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SAP évite une sanction pour pratiques anticoncurrentielles.
Bruxelles a annoncé avoir rendu juridiquement contraignants les engagements proposés par le groupe allemand pour faciliter le changement de prestataire ou la résiliation de contrat de ses clients, mettant fin à une enquête ouverte en septembre 2025.
La Commission européenne avait ouvert une procédure formelle, en septembre 2025, estimant à titre préliminaire que SAP se livrait à quatre pratiques susceptibles de restreindre la concurrence sur le marché européen de la maintenance et du support (M&S) de ses logiciels ERP installés sur site (on-premise).
Bruxelles soupçonnait notamment SAP d’empêcher ses clients de résilier les services de maintenance liés à des licences inutilisées, les obligeant ainsi à payer pour des prestations dont ils n’avaient plus l’usage. La Commission pointait aussi des frais de réintégration et de maintenance rétroactive facturés aux clients revenant vers SAP après une période d’absence — des montants pouvant équivaloir à ce qu’ils auraient payé s’ils étaient restés clients sans interruption.
Deux autres pratiques étaient visées : l’allongement systématique de la durée initiale des licences ERP on-premise, période pendant laquelle la résiliation du contrat de maintenance était impossible, et l’obligation faite aux clients de confier à SAP l’ensemble de la maintenance de leur parc logiciel on-premise, avec un même niveau de service et les mêmes conditions tarifaires pour tous ; les empêchant de panacher plusieurs prestataires selon leurs besoins.
Ces pratiques étaient susceptibles de constituer un abus de position dominante au sens de l’article 102 du Traité sur le fonctionnement de l’UE et de l’article 54 de l’accord sur l’Espace économique européen.
Plutôt que de s’exposer à une amende, SAP a choisi la voie des engagements.
Prévue par l’article 9 du règlement 1/2003, elle permet à une entreprise visée par une enquête de proposer des mesures correctives sans que la Commission n’ait à constater formellement une infraction.
Entre novembre et décembre 2025, Bruxelles a soumis cette offre à un test de marché auprès des parties tierces intéressées, ce qui a conduit SAP à ajuster sa proposition initiale.
Concrètement, SAP s’engage à :
Ces engagements sont valables à l’échelle mondiale pour une durée de dix ans. Leur mise en œuvre sera surveillée par un mandataire indépendant, chargé de faire régulièrement rapport à la Commission.
Pour la commissaire européenne à la concurrence Teresa Ribera, la décision doit donner aux clients utilisant les logiciels de gestion d’entreprise sur site de SAP davantage de liberté pour choisir leurs services de maintenance et de support, sans les restrictions jugées inéquitables qui alourdissaient leurs coûts et freinaient la concurrence.
Du côté de SAP, le ton est également à la satisfaction. L’éditeur indique accueillir favorablement la décision de la Commission de clore son enquête, à l’issue d’un dialogue qu’il qualifie de constructif et coopératif, et affirme rester attaché à une concurrence ouverte, au libre choix des clients et à l’innovation. Il présente les engagements pris comme apportant davantage de clarté, de choix et de garanties aux clients gérant des environnements sur site complexes.
SAP précise que ses pratiques de maintenance restent alignées sur les standards du secteur et que la décision porte uniquement sur les politiques de maintenance des logiciels sur site, sans concerner ses offres cloud. Un point que l’éditeur tient à souligner alors qu’il pousse activement sa base installée vers le cloud et ses offres de « entreprise autonome » pilotées par l’IA.
Si le mécanisme retenu par Bruxelles permet à SAP d’éviter toute amende immédiate et toute constatation formelle d’infraction, l’éditeur reste désormais sous surveillance.
En cas de non-respect de ses engagements, la Commission pourra lui infliger une amende pouvant atteindre 10 % de son chiffre d’affaires mondial annuel, sans avoir à prouver une nouvelle infraction ou une astreinte journalière de 5 % de son chiffre d’affaires quotidien pour chaque jour de manquement.
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Limitez les permissions de vos agents au strict nécessaire, a fortiori s’ils ont accès à plusieurs dépôts.
Là n’est pas le seul conseil que Noma Security donne aux utilisateurs des workflows agentiques GitHub. Mais c’est probablement celui qui se justifie après la démonstration de l’entreprise israélienne. Elle a, en l’occurrence, mis en lumière une vulnérabilité d’injection de prompt.
Les workflows agentiques sont en bêta publique depuis quelques semaines.On les place dans le même dossier que les automatisations déterministes, mais sous forme de fichiers Markdown. On les accompagne d’une configuration YAML (conditions de déclenchement, permissions et opérations autorisées). Une commande CLI convertit l’ensemble en actions exécutables par GitHub Copilot, Claude, Codex ou Gemini.
La vulnérabilité en question repose sur des instructions localisées dans une issue créée au sein d’un dépôt public de l’organisation cible. Son auteur, soi-disant directeur commercial, revient d’une réunion client et demande plusieurs choses :
Le workflow se déclenche après assignation de l’issue. L’agent récupère le contenu desdits fichiers… et les poste dans le fil de discussion, en public.
GitHub a des protections contre ce type de scénario. Mais l’ajout de l’expression « en plus » a permis de les déjouer, explique Noma Security.
Telle que présentée, l’attaque peut toucher toute organisation utilisant les workflows agentiques. D’autant plus qu’elle n’exige pas d’authentification (créer une issue dans un dépôt public suffit). Elle aurait cependant échoué si l’IA n’avait pas eu la permission d’accéder au dépôt privé. Difficile, en ce sens, que le problème vient de GitHub, sauf une de ses applications a accordé cette permission.
GitHub lui-même rappelle, dans la documentation de ses workflows agentiques, la nécessité de d’appliquer le principe du moindre privilège. Et de limiter les opérations autorisées. Il précise, à ce sujet, que toute écriture – y compris l’ajout de commentaires – doit être permise explicitement dans la configuration des workflows.
| Injection de prompt et injection SQL, même concept ? |
| En SQL, la frontière est claire entre instructions (ce que le moteur de base de données « fait ») et données (ce qui est « stocké » ou « utilisé » dans une requête). Pour empêcher les injections, il faut garantir cette séparation. La solution réside dans les requêtes paramétrées : peu importe les entrées, la base de données ne les interprète jamais comme des instructions.Avec les LLM, faute de distinction « native » entre données et code, il paraît beaucoup plus difficile d’empêcher les injections de prompts. Des techniques émergent néanmois. Par exemple, expliquer à un modèle la notion de « data ». Ou l’entraîner à prioriser les « instructions » par rapport aux « données » qui y ressemblent. |
Illustration générée par IA
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Une transformation discrète, s’opère dans les bureaux des députés et les couloirs de l’Assemblée nationale.
Un rapport remis en mai 2026 par les députés Nicolas Bonnet et Denis Masséglia, co-rapporteurs du groupe de travail sur l’intelligence artificielle de l’Assemblée nationale révèle que l’IA générative s’est imposée à une vitesse qui prend de court l’institution elle-même.
85,4 % des députés et collaborateurs ayant répondu au questionnaire diffusé en mars 2026 par le Collège des Questeurs déclarent utiliser des outils d’IA et 88 % d’entre eux le font de façon quotidienne ou hebdomadaire.
Reformulation de mails et courriers, synthèse documentaire ainsi que les recherches sont les trois usages plébiscités, loin devant l’aide à la création de contenus ou la gestion d’agenda.
Sans surprise, ChatGPT domine très largement le marché, cité par 63 % des utilisateurs.
Mais le rapport souligne un fait notable : Le Chat, le chatbot de Mistral AI, se hisse en seconde position (18 %), devant Gemini de Google (15 %) et Claude d’Anthropic (12 %).
Selon les rapporteurs, le choix de l’outil » made in France » est moins motivé par la performance que par des considérations de souveraineté numérique.
Cette adoption fulgurante s’est faite sans attendre le feu vert de l’institution. 61 % des utilisateurs se servent d’outils gratuits, sans abonnement, souvent depuis leur ordinateur personnel. Un usage largement spontané, presque sauvage, que l’Assemblée découvre a posteriori.
D’une manière générale, 44 % des répondants placent la protection des données en tête de leurs préoccupations, devant la fiabilité des réponses et le risque d’hallucinations (36 %).
Le rapport documente une pratique jugée à haut risque. Certains collaborateurs redirigent leurs messageries professionnelles vers des services extérieurs pour profiter d’analyses par IA.
Une fuite de données personnelles et institutionnelles hors du contrôle de l’Assemblée, que le document qualifie de risque de sécurité grave.
Le paradoxe est assumé par les intéressés eux-mêmes. Un collaborateur interrogé reconnaît que la confidentialité reste largement théorique une fois le travail lancé, l’efficacité prenant alors le dessus. Un autre va plus loin : si le choix devait se faire entre performance et sécurité, ce serait la performance qui l’emporterait.
Côté administration, l’Assemblée a lancé dès 2023 ses premiers chantiers avec deux priorités validées par la présidente : la transcription automatique des débats en commission et l’aide au traitement des amendements.
L’outil maison Vox-IA, opérationnel depuis septembre 2025, permet déjà de synchroniser texte et audio en temps réel pour les rédacteurs de comptes rendus. Un autre système traite désormais 60 amendements à la minute pour en produire une synthèse en une phrase.
Un secours technologique bienvenu quand on sait que les amendements déposés en séance sont passés de quelques milliers par législature à plus de 83 000 sous la précédente.
Mais le rapport est aussi lucide sur les limites du tout-IA institutionnel. Une expérimentation de système de recherche augmentée (RAG) menée avec une entreprise française pendant trois mois en 2025 s’est soldée par un échec. L’outil ne parvenait pas à analyser plus de cinq à dix documents à la fois, rendant tout déploiement à grande échelle hors de prix.
Tout le rapport tourne autour d’une même tension, résumée par un collaborateur interrogé : les infrastructures américaines dominent le marché et échappent, par construction, au droit européen.
Plusieurs voix plaident pour une migration vers Mistral, jugé plus fiable en matière de souveraineté, quitte à perdre en performance. D’autres jugent cette bascule illusoire tant que les alternatives françaises ne rivalisent pas avec les ténors américains.
Les rapporteurs tranchent avec pragmatisme : pas question de faire développer un modèle d’IA propre à l’Assemblée, jugé hors de portée financièrement et techniquement. Ils recommandent plutôt de miser sur des modèles open source hébergés sur des serveurs sécurisés français, couplés à un travail fin sur les prompts plutôt que sur le ré-entraînement des modèles.
Sur le terrain des ressources humaines, le rapport recueille des inquiétudes feutrées mais réelles. Il existe des craintes de perte de savoir-faire, de « fainéantise intellectuelle » et de dévalorisation des collaborateurs relégués au rang de relecteurs de copies produites par une machine.
Les témoignages recueillis dessinent une administration qui veut croire à un redéploiement vers des tâches à plus forte valeur ajoutée, sans nier les risques de fracture entre initiés et non-initiés à l’IA.
Face à cette photographie contrastée, Nicolas Bonnet et Denis Masséglia formulent une série de recommandations :
Accélérer la sécurisation des données internes pour offrir aux députés une alternative fiable aux outils grand public
> Former systématiquement élus et collaborateurs, encadrer le risque de dépôt massif d’amendements généré par l’IA
> Mettre en place un suivi annuel des usages pour ne pas se laisser distancer par une technologie dont l’évolution reste largement imprévisible.
Un début de réponse a déjà été apporté avec la charte d’utilisation des systèmes d’IA, diffusée en octobre 2025 auprès de l’ensemble du personnel. Elle autorise le recours à l’IA pour les données publiques mais le proscrit strictement pour les données internes, sauf outil validé par la direction des systèmes d’information.
Reste une question que le rapport laisse en suspens : combien coûtera, en euros et en électricité, la mise à niveau numérique du Palais Bourbon ?
Le déploiement d’un modèle de langage sécurisé pour l’ensemble des utilisateurs de l’Assemblée est déjà chiffré à environ 150 000 € par an d’hébergement, sans compter le recrutement de personnel dédié.
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Le drame s’est produit à 20h45 ce vendredi 27 février. Après qu’un employé de chez Hasbro a accidentellement claqué la porte d’un local technique situé au 36ème étage de la tour Jenga®, c’est l’intégralité de la structure qui s’est soudain effondrée sur elle-même. Rapidement déployés sur les lieux, les secours ont passé la nuit à chercher d’éventuels rescapés coincés sous les plus de 8745 pièces de bois retrouvées sur le sol. Le bilan, lourd, porte aujourd’hui le nombre de victimes à plus de 13 morts et 72 blessés. “Nous continuons de chercher de nouveaux survivants mais l’épaisseur des blocs et leur très grand nombre rend notre progression particulièrement difficile” explique Arnaud de Cacqueray Valmenier, chef des sapeurs pompiers de Paris avant de retourner dans les décombres.
En construction constante depuis 1983, la tour Jenga avait déjà été ciblée en 2014 par une enquête de sécurité menée par le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB). Parmi les multiples défauts pointés par cette dernière : son instabilité jugée “exponentielle”, ses 348 étages construits intégralement en bois de cagette ainsi qu’une politique d’aménagement de l’espace qualifié de “à haut risque” suite à la suppression années après années de plusieurs pièces par étage.
De son côté, Hasbro a dénoncé un “drame humain terrible” et annoncé “tout mettre en œuvre pour qu’un accident d’une telle envergure ne se reproduise plus.”. Rappelons que ce n’est pas la première fois que des employés de chez Hasbro perdent la vie de façon tragique puisqu’entre 1979 et 2026, ce sont pas moins de 93 employés qui sont morts sauvagement dévorés après être tombés accidentellement dans l’enclos des Hippos Gloutons.
Crédits photo : GettyImages.
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Dès le mois prochain, tous les militants qui oseront encore s’opposer à la mise en place de l’A69 pourront être ensevelis sous 1,5 tonne de goudron. Cette mesure radicale mais nécessaire, avait été contestée par les écologistes de tous bords, à la limite de l’écoterrorisme, toujours prompts à ralentir le progrès technique. Heureusement, la sagesse du Conseil d’État a enfin mis un terme à la « bordélisation » du chantier de l’A69, ralenti depuis plusieurs années.
Pour Grégory Freysson, conducteur de travaux, cette décision met fin à des années d’errements et de doutes : « On est très heureux que le chantier puisse reprendre. Et même si enfouir des écolos sous le béton et le goudron demande de la préparation et des moyens, c’est une opportunité qu’on ne rencontre qu’une fois dans une vie. »
L’autoroute A69 qui doit relier Castres à Toulouse, indispensable pour le confort des habitants de la région qui ne veulent pas se mêler à la plèbe des routes nationales, est un rêve qui pourra donc enfin se réaliser grâce à la ténacité des sociétés d’autoroute et des constructeurs, qu’il faut saluer ici, tant elles constituent une barrière de bon sens face à l’hystérie écologiste.
Crédits Photo : Alexas Fotos via Pexels.
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La ville de Gentilly (Val de Marne – 94) s’appuyait depuis longtemps sur un environnement construit autour des outils Microsoft, aussi bien pour la bureautique que pour l’intranet, sous SharePoint.
Dès 2020, la collectivité entame une réflexion sur la réduction de sa dépendance aux solutions extra-européennes. Le chantier avance progressivement, au rythme d’un inventaire des outils et applications utilisés par les services.
« Nous avons progressivement engagé une réflexion globale sur notre système d’information afin de privilégier des solutions que nous maîtrisons davantage et qui répondent mieux à nos enjeux de souveraineté », indique Dominique Joseph-Eugène, DSI de la Ville de Gentilly.
En 2025, une cyberattaque touche une partie du système d’information de la collectivité et le paralyse pendant plusieurs mois. L’incident pousse la Ville à relancer et accélérer plusieurs chantiers déjà engagés, dont celui des outils collaboratifs.
« Cet épisode a été un véritable électrochoc. Il nous a obligés à remettre à plat notre environnement numérique et à accélérer certaines transformations déjà engagées », ajoute Dominique Joseph-Eugène.
La collectivité choisit de remplacer son intranet SharePoint par Jamespot, une plateforme collaborative hébergée en France.
Le projet, relancé après la cyberattaque, est mis en service fin 2025. Il fait passer l’intranet d’un fonctionnement essentiellement descendant à un espace intégrant une dimension de réseau social d’entreprise, où les agents peuvent commenter et partager l’information, en plus d’y accéder.
« Nous sommes passés d’un intranet essentiellement descendant à une véritable plateforme collaborative. L’information circule mieux, mais surtout, les agents peuvent désormais participer et contribuer. Cela change profondément la manière de travailler », souligne Axel Burklé, chargé de communication interne.
Avant de choisir un outil, la ville de 19 000 habitants a mené un diagnostic auprès de ses équipes pour identifier leurs besoins réels. Les demandes qui en sont ressorties portaient sur davantage d’échanges, des outils plus interactifs et une information moins descendante.
« Le projet n’est pas parti d’un outil, mais d’un besoin. Les agents ont exprimé ce qui leur manquait au quotidien, et cela a fortement facilité l’adhésion », précise Axel Burklé.
Environ 480 agents, soit près de 60 % des effectifs concernés, sont aujourd’hui connectés à la plateforme Jamespot. L’adoption reste progressive, en particulier du côté des agents de terrain, moins équipés en accès numériques que les postes administratifs.
Le remplacement de l’intranet s’inscrit dans une démarche plus large de reprise en main du système d’information. La collectivité dit privilégier désormais des solutions françaises ou européennes pour une partie croissante de ses outils, avec l’objectif de gagner en interopérabilité et de réduire sa dépendance à un écosystème unique.
Certaines briques Microsoft restent toutefois encore en place, la bascule se faisant progressivement plutôt que d’un bloc.
« La souveraineté est devenue un enjeu très concret pour les collectivités. Il ne s’agit plus seulement d’un principe, mais d’une réalité opérationnelle qui impacte directement notre architecture, nos choix technologiques et notre capacité à maîtriser nos données », conclut Dominique Joseph-Eugène.
Photo : © DR
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Que ce soit pour écouter de la musique, regarder une vidéo, jouer ou même faire de visioconférence en profitant d'un bon son sans déranger l'entourage, le casque Bluetooth est la solution idéale. Laissez vous tenter par le confort et la liberté du sans fil avec notre sélection de modèles à tous les prix. Leanstral 1.5, puis Robostral Navigate : à quelques jours d’intervalle, Mistral AI a présenté deux modèles qui utilisent CISPO.
Cet algorithme d’apprentissage par renforcement a été proposé en 2025 par les créateurs du modèle MiniMax-M1. Il s’inscrit dans la lignée de la méthode GRPO, qu’on doit à DeepSeek.
GRPO (Group Relative Policy Optimization) n’implique pas de réseau de neurones distinct pour le calcul des récompenses. Pour chaque prompt, il produit plusieurs réponses et utilise leur moyenne comme référence, à renfort de fonctions programmables. Pour éviter les mises à jour de paramètres instables, il écrête les gradients des tokens.
Cet écrêtage pose un problème sur les chaînes de raisonnement longues : il éjecte des tokens à la probabilité faible, mais critiques. En l’occurrence, ceux dits « réflexifs » (However, Recheck, Wait, Aha), qui favorisent la correction des erreurs.
Plutôt que les gradients, CISPO (Clipped Importance Sampling Policy Optimization) écrête les poids d’échantillonnage préférentiel. L’ensemble des tokens sont ainsi exploités.
CISPO a servi à affiner Leanstral 1.5. Ce MoE (6 milliards de paramètres actifs sur 119 milliards) sous licence Apache 2.0 dérive de Mistral Small 4. Il a des propriétés de vérification programmatique reposant sur le langage Lean. Cela lui permet notamment de prouver mathématiquement l’exactitude du code qu’il produit.
On trouve aussi du CISPO dans Robostral Navigate. Il s’agit d’un modèle 8B de navigation embarquée. Il est conçu pour fonctionner avec une seule caméra RGB (pas de lidars, de capteurs de profondeur, etc.). Mistral AI vante sa capacité à généraliser entre types de robots.
Robostral Navigate utilise une navigation par « pointage » : étant donne une tâche et un historique d’observations, il infère les coordonnées de l’emplacement cible dans son champ de vision et détermine son orientation à l’arrivée. Lorsque la cible n’est pas dans le champ de vision, le modèle repasse sur un système de coordonnées locales, plus sensibles aux variations intrinsèques à la caméra.
L’usage de CISPO a accru de 3,2 % le taux de réussite, affirme Mistral AI, sans préciser à quel résultat il se réfère. Potentiellement à celui qu’il met le plus en avant : 76,6 % R2R-CE (Room-to-Room in Continuous Environments) avec la portion du dataset de validation jamais vue auparavant par le modèle.
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Sur les appareils Windows gérés, la sauvegarde des paramètres dans le cloud public sera bientôt activée par défaut. Mais pas au sein de l’Union européenne.
Microsoft ne le cache pas : le DMA (législation sur les marchés numériques) l’oblige à faire cette exception, la fonctionnalité en question impliquant des données personnelles. Il avait déjà procédé ainsi pour une autre sauvegarde : celle des principaux dossiers Windows – Documents, Images, Bureau… – vers OneDrive.
La sauvegarde des paramètres Windows sur les appareils gérés est disponible depuis août 2025. Elle englobe l’essentiel des préférences (son, connexions Wi-Fi et Bluetooth, disposition en multi-écran, menu Démarrer…) ainsi que les applications du Microsoft Store. L’ensemble est conservé dans le locataire Microsoft 365 de l’organisation.
Le passage au régime « par défaut » (hors UE, donc) se fera avec Windows 11 26H2. Une mise à jour de fonctionnalités l’enclenchera aussi sur Windows 11 26H1. Il s’appliquera à la sauvegarde ; pas à la restauration. Et sur les appareils où une politique a déjà été définie, celle-ci continuera à s’appliquer.
Les backups automatiques se font tous les 8 jours. On peut les activer à partir de Windows 10/11 22H2 Enterprise, Éducation et Pro avec jonction Entra cloud ou hybride*.
Il y a deux points de restauration possibles : la configuration initiale (à partir de Windows 11 22H2 sur les appareils avec jonction Entra cloud) et la première connexion (à partir de Windows 11 24H2, en jonction cloud ou hybride).
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* Uniquement jonction cloud pour les appareils Windows Pro.
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Au milieu de la cacophonie qui règne au sein du Parti socialiste, François Hollande vient de taper du poing sur la table. À moins d’un an du premier tour et alors que les cadres du parti restent divisés sur le mode de désignation du prochain candidat de la gauche, l’ancien président se déclare en faveur d’une « primaire ouverte uniquement aux anciens présidents de la République à jour de leur cotisation ». Pour justifier son choix, le député originaire de Corrèze met en avant son expérience, considérant que seul un politique aguerri à l’exercice de l’État est capable de mener une candidature crédible pour la gauche. « Je suis prêt à me mettre au service des Français et, qui sait, peut-être même battre mon record d’impopularité », s’exclame l’ancien chef d’État avec enthousiasme.
En gage d’ouverture, François Hollande se dit également favorable à une concertation en interne pour évoquer la possibilité « d’inclure dans la primaire d’anciens présidents de la République issus du Parti communiste ou de tout autre parti de gauche, hors LFI ». Interrogé sur la possibilité d’un duel face à son ancienne épouse, Ségolène Royal, François Hollande reste plus mitigé. « Je préfère largement un profil qui n’a jamais échoué face à Nicolas Sarkozy » déclare-t-il en transpirant abondamment.
En réponse à la proposition de François Hollande, la riposte n’a pas tardé. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, s’est dit « largement favorable à une primaire ouverte uniquement aux premiers secrétaires du PS ». De son côté, Boris Vallaud, récent démissionnaire de la direction du parti, en appelle à une primaire rassemblant les cadres ayant démissionné de la direction du parti entre le 7 et le 10 mai 2024. Les militants devraient prochainement être invités à s’exprimer au cours d’un scrutin pour décider s’ils souhaitent voter pour désigner le futur candidat.
Crédits photo : GettyImages.
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Suzanne, 62 ans, s’est offert pour son départ à la retraite un nouveau canapé, acheté chez Maisons du Monde. « C’est un canapé design, modulable, assez chic et bien rembourré, il va parfaitement dans mon salon. Quand Ulysse l’a vu, c’était le coup de foudre. » Ulysse, son caniche a très vite noué une relation spéciale avec un des gros coussins. « Il passait son temps à se frotter dessus dès que j’avais le dos tourné » commente Suzanne dans un sourire. « Mais, un jour je l’ai mis au sale, et il a commencé à s’intéresser aux autres. Aujourd’hui, il les aime tous pareil, il a beaucoup d’amour à donner. »
Nous avons souhaité faire le test, et une fois que nous nous sommes éloignés, Ulysse s’est jeté sur chaque coussin du canapé jusqu’à ce qu’il réussisse à « faire sa petite affaire » comme l’indique Suzanne. Ulysse fait donc partie des rares êtres épanouis dans une relation polyamoureuse, loin de la jalousie ou des rancœurs qui peuvent naître dans de telles relations. Un caniche qui donne une belle leçon de vie aux humains dans un monde où les relations deviennent de plus en plus complexes.
Crédits photo : Ana McDonald via Pexels.
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« Vers un formulaire commun de déclaration ACPR/AMF + ANSSI + CNIL ? [..] Les entreprises l’attendent. »
Le député Philippe Latombe a récemment interpellé, en ces mots, le directeur général de l’ANSSI Vincent Strubel.
L’intéressé a répondu se méfier des guichets ou formulaires uniques, qui « peuvent rapidement servir de cache-misère ». Si le droit européen crée des injonctions contradictoires, il faut l’harmoniser plutôt que de se reposer sur de la « tuyauterie administrative ».
Un formulaire commun DORA / NIS 2 est toutefois prévu. D’après Vincent Strubel, deux cadres sont suffisamment compatibles. De sorte qu’un document unique ne nuira pas à la « célérité nécessaire pour saisir les ‘cyberpompiers’ avant qu’il ne soit trop tard ».
L’articulation avec le RGPD est plus délicate, explique le DG de l’ANSSI. Qu’il s’agisse des délais, de l’analyse d’impact ou de la cinématique de notification, les exigences sont suffisamment différentes pour qu’une « fusion brutale » des guichets et formulaires « place les entreprises dans une situation impossible, en les obligeant à satisfaire dans une même notification plusieurs injonctions contradictoires ».
Toile de fond à cet échange : un accord entre l’ANSSI, la Banque de France et l’ACPR (institution intégrée à cette dernière). Il prévoit un renforcement de leur coopération SSI autour de quatre axes… dont les « tests d’intrusion avancés ».
Cette orientation fait écho aux propos récents de Sébastien Lecornu. En visite à l’ANTS, piratée mi-avril, le Premier ministre avait déclaré avoir appelé les services de l’État à tester leurs vulnérabilités. À cette même occasion, il avait évoqué un projet de fusion entre la DINUM et la DITP.
L’ANSSI et l’ACPR avaient déjà signé un accord du genre, en 2018. Elles n’en avaient pas détaillé les axes, expliquant simplement prévoir un « échange régulier d’informations ».
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C’est une Marine Le Pen plus énergique que jamais qui s’est présentée ce matin à la presse. « Condamnée ou pas, mon combat n’a pas changé. Aussi, chaque pièce qui composera mon futur bracelet électronique sera intégralement fabriqué dans l’Hexagone » déclare-t-elle. « Le bracelet électronique est un objet populaire, joyau de notre patrimoine, un bijou d’orfèvrerie qui a marqué des décennies de politique française. Aussi, sachez que c’est avec fierté que je le porterai durant ces Présidentielles pour faire rayonner notre beau pays à l’international » ajoute-t-elle, la main sur le cœur.
Selon des sources internes, Marine Le Pen aurait mis un point d’honneur à ce que son futur bracelet électronique devienne un véritable accessoire de campagne. Intégralement désigné par Philippe Starck, il affichera en plus des traditionnelles couleurs Bleu-Blanc-Rouge, un gigantesque coq en bronze en son centre, ainsi qu’un module d’alarme unique diffusant la Marseillaise en cas d’éloignement de son QG de plus de 500 mètres.
En attendant le verdict de la cour de Cassation prochainement, Marine Le Pen a également annoncé que pour coller à ses convictions, tous les fonds détournés à l’avenir par le Rassemblement National seront intégralement prélevés sur les impôts de personnes françaises depuis au moins trois générations.
Photo Getty Images
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Quelques jours après les avoir détestés lors du huitième de finale de la Coupe du monde, le public français pourra retrouver les joueurs du Paraguay pendant tout l’été dans une épreuve inédite de Fort Boyard. Menés par le désormais célèbre Matias Galarza, les Paraguayens auront carte blanche pour tenter de pousser à bout les candidats.
Le producteur de l’émission avoue avoir été emballé dès les premières minutes du match par l’équipe du Paraguay. « Un tel niveau de roublardise et de lâcheté, c’est tout à fait ce que nous cherchions pour créer de l’adversité dans le fort » explique-t-il, précisant que les joueurs paraguayens pourront également apparaître de façon inattendue à n’importe quel moment dans l’émission pour venir haranguer les candidats ou leur donner un coup de pied.
« Le principe de Fort Boyard a toujours été de confronter les candidats à leurs peurs les plus extrêmes et de les inciter à repousser leurs limites. Après les mygales, les serpents et les blagues de Willy Rovelli, on passe à un autre niveau » explique Cyril Ferro avant de se faire tirer le téton par un Paraguayen sorti de nulle part.
Le producteur de l’émission a donné plus de détails sur la nouvelle épreuve qui se tiendra dans la cellule baptisée « La Casa de los Locos ». Les candidats évolueront dans un décor rappelant un cartel sud-américain. « Intimidation, insultes, coups de coude… Tous les coups bas seront autorisés pour empêcher les candidats de trouver la clé » explique le producteur de l’émission.
La diffusion des premiers épisodes incluant les joueurs paraguayens devrait démarrer dans 15 jours, juste après un numéro spécial où Patrick Bruel tiendra son propre rôle dans une épreuve inédite baptisée « le body minute ».
Crédits photo : Stephen Nadler / ISI Photo via GettyImages.
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Chez les DPO, il y a ceux qui perçoivent la conformité à l’AI Act comme un « prolongement naturel » de leurs missions. Et ceux qui estiment qu’elle ne relève pas de leur périmètre.
De ces deux orientations, aucune « n’apparaît s’imposer avec la force de l’évidence », pour reprendre les propos de la CNIL. La dernière vague de l’observatoire du métier des DPO* en témoigne… dans une certaine mesure. Ils sont 2390 à avoir répondu à l’enquête (1896 internes, 234 mutualisés, 260 externes). 55 % ont déjà l’AI Act dans leur périmètre de responsabilité et 71 % souhaitent que leur fonction l’englobe.
En novembre 2025, au lancement de l’enquête, la CNIL avait rappelé l’obligation d’impliquer les DPO sur les traitements de données mis en œuvre par l’IA. Cela ne suppose toutefois pas forcément d’en faire les chefs de file sur la conformité à l’AI Act, avait-elle précisé. D’autant que le règlement ne mentionne pas explicitement les DPO.
La Commission avait ajouté que l’application de l’AI Act nécessiterait la mobilisation de compétences qui « ne sont pas nécessairement celles attendues du DPO ». Elle avait néanmoins appelé à une « mobilisation judicieuse » de leur expertise RGPD, vu les similarités entre les deux règlements (approche par les risques, principe de responsabilité, exigence de documentation et de transparence, etc.).
Un élément ne plaide pas en faveur de la prise en charge de l’AI Act par les DPO : la charge de travail que représente déjà le RGPD. Y compris appliqué aux systèmes d’IA. Principaux défis en la matière :
L’AI Act engendre d’autres défis :
Selon les DPO, parmi les structures qui utilisent des systèmes d’IA ou qui le prévoient, 6 % sont bien préparées à l’application de l’AI Act. Elles sont 25 % en phase de préparation (analyse des impacts en cours). 28 % sont « conscientes des enjeux » mais n’ont pas lancé d’actions concrètes. 27 % se disent peu ou pas informées. 10 % se déclarent non concernées (pas d’utilisation d’IA à risque).
Environ une sur cinq (19 %) a une stratégie ou une politique formelle pour l’IA. 46 % en ont une en cours de préparation (50 % dans les structures de plus de 1000 salariés ; 36 % dans celles de moins de 50).
Lorsqu’une stratégie existe ou est en préparation, les DPO font partie des principaux responsables de la gouvernance dans 39 % des cas (44 % pour les DSI/CTO). Ils sont plus nombreux (66 %) à participer régulièrement aux comités d’éthique – ou autres organes similaires dédiés à l’IA -… lorsque ces derniers existent (20 % des cas).
42 % des DPO se disent impliqués tout au long des projets d’IA. Détail phase par phase :
Les DPO estiment que l’accompagnement de ces projets rend leur rôle plus stratégique (27 %), mais aussi plus complexe et technique (58 %). Si c’est une opportunité d’évolution (37 %), c’est aussi une nette augmentation de la charge de travail (33 %).
Au moment de répondre à l’enquête (novembre 2025), peu avaient suivi une formation spécifique à l’IA (15 %). Les deux tiers disaient manquer d’outils ou de méthodes adaptés pour évaluer la conformité à l’AI Act. Les priorités de formation vont à l’articulation avec le RGPD et aux méthodologies d’évaluation des risques spécifiques à l’IA.
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* Étude de l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa), pour la CNIL, le ministère du Travail et l’Association française des correspondants à la protection des données (AFCDP). Sauf si précisé, les taux annoncés sont rapportés aux structures qui utilisent de l’IA.
Illustration générée par IA
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Malgré les feux qui progressent dans la région, pas question de déroger aux traditions pour le camping « La Cargolade » d’Argelès-sur-Mer. Le traditionnel concours de « Miss T-Shirt Mouillé » organisé chaque année par l’établissement laissera sa place à un concours de « Miss T-Shirt Sec » tout aussi festif. « Je sais qu’il fait une chaleur étouffante et qu’on a déjà perdu 45 bungalows, mais ce n’est pas une raison pour arrêter la festoche » scande le propriétaire des lieux Jérôme Abanelli dit « Jéjé le Zozo ». « Mesdames, à vous de jouer ! Il est temps de faire monter la température » ajoute-t-il hilare, avant de faire monter 22 femmes en T-Shirt blanc, sur une scène à moitié ravagée par les flammes.
Au rythme d’une bande-son « piquante » et « caliente », c’est finalement Martine, 45 ans, qui remportera la féroce compétition grâce à un T-Shirt Monoprix épais, rêche et opaque. Une performance applaudie à tout rompre par l’ensemble des vacanciers présents sur place et lui donnant droit à un caquelon contenant 40 kilos de tomme des Pyrénées fondue. « C’est le plus beau jour de ma vie ! » scande-t-elle à tue-tête avant de voir un pin centenaire en flammes s’écraser sur sa Mini Cooper.
Aujourd’hui totalement réduit en cendres, le camping « La Cargolade » ne devrait pas pouvoir rouvrir avant l’été 2029. Une première édition du jeu que Jérôme Abanelli qualifie néanmoins de « franc succès » et qu’il n’exclut pas de renouveler tous les ans dès la réouverture du camping et ce à chaque incendie.
Crédits photo : Natural selection David Ponton via GettyImages.
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C’est un véritable coup de semonce que viennent d’adresser les plus hautes instances de contrôle financier du Vieux Continent.
Face à l’émergence fulgurante des modèles d’IA dits « frontières » (frontier AI), le ton n’est plus à la simple vigilance, mais à la mobilisation générale.
Le constat est sans appel : ces technologies font peser un « risque systémique » inédit sur l’ensemble du système bancaire européen.
Claudia Buch, la présidente du conseil de surveillance prudentielle de la Banque centrale européenne (BCE), a pris la plume ce mardi pour envoyer un courrier direct et pressant à 110 des principaux établissements de crédit de la zone euro.
Le tempo imposé est d’une rareté absolue dans le calendrier feutré de la régulation bancaire. Les banques ont jusqu’à la fin du mois d’octobre pour formaliser un « plan d’action complet » destiné à contrer les cybermenaces dopées à l’IA.
Pour donner de l’air aux équipes techniques des banques face à ce sprint de quatre mois, la BCE a même consenti à un aménagement de calendrier, repoussant de septembre à février prochain l’envoi de son questionnaire annuel sur les risques informatiques.
L’heure n’est plus à remplir des formulaires, mais à fortifier les défenses.
Qu’est-ce qui terrifie tant les autorités de contrôle ? Un rapport du Comité européen du risque systémique (CERS) publié le 7 juillet lève le voile sur l’ampleur du péril. L’institution a officiellement rehaussé son évaluation du risque cyber-systémique, le qualifiant désormais de « sévère », contre « élevé » auparavant.
Le CERS évoque un véritable « changement de paradigme pour la cybersécurité ».
Grâce à cette nouvelle génération d’IA, des pirates informatiques isolés ou des États hostiles peuvent désormais automatiser à un coût dérisoire des attaques d’une complexité absolue.
Là où des ingénieurs devaient passer des semaines à chercher une faille de sécurité, les modèles d’IA « frontières » sont capables d’identifier et d’exploiter les vulnérabilités informatiques « à une vitesse, une échelle et un niveau de précision » sans précédent. Des faiblesses structurelles peuvent ainsi être militarisées et exploitées en « quelques minutes ou quelques heures ».
Face à cette guerre éclair algorithmique, les institutions financières traditionnelles souffrent d’un lourd handicap.
Engluées dans des architectures informatiques vieillissantes (legacy IT systems), contraintes par des processus de mise à jour excessivement lents de la part de leurs fournisseurs de logiciels, et bridées par la lourdeur des processus réglementaires, les banques peinent à répliquer en temps réel.
L’inquiétude traverse aussi la Manche. La Banque d’Angleterre a elle aussi tiré la sonnette d’alarme ce mardi, confirmant que les progrès fulgurants de l’IA augmentaient de manière critique les risques pesant sur la résilience opérationnelle des marchés mondiaux.
Dans sa missive, Claudia Buch exige des mesures concrètes comme une allocation massive de ressources, une attribution de responsabilités claires au sein des états-majors et des calendriers stricts de déploiement.
Mais le défi est aussi d’ordre externe. À court terme, si les banques devront prouver leur capacité à détecter et repousser des attaques de grande envergure, elles devront également s’assurer que leurs sous-traitants informatiques et fournisseurs de services Cloud soient au même niveau d’alerte.
La BCE prévient déjà : des inspections sur place et des analyses approfondies seront menées au cas par cas pour vérifier la robustesse de ces plans de défense. Les banques européennes savent désormais à quoi s’en tenir : l’IA n’est plus seulement un sujet de gains de productivité pour leurs conseillers clientèle, c’est une menace immédiate pour leur survie informatique.
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Interprétation de contexte de l’environnement cible en langage naturel, commentaires justifiant chaque action, diagnostic et correction d’erreurs à une vitesse impensable pour l’humain… Pas de doute, on a affaire à un « ransomware agentique ».
Sysdig a tiré cette conclusion après avoir analysé une attaque à visée probablement destructrice. Il a d’abord affirmé qu’une IA avait piloté l’opération de bout en bout… avant de reconnaître qu’un humain avait tout de même défini les paramètres initiaux et provisionné l’infrastructure sous-jacente.
L’accès initial s’est fait via une instance Langflow exposée à Internet. Le vecteur : une RCE (CVE-2025-3248) dans l’endpoint de validation de code. Elle a permis de récolter des secrets à plusieurs niveaux. Notamment en extrayant la base de données de Langflow et en accédant à un bucket de configuration sur un magasin MinIO… configuré avec le port et les authentifiants par défaut.
La véritable cible était un serveur de production hébergeant une instance de Nacos (Naming and Configuration Service), outil open source de découverte et de configuration de services made in Alibaba.
Le mécanisme d’authentification de Nacos a déjà été maintes fois contourné. En particulier parce que la clé de signature JWT par défaut est documentée publiquement et encore présente sur beaucoup de déploiements.
La cyberattaque dont il est ici question a exploité cette vulnérabilité. Elle a aussi tiré parti d’un accès root à MySQL, grâce à des authentifiants root… dont Sysdig dit ne pas connaître l’origine. Cet accès a permis d’injecter une backdoor admin dans la base de données de Nacos. Et, au final, de chiffrer toutes les configurations de services via la fonction AES_ENCRYPT() de MySQL. D’abord au niveau des lignes, puis au niveau de schémas entiers. l’environnement de production s’est ainsi trouvé paralysé.
La clé AES, générée aléatoirement, n’a jamais été stockée ou exfiltrée. N’étant apparue qu’une fois dans les logs, et l’agent ne disposant pas d’une mémoire à long terme, elle a été perdue, rendant le déchiffrement impossible. Ce qui n’a pas empêché le dépôt d’une note de rançon, avec une adresse Bitcoin.
Plusieurs observations accréditent la thèse d’une opération automatisée. L’une concerne la phase d’énumération. Ayant reçu du XML alors qu’il avait demandé du JSON, l’agent a adapté son parseur avant de renvoyer la requête.
L’injection de la backdoor a aussi exposé un comportement typiquement agentique. La procédure consistait à générer un hash bcrypt, à injecter le compte puis à lui donner le rôle admin. La première tentative n’a pas fonctionné (échec du test de login). En à peine 30 secondes, une solution a été trouvée, sans intervention humaine : recréer le compte avec un hash correspondant à un mot de passe plus simple. Dans cet intervalle, il a fallu lire le message d’erreur login, identifier la cause racine (un problème de sous-processus), élaborer un script et le soumettre.
Le même pattern s’est retrouvé au niveau de la destruction de la base de données. En raison d’une contrainte de clé étrangère, le premier DROP DATABASE avait échoué. La deuxième charge utile avait éliminé temporairement la vérification des clés étrangères.
Sysdig perçoit deux autres signes d’attaque agentique. D’une part, la justification de presque chaque action par un commentaire, jusqu’à la logique de priorisation du chiffrement. De l’autre, l’écriture d’un marqueur d’achèvement typique des agents qui, ayant terminé une tâche, signalent qu’ils sont prêts à continuer.
Autre indice potentiel : la capacité à exploiter du contexte que la cible présentait en langage naturel et que du pattern matching n’aurait possiblement pas suffi à interpréter. Ce comportement s’est retrouvé dans des sessions séparées de plusieurs semaines.
Au cours de l’attaque, l’agent a accédé à des clés d’API OpenAI, Anthropic, Google et DeepSeek.
La présence de secrets dans l’environnement Langflow a facilité les choses. Comme l’authentification par défaut sur Nacos, qui pouvait par ailleurs se connecter en root à la base de données.
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