifier, c’est Signal. Je suis ensuite forcé de reposer ce petit écran.

    Pas besoin non plus de mettre en silencieux ou en mode avion. Le Kompakt dispose d’un switch hardware « Offline+ » qui désactive tous les réseaux, tous les capteurs, y compris l’appareil photo et le micro. En Offline+, rien ne rentre et rien ne sort de l’appareil. Et quand je suis connecté, je sais que je n’aurai que les appels téléphoniques, les sms et les messages Signal de ma famille proche.

    C’est comme un nouveau monde…

    Tout n’est pas parfait

    On ne va pas se leurrer, le Mudita Kompakt est loin d’être parfait. Il est petit, mais un peu trop gros. Il y a des bugs comme l’alarme qui se déclenche en retard ou pas du tout, comme l’appareil photo qui met près de deux secondes entre la pression sur le bouton et la prise effective de l’image (mais c’est déjà mieux que l’appareil photo du Hisense dont la lentille s’est bloquée après quelques semaines d’utilisation, rendant toutes mes photos irrémédiablement floues).

    Le forum regorge d’utilisateurs insatisfaits. Pour certains car je pense qu’ils n’ont pas conscientisé les limites du minimalisme numérique, qu’ils espéraient un smartphone complet avec un écran e-ink. Mais, dans d’autres cas, c’est clairement à cause de bugs dans le système pour des cas d’usage qui ne me concernent pas directement, comme les problèmes Bluetooth alors que je suis tout heureux d’avoir un jack audio. Le Kompakt utilise une version très fortement modifiée et dégooglisée d’Android 12 (les téléphones Googe sont à Android 16). Le hardware lui-même est assez ancien (plus que mon Hisense). Ce sont des détails qui peuvent se révéler importants. La batterie, par exemple, tient 3/4 jours, ce qui n’est pas extraordinaire en comparaison avec le Hisense. Une heure de hotspot wifi consomme 10% de batterie là où le Hisense n’en perdait pas 3%.

    L’application musicale est vraiment très minimaliste !
    L’application musicale est vraiment très minimaliste !

    Malgré ses limites, l’appareil n’est pas bon marché et il est probablement possible de configurer n’importe quel appareil Android pour avoir un écran épuré et pas de notifications. Mais ce qui me plaît avec le Mudita c’est justement le fait que je ne le configure pas. Que je ne cherche pas à comprendre ce que je dois bloquer, que je ne passe pas du temps à optimiser mon écran d’accueil ou le placement des applications.

    Ça ne conviendra certainement pas à tout le monde. Il y a certainement plein de défauts qui rendent le Kompakt inutilisable pour vous. Mais pour mon petit cas personnel et pour mon mode de vie actuel, c’est un vrai bonheur (à l’exception de cette saleté d’appli bancaire pour laquelle je n’ai pas encore trouvé de solution).

    Accepter de lâcher prise

    Car, oui, je vais rater des choses. Je verrai des mails urgents bien plus tard. Je ne pourrai pas chercher une information rapide quand je suis en déplacement. Je ne pourrai pas prendre de belles photos.

    C’est le principe même ! Le minimalisme numérique c’est, par essence, ne plus pouvoir tout faire tout le temps. C’est être forcé de s’ennuyer dans les temps morts, de planifier certaines expéditions, de demander une information autour de soi si nécessaire, de se dire, dans certaines situations, que la vie aurait été plus facile avec un smartphone traditionnel.

    Si vous n’avez pas effectué à l’avance ce travail de faire le tri entre ce qui est vraiment nécessaire pour vous, ne songez même pas à prendre un téléphone minimaliste comme le Kompakt. Ce téléphone me convient parce que ça fait des années que je réfléchis à ce sujet et parce qu’il est compatible avec mon mode de vie et mes obligations.

    Si vous idéalisez le minimalisme sans réfléchir aux conséquences, vous serez frustrés à la première friction, à la première perte de cette facilité omniprésente qu’est le smartphone. Le minimalisme numérique est également un concept très personnel. Quand je vois le nombre d’appareils connectés que je possède, j’ai du mal à dire que je suis un « minimaliste ». Je cherche juste à conscientiser et à faire en sorte que chaque appareil ait pour moi un bénéfice très clair avec le moins possible de désavantages (comme mon GPS de vélo ou mon analyseur de qualité d’air). Je ne suis pas vraiment minimaliste, je pense juste que le smartphone traditionnel a sur ma vie un impact négatif très important que je cherche à minimiser.

    Certain·es me disent qu’ils n’ont pas le choix. Comme le dit très bien Jose Briones, c’est faux. Nous avons, pour le moment, le choix. C’est juste que ce n’est pas un choix facile et qu’il faut assumer les conséquences, accepter de changer son mode de vie pour cela.

    L’obligation du smartphone

    Et, justement, ce qui est le plus effrayant avec cette démarche de tenter de minimiser l’usage du smartphone, c’est de réaliser à quel point il devient presque obligatoire d’en avoir un, à quel point ce choix devient de plus en plus ténu. Des services commerciaux, mais également des administrations publiques considèrent que vous avez obligatoirement un smartphone récent, que vous disposez d’un compte Google, d’une connexion Internet permanente, d’une batterie bien chargée et que vous êtes d’accord d’installer une énième application dessus et de créer un compte en ligne pour quelque chose d’aussi mondain que de payer un emplacement de parking ou accéder à un événement. Un contrôleur de train me confiait récemment que la SNCB planifiait de supprimer le ticket papier pour mettre en avant l’usage de l’app et du smartphone.

    Sur les forums minimalistes, j’ai même découvert une catégorie d’utilisateurs qui possèdent un smartphone classique pour aller au travail, par simple peur d’être moqué ou de passer pour un rebelle auprès de leurs collègues. De la même manière, certains refusent d’installer Signal ou d’effacer leur compte Facebook par crainte que cela puisse paraître suspect. Une chose me semble claire : si c’est la peur de potentiellement paraître suspect qui vous retient, il est urgent d’agir maintenant, tant que cette suspicion n’est que potentielle. Installez Signal et GrapheneOS ou /e/OS maintenant pour avoir l’excuse, dans le futur, de dire que ça fait des mois ou des années que vous fonctionnez comme cela.

    Dans le cas du smartphone, je constate avec effroi que s’il est théoriquement possible de ne jamais en avoir eu, il est extrêmement difficile de revenir en arrière. Les banques, par exemple, empêchent souvent de revenir à une méthode d’authentification sans smartphone une fois que celle-ci a été activée !

    Je souris quand je pense aux fois où mon refus du smartphone m’a valu une réflexion de type : « Ah ? Vous n’êtes pas à l’aise avec les nouvelles technologies ? ». Souvent, je ne réponds pas. Ou je me contente d’un « si, justement… ». Au moins, avec le Mudita, je pourrai le brandir et affirmer haut et fort : je n’ai pas de smartphone !

    Vous et moi, nous savons que ce n’est techniquement pas tout à fait vrai, mais ceux qui veulent imposer l’ubiquité du smartphone GoogApple sont, par définition, des ignares technologiques. Ils n’y verront que du feu… Et, pour un temps, ils seront encore forcés de s’adapter, d’accepter que, non, tout le monde n’a pas tout le temps un smartphone.

    Je suis Ploum et je viens de publier Bikepunk, une fable écolo-cycliste entièrement tapée sur une machine à écrire mécanique. Pour me soutenir, achetez mes livres (si possible chez votre libraire) !

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  • Monday 01 September 2025 - 18:56

    (un peu en retard)

    Voir ces tweets divers :

    L’état de Paris ce matin [ndlr : après la fête de la musique] en dit long sur ce que nous sommes devenus : des porcs.
    Ville Lumière
    Beaucoup d’affluence en ville hier soir pour une fête de la musique réussie à ClermontFerrand. Merci aux agents des Espaces Publics de @ClrmntMetropole
    à l’œuvre ce matin pour nettoyer les rues. C’est ça le service public.
    #ClermontFerrand
    Olivier Bianchi (Maire de Clermont Ferrand)

    Lors de la dernière fête de la musique, le lendemain de la fête en fait, des photos circulent où l’on voit des rivières de déchets traîner partout sur les lieux de la fête. Beaucoup s’en offusquent, d’autres — y compris des officiels — remercient, à juste titre, les équipes qui nettoient tout ça.

    En face de ceux qui s’en offusquent on trouve ceux qui disent, typiquement « laissez-les s’amuser », ou « c’est normal après une fête ». Je n’ai pas vu le très classique « ça fait du boulot pour ceux qui nettoient », mais on aurait pu s’y attendre aussi.
    Ils ajoutent parfois même « vous faisiez pareil quand vous étiez jeunes ! ».

    À ceux-là je voudrais réagir.

    Déjà, non, personnellement, et la plupart des gens que je connais depuis tout petit, je n’ai pas été élevé à laisser mes déchets traîner partout. Jamais. Pas même un chewing-gum. Si on le faisait malgré tout, on se faisait remettre au pas pour réparer l’erreur. Pas méchamment, pas durement. Mais fermement, et jusqu’à ce que le message soit rentré. Une culture de la propreté, du respect de l’espace commun. Des choses qui sont devenues automatiques et naturels désormais. Tout comme dire bonjour quand on arrive dans une boulangerie ou une épicerie, ou de ne pas violenter un animal. Des trucs simples en somme, mais manifestement pas normalisées pour tout le monde.

    Ensuite, vous savez qu’on peut faire la fête et ranger après ? C’est tout à fait possible, hein : aucune force de la nature n’empêche cela.

    C’est peut-être une question d’éducation, à la fois des parents, mais aussi des profs, des surveillants à l’école, et de tout le monde qui joue un rôle dans la vie quand on est enfant, ado, et même après, mais pas uniquement. L’apprentissage et l’application des règles élémentaires de vie en société ne s’arrête pas à 18 ans, et ni après non plus, ni encore moins avant — désolé si vous l’apprenez ici.

    Tu ne balances pas tes trucs par terre, point.

    Y a aucun argument contre ça, hormis peut-être les déchets organiques (trognon de pomme, …) et encore, tu fais ça pas n’importe où. En cambrousse ou dans la forêt, personne n’y verra d’inconvénient. Ça retourne juste à la terre, d’où ça vient. Le faire en plein supermarché ou sur le trottoir, par contre, si.

    Ensuite, vous voulez être libres ? Vous lâcher ? Êtres « jeunes » ? Très bien : lâchez-vous. Mais remettez les lieux dans l’état où vous l’avez trouvé. C’est pas compliqué.

    J’ai moi-même été jeune, j’ai moi-même fait des conneries, ou participé à ce genre de trucs. Et le fait encore. Il y a un exemple qui me marquera toujours, car c’est à mon avis une très bonne règle et un exemple parfait de « bonne » façon de faire de la part de l’autorité qui doit rendre des comptes à la fin de la journée face à des « jeunes qui se lâchent ».

    On était à l’école (en classe prépa), à l’internat. J’étais en première année, comme tous ceux de notre étage. Les secondes année étaient à l’étage au-dessus. Les secondes année ne se gênaient pas pour descendre et nous réveiller à 03 h du matin et retourner la chambre. Pas tous les jours, bien-sûr, mais de temps en temps. Ça faisait partie du trip, et c’était en vrai pas méchant et drôle. Bref : on s’amusait.

    Toujours était-il qu’on n’allait pas se laisser faire face à eux. Une nuit d’hiver, on est donc descendu dans la neige avec des poubelles et on a pourri leur étage.

    Le surveillant est arrivé. Il n’en revenait pas trop du bordel qu’il y avait : tout le monde hors du lit, de la neige partout dans les couloirs, les gens par terre à glisser comme des pingouins sur la neige. Bref, un cirque pas possible à 23 heures en semaine. Mais c’était amusant, et ponctuel.

    Il ne nous a pas engueulé. Soit parce qu’il était passé par là peu avant aussi (il n’était pas très vieux), soit qu’il n’en revenait pas du bordel que c’était.

    Il a simplement dit « ok, je vais faire comme si j’avais rien vu. La seule chose : quand je vais repasser dans une demi-heure, je veux que tout soit propre, sec, et tout le monde dans son lit ».

    En gros : on a foutu le bordel, très bien. C’est resté gentil, juste de l’eau sur le sol en lino, mais maintenant vous rangez, et rien de tout ça ne sortira du dortoir.
    Et il est repassé une demi-heure après : out était propre, sec et rangé. Tout le monde s’y est attelé : les 2ᵈ année (cible du méfait) et les 1ʳᵉ année (nous, les auteurs).

    Ce que je veux dire, c’est que la liberté c’est bien : ça permet de faire ce qu’on veut. Mais il n’est pas de libertés sans responsabilités. Et quand on est libre d’appliquer la deuxième loi de la thermodynamique en faisant croître l’entropie d’un dortoir un soir, la responsabilité qui va avec, c’est que tout soit propre et rangé au matin (le surveillant ayant ouvert le système fermé du dortoir, l’entropie peut de nouveau être abaissée #blagueDePrépa #TMTC).

    Donc non, être jeune n’est pas une excuse.
    La fête n’est pas une excuse non plus.
    L’absence de poubelles encore moins. L’absence de poubelles n’est pas même une explication à ce bordel.

    Inutile de chercher : des excuses il n’y en a pas.

    La seule raison, c’est que vous êtes mal élevés, sales, et que vous vous en foutez de vos responsabilités.

    Vous savez comment on appelle un être humain qui veut faire ce qu’il veut sans avoir de responsabilités tout en laissant le problème de sa merde aux autres ? On appelle ça un bébé.

    Alors soit vous remettez tous une couche, soit vous grandissez un peu et arrêtez ces inepties et encore plus c’est « c’est pas moi », « mais on est jeunes », ou « c’est normal ».

    Les Japonais y arrivent : à chaque événement sportif international, ils sont là à ranger leurs tribunes. On les admire pour ça. Pourquoi pas nous ? C’est quoi qui nous empêche de faire pareil, d’être admirable ? Hein ?
    Hormis la flemme, la volonté de passer pour des clochards, ou de penser que ça donne l’air cool d’être un gros porc ? Spoiler : ça n’est pas cool, au contraire.

  • Sunday 31 August 2025 - 16:57
    Yves Lohé : artiste français contemporain
  • Sunday 31 August 2025 - 13:43
    Yves Lohé : un artiste contemporain de plus en plus recherché !
    Découvrez l'univers captivant d'Yves Lohé, un sculpteur français contemporain dont l'œuvre allie la force du bronze à la poésie de la pâte de verre.
    Cet artiste prolifique a su créer un style unique qui séduit les collectionneurs et les amateurs d'art du monde entier.

    Yves Lohé : Une alchimie entre force et lumière

    Pour les amateurs d'art et les collectionneurs, l'œuvre d'Yves Lohé est une découverte fascinante, un mariage unique entre des matériaux bruts et la poésie de la lumière.
    Ce sculpteur français, né en 1947 dans le Nord de la France, a su bâtir un univers artistique singulier, où la puissance du bronze et la délicatesse de la pâte de verre dialoguent pour créer des pièces chargées d'émotion.

    De l'artisanat du feu à l'expression sculpturale

    Le parcours d'Yves Lohé est marqué par une quête constante de la matière et de l'expression.
    Il fait ses premiers pas dans le monde de l'art en 1972, en effectuant un stage chez " Abel Bataillard ", maître ferronnier de Pigalle, où il apprend l'art du 'fer forgé', le "premier des arts du feu".
    C'est à partir de 1974 qu'il se consacre pleinement à la sculpture, exposant dans les salons parisiens avec les Artistes Français Indépendants.
    Ses débuts sont caractérisés par des créations en fer forgé, aux formes filiformes et linéaires, représentant notamment des mains et des personnages.
    En 1979, un tournant majeur s'opère : il construit son propre atelier de bronze et abandonne le fer forgé pour se dédier entièrement à cette matière plus "noble et expressive".
    Le bronze devient son matériau de prédilection, utilisé pour sa force et sa capacité à capturer le mouvement et les gestes humains avec une grande finesse.
    La seconde révolution artistique se produit en 1991, lors de sa rencontre avec le maître verrier " Werner Manesse ".
    Celui-ci lui transmet " l'alphabet du verre ", ouvrant la voie à l'exploration de la transparence, de la lumière et des couleurs.
    L'intégration de la " pâte de verre " à ses œuvres en bronze est désormais sa signature, créant une "poésie visuelle unique".

    Les thèmes et les matières : un éloge du mouvement

    L'œuvre d'Yves Lohé se distingue par un mélange de fluidité, de force et de légèreté.
    L'artiste ne se contente pas de sculpter des formes ; il "raconte des histoires, suggère des émotions, et joue avec la lumière".
    Ses thèmes récurrents sont profondément humains et poétiques:
    1 - La musique : Un thème central dans son œuvre. Ses bronzes représentant des instruments comme le violon, le saxophone ou la mandoline ne se contentent pas de reproduire des formes ; ils "traduisent le mouvement du musicien, la vibration de l'instrument et l'émotion du moment".
    Des œuvres comme *Bach Violin Sculpture*, *Violonissimo* ou *Le Saxophoniste* en sont des exemples emblématiques.
    2 - La danse et l'expression corporelle : Lohé capture le mouvement et la grâce à travers des personnages qui semblent en pleine performance.
    3 - La nature et les animaux : On retrouve également des thèmes animaliers, avec des sculptures de poissons ou d'oiseaux. Il réalise des pièces notables comme *Le Poisson* ou *Les Deux Chouettes*.
    4 - Les scènes de vie : Il sculpte des scènes de rue et des figures humaines qui évoquent la poésie du quotidien.

    Reconnaissance et place sur le marché de l'art

    Le talent d'Yves Lohé lui a valu une reconnaissance notable, notamment auprès des collectionneurs.
    L'artiste est représenté par la " Galerie Sir-Hill ", qui lui consacre un espace permanent.
    Son travail est très recherché sur le marché de l'art, avec plus de ' 520 ventes aux enchères ' enregistrées dans la catégorie Sculpture-Volume.
    Ses pièces se vendent pour des prix allant de quelques centaines à plusieurs milliers d'euros. *
    On peut trouver ses œuvres sur des plateformes comme Artsper, Artnet ou Barnebys.
    Ses sculptures, souvent de taille moyenne (20 à 40 cm), sont appréciées pour leur belle stabilité et leur finition soignée.
    Lohé utilise également des techniques mixtes, associant le bronze et le verre à des éléments musicaux ou à des formes abstraites.
    Son œuvre est une exploration sensorielle, où la transparence du verre devient "une fenêtre sur l’âme de la matière".
    En somme, acquérir une œuvre d'Yves Lohé, c'est investir dans une pièce unique qui témoigne d'une maîtrise technique rare et d'une sensibilité artistique profonde.
    C'est accueillir un fragment de mouvement, de musique et d'émotion dans son intérieur ...

    Le Bronze du jour de Yves Lohé : Violoncelle & Tabouret.

    " Silence musical " – Sculpture en bronze de Yves Lohé
    Dans cette œuvre empreinte de poésie, Yves Lohé capture l’instant suspendu entre deux notes, entre présence et absence.
    Une chaise stylisée accueille un violoncelle appuyé contre son dossier, tandis qu’une partition repose délicatement sur l’assise.
    Le musicien semble s’être éclipsé, laissant derrière lui les traces d’une émotion partagée.
    Le bronze, patiné avec élégance, confère à la scène une chaleur intemporelle.
    Les formes épurées et abstraites invitent à la contemplation, à l’écoute intérieure.
    La signature "LOHE" gravée sur le violoncelle affirme la main de l’artiste, discrète mais essentielle.
    dimensions : 19,5 x 12 x 12 cm
    poids : 1000 g
    époque : années 80's
    circa : 1985
    Cette sculpture est une ode à la musique comme mémoire, à l’objet comme témoin, et à l’art comme silence habité...
    Cette sculpture en bronze, à la fois poétique et énigmatique, met en scène une chaise stylisée sur laquelle repose un violoncelle accompagné d'une partition musicale.
    L’ensemble évoque une pause dans le temps, comme si le musicien venait de quitter son instrument après une interprétation émotive.
    Les formes sont volontairement simplifiées, presque abstraites, ce qui confère à l’œuvre une dimension symbolique : la musique devient mémoire, et la chaise, un témoin silencieux.
    Le fini patiné du bronze ajoute une touche de nostalgie, renforçant le caractère intemporel de la scène ...
    Découvez-le en détails dans la galerie ci-dessous ...
        enjoy :)© Ma Petite Brocante en Ligne - duplication interdite
  • Friday 29 August 2025 - 12:43
    PEGASUS : le logiciel espion qui fait trembler le Monde entier - Référencer votre site ou blog sur...
  • Thursday 28 August 2025 - 19:06
    Depuis sa révélation au grand public en 2016, Pegasus est devenu synonyme de cyberespionnage à grande échelle.
    Développé par la société israélienne NSO Group, ce logiciel espion d’une redoutable efficacité a bouleversé la perception mondiale de la cybersurveillance.
    Officiellement conçu pour lutter contre le terrorisme et le crime organisé, il s’est rapidement transformé en arme numérique utilisée à des fins beaucoup plus controversées.

    Revenons en détails, pour mieux le connaître, sur l’origine, le fonctionnement, les controverses et les répercussions géopolitiques de Pegasus, tout en mettant en lumière les alternatives concurrentes et les réactions politiques internationales ...

    PEGASUS : Origine et objectifs initiaux

    Pegasus a été commercialisé dès 2013 par NSO Group et découvert publiquement en 2016.
    L’outil était présenté comme une solution pour les États confrontés à la menace du terrorisme et du crime organisé. Mais très vite, son usage a dépassé ce cadre officiel.
    PEGASUS
    PEGASUS : logiciel espion

    Comment fonctionne Pegasus ?

    Pegasus cible les smartphones iOS et Android avec une sophistication inégalée :
    * Méthodes d’infection :
    - attaques dites *zéro-clic* (aucune action nécessaire de la victime),
    - campagnes de phishing via des liens piégés.
    * Capacités d’accès :
    - récupération de messages, appels, photos, contacts et mots de passe,
    - activation discrète du micro et de la caméra,
    - géolocalisation en temps réel.
    Ce qui rend Pegasus encore plus inquiétant : il est quasiment indétectable, même par les meilleurs experts en cybersécurité.

    Clients, scandales et utilisations abusives de ce logiciel d'espionnage

    Si certains gouvernements européens (comme la Pologne ou l’Allemagne) l’ont utilisé pour des enquêtes légitimes, de nombreux cas d’abus ont été documentés :
    * Espionnage de journalistes, militants, avocats et même chefs d’État.
    * Le Projet Pegasus, en 2021, a révélé une base de données de plus de 50 000 cibles potentielles.
    * Parmi les victimes célèbres : Emmanuel Macron (France), Pedro Sánchez (Espagne) et de nombreux responsables politiques africains et du Moyen-Orient.
    Le coût du service est à la hauteur de sa puissance : jusqu’à 650 000 dollars pour 10 cibles, hors frais d’installation.

    Les implications géopolitiques que peut avoir un logiciel comme Pegasus

    Pegasus n’est pas seulement une question de cybersécurité : c’est un outil de géopolitique.
    * Espionnage entre États : des dirigeants étrangers ont été ciblés, provoquant des crises diplomatiques.
    * Israël au cœur du dispositif : la vente de Pegasus est soumise à l’autorisation du ministère israélien de la Défense, en faisant un instrument stratégique de diplomatie.
    * Clients controversés : Maroc, Arabie Saoudite, Azerbaïdjan… souvent accusés d’utiliser Pegasus pour traquer journalistes et opposants.
    * Guerre économique : l’accès à des données sensibles peut influencer des rivalités industrielles (exemple : Airbus vs Boeing).

    Réactions politiques et juridiques dans le monde entier !

    L’affaire Pegasus a provoqué une onde de choc mondiale :
    * Appels à un moratoire : Amnesty International demande la suspension de la vente de technologies de surveillance tant qu’un cadre légal protecteur des droits humains n’est pas instauré.
    * Enquêtes officielles : le Parlement européen a créé la commission PEGA pour enquêter sur Pegasus et d’autres logiciels espions.
    * Procès : NSO Group fait face à plusieurs poursuites, notamment aux États-Unis, pour espionnage illégal.
    * Réactions nationales :
    a - France : Conseil de défense exceptionnel et renforcement de la cybersécurité.
    b - Maroc : accusé d’espionnage, dément et attaque Amnesty en justice.
    c - Algérie : enquête judiciaire pour atteinte aux droits humains.
    d - Espagne : 47 cas suspects liés à Pegasus.
    e - Hongrie : plus de 300 téléphones ciblés, scandale politique.
    f - États-Unis : mise sur liste noire de NSO Group et interdiction de l’usage de Pegasus par les agences fédérales.
    Cyberespionnage
    Cyberespionnage : des actions menées dans la Monde entier !!!

    Pegasus : le suivi de l'actualité géopolitique et juridiques.

    Pegasus a révélé une guerre invisible entre États, où l'information est une arme :
    - "Espionnage d’État à État" : Des chefs d’État comme Emmanuel Macron ou Pedro Sánchez ont été ciblés. Cela a provoqué des tensions diplomatiques majeures.
    - "Israël au cœur du jeu" : NSO Group ne vend Pegasus qu’avec l’aval du ministère israélien de la Défense, ce qui en fait un outil de diplomatie stratégique.
    - "Clients controversés" : Maroc, Arabie Saoudite, Azerbaïdjan… Des régimes autoritaires ont utilisé Pegasus pour traquer journalistes et opposants.
    - "Guerre économique" : L’accès à des données sensibles permet de prendre l’avantage dans des conflits industriels (ex. Airbus vs Boeing).

    L’affaire Pegasus a déclenché une vague de réactions juridiques et politiques :

    - "Appels à un moratoire mondial" : Amnesty International demande l’arrêt de la vente et de l’exportation des technologies de surveillance jusqu’à la mise en place d’un cadre conforme aux droits humains.
    - "Enquêtes parlementaires" : Le Parlement européen a lancé la commission PEGA pour enquêter sur l’usage de Pegasus et de ses équivalents.
    - "Cadres juridiques nationaux" : Chaque pays a ses lois sur la surveillance, mais les mécanismes de contrôle sont souvent jugés inefficaces ou trop opaques (ex. Hongrie, Grèce, Pologne).
    - "Procès en cours" : NSO Group fait face à des poursuites, notamment aux États-Unis, pour espionnage de journalistes.

    Pegasus n’est pas seul : des alternatives inquiétantes existent ...

    Pegasus a révélé au grand jour une industrie mondiale du cyberespionnage.
    D’autres logiciels espions sont tout aussi puissants !
    Un petit comparatif ...
    1 - Pegasus
    Développé par **NSO Group (Israël)**, Pegasus est sans doute le logiciel espion le plus célèbre au monde.
    Il s’installe grâce à des attaques « zéro-clic » ou via des liens piégés, ce qui signifie que la victime peut être infectée sans rien faire.
    Les cibles identifiées incluent des **journalistes** et même des **chefs d’État**.
    Sa particularité : il est vendu officiellement sous licence d’État, ce qui en fait autant une arme numérique qu’un sujet de scandales internationaux.
    2 - Predator
    Issu de la société **Cytrox** (Israël/UE), Predator infecte ses victimes via des liens piégés ou des applications malveillantes.
    Utilisé notamment contre des **opposants politiques** et des **eurodéputés**, il a fait parler de lui pour sa présence en Europe grâce au réseau **Intellexa**. 
    C’est l’exemple parfait d’un outil de surveillance sophistiqué qui s’est exporté jusque dans les institutions européennes.
    3 - DevilsTongue
    Créé par **Candiru (Israël)**, DevilsTongue cible surtout des **militants** et des **journalistes au Moyen-Orient**. Son mode opératoire repose sur l’exploitation de failles dans **Windows** et **Adobe**, deux logiciels massivement utilisés. Considéré comme extrêmement furtif, il a été **blacklisté par les États-Unis**, ce qui confirme son potentiel de nuisance élevé.
    4 - Subzero
    Moins connu mais tout aussi inquiétant, **Subzero** est un logiciel espion d’origine **européenne**. Il utilise des **failles zero-day** (inconnues et non corrigées) pour infiltrer ses cibles, principalement des **organisations européennes**. Discret et peu documenté, il évolue dans l’ombre, mais son efficacité intrigue les chercheurs en cybersécurité.

    Détection et protection : mission (presque) impossible

    La détection de Pegasus reste extrêmement difficile.
    Des outils comme le Mobile Verification Toolkit (MVT) permettent une analyse approfondie, mais ils sont réservés aux experts.
    Pour le grand public, les conseils essentiels restent :
    * effectuer régulièrement les mises à jour de son smartphone,
    * rester vigilant face aux liens suspects,
    * limiter le partage de données sensibles sur mobile.

    Quelle leçons en tirer ???

    Désormais, l'on peut considérer Pegasus comme le symbole d’une ère numérique inquiétante.
    Pegasus n’est pas seulement un logiciel espion : il incarne les dérives d’une industrie opaque où la surveillance devient une arme au service des États et parfois des régimes autoritaires. Entre enjeux diplomatiques, économiques et juridiques, il symbolise les nouveaux champs de bataille de la cyberguerre mondiale.
    L’affaire Pegasus pose une question fondamentale : jusqu’où accepterons-nous que nos libertés individuelles soient sacrifiées au nom de la sécurité ?

    In Fine : questions / réponses :

    1 - Qu’est-ce que Pegasus ?
    Un logiciel espion développé par NSO Group, capable de pirater les smartphones et d’accéder à toutes leurs données.
    2 - Qui utilise Pegasus ?
    Officiellement, des gouvernements pour lutter contre le terrorisme. En réalité, il a aussi servi à espionner journalistes, militants et responsables politiques.
    3 - Peut-on détecter Pegasus ?
    Très difficilement. Des outils spécialisés existent mais ne sont pas accessibles au grand public.
    4 - Pegasus est-il encore actif en 2025 ?
    Oui, malgré les interdictions et poursuites, Pegasus continue d’être utilisé et inspire d’autres logiciels espions concurrents.
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