un simple agrégateur, lecteur de flux rss pour tout suivre .... par: fonds d'écran - Kriss Feed, version : 7 -
  • Thursday 09 July 2026 - 10:41
  • Thursday 09 July 2026 - 10:05
  • Thursday 09 July 2026 - 10:04
    from Korben

    Votre Nextcloud sait tout de vous. L'admin du serveur (vous, ou pire, quelqu'un d'autre) peut ouvrir n'importe quel fichier stocké dessus, parce que le chiffrement de bout en bout reste une option planquée dans un plugin.

    C'est pourquoi Hoodik , un projet de Tibor Hudik, prend le problème à l'envers. Parce que chez lui, le chiffrement, ce n'est pas une case à cocher, c'est l'architecture au complet.

    Grâce à sa solution, vos fichiers sont chiffrés dans votre navigateur, avant même de partir sur le réseau, et à aucun moment le serveur ne voit vos fichiers en clair, ni ne reçoit les clés de chiffrement.

    Votre clé privée ne quitte donc pas votre machine, et comme ça, même une intrusion sur le serveur ou un vol ne livrera jamais vos fichiers en clair.

    L'interface web, sobre et sans fioritures

    Et là où beaucoup d'outils chiffrés deviennent pénibles à l'usage, celui-ci garde les trucs du quotidien super pratiques. Y'a du partage entre comptes avec des rôles (lecture, édition, co-propriétaire), des notes Markdown chiffrées avec historique de versions, et même des aperçus photo et vidéo sans rien déchiffrer côté serveur, HEIC de l'iPhone compris.

    La recherche fonctionne aussi alors que le serveur ne voit rien… En fait, votre navigateur découpe les noms de fichiers en petits morceaux, les hashe, et le serveur ne compare que ces empreintes, et jamais de texte en clair. Quant au partage public, la clé de déchiffrement voyage dans le fragment de l'URL, cette partie après le # que votre navigateur n'envoie jamais au serveur.

    Au niveau de la crypto, le boulot se divise en deux, il y a d'un côté une paire RSA 2048 qui ne sert qu'à faire circuler les clés, et de l'autre, AEGIS-128L qui chiffre vos données, calculé en direct par le navigateur grâce à WebAssembly (du code quasi natif quoi...). Et avant que vous leviez un sourcil sur ce cipher au nom de Pokémon, AEGIS-128L est finaliste de CAESAR, un concours international de crypto, et est en cours de standardisation à l'IETF. Vous pouvez par exemple le retrouver implémenté dans libsodium . C'est du sérieux, donc.

    L'autre bonne surprise, c'est le poids plume de l'app. Le serveur est écrit en Rust (Actix-web) avec un front en Vue 3 et il tourne autour de 20 Mo de RAM au repos, alors que votre Nextcloud réclame ses 200 à 500 Mo pour afficher 3 photos de vacances.

    Hoodik est dispo sous la forme d'une image docker pour AMD64 et ARM donc vous pouvez l'installer sur n'importe quoi, un Raspberry Pi , un vieux NAS, un vieux PC, ce que vous voulez...

    docker run --name hoodik -d \
    -e DATA_DIR='/data' \
    -e APP_URL='https://my-app.example.com' \
    --volume "$(pwd)/data:/data" \
    -p 5443:5443 \
    hudik/hoodik:latest
    

    Pour vos téléphones, il y a également des applications Android et iOS dont le chiffrement tourne en Rust compilé dans l'appli elle-même (et pas une page web déguisée en application, on a assez donné...). Par contre elles passent en payant après 30 jours d'essai, sans tarif affiché publiquement sur le site... c'est le modèle économique du projet.

    Autrement, c'est sous licence Creative Commons, le code est dispo sur GitHub , mais par contre notez bien que l'usage commercial est interdit sans l'accord de l'éditeur. Ajoutez à ça un projet encore jeune et aucun audit de sécurité indépendant publié, contrairement à Cryptomator qui est en GPLv3 et audité. Après ma comparaison s'arrête là par contre, parce que Cryptomator chiffre par-dessus un cloud existant alors que Hoodik c'est vous qui l'hébergez.

    Quoi qu'il en soit, pour votre dossier de photos de famille, vos sauvegardes ou vos documents sensibles, le compromis se défend largement. Et si vous voulez explorer d'autres pistes, jetez un œil à OpenCloud pour du Nextcloud-like allégé, ou à Picocrypt pour chiffrer des fichiers à l'unité.

    Allez, y'a plus qu'à ressusciter le vieux NAS qui prend la poussière et suivre le guide d'installation pour lancer votre docker compose up.

    Votre nuage perso vous attend !

    Merci à Camille Roux pour le lien !

  • Thursday 09 July 2026 - 09:08
    from Silicon

    Sur les appareils Windows gérés, la sauvegarde des paramètres dans le cloud public sera bientôt activée par défaut. Mais pas au sein de l’Union européenne.

    Microsoft ne le cache pas : le DMA (législation sur les marchés numériques) l’oblige à faire cette exception, la fonctionnalité en question impliquant des données personnelles. Il avait déjà procédé ainsi pour une autre sauvegarde : celle des principaux dossiers Windows – Documents, Images, Bureau… – vers OneDrive.

    sauvegarde OneDrive

    La sauvegarde possible sur Windows 10 ; la restauration uniquement sur Windows 11

    La sauvegarde des paramètres Windows sur les appareils gérés est disponible depuis août 2025. Elle englobe l’essentiel des préférences (son, connexions Wi-Fi et Bluetooth, disposition en multi-écran, menu Démarrer…) ainsi que les applications du Microsoft Store. L’ensemble est conservé dans le locataire Microsoft 365 de l’organisation.

    sauvegarde Windows

    Le passage au régime « par défaut » (hors UE, donc) se fera avec Windows 11 26H2. Une mise à jour de fonctionnalités l’enclenchera aussi sur Windows 11 26H1. Il s’appliquera à la sauvegarde ; pas à la restauration. Et sur les appareils où une politique a déjà été définie, celle-ci continuera à s’appliquer.

    Les backups automatiques se font tous les 8 jours. On peut les activer à partir de Windows 10/11 22H2 Enterprise, Éducation et Pro avec jonction Entra cloud ou hybride*.
    Il y a deux points de restauration possibles : la configuration initiale (à partir de Windows 11 22H2 sur les appareils avec jonction Entra cloud) et la première connexion (à partir de Windows 11 24H2, en jonction cloud ou hybride).

    À consulter en complément :

    Face au coût de la RAM, Microsoft relance des Surface 8 Go
    Microsoft et le secteur public : les mille facettes d’un ancrage profond
    L’UE veut soumettre AWS et Azure au DMA : l’IA a pesé dans la décision
    Les Big Tech multiplient les recours contre le DMA
    Edge et les mots de passe : Microsoft exclut tout bug mais corrige quand même

    * Uniquement jonction cloud pour les appareils Windows Pro.

    Illustration principale générée par IA

    The post Sauvegarde Windows activée par défaut : l’Europe tenue à l’écart appeared first on Silicon.fr.

  • Thursday 09 July 2026 - 08:42
    from Korben

    On reçoit tous des mails un peu bizarres avec des liens qu'on n'ose pas ouvrir, et pourtant on est curieux, on est tenté parfois... C'est difficile de résister mais heureusement l'équipe de Linuxserver.io a pondu un truc super pour ça.

    Il s'agit tout simplement d'une instance de Firefox qui tourne dans un conteneur Docker et qui est totalement pilotable depuis votre navigateur habituel.

    Comme ça, quand vous recevez un lien louche que vous voulez ouvrir, vous le mettez là-dedans, dans une session jetable qui est totalement coupée de votre vraie machine. Et comme ça, si ça part en couille, vous butez le conteneur et on n'en parle plus.

    Voilà, ça se présente juste comme une page HTTPS avec un navigateur dedans. Et comme c'est LinuxServer qui maintient l'image, vous êtes tranquilles parce que c'est du sérieux.

    L'avantage d'avoir ce truc, c'est qu'un Firefox en conteneur ne voit ni votre répertoire personnel, ni vos cookies, ni vos sessions Google, ni vos extensions, absolument rien, il est totalement isolé. Donc si un site tente un drive-by download ou un exploit navigateur, eh bien en principe les dégâts resteront coincés dans le conteneur. Et le simple fait de le redémarrer remettra tout à 0.

    Attention quand même, un conteneur, ce n'est pas une machine virtuelle. Une vulnérabilité au niveau du noyau pourrait en théorie s'en échapper. Mais c'est pas le genre d'attaque qui se fait avec juste un clic douteux sur une page web.

    Les chercheurs en sécu s'en servent pour ouvrir des pièces jointes chelou, les marketeux pour jongler avec 12 comptes ad sans cookie cross-tracking , et les paranos dans mon genre pour cliquer sur les liens des mecs bizarres de Discord sans rien flinguer chez eux..

    Après y'a des petits inconvénients. Je pense aux perfs graphiques qui prennent une claque par rapport à un Firefox natif ou encore l'audio qui transite par le pipeline du navigateur, du coup ça crachote parfois sur les vidéos lourdes. Le copier-coller marche, mais en passant par la section presse-papiers de la barre latérale Selkies , pas en direct. Et la persistance ne tient que si vous mappez le volume /config comme il faut, sinon vos onglets et vos bookmarks gicleront dès que le conteneur sera recréé (à la première mise à jour d'image, typiquement).

    Côté vie privée c'est plutôt une qualité mais pour un usage quotidien, ça peut devenir relou.

    Installation en une commande

    L'image officielle, c'est lscr.io/linuxserver/firefox:latest. Elle tourne sur Selkies depuis juin 2025 (avant c'était KasmVNC) et démarre en Wayland par défaut depuis mars 2026. Maintenant, si un site part en vrille à cause de ça, vous ajoutez le paramètre PIXELFLUX_WAYLAND=false à la commande Docker et vous serez de retour en X11.

    La commande minimale ressemble à ça :

    docker run -d \
    --name=firefox \
    -e PUID=1000 \
    -e PGID=1000 \
    -e TZ=Europe/Paris \
    -e LC_ALL=fr_FR.UTF-8 \
    -p 3001:3001 \
    -v $HOME/firefox-config:/config \
    --shm-size=1gb \
    --restart unless-stopped \
    lscr.io/linuxserver/firefox:latest
    

    Le --shm-size=1gb, c'est la mémoire partagée de Docker et vous n'y couperez pas, désolé. Si vous le zappez, YouTube comme les sites un peu lourds vous planteront le navigateur. Le port 3001, c'est l'accès HTTPS, avec un certificat auto-signé qui fera râler votre Firefox principal (c'est normal, faut l'accepter). Y'a aussi un port 3000, mais lui c'est du HTTP en clair, à réserver derrière un reverse proxy genre SWAG et rien d'autre.

    Ensuite, direction https://localhost:3001/ et un joli Firefox vous attend. Notez que par défaut, il n'y a AUCUNE authentification. Personne ne vous demande rien, alors si vous voulez l'exposer sur votre réseau, définissez bien un CUSTOM_USER et PASSWORD pour activer le basic auth avant qu'un petit malin de votre réseau ne tombe dessus.

    La version docker-compose, plus propre

    Envie d'un setup versionnable, que vous pouvez reproduire ailleurs sans réfléchir ? Le compose fait ça mieux :

    ---
    services:
    firefox:
    image: lscr.io/linuxserver/firefox:latest
    container_name: firefox
    environment:
    - PUID=1000
    - PGID=1000
    - TZ=Europe/Paris
    - LC_ALL=fr_FR.UTF-8
    - CUSTOM_USER=korben
    - PASSWORD=changezmoi
    - HARDEN_DESKTOP=true
    - HARDEN_OPENBOX=true
    volumes:
    - ./firefox-config:/config
    ports:
    - 3001:3001
    shm_size: "1gb"
    restart: unless-stopped
    

    Ensuite, un docker compose up -d et roulez jeunesse. Le volume ./firefox-config conserve votre profil entre deux redémarrages avec bookmarks, extensions installées depuis le store Mozilla, tout reste en place.

    Et si vous avez envie de repartir de zéro, on met le dossier à la poubelle, on relance, et voilà. Et pour glisser des outils tiers dans le conteneur (filezilla, un éditeur, ce genre de bidule), [proot-apps install](https://github.com/linuxserver/proot-apps) les posera dans $HOME, où ils survivront aux mises à jour de l'image.

    Le hardening qu'il faut absolument activer

    Maintenant, le piège que la doc évoque du bout des lèvres et qui mérite d'être écrit en gros c'est que l'interface web embarque un terminal avec sudo passwordless . Traduction : quiconque accède à votre Firefox conteneurisé devient root dans le conteneur en deux clics. Exposez ça sur votre réseau, ou pire sur Internet, sans durcir le machin, et vous ouvrez un boulevard.

    La parade tient en une variable : **HARDEN_DESKTOP=true**, qui pose les principaux verrous d'un coup. Ça coupe sudo, ça vire les terminaux, et ça bloque xdg-open et exo-open, qui pourraient lancer des trucs hors conteneur. Vous pouvez empiler ça avec HARDEN_OPENBOX=true par-dessus, histoire de neutraliser les raccourcis clavier dangereux genre Alt+F4, de désactiver le clic droit et de masquer le bouton de fermeture. Firefox reste parfaitement utilisable, mais impossible de s'évader pour faire mumuse avec le système derrière.

    Et pour une exposition sur Internet, le basic auth CUSTOM_USER/PASSWORD ne suffira pas car c'est trop léger. Moi ce que je vous recommande, c'est de coller le tout derrière un reverse proxy SWAG avec une vraie couche OAuth2 ou Authelia. Le basic auth, gardez-le pour le LAN entre potes ou collègues de confiance, mais pas au-delà.

    SealSkin, le bonus qui change tout

    SealSkin , c'est la cerise sur le conteneur ^^. C'est une extension navigateur, dispo pour Chrome et Firefox, qui monte la garde sur votre navigateur principal et détourne ce qui sent mauvais vers le conteneur isolé. Un lien repéré comme suspect ? Hop, il s'ouvre direct dans le Firefox conteneurisé. Pareil pour les téléchargements, qui atterrissent dans le conteneur au lieu de finir sur votre machine.

    Du coup, l'isolation devient un réflexe permanent au lieu d'un machin que vous activez à la main quand vous y pensez (c'est-à-dire jamais). Seule contrainte par contre, faudra héberger le serveur SealSkin vous-même, et installer l'extension dans votre vrai Firefox. Mais vous verrez, après quelques jours à ce régime, vous aurez du mal à faire autrement.

    Et sur tablette ou mobile ?

    J'imagine que vous comptiez sur l'ancien tag kasm pour le tactile ? Eh bien c'est raté, puisque LinuxServer l'a déprécié début juillet. En échange, la barre latérale Selkies embarque désormais un trackpad virtuel et un clavier à l'écran, donc de quoi rendre l'interface utilisable depuis un iPad ou un smartphone sans bidouille en plus. On reste loin, c'est vrai, du confort d'un vrai desktop, et taper Ctrl+Tab au doigt c'est toujours la misère, mais pour dépanner ça fait le job.

    Et voilà, votre Firefox jetable vit désormais dans son petit conteneur, bien au chaud. Comme ça, le prochain lien douteux, vous l'ouvrirez sans trembler... pour tester des sites au calme, difficile de trouver mieux, je pense.

  • Thursday 09 July 2026 - 08:10
    from Korben

    Si vous lisez ça depuis Abidjan, Dakar, Douala ou Kinshasa, y'a une chance sur deux que votre téléphone soit un Tecno, un Infinix ou un itel. Trois marques, mais un seul patron : Transsion, qui trône sur près de la moitié des smartphones vendus en Afrique.

    Et si je vous parle de ça aujourd'hui, c'est parce qu'un chercheur en sécu, Buchodi, vient de décortiquer ce que ces appareils racontent dans votre dos et c'est pas joli, joli.

    Son terrain de jeu, c'est un Tecno Spark 40 tout ce qu'il y a de banal. En rétro-ingénierant le firmware, il tombe sur un framework maison signé Transsion, baptisé Athena pour la collecte et oneID pour le pistage entre applis. On n'est pas sur une appli lambda que vous auriez installée, mais un truc costaud câblé au niveau du système, avec les pleins pouvoirs.

    Et ce qu'il remonte, c'est du lourd ! Votre position GPS précise, les antennes-relais autour de vous, la consommation réseau appli par appli sur une soixantaine d'applis, quelle appli est affichée à l'écran en temps réel, et même quelle appli vient d'allumer la caméra (pas ce que filme la caméra, hein, juste le fait qu'une appli l'ait activée).

    Ensuite, tout ça part vers des domaines en shalltry.com et transsion-os.com. Shalltry, c'est la branche logicielle de Transsion, et les serveurs tournent sur du cloud loué en Europe.

    Donc c'est de la télémétrie++ qui part chez le fabricant, mais le gros souci, c'est qu'on ne peut rien désactiver ni désinstaller facilement. C'est vraiment une brique essentielle du téléphone reposant sur le SDK du constructeur. Ça prend racine dans l'application Réglages (pour les paramètres), l'interface système, et surtout dans un module assez discret nommé com.hoffnung qui est bardé de permissions flippantes comme lire le presse-papier en arrière-plan, connaître toutes les applis installées, forcer l'arrêt des autres.

    Alors oui, c'est chiffré avec un bon vieux AES, sauf que ça ne sert pas à grand chose parce que la clé de déchiffrement est planquée dans le code de l'application elle-même. Autrement dit, quiconque met la main sur le fichier récupère la clé avec, et peut tout ouvrir. Le chiffrement n'est là que pour faire un peu de camouflage afin que vous ne puissiez pas voir facilement ce qui sort de votre poche. Mais ce n'est absolument pas de la confidentialité.

    Et malheureusement, ça ne s'arrête pas à votre smartphone puisque ce même SDK se balade aussi dans des applications grand public très très populaires en Afrique comme Boomplay (100 millions de téléchargements et des poussières), StarTimes ou Orange Max it. Du coup, même avec un mobile d'un autre fabricant, vous pouvez trimballer ce mouchard sans le savoir.

    Alors oui, c'est vrai, tous les smartphones font de la télémétrie. Google, Apple, Samsung, Xiaomi, tout le monde collecte des trucs, et des centaines d'applis passées au crible violaient déjà le RGPD début 2026. C'est déjà pas normal, mais ça peut normalement se désactiver assez facilement. Mais dans le cas de Transsion, c'est fait au niveau système, c'est totalement invisible et la destination est très opaque...

    Puis surtout, ça concerne la moitié du continent !

    Notez que ce n'est pas la première fois que les constructeurs chinois low cost se font choper puisqu' en 2016 déjà, une backdoor chinoise se planquait dans le firmware de smartphones low-cost et balançait contacts et SMS toutes les 72 heures. Plus récemment, il y a eu aussi un malware qui s'appelle Triada et qui a été préinstallé sur environ 53 000 Tecno W2 vendus en Éthiopie, au Ghana ou encore au Cameroun avec, s'il vous plaît, des abonnements souscrits totalement à l'insu de leur propriétaire.

    C'était des composants différents à chaque fois, mais le motif se répète.

    Alors que faire les amis ? Eh bien la bonne nouvelle, c'est qu'on peut quand même bloquer 2-3 trucs pour les empêcher de remonter des infos. Vu que tout transite par ces fameux domaines, il suffit de bloquer *.shalltry.com (et *.transsion-os.com tant qu'à faire) au niveau DNS.

    Ça se fait facilement avec un NextDNS, un AdGuard ou un Pi-hole à la maison, ou directement sur le téléphone avec cette application qui s'appelle Personal DNS Filter , et comme ça, la télémétrie se retrouve isolée sans toucher au reste.

    Par contre, ça ne sert à rien d'aller trifouiller les réglages du téléphone parce que ce n'est pas désactivable à partir de là. Désolé.

    Source

  • Thursday 09 July 2026 - 06:55
    Certains smartphones Android disposent d'une fonction méconnue et pourtant très pratique au quotidien pour déclencher rapidement des actions programmées. Voici la marche à suivre pour la trouver, l'activer et la configurer.
  • Thursday 09 July 2026 - 06:45
    Entièrement autonome, alimenté à l'énergie solaire, ce robot agricole est capable de semer et de désherber des champs sans aucune intervention humaine, en combinant mécanique et numérique avec une précision chirurgicale..
  • Thursday 09 July 2026 - 06:35
    Chaque été, entre les départs et les retours de vacances, les routes de France s'encombrent de bouchons monstres. Et cette année encore, il y a un jour particulier où il vaut mieux ne pas prendre le volant.
  • Thursday 09 July 2026 - 06:09
    Aiko Konomi travaillant les chapelets de couleurs pour la tapisserie La sieste de Mei et Totoro - Cité internationale de la tapisserie ©Zoé ForgetPlongez dans la magie de Hayao Miyazaki tissée en laine à la Cité d'Aubusson. Un hommage exceptionnel à l'animation japonaise.
  • Thursday 09 July 2026 - 05:22

    Certains patients constatent une amélioration mesurable de leur qualité de vie après une intervention de chirurgie du visage, selon plusieurs études récentes. La demande pour ces actes ne cesse d’augmenter, tandis que les professionnels de santé mettent en garde contre les attentes irréalistes et le risque de déception psychologique.

    Le suivi psychologique et le coaching prennent une place croissante dans …

    L’article Quand la chirurgie du visage aide à retrouver confiance au quotidien est apparu en premier sur Ma Gazette.

  • Wednesday 08 July 2026 - 22:17
    from Korben

    Snif, snif, macOS 28 ne lira plus vos disques chiffrés en Mac OS Étendu . C'est écrit dans un document de support Apple publié le 7 juillet, alors si vous stockiez là-dessus vos photos de 2014, vos factures, votre mémoire de fac ou une sauvegarde Time Machine chiffrée de l'ancienne époque, bah c'est grave le moment de vous en occuper.

    Pas de panique cela dit, seul le chiffrement dégage. Un volume HFS+ non chiffré restera donc lisible sous macOS 28 et après. Ce qui part à la benne, c'est surtout CoreStorage, la couche qui chiffre ces volumes... Et c'est aussi elle qui fait tourner les Fusion Drives avec lesquels j'aimais bien m'amuser à l'époque. Mais hormis ça, rien ne change.

    Et vu qu'APFS est le format par défaut depuis High Sierra en 2017, les disques concernés ont, pour la plupart, grosso modo 9 ans au compteur, donc ce sont des disques d'archives que vous ne branchez jamais j'imagine... jusqu'au jour où vous en avez vraiment besoin évidemment !

    Alors pour vérifier si vous êtes concerné, ouvrez l'Utilitaire de disque et regardez le libellé sous le nom de vos volumes externes. S'il affiche "CoreStorage Logical Volume" avec la mention "Encrypted", c'est lui. Et si vous êtes sous macOS 26, le système peut aussi vous envoyer une notification quand il détecte un disque qui ne passera pas le cap. Même si ça fait chier, c'est quand même assez réglo de la part d'Apple de prévenir 1 an à l'avance.

    Côté solutions, Apple vous laisse 2 portes de sortie. La douce d'abord... Vous faites un clic droit sur le volume dans le Finder pour le déchiffrer, et si le cœur vous en dit, vous le convertissez ensuite en APFS sans perdre le moindre fichier. Ou alors la radicale ensuite où vous reformatez le volume direct en APFS. Attention hein, ça efface tout, et définitivement donc on sauvegarde bien avant de jouer à ça, les amis ^^.

    Apple prévient aussi que le déchiffrement prend beaucoup de temps, spécialement si le volume est gros. Du coup lancez la machine avant d'aller vous coucher, et vous pourrez ensuite faire un petit diskutil cs list dans le Terminal pour savoir où ça en est !

    Malheureusement, la méthode douce, vous pouvez l'oublier pour les disques de sauvegarde Time Machine chiffrés. Howard Oakley en parlait déjà sur Eclectic Light Company 3 semaines avant que les gros sites américains ne captent le truc et il a expliqué pourquoi dans son article. En fait, ces vieilles sauvegardes s'appuient sur des liens en dur de répertoires, et c'est un mécanisme qu'APFS ne sait tout simplement pas reproduire.

    Du coup, ces sauvegardes-là, c'est impossible de les convertir, donc... il faudra repartir de zéro avec une sauvegarde toute neuve. Rassurez-vous, vos fichiers actuels ne craignent rien. Par contre, tout votre historique de versions restera coincé sur le vieux disque, que vous pourrez encore lire sous macOS 26 et 27, et après, ce sera terminé.

    Donc si vous êtes motivé (et avez-vous bien le choix ?), vous branchez vos vieux disques, vous faites des backups, vous checkez le format, vous déchiffrez ou reformatez ce qu'il faut puis vous relancez une sauvegarde propre, que vous pouvez d'ailleurs accélérer avec cette astuce . Allez, un petit week-end là-dessus à le laisser tourner et c'est plié !

    Bref, prenez 10 minutes maintenant, plutôt que de vous retrouver dans 1 an devant un disque qui refusera de répondre. Votre moi du futur vous dira merci !!

    Source

  • Wednesday 08 July 2026 - 18:36
    France Identité modifie son processus de connexion aux services de l'État via FranceConnect. L'application mobile adopte un procédé plus simple, mais aussi plus sécurisé. Voici ce qui change.
  • Wednesday 08 July 2026 - 18:00

    Au milieu de la cacophonie qui règne au sein du Parti socialiste, François Hollande vient de taper du poing sur la table. À moins d’un an du premier tour et alors que les cadres du parti restent divisés sur le mode de désignation du prochain candidat de la gauche, l’ancien président se déclare en faveur d’une « primaire ouverte uniquement aux anciens présidents de la République à jour de leur cotisation ». Pour justifier son choix, le député originaire de Corrèze met en avant son expérience, considérant que seul un politique aguerri à l’exercice de l’État est capable de mener une candidature crédible pour la gauche. « Je suis prêt à me mettre au service des Français et, qui sait, peut-être même battre mon record d’impopularité », s’exclame l’ancien chef d’État avec enthousiasme.

    En gage d’ouverture, François Hollande se dit également favorable à une concertation en interne pour évoquer la possibilité « d’inclure dans la primaire d’anciens présidents de la République issus du Parti communiste ou de tout autre parti de gauche, hors LFI ». Interrogé sur la possibilité d’un duel face à son ancienne épouse, Ségolène Royal, François Hollande reste plus mitigé. « Je préfère largement un profil qui n’a jamais échoué face à Nicolas Sarkozy » déclare-t-il en transpirant abondamment.

    En réponse à la proposition de François Hollande, la riposte n’a pas tardé. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, s’est dit « largement favorable à une primaire ouverte uniquement aux premiers secrétaires du PS ». De son côté, Boris Vallaud, récent démissionnaire de la direction du parti, en appelle à une primaire rassemblant les cadres ayant démissionné de la direction du parti entre le 7 et le 10 mai 2024. Les militants devraient prochainement être invités à s’exprimer au cours d’un scrutin pour décider s’ils souhaitent voter pour désigner le futur candidat.

    Crédits photo : GettyImages.

    Vous auriez pu lire cet article en exclusivité dans la version papier du Gorafi, losers !
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    L’article François Hollande propose de limiter la primaire du PS aux anciens présidents socialistes est apparu en premier sur Le Gorafi.fr Gorafi News Network.

  • Wednesday 08 July 2026 - 18:00

    Au milieu de la cacophonie qui règne au sein du Parti socialiste, François Hollande vient de taper du poing sur la table. À moins d’un an du premier tour et alors que les cadres du parti restent divisés sur le mode de désignation du prochain candidat de la gauche, l’ancien président se déclare en faveur d’une « primaire ouverte uniquement aux anciens présidents de la République à jour de leur cotisation ». Pour justifier son choix, le député originaire de Corrèze met en avant son expérience, considérant que seul un politique aguerri à l’exercice de l’État est capable de mener une candidature crédible pour la gauche. « Je suis prêt à me mettre au service des Français et, qui sait, peut-être même battre mon record d’impopularité », s’exclame l’ancien chef d’État avec enthousiasme.

    En gage d’ouverture, François Hollande se dit également favorable à une concertation en interne pour évoquer la possibilité « d’inclure dans la primaire d’anciens présidents de la République issus du Parti communiste ou de tout autre parti de gauche, hors LFI ». Interrogé sur la possibilité d’un duel face à son ancienne épouse, Ségolène Royal, François Hollande reste plus mitigé. « Je préfère largement un profil qui n’a jamais échoué face à Nicolas Sarkozy » déclare-t-il en transpirant abondamment.

    En réponse à la proposition de François Hollande, la riposte n’a pas tardé. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, s’est dit « largement favorable à une primaire ouverte uniquement aux premiers secrétaires du PS ». De son côté, Boris Vallaud, récent démissionnaire de la direction du parti, en appelle à une primaire rassemblant les cadres ayant démissionné de la direction du parti entre le 7 et le 10 mai 2024. Les militants devraient prochainement être invités à s’exprimer au cours d’un scrutin pour décider s’ils souhaitent voter pour désigner le futur candidat.

    Crédits photo : GettyImages.

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  • Wednesday 08 July 2026 - 17:59
    from Korben

    Comme je vous le disais tout à l'heure, en avril 2026, le FBI a coincé un membre présumé de Scattered Spider. Le mec planquait son trafic derrière un VPN, avec des IP dans trois pays différents. Et devinez quoi ? Ce n'est pas une fausse manip qui l'a balancé mais un identifiant que votre Windows se trimballe H24 et que Microsoft refile aux autorités quand elles le demandent : le GDID. Je vous en ai déjà causé dans cet article , et après avoir écrit l'article, je me suis demandé si on pouvait le virer.

    Du coup j'ai monté une petite VM Windows 11 Pro et j'ai mis les mains dedans en me faisant assister de mon LLM préféré et voilà ce que j'ai trouvé. Ce qui marche, et surtout ce qui ne marche pas du tout, vous allez voir.

    Déjà, faut comprendre ce qu'est ce GDID. C'est pas le numéro de série de votre carte mère, c'est pas un hash en lien avec votre matos. Non, c'est un PUID de 64 bits, c'est-à-dire un identifiant que les serveurs de Microsoft collent à votre compte dès que vous ouvrez une session Windows. Il est écrit en clair dans votre registre, votre machine l'enregistre dans un annuaire côté Microsoft, et un service le fait remonter peinard quand c'est nécessaire. Et si vous changez d'IP avec un VPN, bah lui il s'en fout. Le GDID ne bouge pas d'un poil.

    Regardez votre propre mouchard en face

    On commence par le voir de nos yeux. Ouvrez un PowerShell et collez ça :

    $lid=(Get-ItemProperty 'HKCU:\SOFTWARE\Microsoft\IdentityCRL\ExtendedProperties').LID
    "g:$([Convert]::ToUInt64($lid,16))"
    

    Sur ma VM, ça m'a craché g:6755487812206045. C'est celui que Microsoft peut raccrocher à tout ce que je fais. (En théorie hein, parce que c'est le code qui est associé à ma VM, donc je m'en fous et c'est pour ça que je vous le montre).

    Vous venez de lire l'étiquette qu'on vous a collée dans le dos.

    Le supprimer ? Laissez tomber

    Réflexe de base, on efface la clé dans la base de registres HKCU:\SOFTWARE\Microsoft\IdentityCRL\ExtendedProperties et hop, plus de mouchard. C'est ce que j'ai testé au début... J'ai shooté la valeur, redémarré le service qui s'en occupe, et là plus rien. Gagné ? Ben non. J'ai ouvert le Microsoft Store durant deux petites secondes, et le GDID est revenu. Et pas un nouveau, hein, LE MÊME !!

    C'est ça qui est fou. C'est que votre GDID n'est pas planqué sur votre disque, il est planqué chez Microsoft, bien accroché à votre compte comme une moule à son rocher. Votre PC ne fait que le retélécharger encore et encore. Après si vous réinstallez tout, Windows vous donne un nouveau numéro, d'accord, mais l'ancien et tout ce qui y était rattaché restent tout de même bien au chaud sur leurs serveurs. Le passé, on le récupère jamais...

    Couper la télémétrie ne change rien non plus

    Un autre conseil qu'on voit partout, c'est de désactiver la télémétrie de Windows. Sur ma VM, le service de télémétrie classique était déjà à l'arrêt. Et pourtant mon GDID était là, bien lisible, et les services qui le font remonter tournaient à plein régime. Le mouchard ne passe pas par la télémétrie que vous croyez couper. Il passe ailleurs, par les services de la plateforme d'appareils connectés et de l'optimisation de distribution.

    Vous pouvez donc cliquer sur tous les boutons vie privée des réglages, il s'en tape.

    Fermer le robinet pour de vrai

    Alors puisqu'on peut pas l'effacer, on va faire la seule chose qui est en notre pouvoir : L'empêcher de sortir. Et sans se déconnecter du compte Microsoft, histoire de garder un PC utilisable, hein.

    Et pour ça, on a 2 leviers. Le premier, c'est de désactiver les services qui enregistrent et remontent les infos de votre machine. Le second, c'est de renvoyer les serveurs de Microsoft dans le décor simplement via le fichier hosts, comme ça même si les services qui mouchardent tournent, et bien ils ne peuvent plus joindre personne... Et surtout, on ne touche pas à login.live.com, sinon adieu la connexion à votre compte.

    Toutefois, il y a un petit piège, vous vous en doutez... Le service qui fait remonter le GDID, DoSvc, refuse de se laisser désactiver par la voie normale. Même en admin, Windows vous balance "Accès refusé". La parade, c'est donc de le désactiver direct dans le registre, où l'admin a le droit d'écrire là où le gestionnaire de services vous bloque.

    Maintenant pour faire ça, plutôt que de vous mettre des tonnes de lignes de code à copier-coller, j'ai tout regroupé dans des scripts propres, que j'ai testés, avec une commande pour tout remettre comme avant.

    Le projet est là : no-gdid sur GitHub . Vous lancez d'abord l'audit en lecture seule pour voir où vous en êtes, puis les scripts de blocage en mode aperçu, et seulement après avec l'option qui applique vraiment. Testez dans une VM avec un snapshot avant de faire ça sur votre vraie bécane, parce qu'on désactive quand même des services système. Et si vous voulez juste couper le réseau d'un process précis sans tout ce cirque, ce bon vieux ProcNetBlocker fait déjà une partie du taf.

    Allez c'est parti mon canard !

    Ouvrez un PowerShell en administrateur, et la première fois faites-le dans une VM avec un snapshot histoire de tester et de vous familiariser avec les commandes. Étape 1, on clone le projet :

    winget install --id Git.Git
    git clone https://github.com/Korben00/no-gdid
    cd no-gdid
    

    D'abord on regarde sa propre situation. Cet audit est en lecture seule, il ne modifie rien, il vous affiche juste votre GDID et quels services de la chaîne tournent :

    powershell -ExecutionPolicy Bypass -File .\audit\Get-GDID-Audit.ps1
    

    Ensuite on regarde ce que la mitigation changerait, sans rien appliquer. Sans l'option -Apply, les deux scripts tournent en mode aperçu et se contentent de lister ce qu'ils feraient :

    powershell -ExecutionPolicy Bypass -File .\mitigate\Disable-GDID-Services.ps1
    powershell -ExecutionPolicy Bypass -File .\mitigate\Block-GDID-Endpoints.ps1
    

    Si ça vous va, on coupe pour de vrai. Cette fois on ajoute -Apply : les services qui enregistrent et remontent l'appareil sont désactivés, et les serveurs de Microsoft correspondants sont renvoyés dans le vide via le fichier hosts. Votre compte Microsoft, lui, reste connecté :

    powershell -ExecutionPolicy Bypass -File .\mitigate\Disable-GDID-Services.ps1 -Apply
    powershell -ExecutionPolicy Bypass -File .\mitigate\Block-GDID-Endpoints.ps1 -Apply
    

    Et pour tout remettre comme avant, une seule commande :

    powershell -ExecutionPolicy Bypass -File .\mitigate\Revert-GDID.ps1
    

    Une fois appliqué, tout redeviendra calme... les services d'enregistrement seront à l'arrêt, leurs serveurs injoignables, et votre compte Microsoft restera toujours connecté. Le GDID reste bien évidemment lisible sur le disque, mais il ne remontera plus chez Microsoft.

    La vérité qui pique

    Après, je ne vais pas faire un tuto qui vous vend du rêve. Ces manips réduisent ce que Microsoft pourra corréler à l'avenir mais elles n'effacent pas votre GDID, qui traîne sur leurs serveurs depuis votre toute première connexion, et elles ne vous rendent pas anonyme. Ensuite, passer en compte local comme j'ai pu le lire ailleurs supprime le chemin qu'on vient de bloquer, mais rien ne prouve encore qu'un identifiant anonyme ne prend pas le relais derrière.

    La seule vraie parade solide pour une activité sensible, est plus brutale : ne pas faire cette activité sous Windows. Un Linux live par exemple offre un contrôle total de ce qui sort de votre machine. Le reste, c'est que de la réduction des dégâts, rien de plus.

    Voilà, défendre sa vie privée, ça commence par savoir ce qu'on vous colle sur le dos et maintenant vous le savez. Pas merci Microsoft.

    Source : The Register et le reverse engineering de SmtimesIWndr .

  • Wednesday 08 July 2026 - 17:23
    from Korben

    Cet aprem, je bossais tranquillou quand j'ai reçu un mail de DoctoLib qui m'a bien énervé avec pour titre : "Doctolib s'engage dans la recherche pour améliorer la santé". Bon, si on s'arrête au titre, on se dit "Ah bravo, Doctolib", sauf qu'en le lisant en entier, j'ai vite compris qu'ils venaient de décider à ma place que mes données de santé allaient nourrir des trucs, des bidules et des machins pour de la recherche en intelligence artificielle.

    Et bien sûr que si ça ne me plaisait pas, bah fallait que je le dise.

    Alors ce qu'ils expliquent dans ce mail, c'est qu'à partir d'août 2026, Doctolib lance un projet de recherche mené par une équipe associée à Inria, l'Inserm et l'Université Paris Cité pour, je cite "améliorer les parcours de soins grâce à l'IA". Jusque-là, difficile de cracher dessus, ce sont des institutions publiques sérieuses et l'objectif est louable. Le truc, c'est ce qu'ils vont manger pour y arriver : nos données démographiques, nos données de santé, et même celles de vos proches rattachés à votre compte. Et cela que ces données aient été renseignées par nous ou par nos soignants.

    Et surtout, Doctolib ne nous demande pas notre accord. Ils s'appuient sur ce qu'on appelle l'intérêt légitime, une base légale du RGPD qui leur permet de piocher dans nos données sans passer par la case consentement. Hé ouais, en clair, on ne vous prend pas votre consentement, on vous l'enlève. Vous n'avez même pas à dire oui, c'est déjà oui par défaut, et vous êtes obligé de dire non si vous voulez sortir du dispositif.

    Ils présentent ça comme de l'intérêt légitime, sauf qu'en même temps on ne sait pas du tout sur quoi ils vont bosser, on ne sait pas avec qui ils vont bosser, on ne sait pas comment nos données seront sécurisées, bref, on ne sait rien du tout. Alors forcément, moi je m'inquiète surtout que leur mail annonce clairement que d'autres travaux suivront, "avec des hôpitaux ou des institutions privées ou publiques". Donc on accepte qu'ils signent à notre place un chèque en blanc avec nos données pour des projets futurs dont personne ne connaît le contenu et basta, tout ça sous couvert d'intérêt légitime. Ce n'est que mon avis mais je trouve ça vraiment léger.

    Alors oui, tout ça est parfaitement légal. Doctolib s'appuie sur la méthodologie MR-004 de la CNIL , qui encadre la recherche en santé et autorise justement ce fonctionnement par opposition plutôt que par consentement. Rien d'illégal là-dedans. Mais légal ne veut pas dire que je dois être d'accord.

    Et c'est bien ça le problème... Ce cadre légal permet à une entreprise privée comme Doctolib de considérer que nos données de santé lui appartiennent assez pour les offrir (ou les revendre, je n'en sais rien ??) à la recherche, tant que vous ne levez pas la main pour refuser.

    Doctolib tente de nous rassurer aussi en expliquant que les données sont pseudonymisées et "ne permettent pas de nous identifier directement". Notez bien le "directement", lol, ça ne se mouille pas trop. En réalité, pseudonymisé, ça ne veut pas dire anonyme... Ça veut seulement dire qu'on a remplacé votre nom par un code, mais que le lien existe toujours quelque part et reste réversible. Aux yeux de la loi, ça reste encore vos données personnelles . La vraie anonymisation, elle, est irréversible, et ce n'est pas ce dont on parle ici.

    Et puis il y a le contexte... Non, Doctolib n'a pas subi de grosse fuite de données, il faut être honnête là-dessus mais on nage actuellement dans un écosystème tech en France qui prend l'eau de partout : 33 millions de Français touchés par le piratage des mutuelles Viamedis et Almerys début 2024, une quinzaine de millions de plus avec la fuite Cegedim en 2026. Chaque base de données de santé qui se constitue quelque part, c'est une cible de plus.

    Et il y a un mois à peine, le Canard Enchaîné accusait Doctolib de transmettre des infos à Google, Microsoft et Anthropic pour de l'IA. Doctolib a répondu que ces boîtes n'étaient que des prestataires techniques qui n'entraînent pas leurs modèles avec vos données. Alors peut-être, hein, mais quand on nous demande de faire confiance sur parole pour des données aussi intimes que notre santé, l'inquiétude a le droit d'exister.

    Bref, moi je m'oppose, et si vous êtes sur Doctolib je vous invite au moins à décider en connaissance de cause. Le mail est probablement arrivé dans vos spams, donc pour refuser, sachez que ça se passe dans les paramètres de confidentialité de votre compte, via le formulaire d'exclusion de la recherche . Ça bloque toute utilisation future de vos données et de celles de vos proches, sans aucun impact sur vos rendez-vous ni sur vos soins. Faites-le avant août 2026, car c'est le moment où le premier projet démarre.

    Enfin bref, moi je pense qu'on devrait avoir à donner son accord, et pas à courir derrière ces boîtes pour retirer un accord qu'on n'a jamais donné en pleine conscience... C'est ça qui me dérange surtout.

  • Wednesday 08 July 2026 - 16:50
    Faites attention à ce mail de Doctolib à propos de son prochain projet de recherche en santé. S'il semble banal au premier abord, on y apprend que la plateforme va utiliser vos données médicales pour l'IA, sauf si vous vous y opposez.
  • Wednesday 08 July 2026 - 16:43

    Ce qu'il faut retenir :

    • Google Search Console propose désormais des « propriétés de plateforme » pour suivre la performance de vos contenus Instagram, TikTok, X et YouTube dans les résultats de recherche Google.
    • Trois sections sont concernées : le rapport de performances, le rapport d'insights et les « achievements ».
    • La vérification se fait comme pour une propriété classique, via le sélecteur de propriété de Search Console.
    • Le déploiement est progressif : la fonctionnalité n'est pas encore visible pour tous les comptes.

    Cette nouveauté, annoncée par Google et relayée par Barry Schwartz sur Search Engine Roundtable le 7 juillet 2026, comble un vide que beaucoup de référenceurs et de créateurs de contenu réclamaient depuis longtemps. Jusqu'à présent, Search Console ne donnait des informations que sur les propriétés que l'on possédait ou administrait techniquement, un site web par exemple. Impossible donc de savoir comment un post Instagram ou une vidéo YouTube se comportait dans les recherches Google, sauf à avoir un accès développeur à la plateforme concernée.

    Trois nouveaux emplacements pour ces données

    Google a intégré ces informations directement dans les outils que les utilisateurs de Search Console connaissent déjà.

    • Le rapport de performances affiche le total des clics, des impressions et d'autres métriques habituelles. Il devient possible de filtrer et trier ces données pour identifier quels posts précis et quelles requêtes génèrent le plus de trafic. Comme pour les autres rapports de Search Console, l'export des données reste disponible pour ceux qui préfèrent les analyser avec un autre outil.
    • Le rapport d'insights donne une vue d'ensemble plus synthétique : les tendances de trafic récentes, les publications les plus performantes, et la façon dont les internautes découvrent le compte via Google.
    • La section achievements permet de suivre sa progression et de marquer les étapes franchies, comme le fait d'atteindre un nouveau seuil de clics cumulés depuis Google Search sur les 28 derniers jours.

    Cette approche rappelle les données sur les réseaux sociaux déjà présentes dans les rapports d'insights de Search Console, mais elle va plus loin en couvrant désormais quatre plateformes précises avec un rapport de performances dédié.

    Comment activer les propriétés de plateforme

    Pour accéder à ces nouvelles données, une vérification préalable est nécessaire.

    La marche à suivre est la suivante :

    • Accéder à la Search Console,
    • Se rendre sur la page de vérification ou ouvrir le sélecteur de propriété disponible partout dans l'interface,
    • Puis cliquer sur « Ajouter une propriété ».
    • Il faut ensuite choisir l'une des quatre plateformes disponibles, Instagram, TikTok, X ou YouTube, puis suivre les étapes affichées à l'écran pour autoriser la connexion de façon sécurisée.

    Google précise que le déploiement de cette fonctionnalité se fera progressivement dans les semaines à venir. Certains comptes ne verront donc pas encore cette option apparaître. Un document d'aide détaillant la mise en place des propriétés de plateforme avait d'ailleurs été publié par Google quelques semaines avant l'annonce officielle, avant d'être rapidement retiré.

    Il faut aussi noter que cette fonctionnalité est distincte des « search profiles », une autre nouveauté de Google qui dispose de ses propres statistiques d'analyse.

    Un accès inédit à des données auparavant hors de portée

    Jusqu'ici, aucun outil de Google ne permettait de mesurer les performances d'un contenu sur des domaines ou des propriétés que l'on ne possédait pas. Avec les propriétés de plateforme, il devient possible de voir comment un contenu publié sur des plateformes tierces se comporte dans Search, même sans accès développeur à ces plateformes. Pour les créateurs de contenu et les équipes marketing actives sur les réseaux sociaux, cela ouvre une nouvelle fenêtre d'analyse sur la façon dont Google fait le pont entre ses résultats de recherche et le contenu social.

    L’article "Google Search Console peut désormais mesurer vos performances sur Instagram, TikTok, X et YouTube" a été publié sur le site Abondance.

  • Wednesday 08 July 2026 - 15:36
    Un ensemble d'outils pour protéger de manière défensive les données d'un serveur.
    - USB: Si vous retirez la clé USB de l'ordinateur, les clés LUKS sont écrasées et l'ordinateur rebooté (ce qui équivaut à reformater les disques puisque les données sont indéchiffrables sans les clés).
    - Dead man switch : Si vous n'envoyez pas un signal de vie à un service toutes les 24 heures, même effet: Écrasement des clés LUKS et redémarrage.

    C'est un peu comme dans les films d'espionnage quand vous ne voulez pas que vos données tombent entre de mauvaises mains.
    (Permalink)
  • Wednesday 08 July 2026 - 14:55
    from Korben

    Putain, c'est abusé, vous allez voir ! Peter Stokes, 19 ans, accusé d'appartenir au groupe Scattered Spider, enchaînait les VPN et changeait de pays pour brouiller les pistes mais le FBI l'a quand même coincé. Et vous savez grâce à quoi ?

    Hé bien grâce à un petit numéro planqué dans son Windows. C'est Microsoft qui l'a mouchardé aux enquêteurs et ça a suffi pour le relier à une intrusion malgré tous ses VPN.

    Et alors me direz-vous, vous aussi vous avez un numéro sur votre machine qui peut servir à vous identifier... Ce truc s'appelle le GDID, pour Global Device Identifier et c'est un identifiant unique qui est attribué lors de chaque installation de Windows. Il sert à la télémétrie, au rapport de plantage, à la vérification des licences et surtout il reste constant même après des mises à jour.

    Vous ne le voyez jamais, vous ne l'avez jamais choisi, et il ne bouge pas d'un poil quand vous changez d'adresse IP. Normal, un VPN protège la couche réseau, mais pas ce que laisse fuiter votre OS. Et ça on l'apprend dans la plainte de 39 pages qui a été rendue publique début juillet, où elle expliquait comment Microsoft a fourni au FBI l'historique des adresses IP rattachées à ce GDID précis.

    Les enquêteurs n'ont eu qu'à croiser ça avec les comptes perso de Stokes, de son compte Apple à ses comptes de gaming, en passant par Snapchat et Facebook, pour finalement découvrir des adresses IP à Tallinn, New York, ou encore la Thaïlande, ce qui correspond exactement à ses déplacements.

    Le mec pouvait empiler 10 VPN s'il le voulait, Microsoft le suivait à la trace quand même. Et c'est là que ça me hérisse le poil, parce que le problème, ce n'est pas que la justice ait serré un type accusé d'avoir extorqué des millions. Ça, c'est le boulot du FBI, et tant mieux s'ils l'ont arrêté.

    Non, le vrai problème, c'est que Microsoft dispose d'un identifiant permanent sur plus d'un milliard de machines, qu'ils ne communiquent pas dessus, qu'ils le partagent tranquille sur demande, et qu'on ne peut même pas le désactiver.

    Alors on fait quoi ? Bah déjà, on arrête de subir. Vous pouvez installer Windows 11 sans compte Microsoft pour couper une partie de la laisse, désactiver la télémétrie facultative pour limiter les autres fuites, ou carrément regarder du côté d'une stack privacy européenne . Aucune de ces astuces ne touchera au GDID par contre, car il n'y a aucun bouton pour ça, et c'est bien ça le fond du problème.

    Mais bon, j'imagine que des petits malins vont sortir des logiciels qui vont permettre soit de désactiver ce numéro ... Et là, vous pourrez compter sur moi pour que je vous le partage. Quoi qu'il en soit, quand vous utilisez Windows, gardez juste en tête que vous n'êtes jamais vraiment seul. Et que quelqu'un vous épie en permanence... Brrrr.

    Source

  • Wednesday 08 July 2026 - 14:42
    from Korben

    Je sais pas si vous avez vu mais Valve vient de sortir Proton 11, la nouvelle version stable de sa couche de compatibilité qui fait tourner les jeux Windows sur Linux via Steam Play. Et cette fois, c'est basé sur Wine 11, donc il y a pas mal de "nouveaux" vieux jeux qui sont maintenant jouables.

    Parmi ces nouveautés, on retrouve donc Resident Evil premier du nom, celui de 1996, Resident Evil 2, Dino Crisis et Dino Crisis 2, SHOGUN: Total War, Gothic 1 Classic, Breath of Fire IV, Deadly Premonition ou encore Metal Fatigue. Et à côté de ces reliques, il y avait aussi des trucs plus récents comme METAL GEAR SURVIVE, Warhammer: Vermintide 2 et X-Plane 12.

    Et pour les jeux qui étaient déjà jouables, Proton 11 affine encore le support de ces derniers pour les rendre encore plus jolis ou plus rapides ou avec moins de bugs etc. Je pense notamment à Cyberpunk 2077, The Witcher 3, Death Stranding 2, Helldivers 2, ARC Raiders, THE FINALS, Titanfall 2, Satisfactory, Metal Gear Solid 2, Oblivion GOTY ou Call of Duty 2.

    Donc autant dire que si vous jouez sous Linux ou sous Steam Deck, je pense que vous êtes concerné par cette mise à jour. Et puis il y a un truc dont je ne vous ai pas parlé encore, c'est les correctifs qui font zizir. Je pense notamment au hot plug des manettes qui a été amélioré, notamment pour la 8BitDo Ultimate 2C et toutes les manettes qui exposent plusieurs périphériques HID. Sur KDE, la maximisation des fenêtres a aussi été corrigée, sans oublier le rendu des pop-ups du Rockstar Launcher ou encore la détection du fuseau horaire qui devient plus fiable. Même le lecteur multimédia Kodi passe mieux sous cette version, ce qui est top !

    Ce passage sur Wine 11, c'est justement celui qui avait montré des gains de perf assez dingues au moment des premiers benchmarks NTSync et maintenant que c'est dans le Proton officiel, tout le monde y a droit sans bidouiller !! Pour l'installer, rien de sorcier, comme d'habitude, vous allez sur Steam, vous faites un clic droit sur un jeu, vous cliquez ensuite sur "Propriétés", et puis vous allez dans l'onglet "Compatibilité". Et là, vous sélectionnez la branche Proton 11.

    Et voilà ! En tout cas, je suis content de voir que jouer sur Linux n'est plus un parcours du combattant . Avec le Steam Deck et cette compatibilité qui grignote chaque jour un peu de terrain, Windows perd de plus en plus son statut de passage obligé pour le jeu PC....

    Source : 9to5Linux

  • Wednesday 08 July 2026 - 14:30

    Suzanne, 62 ans, s’est offert pour son départ à la retraite un nouveau canapé, acheté chez Maisons du Monde. « C’est un canapé design, modulable, assez chic et bien rembourré, il va parfaitement dans mon salon. Quand Ulysse l’a vu, c’était le coup de foudre. » Ulysse, son caniche a très vite noué une relation spéciale avec un des gros coussins. « Il passait son temps à se frotter dessus dès que j’avais le dos tourné » commente Suzanne dans un sourire. « Mais, un jour je l’ai mis au sale, et il a commencé à s’intéresser aux autres. Aujourd’hui, il les aime tous pareil, il a beaucoup d’amour à donner. »

    Nous avons souhaité faire le test, et une fois que nous nous sommes éloignés, Ulysse s’est jeté sur chaque coussin du canapé jusqu’à ce qu’il réussisse à « faire sa petite affaire » comme l’indique Suzanne. Ulysse fait donc partie des rares êtres épanouis dans une relation polyamoureuse, loin de la jalousie ou des rancœurs qui peuvent naître dans de telles relations. Un caniche qui donne une belle leçon de vie aux humains dans un monde où les relations deviennent de plus en plus complexes.

    Crédits photo : Ana McDonald via Pexels.

    L’article Un chien teste le polyamour avec tous les coussins du canapé est apparu en premier sur Le Gorafi.fr Gorafi News Network.

  • Wednesday 08 July 2026 - 14:30

    Suzanne, 62 ans, s’est offert pour son départ à la retraite un nouveau canapé, acheté chez Maisons du Monde. « C’est un canapé design, modulable, assez chic et bien rembourré, il va parfaitement dans mon salon. Quand Ulysse l’a vu, c’était le coup de foudre. » Ulysse, son caniche a très vite noué une relation spéciale avec un des gros coussins. « Il passait son temps à se frotter dessus dès que j’avais le dos tourné » commente Suzanne dans un sourire. « Mais, un jour je l’ai mis au sale, et il a commencé à s’intéresser aux autres. Aujourd’hui, il les aime tous pareil, il a beaucoup d’amour à donner. »

    Nous avons souhaité faire le test, et une fois que nous nous sommes éloignés, Ulysse s’est jeté sur chaque coussin du canapé jusqu’à ce qu’il réussisse à « faire sa petite affaire » comme l’indique Suzanne. Ulysse fait donc partie des rares êtres épanouis dans une relation polyamoureuse, loin de la jalousie ou des rancœurs qui peuvent naître dans de telles relations. Un caniche qui donne une belle leçon de vie aux humains dans un monde où les relations deviennent de plus en plus complexes.

    Crédits photo : Ana McDonald via Pexels.

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  • Wednesday 08 July 2026 - 14:12
    Meta commence à déployer Muse Image, son premier modèle de générateur d'images maison. Intégré à Meta AI, Instagram et WhatsApp, il permet de créer et de retoucher des images avec plus de précision et de polyvalence.
  • Wednesday 08 July 2026 - 13:03
    from Silicon

    « Vers un formulaire commun de déclaration ACPR/AMF + ANSSI + CNIL ? [..] Les entreprises l’attendent. »

    Le député Philippe Latombe a récemment interpellé, en ces mots, le directeur général de l’ANSSI Vincent Strubel.

    L’intéressé a répondu se méfier des guichets ou formulaires uniques, qui « peuvent rapidement servir de cache-misère ». Si le droit européen crée des injonctions contradictoires, il faut l’harmoniser plutôt que de se reposer sur de la « tuyauterie administrative ».

    Un formulaire commun DORA / NIS 2 est toutefois prévu. D’après Vincent Strubel, deux cadres sont suffisamment compatibles. De sorte qu’un document unique ne nuira pas à la « célérité nécessaire pour saisir les ‘cyberpompiers’ avant qu’il ne soit trop tard ».

    L’articulation avec le RGPD est plus délicate, explique le DG de l’ANSSI. Qu’il s’agisse des délais, de l’analyse d’impact ou de la cinématique de notification, les exigences sont suffisamment différentes pour qu’une « fusion brutale » des guichets et formulaires « place les entreprises dans une situation impossible, en les obligeant à satisfaire dans une même notification plusieurs injonctions contradictoires ».

    La cyber offensive, récemment entérinée par l’État

    Toile de fond à cet échange : un accord entre l’ANSSI, la Banque de France et l’ACPR (institution intégrée à cette dernière). Il prévoit un renforcement de leur coopération SSI autour de quatre axes… dont les « tests d’intrusion avancés ».

    Cette orientation fait écho aux propos récents de Sébastien Lecornu. En visite à l’ANTS, piratée mi-avril, le Premier ministre avait déclaré avoir appelé les services de l’État à tester leurs vulnérabilités. À cette même occasion, il avait évoqué un projet de fusion entre la DINUM et la DITP.

    L’ANSSI et l’ACPR avaient déjà signé un accord du genre, en 2018. Elles n’en avaient pas détaillé les axes, expliquant simplement prévoir un « échange régulier d’informations ».

    À consulter en complément :

    Les régulateurs somment les banques de se barricader face à l’IA
    NIS 2 en suspens : les RSSI attendent, le marché aussi
    Bercy crée une Direction de l’IA et du numérique
    L’AI Act doit-il être l’affaire des DPO ?
    Souveraineté numérique : et si on recentrait le concept ?

    Illustration générée par IA

    The post ANSSI et ACPR coopèrent sur la cyber offensive appeared first on Silicon.fr.

  • Wednesday 08 July 2026 - 11:35
    Ouais je sais, je suis chiant avec DeltaChat.
    Mais vous avez quoi ? C'est un petit recoin d'internet qu'on s'approprie. Un petit coin à l'abris des bots débiles, des moteurs de recherche, de l'appétit de données des GAFAMs, des databrokers et des boîtes d'IA, loin des influenceurs et des accros aux "likes", loin des spammeurs et des arnaqueurs. Un endroit pour les humains, quoi. C'est serein et confortable.

    (On ne peut vous contacter sur DeltaChat que si vous avez donné votre URL de contact. Donc impossible de vous spammer, et les GAFAM sont dans l'incapacité d'accéder au contenu. On peut se faire des salons de discussion totalement hors de portée de tous ces nuisibles. C'est comme ça que devrait être internet.)
    (Permalink)
  • Wednesday 08 July 2026 - 11:03

    C’est une Marine Le Pen plus énergique que jamais qui s’est présentée ce matin à la presse. « Condamnée ou pas, mon combat n’a pas changé. Aussi, chaque pièce qui composera mon futur bracelet électronique sera intégralement fabriqué dans l’Hexagone » déclare-t-elle. « Le bracelet électronique est un objet populaire, joyau de notre patrimoine, un bijou d’orfèvrerie qui a marqué des décennies de politique française. Aussi, sachez que c’est avec fierté que je le porterai durant ces Présidentielles pour faire rayonner notre beau pays à l’international » ajoute-t-elle, la main sur le cœur. 

    Selon des sources internes, Marine Le Pen aurait mis un point d’honneur à ce que son futur bracelet électronique devienne un véritable accessoire de campagne. Intégralement désigné par Philippe Starck, il affichera en plus des traditionnelles couleurs Bleu-Blanc-Rouge, un gigantesque coq en bronze en son centre, ainsi qu’un module d’alarme unique diffusant la Marseillaise en cas d’éloignement de son QG de plus de 500 mètres. 

    En attendant le verdict de la cour de Cassation prochainement, Marine Le Pen a également annoncé que pour coller à ses convictions, tous les fonds détournés à l’avenir par le Rassemblement National seront intégralement prélevés sur les impôts de personnes françaises depuis au moins trois générations. 

    Photo Getty Images

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  • Wednesday 08 July 2026 - 11:03

    C’est une Marine Le Pen plus énergique que jamais qui s’est présentée ce matin à la presse. « Condamnée ou pas, mon combat n’a pas changé. Aussi, chaque pièce qui composera mon futur bracelet électronique sera intégralement fabriqué dans l’Hexagone » déclare-t-elle. « Le bracelet électronique est un objet populaire, joyau de notre patrimoine, un bijou d’orfèvrerie qui a marqué des décennies de politique française. Aussi, sachez que c’est avec fierté que je le porterai durant ces Présidentielles pour faire rayonner notre beau pays à l’international » ajoute-t-elle, la main sur le cœur. 

    Selon des sources internes, Marine Le Pen aurait mis un point d’honneur à ce que son futur bracelet électronique devienne un véritable accessoire de campagne. Intégralement désigné par Philippe Starck, il affichera en plus des traditionnelles couleurs Bleu-Blanc-Rouge, un gigantesque coq en bronze en son centre, ainsi qu’un module d’alarme unique diffusant la Marseillaise en cas d’éloignement de son QG de plus de 500 mètres. 

    En attendant le verdict de la cour de Cassation prochainement, Marine Le Pen a également annoncé que pour coller à ses convictions, tous les fonds détournés à l’avenir par le Rassemblement National seront intégralement prélevés sur les impôts de personnes françaises depuis au moins trois générations. 

    Photo Getty Images

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  • Wednesday 08 July 2026 - 10:40
  • Wednesday 08 July 2026 - 09:17
  • Wednesday 08 July 2026 - 09:04
    (traduction:)
    " Si les entreprises d’IA ont accès gratuitement à toutes les œuvres protégées par le droit d’auteur parce que « ce n’est pas possible d’entraîner une IA sans cela », ne devrait-on pas donner un accès gratuit à toutes les œuvres protégées par le droit d’auteur aux enfants parce que « ce n’est pas possible de les éduquer sans cela » ? "

    Question pertinente, n'est-il pas ?
    (Permalink)
  • Wednesday 08 July 2026 - 08:56
    Ce "permis de tuer" n'a existé que lors du régime de Vichy et de la guerre d'Algérie.
    J'ai honte de mon pays.
    Et comme la police française était déjà la plus meutrière de l'Europe, il va y a voir encore plus de morts.

    Ce ne sont plus des gardiens de la paix, mais des gardiens de la peur.
    https://mastodon.social/@siedessine/116882798312394988
    (Permalink)
  • Wednesday 08 July 2026 - 08:44

    Faire rire ses collègues en visio relève d’un exercice particulier. Le décalage sonore, les caméras coupées et l’absence de langage corporel complet changent la mécanique de l’humour. Une blague pour faire rire qui fonctionne autour de la machine à café peut tomber complètement à plat derrière un écran, parce que le timing et les réactions visuelles ne suivent pas.

    Le

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  • Wednesday 08 July 2026 - 08:37
  • Wednesday 08 July 2026 - 08:34
    Je crois que le titre à lui seul est assez représentatif de la classe politique française.
    (Permalink)
  • Wednesday 08 July 2026 - 06:55
    Bien caché dans dans les réglages des téléphones Samsung, un menu spécial permet d'améliorer la connexion Wi-Fi et de résoudre certains problèmes. Voici comment y accéder, et ce qu'il vous permet de faire.
  • Wednesday 08 July 2026 - 06:45
    On l'ouvre machinalement pour verser de la lessive ou de l'adoucissant. Pourtant, le tiroir du lave-linge cache un secret que beaucoup ignorent : un troisième compartiment, souvent mal utilisé, mais qui peut tout changer.
  • Wednesday 08 July 2026 - 06:09
    Intuition Experience Hot&Cold, Machine espresso automatique, 36 recettes, KRUPSCafé, ménage, air pur, hygiène connectée : je teste pour vous les produits qui changent vraiment le quotidien.
  • Wednesday 08 July 2026 - 03:26
    from PepSEO

    Lire les scans Blue Lock en VF implique de naviguer entre des plateformes aux qualités très variables, des délais de traduction qui fluctuent et un cadre légal que la plupart des lecteurs préfèrent ignorer. Avant de choisir un site de scans Blue Lock, quelques critères concrets permettent de distinguer les options viables des pièges à clics.

    Comparatif des types de

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  • Tuesday 07 July 2026 - 18:47
    Un couple de Français a été arrêté à Béziers pour avoir vendu de faux documents d'identité via la messagerie Telegram, à des prix allant de 300 € à 1 600 € selon leur nature. Un commerce inquiétant.
  • Tuesday 07 July 2026 - 17:50
  • Tuesday 07 July 2026 - 17:30

    Quelques jours après les avoir détestés lors du huitième de finale de la Coupe du monde, le public français pourra retrouver les joueurs du Paraguay pendant tout l’été dans une épreuve inédite de Fort Boyard. Menés par le désormais célèbre Matias Galarza, les Paraguayens auront carte blanche pour tenter de pousser à bout les candidats.

    Le producteur de l’émission avoue avoir été emballé dès les premières minutes du match par l’équipe du Paraguay. « Un tel niveau de roublardise et de lâcheté, c’est tout à fait ce que nous cherchions pour créer de l’adversité dans le fort » explique-t-il, précisant que les joueurs paraguayens pourront également apparaître de façon inattendue à n’importe quel moment dans l’émission pour venir haranguer les candidats ou leur donner un coup de pied.

    « Le principe de Fort Boyard a toujours été de confronter les candidats à leurs peurs les plus extrêmes et de les inciter à repousser leurs limites. Après les mygales, les serpents et les blagues de Willy Rovelli, on passe à un autre niveau » explique Cyril Ferro avant de se faire tirer le téton par un Paraguayen sorti de nulle part.

    Le producteur de l’émission a donné plus de détails sur la nouvelle épreuve qui se tiendra dans la cellule baptisée « La Casa de los Locos ». Les candidats évolueront dans un décor rappelant un cartel sud-américain. « Intimidation, insultes, coups de coude… Tous les coups bas seront autorisés pour empêcher les candidats de trouver la clé » explique le producteur de l’émission.

    La diffusion des premiers épisodes incluant les joueurs paraguayens devrait démarrer dans 15 jours, juste après un numéro spécial où Patrick Bruel tiendra son propre rôle dans une épreuve inédite baptisée « le body minute ».

    Crédits photo : Stephen Nadler / ISI Photo via GettyImages.

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  • Tuesday 07 July 2026 - 17:30

    Quelques jours après les avoir détestés lors du huitième de finale de la Coupe du monde, le public français pourra retrouver les joueurs du Paraguay pendant tout l’été dans une épreuve inédite de Fort Boyard. Menés par le désormais célèbre Matias Galarza, les Paraguayens auront carte blanche pour tenter de pousser à bout les candidats.

    Le producteur de l’émission avoue avoir été emballé dès les premières minutes du match par l’équipe du Paraguay. « Un tel niveau de roublardise et de lâcheté, c’est tout à fait ce que nous cherchions pour créer de l’adversité dans le fort » explique-t-il, précisant que les joueurs paraguayens pourront également apparaître de façon inattendue à n’importe quel moment dans l’émission pour venir haranguer les candidats ou leur donner un coup de pied.

    « Le principe de Fort Boyard a toujours été de confronter les candidats à leurs peurs les plus extrêmes et de les inciter à repousser leurs limites. Après les mygales, les serpents et les blagues de Willy Rovelli, on passe à un autre niveau » explique Cyril Ferro avant de se faire tirer le téton par un Paraguayen sorti de nulle part.

    Le producteur de l’émission a donné plus de détails sur la nouvelle épreuve qui se tiendra dans la cellule baptisée « La Casa de los Locos ». Les candidats évolueront dans un décor rappelant un cartel sud-américain. « Intimidation, insultes, coups de coude… Tous les coups bas seront autorisés pour empêcher les candidats de trouver la clé » explique le producteur de l’émission.

    La diffusion des premiers épisodes incluant les joueurs paraguayens devrait démarrer dans 15 jours, juste après un numéro spécial où Patrick Bruel tiendra son propre rôle dans une épreuve inédite baptisée « le body minute ».

    Crédits photo : Stephen Nadler / ISI Photo via GettyImages.

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  • Tuesday 07 July 2026 - 17:29
    Bonjour,

    J'ai de plus en plus de crawl, qui ne sont pas des visiteurs réel mais pas non plus identifiés comme crawlers.
    User agent chrome normal, toutes ip...

    Read more
  • Tuesday 07 July 2026 - 17:29
    Le Conseil d'État a rejeté le recours du syndicat CFE-CGC, autorisant ainsi le déploiement en France de Leo, le service d'Internet par satellite d'Amazon. De quoi concurrencer sérieusement Starlink ?
  • Tuesday 07 July 2026 - 16:58

    Ce qu'il faut retenir :

    • Shopify va interdire toutes les vapes sur sa plateforme aux États-Unis dès cette semaine, qu'elles soient autorisées par la FDA ou non.
    • Cette décision fait suite à une pression de deux ans, exercée par une coalition bipartisane de 25 procureurs généraux d'États américains.
    • Mastercard a également averti ses partenaires que la vente de vapes non autorisées enfreint ses normes, avec un risque d'enquêtes et d'amendes.
    • Cette affaire relance le débat sur la dépendance des e-commerçants aux plateformes propriétaires, certains y voyant un argument en faveur de solutions open source comme WordPress.

    Une décision prise sous la pression des procureurs généraux

    Shopify va interdire toutes les vapes vendues sur sa plateforme aux États-Unis dès cette semaine. L'information a été révélée par Reuters, citant deux sources au fait des projets de l'entreprise canadienne. Cette mesure fait suite à des discussions engagées depuis l'an dernier avec une coalition bipartisane de 25 procureurs généraux d'États américains, qui poussent Shopify à durcir ses règles face à un marché en pleine expansion de cigarettes électroniques vendues sans la licence légalement requise aux États-Unis.

    Ces vapes non autorisées, généralement fabriquées en Chine, restent largement accessibles aux États-Unis, aussi bien en ligne que dans les boutiques spécialisées, les supérettes ou les stations-service, alors même que leur importation et leur vente sont illégales.

    Selon Reuters, cette interdiction constituerait la victoire la plus significative obtenue à ce jour par ces responsables des forces de l'ordre au niveau des États, dont l'objectif est de s'attaquer directement à l'infrastructure qui permet la commercialisation de ces produits.

    Shopify fournit l'infrastructure technique qui permet à des millions de commerçants d'exploiter et de développer leurs canaux de vente en ligne. Un porte-parole de l'entreprise a réagi dans un communiqué : « Nous avons toujours interdit les activités illégales et nous agissons lorsque nous apprenons que des commerçants enfreignent nos politiques. » Il a précisé que ce type de décision interne tient compte des cadres juridiques mondiaux et ne repose pas uniquement sur les retours d'un seul groupe de pression, ajoutant que l'entreprise « ajuste son approche en matière d'application lorsque des évolutions juridiques l'exigent ».

    Une interdiction qui touche aussi les vendeurs en règle

    Point important : l'interdiction chez Shopify s'appliquera à toutes les vapes, qu'elles disposent ou non de l'autorisation requise de la FDA. À ce jour, la Food and Drug Administration n'a accordé une autorisation de commercialisation qu'à 45 produits de cigarette électronique, majoritairement aromatisés au tabac. Les grands cigarettiers, dont British American Tobacco, estiment que cette approche restrictive a étouffé le marché légal et alimenté par ricochet les ventes illégales.

    Le marché illégal des vapes aux États-Unis pèserait aujourd'hui environ 9 milliards de dollars, selon les chiffres avancés par British American Tobacco, dont l'activité américaine a été durement affectée par cette prolifération. L'entreprise n'a pas répondu immédiatement à une demande de commentaire de Reuters.

    Selon l'une des sources citées par Reuters, une part relativement faible des ventes de vapes autorisées aux États-Unis s'effectue en ligne, ce qui devrait limiter l'impact de la mesure sur les acteurs agréés comme BAT ou le fabricant Juul. Le commerce électronique reste en revanche un canal bien plus important pour l'écoulement des vapes illégales, même si celles-ci sont elles aussi majoritairement vendues en magasin physique. L'interdiction attendue chez Shopify pourrait ainsi perturber les ventes en ligne et avoir, selon les termes d'une des sources, un « effet dissuasif » sur les vendeurs.

    On ignore pour l'instant si cette interdiction s'appliquera au-delà du territoire américain. Shopify n'a pas répondu à la question de Reuters sur le périmètre géographique de la mesure. À titre de comparaison, certains pays comme l'Inde ont totalement interdit la vente de vapes, tandis qu'en Australie, elles ne peuvent être vendues qu'en pharmacie.

    Mastercard renforce également ses contrôles

    Shopify n'est pas le seul acteur visé par la pression des autorités américaines. Mastercard a averti les partenaires chargés d'intégrer des commerçants à son réseau que les ventes de vapes non autorisées enfreignent ses normes. Cette information figure dans une notification mondiale adressée aux partenaires en mai, consultée par Reuters.

    Dans une lettre envoyée en avril, les procureurs généraux d'États avaient déjà exhorté Mastercard et d'autres grands réseaux de cartes ou prestataires de paiement à prendre des mesures plus fermes pour empêcher que leurs réseaux ne facilitent des ventes illégales de vapes. La notification de Mastercard précise que lorsqu'un acquéreur, c'est-à-dire l'institution financière qui sert d'intermédiaire pour finaliser les transactions par carte, enregistre un commerçant, il atteste que tous les contrôles appropriés sont en place pour s'assurer que ses activités respectent la loi. Mastercard recommande à ces partenaires de mettre en place des contrôles incluant l'examen et l'approbation des inventaires de produits d'un commerçant, ainsi que la surveillance des transactions et des factures.

    L'entreprise a indiqué qu'elle ouvrirait des enquêtes si des boutiques vendant des vapes illégales utilisaient ses services, avec des mesures pouvant viser à la fois les détaillants et les acquéreurs, et un risque d'amendes en cas de non-respect de ses normes. Mastercard a résumé sa position ainsi : « Nous avons une tolérance zéro pour les activités illégales sur notre réseau. »

    Le débat relancé sur la dépendance aux plateformes propriétaires

    Cette décision de Shopify a rapidement suscité des réactions dans l'écosystème du e-commerce, au-delà du seul secteur des vapes. Sur LinkedIn, le consultant SEO Daniel Roch a publié une analyse largement commentée, dans laquelle il estime que « Shopify vient de rappeler à des millions de e-commerçants une vérité qu'ils avaient oubliée : sur une solution propriétaire, votre business ne vous appartient pas vraiment. »

    Il souligne que des marchands pourtant en règle, y compris ceux vendant des produits autorisés par la FDA, voient leur activité mise en péril par une décision qui ne dépend pas d'eux. Pour lui, l'enjeu dépasse largement le cas des cigarettes électroniques : « Ce n'est pas une histoire de vapes. C'est une histoire de dépendance. »

    Daniel Roch développe cette idée en expliquant le fonctionnement des plateformes propriétaires : « Quand vous construisez votre activité sur une solution propriétaire, vous ne louez pas un outil : vous louez une autorisation d'exister. Et cette autorisation peut vous être retirée quand la plateforme le décide, pour des raisons juridiques, commerciales ou politiques qui n'ont parfois rien à voir avec vous. » Il ajoute que les tarifs pratiqués par ces plateformes peuvent eux aussi évoluer du jour au lendemain, sans que les commerçants aient leur mot à dire.

    Face à ce constat, il met en avant le modèle WordPress comme alternative, en s'appuyant sur trois arguments. D'abord la licence GPL, qui garantit selon lui que « personne ne peut vous fermer votre site parce qu'une entreprise a changé d'avis », le code restant la propriété du commerçant, hébergeable où il le souhaite. Ensuite la portabilité totale des données et du catalogue, qui évite toute dépendance à un acteur unique. Enfin l'existence d'une communauté mondiale de contributeurs et de prestataires, agences, freelances, hébergeurs ou développeurs, permettant de changer de partenaire si nécessaire.

    Le consultant prend toutefois soin de nuancer son propos vis-à-vis de Shopify : « Je ne dis pas que Shopify est un mauvais outil. Pour beaucoup, c'est rapide, pratique, et puissant si vous le maîtrisez. » Il estime néanmoins que cette rapidité et cette praticité se paient au prix d'un élément clé pour n'importe quelle entreprise : la maîtrise de sa propre dépendance à des décisions extérieures.

    L’article "Shopify interdit la vente de vapes aux USA : coup dur pour les e-commerçants" a été publié sur le site Abondance.

  • Tuesday 07 July 2026 - 16:28
    from Silicon

    Chez les DPO, il y a ceux qui perçoivent la conformité à l’AI Act comme un « prolongement naturel » de leurs missions. Et ceux qui estiment qu’elle ne relève pas de leur périmètre.

    De ces deux orientations, aucune « n’apparaît s’imposer avec la force de l’évidence », pour reprendre les propos de la CNIL. La dernière vague de l’observatoire du métier des DPO* en témoigne… dans une certaine mesure. Ils sont 2390 à avoir répondu à l’enquête (1896 internes, 234 mutualisés, 260 externes). 55 % ont déjà l’AI Act dans leur périmètre de responsabilité et 71 % souhaitent que leur fonction l’englobe.

    Le DPO, pas mentionné dans l’AI Act

    En novembre 2025, au lancement de l’enquête, la CNIL avait rappelé l’obligation d’impliquer les DPO sur les traitements de données mis en œuvre par l’IA. Cela ne suppose toutefois pas forcément d’en faire les chefs de file sur la conformité à l’AI Act, avait-elle précisé. D’autant que le règlement ne mentionne pas explicitement les DPO.

    La Commission avait ajouté que l’application de l’AI Act nécessiterait la mobilisation de compétences qui « ne sont pas nécessairement celles attendues du DPO ». Elle avait néanmoins appelé à une « mobilisation judicieuse » de leur expertise RGPD, vu les similarités entre les deux règlements (approche par les risques, principe de responsabilité, exigence de documentation et de transparence, etc.).

    Principal défi : identifier le niveau de risque

    Un élément ne plaide pas en faveur de la prise en charge de l’AI Act par les DPO : la charge de travail que représente déjà le RGPD. Y compris appliqué aux systèmes d’IA. Principaux défis en la matière :

    • Garantir la minimisation des données (57 % des DPO ont sélectionné cette option)
    • Gérer le cycle de vie des données (54 %)
    • Assurer la transparence et l’explicabilité des décisions algorithmiques (53 %)
    • Sécuriser les données et les modèles d’IA (51 %)
    • Respecter le principe de la limitation des finalités (47 %)
    • Gérer les droits des personnes concernées (46 %)
    • Réaliser les études d’impact sur la protection des données personnelles (AIPD ; 45 %)

    L’AI Act engendre d’autres défis :

    • Identifier le niveau de risque des systèmes d’IA (62 %)
    • Documenter et obtenir de la documentation auprès des prestataires (53 %)
    • Assurer l’articulation entre AIPD et AIPF (analyses d’impact sur la protection des droits fondamentaux ; 41 %)
    • Détecter, prévenir et corriger les biais (40 %)
    • Assurer la fiabilité des prédictions/décisions et des données produites (39 %)
    • Assurer l’explicabilité des systèmes d’IA (38 %)

    Peu de politiques IA formalisées jusque-là

    Selon les DPO, parmi les structures qui utilisent des systèmes d’IA ou qui le prévoient, 6 % sont bien préparées à l’application de l’AI Act. Elles sont 25 % en phase de préparation (analyse des impacts en cours). 28 % sont « conscientes des enjeux » mais n’ont pas lancé d’actions concrètes. 27 % se disent peu ou pas informées. 10 % se déclarent non concernées (pas d’utilisation d’IA à risque).

    Environ une sur cinq (19 %) a une stratégie ou une politique formelle pour l’IA. 46 % en ont une en cours de préparation (50 % dans les structures de plus de 1000 salariés ; 36 % dans celles de moins de 50).

    Lorsqu’une stratégie existe ou est en préparation, les DPO font partie des principaux responsables de la gouvernance dans 39 % des cas (44 % pour les DSI/CTO). Ils sont plus nombreux (66 %) à participer régulièrement aux comités d’éthique – ou autres organes similaires dédiés à l’IA -… lorsque ces derniers existent (20 % des cas).

    Une opportunité d’évolution, mais une nette charge de travail

    42 % des DPO se disent impliqués tout au long des projets d’IA. Détail phase par phase :

    • 24 % sur l’idéation/conception initiale
    • 9 % sur le développement/entraînement des modèles
    • 14 % dans les tests/validations
    • 26 % avant le déploiement en production
    • 18 % pendant l’exploitation

    Les DPO estiment que l’accompagnement de ces projets rend leur rôle plus stratégique (27 %), mais aussi plus complexe et technique (58 %). Si c’est une opportunité d’évolution (37 %), c’est aussi une nette augmentation de la charge de travail (33 %).

    Au moment de répondre à l’enquête (novembre 2025), peu avaient suivi une formation spécifique à l’IA (15 %). Les deux tiers disaient manquer d’outils ou de méthodes adaptés pour évaluer la conformité à l’AI Act. Les priorités de formation vont à l’articulation avec le RGPD et aux méthodologies d’évaluation des risques spécifiques à l’IA.

    À consulter en complément :

    Comment interpréter les obligations de transparence de l’AI Act
    La CNIL joue les généalogistes des modèles d’IA
    REGALIA, une synthèse des enjeux de régulation des algorithmes
    Le projet PANAME teste sa bibliothèque d’audit de confidentialité des LLM
    L’omnibus numérique fait tiquer les CNIL européennes
    Face aux saisines, une société ne peut invoquer les droits RGPD de ses salariés

    * Étude de l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa), pour la CNIL, le ministère du Travail et l’Association française des correspondants à la protection des données (AFCDP). Sauf si précisé, les taux annoncés sont rapportés aux structures qui utilisent de l’IA.

    Illustration générée par IA

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