un simple agrégateur, lecteur de flux rss pour tout suivre .... par: fonds d'écran - Kriss Feed, version : 7 -
  • Tuesday 11 August 2026 - 11:00
    De Twitter à Facebook, il faut réaliser que ces médias appartiennent à des milliardaires d'extrême-droite. Tous. Tendance mascu qui lèchent les bottes de Trump. Donc, de manière totalement logique, leurs réseaux favorisent l'extrême-droite dans leurs algorithmes... et la monétisation qui va avec.
    (Permalink)
  • Tuesday 11 August 2026 - 11:00
    Une force brute surgie des profondeurs, une canne pro pliée à rompre et un jeune homme projeté dans la rivière : à 6 heures du matin, les berges d'Arthès sont devenues le théâtre d'un duel titanesque. Pendant trente...
  • Tuesday 11 August 2026 - 10:23

    Strasbourg. Il est 8 heures lorsque Fabien, père de deux enfants, parvient, au prix d’énormes efforts, à faire rentrer tous les bagages dans le coffre de son Opel Corsa. Hélas, c’est à ce moment précis qu’il se rend compte qu’il reste encore le piano. Après deux tentatives pour le mettre sur la banquette entre les deux enfants puis sur la plage arrière, il doit renoncer, la mort dans l’âme. « C’est dommage car la petite aime beaucoup jouer et ça aurait fait plaisir à sa mamie de l’entendre » commente, déçue, Christelle, la mère de famille. Fabien, de son côté, avait du mal à passer à autre chose : « C’est trop bête, ça s’est joué à rien, même quand c’était plein, j’avais réussi à faire rentrer mes tongs et ma casquette NY, il manquait pas grand-chose pour le piano. »

    Un cas loin d’être isolé

    Selon nos informations, chaque année, ce sont 64% des Français qui doivent renoncer à emporter avec eux en vacances un objet auquel ils tiennent faute de place dans le coffre. Arrive en tête de cette liste le frigo américain (23%) suivi de près par le lit mezzanine (21%), la contrebasse (18%), le clavecin (15%), la brosse à dent (13%), la barbe à papa géante (9%) et le parc éolien (1%).

    Pour Fabien, hélas, cette déception vient s’ajouter à celle d’il y a trois mois, lorsqu’il avait dû rendre les armes après deux heures de combat pour tenter de faire tenir son canapé d’angle dans sa sacoche de vélo.

    L’article Départ en vacances – Il parvient à tout caler dans le coffre sauf le piano est apparu en premier sur Le Gorafi.fr Gorafi News Network.

  • Tuesday 11 August 2026 - 10:23

    Strasbourg. Il est 8 heures lorsque Fabien, père de deux enfants, parvient, au prix d’énormes efforts, à faire rentrer tous les bagages dans le coffre de son Opel Corsa. Hélas, c’est à ce moment précis qu’il se rend compte qu’il reste encore le piano. Après deux tentatives pour le mettre sur la banquette entre les deux enfants puis sur la plage arrière, il doit renoncer, la mort dans l’âme. « C’est dommage car la petite aime beaucoup jouer et ça aurait fait plaisir à sa mamie de l’entendre » commente, déçue, Christelle, la mère de famille. Fabien, de son côté, avait du mal à passer à autre chose : « C’est trop bête, ça s’est joué à rien, même quand c’était plein, j’avais réussi à faire rentrer mes tongs et ma casquette NY, il manquait pas grand-chose pour le piano. »

    Un cas loin d’être isolé

    Selon nos informations, chaque année, ce sont 64% des Français qui doivent renoncer à emporter avec eux en vacances un objet auquel ils tiennent faute de place dans le coffre. Arrive en tête de cette liste le frigo américain (23%) suivi de près par le lit mezzanine (21%), la contrebasse (18%), le clavecin (15%), la brosse à dent (13%), la barbe à papa géante (9%) et le parc éolien (1%).

    Pour Fabien, hélas, cette déception vient s’ajouter à celle d’il y a trois mois, lorsqu’il avait dû rendre les armes après deux heures de combat pour tenter de faire tenir son canapé d’angle dans sa sacoche de vélo.

    L’article Départ en vacances – Il parvient à tout caler dans le coffre sauf le piano est apparu en premier sur Le Gorafi.fr Gorafi News Network.

  • Tuesday 11 August 2026 - 10:16
    Traduction : "Le capitalisme, c'est de plus en plus «Combien de sciure de bois je peux ajouter dans cette saucisse avant que les gens ne s'en rendent compte?» mais pour TOUT."

    C'est un bon raccourci de la merdification.
    (Permalink)
  • Tuesday 11 August 2026 - 09:29
    from Korben

    Dark Hours est à l'origine une petite web app qui vous dit ce qu'il y a à voir dans le ciel ce soir et si ça vaut le coup de mettre le museau dehors. Le développeur Terry Godier l'a construite avec l'aide de Claude et lancée début août mais au moment où j'écris ces lignes, elle n'existe plus... En effet, son site darkhours.io redirige maintenant vers DarkHours.app , un autre projet signé Miguel Beher et sous licence MIT.

    C'est ce dernier qui a vu le problème, et je vais vous expliquer...

    En fait, les 2 apps avaient non seulement le même nom, mais également les mêmes fonctions, et le même nom de domaine (à part le TLD). Quand Beher a signalé le souci à Godier , ce dernier a d'abord proposé de changer de nom et de différencier les fonctionnalités mais une heure plus tard il retirait tout, annulait l'app iOS qu'il préparait, et publiait un mea culpa où il parle de son "usage irresponsable de l'IA".

    Et ce qui l'a décidé à tout stopper comme ça, c'est juste un bug. En effet, son application envoyait les gens observer les étoiles au milieu de champs perdus au Mexique, ou dans l'océan Pacifique et Beher avait exactement le même souci de son côté à ce moment-là (il l'a résolu depuis).

    Alors se ressembler sur des fonctionnalités, ça arrive et ça ne me choque pas mais se ressembler jusque dans les bugs, là ça pique un peu beaucoup. Les procès en pompage IA, j'en ai déjà parlé , et ils se trompent souvent de coupable, et dans le cas de Godier, celui-ci n'a pas pompé le code du Dark Hours original. Non, il a juste développé son app avec Claude Code, sans se poser trop de question.

    Pour lui, il est juste parti d'un code d'éphémérides qu'il a écrit en janvier mais comme Dark Hours est un projet open source, et bien ce qui s'est passé, c'est que son agent IA a récupéré de gros bouts de cette app, jusqu'à son nom pour en faire sa nouvelle app. Hé oui, la vie c'est facile quand on se repose sur le code des autres.

    Dark Hours, le vrai

    En effet, Claude Code, Codex et les autres sont des outils connectés. Ils lisent des pages, clonent des dépôts, fouillent GitHub quand ça les arrange, du coup, si votre demande ressemble à un truc qui existe déjà, et bien l'agent peut aller le consulter et s'en servir de modèle. Et même sans aller sur le net, comme les modèles ont été entraînés sur tout ce qui traîne publiquement sur le net, dépôts de code compris, il est capable de restituer une structure vue mille fois, sans même aller la chercher sur le net. Un peu comme les modèles de diffusion d'images qui reproduisent le style des artistes.

    C'est pour ça que je trouve la mésaventure de Godier et Beher intéressante. Ça nous enseigne qu'il faut faire extrêmement attention quand on code avec l'IA. Pour limiter les risques qu'elle aille se servir dans du code libre, il faut donc indiquer expressément à l'agent de NE PAS récupérer le code source de projets open source, ne pas l'analyser, ne pas pomper du code ni les interfaces. Bref, lui dire qu'on part d'une page blanche...

    C'est le même principe que celui de la clean room qui a permis à Compaq de cloner légalement le BIOS d'IBM, comme on peut le voir dans la série Halt and Catch Fire... On implémente les bonnes idées, mais jamais les lignes de code.

    Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus

    Pour ma part, je fais quasiment que des outils internes et des bidules perso, mais je le précise quand même pour que tout soit clean. Toutefois, ça ne règle pas le problème de l'entraînement qui a été fait en amont pour forger le modèle IA.

    Donc avant de coder, deux réflexes à avoir : 1/ Chercher le nom de votre app (ou de votre nouvelle entreprise) pour de vrai, ce qui vous évitera de vous lancer dans un move de contrefaçon sans le savoir. Et 2/ Installer tout ce qui existe dans le même genre pour être sûr de ne pas vous faire berner par l'IA... Sachez que rien que cette année, j'ai été victime moi-même 2 fois, de gens qui n'ont pas pris ces précautions et qui se sont attribués les noms de mes projets pour leurs propres trucs en se reposant, je le suppose, uniquement sur l'IA sans se poser la moindre question. Pour l'un des projets, VoxDrop, j'ai changé le nom en Kassis pour pas me prendre le chou car c'était un projet jeune. Mais pour l'autre problème, c'est plus épineux et je ne peux pas vous en parler encore mais rassurez-vous, dès que je le pourrais, vous ferai un article qui détaillera tout en détail pour vous raconter cette histoire hallucinante qui m'arrive.

    Après, ce que je vous conseille de faire aussi c'est qu'une fois que votre projet est fini, pensez à lancer une phase de contrôle. Ça personne ne le fait, mais c'est pas mal de récupérer le code des projets qui vous ont inspiré ou projet concurrents, de le poser à côté du vôtre et faire vous-même ou demander à un agent IA une comparaison, un peu comme la passe sécurité que vous faites en fin de projet.

    Reprendre une fonctionnalité qu'on trouve bien ailleurs et la réimplémenter dans son projet, c'est normal et c'est ce que tout le monde fait d'ailleurs. Mais reprendre le nom, le look de l'interface et le code, qui plus est, sans mentionner la licence, c'est vraiment moche. Et c'est exactement ce que peut faire votre agent IA dans votre dos, alors soyez vigilant parce qu'après, vous pourrez dire que vous ne le saviez pas, tout le monde vous traitera de voleur. La frontière est là, et il n'y a qu'une comparaison explicite du code et de l'interface qui vous dira de quel côté vous êtes tombé...

    Source

  • Tuesday 11 August 2026 - 09:07
    "Si vous devez désactiver la moitié des paramètres du système, désinstaller une douzaine de logiciels préinstallés inutiles, bidouiller le registre et/ou les stratégies de groupe pour modifier des choses que vous ne comprenez pas, juste en suivant des guides trouvés en ligne, uniquement pour rendre Windows 11 à peine “acceptable”, alors tout le discours du genre «oui mais Linux est plus difficile à installer» a très mal vieilli."

    Je suis totalement d'accord.
    Même utiliser des outils comme Win11Debloat (https://sebsauvage.net/links/?PeijEg) n'a rien de trivial.

    Je pense que les gens qui disent "Linux c'est compliqué" n'ont jamais installé ni Linux ni Windows. (Punaise, SÉRIEUSEMENT, le cauchemard que c'est d'installer Windows 11 😖)
    (Permalink)
  • Tuesday 11 August 2026 - 08:59
    En complément de Pi-Hole, si vous voulez aller plus loin, on me signale ce projet.
    Il a les mêmes fonctions que Pi-Hole, mais a l'avantage:
    - de pouvoir faire du clustering (config qui se répercute sur plusieurs serveurs Technitium DNS)
    - de pouvoir faire serveur autoritaire.
    - support DNS-over-TLS / DNS-over-HTTPS / DNS-over-QUIC sur le réseau local.
    (Permalink)
  • Tuesday 11 August 2026 - 08:54
    Bonjour,

    Je cherche actuellement quelques annuaires ou sites de qualité sur lesquels il serait pertinent de référencer un site consacré aux jeux HTML5 en...

    Read more
  • Tuesday 11 August 2026 - 08:44
    ✋🏻⛔️Avec un #PiHole sur votre réseau local qui bloque les publicités et trackers, non seulement les pages web se chargent plus vite, mais cela augmente la *sécurité*.

    - TOUTES les machines du réseau local voient leurs publicités et trackers bloqués PAR DÉFAUT. Pas besoin de faire une configuration machine par machine. (1️⃣)
    - Meilleures performances des appareils (puisqu'ils ne gaspillent plus de ressources à afficher des publicités).
    - Cela bloque les publicités dans les pages web, mais aussi dans les applications (Android par exemple).
    - Plus de bande passante gaspillée en chargement de publicité.
    - Les réseaux publicitaires étant porteurs de logiciels malveillants, cela améliore la *sécurité*.

    👉 Mais ce n'est pas tout: Pi-Hole agissant comme un cache DNS, cela améliore également la vitesse des résolutions.
    Au lieu d'une résolution DNS qui prend 50 à 500 milli-secondes par requête DNS, on descend à 0,1 - 0,03 milli-secondes.
    Sur mon réseau, 80% des requêtes tombent dans le cache.
    Donc cela améliore aussi les performances. 🚀


    1️⃣ : Je vous recommande *quand même* d'avoir un uBlock-origin installé dans chaque navigateur !
    (Permalink)
  • Tuesday 11 August 2026 - 08:01
    L'association lot-et-garonnaise Quat'Pattes suit l'évolution encourageante mais non sans embûches de Bella, chienne rescapée d'une famille mal-aimante. Le Staffordshire Bull Terrier a dû être opéré d'urgence à ses...
  • Tuesday 11 August 2026 - 07:30

    Goossip #1

    Les crawlers de Google renvoient parfois des requêtes différentes de GET et POST

    Gary Illyes a confirmé sur LinkedIn que les robots d'exploration de Google n'envoient pas uniquement des requêtes HTTP GET et POST, mais aussi des requêtes HEAD, OPTIONS, PUT, PATCH et DELETE, en réponse à plusieurs questions reçues à ce sujet ces dernières semaines.

    Ces types de requêtes (HEAD, OPTIONS, PUT, PATCH, DELETE) représentent moins de 1,5% du total des requêtes envoyées par l'ensemble des crawlers Google. Leur origine : le JavaScript. Selon Gary Illyes, c'est du code JS présent sur les pages qui déclenche ces requêtes lors du processus de rendu effectué par Google.

    Source : Search Engine Roundtable

    Taux de fiabilité : ⭐⭐⭐ On est d'accord !

    En résumé, rien d'alarmant : ce comportement est marginal et lié au rendu des scripts JS, pas à une nouvelle pratique de crawl volontaire de Google.

    L’article "Goossips SEO : Crawlers" a été publié sur le site Abondance.

  • Tuesday 11 August 2026 - 06:09
    Trois verres d'eau posés sur une table en bois, éclairés par le soleil qui traverse le verre et projette des reflets lumineux et des ombres circulaires.Fatigue diffuse et baisse d'énergie ? Découvrez pourquoi la transition de la rentrée se joue d'abord dans votre corps.
  • Tuesday 11 August 2026 - 01:47
  • Monday 10 August 2026 - 22:49

    Vous venez de voir passer un lien sur un réseau social promettant des dés gratuits pour Monopoly GO. Avant de cliquer, un réflexe peut vous éviter de perdre votre compte ou vos données personnelles : vérifier quelques détails techniques simples qui séparent un vrai lien d’une arnaque bien déguisée.

    Domaines de redirection officiels des liens Monopoly GO

    Le premier indice …

    L’article Comment repérer un vrai lien Monopoly GO gratuit parmi les faux ? est apparu en premier sur Ma Gazette.

  • Monday 10 August 2026 - 21:37
    from PepSEO

    Les candidats à la naturalisation française cherchent souvent une liste de « 200 questions » pour préparer leur entretien. Le programme officiel encadré par le décret n° 2025-647 et l’arrêté du 10 octobre 2025 en compte pourtant 258, réparties en 5 thématiques. L’écart entre ce chiffre mythique de 200 et la réalité du QCM civique 2026 change la façon de …

    L’article 200 Questions naturalisation 2026 : entraînez-vous avec des quiz interactifs est apparu en premier sur PEPSeo.

  • Monday 10 August 2026 - 20:53
    Tiens, encore un bug de privilege escalation.
    (Permalink)
  • Monday 10 August 2026 - 18:02
    Un des prestataires de Steam, la célèbre plateforme de jeu vidéo, a été victime d'une cyberattaque. Les informations personnelles d'une partie des acheteurs de matériel de la marque en Europe ont été dérobées.
  • Monday 10 August 2026 - 16:16
  • Monday 10 August 2026 - 16:11
    Très originale dans son principe, LibreFind est une appli Android qui indique le "score de souveraineté numérique" de votre smartphone en se basant sur le nombre d'applications propriétaires et open source. Mais elle a quelques limites...
  • Monday 10 August 2026 - 16:04

    C’est une avancée majeure pour la dignité humaine qui a été adoptée ce lundi par le Sénat. À partir du 1er septembre, les hommes déclarant « souffrir de martyr » pourront demander une euthanasie rapide en se rendant sur le site jesuisunhommeetjesouffre.gouv. Nez bouché, mal de gorge, petite écharde ou encore surcharge mentale face à une double tâche ménagère, au total, ce sont 360 motifs différents qui donneront accès automatiquement à une injection létale de 500 grammes de propofol par une infirmière assermentée. 

    Pour Laurent Montaigne, chef des soins palliatifs de l’Hôpital Saint-Joseph (Paris), cette annonce est un vrai soulagement. « Tous les jours on voit arriver des hommes dans des états lamentables. Pas plus tard que ce matin, on a admis un patient, la quarantaine, qui s’est cogné le gros orteil contre un coin de meuble. Un légume. », raconte-t-il. Une situation dramatique qui ne date pas d’hier. « Notre plus vieux patient, c’est Joseph. Il est arrivé ici en 1988 quand j’étais encore interne après s’être entaillé le bout du pouce avec une feuille de papier Canson. », poursuit-il en nous montrant un patient plongé dans un coma artificiel, un gros bandage sur le pouce. « De savoir qu’on peut enfin le libérer de ses souffrances aujourd’hui, honnêtement, ça fait vraiment du bien », confie-t-il, une larme roulant sur sa joue. 

    Une annonce qui a provoqué une levée de boucliers de la part des « pro-life », jugeant cette nouvelle loi « décadente », « mortifère » et « profondément lâche ». Face à la polémique, Emmanuel Macron a rappelé que la mesure ne concernera que les hommes, les femmes quant à elles « devront continuer à survivre avec 39 de fièvre, deux enfants, des douleurs menstruelles et une réunion Teams ».

    L’article L’aide à mourir désormais proposée aux hommes en cas de gros rhume  est apparu en premier sur Le Gorafi.fr Gorafi News Network.

  • Monday 10 August 2026 - 16:04

    C’est une avancée majeure pour la dignité humaine qui a été adoptée ce lundi par le Sénat. À partir du 1er septembre, les hommes déclarant « souffrir de martyr » pourront demander une euthanasie rapide en se rendant sur le site jesuisunhommeetjesouffre.gouv. Nez bouché, mal de gorge, petite écharde ou encore surcharge mentale face à une double tâche ménagère, au total, ce sont 360 motifs différents qui donneront accès automatiquement à une injection létale de 500 grammes de propofol par une infirmière assermentée. 

    Pour Laurent Montaigne, chef des soins palliatifs de l’Hôpital Saint-Joseph (Paris), cette annonce est un vrai soulagement. « Tous les jours on voit arriver des hommes dans des états lamentables. Pas plus tard que ce matin, on a admis un patient, la quarantaine, qui s’est cogné le gros orteil contre un coin de meuble. Un légume. », raconte-t-il. Une situation dramatique qui ne date pas d’hier. « Notre plus vieux patient, c’est Joseph. Il est arrivé ici en 1988 quand j’étais encore interne après s’être entaillé le bout du pouce avec une feuille de papier Canson. », poursuit-il en nous montrant un patient plongé dans un coma artificiel, un gros bandage sur le pouce. « De savoir qu’on peut enfin le libérer de ses souffrances aujourd’hui, honnêtement, ça fait vraiment du bien », confie-t-il, une larme roulant sur sa joue. 

    Une annonce qui a provoqué une levée de boucliers de la part des « pro-life », jugeant cette nouvelle loi « décadente », « mortifère » et « profondément lâche ». Face à la polémique, Emmanuel Macron a rappelé que la mesure ne concernera que les hommes, les femmes quant à elles « devront continuer à survivre avec 39 de fièvre, deux enfants, des douleurs menstruelles et une réunion Teams ».

    L’article L’aide à mourir désormais proposée aux hommes en cas de gros rhume  est apparu en premier sur Le Gorafi.fr Gorafi News Network.

  • Monday 10 August 2026 - 15:47
  • Monday 10 August 2026 - 14:43
    from Korben

    Le média Distilled a recoupé trois permis de construire déposés auprès des autorités texanes avec des images satellite montrant un défrichement démarré le 24 juillet. Amazon a confirmé derrière : le projet GW Ranch, dans le comté de Pecos, est bien le sien.

    La centrale est développée par Pacifico Energy sur un terrain de plus de 8 000 acres, soit environ 3 240 hectares. Elle alignera jusqu'à 35 turbines à gaz pour 7,65 gigawatts, complétées par 1,8 GW de stockage sur batteries et 750 mégawatts de solaire installés sur place.

    La particularité du projet, c'est son raccordement : il n'y en a pas.

    GW Ranch fonctionne en réseau privé, isolé d'ERCOT, le réseau électrique texan. Amazon a acheté le site et achètera l'électricité produite, sans passer par la file d'attente d'interconnexion qui immobilise les autres projets pendant des années. C'est le premier campus de data centers IA hors réseau de l'entreprise.

    L'argument commercial est prêt depuis longtemps. Amazon explique que son campus est alimenté par une production nouvelle sur site qui n'augmentera pas la facture d'électricité des familles texanes, et techniquement, c'est exact.

    Le permis délivré en janvier par la TCEQ, l'agence environnementale du Texas, autorise jusqu'à 33 millions de tonnes de CO2 par an. La centrale au charbon la plus émettrice du pays, James H. Miller Jr. en Alabama, tourne autour de 16 millions de tonnes. Le plafond texan est donc au double.

    Ce chiffre reste un plafond d'autorisation et pas une prévision, puisqu'une centrale ne tourne jamais à pleine charge toute l'année. Mais un permis calibré à ce niveau signifie que l'exploitant s'est ménagé la place pour le faire.

    Le calendrier est serré. Premier électron visé au premier trimestre 2027, un gigawatt en service en 2028, cinq gigawatts et plus d'ici 2031. Pacifico avait annoncé le projet à 5 GW, il est monté à 7,65 en cours de route.

    Trente-cinq turbines à gaz allumées en 2026 pour faire tourner des modèles d'IA, ça pique un peu quand même.

    Environ 59 projets du même genre sont annoncés aux États-Unis, pour près de 90 GW cumulés. Amazon reste signataire du Climate Pledge, qu'elle a cofondé. Interrogée sur cette situation, l'entreprise répond que le monde est différent de ce qu'il était à l'époque. Ah ben d'accord.

    Source : Distilled.earth

  • Monday 10 August 2026 - 14:25
    Engwe frappe fort avec le O20 Boost, un nouveau vélo électrique pliant qui cumule les qualités et les astuces. Puissant, endurant, maniable, confortable et très pratique, il a tout pour devenir une référence, surtout à ce prix !
  • Monday 10 August 2026 - 14:10

    Google a annoncé jeudi dernier une mise à jour majeure de sa fonction « Ask Maps », qui gagne en autonomie. Au-delà des informations, l'outil peut désormais accomplir des tâches concrètes pour l'utilisateur, en s'appuyant sur des plateformes partenaires. Cette évolution illustre la volonté de Google de transformer son application de navigation en véritable assistant du quotidien.

    Ce qu'il faut retenir :

    • Ask Maps peut désormais commander de la nourriture, réserver un hôtel et trouver des billets pour des événements, via des plateformes partenaires comme Square, Toast ou Uber Eats.
    • La fonction Personal Intelligence permet à l'outil de personnaliser ses réponses en puisant dans Gmail et Google Calendar de l'utilisateur, mais elle est désactivée par défaut.
    • Ask Maps garde désormais en mémoire les conversations précédentes, ce qui permet de reprendre une recherche ou un projet de voyage là où on l'avait laissé.
    • Les fonctionnalités de commande, réservation et billetterie sont pour l'instant réservées aux utilisateurs américains, tandis que Personal Intelligence et le widget de transit en temps réel sont déployés dans tous les marchés où Ask Maps est disponible.

    Commander à manger et réserver un hôtel directement depuis Maps

    Concrètement, un utilisateur peut désormais taper une requête comme « où puis-je commander un avocado toast vegan et un latte au lait d'avoine près de chez moi » dans Ask Maps. L'outil affiche alors les restaurants à proximité qui proposent ces plats. En sélectionnant un établissement, il suffit de cliquer sur « commander en ligne » pour passer commande via une plateforme partenaire comme Square, Toast ou Uber Eats. Ask Maps ajoute les articles au panier, et l'utilisateur peut compléter sa commande et payer directement sur la plateforme choisie.

    La même logique s'applique à la réservation d'hôtel. En formulant une demande précise, par exemple pour trouver un hôtel bien noté et pas trop cher, avec une ambiance particulière, proche d'une salle de sport et de restaurants, Ask Maps compare les prix et vérifie les disponibilités avant de proposer une sélection d'options. Il suffit ensuite de cliquer pour être redirigé vers le site du partenaire afin de finaliser la réservation.

    L'outil permet également de dénicher des spectacles ou des concerts à proximité, avec des liens directs pour acheter les billets.

    Une personnalisation basée sur Gmail et l'agenda, mais désactivée par défaut

    Avec Personal Intelligence, Ask Maps va plus loin en s'appuyant sur les emails et le calendrier de l'utilisateur pour donner des réponses sur mesure. On peut par exemple demander à quelle heure on atterrira à Vancouver lors d'un prochain vol, ou se faire recommander des restaurants et activités près de son hôtel de réservation.

    Cette fonctionnalité reste toutefois optionnelle et n'est pas activée automatiquement, ce qui laisse à chacun le choix de partager ou non ces données personnelles avec l'outil.

    Autre nouveauté notable, Ask Maps mémorise désormais les échanges précédents. Il devient ainsi possible de demander à l'outil quelles activités il avait suggérées pour un voyage à Seattle, par exemple, et de continuer à planifier son séjour sans repartir de zéro.

    Enfin, Google lance un widget de transit en temps réel dans Ask Maps, permettant de suivre les retards et les conditions de circulation au fil de leur évolution.

    L’article "Google Maps devient un assistant capable de commander votre repas et réserver votre hôtel" a été publié sur le site Abondance.

  • Monday 10 August 2026 - 14:09

    C’est par un communiqué que le média LEGEND a fait savoir qu’une enquête interne allait  être ouverte afin de faire toute la lumière sur les comportements de l’animateur de 41 ans au cœur de la tourmente. Une enquête qui sera menée par une personnalité reconnue pour sa parfaite connaissance du dossier Guillaume Pley : Guillaume Pley

    « Nous avons longuement réfléchi à la personne la plus compétente pour enquêter sur Guillaume Pley et un nom s’est rapidement imposé : Guillaume Pley », aurait expliqué le fondateur de LEGEND Guillaume Pley. Selon nos informations, l’enquête aurait d’ailleurs déjà débuté avec une première audition particulièrement éprouvante. Pendant près de trois heures, Guillaume Pley aurait confronté Guillaume Pley à une série de questions préparées par son armée de stagiaires. Une confrontation qualifiée de « sans concession » par Guillaume Pley, qui assure que Guillaume Pley n’a bénéficié d’aucun traitement de faveur.

    En attendant les conclusions définitives, LÉGEND appelle à respecter la présomption d’innocence de son fondateur. « Il faut désormais laisser Guillaume Pley travailler sereinement et attendre de savoir ce que Guillaume Pley va révéler sur Guillaume Pley » a conclu Guillaume Pley.

    L’article Le média LÉGEND annonce que l’enquête interne sur Guillaume Pley sera réalisée par Guillaume Pley  est apparu en premier sur Le Gorafi.fr Gorafi News Network.

  • Monday 10 August 2026 - 14:09

    C’est par un communiqué que le média LEGEND a fait savoir qu’une enquête interne allait  être ouverte afin de faire toute la lumière sur les comportements de l’animateur de 41 ans au cœur de la tourmente. Une enquête qui sera menée par une personnalité reconnue pour sa parfaite connaissance du dossier Guillaume Pley : Guillaume Pley

    « Nous avons longuement réfléchi à la personne la plus compétente pour enquêter sur Guillaume Pley et un nom s’est rapidement imposé : Guillaume Pley », aurait expliqué le fondateur de LEGEND Guillaume Pley. Selon nos informations, l’enquête aurait d’ailleurs déjà débuté avec une première audition particulièrement éprouvante. Pendant près de trois heures, Guillaume Pley aurait confronté Guillaume Pley à une série de questions préparées par son armée de stagiaires. Une confrontation qualifiée de « sans concession » par Guillaume Pley, qui assure que Guillaume Pley n’a bénéficié d’aucun traitement de faveur.

    En attendant les conclusions définitives, LÉGEND appelle à respecter la présomption d’innocence de son fondateur. « Il faut désormais laisser Guillaume Pley travailler sereinement et attendre de savoir ce que Guillaume Pley va révéler sur Guillaume Pley » a conclu Guillaume Pley.

    L’article Le média LÉGEND annonce que l’enquête interne sur Guillaume Pley sera réalisée par Guillaume Pley  est apparu en premier sur Le Gorafi.fr Gorafi News Network.

  • Monday 10 August 2026 - 13:24

    En décembre 2024, j’avais fait un article : 50 000 km en EV : où en est la dégradation de la batterie ?.

    J’y faisais une mesure de la dégradation de la batterie, un phénomène qui se produit naturellement avec les batteries rechargeables, avec l’usage et avec le temps.
    J’avais alors la voiture depuis 1,5 ans et 50 000 km, et la batterie avait perdu très peu de capacité : à pleine charge, elle indiquait contenir 73,7 kWh, pour une capacité prévue initialement de 74,0 kWh (capacité « catalogue »).

    Je m’y donnais rendez-vous à 100 000 km.
    Nous y voilà. Je les ai dépassés il y a quelques jours.

    J’ai donc décidé de refaire l’expérience. Cette fois-ci, nous sommes en été, l’autre fois nous étions en plein hiver. J’ai entrepris la même méthode de calcul : une décharge complète, suivie d’une charge complète, histoire que les compteurs d’énergie (entrante, et sortantes) se recalibrent correctement. C’est quelque chose qui se fait avec les charges et décharges normales lors de l’utilisation quotidienne, mais un bon recalibrage complet est supposé être plus juste : c’est la méthode des constructeurs eux-mêmes pour mesurer la capacité résiduelle d’une batterie.

    Dégradation après 100 000 km

    Après 100 000 km roulés, j’ai une capacité restante de 73,1 kWh (sur 74 kWh prévus). J’aurais donc perdu environ 1,2 %.

    Mon dieu, c’est absolum…

    … Ah non, en fait la perte d’autonomie est anecdotique et à des années-lumières de ce que la psychose ambiante pourrait laisser penser.

    À ce rythme, je perdrais la totalité de la batterie après 8 330 000 km et dans 250 ans.
    Évidemment, l’usure n’est pas linéaire, c’est pour ça que j’ai mis « à ce rythme ». Mais ça donne tout de même une idée de l’absurdité de l’inquiétude autour de ça : certaines choses seront usées bien avant, mais la batterie semble partie pour durer. De plus, je le redis là aussi : même si je perds 25 %, la voiture roulera exactement comme avant. Ce n’est pas comme perdre 25 % des pistons sur un moteur à pistons, où ça avancera légèrement moins bien.

    On est en 2026 — ou 2023, pour l’année de fabrication de ma voiture — et les voitures électriques ne sont plus une nouveauté, les batteries non plus : les problèmes initiaux ont été corrigés (ou très fortement mitigés), la technologie adaptée et les craintes n’ont plus lieu d’être.
    Là où les premières Nissan Leaf et les premières Renault Zoé n’avaient pas de gestion thermique de la batterie, et s’usaient donc prématurément dans les climats très chauds ou très froids, ou lors des utilisations intensives répétées, perdant ainsi jusqu’à 30 % en quelques années, aujourd’hui ces problèmes sont palliés avec une gestion thermique adaptée et une chimie révisée.

    Et ça marche. Les statistiques montrent clairement que l’usure des batteries est beaucoup plus faible aujourd’hui.

    Il faut dire quand-même qu’il apparaît, études après études, retour après retours, que les packs batteries fabriquées par le groupe Hyundai-Kia pour la plateforme eGMP sont parmi les plus résistantes à l’usure et au temps : leur dégradation est parmi la plus basse du marché.

    Malgré ça, même sur les autres voitures, on est très loin des dégradations et des pertes d’autonomies que l’on imaginait il y a 10-15 ans.

    Pourquoi le module OBD indique toujours un état de santé de 100 %, si je suis à 98,8 % ?

    Comme j’expliquais sur mon article des 50 000 km, le système de la voiture recalibre le 0 % et le 100 % respectivement sur le 5 % et le 96 %. Les raisons sont indiquées dans l’article.
    Il se fait donc que la batterie n’est donc jamais « chimiquement » chargée à 100 % : quand la voiture affiche 100 %, elle est en réalité chargée à 96 %.

    Il semblerait que Hyundai calcule l’état de santé sur les 100 % affichés, et non pas les 100 % réels. Autrement dit, si la batterie perd 2 %, le 100 % affiché correspond toujours à 96 % de la batterie d’origine. La batterie a donc bien perdu 2 %, mais l’autonomie maximale, elle, n’a pas changée. De ce que j’ai compris, c’est ce qu’ils font. Ça n’explique pas pourquoi je descends à 73,1 kWh au lieu de 74,0 kWh.

    Ce chiffre (100 % d’état de santé) est celui utilisé par Hyundai en interne, et aussi celui qu’ils mettent sur le certificat de conformité de la voiture, et aussi celui que vous pouvez faire valoir si vous revendez votre voiture (vu que le constructeur s’en porte garant, a priori). Mais comme on voit, la dégradation réelle peut varier.

    Quoi qu’il en soit, que l’on soit à 98,8 % ou 100 %, dans la pratique, on ne voit aucune différence. Les variations d’autonomie affichées, qui dépendent du style de conduite, de la météo, du type de route, de vos pneus et de leur gonflage font varier l’autonomie affichée bien plus que les 5 à 6 km en moins à cause de l’usure de la batterie.

    Pour moi ce n’est pas un problème. Il faudrait perdre environ 10 % pour que la baisse affichée de l’autonomie commence à vraiment se voir sur le tableau de bord, et il faudrait probablement perdre 25 % pour que mes trajets les plus longs doivent être adaptés.

    D’autres pannes à déclarer ?

    Non. Pas de grosses pannes.

    Je suis à 100 000 km après 3,3 ans et la voiture roule et tout fonctionne encore parfaitement. Je suis également encore sous garantie (5 ans pour la voiture, et 7 ans ou 160 000 km pour la batterie). Premier contrôle technique l’an prochain.

    Petites pannes

    La batterie 12 V

    L’an dernier j’ai dû changer ma batterie 12 V. Je ne considère pas ça comme une panne importante : rien n’a cassé, c’est juste une pièce d’usure qu’il a fallu remplacer. Certes, un peu tôt par rapport à ce qu’on a l’habitude (3 à 5 ans, normalement), mais après ça, tout est de nouveau opérationnel.

    Une vanne de clim.

    La seule panne handicapante (mais non bloquante pour rouler) à ce jour concernait le système de climatisation. Après 13 000 km, en septembre 2023, une trivalve s’est bloquée et le refroidisseur ne pouvait plus alimenter le circuit de clim en froid. Le changement de la valve (sous garantie) a corrigé le problème qui ne s’est plus jamais posé. Les forums montrent que je n’étais pas le seul avec ce problème sur les voitures eGMP de l’époque (Kia EV6, Ioniq5/6…), mais probablement l’un des premiers en France sur la Ioniq 6.

    Les rétroviseurs

    Les rétroviseurs latéraux se baissent quand je recule. C’est une fonction plutôt pratique : les rétroviseurs étant orientés électriquement, ils en ont profité pour programmer le fait qu’ils se mettent en position basse lorsque l’on se met en marche arrière. Ça permet de mieux voir où l’on roule (oui, malgré la caméra 360°, je regarde encore dans mes rétros).

    Parfois — ce n’est pas systématique — ils ne remontent plus complètement quand je repasse en marche avant. Je ne sais pas si c’est un problème matériel ou logiciel : quand je veux le remettre droit avec les boutons, il n’y a aucun problème, tout marche. Ce problème sera signalé la prochaine fois que j’irais au garage Hyundai, ou bien si ça lâche complètement avant. Oui, j’ai essayé de descendre complètement, puis remonter complètement : parfois c’est une recalibration des min- et max- de la course. Mais je ne sais pas si ça a fonctionné.

    Les pneus.

    Alors là, oui, je l’avoue : la voiture bouffe les pneus. Un train de pneus tiennent 30 000 à 35 000 km. C’est peu.

    La voiture pèse 2 tonnes, mais il y a d’autres facteurs aussi : d’autres utilisateurs de la même voiture tiennent 50 000 km, et certains font plus de 50 000 miles sur les forums US, donc ~80 000 km avec un train de pneu.

    Ce n’est donc pas trop, à mon avis, un problème lié au fait que ça soit une voiture électrique : je suis loin de tirer parti du couple moteur indécent à chaque instant, et son poids n’est pas si éloigné non plus de celui de la moyenne des voitures neuves actuelles.

    Parmi les facteurs aggravants : je vis en montagne, avec beaucoup de virages et énormément de dénivelé. Sachant que prendre une monté à 50 km/h équivaut en terme de couple moteur à rouler à 130 km/h. Pareil en descente : il faut réduire sa vitesse et ça revient à solliciter les pneus.

    Enfin, on parle ici des jantes en 20 pouces (sur des pneus en 245/45/20). Ceux-ci, que ce soit Pirelli ou Michelin, je n’ai pas dépassé 33 000 km avec.

    Toutefois, sur mon train de pneus hiver, en 18" (225/55/18), les pneus semblent tenir beaucoup mieux : je vais probablement dépasser 50 000 km avec, ce qui est déjà bien mieux. Pas exceptionnel, mais mieux. Notons qu’en hiver, sur route toujours un peu humide, la gomme glisse plus qu’elle ne se déforme. Elle est aussi moins sollicité par la chaleur.

    Après la déception des Pirelli (qui étaient des pneus sport d’origine dont j’ai donc excusé l’usure rapide), et des Michelin (ePrimacy, pas si éco que ça, donc), j’ai actuellement mis des Hankook Ion Evo (en 20"). On verra si ça change. Sinon, on verra si je passe en 18" pour l’été également. Rien de bloquant pour moi, mais faut quand-même le noter.

    Si j’avais été sur du plat et non dans le Massif Central, le constat aurait été tout autre.

    Inversement, grâce au freinage régénératif, même en montagne, les plaquettes de 100 000 km sont pratiquement neuves. Je ne sais même pas si je vais les changer un jour : je suis un adepte de la régénération, et je n’utilise que très peu la pédale de freinage (uniquement pour les freinages d’urgence en fait, ce qui arrive rarement, donc).

  • Monday 10 August 2026 - 12:52
    La néobanque britannique Revolut vient d'obtenir son agrément bancaire de plein exercice en France. Ce nouveau statut lui ouvre notamment la porte aux produits réglementés français, comme le Livret A ou le PEA.
  • Monday 10 August 2026 - 12:27
  • Monday 10 August 2026 - 12:18
    Brûlez vos idoles: Boy George n'est pas problématique seulement à cause de sa position envers l'Israël: Il a écrit une chanson grâce à l'IA, certains de ses musiciens refusent de la jouer, il menace de les virer.

    Ben moi je vais virer Boy George.
    Bye bye.
    (Permalink)
  • Monday 10 August 2026 - 11:57
    Bonjour,

    Je travaille sur Coupez, un petit outil gratuit pour créateurs vidéo et podcasteurs.

    L'idée : envoyer une vidéo et obtenir un clip vertical 9:16...

    Read more
  • Monday 10 August 2026 - 11:35
    from Korben

    Le Fire TV Stick 4K Select d'Amazon ne tourne pas sous Android. Il tourne sous Vega OS, un système maison basé sur Linux, et ça va foutre en l'air vos projets de player pour votre média center puisque les applications Android n'y ont plus cours, et que l'installation manuelle est verrouillée.

    Il n'y a donc plus de bascule "sources inconnues" planquée dans les réglages, comme sur les Fire TV sous Android. Rien que pour faire apparaître les options développeur, il faut d'abord enregistrer l'appareil auprès d'Amazon avec un compte développeur et même comme ça, aucun APK Android ne se lancera.

    Résultat, Kodi ne tourne pas ! L'application avait déjà été retirée du store d'app Amazon en 2015, mais on la réinstallait tous à la main sur les anciens sticks. Eh bien ce contournement n'est plus possible et côté Jellyfin, malheureusement, le projet n'a toujours pas sorti de client pour Vega OS.

    Bref, Amazon a verrouillé la machine au nom de la sécurité et de la chasse au piratage, comme prévu puisque je vous en parlais déjà en novembre dernier . Sauf que le même verrou bloque aussi la lecture des fichiers qui dorment par exemple sur votre NAS, même si vous les avez rippés vous-même, peu importe que ce soit le dernier Avatar ou une vidéo de vacances.

    Et ce n'est pas un accident de parcours sur un modèle d'entrée de gamme puisque sur sa page développeur , Amazon écrit qu'à partir du 4K Select, tous les futurs Fire TV Stick tourneront sous Vega, donc il n'y aura plus de retour arrière, désolé...

    Par contre, les modèles sous Fire OS restent en vente pour l'instant, et eux acceptent toujours l'installation manuelle. Donc si vous comptiez remplacer le vôtre un jour, vérifiez le nom exact de la référence avant de commander, c'est maintenant que ça se joue !

    Sur un stick qui serait déjà passé à Vega, il reste toutefois Astra, un client tiers compatible Jellyfin et Emby, dispo sur le magasin Amazon mais limité à une lecture basique. Plex passe aussi, mais en H.264 seulement, sauf à transcoder côté serveur. Et de son côté l'équipe Jellyfin dit travailler sur un vrai client Vega sans annoncer de date... Voilà, donc pour le moment c'est compliqué avec Vega mais j'ai bon espoir que des bidouilles et nouveaux outils sortent dans les mois qui viennent.

    Source

  • Monday 10 August 2026 - 11:06
    from Korben

    La dernière release candidate de Linux 7.2 est bien plus "grosse" qu'elle ne devrait l'être à ce stade du cycle, mais cela n'a pas empêché Linus Torvalds de la publier dimanche en attribuant ce trop-plein aux outils IA qui relisent le code du noyau.

    "Je ne peux pas dire que la taille de tout ça m'enthousiasme, mais c'est comme ça : la nouvelle normalité, avec beaucoup de correctifs, dont beaucoup viennent de la revue par divers outils IA."

    Rien ne lui paraît effrayant pour autant, et il ne voit aucune raison de retarder la 7.2. Une grosse taille pour ce noyau, ça veut dire plus de 400 correctifs, signés par plus de 230 personnes alors que dans une Release Candidate en général, c'est le moment où le noyau est censé se calmer avant la sortie. Alors que là, ça ressemble plutôt à un nouveau début de cycle.

    Et ça tape de partout : Pilotes graphiques, son, réseau, systèmes de fichiers, code d'architecture. Les plus gros blocs viennent de s390 et zcrypt, de btrfs qui remet en place une infrastructure interne, et de correctifs netfilter ipset.

    Mais attention au contresens, parce que je l'ai vu passer sur certains tweets d'anti-IA. Torvalds parle de revue de code par des outils IA, et pas d'une IA qui écrirait le noyau à sa place. Sa position de fond, Vincent nous la racontait en juillet quand il envoyait les anti-IA forker le noyau. Ici, ça ne concerne que des outils qui relisent du code existant et signalent des trucs douteux. Après derrière, ce sont des humains qui trient.

    À titre d'exemple, l'un des correctifs de cette rc7 traite un use-after-free dans ptdump, l'interface qui affiche les tables de pages du noyau en clair pour repérer les problèmes de mémoire. C'est ce type de bug qui se transforme en faille et il était là depuis mars 2018 (depuis Linux 4.16).

    C'est Syzbot , le robot qui bombarde le noyau d'entrées tordues en continu, qui a levé le lièvre en juin dernier. David Carlier a écrit un premier correctif en s'aidant de Claude Opus 4.8 pour remonter la piste, et Lorenzo Stoakes, mainteneur de la gestion mémoire, l'a retravaillé avant qu'il parte dans la rc7. Il devrait ensuite être rétroporté vers les noyaux stables, donc vers les machines qui tournent aujourd'hui.

    Autre exemple, Greg Kroah-Hartman, qui traque déjà des bugs du noyau avec une IA locale , vient de faire retirer le pilote Moxa Intellio, soit près de 2200 lignes écrites en 1999 qui supporte certaines cartes série multiports. Alors pourquoi est-ce qu'il a fait ça ? Eh bien il écrit dans son patch que : "C'est un très vieux pilote, aucun matériel connu ne circule encore pour lui, et la société dit ne plus en avoir besoin, alors retirons-le puisque les LLM commencent à venir le titiller et à y trouver des choses "intéressantes" qui vont juste faire perdre du temps à tout le monde, vu qu'il ne sert plus...".

    Voilà donc un autre effet de l'analyse de code par IA. Elle oblige les mainteneurs de projet à tailler dans le gras pour virer du code obsolète que des modèles de langage viendraient renifler d'un peu trop près. Ça ne peut pas faire de mal.

    Pour moi, le vrai risque de ces outils sur un projet ouvert tient au volume. Un flot de signalements produits par des gens qui ne relisent pas ce qu'ils envoient, où plus personne ne distingue l'hallucination du vrai bug, et là ça partirait en eau de boudin. Mais comme le noyau, lui, garde des mainteneurs qui comprennent les tenants et les aboutissants de ce qu'ils lisent, ça se passe très bien. Même si la quantité de problèmes remontés surprend Linus.

    Voilà, si cette nouvelle version du noyau vous intéresse, sachez qu'elle devrait normalement sortir la semaine prochaine en version finale.

    Source

  • Monday 10 August 2026 - 10:50
    from Korben

    Je m'en doutais un peu mais c'est confirmé, derrière chaque session GeForce NOW tourne un vrai Windows, et cette machine virtuelle est moins verrouillée qu'elle en a l'air. En effet, une démo du moddeur Zortos montre le service qui s'ouvre non pas sur un jeu, mais sur un bureau complet, avec barre des tâches, menu démarrer et icônes.

    La manip passe par le jeu Trove... Pendant le lancement, Zortos ouvre le navigateur web intégré de Steam, se balade dans les dossiers de la machine, récupère un exécutable et remplace quelques chemins dans le répertoire du jeu. Au démarrage suivant, Windows s'affiche alors à la place du jeu. Tout ça repose sur SalsaNOW , un outil open source signé dpadGuy.

    Une fois le bureau ouvert, la machine encaisse à peu près tout ce qui ne réclame pas de droits administrateur. Zortos y a fait tourner Wallpaper Engine pour les fonds animés et LM Studio avec le modèle Gemma 4. Et pour les logiciels qui exigent une installation privilégiée, ils peuvent sans souci être préparés en version portable sur son propre PC, puis décompressés là-haut.

    Reste que ce bureau est un bac à sable. La session tourne en compte utilisateur simple, donc pas de droits administrateur, pas d'anticheat noyau, et beaucoup d'installations qui finissent sur un refus d'accès.

    L'autre mur, c'est la persistance. Sans l'option de stockage payante, tout disparaît à la déconnexion. Et même en la prenant, la machine ne conserve que vos Documents, l'AppData du compte, baptisé kiosk, et le contenu du lecteur I:. Tout le reste repart de zéro à la session suivante, et fermer l'explorateur de fichiers coupe la connexion sur-le-champ.

    Dernier filtre, et pas le moindre, ça ne fonctionne que sur les abonnements payants, ceux dont je détaillais les formules quand Nvidia a sorti son client Linux natif . L'offre gratuite est hors jeu, tout comme les GeForce NOW opérés par les partenaires alliance.

    Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus

    Maintenant, qu'en est-il du règlement ? Eh bien comme vous vous en doutez, les conditions d'utilisation interdisent formellement de contourner les mécanismes de sécurité ou d'authentification du service, et Nvidia se réserve le droit de suspendre ou de restreindre un compte à sa discrétion. En cas de suspension, la période coupée n'est pas remboursée.

    Mais à ce jour, aucun bannissement lié à ces méthodes n'a été rapporté, et Nvidia n'a sorti ni correctif ni communiqué. Voilà, c'est rigolo comme bidouille, mais si vous vous lancez, c'est votre compte que vous mettez en jeu.

    Reste maintenant à voir combien de temps la porte restera ouverte.

    Source

  • Monday 10 August 2026 - 10:23
    Bonjour à tous,

    Je travaille depuis quelques semaines sur la détection automatique de pages
    qui freinent le SEO (contenu canibalisé, trafic nul, pas de...

    Read more
  • Monday 10 August 2026 - 10:05

    Bélier : Vous développerez une addiction aux mots fléchés, ce qui pourra causer votre perte (mais cela vaudra le coup).  

    Taureau : Vous serez remplacé(e) par un robot-cuiseur de chez LIDL. On ne regrettera pas l’échange.

    Gémeaux : Vous casserez un rétroviseur sans faire exprès. Prenez la fuite, car il ne faut jamais assumer ses erreurs.

    Cancer : Vous parlerez avec quelqu’un qui a encore des miettes de pain dans sa barbe. Restez calme.

    Lion : Si c’est la semaine de votre anniversaire, vous voudrez le fêter parce que vous êtes égocentrique, mais personne ne sera dispo (que ça vous serve de leçon).

    Vierge : Pour survivre à la canicule, vous suivrez la tendance du moment qui consiste à s’insérer deux glaçons dans le rectum. Attention.

    Balance : L’éclipse de soleil vous poussera à sacrifier un collègue de travail. Soyez exigeant(e) et sans pitié.

    Scorpion : Vous regarderez le JT de 20h en pensant encore que les journalistes sont neutres. Pauvre truffe !

    Furet : Vous vendrez des fausses lunettes de protection pour l’éclipse, ce qui vous rendra riche aux dépens de la santé d’autrui. Bravo !

    Sagittaire : Vous serez témoin d’OVNI mais le monde va assez mal comme ça, alors personne ne vous écoutera.

    Capricorne : Si vous êtes locataire, votre propriétaire vous dira qu’il est « obligé d’augmenter le loyer » parce qu’il veut juste davantage d’argent.

    Verseau : Amourette d’été avec un candidat à la primaire PS. Vous finirez déçu(e) ou trahi(e), ou les deux.  

    Poissons : Vous vous lancerez dans une danse de la pluie pour aider les agriculteurs. Si vous échouez, ils vous haïront. Si vous réussissez, vous deviendrez la nouvelle Karine Lemarchand.

    L’article Horoscope du 10 août 2026 est apparu en premier sur Le Gorafi.fr Gorafi News Network.

  • Monday 10 August 2026 - 10:05

    Bélier : Vous développerez une addiction aux mots fléchés, ce qui pourra causer votre perte (mais cela vaudra le coup).  

    Taureau : Vous serez remplacé(e) par un robot-cuiseur de chez LIDL. On ne regrettera pas l’échange.

    Gémeaux : Vous casserez un rétroviseur sans faire exprès. Prenez la fuite, car il ne faut jamais assumer ses erreurs.

    Cancer : Vous parlerez avec quelqu’un qui a encore des miettes de pain dans sa barbe. Restez calme.

    Lion : Si c’est la semaine de votre anniversaire, vous voudrez le fêter parce que vous êtes égocentrique, mais personne ne sera dispo (que ça vous serve de leçon).

    Vierge : Pour survivre à la canicule, vous suivrez la tendance du moment qui consiste à s’insérer deux glaçons dans le rectum. Attention.

    Balance : L’éclipse de soleil vous poussera à sacrifier un collègue de travail. Soyez exigeant(e) et sans pitié.

    Scorpion : Vous regarderez le JT de 20h en pensant encore que les journalistes sont neutres. Pauvre truffe !

    Furet : Vous vendrez des fausses lunettes de protection pour l’éclipse, ce qui vous rendra riche aux dépens de la santé d’autrui. Bravo !

    Sagittaire : Vous serez témoin d’OVNI mais le monde va assez mal comme ça, alors personne ne vous écoutera.

    Capricorne : Si vous êtes locataire, votre propriétaire vous dira qu’il est « obligé d’augmenter le loyer » parce qu’il veut juste davantage d’argent.

    Verseau : Amourette d’été avec un candidat à la primaire PS. Vous finirez déçu(e) ou trahi(e), ou les deux.  

    Poissons : Vous vous lancerez dans une danse de la pluie pour aider les agriculteurs. Si vous échouez, ils vous haïront. Si vous réussissez, vous deviendrez la nouvelle Karine Lemarchand.

    L’article Horoscope du 10 août 2026 est apparu en premier sur Le Gorafi.fr Gorafi News Network.

  • Monday 10 August 2026 - 09:56
    L'application Météo de Microsoft bouffe 1,2 Go de RAM. 🤷‍♂️
    Excusez-moi, mais on ne peut pas appeller cette entreprise "professionnelle".
    (Permalink)
  • Monday 10 August 2026 - 09:42
    Je réalise que ça fait 25 ans (!) que mon hébergeur héberge à titre gracieux mon site sur son infra, sans jamais avoir rien demandé en retour, sans jamais avoir tenté la moindre influence. C'est top de tomber sur des gens bien. 🤗
    Donc, à nouveau, un grand grand merci à ScalarX et à Christophe Casalegno 💚
    (Permalink)
  • Monday 10 August 2026 - 09:19
    Un développeur a créé une application complète grâce à l'IA Claude... pour se rendre compte quelque temps plus tard que Claude avait complètement plagié une application existante. Jusqu'à cloner un bug dans l'application d'origine (que le développeur avait ensuite corrigé).

    RAPPEL : Si vous codez avec une IA, cela peut *juridiquement* vous mettre en danger SANS QUE VOUS EN SOYEZ CONSCIENT⋅E.
    (Permalink)
  • Monday 10 August 2026 - 08:32
    Un trebuchet (la machine utilisée au moyen-âge pour propulser des pierre et autres projectiles) mais ré-inventée de manière moderne pour envoyer un projectile à une vitesse supersonique : 1247 kilomètres/heure !
    C'est un beau travail d'ingénierie.
    (Permalink)
  • Monday 10 August 2026 - 07:42

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière.


    Tous les liens listés ci-dessous sont a priori accessibles librement. Si ce n’est pas le cas, pensez à activer votre bloqueur de javascript favori ou à passer en “mode lecture” (Firefox) ;-)

    Brave New World

    Spécial IA

    Spécial Israël

    Spécial femmes dans le monde

    Spécial France

    Spécial femmes en France

    Spécial médias et pouvoir

    Spécial emmerdeurs irresponsables gérant comme des pieds (et à la néolibérale)

    Spécial recul des droits et libertés, violences policières, montée de l’extrême-droite…

    Spécial résistances

    Spécial outils de résistance

    Spécial MAGAM et cie

    Les autres lectures de la semaine

    Les BDs/graphiques/photos de la semaine

    Les vidéos/podcasts de la semaine

    Les trucs chouettes de la semaine

    Retrouvez les revues de web précédentes dans la catégorie Libre Veille du Framablog.

    Les articles, commentaires et autres images qui composent ces « Khrys’presso » n’engagent que moi (Khrys).

  • Monday 10 August 2026 - 06:09
    Trousse à crayons à motif d’ancre ouverte sur fond bleu, crayons et onglets colorés qui débordent, à côté d’une tasse de café sur un dessous de bois et d’un petit cactus.Le temps n'efface pas, il colore ! Réunissez des objets hétéroclites aux patines vibrantes pour un tableau multicolore et plein de vie. 🕰️🎨
  • Monday 10 August 2026 - 05:45
  • Monday 10 August 2026 - 02:00

    L’arnaque du bilan carbone

    Pourquoi nous nous sommes fait avoir dans notre soi-disant lutte contre le réchauffement climatique

    Ne plus prendre l’avion, acheter des électroménagers de moindre consommation ou se déplacer en voiture électrique semblent être les mesures antiréchauffement climatique dont j’entends le plus parler. Ça et guillotiner les milliardaires qui voyagent en jet privé. D’ailleurs, les estimateurs de bilan carbone pullulent.

    Mais je suis de plus en plus convaincu que c’est une grossière erreur. Nous sommes en train de compter nos grammes de CO₂ produits et cela a probablement autant d’impact que faire pipi sous la douche. Cela nous occupe pour nous donner l’impression de faire quelque chose tout en permettant aux politiciens de ne surtout rien changer.

    Comprendre le réchauffement climatique.

    Revenons à la base. Il existe sur la planète une quantité fixe de carbone qui est invariable (on peut oublier les très rares apports de météorites). De ce carbone, une grande quantité est prisonnière dans le centre de la terre dont elle s’échappe parfois lors des éruptions volcaniques. Mais simplifions et oublions cela.

    Nous avons donc une quantité de carbone fixe pour la surface et l’atmosphère, que j’appelle « le système surface ».

    Il y a des milliards d’années, il n’y avait pas d’oxygène dans l’atmosphère, mais énormément de gaz carbonique. L’abondance de CO₂ a permis une explosion de la vie, principalement le plancton, extrayant le carbone de l’atmosphère grâce à la photosynthèse. Mais la photosynthèse produit un déchet éminemment toxique pour beaucoup de formes de vies : l’oxygène !

    Cette période porte le nome de « Grande Oxydation ».

    Heureusement, ce processus ayant eu lieu sur des centaines de millions d’années, des formes aérobiques ont eu le temps d’évoluer, formes de vie qui survivaient grâce au processus inverse : consommer de l’oxygène et produire du CO₂ Nous faisons nous-mêmes partie de cette forme de vie. Nous devons donc ingérer du carbone, via l’alimentation, afin de le brûler avec de l’oxygène pour produire de l’énergie et expirer le déchet, le CO₂

    Un point particulièrement important est que la somme du carbone de la surface et du carbone de l’atmosphère n’est jamais modifiée. S’il y a plus de plantes et de planctons, le carbone est fixé sur la surface et dans les océans. S’il y a plus d’humains et d’animaux, il y a un peu plus de carbone dans l’atmosphère. Mais la somme des deux reste constante.

    Lorsqu’un être vivant meurt, quel qu’il soit, son carbone est soit rendu à l’atmosphère via la décomposition (qui est une forme de combustion), soit intégré à un autre être vivant via l’alimentation.

    La fossilisation du carbone

    Une troisième voie est cependant possible. Lorsqu’un « cadavre » s’enfonce dans le sol ou dans un fond marin, son carbone est comme capturé par la planète. Il ne peut plus rejoindre l’atmosphère ni être consommé. Avec le temps et les très hautes pressions, ce carbone se fossilise.

    Les plantes fossilisées deviennent essentiellement du charbon tandis que les autres formes de vie, principalement les espèces de planctons, se transforment en hydrocarbures : pétrole et gaz fossile (aussi appelé « gaz naturel »).

    Le point le plus important de cette fossilisation est qu’elle a retiré énormément de carbone de la surface. Au fil des milliards d’années, le taux de CO₂ de l’atmosphère a donc chuté de manière extrêmement importante, entraînant un refroidissement climatique. Le CO₂ a en effet la propriété de « capturer » la chaleur du soleil comme le ferait une serre. Cette particularité du CO₂ a été mainte fois observée et prouvée depuis la moitié du 19e siècle.

    Avec moins de CO₂ dans l’atmosphère, la terre s’est lentement refroidie, au détriment de certaines espèces, mais au plus grand bonheur d’autres dont l’Homo Sapiens Sapiens. Le « lentement » est important. On parle de dizaines de millions d’années.

    L’extraction du fossile

    Le grand malheur de notre espèce est que, depuis la révolution industrielle, nous avons découvert que ce carbone fossile brûle très bien. C’est donc un formidable réservoir d’énergie, de joules, que chacun veut exploiter. En fait, on sait depuis longtemps qu’il brûle bien, mais les réserves étaient inaccessibles : il fallait plus de joules pour extraire du charbon que ce qu’il produisait en brûlant. L’invention du moteur à vapeur va changer la donne et permettre l’industrialisation des mines de charbon puis des puits de pétrole (relisez « À l’ombre des derricks »).

    Comme me le disait Philippe Samyn, le Joule est l’unité qui fait tourner le monde. Et le carbone fossile en est une fameuse réserve.

    Mais, en brûlant ce fossile, nous remettons en circulation dans l’atmosphère du carbone qui était séquestré depuis des millions ou des milliards d’années.

    Le changement climatique est bel et bien humain, la question ne devrait même pas se poser vu que chaque puits de pétrole, chaque mine de charbon et chaque gisement de gaz n’a, au fond, qu’une seule utilité : remettre dans l’atmosphère du carbone qui n’y était plus depuis des milliards d’années.

    J’espère que cette explication cloue aussi définitivement le bec aux idées absurdes comme le fait que les cyclistes contribuent également au réchauffement climatique en respirant et en mangeant des côtelettes. Que vous mangiez un steak ou une salade de pois chiche, tout le carbone que vous consommez était encore dans l’atmosphère il y a quelques jours. Vous n’ajoutez aucun atome au système de la surface. Par contre, allumez la flamme d’un briquet et vous êtes littéralement en train d’envoyer dans l’atmosphère du carbone qui n’y était plus depuis des milliards d’années.

    Ce billet est également la réponse à l’idée parfois entendue que cette recarbonisation serait « naturelle ». Il a fallu des milliards d’années pour capturer ce carbone que nous relâchons presque totalement en moins de 200 ans ! C’est 10 millions de fois plus vite ! Aucune adaptation du vivant ne peut se faire à cette vitesse !

    Le renouvelable est-il la solution ?

    Intuitivement, vous vous dites qu’il suffit de ne pas utiliser de briquet et de passer à une énergie dite « renouvelable », des joules propres produits sans carbone fossile. Qu’il faudrait consommer « intelligemment » pour savoir combien de grammes de CO₂ ont été produits pour tel ou tel objet.

    Mais c’est à la fois très compliqué à calculer et complètement inutile.

    Tout l’effort pour passer vers le renouvelable se base sur la théorie (essentiellement fausse dans le monde réel) de l’offre et la demande en se disant que « si le renouvelable devient moins cher, les gens n’achèteront plus de pétrole et les puits ne seront plus rentables et donc se fermeront ».

    Cela permet aux néolibéraux de se déclarer écologistes, mais c’est évidemment complètement et dangereusement faux. À l’heure actuelle, la moitié du pétrole extrait sert à déplacer l’autre moitié jusqu’aux pompes ou aux centrales tout en restant l’un des produits les plus rentables du monde !

    Tout le pétrole, charbon et gaz déjà extrait sera consommé, quoi que vous fassiez. Une fois extrait, le carbone fait littéralement partie du système de la surface. À moins d’arriver à convaincre 100% des humains de ne plus utiliser de pétrole ou de charbon et de laisser intactes les réserves mondiales, ce dont je doute fort, il sera brûlé. Même si le pétrole devenait soudain beaucoup trop cher, il serait revendu à perte (vu que déjà extrait). Et il restera toujours un atout stratégique essentiel des armées, ce qui lui confère une valeur intrinsèque importante (le jet supersonique, le missile balistique et le char d’assaut sont difficilement imaginables en version électrique).

    La seule mesure réaliste et efficace pour lutter contre le réchauffement climatique est d’arrêter l’extraction de carbone fossile. Point à la ligne. Tout le reste n’est que poudre aux yeux malhonnête ou confondante naïveté.

    Entendons-nous bien : toutes les mesures « écologiques » sont généralement positives et procurent bien des avantages (moins de particules fines, moins de pollution dans les océans ou les sols …). Je les encourage fortement. Mais, quand on parle du réchauffement climatique, elles nous distraient de l’essentiel.

    Capturer le carbone

    Planter des arbres, c’est pas mal. J’aime beaucoup les arbres. Cela permet de modifier l’équilibre sol/atmosphère, ce qui est toujours appréciable. Mais il faut en planter beaucoup et s’assurer qu’ils ne brûlent pas. Même avec beaucoup d’arbres, le carbone fait désormais partie de notre cycle de surface !

    Prétendre que planter des arbres contrebalance l’extraction fossile est une escroquerie pure et simple, car, en pourrissant ou en brûlant, le carbone de l’arbre va bientôt revenir dans l’atmosphère. Et quand bien même c’est utile, le mécanisme économique des certificats de compensation carbone est une arnaque qui entraîne plus d’émissions !

    C’est également la raison pour laquelle les tentatives d’extraction industrielles du carbone de l’atmosphère sont vouées à l’échec. Il faudrait non seulement extraire plus de carbone qu’on en produit, mais aussi arriver à le fossiliser, à faire en sorte que celui-ci ne puisse plus jamais revenir dans l’atmosphère.

    Certains imaginent capturer le carbone dans le béton de constructions, mais l’échelle est ridicule par rapport à la quantité de carbone fossile qui est extraite à chaque seconde. Et, au fond, mettre du carbone dans nos constructions, ça s’appelle des planches en bois. Mais comparez cela avec la quantité de barils de pétrole extrait à chaque instant.

    De nouveau, on tente de se distraire, d’imaginer toutes les solutions les plus absurdes les unes que les autres. Toute sauf la seule réelle : arrêter l’extraction.

    Parce que je ne vois pas d’autres solutions

    Il suffira de quelques jours froids cet hiver pour faire oublier les canicules de 2026 et entendre les habituels poncifs sur le déni du réchauffement climatique. Et puis, quand bien même le sujet reviendrait dans l’actualité, les militants accuseront les jets privés et les politiques annonceront une prime pour l’installation de panneaux photovoltaïques. Les geeks se rassureront en achetant un smartphone « éthique » avec un chiffre arbitraire de grammes de CO₂ sur la boîte (qui est bien, car entouré en vert).

    Il n’en reste pas moins que chaque litre de pétrole, chaque kilogramme de charbon extrait contribue au réchauffement climatique. Que les entreprises qui se livrent à cette activité sont criminelles, que leurs cadres devraient être traduits en justice pour tous les morts et toutes les catastrophes climatiques. Bref, pour crime contre l’humanité.

    Les états devraient en prendre la mesure et interdire toute importation de produits issus de l’extraction du carbone fossile.

    C’est la seule solution réelle si nous voulons efficacement ralentir puis stopper le réchauffement climatique. Il n’y a pas de demi-mesures possibles. Et, en plus, c’est techniquement assez simple. Il « suffirait » d’une résolution de l’ONU suivie d’un Nuremberg du climat.

    Mais, franchement, vous y croyez vous ?

    Vous connaissez un seul politicien qui pourrait être élu avec cette idée ?

    Alors on va aller faire pipi sous la douche en tentant de se convaincre que la fameuse parabole du colibri n’est pas une pure intoxication néolibérale pour rejeter la culpabilité d’une catastrophe planétaire sur les choix de consommation de l’individu.

    Je suis sans cesse tiraillé entre l’idée qu’il faut que je produise moins de CO₂ et la certitude que, de toute façon, cela ne sert à rien : tout carbone fossile extrait sera bientôt dans l’atmosphère, que ce soit demain ou dans dix ans.

    Il n’y a pas de bilans carbone honnêtes. Il n’y a que le carbone de surface et le carbone fossile. Si nous ne condamnons pas rapidement et durement ceux qui extraient le carbone fossile, le trou qu’ils sont en train de creuser sera la tombe de l’humanité…

    À propos de l’auteur :

    Je suis Ploum et je viens de publier Bikepunk, une fable écolo-cycliste entièrement tapée sur une machine à écrire mécanique. Pour me soutenir, achetez mes livres (si possible chez votre libraire) !

    Recevez directement par mail mes écrits en français et en anglais. Votre adresse ne sera jamais partagée. Vous pouvez également utiliser mon flux RSS francophone ou le flux RSS complet.

  • Sunday 09 August 2026 - 10:00

    Cet article est une republication, avec l’accord de l’auteur, Hubert Guillaud. Il a été publié en premier le 30 septembre 2025 sur le site Dans Les Algorithmes sous licence CC BY-NC-SA.

    Tout l’été, profitez de republications de « Dans Les Algorithmes » ! Rendez-vous tous les dimanches de juillet et d’août pour réfléchir, ensemble, sur les enjeux de l’Intelligence Artificielle.


    L’idée que l’IA serait l’avenir de la science comme on l’entend très souvent est bien plus un moyen d’orienter les investissements qu’une vérité scientifique.

     

     

     

     

     

     

    « Le discours selon lequel l’intelligence artificielle révolutionne la science est désormais quasiment incontournable », rappelle William Burns, consultant en politique scientifique, pour Tech Policy Press. « L’histoire raconte déjà que l’IA n’est pas seulement l’avenir : elle révolutionne les découvertes scientifiques ». Même des gens assez critiques de l’IA et de ses développements disent qu’elle possède des « capacités prometteuses » pour la recherche scientifique, justifiant son développement. Pourtant, l’IA, telle qu’elle est actuellement déployée en science, occulte plus qu’elle ne révèle, exacerbant les problèmes qu’elle prétend résoudre.

    Les chercheuses Lisa Messeri et Molly J. Crockett affirmaient l’année dernière dans Nature que « la prolifération des outils d’IA en science risque d’introduire une phase de recherche scientifique où nous produisons davantage, mais comprenons moins ». Mais surtout, l’usage de l’IA pourrait compromettre la capacité à produire des connaissances fiables, sur lesquelles repose tout l’édifice scientifique. Cette crise annoncée prolonge celle que traverse la recherche depuis le début du XXIe siècle, notamment liée à la stagnation des découvertes pharmaceutiques. Burns rappelle par exemple que le Projet Génome Humain dans les années 90 a été lancé en promettant une prolifération de nouveaux médicaments qui n’est jamais advenue. Un chercheur d’une grande entreprise scientifique expliquait en 2008 que « rien de ce que les entreprises ont fait pour accroître la production de nouveaux médicaments n’a fonctionné, y compris les fusions, les acquisitions, les réorganisations et l’amélioration des processus ».

    Le microbiologiste américain, Carl Woese, opposant à l’ingénierie biologique, estimait, en 2004, que la crise de l’innovation était liée à la généralisation de l’ingénierie du vivant. En 2011, l’économiste Philip Mirowski estimait que le néolibéralisme, obsédé par la technologie, avait tué la rigueur scientifique. La promesse de renouveau scientifique par l’IA s’inscrit pleinement en prolongement de cette crise. En 2023, l’OCDE expliquait que l’IA pourrait venir aider une science devenue « plus difficile ». À l’image d’AlphaFold, le système de pliage des protéines de Google DeepMind, pour lequel Demis Hassabis et John Jumper ont reçu le prix Nobel de chimie en 2024.

    Les protéines ne sont pas des puces de silicium

    AlphaFold a permis de prédire la structure de 200 millions de protéines, mais il serait expérimentalement impossible d’en vérifier n’en serait-ce qu’une fraction. Pour ce faire, « il faudrait généralement isoler des protéines des cellules en quantités importantes – un processus capricieux – puis les soumettre à des techniques telles que la diffraction des rayons X et la résonance magnétique nucléaire. Ces étapes pourraient prendre des années, même pour une seule protéine ». Néanmoins, la philosophe Daria Zakharova a affirmé dans un pré-print que si les prédictions d’AlphaFold sont considérées comme fiables et sont utilisées par les scientifiques, cette « connaissance » est bien imparfaite. « D’un point de vue strictement matériel, AlphaFold n’est pas une représentation du comportement des protéines, mais plutôt du comportement des puces de silicium (sur lesquelles repose le calcul). En ce sens, les inventeurs d’AlphaFold ont avancé l’hypothèse que des puces de silicium pourraient imiter les protéines. Cela soulève la question de savoir comment des matériaux sans lien entre eux, tant chimiquement que spatialement et temporellement, pourraient s’imiter. Au minimum, des preuves substantielles seraient nécessaires pour le prouver. Pourtant, lorsque des efforts ont été déployés pour le vérifier, les résultats ont été mitigés », rappelle Burns. Une étude récente de Garrido-Rodríguez et ses collègues a par exemple soutenu que le calcul d’AlphaFold ne « correspondait pas aux modèles déterminés expérimentalement », faisant référence à une classe de protéines omniprésentes et biologiquement vitales appelées serpines. « De toute évidence, des recherches plus approfondies pourraient être nécessaires sur la fiabilité de l’IA en tant qu’outil prédictif ». Pour Burns, les preuves ne sont pas suffisamment solides à ce stade. Bien sûr, le repliement des protéines est complexe. Leur modélisation est ancienne et repose sur des hypothèses manifestement différentes de leur réalité. Longtemps, ces modèles servaient à interpréter des données d’observation issues de la diffraction des rayons X, et non à créer un modèle informatique, comme avec AlphaFold. Le problème, estime le chercheur en cancérologie et lauréat du prix Nobel de physiologie ou médecine 2019, William G. Kaelin Jr., c’est que la publication doit construire son savoir sur des briques plutôt que sur de la paille.

    Au Royaume-Uni, la UK Biobank, une entreprise publique qui détient des données génétiques sur un sous-ensemble de la population britannique, aurait conclu en mars dernier un partenariat avec des sociétés pharmaceutiques et Calico, filiale d’Alphabet, qui auront accès à ces données pour des études menées avec l’IA. Le projet a été décrit par le Financial Times comme « un exemple emblématique de la manière dont les ordinateurs avancés et les modèles d’intelligence artificielle peuvent exploiter de vastes ensembles de données biologiques pour étudier en profondeur le fonctionnement du corps humain et ses dysfonctionnements potentiels ». Une question se pose cependant : l’exploitation de ces ensembles de données est-elle susceptible de produire des connaissances fiables, même en théorie ? En 2017, ces données ont été décrites comme « non représentatives de la population générale… Les participants à la UK Biobank vivent généralement dans des zones socio-économiquement moins défavorisées ; sont moins susceptibles d’être obèses, de fumer et de consommer de l’alcool quotidiennement ; et présentent moins de problèmes de santé auto-déclarés ». La structure de ces ensembles de données de santé, et d’autres similaires, qui ne sont certainement pas secrets, suscite des doutes. Même les observateurs optimistes doivent l’admettre : si les données sont inadéquates et l’IA opaque, quelle est la valeur épistémique réelle de ces projets ? Le prix Nobel Kaelin Jr. a conseillé : « La question… devrait être de savoir si… les conclusions sont susceptibles d’être correctes, et non de savoir s’il serait important qu’elles soient vraies. »

    Ralentir la science

    Si l’on veut sauver la science de son malaise actuel, des solutions sont déjà possibles, conclut Burns. « Des propositions comme la « slow science » d’Isabelle Stenger semblent valoir la peine d’être tentées, car elles pourraient élargir la charge de la preuve aux affirmations scientifiques et encourager un esprit de service public parmi les scientifiques. Pourtant, si une rénovation épistémique a eu lieu jusqu’à présent dans le domaine scientifique, elle est restée extrêmement timide et n’a pas produit d’effets escomptés. 

    Il faut dire que pour les investisseurs, l’idée que l’IA puisse nous sortir de l’impasse actuelle et donner naissance à toutes sortes d’inventions rentables est doublement séduisante. L’IA est une méthode qui ne nécessite que des capitaux pour sa mise en œuvre et qui peut être réalisée à grande échelle, contrairement à la recherche empirique, centrée sur l’humain et fastidieuse, où l’ingéniosité et la chance (qui ne s’achètent pas si facilement) semblent prédominer. Mais investir dans l’IA est aussi un moyen efficace de maintenir le statu quo, tout en semblant le bouleverser, car il pose l’hypothèse d’un avenir technologique sans les changements systémiques qu’impliquent d’autres réformes. 

    Dans cette optique, nous devons résister au spectacle. L’IA fait vendre une vision du progrès où les algorithmes peuvent révéler les secrets plus rapidement, mieux et à moindre coût ; pourtant, les secrets de la nature ne sont pas si facilement révélés, et la connaissance sans compréhension n’est pas une connaissance du tout. »

    S’il y avait besoin d’une explication supplémentaire, Alberto Romero dans sa newsletter algorithmic Bridge, revient sur une étude du MIT et de Harvard, où les chercheurs se sont demandé si les modèles d’IA pouvaient passer de la simple prédiction au « développement de modèles fiables », en les faisant travailler sur un problème de physique assez classique ? Mais au lieu de tester avec le langage, qui est assez complexe et difficile à analyser, ils se sont concentrés sur la physique classique. Ils voulaient voir si le modèle utiliserait les lois de Newton pour prédire les vecteurs de force à l’origine du mouvement de révolution de la terre autour du soleil ou s’il inventerait simplement ses prédictions sans comprendre la physique réelle. Ils ont conclu que les modèles d’IA font des prédictions précises, mais ne parviennent pas à encoder le modèle universel de Newton et recourent plutôt à des heuristiques spécifiques à chaque cas, non généralisables et fortement incohérents. L’étude montre que « les modèles d’IA sont tout simplement incapables de coder un ensemble de lois robustes pour régir leurs prédictions : ils sont non seulement incapables de retrouver des modèles du monde, mais intrinsèquement mal équipés pour le faire ». Un modèle d’IA d’apprentissage profond est peut-être architecturalement incapable de développer des modèles du monde corrects estiment-ils. Même le rêve que l’IA puisse être utilisée pour améliorer la prédictibilité des modèles climatiques est battue en brèche. Dans leur livre, AI Snake Oil (voir notre recension), les chercheurs Arvind Narayanan et Sayash Kapoor montraient que son amélioration était assez limitée et qu’elle pourrait même atteindre un palier indépassable, à mesure que les phénomènes deviennent plus extrêmes. La croyance dans un progrès scientifique exponentiel porté par l’IA ne sert qu’à raviver les promesses des technosciences comme le disaient déjà Marc Audétat et les chercheurs invités dans Sciences et technologies émergentes : pourquoi tant de promesses ? (Hermann, 2015, voir notre recension). L’idée que l’IA serait l’avenir de la science comme on l’entend très souvent est bien plus un moyen d’orienter les investissements qu’une vérité scientifique.

    MAJ du 25/01/2026 : L’IA va-t-elle tuer la science ou, au contraire, engendrer une révolution scientifique ? C’est la question que pose l’astrobiologiste Sara Imari Walker dans un article pour Noema. Si l’IA peut résoudre le problème du pliage des protéines comme le promettent beaucoup de recherches, que pourrait-elle accomplir d’autre ? Mais si « AlphaFold prédit les structures 3D, il n’explique ni la physique sous-jacente, ni les mécanismes de repliement, ni les ensembles conformationnels dynamiques. Il fonctionne bien pour les protéines composées de la vingtaine d’acides aminés présents dans la biologie terrestre. Pour étudier les protéines issues des centaines d’acides aminés contenus dans les matériaux météoriques, ou pour concevoir de nouvelles protéines thérapeutiques, ce modèle a besoin de données supplémentaires. La limitation ne réside ni dans l’algorithme ni dans sa capacité de mise à l’échelle : les données nécessaires n’existent pas. » 

    Si l’on considère la science uniquement comme la méthode scientifique (observation, hypothèse, vérification, analyse), alors l’automatisation semble inévitable, avance-t-elle. Les algorithmes d’IA réalisent de manière démontrée bon nombre, voire la totalité, de ces étapes, et leurs performances s’améliorent lorsqu’ils sont guidés par des scientifiques.

    Pourtant, si la mise à l’échelle était notre seul besoin, l’IA actuelle offrirait une solution banale à la science : nous pourrions faire plus grâce à des modèles à plus grande échelle. Cependant, l’optimisme autour de l’IA ne se limite pas à l’automatisation et à la mise à l’échelle ; il concerne aussi la théorie de l’esprit. La science diffère radicalement de l’expérience : elle est fondamentalement intersubjective. Si une chose n’existe que dans un seul esprit et ne peut être partagée, elle ne peut devenir une connaissance scientifique. La science exige la vérification mutuelle des observations, la construction d’un héritage de découvertes passées et l’élaboration d’un consensus intergénérationnel sur la réalité. Les modèles scientifiques doivent donc être exprimables par des symboles, des mathématiques et le langage, car ils doivent être reproductibles et interprétables d’un esprit à l’autre. La science est par définition instable car elle n’est pas une caractéristique objective de la réalité : elle se comprend plus justement comme un système culturel évolutif, nourri par la représentation consensuelle et adaptable aux nouvelles connaissances que nous produisons. Notre principal mode de communication des idées scientifiques est la représentation symbolique. Nous communiquons des modèles du monde, et non le monde lui-même.

    Plus fondamentalement, le discours actuel, optimiste, voire arrogant, autour de l’IA et de l’intelligence artificielle générale laisse entendre que ces algorithmes seront « plus qu’humains » dans leur capacité à comprendre et à expliquer le monde, dépassant ainsi ce que certains perçoivent comme les limites de l’intelligence imposées par la biologie humaine. Or, cela est impossible, de par les fondements mêmes de la théorie du calcul et l’héritage de l’abstraction humaine dont ces technologies sont directement issues. Comme l’écrit le physicien David Deutsch, si l’univers est effectivement explicable, les humains sont déjà des « explicateurs universels », car nous sommes capables de comprendre tout ce qu’un système informatique peut comprendre : en termes de capacités de calcul, ordinateurs et cerveaux sont tout aussi universels.

    Les changements de paradigme révèlent que la puissance de la pensée scientifique ne réside pas dans la vérité littérale des théories, mais dans notre capacité à identifier de nouvelles façons de décrire le monde et dans la persistance des structures que nous décrivons à travers différents schémas de représentation.

    Ceci nous amène à comprendre pourquoi l’IA ne peut remplacer les scientifiques. Les controverses et les débats sur le langage et la représentation en science ne sont pas des anomalies ; ils sont inhérents à un système sociétal qui détermine les modèles qu’il privilégie. Les milliards de paramètres d’AlphaFold 3 suggèrent que la parcimonie et la simplicité ne sont peut-être pas les seules voies possibles pour la science. Si nous voulons des modèles qui cartographient le monde avec la plus grande précision possible, la complexité est peut-être nécessaire.

    C’est cette profondeur de sens, inhérente à nos théories, que la science découvre en construisant de nouvelles perceptions sociétales. Une vision superficielle, où la science se contente de créer des modèles prédictifs dépourvus de profondeur et de signification, ne peut la saisir. Lorsqu’un scientifique élabore une théorie, même avant l’évaluation par les pairs, il y a un acte intentionnel d’explication et un travail intérieur de confrontation avec l’intuition et sa représentation. Les modèles d’IA, en revanche, génèrent des prédictions par reconnaissance statistique de formes, un processus très différent.

    « La question fondamentale n’est pas de savoir si l’IA peut faire de la science, mais si les sociétés peuvent construire des représentations partagées et des significations consensuelles avec des algorithmes dépourvus de la création intentionnelle de sens qui a toujours été au cœur de l’explication scientifique.  » L’IA transformera-t-elle la science ? Certainement. Remplacera-t-elle les scientifiques ? Certainement pas, clame Sara Imari Walker. Si nous nous méprenons sur la nature de la science, en confondant l’automatisation des méthodes avec le projet humain de construction, de débat et d’affinage collectifs des représentations symboliques qui nous permettent de comprendre la réalité, l’IA risque d’annoncer la mort de la science : nous manquerons alors l’occasion de l’intégrer pleinement aux systèmes culturels de la science.

    « La science ne se résume pas à la prédiction et à l’automatisation ; l’histoire nous enseigne qu’elle est bien plus que cela. Elle repose sur un consensus explicatif et une négociation humaine permanente quant aux descriptions du monde que nous adopterons collectivement. Cette négociation, cette articulation intersubjective des observations en une signification partagée, est fondamentalement sociale et, pour l’instant, fondamentalement humaine. »

    MAJ du 26/01/2026 : L’IA peut-elle générer de nouvelles idées en science ?, interroge Cade Metz pour le New York Times, en revenant sur une polémique récente où une startup, Harmonic, affirmait que son IA aurait résolu un problème de math resté insoluble (voir les explications de Numerama). En fait, des mathématiciens et des chercheurs en IA ont rapidement souligné que le système avait identifié des solutions existantes, enfouies dans des décennies d’articles de recherche et de manuels, par exemple en trouvant une solution enfouie dans un article en allemand. “Un chercheur expérimenté est toujours nécessaire pour interroger le système, lui expliquer ce qu’il doit rechercher et, finalement, extraire les informations pertinentes du reste des données produites”.