un simple agrégateur, lecteur de flux rss pour tout suivre .... par: fonds d'écran - Kriss Feed, version : 7 -
  • Monday 17 August 2026 - 14:55

    Le 118 712 reste l’un des numéros de renseignement les plus associés à la recherche téléphonique en France. Son annuaire inversé, accessible gratuitement en ligne, promet d’identifier un correspondant à partir d’un simple numéro. La réalité technique de ce service mérite un examen plus précis que les fiches promotionnelles habituelles.

    Base de données du 118 712 : fixe, mobile et

    L’article 118 712 annuaire téléphonique : un vrai annuaire inversé pour vos recherches ? est apparu en premier sur Ma Gazette.

  • Monday 17 August 2026 - 14:45
    from PepSEO

    Jordan Bardella publie sur Instagram des contenus soigneusement dépolitisés (bonbons, jeux vidéo, séquences du quotidien), tandis que sa communication sur Facebook prend une tournure radicalement différente. Cette segmentation stratégique entre plateformes n’est pas anecdotique : elle constitue un dispositif de communication politique calibré, dont les zones d’ombre méritent un examen technique précis.

    Bardella sur Instagram et Facebook : deux lignes

    L’article Ce que Jordan Bardella ne montre jamais sur insta et pourquoi ça compte est apparu en premier sur PEPSeo.

  • Monday 17 August 2026 - 14:10
  • Monday 17 August 2026 - 14:00

    Déterminé à venir à bout du chef d’œuvre de Tolstoï, Matthieu s’est vite rendu à l’évidence après avoir lu sept fois la même phrase sans la comprendre. « J’emporte ce livre à la plage depuis 2009 et je n’ai jamais dépassé la page 14 », nous confie ce quadragénaire Grenoblois, qui a déjà mis 25 minutes à trouver une position confortable, 8 minutes à retrouver ses lunettes et 10 minutes à retirer les grains de sable collés sur son beignet au chocolat.

    Après sept minutes de lecture fastidieuse, son regard est rapidement attiré par le slip de bain de son voisin de serviette qu’il trouve original, en plus d’être très laid. « Et là, tout s’enchaîne : je juge sa petite surcharge pondérale, sa rose tatouée sur l’épaule, et je sais que c’est fini », se désole Matthieu. Il sait que son après-midi sera consacré à juger les cicatrices, les poignées d’amour et la pilosité des baigneurs, « toujours avec bienveillance et respect », assure-t-il.

    Lui-même avoue ne pas être parfait : « J’ai une petite calvitie due à une carence en fer depuis 2008 et j’ai quelques poignées d’amour depuis que j’ai arrêté le sport après le lycée », des caractéristiques qui ne l’empêche pas selon lui d’avoir un avis et de se demander ce que cet homme qui joue au beach volley a de mieux que lui à part une chevelure d’ébène, des muscles parfaitement dessinés, un sourire ravageur et environ vingt ans de moins.

    Tout de même satisfait de sa journée, Matthieu reviendra dès demain et il réussira, il l’espère, à venir à bout de son livre de l’été.

    L’article Il emporte un livre pour lire à la plage et passe finalement quatre heures à juger le corps des autres est apparu en premier sur Le Gorafi.fr Gorafi News Network.

  • Monday 17 August 2026 - 14:00

    Déterminé à venir à bout du chef d’œuvre de Tolstoï, Matthieu s’est vite rendu à l’évidence après avoir lu sept fois la même phrase sans la comprendre. « J’emporte ce livre à la plage depuis 2009 et je n’ai jamais dépassé la page 14 », nous confie ce quadragénaire Grenoblois, qui a déjà mis 25 minutes à trouver une position confortable, 8 minutes à retrouver ses lunettes et 10 minutes à retirer les grains de sable collés sur son beignet au chocolat.

    Après sept minutes de lecture fastidieuse, son regard est rapidement attiré par le slip de bain de son voisin de serviette qu’il trouve original, en plus d’être très laid. « Et là, tout s’enchaîne : je juge sa petite surcharge pondérale, sa rose tatouée sur l’épaule, et je sais que c’est fini », se désole Matthieu. Il sait que son après-midi sera consacré à juger les cicatrices, les poignées d’amour et la pilosité des baigneurs, « toujours avec bienveillance et respect », assure-t-il.

    Lui-même avoue ne pas être parfait : « J’ai une petite calvitie due à une carence en fer depuis 2008 et j’ai quelques poignées d’amour depuis que j’ai arrêté le sport après le lycée », des caractéristiques qui ne l’empêche pas selon lui d’avoir un avis et de se demander ce que cet homme qui joue au beach volley a de mieux que lui à part une chevelure d’ébène, des muscles parfaitement dessinés, un sourire ravageur et environ vingt ans de moins.

    Tout de même satisfait de sa journée, Matthieu reviendra dès demain et il réussira, il l’espère, à venir à bout de son livre de l’été.

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  • Monday 17 August 2026 - 13:36
    Le jour où j'achète un machin connecté (genre montre ou autre), je prendrai soin de vérifier qu'il est supporté par GadgetBridge de manière à ne pas être limité sur les fonctionnalités. (Par exemple, CoMaps peut désormais utliser GadgetBridge : https://floss.social/@CoMaps/117110552383272365)
    (Permalink)
  • Monday 17 August 2026 - 12:57
    Bonjour à tous,
    Je souhaitais avoir quelques renseignements et vos avis.
    Nous souhaiterions effectuer une refonte de notre site internet qui commence a...

    Read more
  • Monday 17 August 2026 - 12:22
    La Direction des finances publiques a confirmé avoir été victime d'une cyberattaque, qui a compromis les données fiscales de quelque 680 000 contribuables. Les victimes commencent à être informées.
  • Monday 17 August 2026 - 12:13

    Ce qu'il faut retenir :

    • En Europe, environ 15 % des bots IA de type "fetcher" identifiés ont accédé à des URL pourtant marquées comme interdites.
    • ChatGPT-User, Bytespider et Youbot sont les principaux responsables : chacun a atteint des pages interdites sur près de la moitié des sites européens qui les avaient explicitement bloqués, ChatGPT-User en tête.
    • OpenAI justifie ce comportement par le fait que ChatGPT-User agit à la demande d'un utilisateur, ce qui le distinguerait d'un crawl classique soumis au robots.txt. Perplexity avance le même argument pour Perplexity-User, tandis qu'Anthropic affirme que ses trois bots respectent tous le fichier.
    • Bloquer ChatGPT-User ne bloque pas OAI-SearchBot, l'agent qui décide si un site apparaît dans les résultats de recherche de ChatGPT. Un site qui interdit les deux pense couper tout trafic IA, mais perd la visibilité côté recherche sans gagner en protection côté fetch.

    Le rapport State of the Bots de TollBit, qui compile les données du premier semestre 2026, montre aussi que la situation varie beaucoup selon les agents. Claude-User n'est bloqué que par 9 % des sites européens, contre 26 % en Amérique du Nord. Perplexity-User affiche 13 % contre 26 %. La plupart des agents récents ont des taux de blocage à un chiffre en Europe, mais ChatGPT-User fait figure d'exception, à la fois très bloqué et très souvent contourné malgré ce blocage.

    La documentation d'OpenAI est claire sur ce point : ChatGPT-User se déclenche quand un utilisateur pose une question dans ChatGPT, et parce que l'action part d'un humain, le robots.txt pourrait ne pas s'appliquer. TollBit, de son côté, ne fait pas cette distinction : toute requête vers une URL interdite est comptée comme un contournement, quelle que soit la justification donnée par l'opérateur du bot.

    Pour un éditeur de site, la conséquence pratique est la suivante : le fichier robots.txt ne montre que ce qui a été demandé en théorie, pas ce qui s'est réellement passé. Seuls les logs serveur ou les données CDN permettent de savoir ce qui a effectivement été récupéré.

    Cloudflare prépare de son côté un changement de méthode. À partir du 15 septembre, les nouveaux domaines ajoutés à Cloudflare verront leurs crawlers d'entraînement et leurs agents bloqués par défaut sur les pages contenant des publicités, les crawlers de recherche restant autorisés. La décision de blocage se déplace ainsi au niveau du réseau plutôt que d'être laissée à la bonne volonté du crawler. Reste à savoir si l'argument du "chargement initié par l'utilisateur" tiendra sur la durée, maintenant que tous les grands assistants IA récupèrent les pages de cette manière.

    L’article "ChatGPT peut visiter vos pages interdites, et OpenAI l’assume" a été publié sur le site Abondance.

  • Monday 17 August 2026 - 12:02
    from Korben

    Ce mois-ci, je suis en mode déménagement / vidage de cartons / montage de meubles Ikea et bien sûr, j'en profite pour réinstaller mon matos... Mon système d'alarme, mes caméras et un peu de domotique.

    Sauf que la domotique, c'est pas mon kif car même si j'aime l'idée d'avoir des automatisations chez moi, ça fonctionne un moment, puis après ça ne fonctionne plus, souvent parce que les Raspberry Pi passent leur temps à corrompre les cartes SD... Puis surtout, je manque de temps pour me prendre la tête à régler des scénarios au poil de cul.

    Mais là, c'est aussi un peu les vacances et y'a plusieurs paramètres qui ont changé. Déjà la nouvelle maison est plus petite. J'ai aussi un mini PC à disposition qui ne faisait pas grand chose. J'ai également une caisse de matos divers et variés (Zigbee / Zwave et autre) qui prend la poussière. Et puis les nouveautés dans ma vie, c'est bien sûr l'IA et Alexa.

    Je me suis donc chauffé un peu, et je vais vous raconter ce que j'ai mis en place ces derniers temps.

    Étape 1 : le mini PC qui dormait dans un carton

    Le point de départ, c'est ce mini PC. Un NiPoGi Pinova P1 (lien affilié) que j'avais acheté en 2023, un Ryzen 3 4300U avec 16 Go de RAM et 1 To de SSD, qui n'avait jamais vraiment trouvé sa vocation. Complètement surdimensionné pour de la domotique, vous vous en doutez, et c'est exactement pour ça qu'il est parfait.

    Parce que le vrai sujet, c'est pas la puissance, c'est le stockage. Mes install précédentes mouraient toutes de la même façon : une carte SD qui rend l'âme au bout de quelques mois d'écritures permanentes. Là, le système tourne sur un SSD, et rien que ça, ça règle le problème qui m'avait dégoûté les fois d'avant.

    J'ai donc collé Home Assistant OS dessus, ce qu'on appelle HAOS pour les intimes. C'est la version "système d'exploitation" qui prend la machine entière et qui pilote tout elle-même, sans Linux à administrer en dessous ni Docker à maintenir. Et puis avec cette version, vous récupérez au passage le magasin d'add-ons et les sauvegardes automatiques, sans rien configurer. Sur une machine dédiée qui ne fait que ça, c'est franchement le mode le plus tranquille.

    Et là, premier petit piège à savoir au niveau du BIOS si vous vous lancez... Pour démarrer, HAOS exige en effet que le mode UEFI soit activé et que le Secure Boot soit désactivé. Si vous zappez ça, votre clé USB ne bootera jamais et vous allez tourner en rond un bon moment.

    Et tant que vous êtes dans le BIOS, y'a un troisième réglage dont la doc ne parle pas et qui est pourtant le plus important sur la durée : le comportement après une coupure de courant. Ça s'appelle "Restore on AC Power Loss", "After Power Failure" ou "AC Back Function" selon les marques, et il faut le passer sur "Power On". Sans ça, la moindre micro-coupure vous laisse une maison sans domotique jusqu'à ce que quelqu'un rentre appuyer sur le bouton. Et ça, croyez-moi, on n'en veut pas quand on est parti en vacances.

    Le reste après, c'est du classique. Vous récupérez l'image générique x86-64 et vous la flashez sur une clé USB avec Balena Etcher. Attention à bien prendre haos_generic-x86-64 et pas une version pour Raspberry Pi ou pour machine virtuelle, sinon vous allez vous demander longtemps pourquoi ça ne démarre pas. Ensuite vous bootez le mini PC sur la clé, l'installeur écrit le système sur le SSD interne, et c'est plié. Vous retirez la clé, ça reboote, et l'interface vous attend :

    http://homeassistant.local:8123
    

    Si ça ne répond pas, c'est que votre box ne fait pas de mDNS, allez juste chercher l'IP dans sa liste de clients. Et voilà, un Home Assistant tout neuf.

    Maintenant, passons à la suite parce que j'ai une caisse pleine de matos à réveiller.

    Première galère : Faire parler le Zigbee

    Dans ma caisse, y'avait notamment un dongle USB Sonoff (lien affilié) pour le Zigbee. Je le branche, et je décide de partir sur Zigbee2MQTT plutôt que sur ZHA, l'intégration native. Le choix se paye tout de suite en complexité (il faut un broker MQTT à côté, Mosquitto en l'occurrence), mais il se rembourse largement après, parce que Zigbee2MQTT expose absolument tous les réglages internes des appareils. Vous verrez plus bas pourquoi c'est déterminant.

    Le mini PC qui va me faire oublier mes galères avec le Raspberry Pi

    Sauf que rien ne s'est passé comme prévu. J'installe les modules recommandés, et Zigbee2MQTT n'apparaît tout simplement pas dans la liste. Bon. Une fois que j'ai réussi à le sortir de sa cachette, c'est la configuration du port série de la clé qui m'a offert un vrai moment de solitude : on modifie, on clique sur "Submit", ça a l'air de sauvegarder... et la page revient vierge, sans plus rien à sélectionner. Allez savoir si le réglage est passé ou pas !

    Le truc à retenir en fait, c'est qu'il faut désigner la clé par son identifiant stable et pas par un /dev/ttyUSB0 qui peut changer au reboot. Le chemin ressemble à ça :

    /dev/serial/by-id/usb-ITEAD_SONOFF_Zigbee_3.0_USB_Dongle_Plus_V2_...-if00
    

    Une fois ça compris, le bridge est monté et n'a plus bougé. Mais c'est ce genre de conneries qui font lâcher la domotique à pas mal de monde, je pense.

    Deuxième galère : mes appareils étaient otages du cloud

    Deuxième claque, et celle-là est plus vicieuse. Mes prises connectées Meross, je les avais appairées à l'époque avec l'app du fabricant. Résultat, elles étaient déjà mariées au cloud Meross, et impossible de les récupérer proprement depuis l'app iPhone pour les basculer ailleurs.

    La solution est donc passée par HACS, le magasin de composants communautaires, et un custom component qui s'appelle Meross LAN. L'intérêt, c'est qu'il parle aux prises en local, sur votre réseau, sans faire l'aller-retour par les serveurs du fabricant. Même logique avec l'app Sonoff LAN pour un interrupteur USB que j'avais (lien affilié). Vos automatisations continuent donc de tourner même quand le cloud du constructeur est dans les choux ou quand votre fibre est coupée.

    J'ai aussi buté sur un cas plus tordu avec du matos Tuya car j'ai des appareil qui sont vendus sous une autre marque, avec leur app maison, et qui n'existent pas dans le cloud Smart Life sur lequel s'appuie l'intégration Tuya standard. Donc intégration cloud inutilisable... C'est vraiment le problème numéro un de l'objet connecté grand public, et c'est pour ça que je vous conseille de vérifier si un appareil a besoin du cloud avant de l'acheter, pas après.

    Du coup, HACS est devenu mon meilleur pote sur ce chantier. J'y ai pris Meross LAN pour les prises, Sonoff LAN pour l'interrupteur, Alexa Media Player pour mes Echo et l'intégration Dyson. Il n'y a que mon capteur de qualité d'air air-Q qui était supporté nativement, sans rien avoir à installer.

    Et pour faire tout ça, j'ai une arme secrète : Claude Code !

    Et maintenant, la partie qui a vraiment tout débloqué. Parce que jusqu'ici, j'avais du matériel qui répondait, mais toujours zéro automatisation. Et c'est précisément là que je décrochais avant car l'éditeur graphique de Home Assistant devient vite limitant, et dès qu'on veut une condition un peu fine, on se retrouve à taper du YAML avec des templates Jinja et à se planter d'indentation ou de paramètres.

    Du coup j'ai fait un truc très à la mode en ce moment... J'ai branché Claude Code directement sur mon Home Assistant via un serveur MCP conçu spécialement pour ça . En gros, le MCP c'est ce qui donne des outils concrets à l'IA. Grâce à ça elle peut lister mes entités, lire leur état en direct, et surtout écrire les automatisations dans HA. Je décris ce que je veux en français, il va regarder ce que j'ai réellement comme capteurs chez moi, et il écrit le scénario.

    Et ça pour moi, ça change complètement le rapport tordu que j'ai à ma domotique. Et voilà comment en quelques jours, je me suis retrouvé avec 21 automatisations qui tournent, ce que je n'aurais jamais fait à la main. Pas parce que l'IA est magique, mais parce qu'elle supprime la friction. Je n'ai qu'à formuler les idées qui me passent par la tête et l'IA fait le job sans que j'ai à me galérer avec du paramétrage.

    À noter que Home Assistant a aussi sa propre intégration Model Context Protocol Server depuis la version 2025.2, mais elle fait plutôt l'inverse : elle expose vos appareils à un assistant. Moi je voulais un truc qui écrive la config à ma place.

    Mon vrai défi : Passer l'été sans clim

    Voilà le scénario dont je suis le plus fier, parce qu'il résout un problème que j'ai vraiment dans cette nouvelle maison : pas de clim, et un bureau qui monte en température. Ce n'est pas que je ne veux pas en installer , c'est que je viens d'arriver, que y'a pénurie de ventilos et de pompes à chaleur et en plus je suis en location, donc ce n'est pas si simple que ça. Mes seules armes pour le moment, c'est donc un Dyson qui filtre et qui brasse, et des fenêtres à ouvrir au bon moment.

    Mon fidèle ventilo !

    Ce que j'ai fait du coup, c'est que le Dyson démarre tout seul quand l'air se charge en pollution et s'arrête quand c'est redevenu propre. Concrètement il se lance quand les PM2,5 dépassent 10 µg/m³ ou les PM10 dépassent 18 µg/m³ pendant 5 minutes d'affilée. Les 5 minutes de délai, c'est important car sans ça, un simple passage devant le capteur déclenche tout.

    Mais le truc dont je suis vraiment content, c'est qu'il ne souffle pas pareil selon si je suis là ou pas. Si le capteur de présence me détecte, il démarre à 20% seulement, histoire de rester silencieux pendant que je bosse. Si je suis absent, il part direct à 100% et il purge la pièce à fond. Même logique pour les COV : au-dessus de 1000 ppb, c'est 30% en ma présence et 100% quand j'ai le dos tourné.

    Le reste suit la même idée : une purge à fond pendant mon absence, un régime plus doux dès que je rentre dans la pièce, le mode nuit uniquement si je suis présent, et une alerte quand les filtres arrivent en bout de course.

    Mais le vrai casse-tête, c'était l'aération. Parce que oui, quand l'air intérieur devient mauvais, la solution évidente c'est d'ouvrir les fenêtres. Sauf qu'en pleine canicule, ouvrir c'est la pire idée du monde : vous virez vos polluants et vous encaissez 35 degrés à la place. Je me suis retrouvé au départ plusieurs fois avec Alexa qui me disait d'aérer alors que c'était juste pas possible.

    La solution que j'ai trouvé, c'est donc de mettre en place un scénario qui ne me conseille d'ouvrir que si quatre conditions sont réunies en même temps : il fait plus de 26 degrés chez moi, il fait au moins 2 degrés de moins dehors, l'air extérieur est plus sec que le mien, et la qualité de l'air extérieur est correcte. Alors let's go, Alexa me dit d'ouvrir les fenêtres. Et ça, elle le réévalue toutes les 10 minutes.

    La condition sur l'humidité est celle à laquelle je n'avais pas pensé au départ, et que Claude Code m'a conseillé de lui-même, et c'est pourtant la plus utile. Comparer les températures toutes seules, ça ne suffit pas, c'est pourquoi le scénario compare les points de rosée, et pas les pourcentages d'humidité. Parce que de l'air à 24 degrés bien humide vous rafraîchit beaucoup moins que de l'air à 25 degrés bien sec, et vous vous retrouvez avec une pièce moite que vous mettrez la nuit à assécher.

    Les notifs que j'ai sur le smartphone et qui sont lues par Alexa

    Petite subtilité technique au passage : je ne regarde pas la température qu'il fait dehors, mais la plus chaude des deux prochaines heures. Ça évite d'ouvrir dix minutes avant que ça remonte. Et ça oblige à passer par un helper, parce qu'un template Home Assistant ne peut pas appeler un service tout seul... il faut donc une automatisation qui va chercher la prévision et la dépose dans une variable, toutes les 10 minutes.

    Et surtout, il me dit quand refermer, avant que la chaleur ne revienne. Là, je referme quand la fraîcheur est acquise, quand la prévision annonce que c'est fini, ou quand l'air du dehors se dégrade. Et le message diffusé par Alexa m'explique laquelle des trois raisons s'applique.

    Deux petits helpers mémorisent aussi qu'une aération est déjà en cours, histoire qu'Alexa ne me répète pas la même chose toutes les cinq minutes. Et si je m'absente pendant l'opération, j'ai droit à un rebriefing en rentrant.

    Au passage, j'ai fait deux erreurs de débutant. La première c'est que j'avais posé mon capteur de qualité d'air juste à côté de la fenêtre. Il mesurait donc l'air de la rue et pas celui de mon bureau, et les scénarios se déclenchaient n'importe quand. Déplacé au fond de la pièce, tout est redevenu cohérent. Bref, placez vos capteurs là où vous vivez, pas là où c'est pratique à brancher.

    La seconde, c'est que j'ai fini par limiter les annonces vocales sur la plage 8h-22h parce que se faire réveiller à 3h du matin par une enceinte qui vous parle de particules fines, ça vous passe l'envie de la domotique très vite !

    Et si vous n'avez pas de clim non plus et que vous cherchez plus radical, Vincent avait aussi testé un rafraîchisseur pendant la canicule .

    Le petit capteur qui a tout changé

    Dans ma caisse à domotique, y'avait aussi un détecteur de présence Moes (lien affilié) en Zigbee, à ondes millimétriques, ce qu'on appelle un capteur mmWave. Un petit module qui coûte trois fois rien, et c'est clairement ma meilleure surprise de tout ce chantier.

    Parce qu'un détecteur de mouvement classique, un PIR, détecte la chaleur qui bouge. Donc quand vous êtes assis à votre bureau en train de lire ou de regarder une vidéo, au bout de deux minutes il décide que la pièce est vide et vous éteint la lumière. Alors que le mmWave, lui, détecte la présence statique : il vous voit même immobile, parce qu'il capte les micro-mouvements et la respiration. Pour un bureau, c'est le jour et la nuit !

    Le capteur AirQ à gauche / Le capteur mmWave à droite

    Et c'est ici que le choix de Zigbee2MQTT paye enfin, parce qu'il expose tous les réglages internes du capteur. J'ai pu fixer la distance de détection à 225 cm, les sensibilités de mouvement et de présence statique à 4 sur 5, et un délai avant extinction de 20 secondes. Ce réglage de distance est important puisque le capteur peut porter jusqu'à 6 mètres, et à pleine portée il traverse allègrement une cloison pour aller détecter la pièce d'à côté.

    Le résultat, c'est que quand j'approche de mon bureau, ma barre lumineuse BenQ s'allume toute seule via mon interrupteur Sonoff. Une deuxième automatisation allume la lampe d'ambiance sur une prise Meross, et une troisième éteint tout quand je quitte la pièce.

    Et surtout, le déclencheur n'est pas la présence, mais la distance : la barre s'allume quand la cible passe sous 175 cm et ce chiffre-là, je ne l'ai pas sorti de mon chapeau. J'ai relevé 25 mesures en me plaçant assis, debout et en circulant derrière le bureau. Comme ça, un seuil serré exclut proprement tout ce qui n'est pas moi devant mon écran. Si vous devez retenir une chose sur le mmWave, c'est de bien noter vos vraies distances avant de choisir un seuil, sinon vous passerez des semaines à corriger des déclenchements bizarres.

    Rien de spectaculaire au final, mais c'est un super confort !

    Et forcément, des trucs ont cassé

    Parce que non, même avec l'IA tout ne marche pas du premier coup. Une nuit, je quitte le bureau juste après minuit, et le lendemain matin je retrouve toutes les lumières allumées. Huit heures dans le vide. L'automatisation d'extinction sur absence n'était pourtant pas cassée : elle n'a simplement jamais eu l'information qu'il fallait pour se déclencher.

    Le coupable, c'est le défaut classique des radars mmWave : la cible fantôme. Le capteur s'est verrouillé sur un écho statique et a continué à annoncer quelqu'un dans la pièce, en oscillant tranquillement entre 241 et 269 cm toute la nuit. Pour Home Assistant, j'étais donc toujours là. C'est ça la contrepartie de la détection statique... quand un radar voit quelqu'un d'immobile, il ne sait pas faire la différence entre vous et un artefact.

    La parade, c'est donc une automatisation garde-fou : si la cible reste au-delà de 175 cm pendant 90 minutes d'affilée alors que les lumières sont allumées, on éteint tout. Le seuil reprend la calibration de la barre BenQ, et les 90 minutes valent le double de la plus longue plage légitime que j'aie observée sur trois jours (49 minutes). Elle ne remplace pas l'extinction sur absence, mais rattrape le cas où celle-ci n'a jamais pu partir.

    Bref, l'IA écrit vite les scénarios c'est sûr, mais elle ne les teste pas en conditions réelles dans votre vraie maison. Un scénario parfait sur le papier peut très bien ne jamais se déclencher parce qu'un capteur ment donc il faut comprendre ce qui a été écrit, et surtout aller regarder l'historique quand quelque chose cloche.

    Et puis y'a les petites morts silencieuses... Une de mes prises connectées est passée en "unavailable" et y est restée plusieurs jours sans que je m'en rende compte. C'est un autre piège de la domotique... Quand un truc tombe, rien ne vous prévient, ça arrête juste de marcher. D'où l'intérêt d'avoir aussi des automatisations qui surveillent votre installation elle-même, et pas seulement votre maison.

    Voilà, c'est un petit début, mais ça me permet de me remettre en selle tranquillement. En tout cas, l'option mini PC + LLM est un bon choix pour avoir une install domotique rapidement fonctionnelle, je pense.

    La suite du programme

    Ce que j'ai fait aussi c'est installer Tailscale sur le mini PC, pour accéder à mon Home Assistant depuis l'extérieur sans ouvrir le moindre port sur ma box. C'est de loin la méthode la plus propre, et c'est gratuit pour un usage perso.

    Ensuite, je pense que je vais sortir les ESP32 du tiroir. L'add-on ESPHome est déjà installé, il ne me manque plus que le courage de m'y mettre. Si ça vous tente, j'avais montré comment transformer un ESP32 à 5 euros en capteur domotique.

    J'ai aussi pas mal de matos Z-Wave à recycler, donc je pense que je vais aussi prendre une petite clé Z-Wave à rajouter sur l'ordi.

    Voilà pour ce début d'aventure domotique dans mon nouveau chez moi. Pour le moment, je me suis surtout concentré sur l'aération, la pollution, la gestion de la chaleur mais je pense que j'aurais de nouveaux scénarios qui viendront peupler mes rêves dans les semaines qui viennent et je ne manquerai pas de vous en causer.

  • Monday 17 August 2026 - 10:31
    from Korben

    Vous glissez une app dans la corbeille du Mac, elle disparaît du dossier Applications, et vous pensez que c'est réglé ? Que vous êtes naïfs ! Hé oui, ce que vous ne savez pas, c'est que ses préférences, ses caches et son container restent bien présent dans votre ~/Library, parfois pendant des années, encombrant votre espace disque pour rien.

    Hé bien s'occuper de tout ce merdier, c'est le job de PureMac , une app native codée en SwiftUI qui piste ces fichiers-là pour libérer des ressources sur votre mac. Elle croise l'identifiant du bundle, celui de l'équipe de développement, les entitlements et les métadonnées Spotlight, selon trois niveaux d'agressivité en fonction de ce que vous voulez ratisser.

    Elle sait aussi prendre le problème dans l'autre sens puisque son chercheur de fichiers orphelins parcourt ~/Library pour retrouver les restes d'applications que vous avez virées il y a trois ans et dont plus rien ne vous rappelle l'existence.

    Et si vous développez, il y a de quoi récupérer bien plus de place avec les DerivedData, les runtimes de simulateur Xcode, les couches Docker, les caches npm, yarn, pnpm et Homebrew. Bon, ça vous savez déjà le faire avec docker system prune, deux ou trois autres commandes, ou avec Mole en ligne de commande dont je vous ai déjà parlé. Mais l'intérêt ici, c'est de tout voir d'un coup avant d'arbitrer.

    Côté données, il n'y a rien à surveiller puisque PureMac n'embarque aucune télémétrie ni appel réseau. Et la licence, c'est du 100% licence MIT, là où d'autres outils similaires comme Pearcleaner ajoute une Commons Clause qui en interdit la revente, que AppCleaner, lui, s'arrête à la désinstallation, ou encore que CleanMyMac nécessite d'acheter une licence.

    Pour le faire tourner, il vous faut macOS 13 au minimum, et ça s'installe en une ligne avec brew install --cask puremac. Sinon, il y a un .dmg signé et notarisé à récupérer directement.

    Par contre, sachez que ça réclame le l'accès complet au disque, soit la permission la plus large que macOS distribue, et il ne garde aucun journal des chemins qu'il a supprimés. Surtout que quand un fichier est supprimé, il l'est pour de bon, donc vérifiez bien les choses avant de les supprimer.

    Le nettoyeur de caches, est également une opération sans retour. Alors pour un cache ça n'a pas d'importance, puisqu'il se régénèrera tout seul. Mais pour un reste dans ~/Library qui contenait, j'sais pas, par exemple une licence, un wallet crypto ou vos réglages, c'est une autre affaire.

    Donc soyez TRÈS prudent et lisez bien les chemins d'accès vers les fichiers avant de cliquer pour les supprimer, histoire de pas faire de conneries.

  • Monday 17 August 2026 - 10:12
    from Korben

    L'université de Cambridge prépare un petit satellite baptisé CosmoCube, pas plus gros qu'une valise cabine, qui partira se cacher derrière la Lune pour tenter d'entendre ce que l'univers racontait avant même l'allumage des premières étoiles.

    Ce qu'il cherche, c'est la fameuse raie à 21 centimètres, un signal radio émis par l'hydrogène neutre pendant les âges sombres, cette période d'environ 150 millions d'années coincée entre le Big Bang et la naissance des premières étoiles.

    À cette époque, aucun astre ne brille encore, donc aucun télescope classique n'a quoi que ce soit à regarder. L'hydrogène qui remplissait l'univers a en revanche laissé cette minuscule empreinte radio, et elle contient des informations sur la formation des toutes premières structures cosmiques.

    Sauf que voilà, plus de treize milliards d'années d'expansion ont étiré ce signal vers les très basses fréquences, entre 10 et 100 MHz, exactement là où la Terre braille en permanence avec sa radio FM, ses communications et son ionosphère qui brouille tout.

    D'où l'idée d'aller se réfugier derrière la Lune, l'endroit le plus silencieux du système solaire pour les ondes radio. Toute la mission tient sur une orbite de deux heures, dont environ 40 minutes de silence complet quand la Lune s'intercale entre le satellite et nous. C'est court. Mais c'est déjà infiniment mieux que tout ce qu'on peut espérer depuis la Terre, et l'antenne déployable couplée à un radiomètre étalonné aux petits oignons doit suffire à extraire ce murmure vieux de plus de treize milliards d'années.

    Le budget reste raisonnable pour de la cosmologie, avec moins de 50 millions d'euros, dont plus de 2 millions de livres déjà posés par l'agence spatiale britannique, avec un décollage espéré d'ici cinq ans.

    Il faudra juste faire vite. Les missions lunaires américaines et indiennes se multiplient, avec les satellites relais qui vont avec, et le dernier endroit vraiment silencieux du système solaire pourrait ne pas le rester très longtemps.

    Source : Generation NT

  • Monday 17 August 2026 - 10:04

    Bélier : Si vous êtes mineur(e), Guillaume Pley vous enverra des messages privés. Sinon, vous serez la cible de 87 moustiques-tigres.

    Taureau : Vous recevrez enfin vos lunettes pour voir l’éclipse.

    Gémeaux : Emmanuel Macron vous éclaboussera avec son jet-ski. Plusieurs fois si nécessaire.

    Cancer : Vous passerez votre temps à regarder des photos de gens qui passent des meilleures vacances que vous. Préparez votre vengeance.

    Lion : Si c’est la semaine de votre anniversaire, on vous offrira un kit pour avoir l’air aussi idiot(e) qu’Aurore Bergé.

    Vierge : Vous reverrez d’anciens amis et vous constaterez qu’ils font toujours les mêmes blagues, basées sur des citations de films. Fuyez.

    Balance : Vous serez arrêté(e) à la douane avec 16 kilos de jeux de mots douteux dans votre valise. Contactez un bon avocat.

    Scorpion : Un con vous parlera de « charges patronales » au lieu de cotisations. Remettez-le à sa place.

    Furet : Vous porterez un pantalon en lin blanc du plus bel effet. Bravo.

    Sagittaire : Les astres vous conseillent de boire et conduire. Ils s’en tapent de la sécurité routière.

    Capricorne : Votre partenaire vous demandera sans cesse de le prendre en photo, et ne sera jamais satisfait du résultat. 

    Verseau : Vous lancerez une trend tiktok « Allumer un feu de forêt ». Ce sera quitte ou double.

    Poissons : Vous prendrez en autostop François Ruffin, qui vous parlera de « la France des bourgs et la France des tours », mais pas de son aventure avec Sarah Saldmann. Faites une embardée.

    L’article Horoscope du 17 août 2026 est apparu en premier sur Le Gorafi.fr Gorafi News Network.

  • Monday 17 August 2026 - 10:04

    Bélier : Si vous êtes mineur(e), Guillaume Pley vous enverra des messages privés. Sinon, vous serez la cible de 87 moustiques-tigres.

    Taureau : Vous recevrez enfin vos lunettes pour voir l’éclipse.

    Gémeaux : Emmanuel Macron vous éclaboussera avec son jet-ski. Plusieurs fois si nécessaire.

    Cancer : Vous passerez votre temps à regarder des photos de gens qui passent des meilleures vacances que vous. Préparez votre vengeance.

    Lion : Si c’est la semaine de votre anniversaire, on vous offrira un kit pour avoir l’air aussi idiot(e) qu’Aurore Bergé.

    Vierge : Vous reverrez d’anciens amis et vous constaterez qu’ils font toujours les mêmes blagues, basées sur des citations de films. Fuyez.

    Balance : Vous serez arrêté(e) à la douane avec 16 kilos de jeux de mots douteux dans votre valise. Contactez un bon avocat.

    Scorpion : Un con vous parlera de « charges patronales » au lieu de cotisations. Remettez-le à sa place.

    Furet : Vous porterez un pantalon en lin blanc du plus bel effet. Bravo.

    Sagittaire : Les astres vous conseillent de boire et conduire. Ils s’en tapent de la sécurité routière.

    Capricorne : Votre partenaire vous demandera sans cesse de le prendre en photo, et ne sera jamais satisfait du résultat. 

    Verseau : Vous lancerez une trend tiktok « Allumer un feu de forêt ». Ce sera quitte ou double.

    Poissons : Vous prendrez en autostop François Ruffin, qui vous parlera de « la France des bourgs et la France des tours », mais pas de son aventure avec Sarah Saldmann. Faites une embardée.

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  • Monday 17 August 2026 - 08:49
    Je n'ai plus beaucoup d'estime pour Apple, mais sur ce coup-là c'est une vraie et utile invention d'Apple : Apple utilise l'accéléromètre des appareils et affiche des petits points à l'écran correspondant aux accélérations et décélérations, réduisant les nausées dues à l'utilisation d'un écran en voiture.
    Le résultat est variable d'une personne à l'autre, mais j'ai lu de nombreux témoignages de l'efficacité de ce système.

    (Les nausées sont dues au fait qu'il y a une dissonance entre ce que voient vos yeux (fixe) et ce que perçoivent vos oreilles (mouvements). Votre cerveau ne sait pas comment interpréter ça et provoque des nausées.)
    (Permalink)
  • Monday 17 August 2026 - 08:46
    from Korben

    À Milan, une affiche Apple montre un tout petit enfant qui tient un iPhone couvert d'une substance gluante, sous le slogan "Tutto ok, è iPhone", tout va bien, c'est un iPhone. L'autorité italienne de protection de l'enfance ne l'a pas du tout prise comme une blague.

    Le visuel appartient à la campagne mondiale "Relax, it's iPhone", qui décline depuis des mois le même gag d'un téléphone qui ressort indemne des petites catastrophes du quotidien. Ici, la catastrophe a deux ans et les mains pleines de bouillie.

    Une habitante de Milan, dérangée par l'image, l'a signalée à l'AGIA, l'autorité garante de l'enfance et de l'adolescence. Celle-ci a embrayé direct.

    Pour l'autorité, cette affiche banalise le baby-sitting électronique, cette habitude de coller un smartphone dans les mains des très jeunes enfants pour avoir la paix, avec un risque de dépendance à la clé et des conséquences sur leur développement psychologique et cognitif.

    Le dossier a du coup été transmis à trois organismes, le régulateur des communications, l'autorité de la concurrence et l'institut d'autodiscipline publicitaire, pour d'éventuelles suites. Aucune décision n'est tombée pour le moment. bien sûr, c'est un peu tôt encore.

    Apple voulait probablement dire autre chose : votre téléphone survivra si le petit dernier s'en empare, l'écran encaisse la bave et la purée de carottes. Sauf que voilà, sur ce panneau, le double sens existe, et il ne reste qu'un bébé absorbé par un iPhone.

    Le moment est mal choisi. Plusieurs pays débattent d'un âge minimum pour les réseaux sociaux, et les autorités de santé répètent depuis des années qu'avant trois ans, l'écran est à proscrire tout court.

    On comprend le problème, et il faut dire que l'image est gênante pour une marque qui vante par ailleurs son mode Temps d'écran et ses outils de contrôle parental à chaque conférence.

    Apple n'a pas commenté. La campagne, elle, poursuit tranquillement sa tournée mondiale.

    Source : Mac4ever

  • Monday 17 August 2026 - 08:35
  • Monday 17 August 2026 - 08:18
    L'Amende Forfaitaire Délictuelle, un outils de répression sociale et financière contre les pauvres (surtout les jeunes, en fait).
    (Permalink)
  • Monday 17 August 2026 - 08:07
    "Trump et son entourage sont ainsi favorables à la montée électorale de l’extrême droite en Europe pour tenter de recomposer l’ordre politique européen et promouvoir un bloc international néofasciste articulé autour du trumpisme et des intérêts des grandes entreprises privées étasuniennes."

    Voilà : L'internationale néo-fasciste. ☹️

    Puisqu'il méprise autant l'Europe, Trump pourrait juste s'occuper de son cul ?

    (via https://framablog.org/2026/08/17/khryspresso-du-lundi-17-aout-2026/)
    (Permalink)
  • Monday 17 August 2026 - 07:42

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière.


    Tous les liens listés ci-dessous sont a priori accessibles librement. Si ce n’est pas le cas, pensez à activer votre bloqueur de javascript favori ou à passer en “mode lecture” (Firefox) ;-)

    Brave New World

    Le rapport de la semaine

    Spécial IA

    Spécial Israël

    Spécial femmes dans le monde

    Spécial France

    Spécial femmes en France

    RIP

    Spécial emmerdeurs irresponsables gérant comme des pieds (et à la néolibérale)

    Spécial recul des droits et libertés, violences policières, montée de l’extrême-droite…

    Spécial résistances

    Spécial outils de résistance

    Spécial MAGAM et cie

    Les autres lectures de la semaine

    Les BDs/graphiques/photos de la semaine

    Les vidéos/podcasts de la semaine

    Les trucs chouettes de la semaine

    Retrouvez les revues de web précédentes dans la catégorie Libre Veille du Framablog.

    Les articles, commentaires et autres images qui composent ces « Khrys’presso » n’engagent que moi (Khrys).

  • Monday 17 August 2026 - 02:00

    L’onanisme des utilisateurs de chatbots

    Quand bien même les chatbots ne seraient pas les produits de gigantesques entreprises centralisées qui cherchent à nous exploiter en pourrissant nos cerveaux et Internet tout en étant une catastrophe écologique et sociale, je ne les utiliserais pas.

    Quand bien même l’outil serait éthique à tous les points de vue, je le détesterais !

    Le guitariste et le joueur de Guitar Hero

    John Scalzi explique enfin pourquoi je n’aime pas ça. Parce que ç’est littéralement une perte de temps, un jeu vidéo qui ne sert à rien.

    Il prend l’analogie de Guitar Hero : oui, c’est fun. Mais, fondamentalement, c’est inutile. Vous n’apprenez rien ! En demandant à un chatbot de répondre à une question, de produire un texte ou une image, vous n’avez littéralement rien appris. Les études le montrent : un étudiant qui répond à une question d’un prof en utilisant ChatGPT est incapable de répéter cette réponse quelques minutes plus tard. L’investissement intellectuel est nul. L’étudiant est comme une interface transparente entre le chatbot et le prof.

    Je l’ai vécu lors d’un examen où j’avais autorisé l’usage de l’IA : un étudiant a été incapable de répondre à une question alors que la réponse était affichée sur son écran.

    Mais, comme Guitar Hero, jouer avec un chatbot est amusant, voire addictif.

    Je le comprends très bien. J’ai pris une demi-heure pour jouer avec la génération d’images de Lumo, le chatbot de Proton. Je lui ai demandé une couverture de Bikepunk et j’ai itéré en notant les défauts. J’avais plein de choses à dire sur l’output (notamment que, quoi qu’on fasse, une jeune femme à vélo doit obligatoirement porter un crop top). C’était très marrant de voir que quand j’ai précisé que je voulais que le personnage masculin ressemble à Thierry Crouzet, il a soudainement acquis une musculature impressionnante. Ce n’est pas que Thierry n’est pas musclé en vrai, mais, quand même, j’évite d’éternuer trop fort dans sa direction.

    Et là, vous voyez le truc : c’était amusant. Ça me donnait envie de partager les différentes images.

    Mais, en réalité, quand on n’est pas dans le délire, c’est juste nul. C’est comme regarder un pote jouer à Guitar Hero : il s’éclate, mais c’est un peu emmerdant pour le public. Voir c’est gênant. Un peu comme si vos amis vous racontaient à quel point leurs dernières séances masturbatoires étaient jouissives.

    L’utilisation de l’IA est un plaisir solitaire. Je n’ai rien contre le fait que ça vous amuse, mais, par pitié, ne le partagez pas avec moi !

    On ne gagne pas du temps en poussant sur un bouton

    Les gens disent gagner du temps avec l’IA, mais ils n’améliorent pourtant pas leur productivité. Le paradoxe viendrait que le temps pris à utiliser l’IA lui-même ne serait, intuitivement, pas pris en compte.

    C’est un paradoxe bien connu des bons managers : le management prend du temps et de l’énergie. Souvent plus que faire les tâches soi-même. Si tu engages un jardinier pour tondre ta pelouse, tu dois trouver le jardinier, le contacter, convenir d’un rendez-vous, négocier un tarif puis, une fois qu’il est là, lui expliquer le travail, vérifier qu’il a bien compris et puis vérifier qu’il a fait tout correctement.

    Outre l’argent que ça coûte, cela n’est clairement pas une tâche anodine. En fait, si c’est juste pour faire une seule fois un petit jardin, c’est beaucoup plus rentable de tondre ta pelouse toi-même. Le bénéfice ne se fait sentir que lorsque tu as confiance et que tu as un accord pour que le jardinier vienne une fois par mois tondre une grande pelouse, sans même avoir besoin de te prévenir.

    Les jeunes parents connaissent tous cela : junior veut absolument aider au montage du meuble Ikea, mais, honnêtement, ça te prend cinq fois plus de temps que de le faire tout seul.

    On en est là avec l’IA. Parfois on gagne un peu de temps (une vraiment grande pelouse à tondre), parfois on en perd (l’armoire Ikea), mais l’attrait de la nouveauté fait que c’est fun. Un peu comme le fait de regarder un jardinier travailler depuis son salon en lui donnant des ordres. Cela donne un sentiment de puissance. C’est littéralement masturbatoire.

    Le problème c’est que la rentabilité à long terme de notre jardinier se base sur le fait de créer une confiance, un automatisme. Et là, on est face à une entreprise de jardinage qui a un monopole mondial, qui augmente ses tarifs arbitrairement et envoie, à chaque fois, un nouvel ouvrier qui ne connait pas votre jardin, mais fait semblant du contraire. En plus, il est sous ecstasy.

    Vos outputs de chatbots sont de la pollution

    Mon principal grief, c’est que les utilisateurs des chatbots sont persuadés d’avoir une compétence ou une valeur ajoutée quelconque. J’en ai été témoin de première main : les projets open source sont noyés de contributions générées. Souvent, les utilisateurs sont de bonne foi : ils ont réellement trouvé un bug et plutôt que de le rapporter, ils demandent à un LLM de générer un patch.

    Parfois, ils poussent le vice jusqu’à faire écrire le rapport de bug par le LLM. Ils sont très fiers.

    Fier de quoi ? D’avoir cliqué sur l’icône Claude ou ChatGPT ?

    Et c’est une catastrophe : parce que le mainteneur doit désormais tenter de comprendre dans tout ce charabia et ce jargon quel est le problème de base. Au lieu d’avoir un utilisateur qui se plaint, parfois un peu maladroitement, nous sommes face à une machine qui réinterprète tout et il faut deviner ce que l’utilisateur avait en tête. En gros, il faut essayer de déduire le prompt.

    Ce n’est déjà pas évident de se comprendre entre humains en communication directe alors si un chatbot sert d’intermédiaire…

    Ou cette connaissance à qui je pose une question et qui m’envoie la réponse de ChatGPT. Comme si c’était d’une aide quelconque. Parce que si je demande quelque chose à quelqu’un, c’est vraisemblablement parce que je ne trouve pas de réponse facile et que je pense que cette personne a une expertise du domaine. Me renvoyer la réponse de ChatGPT est à la fois injurieux (tu n’en as rien à foutre de m’aider) et hautain (tu penses que je ne suis pas capable de faire une recherche Web).

    Que ce soit clair : un output de chatbot n’est pas fait pour être partagé. Si vous souhaitez le faire, alors partagez juste le prompt, ce sera beaucoup plus efficace.

    De plus en plus d’artistes professionnels se plaignent : plutôt que d’avoir des instructions claires, les clients leur envoient des « idées » générées par IA. Et les artistes doivent deviner ce que veulent leurs clients.

    Le chatbot, c’est comme la masturbation : pratiquez-le seul ou dans un cercle restreint d’adultes consentants. Jamais en public. Jamais en présence de personnes non consentantes. Jamais dans un cadre professionnel.

    Apprendre de ses expériences

    Mais le principal problème, outre l’opacité de la communication, c’est ce que dit Scalzi avec Guitar Hero ou comme le montre l’analogie de la masturbation : vous n’apprenez rien.

    Vous ne saurez pas jouer bon anniversaire à la guitare même après des centaines d’heures de Guitar Hero. Vous ne rencontrerez jamais un partenaire amoureux en vous masturbant. Ce n’est pas un jugement de valeur : c’est juste que ces activités n’ont pas le moindre rapport entre elles !

    L’énorme majeure partie des patches que je reçois pour mes projets Open Source me prennent plus de temps à relire et à intégrer que si je le faisais moi-même. Pourtant, j’apprécie cela, car je sais que la personne a dû fournir un effort pour comprendre mon code. Elle a appris. Et, petit à petit, elle va être de plus en plus à l’aise pour faire des changements plus importants tandis que moi, j’aurais appris à lui faire confiance. Je peux également poser des questions sur les choix techniques qui ont été faits, en discuter, remettre en question mes propres perspectives, mes propres choix.

    Accepter un patch n’est jamais un gain de temps, c’est un investissement sur le futur. C’est également une manière de faire grandir deux personnes.

    Ce qui n’est pas le cas avec les patchs générés. C’est même exactement le contraire : accepter un patch généré va introduire dans le projet du code qui fonctionne peut‑être aujourd’hui, mais que personne ne comprend et, surtout, dont on ne peut même pas présupposer qu’il a une logique.

    Si vous n’avez rien appris en utilisant un chatbot et si la personne qui reçoit l’output n’apprend rien, pourquoi le faire tout court ?

    Un tas de débris aléatoire n’est pas une maison

    Vous vous souvenez de l’expérience de pensée qui dit que si on assied assez de chimpanzés qui tapent aléatoirement sur des machines à écrire, on va finir par générer du Shakespeare ou du Proust ?

    Et bien c’est exactement ce que font les chatbots avec le code : ils génèrent presque aléatoirement des morceaux de code jusqu’à ce que le code en question réponde superficiellement à la question. Ça fonctionne, parfois, ici et maintenant, mais, bien entendu, ça va craquer de partout dès qu’on bouge quelque chose.

    Un peu comme si on construisait une maison en jetant aléatoirement des poutres et des briques jusqu’à ce que, ô miracle de la loi des grands nombres, l’édifice de matériau dégage un espace assez grand pour qu’on l’appelle "chambre" avec une ouverture appelée "porte". Ce serait cool.On prendrait des photos.

    Mais pensez-vous sérieusement que cette "maison" tiendrait face à la première pluie, au premier souffle de vent ou à la première vibration d’un camion sur la route ?

    De la même façon, communiquer par écrit est une compétence qui se travaille. C’est même plus important que cela : l’écrit permet de structurer ses propres pensées. Tant que vous n’avez pas écrit vos idées, elles ne sont pas réelles, pas claires.

    Tant que vous n’avez pas fixé votre idée sur un support, elle ne vaut rien. Et si ce n’est pas vous qui la fixez, ce n’est pas votre idée.

    En déléguant l’écriture de vos emails et de vos rapports, non seulement vous perdez la compétence communicationnelle, mais, pire, vous perdez simplement vos idées.

    Les singes bientôt remplacés ?

    Dans le cliquetis des milliards de machines à écrire actionnées par les singes, une feuille tomba soudainement sur le sol. Un entrepreneur s’en saisit et lut : « Longtemps, je me suis couché de bonne heure… »

    — Ça y est, hurla-t-il ! Nous avons réussi ! Ce singe écrit du Proust !

    Le singe en question fut mis sur un piédestal, choyé, dorloté. Mais les entrepreneurs avaient beau faire, il n’écrivait plus que du charabia sans signification.

    — Dommage, fit un entrepreneur. Peut-être n’est-ce pas la bonne approche.
    — Et si nous remplacions les singes par des utilisateurs de ChatGPT ?
    — Pas bête. Statistiquement, ça devrait fonctionner…
    — Et puis, on ferait des économies de bananes !

    À propos de l’auteur :

    Je suis Ploum et je viens de publier Bikepunk, une fable écolo-cycliste entièrement tapée sur une machine à écrire mécanique. Pour me soutenir, achetez mes livres (si possible chez votre libraire) !

    Recevez directement par mail mes écrits en français et en anglais. Votre adresse ne sera jamais partagée. Vous pouvez également utiliser mon flux RSS francophone ou le flux RSS complet.

  • Sunday 16 August 2026 - 19:11
    La liste des mots bannis par le gouvernement Trump (c'est à dire que plus aucun organisme gouvernemental n'a le droit d'utiliser ces expressions dans ses communications internes et externes, sites web ou documents officiels).

    C'est complètement lunaire, un déni de réalité. Voyez vous-même: Avortement, accessibilité, activiste, pollution de l'air, asexuel, autisme, anti-racisme, assigné à la naissance, biais, à risque, bioénergie, bisexuel, émission carbone, changement climatique, énergie propre, communauté, covid-19, différences culturelles, diesel, discrimination, handicap, diversité, inclusion, véhicule électrique, émissions, équitable, éthanol, exclusion, fétus, gay, genre, identité, intersexe, LGBTQ, domination masculine, rougeole, filtration membranaire, santé mentale, migrant, natif américain, non binaire, énergie nucléaire, obésité, allergie à la cacahuète, photovoltaïque, pollution, privilège, ségrégation, socio-culturel, pollution du sol, stéréotype, durable, systémique, traumatique, sous-représentation, vaccin, victime, vulnérable, pollution de l'eau, privilège blanc, FEMME...

    EDIT: Copie de l'article : https://app.wallabag.it/share/6a81f43d9d58f1.83044642
    (Permalink)
  • Sunday 16 August 2026 - 10:00

    Cet article est une republication, avec l’accord de l’auteur, Hubert Guillaud. Il a été publié en premier le 02 juin 2026 sur le site Dans Les Algorithmes sous licence CC BY-NC-SA.

    Tout l’été, profitez de republications de « Dans Les Algorithmes » ! Rendez-vous tous les dimanches de juillet et d’août pour réfléchir, ensemble, sur les enjeux de l’Intelligence Artificielle.


    L’application de l’IA à la science ne promet pas tant des progrès qu’une concentration renforcée.

     

     

     

     

     

     

    Ce que l’IA accélère

    Les promesses de l’IA pour découvrir de nouveaux matériaux ou révolutionner les découvertes scientifiques sont fortes. L’idée que l’IA serait l’avenir de la science comme on l’entend très souvent est bien plus un moyen d’orienter les investissements qu’une vérité scientifique, au risque d’augmenter la dépendance de la science à l’IA.

    Dans le domaine de la fabrication de médicament, on attend là encore que l’IA permette de nouvelles percées, explique The Economist. Pourtant, les partenariats entre entreprises pharmaceutiques et sociétés d’IA se multiplient, notamment dans l’espoir de mieux identifier des molécules, de raccourcir le temps de développement des essais cliniques et de diminuer le taux d’échec de ceux-ci (actuellement, « les médicaments candidats entrant en essais cliniques ont un taux d’échec de 90 %, ce qui porte le coût de développement d’un médicament efficace à la somme astronomique de 2,8 milliards de dollars »). « Même des gains d’efficacité marginaux représenteraient des avantages considérables. Des rapports provenant de l’ensemble du secteur suggèrent que l’IA a commencé à apporter ces gains. Elle a réduit la phase préclinique (celle qui précède les essais cliniques sur l’homme) à 12-18 mois, contre trois à cinq ans auparavant. Et elle a amélioré le taux de réussite. Une étude publiée en 2024, portant sur les performances de molécules proposées par l’IA lors des premiers essais cliniques, a révélé un taux de réussite de 80 à 90 %. À titre de comparaison, les moyennes historiques se situaient entre 40 et 65 %. »

    « La conception d’un nouveau médicament commence généralement par le criblage de petites molécules organiques afin d’identifier celles présentant une activité biologique prometteuse afin de sélectionner les plus probables. L’IA peut analyser des bibliothèques de dizaines de milliards de molécules, en testant des propriétés telles que la puissance, la solubilité et la toxicité grâce à des émulations logicielles de ces molécules, sans qu’il soit nécessaire d’utiliser les molécules réelles en laboratoire. Jim Weatherall, l’un des responsables de cette activité chez AstraZeneca, une autre grande entreprise pharmaceutique, affirme que cette méthode permet de trier les molécules prometteuses deux fois plus vite qu’auparavant, et que plus de 90 % du processus de découverte de petites molécules de l’entreprise est désormais assisté par l’IA. » 

    L’IA sert donc d’abord à optimiser les investissements. L’IA contribue également à améliorer la conception des essais cliniques. Par exemple en formulant une hypothèse sur une maladie et en tentant de confirmer ou d’infirmer ces hypothèses par une recherche bibliographique.

    L’IA se révèle également prometteuse dans la sélection des patients pour les essais cliniques. Elle peut analyser les dossiers médicaux, les biopsies et les examens d’imagerie des candidats afin d’identifier ceux qui pourraient tirer le meilleur parti d’un nouveau médicament. Une meilleure sélection des participants permet de réduire la taille des essais, et donc de les rendre plus rapides et moins coûteux. Une autre utilisation de l’IA consiste à créer des patients synthétiques permettant de comparer un patient réel et son double numérique pour comparer l’évolution prédite sans traitement par rapport au patient testé. À terme, les patients synthétiques permettraient de réduire les groupes témoins et leurs coûts (au risque tout de même que ces comparaisons aient une fiabilité relative).

    L’optimisation des essais cliniques via l’IA représente une réduction considérable des risques, avec une diminution concomitante des coûts de développement des médicaments.

    Mais si l’IA promet de produire de nouveaux médicaments, elle ne promet pas que nous ayons les capacités industrielles de le faire, comme le montrent les innombrables pénuries que nous traversons. Elle ne résout pas le risque d’abandon de la santé pour tous, qu’évoquait par exemple le philosophe Alexandre Monnin dans AOC il y a quelques mois (voire notre synthèse).

    Au contraire. Dans le domaine de la médecine, comme le soulignaient l’avocate américaine des sans-abris Leah Goodridge et la médecin et chercheuse, Oni Blackstock, directrice de l’association Health Justice, dans une tribune pour The Guardian, l’IA risque bien plus d’être utilisée pour refuser des soins que pour faire progresser la médecine. En Californie du Sud, où le nombre de personnes sans abris est l’un des plus élevés du pays, Akido Labs gère des cliniques pour les personnes sans domicile fixe et celles à faibles revenus. Mais ces patients sont vus par des assistants médicaux qui utilisent l’IA pour écouter les conversations, puis proposer des diagnostics et des plans de traitement potentiels, qui sont ensuite examinés par un médecin. L’objectif de l’entreprise, a déclaré son directeur technique à la Technology Review, est de « supprimer le médecin de la consultation ».

    Cela s’inscrit dans une tendance plus large où l’IA générative est de plus en plus intégrée au système de santé, rappellent Goodridge et Blackstock. En 2025, une enquête de l’Association médicale américaine a révélé que deux médecins sur trois utilisaient l’IA dans leur travail quotidien, notamment pour diagnostiquer les patients. Une start-up spécialisée en IA (OpenEvidence, qui n’est pas accessible en Europe) a levé 200 millions de dollars pour fournir aux professionnels de santé un ChatGPT pour médecins. Et les législateurs américains examinent actuellement un projet de loi qui autoriserait l’IA à prescrire des médicaments. Bien que cette tendance à l’intelligence artificielle dans le secteur de la santé affecte presque tous les patients, son impact est plus profond sur les personnes à faibles revenus, qui rencontrent déjà d’importants obstacles à l’accès aux soins. « Les personnes sans domicile fixe et à faibles revenus ne devraient pas servir de cobayes pour l’IA dans le domaine de la santé. Au contraire, leurs voix et leurs priorités devraient déterminer si, comment et quand l’IA sera mise en œuvre dans leurs soins ».

    La saturation des hôpitaux, les coûts d’accès au soin… expliquent en grande partie ces développements. D’autant que ces contraintes « sont souvent amplifiées dans les communautés économiquement défavorisées, où les établissements de santé sont souvent sous-financés et les patients non assurés, avec un fardeau plus lourd de maladies chroniques dû au racisme et à la pauvreté ». Les très documentés biais des IA de santé, « qui diagnostiquent bien moins les problèmes des patients noirs et hispaniques, des femmes et des patients bénéficiant de l’assurance Medicaid, promettent surtout d’aggraver les inégalités de santé pour les patients qui rencontrent déjà des obstacles à l’accès aux soins ». Pire, comme on le lit dans la TR, les patients ne sont même pas informés que leur professionnel de santé ou leur système de santé utilise l’IA. Un assistant médical explique ainsi que ses patients savent qu’un système d’IA les écoute, mais qu’il ne leur dit pas qu’elle formule des recommandations diagnostiques. Ces discriminations sont renforcées par la tendance croissante à l’utilisation de l’IA pour déterminer les remboursements de santé des personnes à faibles revenus (voir ce que nous disions d’United HealthCare connu pour sa politique de refus de remboursement de soins de santé). Bref, si l’IA d’un côté promet une amélioration de la production de médicaments, elle risque bien plus d’empêcher les publics d’y accéder. 

    Il y a d’autres domaines que l’IA accélère, comme le pointait Cade Metz dans le New York Times. Notamment la recherche en mathématiques, en biologie et en chimie. Mais là encore, bien des annonces tonitruantes se révèlent souvent assez décevantes une fois que les spécialistes les décortiquent. C’était le cas notamment lorsqu’une startup d’IA, Harmonic a annoncé avoir résolu un problème mathématique, avant que les experts ne constatent que ses solutions ne différaient guère des travaux antérieurs de mathématiciens. L’IA parvient à identifier des solutions existantes, enfouies dans des décennies d’articles de recherche plus qu’elle n’en invente. « On a l’impression d’être face à un élève brillant qui a tout mémorisé pour l’examen, mais qui ne comprend pas vraiment le concept », assène le mathématicien Terence Tao. L’IA permet bien plus de suggérer des hypothèses ou des expériences qui permettent de cibler les recherches, explique un spécialiste du cancer, qui constate lui aussi que cela permet d’accélérer les processus. Mais un chercheur expérimenté est toujours nécessaire pour guider le système. Pour Terence Tao, interviewé dans Nature, l’IA peut commettre des erreurs invérifiables dans nombre de domaines, mais en maths, elles sont vérifiables. Les inconvénients sont donc bien plus limités. « On commence à voir des exemples où l’IA – peut-être par chance – résout des problèmes importants pour les mathématiciens. C’est encore très rare et l’IA présente encore de nombreuses faiblesses ; elle ne remplace pas le travail humain. Mais il devient de plus en plus difficile de nier l’efficacité de ces outils. » Mais définir de nouveaux concepts et déterminer les problèmes à résoudre restera probablement du ressort des mathématiciens humains… au moins pendant un certain temps encore, estime le médaillé Fields.

    … au risque de réduire le champ d’investigation de la science

    Si l’IA pour la recherche scientifique promet, elle pourrait aussi avoir des effets délétères, rappelle la journaliste Grace Huckins pour la Technology Review et réduire à terme le dynamisme de la science. Une étude publiée dans Nature a révélé que si certains scientifiques perçoivent des avantages professionnels à adopter l’IA, la science dans son ensemble pourrait en pâtir, car l‘IA réduit le champ d’investigation de la communauté scientifique. Cela pourrait s’expliquer par le fait que l’IA excelle particulièrement dans l’analyse de données et de publications existantes, ce qui incite les scientifiques qui l’utilisent à se concentrer sur des domaines établis où des données à grande échelle sont disponibles. Il pourrait en résulter un nombre réduit de scientifiques disponibles pour étudier des problèmes moins adaptés à l’IA. Intégrer efficacement l’IA dans la science est plus qu’un simple défi technique : préserver le dynamisme et la diversité de la science à l’ère de l’IA pourrait nécessiter un effort concerté de la part de la communauté scientifique.

    Dans un éditorial pour Science, Julio Ottino et Brian Uzzi enfoncent le clou et dénoncent le risque d’une « progression sans progrès ». « Les progrès réalisés dans l’utilisation de l’intelligence artificielle pour faire progresser la découverte scientifique rendent de plus en plus réaliste l’idée de systèmes automatisés de « science de bout en bout » : des chaînes de traitement intégrées capables de générer des hypothèses, de mener des expériences (in silico ou robotisées), d’analyser les résultats et de produire des résultats publiables avec une intervention humaine minimale. La question cruciale n’est pas de savoir si l’IA peut « faire » de la science, mais si la science – en tant que système social et évolutif produisant des connaissances fiables – peut survivre à la manière dont l’IA la pratique. »

    Or, « la science n’est pas simplement une suite de tâches optimisables. Elle progresse par un processus analogue à l’évolution darwinienne : variation à travers de nombreux efforts indépendants ; sélection par la critique, la réplication et la compétition ; et conservation des résultats robustes. Cette structure distribuée permet à la science de s’autocorriger et de générer de la nouveauté. L’indépendance n’est pas fortuite ; elle est le mécanisme qui produit à la fois la fiabilité et la découverte. »

    Mais, la science n’a jamais pleinement atteint cet idéal, rappellent-ils. Elle a aussi été façonnée par les biais, les erreurs et la fraude. Les partisans de l’intelligence artificielle arguent que l’automatisation pourrait atténuer certaines de ces limitations tout en accélérant les découvertes et en élargissant la participation. Reste donc à savoir si l’IA en science réduit ces imperfections ou les amplifie à l’échelle des machines.

    L’intégration de l’IA à la science risque de modifier fondamentalement la structure de la science. Notamment en favorisant des plateformes dominantes, entraînées sur des données similaires et optimisées pour certains objectifs. « Comme sur d’autres marchés de technologies numériques, la concentration est un résultat plausible. Le risque est fort qu’une poignée de systèmes façonnent la majorité de la production scientifique […]. La diversité simulée au sein d’un système ne saurait se substituer à la diversité épistémique entre des approches véritablement concurrentes. »

    La conséquence n’est pas seulement institutionnelle ; elle est bien épistémique, c’est-à-dire qu’elle concerne toutes les connaissances. « Le système scientifique prospère grâce à l’inefficacité : efforts redondants, tentatives infructueuses et chemins divergents. Il ne s’agit pas de coûts à éliminer, mais de sources de découverte. À l’inverse, les pressions d’optimisation favorisent la convergence. Il risque d’en résulter une production accrue, mais une exploration moindre de l’inattendu. »

    « Ce rétrécissement a des implications sur la créativité. Une grande partie de la force de l’IA réside dans l’exploration combinatoire, le réarrangement des connaissances existantes en de nouvelles configurations. Or, nombre d’avancées majeures en science ne sont pas des combinaisons ; ce sont des ruptures, des changements conceptuels qui contredisent les hypothèses des cadres antérieurs. Parce que ces avancées s’écartent des schémas encodés dans les données existantes, elles sont les moins susceptibles d’émerger de systèmes entraînés sur le passé. »

    « L’indépendance n’est pas seulement une garantie de fiabilité ; elle est la condition de la rupture conceptuelle. » À l’inverse, « l’optimisation de chaque composant ne garantit pas l’intégrité de l’ensemble. » Au contraire, elle peut la compromettre.

    « Il ne s’agit pas de rejeter l’IA, mais de la considérer comme un simple progrès technique. Préserver les propriétés fondamentales d’un système scientifique évolutif devient désormais une contrainte de conception. Les résultats scientifiques doivent garantir une traçabilité claire – une chaîne de responsabilité identifiable qui ne se dissout pas dans des systèmes opaques. Les dispositifs institutionnels et techniques doivent assurer des approches véritablement distinctes, et non de simples variations au sein d’une architecture partagée. »

    « Ces exigences ne sont pas des inefficacités à éliminer par l’ingénierie. Elles représentent les solutions accumulées au problème de la fiabilité des connaissances. Un système d’IA peut produire des résultats impressionnants. Mais s’il remplace un processus évolutif par un processus artificiel, il risque de restreindre non seulement le champ de nos découvertes, mais aussi notre capacité de découverte tout court. »

    Le financement de la recherche : submergé par l’IA

    Geraint Rees et James Wilsdon pour Nature tirent la sonnette d’alarme. L’IA est en train de submerger les appels à projets et demandes de financement de la recherche, améliorant le nombre, la qualité, le volume des demandes au risque de provoquer l’effondrement même du système. Les réponses générées par l’IA peuvent être entraînées sur les publications des chercheurs, sur les critères d’attribution des subventions et même sur les projets retenus pour ajuster les demandes aux résultats attendus. Et l’effet se constate déjà, pointent les chercheurs. Dans une étude qui a regardé les projets de 12 organismes de financement de la recherche de l’Union européenne, les chercheurs montrent une augmentation des candidatures depuis 2022.

    « Les décideurs politiques et les organismes de financement vont devoir repenser l’allocation des fonds de recherche avant que le système ne devienne ingérable. » Confrontés à un afflux de réponses de qualité, ils devront alors faire des choix largement arbitraires quant aux projets à financer et aux candidats.

    Jusqu’à présent, les organismes de financement de la recherche ont principalement réagi à ces évolutions en restreignant l’utilisation de l’IA par les candidats et les évaluateurs, certains déclarant les demandes inéligibles si elles sont élaborées avec de l’IA. Mais ces préconisations sont impossibles à appliquer, car la probabilité de détection est faible et ne constitue pas une réponse au problème. Le risque est fort que toutes les propositions répondent aux critères de financement et que les différences entre elles soient minimes. « Lorsque les propositions et les évaluations sont toutes deux gérées par des agents entraînés sur le même corpus de travaux déjà financés, le système n’évaluera plus la qualité des idées, mais plutôt la capacité des agents à simuler les idées précédemment récompensées par les financeurs. »

    « Parmi les propositions visant à remédier à la surcharge des systèmes de financement figurent le recours à des tirages au sort (attribution aléatoire de fonds à des demandes de subvention correspondant à un certain niveau de qualité) et des modèles distribués d’évaluation par les pairs, où les chercheurs qui soumettent des demandes de subvention sont chargés d’évaluer celles d’autres chercheurs. Ces mesures permettent de lutter contre le volume de demandes, mais elles restent inefficaces si les indicateurs de qualité deviennent peu fiables. »

    Geraint Rees et James Wilsdon proposent plutôt que les organismes de financement envisagent de recentrer l’évaluation non plus sur les propositions écrites, mais sur le chercheur principal, son équipe et ses programmes de recherche passés et en cours. « Les financeurs devraient investir dans la vérification des antécédents afin d’examiner la performance de recherche d’un individu ou d’un groupe sur une période prolongée, ainsi que dans des entretiens et des évaluations de portefeuilles de la performance d’équipe sur la durée. » Mais cette solution écarte de fait les plus petites ou plus jeunes équipes : les aides risquent alors d’aller uniquement aux projets les plus établis.

    En mars, le Conseil de la recherche médicale du Royaume-Uni a annoncé le rétablissement des entretiens pour tous les candidats présélectionnés : une approche chronophage et laborieuse et peu adaptée aux grands volumes de candidatures. Le NIH américain, regroupant l’ensemble des Instituts nationaux de la santé, lui, a limité à 6 dépôts par an le nombre de candidatures individuelles, après avoir constaté que certains chercheurs en soumettaient plus de 40. Les financeurs pourraient également envisager des approches plus radicales, suggèrent les deux chercheurs. Il pourrait s’agir d’instaurer un quota fixe de propositions par chercheur ou pour l’ensemble de sa carrière, toutes sources de financement confondues. Ils pourraient aussi répartir le budget disponible entre les chercheurs éligibles à l’échelle nationale et attribuer le même montant à tous, éliminant ainsi la concurrence.

    D’autres solutions proposent aux organismes de recherche de s’appuyer sur l’IA pour l’évaluation. « L’IA pourrait ensuite servir à prioriser et à présélectionner les candidatures, en comparant les données selon ces différents profils afin d’identifier les candidats dont le parcours est cohérent avec les informations fournies dans leur dossier. Ce processus de présélection serait transparent, auditable et conçu pour favoriser la diversité, et non la freiner, à travers les différentes étapes de carrière, disciplines et institutions. » Mieux (ou pire, c’est selon), certains modèles proposent de prédire l’impact d’un article ou d’une recherche, fléchant les financements vers les projets les plus porteurs.

    Quelles que soient les solutions retenues, la nécessaire transformation du financement de la recherche risque de se faire dans la douleur et la contestation, estiment les chercheurs. La mise en place d’infrastructures IA nécessite des investissements soutenus, des tests rigoureux et une gouvernance continue. Les financeurs confrontés à des contraintes budgétaires pourraient hésiter. C’est oublier pourtant que le système gaspille déjà des ressources considérables en comités d’experts et en nouvelles soumissions, sans parler du temps consacré par les chercheurs à répondre aux appels. Un système basé sur l’IA native et bien conçu pourrait constituer un investissement judicieux, défendent les chercheurs. Reste que des systèmes d’évaluation entraînés sur des données de financement historiques intégreront les inégalités passées, risquant d’amplifier, plutôt que de corriger, l’effet Matthieu, c’est-à-dire la concentration au profit des plus dotés. « Il s’agit d’un risque réel, mais nous pensons que la conception et la gouvernance peuvent contribuer à l’atténuer. Les biais dans les systèmes d’IA sont mesurables, ce qui permet de les examiner et d’y remédier », soulignent-ils, certainement trop rapidement, car les biais ne sont ni  mesurables ni corrigeables facilement. Troisièmement, les chercheurs et les institutions pourraient se montrer réticents face aux décisions façonnées par des algorithmes qu’ils ne peuvent pas interroger. La transparence et les mécanismes d’appel pourraient contribuer à instaurer la confiance, défendent-ils encore.

    Le système de financement par subvention conçu pour un monde pré-IA est devenu défaillant. Les financeurs doivent s’adapter, estiment les chercheurs. Il pourrait en résulter un système plus performant : un système qui exploite la puissance de l’IA et la combine à des connaissances spécialisées, et qui réduit le temps et l’énergie gaspillés dans la rédaction de demandes de subventions improductives pour les réorienter vers une recherche novatrice. Un constat plus facile à déclamer qu’à mettre au point.

    Prédire les résultats de la science… au risque de l’y enfermer

    Certains modèles proposent de prédire l’impact d’un article ou d’une recherche, fléchant les financements vers les projets les plus porteurs, expliquaient donc Geraint Rees et James Wilsdon. Qu’en est-il ?

    Savoir si une étude changera le monde ? C’est pourtant l’idée que propose Funding the Frontier : un tableau de bord pour prédire l’impact de la recherche. L’outil (non disponible) utilise le Big data pour retracer l’impact sociétal des projets de recherche sur les politiques, les médicaments ou les produits, explique Nature (voir également l’article de recherche qui montre des captures d’écran du tableau de bord et la vidéo promotionnelle). Le projet porté par Dashun Wang « intègre des données sur les publications de recherche, les brevets, les documents d’orientation et les essais cliniques, et présente ces informations de manière visuelle et intuitive. Ils ont également combiné cet outil à un algorithme prédictif basé sur l’apprentissage automatique pour prédire les études et les domaines susceptibles d’apporter les plus grands bénéfices sociétaux à l’avenir – par exemple, les subventions les plus susceptibles de déboucher sur un brevet ». « Même sans son aspect prédictif, disposer d’un outil permettant de rechercher l’impact des recherches sur la société » est déjà une information importante, estime un chercheur.

    Un chef de projet d’une importante agence de financement américaine l’a utilisée pour examiner les impacts sociaux généraux des subventions de l’agence, lui permettant de constater l’impact de certaines recherches ailleurs dans le monde. « Un autre utilisateur, investisseur dans le domaine de la recherche biomédicale, a constaté que dans le domaine de la recherche sur la maladie d’Alzheimer, l’impact clinique le plus important au cours des 20 dernières années provenait d’études visant à comprendre la maladie, mais que l’impact futur le plus important prévu se concentrait sur les études portant sur les systèmes de soutien social des personnes atteintes de la maladie, ce qui laisse entrevoir de nouvelles opportunités d’investissement ».

    L’aspect prédictif est pourtant préoccupant, estime le même James Wilsdon qui en évoquait les perspectives précédemment. Le spécialiste des politiques de recherche estime que ce tableau de bord pourrait créer des prophéties autoréalisatrices et des décisions d’investissements plus conservatrices, au détriment de recherches plus originales, capables d’ouvrir d’autres possibilités.

    Coincés dans l’Academic Slop ?

    En attendant, le travail académique commence à crouler sous la « prolifération métastatique de publications  » truffées d’hallucinations et de distorsions de contenus, comme s’en plaint sur Facebook la philosophe du droit, Antoinette Rouvroy. L’Academic Slop est arrivé, constate également le chercheur Seva Gunitsky dans sa newsletter. Il raconte que dans la revue dont il s’occupait le nombre de soumission a doublé voire triplé depuis l’apparition de l’IA générative, et que le taux de rejet s’est envolé. Techniquement compétents, certains de ces articles respectent les normes et sont tout à fait convenables. Faciles à produire et exigeant peu de créativité, ils constituent néanmoins le type de travail incrémental légitime que le philosophe des sciences Thomas Kuhn appelait la fabrique de la « science normale ». Pour Gunitsky la valeur d’une théorie originale va continuer à prendre de l’importance. « Les travaux quantitatifs de qualité deviennent bon marché et abondants ; une bonne théorie reste difficile à élaborer ».

    Mais l’effet le plus important est que l’évaluation par les pairs repose désormais davantage sur le discernement. Si n’importe qui peut produire un article empirique compétent sur n’importe quel sujet, le principal obstacle devient l’identification des questions importantes à poser. « Dans ce contexte, la question pour les évaluateurs et les éditeurs n’est plus tant « est-ce juste ? » que « pourquoi est-ce important ? ». Cette question est inévitablement subjective, mais pas totalement, car elle exige une solide connaissance des débats en cours. Elle nécessite néanmoins de connaître les tensions et les lacunes productives, les énigmes intéressantes et les idées reçues apparemment établies. »

    « Ce concept porte un nom : la phronesis. C’était le terme employé par Aristote pour désigner la sagesse pratique, ou la capacité à discerner la conduite à tenir dans des circonstances particulières. Contrairement à l’épistémè (la connaissance scientifique) ou à la technè (le savoir-faire technique), la phronesis ne peut se réduire à des règles ou à des algorithmes. Elle requiert de l’expérience, du jugement et ce qu’Aristote appelait la « perception ». Cela signifie non seulement l’intelligence, mais aussi la capacité intellectuelle de percevoir les caractéristiques essentielles d’une situation donnée. »

    La philosophe Isaiah Berlin appelait cette qualité « le sens du réel » dans le jugement politique : la capacité de percevoir ce qui est possible et ce qui compte à un moment historique donné. Or, il n’est pas certain que les IA possèdent cette capacité voire ne la possèdent jamais. « Si le discernement devient le critère ultime de qualité, nous nous dirigeons encore davantage vers un système à deux vitesses dans l’édition scientifique. Les revues les plus prestigieuses privilégieront les articles d’une originalité remarquable ou présentant des avancées théoriques ou empiriques majeures, tandis que toutes les autres publieront les articles produits par l’IA qui font progresser, de manière graduelle, notre compréhension de sujets spécifiques. Et peut-être que la théorie gagnera en prestige au détriment des méthodes sophistiquées d’analyse des données. »

    Pas sûr que la théorie et l’empirisme puissent ainsi si facilement se scinder en deux. Le risque que les publications automatisées se transforment en matière noire scientifique, que personne ne lit ni ne consulte est fort. À nouveau, ici aussi, le risque est fort que s’accentue  davantage les hiérarchies de prestige comme critère d’importance. « Paradoxalement, l’effet uniformisant de l’IA pourrait rendre le monde universitaire plus élitiste encore ».

    « La technologie qui nous a inondés de dissertations étudiantes façonnées avec l’IA va maintenant inonder de nos propres travaux, et nous aurons besoin de ce même discernement dont nous nous plaignons de l’absence chez nos étudiants. » Pas sûr que ce soit plus facile pour les experts. L’IA fait peut-être gagner beaucoup de temps à certains, mais la pollution des travaux de recherche qu’elle engendre en fait perdre énormément aux lectrices et lecteurs. Le goulot d’étranglement de la lecture et de la vérification s’annonce plus resserré que jamais.

    La seule chose dont on soit sûr, en observant toutes ces perspectives… ce n’est pas que l’IA apporte un progrès scientifique notable, c’est que l’IA en science renforce les inégalités dans toutes les couches de la science. 

    Hubert Guillaud

    MAJ du 02/06/2026 : Une analyse de 7,3 millions d’articles de revues scientifiques publiés entre 2020 et 2025 révèle qu’en 2025, un peu plus de la moitié présentent des signes d’influence des LLM, avec des variations importantes d’utilisation selon la région du monde, le prestige de l’établissement, l’éditeur et la discipline. « Le développement économique et la proximité de l’anglais comme langue principale sont des facteurs prédictifs clés de ces variations régionales. Les établissements moins bien classés affichent des taux d’adoption plus élevés que les universités d’élite, les jeunes éditeurs à but lucratif présentent des taux supérieurs à ceux de leurs concurrents, et l’adoption varie considérablement selon les disciplines universitaires. L’adoption des LLM dans la rédaction académique est répandue, mais socialement stratifiée. »

    MAJ du 21/06/2026 : Dans leur newsletter, Tim O’Reilly et Ilan Strauss, proposent de garantir un exosquelette pour appliquer l’IA à la science. Cet exosquelette est constitué d’innombrables systèmes permettant de garantir les références, comme le DOI (l’identifiant d’objets numériques qui attribue un numéro à chaque publication scientifique), RetractationWatch (la base de données des articles scientifique dé-publiés et rétractés), Orcid (qui fournit un identifiant unique aux chercheurs), Open Alex (un graphe de connaissances scientifiques)… ou encore le projet Vraix du MIT (cherchant à créer une toile du savoir pour distinguer les contenus possiblement génératifs des autres)… et nombres d’autres, qui n’ont pas été intégrés aux systèmes d’IA, alors qu’ils pourraient permettre de résoudre de nombreux problèmes : diminuer les citations erronées, réduire l’emprise de la littérature scientifique non valide… une infrastructure fondée sur des principes ouverts qui cherchent à garantir que les contenus scientifiques ne puissent être ni accaparés ni dégradés. Ces infrastructures sont des biens publics que les entreprises d’IA ignorent pour la plupart ou, pire, fragilisent. « À l’heure actuelle, la relation entre l’IA et l’infrastructure scientifique est presque exclusivement extractive. Les entreprises d’IA entraînent leurs modèles sur des articles scientifiques. Elles créent des produits capables de générer et de manipuler des textes scientifiques. Elles se disputent le marché de l’« IA au service de la science ». Pourtant, elles ne contribuent pratiquement pas à l’infrastructure qui, à la base, garantit la fiabilité des connaissances scientifiques. »

    Les entreprises d’IA consomment du contenu scientifique sans rien apporter en retour. Strauss et O’Reilly font une analogie avec Content ID de YouTube : face à l’utilisation non autorisée de leurs œuvres, la première réaction de l’industrie musicale a été d’exiger leur retrait. La réponse de YouTube a été : « Et si nous vous aidions plutôt à les monétiser ? » Cette approche a permis d’aligner les intérêts et de créer une économie dynamique pour les créateurs. Nous devrions appliquer le même raisonnement à la science. Les entreprises d’IA ne devraient pas seulement utiliser l’infrastructure scientifique pour améliorer leurs produits (elles le devraient pourtant), mais elles devraient surtout chercher à aider la science à gagner en valeur, en pérennité et en exhaustivité.

    Pour cela, les systèmes d’IA devraient améliorer la validation de leurs sources et références. L’infrastructure existe, il leur suffit de l’utiliser. Ils pourraient également réinjecter les métadonnées extraites dans OpenAlex, améliorant ainsi le graphe de données pour tous. Ils pourraient utiliser et financer RetractationWatch pour améliorer leurs modèles et réponses. Les fournisseurs d’IA pourraient également financer cette infrastructure scientifique très fragile qui constitue le socle technique de la crédibilité de la science. « Les entreprises d’IA, qui génèrent des milliards de revenus grâce à des produits reposant sur la crédibilité scientifique, devraient contribuer à l’infrastructure qui garantit cette crédibilité. Il ne s’agit pas de philanthropie, mais d’un intérêt bien compris. » Elles pourraient également contribuer à améliorer cette chaîne qui identifie la provenance du contenu scientifique. « Lorsque l’IA contribue à un article scientifique, cette contribution doit être traçable : elle ne doit pas simplement faire l’objet d’une déclaration standard, mais être liée à des affirmations, des sources et des étapes de vérification précises. »

    « Les entreprises d’IA qui s’appuieront sur cette infrastructure créeront de meilleurs produits. Mais surtout, elles investiront dans l’infrastructure civilisationnelle qui rend possible, à la base, l’existence de connaissances fiables. À condition toutefois que les entreprises d’IA cessent de considérer cette question comme le problème d’autrui et commencent à la voir comme un socle sur lequel bâtir — un socle dont dépend leur propre succès dans le domaine scientifique. »

  • Sunday 16 August 2026 - 09:01
    from Korben

    Ce serait trop cool non, si avec un double-clic sur un .docx dans votre gestionnaire de fichiers Linux, Word s'ouvrait directement ? Et je ne vous parle pas d'un bureau Windows complet en plein écran ou d'une session de bureau à distance. Juste une fenêtre Word tout ce qu'il y a de plus classique, avec son icône dans votre barre des tâches, épinglable et "alt-tabbable" comme le reste.

    Hé bien, c'est ce que fait WinPodX , qui fait tourner un conteneur Windows sous KVM en arrière-plan et découpe l'affichage application par application via FreeRDP RemoteApp. Comme ça, les liens mailto: partent vers Outlook ou les schémas slack: ou vnc: vers l'application qui les a déclarés.

    Tout ce qui est presse-papiers, son, imprimantes et votre dossier personnel sont partagés d'office, et le conteneur se met en pause tout seul quand personne ne s'en sert.

    Jusque-là, WinApps dont je vous ai déjà causé, qui fait tourner Office sous Linux , faisait déjà l'essentiel avec les fenêtres détachées, le dossier personnel partagé, le clic droit qui envoie un fichier vers une application Windows. Mais WinPodX se distingue aussi dans l'autre sens puisque vos applications Linux remontent également dans le menu "Ouvrir avec..." du Windows, et dans un dossier "Linux Apps" du menu Démarrer. Bref, l'accès aux apps et aux fichiers marche dans les 2 sens, pour plus de transparence dans vos usages.

    Si ça vous intéresse, sachez qu'il vous faut une licence Windows valide, car WinPodX ne la fournit pas (logique), que la virtualisation doit être activée dans le BIOS, avoir un accès à /dev/kvm, 8 Go de RAM et une trentaine de gigas de libre. La première installation prend cinq à dix minutes le temps de télécharger l'ISO, et les suivantes sont quasi instantanées.

    Pour l'installer :

    curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/kernalix7/winpodx/main/install.sh | bash
    

    Il y a également un paquet pour openSUSE, Fedora, Debian, Ubuntu, Arch et NixOS, un AppImage pour les autres. C'est sous licence MIT, et sans aucune télémétrie puisque celle de Windows a été elle-même coupée par défaut. Ah et l'interface du OuinOuin peut être configurée en français.

    Par contre, pas d'accélération GPU, ce qui exclut les jeux et la 3D à moins de monter un passthrough à la main. Préférez Wine pour ça...

  • Saturday 15 August 2026 - 19:13
    from Korben

    Si vous avez un serveur Pi-hole à la maison, il a dû vous arriver qu'un site déconne, qu'une image ne charge pas, ou qu'un simple bouton ne réponde plus. Alors pour remédier à ça, vous ouvrez un onglet vers l'admin Pi-hole, vous fouillez dans les requêtes bloquées, vous whitelistez au jugé, puis vous rechargez pour voir si ça marche. Ça prend 30 secondes à chaque fois, ça casse les couilles et ça arrive plus souvent que ce qu'on aimerait...

    Mais heureusement, Holeberry met tout ça dans la barre de menus de macOS pour vous faire gagner grave de temps

    L'app détecte l'onglet actif de Safari, Chrome ou Firefox et débloque le domaine correspondant en un clic. Comme ça, plus besoin de deviner lequel des quarante domaines bloqués casse la page. Elle affiche aussi les derniers blocages en direct, et permet de couper le filtrage pour une durée choisie, le temps de finir un achat en ligne qui n'aime pas les bloqueurs.

    Elle peut aussi gérer deux instances Pi-hole en parallèle avec synchronisation, pratique quand on a un Pi principal et un secondaire qui prend le relais. Les identifiants partent dans la Keychain macOS et pas dans un fichier de conf qui traîne comme ça c'est sécurisé. Et surtout, ça supporte Pi-hole v5 et v6 aussi bien en local qu'à distance.

    Si ça vous branche, notez que l'app n'est pas notarisée, donc Gatekeeper va faire la gueule. La commande pour passer outre est indiquée dans le README :

    xattr -cr /Applications/Holeberry.app
    

    Mais vous pouvez aussi utiliser Sentinel pour faire ça.

    À récupérer sur GitHub pour ceux qui veulent !

  • Saturday 15 August 2026 - 14:16
    Bon comme on me l'a demandé, j'ai expliqué comment faire une zip-bomb pour piéger les pirates en herbe qui essaient de scanner votre site à la recherche de failles de sécurité. C'est plus pour le fun qu'un véritable outils de sécurité.
    (Permalink)
  • Saturday 15 August 2026 - 09:03
    Rappel : Firefox est le dernier navigateur mainstream qui supporte encore la version complète de uBlock-origin.
    Les autres éditeurs n'en ont plus rien à foutre de vous protéger des trackers. (à part peut-être Vivaldi qui possède un bloqueur de publicité intégré, mais ses listes sont loin d'être aussi complètes que celle de uBlock-origin).
    (Permalink)
  • Saturday 15 August 2026 - 05:09
    from PepSEO

    On ouvre Snap pour envoyer un message, et on remarque un petit rond vert à côté du Bitmoji d’un ami. Premier réflexe : se demander si cette personne est en train de lire nos conversations. Le point vert sur Snapchat est en réalité un indicateur d’activité, pas un mouchard de lecture. Comprendre ce qu’il signifie (et comment s’en débarrasser) évite …

    L’article C’est quoi le point vert sur snap et comment le désactiver ? est apparu en premier sur PEPSeo.

  • Saturday 15 August 2026 - 04:39

    Xataf.com est une plateforme de streaming gratuit qui diffuse des films et des séries sans l’autorisation des ayants droit. Avant de créer un compte ou même de naviguer sur le site, quelques réalités méritent d’être posées clairement, notamment sur le plan juridique et technique.

    Xataf.com et le cadre légal du streaming en France

    Le premier réflexe avant de s’inscrire sur …

    L’article Guide xataf.com pour débutants : comprendre le site avant de s’inscrire est apparu en premier sur Ma Gazette.

  • Saturday 15 August 2026 - 04:32
  • Saturday 15 August 2026 - 01:11
    Salut la communauté

    Ça fait un bon moment que je développe un outil perso pour administrer mes propres sites. À force de l’utiliser au quotidien, il a fini...

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  • Friday 14 August 2026 - 18:39
    Le Conseil constitutionnel vient de censurer l'article 1er de la loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Le dispositif ne pourra donc pas s'appliquer à la rentrée, comme c'était initialement prévu.
  • Friday 14 August 2026 - 18:15
    Content de voir que ma solution toute bête antibot fonctionne 👍‍ je suis content de rendre service.

    https://sebsauvage.net/wiki/doku.php?id=stupidantibot
    Avantages:
    - Charge minimale côté serveur. Pas de charge côté client.
    - Pas besoin de modifier les pages ou logiciels existants de votre site.
    - Un seul fichier html à ajouter.
    - ...et quelques lignes dans votre htaccess pour choisir quelle pages protéger.
    (Permalink)
  • Friday 14 August 2026 - 17:14
    Quand vous branchez un périphérique USB compatible "Plug'n'Play", Windows va télécharger et installer les pilotes correspondants, avec les droits maximum (NT AUTHORITY\SYSTEM).
    Or certains de ces pilotes ont des failles de sécurité.
    En émulant certains périphériques USB, il devient alors possible de forcer l'installation de ces pilotes et d'exploiter les failles correspondantes pour prendre le contrôle de la machine.
    Cette faille est même exploitable à distance via RDP (donc sans même avoir d'accès au port USB, car RDP peut faire de l'USB via le réseau.)
    (Permalink)
  • Friday 14 August 2026 - 16:39
    Ok donc il existe une classe d'Instragrameurs qui abordent des femmes en les filmant avec les "lunettes de pervers"™️ de Mark, qui postent ces vidéos sur le réseau de Mark (Instagram), et derrière elles subissent du harcèlement en ligne.
    (Permalink)
  • Friday 14 August 2026 - 16:31
    Amazon va utiliser les contenus des chaînes Twitch pour entraîner ses nouveaux modèles d'IA générative. Une décision imposée sans consentement explicite des utilisateurs via un paramètre activé par défaut. Voici comment vous y opposer.
  • Friday 14 August 2026 - 15:34
    "Le site d’investigation américain “404 Media” a révélé, jeudi 13 août, comment un plaignant a tenté de tromper un tribunal du Connecticut en insérant des instructions subliminales à destination d’une intelligence artificielle. Un cas qui a eu, ces derniers mois, des précédents au Brésil."

    Est-ce qu'on pourrait arrêter d'utiliser l'IA dans la justice ?
    Et aussi dans l'éducation, dans les services sociaux ?
    Est-ce qu'on pourrait arrêter d'utiliser l'IA tout court ?

    En plus de faire de la merde, c'est trop facilement manipulable.
    (Permalink)
  • Friday 14 August 2026 - 15:32
    Voilà c'est plié : Pas d'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans.
    (Permalink)
  • Friday 14 August 2026 - 13:30

    Alors que la France fait face à des incendies destructeurs et que les messages de soutien aux pompiers se multiplient, Emmanuel Macron a décidé de soutenir les soldats du feu d’une manière surprenante : débloquer dix millions d’euros pour racheter l’intégralité des stocks de calendriers de l’été. Un conseiller du Président nous raconte fièrement les dessous de cette opération : « Plutôt que d’investir bêtement dans des Canadairs supplémentaires ou de revaloriser les salaires, on s’est dit qu’il serait plus efficace et symbolique de racheter leur stock de calendriers ! »  

    En effet, le chef de l’État est désormais propriétaire de quatre millions d’exemplaires du calendrier des pompiers. L’exécutif espère ainsi booster leur trésorerie avant la rentrée : « On ne va pas se mentir, les calendriers tournent pas mal entre les membres du cabinet élyséen. Un torse nu aussi beau, ça vaut bien une maison enflammée au Porge ! » s’exclame un ministre croisé dans les couloirs de l’Élysée. 

    Une décision largement critiquée par l’opposition et les syndicats. Le syndicat des profs (SES FSU, Ndlr) a par exemple regretté cette initiative, soulignant que leur corporation n’avait pas les moyens humains de vendre un calendrier d’enseignants en position sexy : « Qui voudra acheter un mois de février avec Jean-Pierre, 54 ans, bedonnant, à quatre pattes sur son bureau ? Ou un mois de mai avec Madame Guégin, prof de maths, en tenue d’écolière avec une équerre entre les dents ? » soupire sa secrétaire générale Sophie Vénétitay.  

    L’article Pour soutenir les pompiers, l’Élysée rachète tous leurs calendriers est apparu en premier sur Le Gorafi.fr Gorafi News Network.

  • Friday 14 August 2026 - 13:30

    Alors que la France fait face à des incendies destructeurs et que les messages de soutien aux pompiers se multiplient, Emmanuel Macron a décidé de soutenir les soldats du feu d’une manière surprenante : débloquer dix millions d’euros pour racheter l’intégralité des stocks de calendriers de l’été. Un conseiller du Président nous raconte fièrement les dessous de cette opération : « Plutôt que d’investir bêtement dans des Canadairs supplémentaires ou de revaloriser les salaires, on s’est dit qu’il serait plus efficace et symbolique de racheter leur stock de calendriers ! »  

    En effet, le chef de l’État est désormais propriétaire de quatre millions d’exemplaires du calendrier des pompiers. L’exécutif espère ainsi booster leur trésorerie avant la rentrée : « On ne va pas se mentir, les calendriers tournent pas mal entre les membres du cabinet élyséen. Un torse nu aussi beau, ça vaut bien une maison enflammée au Porge ! » s’exclame un ministre croisé dans les couloirs de l’Élysée. 

    Une décision largement critiquée par l’opposition et les syndicats. Le syndicat des profs (SES FSU, Ndlr) a par exemple regretté cette initiative, soulignant que leur corporation n’avait pas les moyens humains de vendre un calendrier d’enseignants en position sexy : « Qui voudra acheter un mois de février avec Jean-Pierre, 54 ans, bedonnant, à quatre pattes sur son bureau ? Ou un mois de mai avec Madame Guégin, prof de maths, en tenue d’écolière avec une équerre entre les dents ? » soupire sa secrétaire générale Sophie Vénétitay.  

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  • Friday 14 August 2026 - 11:07
    from Korben

    Six chercheurs d'UC San Diego et d'Oberlin College ont présenté le 13 août dernier à l'USENIX Security Symposium de Baltimore un implant assez petit qui se branche sur un port de maintenance de la baie électronique d'un Boeing 737 et s'intercale ainsi entre le calculateur de vol et l'écran par lequel les pilotes le programment.

    La trappe présente sur l'avion, qui y mène n'a ni serrure ni contrôle d'accès et est accessible depuis le sol, sans échelle. Les chercheurs estiment que ça peut se mettre en place en moins de 60 secondes, ouverture et refermeture comprises. Le boîtier, lui, disparaît sous le capuchon anti-poussière du connecteur.

    Hé oui c'est un simple capuchon en plastique qui "protège" l'accès aux commandes de navigation d'un avion de ligne. C'est beau non ?

    Ce connecteur donne un accès aux bus ARINC 429 qui transmette les échanges entre le calculateur, le FMC, et le clavier-écran du cockpit, le MCDU. La norme date de 1977 et ne prévoit aucune authentification et comme vous vous en doutez, c'est connu depuis longtemps, même si le plus souvent, les attaques envisagées sur les systèmes d'un avion visaient plutôt ses liaisons radio.

    Toutefois, se brancher sur le bus ne suffit pourtant pas à le contrôler, puisque les autres équipements continuent d'émettre par-dessus. Sauf que les émetteurs légitimes passent par des résistances de 37,5 ohms qui brident leur courant, alors que le connecteur de maintenance, lui, attaque le bus en direct.

    L'implant en profite alors pour pousser plus de courant que l'émetteur d'origine et écraser physiquement son signal. Les chercheurs appellent ça une attaque Bus Driver, et elle donne une interception complète du dialogue sans couper ni épisser le moindre fil.

    Une fois ce dialogue sous contrôle, le boîtier ajoute un point de passage à la route programmée. Normalement, sur un 737, cette modification doit être confirmée par le pilote, qui appuie sur le bouton EXEC. Mais l'implant, lui, appuie tout seul, l'autopilote change de cap, et comme le voyant du bouton passe par le même bus, il reste éteint. Et comme les pages affichées sont réécrites en live pour montrer encore l'ancienne route, rien à l'écran ne trahit le changement.

    Le même mécanisme peut servir aussi à fausser la masse de l'appareil saisie avant le départ, ou la température retenue pour calculer la poussée. Une masse sous-évaluée ou une température trop basse, et le calculateur commande alors une poussée insuffisante au décollage.

    Bref, c'est la cata assurée... Et cela vaut pour tous les 737 NG et MAX.

    Maintenant, reste à savoir dans quelles conditions cette attaque peut être réalisée. Car jusqu'à présent, tout a été validé mais uniquement sur un banc de vraies pièces de 737 câblées selon les schémas Boeing, et jamais sur un avion en service. Le Wi-Fi est bien intégré au boîtier, mais le papier précise que les auteurs n'ont pas pu tester si le signal de la cabine traverse le plancher de la baie.

    Boeing a bien sûr été prévenu en avril 2020, et les chercheurs ont rejoué l'attaque avec succès sur le banc d'essai du constructeur en décembre 2023. Ils proposent de boucher ce type de connecteur, ou d'y déplacer les résistances de limitation. Boeing, lui, estime que "les couches de protection en place sur l'avion" limitent déjà "significativement la faisabilité et le risque d'attaques en conditions réelles".

    Ouais les gars ont la flemme de sécuriser leur truc on dirait...

    Source

  • Friday 14 August 2026 - 11:04
  • Friday 14 August 2026 - 07:05
    YouTube impose de plus en plus de publicités, au point que l'abonnement payant Premium semble incontournable. Pourtant, une application gratuite permet d'accéder aux vidéos sans coupure ni publicité.
  • Friday 14 August 2026 - 06:55
    Tous les radars routiers ont une marge de tolérance pour leurs mesures de vitesses. Et vous ne serez pas flashé si vous dépassez très légèrement les limitations indiquées sur les panneaux.
  • Friday 14 August 2026 - 06:45
    Avec le retour du beau temps, et surtout en été, les mouches recommencent à envahir les maisons. Toujours à l'affut de nourriture, elles deviennent très vite agaçantes. Mais une simple plante aromatique peut les éloigner.
  • Friday 14 August 2026 - 06:35
    Les cambrioleurs opèrent rarement au hasard. Et pour repérer leurs futures cibles, certains utilisent un système de marquage aussi discret qu'efficace. Un code secret que tout le monde ne connaît pas.
  • Friday 14 August 2026 - 06:00

    Le cours du lingot d’or a connu deux années de hausses spectaculaires avant d’entamer un repli notable depuis le printemps 2026. Comprendre cette séquence, ses causes et ses implications permet de situer le moment actuel dans un cycle plus large. L’enjeu pour un investisseur n’est pas de prédire le prochain sommet, mais de mesurer les écarts entre prix spot, prime …

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