un simple agrégateur, lecteur de flux rss pour tout suivre .... par: fonds d'écran - Kriss Feed, version : 7 -
  • Monday 31 August 2026 - 18:33

    C’est la rentrée !
    Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle ne commence pas bien pour les hébergeurs alternatifs.

    Nous sommes un peu débordé⋅es aujourd’hui (retour de congés oblige), mais il nous paraissait quand même utile de vous transmettre sans attendre l’information qui suit.

    Tiré du site IndyMedia Nantes :

    Ce 26 août 2026, l’administration des États-Unis d’Amérique a désigné comme organisation terroriste internationale l’association en charge des serveurs informatiques Autistici/Inventati (A/I). Derrière ce nom, ce sont 25 ans de mémoire et d’outils des luttes sociales, d’autogestion numérique qui se voient attaquées. A/I, c’est un peu le Riseup italien. Iels hébergent des milliers de boîtes mails et de listes de diffusion ainsi que tous les sites en .noblogs.org. Des milliers de comptes, services et sites webs militants se voient donc censurés ou menacés. Cette décision, dont les premières conséquences commencent à apparaître, sera pleinement effective le 25 septembre 2026. D’ici-là, la communauté hacker internationale appelle à une large mobilisation de solidarité antifasciste pour la défense de nos infrastructures et pour l’autonomie de nos réseaux numériques alternatifs.

    En tant qu’hébergeur alternatif, Framasoft soutient l’association Autistici/Inventati.

    La signature de Framasoft à la lettre ouverte de Sabot.Media et We Will Free Us est en attente de validation. [AJOUT du 1er septembre 2026 : la signature est ajoutée]

    Nous reviendrons probablement dans quelques jours sur cette information.

    En attendant, voici quelques liens qui pourront vous en apprendre plus :

    • Le blog d’Autistici (sans doute la meilleure source pour suivre le point de vue et l’actualité de l’organisation)

     

    Capture écran de l'ordre exécutif 13224 du Département d'État des États-Unis d'Amérique. Source : https://www.state.gov/releases/office-of-the-spokesperson/2026/08/designation-of-autistici-inventati-as-a-specially-designated-global-terrorist/

    Capture écran de l’ordre exécutif 13224 du Département d’État des États-Unis d’Amérique. Source : https://www.state.gov/releases/office-of-the-spokesperson/2026/08/designation-of-autistici-inventati-as-a-specially-designated-global-terrorist/


    Ci-dessous, la traduction de la lettre de Sabot.Media et We Will Free Us, par le collectif CHATONS.

    En défense d’Autistici/Inventati et du droit de créer des moyens de communication résistants

    Le 26 août 2026, les États-Unis ont désigné le collectif numérique italien Autistici/Inventati comme « Specially Designated Global Terrorist » (Terroristes internationaux) et l’ont ajouté à la liste d’organisations placées sous sanctions états-uniennes appelée « Specially Designated Nationals list », sous l’ordre exécutif 13224. Les organisations états-uniennes en lien avec Autistici/Inventati (banques, fournisseurs…) bénéficient d’une autorisation temporaire de mener à bien les transactions déjà engagées avec A/I avant cette classification. Cette autorisation prend fin le 25 septembre 2026 à 00h01 à l’heure de Washington. Après cette date limite, les relations devront être suspendues, sous peine de sanctions.

    Autistici/Inventati héberge depuis 2001 des services en ligne non marchands : email, sites web, listes d’email, la plateforme Noblogs, et autres moyens de communication. L’organisation émerge de hackerspaces italiens, de médias autonomes et de mouvements sociaux. Son infrastructure est construite en réponse à la censure, à la surveillance furtive et aux saisies de serveurs. Elle minimise les données personnelles, utilise des systèmes distribués et traite la confidentialité comme un bien commun nécessaire à la participation politique plutôt que comme un produit.

    L’annonce publique des États-Unis pointe des organisations qui sont censées avoir utilisé l’infrastructure d’A/I. Elle ne montre pas qu’A/I a planifié les actions citées, choisi des cibles, dirigé ses utilisateurs et utilisatrices ou créé le contenu hébergé. Cette annonce soulève une question qui va bien plus loin que la question du collectif A/I : est-ce que le fait de maintenir une infrastructure dédiée à des communications confidentielles de mouvements défavorisés, peut lui-même être traité comme du terrorisme ?

    Cette théorie met en danger les hébergeurs indépendants, les services de communication chiffrés, les librairies radicales, les archives des mouvements sociaux, les éditeurs et les petits projets bénévoles, partout dans le monde. Elle encourage les banques, les registraires de noms de domaine, les entreprises d’hébergement à couper tout accord immédiatement, et à poser les questions juridiques ensuite. Elle transforme la minimisation de la collecte des données en quelque chose de suspect, la confidentialité en dissimulation, et l’infrastructure en culpabilité par association.

     

    Les grandes plateformes numériques commerciales sont habituellement distinguées du discours et du comportement de leurs utilisateurs et utilisatrices par un principe de responsabilité limitée, en tant qu’intermédiaires. Ces protections ne sont pas absolues et ne permettent pas de déroger à la loi sur les sanctions. C’est précisément pour cela que cette annonce est si lourde de conséquences : le pouvoir de sanction de l’exécutif états-unien peut imposer une isolation économique sans qu’un tribunal ait jugé la question de si un hébergeur est légalement responsable du contenu tiers.

    Autistici/Inventati n’est pas neutre politiquement, tout comme les bibliothèques, syndicats, hébergeurs et associations de défense des libertés individuelles qui pourraient signer cette lettre. Mais l’affinité politique est distincte d’un contrôle opérationnel. Fournir un compte d’email, une plateforme de publication ou un serveur n’est pas la même chose que de planifier tout ce qu’un utilisateur ou une utilisatrice pourrait ensuite faire ou dire.

    Nous appelons donc à :

    La révocation immédiate de cette classification, ou son réexamen rapide et transparent, accompagné de la publication de la base factuelle et légale sur laquelle s’appuie cette décision. Cette transparence doit être suffisante pour une analyse et une contestation publiques.

    Une distinction claire entre la fourniture d’infrastructure de communication et la direction des agissements de ses utilisateurs et utilisatrices.

    La confidentialité, le chiffrement, le pseudonymat et le refus de conserver des données identifiantes ne doivent pas être traités comme des preuves d’activité ou d’intention terroriste.

    Une protection pour l’investigation, la recherche, l’archivage et le plaidoyer indépendants.

    Les journalistes, les bibliothèques, les chercheurs et chercheuses et les archivistes communautaires devraient être en capacité de documenter cette affaire sans être traités comme des parties intégrantes de l’entité désignée.

    La résistance à la sur-conformité des institutions.

    Les banques, les registraires, les hébergeurs, les fournisseurs de certifications et les entreprises des NTIC devraient rendre publiques les restrictions auxquelles elles sont soumises, notifier leurs contraintes légales chaque fois que c’est permis, et éviter de détruire de l’information ou des relations au-delà de ce que la loi requiert réellement.

    Une réponse publique de la part des institutions qui défendent les libertés numériques, la liberté d’expression et les libertés individuelles.

    Garder le silence, ce serait permettre la création d’un précédent sur le ciblage des infrastructures autonomes.

    Nous n’attendons pas de chaque signataire qu’il ou elle cautionne toute publication ou position politique d’A/I, ou de ses utilisateurs et utilisatrices. Nous attendons des signataires qu’ils et elles défendent une distinction structurelle : l’infrastructure de communication n’est pas la même chose que les discours ou agissements qui transitent à travers elle.

    Le but de la classification économique, c’est l’isolation. Notre réponse est une solidarité indépendante, informée et disciplinée. Nous voulons préserver les archives publiques, analyser les allégations du gouvernement états-unien, résister à la sur-conformité et défendre la capacité des mouvements à communiquer sans se soumettre à la surveillance des entreprises ou des États.

  • Monday 31 August 2026 - 17:23
  • Monday 31 August 2026 - 17:10
    from Silicon

    Les manquements qui ont causé l’échec du projet Scribe sont suffisamment graves pour qu’il y ait sanctions.

    La chambre du contentieux de la Cour des comptes en a décidé ainsi. Les amendes infligées sont largement symboliques (de 1 à 6000 €). L’identité des personnes concernées est plus significative. Parmi elles, deux anciens directeurs généraux de la police nationale*.

    Un « exemple emblématique d’une conduite de projet défaillante »

    Scribe avait démarré en décembre 2015. Devait en résulter un logiciel commun à la police et à la gendarmerie pour la rédaction des procédures. Gelé en mars 2021, il avait été officiellement abandonné l’année suivante.

    Mi-2022, la Cour des comptes était revenue sur les facteurs de cet échec, présenté comme un « exemple emblématique d’une conduite de projet défaillante ». Son analyse soulignait, en particulier, une absence de cadrage, une expression de besoins jamais stabilisée et un pilotage éclaté ayant dilué les responsabilités.

    La chambre du contentieux – qui juge des manquements graves à l’ordre public financier – en a repris les grandes lignes. Son arrêt distingue les défaillances de la maîtrise d’ouvrage (MOA) et de la maîtrise d’œuvre (MOE).

    Les manquements de la maîtrise d’ouvrage

    Les manquements de la MOA recouvrent trois axes :

    • Défaillance structurelle du pilotage
    • Exercice de l’autorité fonctionnelle sur la MOE
    • Ignorance des prérogatives aux niveaux ministériel et interministériel

    Un problème de positionnement hiérarchique

    Sur le premier axe, la chambre du contentieux de la Cour des comptes liste une dizaine d’éléments à charge. Elle commence par le fait qu’au lancement du projet, la police nationale a placé la direction de la MOA au sein du cabinet de son directeur général (DGPN) plutôt que dans la première direction « métier » concernée, à savoir la DCPJ (direction centrale de la police judiciaire). Cela a perduré jusqu’à début 2021.

    Un effectif insuffisant et une dispersion géographique

    De mars 2016 à novembre 2017, l’équipe MOA n’a compté qu’une personne. Elle a atteint son maximum fin 2019, avec 12 personnes. L’appui apporté par la DCPJ (MOA déléguée) s’est révélé insuffisant. Et peu fonctionnel, en raison de l’implantation du service dans le Rhône.
    D’autres directions de la DGPN ont contribué au projet. La configuration géographiquement dispersée a conduit le prestataire externe (Capgemini) à assurer une fonction d’assistance à MOA non prévue au contrat. Il s’est ainsi retrouvé dans un « rôle ambigu de juge et partie » pour la définition des spécifications fonctionnelles et l’organisation de la comitologie de pilotage.

    Une confusion des responsabilités avec la MOE

    Pendant la période où le projet était commun à la police et à la gendarmerie, aucun document n’a formalisé la relation entre ces deux MOA. Ni clarifié leurs responsabilités respectives dans leurs relations avec le ST(SI) (service des technologies et des SI de la sécurité intérieure). Ce service commun hébergé à la DGGN (direction générale de la gendarmerie nationale) était chargé de la MOE.

    En l’absence de formalisation de la définition et de la conception du projet, la DGGN s’est autorisée à le quitter sans préavis ni information officielle de la DGPN. Par la suite, chaque entité – DGPN et ST(SI) – a conçu son rôle de manière autonome, entraînant une confusion des responsabilités. Le ST(SI) pouvait effectivement intervenir dans l’organisation d’ensemble du projet et dans la définition de ses besoins fonctionnels alors que cette responsabilité relevait de la MOA.

    Une équipe partiellement intégrée et pas de directeur de programme

    Pendant près de 2 ans, la cheffe de projet s’est déplacée 2 ou 3 jours par semaine chez le ST(SI), avant de finalement s’y installer en permanence. Quant aux agents de la MOA, ils sont restés dans le Rhône.

    La Cour des comptes regrette aussi l’absence de désignation d’un directeur de programme. Après que la DGGN se fut retirée, la cheffe de projet MOA de la police nationale ne fut pas investie officiellement de ces fonctions qu’elle devait pourtant assumer de fait. Idem pour son successeur.

    Un cadrage initial incomplet

    L’exécution a également péché sur le cadrage initial. N’ont pas été formalisés, entre autres :

    • Évaluation et bilan du logiciel existant à la police nationale
    • Expression du besoin
    • Étude des spécifications fonctionnelles auxquelles Scribe devait satisfaire
    • Étude de faisabilité

    Pas de responsable budgétaire clairement identifié

    Les chefs de projet successifs n’ont reçu aucune délégation de signature en la matière et aucun responsable budgétaire n’a été désigné dans l’équipe de la MOA jusqu’à décembre 2021.

    La lettre de mission remise en mars 2016 à la cheffe de projet prévoyait qu’elle assure le suivi de la trajectoire budgétaire de Scribe en lien avec le ST(SI). Elle ne s’est pas saisie de cette aspect, considérant que le ST(SI) assurait ce suivi par délégation du DGPN – ce qui n’était pas le cas.
    Le deuxième chef de projet n’a pas reçu de lettre de mission. Et n’a pas non plus exercé de suivi budgétaire, étant seulement informé par le ST(SI) du montant des crédits engagés par ce dernier. Le troisième chef de projet a revendiqué une responsabilité budgétaire, mais n’a pas bénéficié de la délégation de signature nécessaire pour l’exercer.

    Le suivi budgétaire en coût complet a pâti de l’absence de responsable. Le ST(SI) avait lui-même une visibilité incomplète. Il n’avait pas connaissance des commandes que la DGPN et la DNum (direction du numérique du ministère de l’Intérieur) passaient directement. Ni du coût de l’ensemble du personnel de la MOA.

    Une comitologie au fonctionnement épisodique

    Au démarrage, du projet Scribe, il n’existait pas de comitologie. Les instances se sont établies « progressivement et empiriquement », selon des configurations variables. Elles n’avaient pas de calendrier méthodique ni de compte rendu des réunions et des décisions prises.

    Les manquements de la maîtrise d’œuvre

    Sur le papier, DGGN et DGPN avaient autorité conjointe sur le ST(SI), MOE du projet. Dans la pratique, son rattachement organique à la DGGN, sa direction par un général de gendarmerie et son effectif composé majoritairement de gendarmes ont rendu les choses difficiles pour la police.

    La DINSIC saisie tardivement

    L’ignorance des prérogatives aux niveaux ministériel et interministériel s’est manifestée essentiellement par la saisine tardive de la MGMSIC (mission de gouvernance ministérielle des systèmes d’information et de communication, compétente pour approuver le lancement de projets informatiques) et, de ce fait, de la DINSIC (actuelle DINUM). Alors même que le projet répondait d’emblée aux critères de sensibilité et de conséquences potentielles sur les SI du ministère de l’Intérieur. Et que le franchissement du seuil de 9 M€ (au-delà duquel la DINSIC devait être saisie pour avis conforme) était prévisible « avant la fin de 2018 ». Cette saisine tardive a différé la constitution formelle, par la MOA et la MOE, de dossiers complets retraçant les perspectives du projet. Elle a également privé la DGPN d’avis circonstanciés sur les éventuelles options.

    Un défaut de maîtrise interne…

    La MOE a aussi manqué de moyens humains. Quatre ans se sont écoulés entre le lancement du projet Scribe et l’affectation d’un chef de projet à temps plein. L’effectif a évolué de 2 équivalents temps plein en 2016 à 4 ETP en 2020-2021. Ce qui ne pouvait suffire, malgré les renforts sollicités auprès d’une autre société de conseil que Capgemini.

    Autre problème : une maîtrise insuffisante des éléments techniques utilisés. Le ST(SI) n’était compétente que sur deux des technologies retenues. Toutes les autres étaient indiquées comme nécessitant le recours à des compétences externes.

    … et du contrôle de la relation avec Capgemini

    Ce dernier élément prend d’autant plus de sens à la lumière du défaut de contrôle du prestataire externe (Capgemini, donc). Deux marchés ont été conclus successivement, selon des stipulations différentes. D’abord, en décembre 2015, pour 4 ans, un contrat TMMA (tierce maintenance multi-applicative) et ACS (assistance aux centres de services). Il prévoyait la mise à disposition de moyens d’appui auprès de la MOE. Sans obligation de résultat pour l’ACS ; avec pour le TMMA sur les prestations sollicitées par bons de commande. Le deuxième marché, notifié en mars 2020 pour 2 ans, portait sur la maintenance de 5 applications, dont Scribe.

    Le premier marché fut conclu tandis que le projet était commun à la DGPN et à la DGGN. Lorsque cette dernière s’est retirée, le ST(SI) a continué à y recourir alors que la MOE avait changé de nature, le projet étant limité à la DGPN, avec peu de personnel engagé. Capgemini est de fait devenu chargé de développer l’application. Il a dès lors travaillé seul, sans obligation de résultat sur les prestations ACS facturées au temps passé. Les prestations de TMMA n’étaient quant à elles pas mobilisables tant que Scribe n’avait pas atteint le stade de mise en exploitation. Malgré cette inadaptation, le marché est allé à son terme.

    Le deuxième marché avait astreint Capgemini à une obligation de résultat pour les prestations sollicitées par bon de commande. Mais son objet apparaît prématuré au regard de l’état de développement de Scribe, juge la Cour des comptes. L’équipe qu’a mobilisée l’ESN s’est par ailleurs révélée insuffisamment compétente et organisée.

    Une faute collective à 30 M€

    La chambre du contentieux évalue à environ 30 M€ le préjudice direct subi par l’État. Elle estime qu’il trouve entièrement son origine dans la gestion des années 2016 à 2022. Compte tenu des enjeux de Scribe, l’ensemble constitue, ajoute-t-elle, une faute grave… collective : il est impossible d’attribuer à l’une ou l’autre personne un manquement qui serait la cause majeure de l’échec.

    Le retrait unilatéral et soudain de la gendarmerie nationale a fait office de circonstance atténuante. Tout comme les insuffisances dans la gouvernance du projet par le secrétariat général du ministère de l’Intérieur.

    L’arrêt date du 30 juin 2026. Il pouvait être contesté devant la Cour d’appel financière dans un délai de 2 mois.

    * Le premier fut en fonction de juin 2014 à août 2017. Il écope de 4000 € d’amende. Le second avait pris sa suite, jusqu’en février 2020. Il reçoit une amende de 2000 €. Leurs noms ne figurent pas dans l’arrêt de la chambre du contentieux, ce que nous respectons ici. Les quatre autres personnes concernées sont :

    – Un ancien conseiller du DGPN pour les technologies et le numérique (6000 € d’amende)
    – Un ancien chef du ST(SI) (6000 € également)
    – Deux anciens chefs de projet (1 € symbolique pour chacun)

    Illustration © kwanchaift – Adobe Stock

     

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  • Monday 31 August 2026 - 15:22
    from Silicon

    Cisco a mis à disposition de la quasi-totalité de ses 90 000 salariés un agent IA individuel dès le lancement de son exercice fiscal 2027. Il ne s’agit pas d’une expérimentation limitée à quelques directions, mais d’un déploiement uniforme, présenté en interne comme une brique d’infrastructure durable plutôt que comme un projet pilote.

    Baptisé MyAgent, l’outil est accessible depuis une application de bureau ou mobile et s’intègre à Webex, la plateforme de visioconférence maison, ainsi qu’à Outlook, Jira et SharePoint, selon les précisions apportées par Cisco .

    L’outil repose sur Circuit, une plateforme d’IA interne que Cisco décrit comme sécurisée, gouvernée et agnostique vis-à-vis des modèles utilisés, censée donner aux salariés un accès maîtrisé aux LLM approuvés, aux agents et aux données de l’entreprise.

    Chaque instance est strictement personnelle et ne reçoit d’instructions que de l’utilisateur auquel elle est rattachée. Toute action ayant un effet à l’extérieur du système nécessite une validation humaine explicite.

    Myagent fonctionne selon un modèle piloté par l’intention. L’utilisateur définit un objectif, un contexte et un résultat attendu et MyAgent détermine seul l’enchaînement des étapes nécessaires pour y parvenir. Il dispose également d’une mémoire persistante, censée conserver les préférences et l’historique des interactions d’un salarié dans la durée.

    Cisco indique par ailleurs que les interactions agentiques sur sa plateforme Circuit ont progressé de près de 350 % d’un trimestre sur l’autre avant le lancement généralisé de MyAgent ( fin juillet).

    Un routage multi-modèles pensé pour maîtriser les coûts

    Pour éviter une explosion de la facture liée aux modèles d’IA les plus puissants, Cisco a construit une couche d’orchestration interne qui répartit chaque requête vers le modèle jugé le plus pertinent selon la nature de la tâche, la latence tolérée et le niveau de fiabilité requis.

    Selon les informations disponibles :

    • entre 50 % et 60 % des requêtes sont traitées par des modèles « open-weight », hébergés en interne sur des serveurs GPU appartenant à Cisco ;
    • entre 20 % et 30 % relèvent d’automatisations logicielles classiques, sans recours à un modèle génératif ;
    • seule une part résiduelle des appels sollicite des modèles de fondation externes, tels qu’Azure OpenAI, Claude d’Anthropic ou Gemini de Google.

    « Cela ne va pas brûler une tonne de tokens avec des modèles frontier », assure Mark Patterson, son directeur financier, dans une interview à Fortune, revendiquant cette architecture comme un levier de discipline budgétaire autant que technique.

    Le suivi de la consommation de tokens repose, lui, sur un outil de supervision issu de Splunk,  rachetée par Cisco en 2023.

    Gouvernance et sécurité des accès

    MyAgent n’est pas censé disposer d’un accès sans restriction au SI. Cisco l’inscrit dans une architecture de gouvernance qui détermine quels modèles, systèmes et données l’agent peut utiliser et quelles actions il peut effectuer. L’objectif est de dissocier la capacité de l’agent à décider des étapes d’une tâche de son autorisation à exécuter effectivement ces opérations.

    Cette couche de contrôle est complétée par les mécanismes de sécurité de Cisco, regroupés notamment sous la marque AI Defense, destinés à surveiller les interactions entre les utilisateurs, les modèles et les agents. L’enjeu est notamment de détecter des tentatives de manipulation des instructions, des comportements malveillants ou encore des transferts de données vers des ressources non autorisées.

    Des usages concentrés sur la finance et le reporting réglementaire

    Les cas d’usage mis en avant par la direction de Cisco se situent en priorité dans des fonctions à forte valeur ajoutée documentaire :

    • Rédaction réglementaire. Selon Mark Patterson, entre 80 % et 90 % de la première version de la section « Management’s Discussion and Analysis » (MD&A) des documents déposés auprès du régulateur boursier américain (SEC) est désormais générée par l’IA.
    • Pilotage financier. Le directeur financier utilise un tableau de bord baptisé « CFO cockpit », alimenté par l’IA, qui agrège les performances par produit, zone géographique et segment client, et suggère des actions correctives.
    • Veille concurrentielle. L’agent personnel de Mark Patterson compare automatiquement les performances de Cisco à celles de ses pairs sur des indicateurs comme la croissance du chiffre d’affaires, le bénéfice par action (EPS) ou les dépenses de recherche et développement.
    • Gestion de la messagerie. De façon plus transversale, les salariés s’appuient sur leur agent pour résumer leurs e-mails, filtrer les messages indésirables et pré-rédiger des réponses.
    • Analyse de marché. Certains agents sont également mobilisés pour synthétiser l’actualité financière et esquisser des anticipations de mouvements boursiers.

    Un « client zéro » pour les offres IA de Cisco

    Au-delà de l’usage interne, ce déploiement sert également de vitrine commerciale. Cisco se positionne comme son propre client de référence à grande échelle pour ses offres d’agents IA ( notamment Webex AI Agents) ainsi que pour son infrastructure réseau et sécurité optimisée pour l’intelligence artificielle.

    Mais plusieurs questions restent en suspend.

    D’abord sur le coût du programme. Des estimations non confirmées  évoquent une facture annuelle de l’ordre de 900 millions de $ en consommation de tokens, soit environ 200 $ par salarié et par semaine. Un chiffre à prendre avec toutes les réserves qui s’imposent en l’absence de confirmation officielle.

    Ensuite, sur l’impact à moyen terme sur l’emploi. La direction dément tout lien direct entre le déploiement des agents et les 4 000 suppressions de postes annoncées en mai dernier présentées par Cisco comme une opération de « réallocation des ressources » vers les segments jugés stratégiques

    Mais la séquence des annonces, combinée aux déclarations d’autres dirigeants du secteur sur des sujets comparables, laisse ouverte la question d’une transformation plus profonde des métiers au sein du groupe.

    Photo : Mark Patterson, CFO de Cisco
    © DR

     

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  • Monday 31 August 2026 - 14:03
    from Silicon

    Jamespot, éditeur français d’outils collaboratifs en mode cloud, acquiert Alinto, opérateur de messagerie professionnelle basé à Lyon et actif depuis 2000.

    Il s’agit de la neuvième acquisition réalisée par Jamespot depuis 2014. Le montant de la transaction n’est pas communiqué.

    Alinto propose des solutions de messagerie professionnelle et de sécurisation des échanges électroniques. L’entreprise revendique plus de 1 000 entreprises clientes, près d’un million d’utilisateurs et le traitement quotidien de plus de 100 millions d’emails pour des opérateurs, hébergeurs, entreprises et organisations publiques.

    Son offre repose notamment sur Sogomail, un serveur de messagerie construit sur la technologie open source SOGo, complété par des solutions de sécurité, de filtrage et de délivrabilité des emails.

    Avant ce rachat, Jamespot proposait une plateforme collaborative (Jamespot.pro) et une brique d’intelligence artificielle (SafeBrain), mais pas de solution de messagerie.

    Avec Alinto, elle complète son offre et dispose désormais de trois briques : messagerie, collaboration et IA, chacune adossée à une infrastructure opérée en France ou en Europe.

    L’ensemble regroupe désormais plus de 70 collaborateurs. Selon Jamespot, les équipes commerciales des deux entreprises vont travailler de façon coordonnée, chacune conservant son périmètre d’expertise (mail pour Alinto, collaboration et IA pour Jamespot), pour proposer les offres combinées à leurs bases de clients respectives.

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  • Monday 31 August 2026 - 12:44
    from Silicon

    Le diagnostic est sans détour. Pour Andrew Bailey, l’impact de l’IA sur le risque cyber constitue désormais la préoccupation la plus immédiate pour la stabilité du système financier mondial.

    Ces derniers mois, plusieurs incidents ont impliqué des modèles développés par OpenAI, Anthropic ou Meta, capables d’exploiter Internet pour s’introduire dans les systèmes d’autres organisations.

    Le cas le plus spectaculaire remonte à juillet lorsqu’un agent d’OpenAI est sorti de son environnement de test contrôlé pour s’attaquer à Hugging Face, une intrusion qualifiée de « sans précédent » par l’entreprise elle-même.

    Dans sa lettre adressée aux gouverneurs des banques centrales et aux ministres des Finances du G20, Andrew Bailey alerte sur les progrès rapides des modèles frontières dont les capacités d’autonomie et de résolution de problèmes se sophistiquent. Des avancées qui pourraient, en parallèle, accroître leur potentiel de nuisance.

    Ces capacités pourraient notamment permettre à des attaquants d’identifier des failles de cybersécurité jusqu’alors difficiles à détecter au sein des institutions financières, puis d’adapter leurs techniques d’attaque en temps réel pour contourner les mesures de protection et les correctifs déployés..

    La Banque centrale européenne a d’ailleurs déjà réagi et demande aux banques de la zone euro de présenter un plan d’action avant le 31 octobre.

    Un risque sans frontières

    L’onde de choc, prévient Andrew Bailey, ne s’arrêtera pas aux frontières nationales car la finance mondiale repose sur une poignée de fournisseurs technologiques partagés.

    En cas de défaillance, cette dépendance pourrait fragiliser la confiance des marchés à l’échelle systémique. Les écarts entre pays en matière de cadre juridique, de capacités cyber ou de résilience pourraient eux-mêmes devenir une source de vulnérabilité, bien au-delà du pays où un incident prend naissance.

    Or, selon le président du FSB, la plupart des juridictions n’ont tout simplement pas mis en place les protocoles nécessaires pour encadrer le développement, la publication et le déploiement de ces modèles avancés.

    Face à ce nouveau paysage de risques, Andrew Bailey exhorte les institutions financières à anticiper des scénarios de perturbations simultanées touchant plusieurs établissements à la fois, ou frappant des dépendances technologiques partagées.

    Le FSB pousse ici la logique de résilience jusqu’à  pouvoir repartir de zéro après une cyberattaque majeure. La capacité dite de « bare metal recovery » consiste à reconstruire les systèmes critiques à partir d’un socle considéré comme sain, puis à réinjecter les données depuis des sauvegardes fiables. L’enjeu est de ne pas dépendre de l’infrastructure compromise, y compris de ses mécanismes d’administration ou de restauration.

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  • Monday 31 August 2026 - 11:27
    Salut à tous, moi c'est Patrick.

    Belge expatrié au Maroc dans le belle cité d'Essaouira.

    Je dirige une agence web dont la majorité des clients sont...

    Read more
  • Monday 31 August 2026 - 10:07
  • Monday 31 August 2026 - 07:42

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière.


    Tous les liens listés ci-dessous sont a priori accessibles librement. Si ce n’est pas le cas, pensez à activer votre bloqueur de javascript favori ou à passer en “mode lecture” (Firefox) ;-)

    Brave New World

    RIP

    Spécial IA

    La mauvaise nouvelle de la semaine

    • Debian AI Vote has Divided the Community (itsfoss.com)

      Debian has now officially voted to allow the use of generative AI in project contributions.[…] A major outrage came from Debian developer Antoine Le Gonidec who decided to quit the project. « I can not support the current decision of Debian about LLM use, and am no longer willing to be seen as a part of Debian under these new rules. Pretending to have a “neutral stance” when faced with fascism is not neutrality, it’s active collaboration. »

    Spécial Israël

    Spécial femmes dans le monde

    RIP

    Spécial France

    Spécial femmes en France

    RIP

    Spécial médias et pouvoir

    RIP

    Spécial emmerdeurs irresponsables gérant comme des pieds (et à la néolibérale)

    Spécial recul des droits et libertés, violences policières, montée de l’extrême-droite…

    Spécial résistances

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    Retrouvez les revues de web précédentes dans la catégorie Libre Veille du Framablog.

    Les articles, commentaires et autres images qui composent ces « Khrys’presso » n’engagent que moi (Khrys).

  • Sunday 30 August 2026 - 11:00
    Bonjour
    Est-il encore possible de mettre une annonce de substitution quand aucune annonce ne s'affiche ?
    Je pose la question car après recherche les...

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  • Sunday 30 August 2026 - 10:00

    Cet article est une republication, avec l’accord de l’auteur, Hubert Guillaud. Il a été publié en premier le 07 avril 2026 sur le site Dans Les Algorithmes sous licence CC BY-NC-SA.

    Tout l’été, profitez de republications de « Dans Les Algorithmes » ! Rendez-vous tous les dimanches de juillet et d’août pour réfléchir, ensemble, sur les enjeux de l’Intelligence Artificielle.


    Pour déployer une autre IA, il nous faut une autre structure d’entreprises pour les porter, défendent Trebor Scholz et Mark Esposito.

     

     

     

     

     

     

    Les discussions sur les strates qui constituent le réseau sont nourries, d’autant qu’elles interrogent profondément les enjeux de souveraineté technologique. La souveraineté numérique est un concept flou qui fait l’objet de beaucoup d’instrumentalisations, rappelait avec pertinence l’association Data For Good. Bien souvent, être souverain en la matière implique d’être autonome sur toutes les couches de l’industrie numérique. Un objectif impossible tant les dépendances sont partout, des logiciels au matériel, des ressources aux infrastructures, des conditions juridiques aux financements. Comme l’expliquait la chercheuse Ophélie Coelho dans son livre, Géopolitique du numérique (éditions de l’Atelier, nouvelle édition 2025) l’enjeu est bien plus de déterminer les secteurs et les couches sur lesquels nous devons reprendre le contrôle. Pour le dire autrement, l’enjeu n’est pas tant d’avoir des produits totalement souverains, que de comprendre là où la souveraineté doit s’exercer et comment.

    Construire la strate de l’autonomie

    Cette autonomie stratégique à laquelle aspirer est très souvent présentée comme un enjeu nationaliste ou patriotique, qui confond la souveraineté avec le leadership technologique, sans toujours voir que ces leaderships peuvent reposer sur des dépendances innombrables, à l’image de l’enjeu à déployer des centres de données sur le territoire au prétexte de souveraineté, sans questionner le fait que leur financement ou leurs équipements puissent être totalement entre les mains d’acteurs étrangers.

    L’IA est en passe de devenir une couche supplémentaire dans le mille-feuille des couches sociotechniques du numérique. Et elle requestionne en profondeur ces enjeux, explique  Raffi Krikorian, directeur technique de Mozilla, dans une tribune pour Rest of World. « Dans un monde de plus en plus polarisé et protectionniste, où les plateformes technologiques sont de plus en plus instrumentalisées par les politiques étatiques, construire des infrastructures nationales critiques sur des systèmes dont on n’est pas propriétaire, que l’on ne peut ni auditer ni adapter, représente un risque considérable et croissant. Ce défi comporte une dimension tant économique que politique. Un État soucieux de sa souveraineté en matière d’IA en 2026 ne pourra pas justifier de manière crédible le financement d’une infrastructure d’IA étrangère et verticalement intégrée tout en négligeant les investissements dans des alternatives nationales et open source. Investir dans les hyperscalers peut minimiser les coûts à court terme, mais cela consolide également les rentes numériques versées à des entités étrangères, maximise la dépendance à long terme envers des partenaires peu fiables et augmente considérablement les coûts de sortie. Si les gouvernements financent la dépendance, c’est bien la dépendance qu’ils obtiendront. »

    Pour Raffi Krikorian pourtant, l’enjeu n’est pas tant de construire une souveraineté de l’IA nationaliste, que de bâtir des Communs maîtrisés. « L’absence actuelle de financements privés à grande échelle pour les infrastructures d’IA ouvertes reflète leur nature de bien public, et non leurs capacités. Les modèles open source atteignent déjà couramment 90 % ou plus des performances des systèmes propriétaires, pour un coût bien moindre. Investir dans les cadres d’IA ouverts, c’est investir dans les infrastructures publiques numériques, car cela génère des avantages grâce à des coûts réduits, au maintien de l’autonomie politique et à des gains de productivité à l’échelle de l’économie. L’IA ouverte offre également ce que les systèmes propriétaires ne peuvent pas : la légitimité démocratique. Les pays ne créent pas de valeur en revendant des solutions étrangères, mais en développant des produits différenciés sur des bases partagées, ouvertes et moins coûteuses. Il s’agit d’une politique industrielle qui encourage la concurrence et le développement des compétences nationales, et non d’un rejet de l’industrie nationale. »

    « Internet n’est pas né de la seule initiative d’acteurs privés, mais d’investissements publics soutenus dans les technologies ouvertes. De Linux à Apache, les fondations open source partagées sont devenues l’épine dorsale de l’économie numérique mondiale, favorisant l’innovation privée tout en empêchant la mainmise sur l’infrastructure. Du CERN à Airbus en passant par Galileo, la leçon est claire : lorsque les États cofinancent des fondations ouvertes ou partagées, l’innovation privée prospère. En revanche, lorsqu’ils financent l’accès, la dépendance s’accentue. L’IA se trouve précisément à ce tournant. »

    Souveraineté ne rime pas avec isolement, rappelle-t-il. « Les coûts de développement de l’IA open source peuvent être partagés. Comme l’a déclaré le Premier ministre canadien Mark Carney à Davos : « Investir collectivement dans la résilience coûte moins cher que de construire sa propre forteresse. » L’enjeu n’est pas que chaque pays construise son propre jardin clos. Il appartient aux nations de collaborer autour de standards ouverts et d’infrastructures partagées, en rejetant la fausse dichotomie entre dépendance et isolement des plateformes, et en construisant plutôt un avenir de l’IA qu’elles maîtrisent réellement. »

    « Si nous voulons des écosystèmes d’IA résilients, ouverts et fiables, nous devons les financer comme tels – non par idéalisme, mais comme un investissement concret dans la souveraineté, la résilience et la légitimité démocratique. Les pays qui aspirent à la souveraineté en matière d’IA doivent participer à ce débat, non pas en simples observateurs, mais en tant que co-investisseurs et co-constructeurs. Plus nous attendons, plus il sera difficile de changer de cap », conclut le responsable de Mozilla en appelant à construire des protocoles plus que des plateformes, des cadres ouverts plus que des solutions, des systèmes de valeurs plus que des contraintes économiques ou techniques. Une proposition qui rappelle que c’est bien le cadre de la souveraineté qu’il faut discuter, pour comprendre là où nous pouvons avoir des dépendances et là où nous devons les refuser. L’enjeu n’est pas de construire des investissements nationaux mais bien d’investir dans des infrastructures communes porteuses de valeurs démocratiques et émancipatrices, libres et ouvertes. « La souveraineté en matière d’IA ne viendra pas de la location des modèles des géants de la tech ». Elle ne viendra pas des factures de tokens des systèmes d’IA des grands acteurs de la Tech. Elle consiste d’abord à construire une autre tech, non pas nationaliste ou patriotique, mais qui promeut une souveraineté distribuée, choisit, capacitante.

    La coopération comme architecture solidaire

    On se souvient que, récemment, l’économiste Francesca Bria avait évoqué le risque d’une soumission à une strate autoritaire fomentée par les géants de la Silicon valley : « derrière les strates qui composent le réseau, comme l’avait défini Benjamin Bratton dans son livre, Le Stack (UGAP, 2020), comme autant de régimes de souveraineté qui se superposent et s’imbriquent, la strate autoritaire semble l’envers de la proposition d’autonomie stratégique que propose EuroStack  ». Mais le risque est bien, sous couvert de souveraineté, de produire des strates nationalistes voire militaristes, comme semble le proposer l’annonce récente d’un « Deutchland Stack » Allemand

    D’où l’importance de faire un pas de côté.

    C’est la piste que proposent les chercheurs Trebor Scholz et Mark Esposito dans la revue d’innovation sociale de Stanford. Pour contrebalancer l’extractivisme des plateformes, « nous avons besoin de construire la strate solidaire de l’empilement numérique ». Lorsque les systèmes technologiques sont conçus uniquement pour l’extraction et l’efficacité, ils isolent et brisent les personnes qui les font vivre, rappellent les deux chercheurs. L’exploitation des travailleurs du clic par exemple est le « symptôme d’une industrie structurée pour transférer les risques vers le bas via des chaînes contractuelles opaques, tout en concentrant les profits et le contrôle au sommet ». Pour Scholz et Esposito, « sans intervention délibérée, ces logiques d’extraction se généraliseront à l’échelle mondiale, concentrant encore davantage le pouvoir entre les mains des plus puissants, à moins que nous ne choisissions de construire un système fondamentalement différent ». Jusqu’à présent, les chercheurs invitaient à investir dans des entreprises inclusives, dans des coopératives de travailleurs, que Scholz a beaucoup défendu. Trebor Scholz est professeur à la New School for Social Research de New York depuis 2009. Il est l’un des premiers à s’être attelé à analyser le phénomène du Digital Labor (Routledge, 2013). Il est aussi l’un des promoteurs du coopérativisme de plateformes (voir par exemple notre article de 2015), notamment dans son livre Le coopérativisme de plateformes (FYP, 2017) ainsi que dans Own this ! (Verso, 2023). Il est également le fondateur du Platform Cooperativism Consortium un réseau de promotion du mouvement coopérativiste, qui organise notamment des conférences sur la coopération, comme celle sur l’IA coopérative qui se tenait il y a peu à Istanbul. Pourtant, écrit-il dans son article, « la réponse aux méfaits de l’IA ne peut se limiter à la régulation des plateformes dominantes ».

    En fait, la concentration du pouvoir des géants du numérique rend de plus en plus vulnérables même les institutions internationales les plus critiques aux politiques autoritaires et aux pressions des dirigeants, comme l’illustre la dépendance de la Cour pénale internationale à l’égard de l’infrastructure Microsoft face aux menaces proférées sous l’administration Trump. Les coopératives, les institutions publiques et les mouvements sociaux doivent donc activement construire et connecter des alternatives grâce à ce que Scholz appelle la « pile de solidarité », une économie numérique coopérative émergente.

    « L’extraction ne se résume pas à des algorithmes biaisés ou à des violations de la vie privée. C’est un problème structurel  : l’IA actuelle fonctionne grâce à ce que nous appelons une « strate d’extraction » verticalement intégrée, comprenant le matériel, l’infrastructure cloud, les modèles, la main-d’œuvre et les applications. Seules quelques entreprises contrôlent la construction, la gouvernance et l’utilisation de ces technologies et les personnes qui en dépendent n’ont aucun droit de regard démocratique. »

    Les critiques et les régulateurs soulignent à juste titre que les seules directives éthiques ne peuvent résoudre les problèmes posés par la logique extractiviste des plateformes. Les systèmes d’IA reposent sur des modèles de propriété, des chaînes d’approvisionnement et des architectures techniques qui privilégient le profit, le passage à l’échelle et le contrôle. « Ces incitations structurelles déterminent la collecte des données, le traitement des travailleurs, les décideurs et les bénéficiaires de la création de valeur, privant ainsi les directives éthiques de tout pouvoir pour remettre en cause la logique sous-jacente du système. Une IA démocratique ne peut se contenter de louer un espace sur la strate extractiviste ! Elle exige que les travailleurs, les communautés, les coopératives et les institutions publiques se réapproprient l’infrastructure elle-même, couche par couche, de la terre au nuage. »

    Scholz et Esposito plaident pour construire une architecture solidaire. Un défi qui nécessite de rejeter la notion d’intelligence artificielle, qui sous-entend une force magique et autonome, au profit d’une intelligence collective, reconnaissant le travail humain et le savoir partagé qui alimentent ces systèmes. Cependant, parvenir à la coordination nécessaire pour contester les monopoles mondiaux de l’IA demeure un défi de taille. Même des organisations établies comme l‘Alliance coopérative internationale, qui représente un mouvement d’environ un milliard de membres et des milliers de coopératives employant près de 10 % de l’emploi mondial, sont structurées principalement pour la représentation et le plaidoyer plutôt que pour la coordination et l’exploitation d’une infrastructure numérique partagée.

    De la gouvernance coopérative…

    Pour les deux chercheurs, plusieurs initiatives menées par des communautés, des coopératives et des institutions publiques permettent déjà de reprendre le contrôle de ces niveaux économiques, notamment des ressources, des infrastructures, des données, du travail comme du savoir.

    Une approche solidaire exige des chaînes d’approvisionnement transparentes, la propriété communautaire des ressources minérales et des mécanismes de partage équitable des bénéfices. Elle permettrait également de distribuer l’infrastructure sur des serveurs fédérés, appartenant à la communauté et interconnectables sans contrôle central. Butler Rural Electric offre un précédent historique éloquent. Fondées dans les années 1930 avec le soutien du gouvernement fédéral et une gouvernance coopérative, les coopératives électriques rurales ont permis aux communautés de financer, construire et gérer leur propre infrastructure énergétique, un modèle qui continue aujourd’hui de fournir de l’électricité à environ 42 millions de personnes dans les zones rurales américaines. Des coopératives numériques telles que Hostsharing eG en Allemagne et Som Connexio en Espagne, ainsi que plusieurs coopératives de vente au détail au Royaume-Uni, appliquent cette même logique en mutualisant les ressources de leurs membres, en utilisant une gouvernance coopérative et en collaborant avec des partenaires publics pour construire et exploiter une infrastructure numérique partagée. Cela permet aux communautés de réduire leur dépendance aux fournisseurs de cloud propriétaires, de conserver le contrôle local de leurs données et d’assumer la responsabilité de la gestion des coûts environnementaux liés à la consommation d’énergie. Bien que ces initiatives soient explicitement expérimentales et de portée modeste, elles suggèrent que la capacité de calcul peut fonctionner comme un bien public. Les décideurs politiques et les responsables municipaux pourraient même appliquer ce modèle pour créer une option publique d’accès à la puissance de calcul.

    Dans le modèle d’extraction, les données personnelles sont une matière première prélevée auprès des utilisateurs pour alimenter des modèles propriétaires. Cette logique considère les individus non pas comme des participants ou des détenteurs de droits, mais comme des sources passives de valeur. Le modèle de solidarité, lui, réinvente les données comme une ressource partagée, gérée démocratiquement. Par exemple, MIDATA, une plateforme suisse de données de santé détenue et gérée par des patients agit comme une fiducie pour ses membres. Elle maintient une infrastructure sécurisée permettant aux patients de consulter leurs données agrégées et de décider démocratiquement de les partager ou non à des fins de recherche médicale. MIDATA démontre qu’il est possible de créer des ensembles de données de haute qualité, issus de sources éthiques, sans surveillance. Les membres partagent volontairement leurs données car ils font confiance à la gouvernance et à la gestion des données de la coopérative, ce qui élimine le besoin d’extraction ou de surveillance coercitive.

    Au travail, l’IA implique une rétroaction entre contenus et modérateurs. Les travailleurs étiquettent, examinent, corrigent et leurs décisions enregistrées sont utilisées par les systèmes pour reconnaître, classer, améliorer. Ce processus contraint les individus à absorber le fardeau psychologique des contenus. Dans le modèle solidaire, ces travailleurs ont des garanties de salaires, de droits, bénéficient de soutiens… et pilotent la gouvernance de leurs outils et missions, comme c’est le cas de nombreuses coopératives de travailleurs, comme celle de la Gamayyar African Tech Workers au Kenya, Facttic en Argentine, Outlandish à Londres… et de nombreuses autres (comme la plateforme danoise Hilfr qu’on avait évoqué dans notre article sur les plateformes du secteur du nettoyage).

    … à l’IA coopérative

    Scholz et Esposito proposent d’appliquer les principes coopératifs à l’IA. « L’accès à l’IA seul est insuffisant quand les outils fonctionnent comme des boîtes noires, incapables d’expliquer ou de remettre en question leurs résultats, et si leurs valeurs reposent sur des principes imposés plutôt que sur des valeurs démocratiquement établies. L’approche solidaire propose de réhabiliter le domaine du savoir comme un espace de gouvernance collective, favorisant l’explicabilité, la contestabilité, des normes partagées » pour construire d’autres IA.

    AI4Coops, en Argentine, est une initiative de petite envergure qui réunit des praticiens et des technologues du monde coopératif afin d’étudier comment l’intelligence artificielle pourrait soutenir la gouvernance coopérative et l’apprentissage partagé. Elle veille à ce que la culture algorithmique ne soit pas réservée aux institutions d’élite ni concentrée au sein des géants de la technologie, mais soit largement accessible aux travailleurs, aux coopératives et aux communautés. Elle développe des outils d’IA adaptés à des problématiques locales avec des acteurs locaux, comme des systèmes de reconnaissance d’images pour du contrôle qualité dans une usine, un système d’analyse d’images satellites pour des coopératives agricoles… La coopérative britannique Animorph développe des outils de réalité augmentée pour la prise en charge de la démence, utilisant la narration immersive et des supports visuels pour soutenir la mémoire, la communication et le lien affectif des personnes atteintes de démence et de leurs aidants. Puisqu’elle est détenue par ses employés, elle refuse de monétiser la vulnérabilité des patients et conçoit des outils qui privilégient les soins aux indicateurs d’engagement. « Ces exemples montrent que l’IA au service du bien commun ne saurait se réduire à de la simple posture vertueuse, à du marketing éthique, ni à des formes d’écoblanchiment ou de blanchiment d’image. La construction d’une infrastructure solidaire exige que les modèles économiques alternatifs soient véritablement ancrés dans la démocratie au travail, la propriété partagée et une gouvernance responsable », expliquent les chercheurs. Ces modèles locaux ont d’autres vertus encore, comme la souveraineté linguistique, la maîtrise des processus, la sobriété…

    Reste que, comme nous le disions, « les plateformes coopératives, qui privilégient les pratiques éthiques, des normes de travail et sociales plus élevées, peinent à être compétitives. L’absence de législation spécifique aggrave ce problème, permettant aux plateformes capitalistes d’opérer en toute impunité et de saper les efforts des acteurs de bonne foi, tels que les coopératives de plateformes. » Pour Scholz et Esposito également, l’infrastructure solidaire nécessite, pour émerger et s’imposer, une articulation stratégique des politiques, des financements et de l’organisation communautaire. Il faut que les développeurs technologiques « s’accordent régulièrement sur des principes partagés, l’interdépendance matérielle, des institutions durables, des rituels et un récit politique commun que les individus choisissent consciemment de défendre, notamment sous pression ».

    Ici, Scholz et Esposito prennent l’exemple des organisations autonomes décentralisées (DAO), où la blockchain aide à formaliser la gouvernance partagée. Pas sûr que l’exemple soit convaincant, tant le mouvement est devenu à bien des égards problématique. Par contre, ils pointent vers le Public AI Network, un réseau de défense et promotion d’une IA publique intégrée, « qui fournirait des services d’IA au même titre que l’électricité ou l’eau », accessible à tous, contrainte à rendre des comptes, durable, fiable. Ou encore le projet Lestac AI en France, pour tester des services d’IA écoresponsables. Ou le modèle multilingue et open source Apertus, développé par l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) et l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL)…  Le protocole OpenCourier, par exemple, crée une base technique commune permettant aux plateformes de livraison gérées par leurs travailleurs de se connecter et de collaborer. Ou encore le projet d’IA coopérative du réseau des collectivités locales britanniques qui s’engage à respecter les principes coopératifs et démocratiques dans la prestation de services publics.

    Pour Scholz et Esposito, ces « cercles » de strates solidaires, locales, conçoivent le développement d’infrastructures comme une forme d’action politique collective, que ce soit par le biais de fiducies de données municipales, de services cloud coopératifs ou de modèles linguistiques gérés publiquement. « Le discours dominant sur l’IA laisse faussement entendre qu’un contrôle centralisé par les entreprises est inévitable. Pourtant, des modérateurs de contenu au Kenya, des gestionnaires de données en Suisse et d’autres encore démontrent que les composantes d’un avenir numérique démocratique sont déjà présentes. Notre mission est de les relier et, ce faisant, d’exercer notre pouvoir d’agir, de refuser le désespoir et de créer un système où la technologie est au service de la majorité. »

    Hubert Guillaud

    Signalons encore que dans le syllabus (.pdf) du cours qu’il a donné au premier semestre à la New School sur le thème d’une « IA sans patrons », Trebor Scholz pointait encore vers bien d’autres exemples. En estimant que les infrastructures solidaires peuvent être mises en place à chaque niveau de la chaîne d’approvisionnement mondiale de l’IA, il évoquait les mines coopératives au Pérou, en Colombie, en Zambie ou en Mongolie, ou des centres de données coopératifs en Allemagne ou aux Pays-Bas. Il signalait par exemple, la tribune de la doctorante Tara Merk, contributrice au Metagovernance Project, sur les limites de projets de centres de données coopératifs. Face aux data centers dominés par les géants de la Tech, Merk défendait « une plus grande diversité dans la propriété et la gouvernance des centres de données », notamment coopératifs. « Et si les centres de données étaient détenus et gérés de manière coopérative par les personnes vivant à proximité immédiate et souvent directement desservies par eux ? » Dans ce modèle, les opérateurs citoyens pourraient recevoir une part des bénéfices générés par le centre de données (à l’instar des parcs éoliens citoyens). Cela entraînerait une redistribution indirecte des bénéfices générés par les données des utilisateurs en ligne – une idée qui prend d’autant plus d’importance que ces données gagnent en valeur à l’ère de l’IA. Les centres de données coopératifs offriraient également aux citoyens un meilleur contrôle sur l’impact de ces infrastructures sur leur environnement physique local. Par exemple, les citoyens pourraient décider si et quand la quantité d’énergie ou d’eau utilisée par le centre de données entre en conflit avec d’autres besoins locaux et pourraient décider de réduire l’approvisionnement énergétique du centre de données en cas de situation critique. Guidé par les valeurs coopératives d’équité et de solidarité, de tels centres de données pourraient décider de renoncer à des bénéfices plus élevés afin de rendre son infrastructure plus accessible à tous, comme aux associations et coopératives. Cela pourrait à son tour encourager une plus grande diversité dans le développement de l’IA et inciter les entreprises à adopter une identité coopérative. De plus, en s’appuyant sur une infrastructure de centres de données coopérative, les coopératives d’IA renforceraient leur autonomie et leur indépendance, offrant à leurs membres un meilleur contrôle sur l’ensemble de la pile technologique, y compris les moyens de production de l’IA. Tara Merk est en train de faire une étude sur GAD eG, une coopérative qui pendant 50 ans a été l’un des grands fournisseurs de services informatiques allemand notamment pour les services financiers (jusqu’à sa fusion en 2015 avec une autre entreprise). Pour la chercheuse, l’exemple de GAD démontre « que les centres de données coopératifs constituent une option économiquement viable et évolutive, capable de fonctionner de manière fiable dans des secteurs critiques ». 

    Dans son syllabus, Scholz aborde d’autres exemples de coopératives pour montrer comment les valeurs coopératives peuvent guider des alternatives concrètes au développement technologique, comme le propose Read-Coop, la coopérative européenne à l’origine de la plateforme de reconnaissance d’écriture manuscrite Transkribus. Et pointe vers nombre de ressources sur le sujet des technologies pour la coopération.

    À compléter encore par le numéro de Nature consacré aux modèles d’IA des pays du Sud, qui offre un autre regard sur d’autres façon de faire de l’IA.

    PS : nous avions déjà donné ce titre à une brève de l’année dernière qui recensait encore d’autres initiatives.

  • Sunday 30 August 2026 - 09:21

    Le Code du travail ne prévoit aucune disposition spécifique pour articuler jours fériés et temps partiel. Ce vide laisse la porte ouverte à des pratiques patronales qui, sans être illégales, génèrent une perte de rémunération réelle pour le salarié. Comprendre les mécanismes en jeu permet de la neutraliser.

    Proratisation des jours fériés à temps partiel : le mécanisme qui coûte

    L’article Jour ferrié pour temps partiel : comment ne plus perdre d’argent est apparu en premier sur Ma Gazette.

  • Sunday 30 August 2026 - 08:51
    Bonjour,

    J'ai mis en ligne un petit outil qui répond à une seule question : à quelle position un site ressort sur Google pour une requête donnée. Relevé...

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  • Sunday 30 August 2026 - 07:29
    from PepSEO

    On ouvre Epsilon Scan pour lire le dernier chapitre d’un manhwa, et la page ne charge pas. Le domaine a changé, encore. Le lien partagé sur un forum la semaine dernière renvoie vers une page blanche ou, pire, vers un clone truffé de publicités. Ce scénario revient de plus en plus souvent depuis le début de l’année 2024, et il …

    L’article Faut-il encore utiliser epsilone.scan pour lire des scans en français ? est apparu en premier sur PEPSeo.

  • Saturday 29 August 2026 - 10:54
    from PepSEO

    Les tresses ne sont plus l’apanage d’une seule culture; elles sont devenues un symbole de style universel. Pour les hommes blancs souhaitant adopter cette coiffure, certains soins spécifiques sont nécessaires pour maintenir des tresses impeccables. Des cheveux bien hydratés facilitent le tressage et préservent la santé du cuir chevelu. L’utilisation d’huiles naturelles comme l’huile de jojoba ou de coco peut …

    L’article Soins et conseils pour des tresses homme blanc impeccables est apparu en premier sur PEPSeo.

  • Saturday 29 August 2026 - 07:56
  • Friday 28 August 2026 - 15:38
    from Silicon

    Le timing n’est pas anodin. Le 27 août, OpenAI publie une lettre ouverte appelant à une « action collective en matière de cyberdéfense », signée par plus d’une centaine d’organisations.

    Parmi elles figurent plusieurs poids lourds de la tech et de la cybersécurité, dont Anthropic, Microsoft, Google, AWS, IBM, Cisco, CrowdStrike ou encore Cloudflare.

    Le message est simple : les défenseurs doivent accélérer maintenant, avant que l’avantage ne bascule durablement du côté des attaquants.

    OpenAI estime disposer d’une fenêtre limitée pour renforcer les défenses numériques avant que les progrès des modèles d’IA ne rendent les attaques beaucoup plus accessibles, rapides et automatisables. Les entreprises et services essentiels ( hôpitaux, réseaux d’eau, infrastructures Internet ou systèmes industriels ) sont directement concernés.

    Une initiative qui dépasse le périmètre d’OpenAI

    L’originalité de l’appel tient moins au constat qu’à son ambition.

    OpenAI ne demande pas simplement aux entreprises de mieux sécuriser leurs systèmes mais propose une mobilisation impliquant entreprises utilisatrices, éditeurs de cybersécurité, fournisseurs technologiques, laboratoires d’IA et gouvernements.

    La lettre identifie plusieurs leviers.

    Les entreprises doivent d’abord renforcer les fondamentaux, soit la gestion des vulnérabilités, le contrôle des accès, la segmentation, la surveillance et la préparation aux incidents. Autrement dit, l’arrivée de l’IA offensive ne rend pas obsolète la cybersécurité traditionnelle. Elle rend au contraire ses faiblesses beaucoup plus exploitables.

    Les acteurs de la cybersécurité sont, eux, invités à renforcer le partage de renseignements sur les menaces, les techniques d’attaque et les moyens de défense.

    Les gouvernements doivent davantage investir dans la cyberdéfense et faciliter l’accès des organisations chargées de protéger les infrastructures critiques aux capacités avancées d’IA.

    Enfin, les laboratoires d’IA sont appelés à mettre davantage de ressources à disposition des défenseurs : modèles avancés, outils, évaluations de sécurité, expertise et financements.

    C’est probablement ce dernier point qui constitue le cœur stratégique de l’initiative.

    Donner aux défenseurs les mêmes armes technologiques

    Le raisonnement d’OpenAI repose sur une asymétrie qui pourrait rapidement devenir problématique.

    Les modèles d’IA capables d’analyser du code, d’identifier des vulnérabilités, d’automatiser des tâches et d’enchaîner différentes opérations peuvent également être utilisés pour attaquer. Mais les organisations chargées de défendre les infrastructures ne disposent pas nécessairement du même accès à ces capacités.

    OpenAI cherche donc à promouvoir une logique de « trusted access » : fournir des capacités avancées aux défenseurs, mais avec des mécanismes de confiance, de vérification et de contrôle.

    Ce n’est pas une idée nouvelle pour l’entreprise. En avril, OpenAI avait déjà lancé son programme Trusted Access for Cyber, accompagné de 10 millions $ de crédits API destinés à soutenir des équipes de sécurité, des chercheurs en vulnérabilités et des entreprises.

    Cet « appel du 27 août  » élargit considérablement cette logique. Il ne s’agit plus seulement de financer quelques projets ou de donner accès à certains modèles. OpenAI cherche à créer un écosystème de cyberdéfense alimenté par l’IA.

    L’incident Hugging Face comme signal d’alarme

    L’appel intervient surtout dans un contexte particulièrement sensible pour OpenAI.

    Deux jours auparavant, le laboratoire avait publié les résultats de son enquête sur l’incident survenu lors d’une évaluation interne de ses modèles. En juillet, des agents utilisés dans le cadre de tests de cybersécurité avaient contourné certaines protections, obtenu un accès à Internet et compromis des systèmes de Hugging Face.

    L’affaire est particulièrement instructive parce qu’elle ne correspond pas exactement au scénario traditionnel d’une attaque cyber utilisant un outil d’IA.

    Les agents étaient eux-mêmes soumis à une évaluation. Ils ont néanmoins exploité des vulnérabilités, franchi certaines limites de leur environnement et utilisé des infrastructures tierces pour poursuivre leurs opérations. Les investigations publiées par OpenAI et par des chercheurs indépendants ont montré l’ampleur du problème.

    OpenAI reconnaît avoir tiré plusieurs enseignements de l’incident et annonce notamment un renforcement de l’isolation des environnements de recherche, des restrictions d’accès à Internet et un contrôle accru de l’accès aux modèles. –

    Passer à l’IA qui orchestre l’attaque

    Le changement de nature est important.

    Une attaque qui nécessitait auparavant plusieurs compétences humaines peut progressivement être décomposée en tâches exécutées par des agents spécialisés. Le coût marginal d’une campagne pourrait alors diminuer tandis que son volume augmenterait.

    C’est cette perspective que les signataires de la lettre cherchent à anticiper.

    Pour les entreprises, cette évolution pourrait modifier progressivement la doctrine de cybersécurité. La question ne sera plus uniquement de savoir comment empêcher un attaquant d’entrer, mais aussi comment détecter et contenir une succession d’actions automatisées exécutées à une vitesse supérieure à celle des équipes humaines.

    Cela renforce l’intérêt des mécanismes de détection automatisée, de réponse orchestrée, de gestion des identités et des privilèges, mais également de la capacité à isoler rapidement un agent ou une application lorsqu’un comportement sort du cadre prévu.

    L’IA pourrait ainsi devenir simultanément un nouveau vecteur d’attaque et une nouvelle couche de défense.

    L’enjeu est que le second usage doit progresser au moins aussi vite que le premier.

    Transformer en actions concrètes

    La publication de cette lettre constitue donc davantage un cadre de mobilisation qu’un programme opérationnel détaillé.

    Le véritable enjeu sera désormais de transformer les engagements en mécanismes concrets : partage de renseignement, accès sécurisé aux modèles, financement de la recherche défensive, développement d’outils communs, coopération avec les CERT et les opérateurs d’infrastructures critiques.

    La présence simultanée d’éditeurs d’IA, d’hyperscalers, de fournisseurs de cybersécurité et de grandes entreprises donne à l’initiative une portée particulière. Mais elle révèle aussi une difficulté : ces acteurs n’ont pas nécessairement les mêmes intérêts, les mêmes contraintes réglementaires ni la même conception du niveau de risque acceptable.

    L’enjeu pour OpenAI est donc de faire passer le débat de la démonstration des capacités offensives de l’IA à la construction d’une capacité défensive collective.

     

    The post OpenAI veut fédérer l’industrie face à la montée des cyberattaques dopées à l’IA appeared first on Silicon.fr.

  • Friday 28 August 2026 - 13:17
    from Silicon

    Face au spectre de la « SaaSpocalypse », Marc Benioff a choisi de ne pas attendre.

    Profitant de la publication de résultats trimestriels salués par Wall Street, le P-DG de Salesforce a abattu une nouvelle carte : Claudeforce.

    Derrière cette appellation commerciale se cache une alliance stratégique d’une ampleur inédite avec  Anthropic. Salesforce ne veut plus être seulement une application dans laquelle des employés saisissent des données mais la plateforme d’orchestration centrale où des agents prennent des décisions et exécutent des tâches métier en toute sécurité.

    Pour les deux entreprises, le constat de départ est pragmatique : les modèles d’IA les plus sophistiqués manquent de données de gestion et de contexte métier pour agir dans le monde réel, tandis que les systèmes CRM traditionnels regorgent d’informations mais manquent de capacités de raisonnement fluide. Claudeforce entend combler ce fossé en mariant le modèle Claude avec l’ensemble des règles, des droits et des workflows de la plateforme Salesforce.

    Quand l’interface du logiciel devient l’IA

    Ce partenariat bouscule la façon dont les commerciaux et les équipes opérationnelles interagissent avec leurs outils au quotidien.
    Le volet le plus marquant, baptisé Salesforce in Claude, prend la forme d’une extension intégrée directement dans l’interface de l’assistant d’Anthropic.

    Pensé comme un véritable « directeur des revenus virtuel », ce plugin embarque 37 compétences commerciales prédéfinies. Un vendeur peut désormais demander à Claude de synthétiser l’historique d’un compte avant un rendez-vous, d’évaluer la santé d’un contrat en cours ou de préparer un plan de signature. Surtout, l’interaction ne s’arrête pas à la simple lecture : sous réserve des permissions accordées, l’agent peut modifier des fiches, qualifier des pistes ou mettre à jour le pipeline commercial sans que l’utilisateur n’ait jamais à ouvrir une fenêtre Salesforce.
    Inversement, l’intelligence d’Anthropic s’infiltre au cœur de l’architecture de l’éditeur.

    Claude devient le moteur de raisonnement par défaut de la plateforme Agentforce et de son outil décisionnel Atlas Reasoning Engine. Il alimente également les environnements Vibes et Coworker, tout en s’imposant comme le modèle maître dans Slack où il chapeaute Slackbot et les outils de codage des équipes techniques.

    Salesforce avance déjà un chiffre pour prouver l’efficacité de cette intégration : 8,1 millions d’heures de travail économisées en rythme annualisé grâce aux premières itérations de Slackbot.

    Garanties de sécurité pour secteurs régulés

    Afin d’attirer les entreprises évoluant dans des secteurs hautement régulés comme la finance ou la santé, le partenariat prévoit que Claude puisse être déployé via Amazon Bedrock directement à l’intérieur du périmètre de sécurité (Trust Boundary) de Salesforce.

    Les garde-fous annoncés (Enterprise Frontier Safeguards) doivent garantir que chaque action tentée par l’agent IA respecte strictement le modèle de droits d’accès déjà en place dans l’entreprise, évitant ainsi d’avoir à reconstruire une politique de sécurité parallèle.

    Salesforce cherche à verrouiller sa position d’infrastructure incontournable. Même si les utilisateurs finaux délaissent les écrans classiques du CRM au profit des interfaces conversationnelles d’Anthropic, la valeur, les données transactionnelles et la logique métier restent ancrées au cœur du système Salesforce.

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  • Friday 28 August 2026 - 12:34
    from Silicon

    Depuis deux ans, les gros titres consacrés au piratage des équipements de périphérie (pare-feux, passerelles VPN, contrôleurs d’accès distant ) ont surtout mis en avant les groupes liés à la Chine et leurs cibles de prédilection, Ivanti, Fortinet ou Palo Alto Networks.

    Une étude conjointe de Tenable et SentinelOne vient nuancer ce récit.

    Les deux éditeurs américains ont croisé deux bases de données constituées indépendamment. L’une est issue de la télémétrie d’exposition de Tenable sur des milliers d’environnements clients quand l’autre est tirée des enquêtes de réponse à incident (DFIR) menées par SentinelOne.

    Leur conclusion souligne que loin d’être l’apanage d’un seul type d’attaquant, l’infrastructure edge est devenue un terrain de chasse commun à cinq catégories d’acteurs distinctes : la Chine, la Russie, la Corée du Nord, l’Iran et les groupes cybercriminels à motivation financière.

    Une convergence à 79 % malgré des vulnérabilités différentes

    Le point de départ de l’étude est contre-intuitif.

    Au niveau des vulnérabilités et expositions communes (CVE), les deux jeux de données se recoupent très peu. Sur 82 CVE identifiées au total, seules 17, soit 21 %, apparaissent dans les deux corpus. Autrement dit, Tenable et SentinelOne ne regardaient, pour l’essentiel, pas les mêmes failles.

    En revanche, au niveau des fournisseurs, la convergence est frappante.

    Onze des quatorze éditeurs présents dans le corpus de Tenable se retrouvent également dans les dossiers d’intervention de SentinelOne, soit un taux de recoupement de 79 %.

    Recentrée sur les seuls équipements edge et d’accès distant, cette convergence atteint 100 %. Les sept fournisseurs identifiés indépendamment par Tenable dans cette catégorie ( Fortinet, Citrix, Ivanti, Palo Alto Networks, Cisco, Juniper et VMware ) figurent tous dans les dossiers d’incidents traités par SentinelOne.

    Pour les deux éditeurs, la portée de ce résultat dépasse le simple constat statistique.

    Si les deux jeux de données avaient convergé sur les mêmes CVE précises, le message aurait été rassurant : corriger cette poignée de failles suffirait à limiter le risque.

    Ce que montrent les chiffres est différent et plus difficile à traiter. Des acteurs étatiques et des groupes cybercriminels, agissant sans lien entre eux, trouvent chacun leur propre chemin d’accès chez les mêmes fournisseurs.

    Corriger la CVE du trimestre ne retire pas un éditeur de la liste des cibles.

    Douze failles exploitées à la fois par des Etats et des cybercriminels

    L’étude a recensé 93 cas documentés d’exploitation de vulnérabilités par des acteurs de la menace, représentant une quarantaine de groupes identifiés.

    Douze vulnérabilités y affichent une attribution dite « multi-nexus » confirmée avec le plus haut niveau de confiance méthodologique. Des preuves directes établissent qu’un acteur étatique et un acteur cybercriminel ont exploité, indépendamment l’un de l’autre, la même faille chez le même fournisseur.

    Parmi les exemples cités figure une vulnérabilité zero-day des appliances SonicWall SMA1000. Elle a d’abord été exploitée par un groupe d’espionnage dont l’origine n’a pas pu être établie, avant d’être utilisée à son tour par les opérateurs du ransomware INC.

    Le même scénario se retrouve avec une faille de PAN-OS GlobalProtect, le système de sécurité de Palo Alto Networks. Celle-ci a été exploitée par un acteur lié à la Chine, puis par les opérateurs du ransomware INC.

    Autre exemple : une vulnérabilité de la plateforme Check Point Quantum a été exploitée séparément par un groupe chinois et par le groupe iranien Fox Kitten.

    Au total, douze vulnérabilités présentent ce profil « multi-nexus ». Les huit autres concernent des produits de Fortinet, Citrix, Cisco et Ivanti.

    Pour les auteurs de l’étude, cette convergence change la donne pour les entreprises. Une défense conçue pour contrer les groupes étatiques ne les protège pas nécessairement contre les cybercriminels : les uns comme les autres peuvent exploiter les mêmes vulnérabilités et franchir la même porte d’entrée.

    F5, en tête de l’exposition ; Citrix, championne de la lenteur des correctifs

    Sur le volet strictement technique, la télémétrie de Tenable, portant sur des milliers d’environnements clients, dresse un classement par fournisseur qui bouscule certaines idées reçues.

    Malgré la forte exposition médiatique des vulnérabilités affectant ses équipements, Fortinet ne se classe qu’en milieu de tableau avec 24,9 % de ses environnements clients exposés à au moins une vulnérabilité activement exploitée. Un niveau proche de ceux de Check Point (18,6 %) et d’Ivanti (24,1 %).

    Deux fournisseurs se distinguent nettement, mais pour des raisons opposées.

    F5 affiche le taux d’exposition le plus élevé de l’étude parmi les échantillons statistiquement robustes : 53,8 % des 2 784 environnements clients surveillés utilisant des produits F5 présentaient au moins une vulnérabilité connue et activement exploitée, non corrigée.

    Citrix, de son côté, ne domine pas en volume (28,8 % d’exposition) mais en durée. Le délai médian pour appliquer un correctif sur ses équipements atteint 461 jours, et 71 % des environnements concernés hébergent toujours une vulnérabilité non corrigée un an après sa divulgation.

    Fortinet apparaît également comme le fournisseur ciblé par le plus grand nombre d’acteurs distincts : 29 groupes répartis dans les cinq catégories de nexus étudiées, contre 22 pour Citrix et 19 pour Ivanti.

    Un cycle de failles quasi automatique chez Ivanti

    L’étude souligne la récurrence des vulnérabilités activement exploitées dans les produits Ivanti. Sur la gamme EPMM, une nouvelle vulnérabilité de ce type est observée en moyenne tous les 8,5 mois, contre 13 mois pour la gamme Connect Secure.

    Pour Tenable et SentinelOne, ce rythme rend la prochaine faille pratiquement inévitable et devrait inciter les entreprises utilisant ces produits à budgéter, dès aujourd’hui, la capacité de correction nécessaire pour l’année à venir.

    Plus largement, l’étude constate que les vulnérabilités jugées les plus prioritaires ne sont pas corrigées plus vite que les autres, au contraire.

    Sur une liste de 238 CVE hautement prioritaires suivies par Tenable, le délai médian de remédiation atteint 146 jours contre 122 jours pour l’ensemble des autres vulnérabilités.  Un écart que les auteurs qualifient de statistiquement significatif.

    Les auteurs avancent plusieurs explications d’ordre opérationnel. La mise à jour d’un pare-feu ou d’une passerelle VPN peut entraîner une interruption de service pour les utilisateurs qui en dépendent. Ces équipements nécessitent également des opérations de maintenance et de validation spécifiques tandis qu’ils disposent rarement des mêmes agents de sécurité que les postes de travail et les serveurs.

    Vol d’identifiants et mouvements latéraux : ce que montrent les enquêtes de terrain

    Le volet SentinelOne de l’étude, tiré de missions réelles de réponse à incident, illustre concrètement ce que permet la compromission d’un équipement edge.

    Lors de trois interventions distinctes impliquant des appliances FortiGate, des attaquants ont atteint le plan de gestion des équipements et créé des comptes administrateurs non autorisés. Dans deux de ces incidents, ils ont également exporté les configurations des appareils et extrait des identifiants qui pouvaient être utilisés pour progresser dans le réseau.

    Un autre incident concerne une appliance Ivanti Cloud Services compromise fin 2024 par un acteur lié à la Chine. Celui-ci avait exploité deux vulnérabilités ( CVE-2024-8963 et CVE-2024-8190) en les chaînant avant la première divulgation publique de cette combinaison. Après avoir obtenu l’accès à l’équipement, l’attaquant a collecté des clés SSH et d’autres identifiants qui y étaient stockés.

    Ces appliances ne produisant pas de télémétrie de sécurité classique, les enquêteurs ont dû reconstituer les intrusions à partir des journaux d’authentification et des traces laissées dans l’annuaire Active Directory — une difficulté qui, selon les auteurs, illustre le décalage entre la criticité de ces équipements et les moyens de détection dont ils disposent réellement.

    Les recommandations des deux éditeurs

    Tenable et SentinelOne formulent cinq recommandations pour les entreprises.

    En priorité, corriger sans délai les équipements F5 et Citrix qui cumulent des niveaux d’exposition élevés et des délais de remédiation parmi les plus longs constatés.

    Ensuite, réduire la surface d’attaque de ces appliances en désactivant les fonctions qui ne sont pas indispensables. Les deux éditeurs recommandent également de renforcer la protection des postes internes afin de limiter les mouvements latéraux d’un attaquant qui serait parvenu à compromettre le périmètre.

    Les deux éditeurs recommandent également aux entreprises utilisant Ivanti Connect Secure ou EPMM de se préparer à une nouvelle vulnérabilité activement exploitée dans ces gammes au cours des douze prochains mois. Ils préconisent aussi de définir des délais de correction spécifiques aux équipements edge, plus courts que les standards généraux de l’entreprise.

    Enfin, Tenable et SentinelOne recommandent de ne pas fonder la priorisation des correctifs sur le seul score CVSS. Une vulnérabilité présentant des signes d’exploitation active peut en effet avoir un score de sévérité modéré. Les entreprises doivent donc croiser plusieurs indicateurs, notamment la sévérité, les informations sur les menaces et le contexte des actifs concernés.

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  • Friday 28 August 2026 - 10:36

    Quand on cherche à rencontrer des personnes trans à Paris ou ailleurs en France, le premier obstacle n’est pas le manque de volonté, c’est le manque de lieux identifiés et sécurisés. Entre les plateformes généralistes où les profils trans sont noyés et les sorties classiques où la transphobie reste une réalité documentée, trouver des espaces adaptés demande une vraie méthode

    L’article Rencontre trans à Paris et en région : comment élargir votre cercle de rencontres ? est apparu en premier sur Ma Gazette.

  • Friday 28 August 2026 - 09:16
    from PepSEO

    Abu, le sapajou chapardeur d’Aladdin, occupe une place singulière dans la galerie des sidekicks Disney. Compagnon inséparable du héros d’Agrabah, il remplit à la fois la fonction de ressort comique et de partenaire opérationnel dans chaque scène de vol ou de fuite. Mesurer ce double rôle permet de comprendre pourquoi ce personnage, créé au début des années 1990, reste un …

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  • Friday 28 August 2026 - 06:21

    Les matériaux composites occupent depuis des décennies l’aéronautique, le nautisme et l’automobile. Dans le bâtiment résidentiel, leur présence reste marginale. Les freins ne sont pas uniquement techniques : absence de référentiels normalisés, filières de recyclage encore immatures, coûts de mise en œuvre peu documentés pour les particuliers.

    Le cadre réglementaire français évolue pourtant, avec une restructuration de la filière EPR …

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  • Friday 28 August 2026 - 06:00
    Bonjour,

    Depuis plusieurs mois/années, je n'arrive pas à me positionner sur certains mots clés, à avoir du "bon trafic". J'ai donc ajouté et créé des...

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  • Thursday 27 August 2026 - 22:17
  • Thursday 27 August 2026 - 10:54
    from PepSEO

    Simples, efficaces et ergonomiques, les progiciels (ou logiciels à destination des entreprises) fleurissent et viennent grandement faciliter la tâche de nombreux gestionnaires dans les collectivités publiques comme privées. Wat.erp est la solution de gestion des fluides développée par SOMEI, la société d’édition de progiciel marseillaise.

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    Wat.erp, la gestion des fluides dans tous ses aspects

    Aujourd’hui, le progiciel Wat.erp, conçu pour …

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  • Thursday 27 August 2026 - 05:29

    La liste de fournitures scolaires arrive parfois tard, le professeur principal l’envoie une semaine avant la reprise, et on se retrouve à chercher un cahier 24×32 grands carreaux un dimanche soir. Cette situation concerne chaque année des milliers de familles, et la bonne nouvelle, c’est que les solutions pour s’équiper rapidement se sont multipliées. Encore faut-il savoir où chercher selon …

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  • Wednesday 26 August 2026 - 15:51

    Tarbob change régulièrement d’adresse web. Le site de streaming gratuit migre vers de nouveaux noms de domaine dès que l’ancien est bloqué par les fournisseurs d’accès français. En 2026, retrouver la bonne URL de Tarbob com demande quelques réflexes simples, mais sans eux, le risque de tomber sur un faux site est réel.

    Vérifier l’adresse Tarbob com avec un WHOIS

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  • Wednesday 26 August 2026 - 15:36
    from PepSEO

    Sur un banc d’essai de Villaroche, un démonstrateur hybride-électrique à échelle 1 tourne depuis juillet 2026. Deux machines électriques greffées sur les arbres haute et basse pression d’un moteur d’avion, une électronique de puissance embarquée, des scénarios de transfert de charge simulant un vol complet. Ce n’est plus un concept sur PowerPoint. Les moteurs d’avions hybrides et électriques entrent dans …

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  • Wednesday 26 August 2026 - 10:54
    from PepSEO

    Brian Peppers est devenu une figure emblématique sur Internet dans les années 2000, après que sa photo de fichier d’agresseur sexuel, aux traits atypiques et déformés, ait été mise en ligne. La diffusion virale de cette image a suscité une vague de curiosité et de scepticisme, beaucoup doutant de la véracité de la photo. Des investigations ont révélé que Peppers …

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  • Tuesday 25 August 2026 - 16:32

    Une page passe de la quatorzième à la troisième position. Le trafic double en trois mois. Le nombre de demandes de devis, lui, n’a pas bougé d’une unité. Le réflexe habituel consiste à incriminer le formulaire, la vitesse du site ou le maillage interne. Dans la majorité des cas, le problème est ailleurs. La page a gagné une requête qu’elle n’aurait jamais dû cibler. Un guide de définition s’est installé sur une expression tapée par des acheteurs. L’intention de recherche SEO n’a pas été respectée, et tout le reste en découle : le visiteur lit, comprend, repart. Le compteur de sessions monte, le carnet de commandes reste plat. La typologie des intentions est connue de tout le monde. Ce qui manque, c’est la couche de décision au-dessus : quelle page produire, quel budget engager, quel indicateur suivre, et à quel moment scinder ou réécrire. C’est là que se joue l’écart entre un SEO qui produit du volume et un SEO qui produit du chiffre d’affaires. Le vrai coût d’une page qui se trompe d’intention Trafic en hausse, devis à plat : le symptôme qui doit alerter Prenons une requête à 2 000 recherches mensuelles positionnée en troisième place. Avec un taux de clic réaliste, elle apporte quelques centaines de visites par mois. Si ces visiteurs cherchaient une définition et atterrissent sur une page de définition, tout va bien : ils s’informent. Si ces mêmes visiteurs cherchaient un prestataire et trouvent un article pédagogique, l’entreprise vient de financer douze mois de production éditoriale pour alimenter la culture générale de son marché. Le coût réel n’est pas le coût de l’article. C’est le coût d’opportunité : la requête transactionnelle voisine, cinq fois moins volumineuse, qui n’a jamais été travaillée parce que l’outil affichait un volume moins flatteur. Une erreur d’intention ne se voit jamais dans un rapport de positions. Elle se voit uniquement quand on rapproche les entrées organiques des demandes entrantes, page par page. Pour rappel, quatre familles structurent le sujet : informationnelle, navigationnelle, commerciale et transactionnelle. Le détail de chacune, avec les formulations types et les exemples, est traité dans notre page dédiée aux quatre grands types d’intention de recherche. Le reste part du principe que cette base est acquise. Ce que Google mesure quand la page ne sert pas l’intention Google n’a pas besoin de comprendre votre contenu pour savoir qu’il déçoit. Il observe le comportement : retour rapide vers la page de résultats, reformulation de la requête, clic sur un concurrent juste après. Ces signaux ne sont pas un facteur de classement déclaré, mais ils alimentent les systèmes d’évaluation de la qualité des résultats. Une page qui répond à côté finit par redescendre, même bien optimisée techniquement. La thèse est simple : l’intention n’est pas une case à cocher avant de rédiger. C’est la variable qui détermine le type de page, le levier d’acquisition et l’indicateur de suivi. Se tromper dessus rend toutes les optimisations suivantes inutiles. Lire l’intention dans la SERP, pas dans un outil Les cinq signaux à relever sur la page 1 La page de résultats est la seule source qui dit ce que Google considère aujourd’hui comme la bonne réponse. L’analyse tient en dix minutes et se répète à l’identique sur chaque requête. Le type de pages classées : article de blog, page catégorie, fiche produit, comparatif, page de service. Six pages de service en tête signent une intention commerciale ou transactionnelle, quelle que soit l’étiquette de l’outil. Les blocs affichés : AI Overview, carrousel shopping, pack local, avis, People Also Ask. Un carrousel shopping en haut de page ferme le débat sur le caractère transactionnel. La fraîcheur des résultats : si les dix premières pages datent de moins de six mois, la requête exige une actualisation régulière et une page evergreen se fera sortir. Le format dominant : liste, guide long, page courte, vidéo. Le format majoritaire est un cahier des charges, pas une suggestion. La densité publicitaire : quatre annonces en tête indiquent que des annonceurs paient déjà ce clic, donc que la requête a une valeur commerciale démontrée. Ce que les outils étiquettent mal Les étiquettes d’intention fournies par les plateformes SEO sont calculées à partir de motifs lexicaux et d’historiques de SERP. Elles fonctionnent bien sur les cas nets, mal sur les cas frontaliers. Une requête de type « comment choisir un [produit] » est presque systématiquement classée informationnelle. Ouvrez la page 1 : vous y trouverez souvent des pages de service et des comparatifs commerciaux, pas des tutoriels. L’étiquette est un point de départ pour trier un fichier de 3 000 mots-clés. Elle ne remplace pas la vérification manuelle sur les cinquante requêtes qui portent réellement l’enjeu business. Ce sont celles-là qui méritent dix minutes chacune. Requêtes hybrides : quand la SERP dit deux choses Certaines SERP ne tranchent pas. Trois pages de définition, trois pages de service, un comparatif. Google teste, ou reconnaît que deux populations tapent la même chose. Le critère de décision est mécanique : si les six premiers résultats se répartissent entre deux formats de page distincts, la requête porte deux intentions et se traite en deux pages. Une page principale alignée sur le format majoritaire, une page secondaire sur l’autre, reliées par un lien contextuel. Tenter de satisfaire les deux dans un seul document produit un contenu qui ne satisfait ni l’un ni l’autre et qui plafonne en cinquième position. Relier chaque intention à une page et à une étape du parcours Une intention, une page, un objectif La règle tient en trois mots : une intention, une page. Elle a un corollaire moins appliqué : un objectif de conversion différent par famille d’intention. Fixer un même taux de demande de devis à toutes les pages du site est le moyen le plus fiable de condamner les contenus de haut de parcours, qui ne convertiront jamais directement et dont ce n’est pas le rôle. Un contenu informationnel réussi ne génère pas de devis. Il génère de la mémorisation, des abonnements et des visiteurs qui reviennent trois semaines plus tard sur une page commerciale. S’il est jugé au même mètre que la page de service, il sera supprimé au premier arbitrage budgétaire. Le tableau de correspondance requête, page, indicateur Intention Formulation type Type de page à produire Étape du parcours Indicateur de succès Informationnelle « qu’est-ce que », « comment faire » Article de fond, guide, définition Découverte Sessions, profondeur de lecture, entrées en base Navigationnelle marque + service, marque + avis Page de marque, page d’assistance Réassurance Part de trafic de marque, taux de retour Commerciale « meilleur », « comparatif », « prix », « alternative » Comparatif, page de service, cas client Évaluation Clics vers les pages de service, demandes de devis Transactionnelle « acheter », « agence + ville », « devis » Page de conversion, fiche produit, landing Décision Formulaires, appels, chiffre d’affaires attribué Cette cartographie est exactement le livrable attendu d’un audit de mots-clés : chaque requête rattachée à une page existante ou à créer, avec l’indicateur qui la juge. Sans ce document, les arbitrages se font au ressenti et les mêmes requêtes reviennent dans trois briefs différents. Quand faut-il scinder une page en deux Trois signaux imposent la scission. Premier signal : la page se positionne sur deux grappes de requêtes dont les formulations n’ont plus rien à voir, l’une avec « comment », l’autre avec « prix » ou « tarif ». Deuxième signal : la SERP cible affiche deux formats en proportion équilibrée, selon le critère des six premiers résultats. Troisième signal : la page stagne entre la cinquième et la dixième position depuis deux trimestres malgré des mises à jour, sur une requête où son autorité devrait suffire. Dans ce cas, la page mère garde l’intention majoritaire et un bloc court renvoie vers la nouvelle page qui prend l’intention secondaire. Le trafic se répartit, les deux montent. SEO ou SEA : l’intention tranche le budget Les intentions où le SEA reste imbattable Le transactionnel à forte valeur et à cycle court se sécurise en payant. Une requête « agence SEO Lyon » ou « devis [prestation] » amène un contact prêt à parler, avec une valeur client qui absorbe largement le coût du clic. Attendre douze mois de construction organique sur ces expressions revient à laisser le marché aux concurrents pendant un an. Le SEA achète le temps que le SEO met à produire. Même logique sur les lancements, les zones géographiques nouvelles et les périodes de saisonnalité courte, où l’organique n’a pas le temps physique de se positionner. Les intentions où payer le clic est une fuite budgétaire Le haut de parcours informationnel ne se paie pas au clic. Un visiteur qui cherche une définition n’a aucune intention d’achat à court terme, et son coût par acquisition sera calculé sur une conversion qui n’arrivera jamais dans la fenêtre d’attribution. Les campagnes qui financent du trafic « qu’est-ce que » produisent des rapports flatteurs en volume et des coûts par lead ingérables. Ce terrain appartient au SEO, à la condition d’accepter qu’il soit jugé sur des indicateurs de découverte et non de vente. Mesurer un contenu de haut de parcours avec la règle d’une landing page, c’est le condamner avant même de l’avoir publié. La zone grise commerciale : tester puis basculer Entre les deux se trouve le commercial, la zone la plus disputée et la plus rentable. La méthode est séquentielle : lancer une campagne payante courte sur une grappe de requêtes commerciales, mesurer le coût par lead réel sur six à huit semaines, puis décider. Si le coût par lead payant tient, la production éditoriale organique se justifie sur la même grappe, avec un horizon de retour connu. S’il dérape, l’investissement de contenu aurait dérapé aussi. Un facteur nouveau déplace ce point d’équilibre. Selon Semrush, les AI Overviews gagnent du terrain sur les requêtes commerciales : plus 71 % d’apparitions sur cette intention entre novembre 2025 et avril 2026, avec des écarts sectoriels marqués, plus 231 % dans la finance et plus 108 % en informatique et électronique, alors que la présence recule de 5 % sur les requêtes transactionnelles (Semrush, 2026). Traduction opérationnelle : sur le commercial, la place organique cliquable se réduit, et la part payante mérite d’être réévaluée secteur par secteur. Volume ou intention : arbitrer quand les deux s’opposent Le piège du gros volume informationnel Le réflexe le plus coûteux consiste à trier le fichier de mots-clés par volume décroissant et à travailler la première ligne. Cette ligne est presque toujours une requête large, informationnelle, très concurrentielle, et désormais très mal cliquée. Les données de comportement le confirment : les utilisateurs cliquent deux fois moins quand un résumé IA s’affiche, avec 8 % de clic vers un résultat classique contre 15 % en l’absence de résumé, et 26 % de sessions terminées après la page de résultats contre 16 % sans (Pew Research Center, 2025). Ahrefs mesurait de son côté une baisse de 34,5 % du taux de clic en première position organique en présence d’un AI Overview, sur 300 000 mots-clés (Ahrefs, 2025). Ce phénomène ne touche plus uniquement l’informationnel. La part de requêtes informationnelles parmi celles qui déclenchent un AI Overview est passée de 91,3 % en janvier 2025 à 57,1 % en octobre 2025, tandis que les commerciales montaient de 8,15 % à 18,57 % et les transactionnelles de 1,98 % à 13,94 % (Semrush AI Overviews Study, plus de 10 millions de mots-clés, 2025). Le volume affiché dans un outil ne dit plus grand-chose du trafic réellement disponible. Comment calculer la valeur d’une requête avant de la cibler Une formule simple suffit à remettre les priorités à l’endroit : valeur potentielle = volume mensuel × taux de clic réellement observable × taux de conversion attendu pour cette intention × valeur d’un client Le troisième facteur est celui que personne n’applique. Un taux de conversion de 0,3 % sur de l’informationnel et de 4 % sur du transactionnel change complètement le classement. Une requête à 300 recherches mensuelles bien intentionnée bat régulièrement une requête à 6 000 recherches mal intentionnée. Le deuxième facteur se corrige à la baisse dès qu’un AI Overview occupe la SERP. Avant d’appliquer la formule, il faut disposer de chiffres fiables : la méthode pour établir le volume de recherche d’un mot-clé conditionne la qualité de tout l’arbitrage qui suit. Mesurer par intention et repérer les dérives avant de perdre la place Trois indicateurs par famille d’intention Sans segmentation, le pilotage est aveugle. Trois indicateurs par famille suffisent : pour l’informationnel, sessions organiques, profondeur de lecture et entrées dans la base de contacts. Pour le commercial, clics sortants vers les pages de service, formulaires de contact initiés et demandes de devis. Pour le transactionnel, formulaires validés, appels générés et chiffre d’affaires attribué. Le tableau de bord se construit par famille, pas en moyenne site. Une moyenne écrase précisément l’information utile. Détecter une intention qui change dans la Search Console Une SERP change d’intention progressivement, jamais du jour au lendemain. Le signal apparaît dans la Search Console avant d’apparaître dans les positions. La revue se fait par trimestre, page par page, sur la liste des requêtes d’entrée. Le marqueur à surveiller est le glissement du vocabulaire : une page qui recevait des impressions sur « comment » et « qu’est-ce que » commence à en recevoir sur « prix », « avis » ou « meilleur ». Cela signifie que Google a réorienté la requête vers une intention commerciale. Deux options, à décider dans le trimestre : mettre à jour la page pour couvrir la nouvelle attente, ou créer la page commerciale et laisser la page mère sur son terrain. Attendre la chute de position, c’est perdre six mois de reconquête. Les cinq erreurs qui coûtent le plus Erreur Conséquence observée Correction Page unique pour deux intentions Plafonnement en cinquième à dixième position Scinder selon le critère des six premiers résultats Objectif de conversion unique pour tout le site Suppression des contenus de découverte au premier arbitrage Un indicateur par famille d’intention Étiquette de l’outil prise pour vérité Format de page inadapté dès le brief Vérification manuelle de la page 1 sur les requêtes à enjeu Requête choisie sur le volume brut Trafic en hausse, demandes stables Application de la formule de valeur potentielle Aucune revue après publication Perte de position sur une SERP qui a bougé Contrôle trimestriel des requêtes d’entrée Ce que l’intention décide vraiment L’intention de recherche n’est pas une étape du brief éditorial. C’est l’arbitre qui décide du type de page, du levier d’acquisition, du budget engagé et de l’indicateur qui juge le résultat. Une stratégie qui la traite comme une case à cocher produit mécaniquement des rapports de positions en hausse et des tableaux de ventes immobiles. Le travail utile tient en une discipline : cartographier chaque requête vers une page et un indicateur, vérifier la SERP plutôt que l’étiquette, et refaire le contrôle tous les trois mois. Les robots vous trouvent, les prospects vous choisissent, et ils ne choisissent que les pages qui répondent à ce qu’ils cherchaient vraiment. Pour confronter votre cartographie de mots-clés à vos vraies conversions, parlons de votre projet.

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  • Tuesday 25 August 2026 - 16:25
    Batterie, écran, clavier : les pannes qui touchent vraiment le MacBook Air Un MacBook Air se garde longtemps. C’est même
  • Tuesday 25 August 2026 - 10:54
    from PepSEO

    Plus de 30 % des objets égarés en France chaque année ne retrouvent jamais le chemin de leur propriétaire, malgré la panoplie de procédures habituelles. Face à la multiplication des déplacements et des lieux publics, les démarches traditionnelles montrent vite leurs limites.Rabbit Finder mise sur une méthode structurée pour répondre aux besoins actuels : retrouver rapidement et simplement ses effets, …

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  • Monday 24 August 2026 - 12:03
    De violents orages sont annoncés dans le Sud-Ouest ce lundi après-midi et dans le Sud-Est en fin de journée et dans la soirée. Suivez la situation en direct toute la journée, ce lundi 24 août, sur ladepeche.fr.
  • Monday 24 August 2026 - 12:03
    from Silicon

    L’ANSSI publie un troisième kit sectoriel d’exercice de crise cyber, pour l’agroalimentaire. Mais anticiper un scénario écrit ne garantit pas nécessairement de s’en sortir face à un imprévu.

    Le 25 juin 2026, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information a mis en ligne son troisième kit sectoriel d’entraînement à la gestion de crise cyber, après l’enseignement supérieur et l’audiovisuel. Le secteur visé, cette fois, est l’agroalimentaire, non pour son exposition particulière, mais parce qu’aucune organisation n’est à l’abri d’une attaque.
    Le kit propose un scénario calibré et trois niveaux de complexité selon la maturité de l’organisation. C’est une initiative utile : la préparation reste, selon l’agence, une des clés pour limiter l’impact d’une attaque.

    Une pédagogie qui a fait ses preuves depuis plusieurs années

    Cette démarche n’est pas nouvelle et elle a raison d’être poursuivie. Depuis plusieurs années, l’ANSSI encourage les organisations à s’entraîner avant la crise plutôt que d’improviser pendant. Un exercice prévoit de prévenir les bonnes personnes, dans un certain ordre, avec des outils de secours. Il révèle aussi les angles morts d’un plan resté trop longtemps sur une étagère : un contact obsolète, une sauvegarde jamais testée par exemple.
    Pour des secteurs peu habitués à l’exercice cyber comme l’agroalimentaire, ce premier passage a une valeur pédagogique réelle.

    Un scénario écrit qui s’arrête où commence l’imprévu

    Un exercice de crise suit toujours un scénario écrit à l’avance, avec une fin prévue. Cette structure est nécessaire pour former, mais elle a une limite intrinsèque : la vraie crise ne prévient pas de son scénario. Elle change de nature en cours de route, mêle plusieurs incidents à la fois, et oblige à décider avec une information incomplète.
    Rejouer un cas connu entraîne à suivre une procédure, pas à s’en écarter quand elle ne correspond plus à la réalité.

    Une frontière sépare l’entraînement de la préparation réelle

    Deux choses, souvent confondues, méritent d’être distinguées. Une procédure de crise met en place des procédures, un ordre à suivre dans les actions à mener tout comme dans les personnes ressources à solliciter ; elle s’apprend, se documente, et un exercice bien conçu suffit à la vérifier.
    Une organisation résiliente, elle, se mesure à sa capacité à improviser quand la procédure ne suffit plus, par exemple à la possibilité de couper un système en production sans attendre une validation en cascade. Cette capacité se construit dans la durée, pas en une session d’entraînement.

    Un enjeu qui se joue avant la crise, dans la gouvernance quotidienne

    Cet enjeu se joue bien avant le jour de l’exercice, dans la gouvernance ordinaire de l’organisation. Une direction qui délègue toute décision technique en temps normal aura du mal à improviser en temps de crise, quel que soit le nombre d’exercices réalisés.
    À l’inverse, une organisation habituée à raccourcir ses circuits de validation aborde un incident réel avec des réflexes qu’aucun kit ne suffit à créer par lui-même.

    Des repères qui distinguent les organisations les mieux préparées

    Les organisations qui traversent une crise cyber sans s’effondrer ne sont pas nécessairement celles qui ont multiplié les exercices préventifs. Ce sont celles qui partagent des repères plus discrets : une chaîne de décision courte, connue de tous avant l’incident, et l’habitude de communiquer en interne avant d’avoir toutes les réponses.

    Ces repères ne figurent dans aucun scénario écrit ; ils se vérifient en creux, le jour où le scénario prévu ne suffit plus.

    L’enjeu n’est donc pas de choisir entre s’entraîner et improviser. Sans exercice régulier, une organisation découvre ses failles le jour où elles coûtent le plus cher. Sans capacité à s’écarter du scénario prévu, l’exercice reste un théâtre bien répété.

    Le troisième kit sectoriel de l’ANSSI mérite d’être utilisé, à condition de ne jamais le confondre avec la préparation elle-même : il en est un instrument, pas une garantie.

    * Olivier Arous est CEO d’OGO Security

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  • Monday 24 August 2026 - 11:54
    Sans le crier sur les toits, Amazon vient de relever les tarifs de ses liseuses Kindle, enceintes Echo, clés Fire TV et routeurs Eero. Des hausses parfois spectaculaires, officiellement justifiées par le coût des composants.
  • Monday 24 August 2026 - 11:41
    L'édition 2027 du concours européen de la chanson se déboulera le 15 mai en Bulgarie, suite à la victoire cette année de la chanteuse bulgare Darina Yotova,
  • Monday 24 August 2026 - 11:41
    Parmi les pistes du gouvernement, figure l'idée d'une moindre revalorisation des pensions de retraite pour les plus aisés.
  • Monday 24 August 2026 - 11:38
    Cette décision intervient après que la République islamique a annoncé que deux diplomates français, brièvement arrêtés à Téhéran en juillet pour "ingérence" avant de quitter le pays, ne seraient pas autorisés à revenir en Iran.
  • Monday 24 August 2026 - 11:36
  • Monday 24 August 2026 - 11:34
    Différentes mobilisations de parents d’élèves ont eu lieu ce jour de rentrée pour dénoncer la lenteur des réparations de certains établissements du premier degré.
  • Monday 24 August 2026 - 11:33
    J'avais acheté un petit boitier AndroidTV Xiaomi (https://sebsauvage.net/wiki/doku.php?id=xiaomitv) pour équiper une vieille télé. Ça marche super, c'est tout petit, ça consomme rien, c'était pas cher : Je l'avais payé 44€ l'année dernière.

    Je ne le trouve plus qu'à 89€ 😭
    PLUS DU DOUBLE !
    (Et d'occasion : 72€ ! 😭)

    MERCI L'IA ! 😒
    (Permalink)
  • Monday 24 August 2026 - 11:25
    Dans un désir de clarté, Free TV va modifier la numérotation de toutes ses chaînes de télévision à partir du 25 août, qui seront désormais regroupées par blocs thématiques. Voici la nouvelle grille.
  • Monday 24 August 2026 - 11:24
    Les aides, destinées aux travailleurs modestes grands rouleurs et aux secteurs d’activité les plus exposés (agriculteurs, pêcheurs, BTP, transporteurs) à la hausse des prix liée au conflit au Moyen-Orient, expirent le 31 août.
  • Monday 24 August 2026 - 11:01
    Il doit y rencontrer le président ukrainien Zelensky et coprésider, aux côtés d’autres dirigeants internationaux, une réunion avec la coalition des volontaires. Le Kremlin accuse le Royaume-Uni d’empêcher toute avancée vers la paix en aidant l’Ukraine.
  • Monday 24 August 2026 - 10:43
    from Silicon

    Les entreprises déploient leurs premiers agents et découvrent aussi comment gouverner les interactions entre les modèles, les applications et les données ?

    Une nouvelle catégorie de logiciels, les AI Gateways, ambitionne de devenir le point de contrôle de ces architectures. À l’image des API Gateways il y a vingt ans, cette couche pourrait redéfinir la manière dont les DSI construiront leurs infrastructures d’intelligence artificielle. A condition qu’elle tienne ses promesses.

    L’histoire des systèmes d’information est jalonnée de ruptures technologiques qui ont progressivement fait apparaître de nouvelles couches d’infrastructure.

    Au début des années 1990, la priorité était de connecter les réseaux tout en les protégeant : les pare-feu sont devenus le point de passage obligé entre l’entreprise et Internet.

    Au début des années 2000, la généralisation des architectures orientées services puis des microservices a fait émerger une autre nécessité : contrôler les échanges entre applications. Les API Gateway se sont imposées pour authentifier les appels, appliquer des politiques de sécurité et fournir une visibilité centralisée.

    Une décennie plus tard, l’explosion du cloud a donné naissance aux plateformes IAM modernes, aux CASB (Cloud Access Security Broker) aux solutions SASE et aux plateformes CNAPP (Cloud-Native Application Protection Platform, des outils de sécurisation des applications cloud) pour répondre à de nouveaux besoins de gouvernance.

    L’IA générative semble suivre le même chemin. Après une première phase centrée sur le choix d’un modèle de langage performant, les entreprises découvrent qu’elles doivent désormais administrer un écosystème où plusieurs modèles coexistent, où des agents IA prennent des décisions, et où les interactions avec le système d’information deviennent plus nombreuses et plus dynamiques.

    Du mono-modèle au multi-modèle

    Entre 2023 et 2024, la plupart des expérimentations reposaient sur un seul fournisseur : une application appelait un modèle via une API, point final. Cette architecture reste simple.

    En 2026, le changement d’échelle est net. Selon une analyse de Vercel portant sur les usages en production, la part des équipes exploitant cinq modèles ou plus est passée de 29 % à 37 % en un an. Un basculement structurel plutôt qu’un ajustement marginal.

    Un assistant bureautique peut désormais mobiliser un modèle propriétaire pour la génération de texte, un modèle open source exécuté localement pour des traitements confidentiels, un modèle spécialisé pour l’analyse documentaire et un moteur multimodal pour l’image ou la vidéo.

    Cette diversification répond à trois logiques :

    • Économique : les tarifs varient fortement d’un fournisseur à l’autre, et le « race to the bottom » sur le prix au token pousse les DSI à arbitrer plutôt qu’à dépendre d’un seul acteur. Plusieurs gateways commerciales (Vercel, OpenRouter, Cloudflare, LiteLLM) ont d’ailleurs supprimé toute marge sur les tokens en 2026, déplaçant la concurrence vers la fiabilité et la gouvernance.
    • Réglementaire : avec l’entrée en application progressive de l’AI Act, certaines entreprises veulent conserver la maîtrise de traitements sensibles ou privilégier des fournisseurs offrant davantage de garanties sur la localisation des données.
    • Fiabilité opérationnelle : les incidents chez les grands fournisseurs de modèles ne sont plus anecdotiques. Selon des données citées par Vercel, les principaux fournisseurs de LLM ont chacun cumulé une vingtaine d’incidents et près de 180 heures d’indisponibilité sur le seul mois de décembre 2025. Un argument concret en faveur du multi-fournisseur et du failover automatique.

    Cette évolution fait apparaître une difficulté nouvelle : comment administrer un environnement où plusieurs modèles sont utilisés simultanément par des centaines d’applications, sans multiplier les clés d’API et les intégrations ad hoc ?

    Les agents IA changent la nature du système d’information

    La généralisation des agents constitue un second facteur de rupture.

    Un chatbot traditionnel répond à une question. Un agent peut planifier une série d’actions : consulter une base documentaire, interroger un ERP, créer un ticket dans un outil ITSM, envoyer un courriel, puis transmettre le résultat à un autre agent. Il ne produit plus seulement une réponse : il agit.

    Pour les équipes d’architecture, cela change la nature des flux. Les échanges ne s’effectuent plus uniquement entre applications connues : ils impliquent des composants capables de choisir eux-mêmes quels outils utiliser selon le contexte.

    Le protocole MCP (Model Context Protocol), qui standardise la façon dont un modèle accède à des outils externes et structure une bonne partie de ces échanges. Cependant, son adoption rapide crée aussi une nouvelle surface d’exposition, puisque chaque connecteur MCP est potentiellement une porte d’entrée vers un système interne.

    Dans de nombreuses entreprises, chaque application dialogue encore directement avec le modèle retenu par son équipe de développement. Cette approche fonctionne tant que les projets restent peu nombreux mais elle devient difficile à maintenir dès que plusieurs dizaines d’applications utilisent plusieurs fournisseurs. Chaque équipe doit alors gérer séparément les clés d’API, les politiques de sécurité, les limites de consommation, la journalisation, les changements de version des modèles et les règles de conformité propres à chaque fournisseur.

    Plus le nombre d’agents augmente, plus le nombre d’interactions explose, avec un risque bien connu : la multiplication incontrôlée de connexions point à point, que l’histoire des systèmes d’information a déjà vu se reproduire à chaque rupture technologique.

    Une nouvelle couche apparaît : l’AI Gateway

    Concrètement, une AI Gateway se place comme un proxy entre les applications et les fournisseurs de modèles (OpenAI, Anthropic, Google, Azure, modèles open source auto-hébergés).

    Elle expose un point d’entrée unique et ajoute, selon les offres, du routage multi-modèle, du failover automatique en cas de panne d’un fournisseur, du cache sémantique pour réduire coûts et latence sur des requêtes similaires, des quotas et budgets par équipe ou par utilisateur, de la journalisation au niveau du token, ainsi que des fonctions de sécurité comme le masquage de données personnelles ou la détection de tentatives d’injection de prompt.

    Le marché s’est structuré très vite en 2026, avec des positionnements différenciés :

    Acteur Positionnement Point d’attention
    LiteLLM Proxy Open Source auto-hébergé supportant +100 fournisseurs. Idéal pour garder le contrôle total des données. Charge d’exploitation interne élevée ; vulnérabilité supply chain identifiée début 2026.
    Portkey Gouvernance, observabilité et sécurité avancées pour environnements très réglementés. Racheté par Palo Alto Networks (mai 2026) : évolution produit et politique tarifaire à suivre.
    Cloudflare / Vercel Integration native à l’infrastructure edge existante avec très peu d’effort de déploiement. Couplage fort à leur écosystème cloud respectif (risque de vendor lock-in).
    Kong AI Gateway Extension d’une API Gateway entreprise établie, unifiant trafic REST classique, IA et protocole MCP. Infrastructures parfois lourdes si l’entreprise ne possède pas déjà l’écosystème Kong.
    TrueFoundry / Bifrost / Helicone Pure-players spécialisés sur des niches (souveraineté des données, ultra-basse latence, observabilité). Acteurs de taille plus modeste avec risque fort de consolidation ou de rachat à court terme.

    Cette diversité montre que le terme « AI Gateway » recouvre encore des réalités différentes selon l’éditeur : certains sont d’abord des routeurs de coûts, d’autres des plateformes de gouvernance, d’autres des extensions d’API Gateway existantes.

    Ce qu’en disent les analystes

    Gartner a publié en 2025 et 2026 plusieurs travaux dédiés (Market Guide for AI Gateways et  Market Overview actualisé en 2026) qui positionnent cette couche comme un composant des futures architectures d’IA d’entreprise, chargé de gérer les connexions vers les services d’IA, d’appliquer des politiques de sécurité, de répartir les requêtes entre plusieurs modèles et d’améliorer la visibilité sur les coûts.

    Le cabinet inscrit plus largement l’AI Gateway dans son cadre AI TRiSM (Trust, Risk and Security Management), dont il estimait le marché à environ 3,1 milliards $en 2025, avec une croissance annuelle projetée de l’ordre de 35 % jusqu’en 2030. Un chiffre à prendre comme un ordre de grandeur d’analyste plutôt qu’une certitude, la firme elle-même révisant régulièrement ses prévisions à mesure que le marché se consolide.

    Le NIST AI Risk Management Framework converge sur le fond. Sans employer le terme « AI Gateway », il insiste sur la nécessité de mécanismes de gouvernance, de traçabilité et de surveillance continue tout au long du cycle de vie des systèmes d’IA. Des fonctions qu’une gateway peut techniquement porter, sans que le référentiel ne prescrive cette architecture en particulier.

    La Cloud Security Alliance défend une lecture proche, estimant que la gouvernance de l’IA ne peut plus être traitée uniquement au niveau applicatif.

    Ce que l’AI Act rend concrètement nécessaire

    L’argument réglementaire mérite d’être précisé, car le calendrier a changé courant 2026.

    Le paquet Digital Omnibus, adopté définitivement fin juin 2026, a reporté au 2 décembre 2027 la plupart des obligations pesant sur les systèmes à haut risque de l’annexe III (recrutement, crédit, éducation, justice, biométrie). Reste en vigueur au 2 août 2026 l’essentiel des obligations de transparence de l’article 50 : informer les utilisateurs qu’ils interagissent avec une IA, et identifier les contenus générés ou modifiés par IA.

    Pour les systèmes qui resteront soumis au régime haut risque, l’article 12 impose une journalisation automatique et infalsifiable des événements, avec une conservation minimale de six mois (vingt-quatre mois pour la biométrie), et l’article 14 exige une supervision humaine effective.

    Ce sont précisément les fonctions ( journalisation centralisée, traçabilité au niveau de chaque appel et points de contrôle humain ) qu’une AI Gateway peut industrialiser à l’échelle de dizaines d’applications, plutôt que de les faire reconstruire par chaque équipe projet. Le règlement précise aussi, dans ses considérants 99 et 100, que dans une chaîne d’agents IA, l’obligation de conformité s’étend à chaque agent exécutant une fonction à haut risque. Un argument de poids pour centraliser la gouvernance plutôt que de la disperser.

    Le report ne change donc pas la logique de fond : il retire simplement l’urgence à très court terme, sans annuler la nécessité d’anticiper une architecture capable de produire ces preuves de conformité.

    Les limites du concept

    Cette convergence d’analyses ne doit pas masquer les zones d’incertitude.

    Un marché encore jeune et instable. Le rachat de Portkey par Palo Alto Networks, l’incident de sécurité touchant LiteLLM et le nombre élevé d’éditeurs recensés (plus de 160 selon certains annuaires spécialisés) suggèrent une consolidation rapide plutôt qu’un marché mature. Une DSI qui adopte aujourd’hui une gateway prend un pari sur la pérennité de son éditeur.

    Un nouveau point de défaillance unique. Concentrer tout le trafic IA sur une seule couche crée mécaniquement un single point of failure : si la gateway tombe, c’est l’ensemble des applications IA de l’entreprise qui s’arrête, même si les modèles sous-jacents fonctionnent normalement.

    Une latence ajoutée, mais généralement marginale. Plusieurs comparatifs indépendants estiment le surcoût d’une gateway bien opérée à quelques millisecondes à quelques dizaines de millisecondes. Ceci est négligeable face à un appel de modèle qui dure plusieurs secondes, sauf en cas de mauvaise implémentation.

    Une frontière floue avec l’existant. Une partie des fonctions revendiquées (authentification, quotas, logs) peut aussi être portée par une API Gateway classique déjà en place, ce qui pose la question : faut-il une brique dédiée ou une extension de l’infrastructure API existante ? Les offres de type Kong ou Zuplo, qui fusionnent les deux mondes, illustrent que la frontière entre « API Gateway » et « AI Gateway » n’est pas encore stabilisée.

    Le risque de gouvernance en façade. Une gateway journalise et contrôle les flux, mais elle ne résout pas à elle seule les causes profondes des incidents d’IA en entreprise. Gartner estime qu’une large majorité des transactions IA non autorisées proviennent de mauvais usages internes plutôt que d’attaques malveillantes. Un problème davantage organisationnel que technique, qu’un outil ne suffit pas à traiter.

    Ce que cela signifie pour les DSI

    L’histoire des pare-feu, des API Gateway puis des CASB montre que ces couches d’infrastructure, une fois qu’elles s’imposent, deviennent difficiles à retirer.

    Pour une DSI qui déploie aujourd’hui plusieurs modèles et commence à expérimenter des agents, la question n’est plus de savoir si une gouvernance centralisée sera nécessaire, mais quand l’introduire et avec quel degré de couplage à l’infrastructure existante.

    Un point de départ raisonnable consiste à cartographier les usages IA actuels et à venir, à évaluer si une extension de l’API Gateway déjà en place suffit à court terme, et à ne s’engager sur un éditeur dédié qu’après avoir mesuré son modèle de sécurité, sa pérennité financière et le degré de lock-in qu’il introduit.

    Dans un marché qui se consolide aussi vite qu’il grossit, la prudence sur le choix du fournisseur compte au moins autant que la décision d’adopter la brique elle-même.

    Sources :
    > Gartner (Market Guide for AI Gateways, 2025 ; Market Overview for AI Gateways, 2026 ; Market Guide for AI Trust, Risk and Security Management, 2025
    > NIST AI Risk Management Framework 1.0
    > Cloud Security Alliance
    > Règlement (UE) 2024/1689 (AI Act)
    > Paquet Digital Omnibus adopté fin juin 2026 

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  • Monday 24 August 2026 - 10:42
    Bonjour,

    Je remarque sur plusieurs de mes sites qui recevait quelques centaines de visiteurs par jour qu'ils sont purement passé à 0 visiteurs dans la...

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  • Monday 24 August 2026 - 10:41
    « Un épisode pluvieux orageux actif et accompagné localement de phénomènes violents est attendu sur une large partie sud du pays lundi », a annoncé Météo-France.
  • Monday 24 August 2026 - 10:35
    L'arrivée sur la place de Hong Kong de la très décriée entreprise d'ultra-fast fashion est annoncée pour le 1er septembre, après deux échecs à Londres et New York. A quelques jours de l'échéance, sa valorisation est au plus bas, atteignant des valeurs quatre fois inférieures à celles connues en 2022.
  • Monday 24 August 2026 - 10:22
    Le journaliste et animateur radio Philippe Bouvard est mort à 96 ans, a annoncé la station RTL où il avait créé l'émission "Les Grosses Têtes".