un simple agrégateur, lecteur de flux rss pour tout suivre .... par: fonds d'écran - Kriss Feed, version : 7 -
  • Friday 10 July 2026 - 14:00

    Ce qu'il faut retenir :

    • Google ajoute une section « Comment cette pub a été créée » dans le panneau My Ad Center, accessible via le menu à trois points ou l'icône d'information sur les annonces affichées sur Search, YouTube et Discover
    • Les publicités créées avec les outils d'IA générative de Google recevront automatiquement une mention
    • Les annonceurs qui utilisent d'autres outils d'IA pour créer leurs publicités disposeront d'un nouveau contrôle pour signaler eux-mêmes cet usage
    • Selon les réglementations locales, un label pourra apparaître directement sur la publicité, de façon automatique ou à l'initiative de l'annonceur

    Un panneau accessible sur toutes les grandes surfaces publicitaires de Google

    Cette nouvelle section du My Ad Center est disponible pour tous. Pour la consulter, il suffit de cliquer sur le menu à trois points ou sur l'icône d'information présente sur les publicités, que ce soit dans les résultats de recherche, sur YouTube ou dans le flux Discover. Le panneau indique si l'annonce a été générée ou modifiée par une IA.

    Keerat Sharma, vice-présidente et directrice générale en charge de la confidentialité et de la sécurité publicitaire chez Google, présente cette initiative comme une réponse directe à la multiplication des outils d'IA générative utilisés par les entreprises, petites ou grandes, pour concevoir leurs campagnes.

    Exemple de panneau avec mention d'utilisation de l'IA

    Un signalement automatique pour les outils Google, un contrôle manuel pour les autres

    Google distingue deux cas de figure pour les annonceurs.

    Lorsqu'ils utilisent les outils publicitaires génératifs propres à Google pour fabriquer leurs annonces, la mention s'ajoute automatiquement au panneau My Ad Center de chaque publicité concernée. Aucune action supplémentaire n'est donc requise de leur part.

    En revanche, si les annonceurs créent leurs visuels ou vidéos ailleurs, avec d'autres outils d'IA, Google introduit un contrôle dédié qui leur permet de signaler eux-mêmes cet usage. Selon les exigences légales en vigueur dans certains pays, un label peut alors s'afficher directement sur la publicité, soit de manière automatique, soit parce que l'annonceur a activé cette option.

    Une continuité avec les efforts de traçabilité déjà engagés

    Cette annonce ne sort pas de nulle part. Google rappelle qu'elle intègre déjà des signaux imperceptibles dans les contenus produits par ses outils d'IA générative, via la technologie SynthID, développée pour tracer l'origine synthétique d'une image, d'une vidéo ou d'un texte. L'entreprise mentionne également l'obligation, instaurée dès 2023, de signaler tout contenu synthétique ou modifié numériquement dans les publicités électorales.

    Google précise enfin que ces nouvelles fonctionnalités de transparence viennent compléter, et non remplacer, ses politiques publicitaires existantes. La vérification des annonceurs et la publication de l'identité de ceux qui diffusent une publicité restent en place. L'entreprise réaffirme continuer d'interdire les publicités trompeuses ou mensongères, qu'elles soient produites avec de l'IA ou non.

    L’article "Google ajoute des indications pour lutter contre les publicités générées par IA" a été publié sur le site Abondance.

  • Thursday 09 July 2026 - 15:55

    Ce qu'il faut retenir :

    • Google ajoute une propriété category à sa structured data Product, qui accepte du texte libre ou un objet CategoryCode relié à la taxonomie officielle Google Product Category.
    • Trois propriétés (priceValidUntil, validFrom, validThrough) permettent désormais d'indiquer précisément le début et la fin d'une période de soldes, au format ISO 8601.
    • Ces ajouts font le lien entre le balisage Schema.org de la page et les attributs product_type, google_product_category et sale_price_effective_date du flux Merchant Center.
    • Aucune de ces propriétés n'est obligatoire, mais Google les recommande pour améliorer la fiabilité des informations affichées dans les résultats de recherche.

    Une nouvelle propriété category pour classer les produits

    Dans le vocabulaire Schema.org, un Type désigne la nature d'une entité (par exemple Product), tandis qu'une Property vient préciser ou décrire ce Type. Jusqu'ici, les marchands qui voulaient classer finement leurs produits devaient s'appuyer presque exclusivement sur les attributs de leur flux Merchant Center. Google comble ce manque en introduisant la propriété category directement dans la structured data Product.

    Concrètement, cette propriété peut recevoir deux types de valeurs, et même les combiner au sein d'un tableau.

    • La première possibilité consiste à utiliser du texte brut. Cela fonctionne exactement comme l'attribut product_type des flux produits : il s'agit d'une catégorie personnalisée, définie librement par le marchand. Google recommande toutefois de rester sous la limite de 750 caractères.
    • La seconde possibilité repose sur l'objet CategoryCode, une structure qui permet de déclarer une catégorie officielle Google Product Category (GPC) directement dans le code de la page. Deux champs la composent : inCodeSet, qui pointe vers l'URL de la taxonomie Google, et codeValue, qui précise la catégorie, soit par un identifiant numérique, soit par un chemin complet. Ce codeValue correspond exactement à l'attribut google_product_category du flux marchand. Autrement dit, la même valeur GPC peut désormais figurer aussi bien dans le flux que dans le balisage de la page.

    Voici un exemple de balisage fourni par Google, qui illustre bien la souplesse de cette nouvelle propriété :

    "category": [
    {
    "@type": "CategoryCode",
    "inCodeSet": "https://www.google.com/basepages/producttype/taxonomy-with-ids.en-US.txt",
    "codeValue": "2271"
    },
    {
    "@type": "CategoryCode",
    "inCodeSet": "https://www.google.com/basepages/producttype/taxonomy-with-ids.en-US.txt",
    "codeValue": "Apparel & Accessories > Clothing > Dresses"
    },
    "Dresses",
    "Special Occasion > Wedding & Bridal Party Dresses"
    ]

    Cet exemple montre qu'un même produit peut porter plusieurs valeurs de catégorie : un identifiant GPC numérique, un chemin de catégorie GPC complet, une catégorie personnalisée en texte libre, et même plusieurs catégories personnalisées à la fois. Lorsqu'on utilise le format de chemin, chaque niveau doit être séparé par le symbole > et contenir au moins une lettre. Les identifiants numériques restent également acceptés.

    Trois propriétés pour préciser la durée d'une promotion

    Le second grand ajout concerne la durée de validité des prix. Google a complété sa documentation avec trois propriétés qui permettent d'indiquer clairement quand une réduction commence et quand elle se termine.

    La propriété priceValidUntil indique la date et l'heure après lesquelles le prix affiché ne sera plus disponible, au format ISO 8601. Google précise qu'une fiche produit risque de ne plus s'afficher si cette date est déjà dépassée.

    La propriété validFrom marque le début de la période durant laquelle le prix est valide, tandis que validThrough en marque la fin. Les deux acceptent un format DateTime ou Date, toujours selon la norme ISO 8601.

    Comment et où placer ces propriétés

    Google recommande d'indiquer à la fois une date de début et une date de fin pour délimiter clairement la période de soldes, et de veiller à ce que la date de début (validFrom) soit antérieure ou égale à la date de fin (validThrough ou priceValidUntil). Il est également conseillé d'inclure l'heure et le fuseau horaire dans le format ISO 8601, pour une meilleure précision côté systèmes Google.

    L'emplacement de ces propriétés dépend de la structure du balisage. Si le prix soldé figure directement dans le prix de l'offre (property price du nœud Offer), alors validFrom et l'une des deux propriétés de fin de validité (validThrough ou priceValidUntil) doivent être ajoutées directement sur ce nœud Offer.

    Si en revanche le prix soldé est défini dans un nœud PriceSpecification distinct, typiquement un nœud sans propriété priceType lorsqu'un prix barré (StrikethroughPrice) est également présent, alors validFrom et validThrough doivent être ajoutées à ce nœud PriceSpecification spécifique. À noter que priceValidUntil ne s'applique pas au type PriceSpecification : dans ce cas de figure, seule validThrough peut être utilisée pour marquer la fin de la période.

    Ce que ces ajouts changent pour les e-commerçants

    Ces nouvelles propriétés ne sont pas obligatoires, mais Google les recommande car elles renforcent la cohérence entre ce qui est affiché sur la page et ce qui est transmis dans le flux Merchant Center. La propriété category fait désormais écho aux attributs product_type et google_product_category du flux, tandis que les propriétés de durée de soldes correspondent à l'attribut sale_price_effective_date.

    Pour les marchands, l'intérêt est double. D'une part, ces données permettent à Google d'afficher des informations produit plus précises dans les résultats de recherche. D'autre part, elles offrent un moyen de déclarer ces informations au niveau de la page elle-même, sans dépendre uniquement du flux produit pour tenir Google informé des catégories et des périodes de promotion en cours.

    L’article "Google enrichit ses données structurées pour les fiches produits : catégorie et durée des soldes" a été publié sur le site Abondance.

  • Wednesday 08 July 2026 - 16:43

    Ce qu'il faut retenir :

    • Google Search Console propose désormais des « propriétés de plateforme » pour suivre la performance de vos contenus Instagram, TikTok, X et YouTube dans les résultats de recherche Google.
    • Trois sections sont concernées : le rapport de performances, le rapport d'insights et les « achievements ».
    • La vérification se fait comme pour une propriété classique, via le sélecteur de propriété de Search Console.
    • Le déploiement est progressif : la fonctionnalité n'est pas encore visible pour tous les comptes.

    Cette nouveauté, annoncée par Google et relayée par Barry Schwartz sur Search Engine Roundtable le 7 juillet 2026, comble un vide que beaucoup de référenceurs et de créateurs de contenu réclamaient depuis longtemps. Jusqu'à présent, Search Console ne donnait des informations que sur les propriétés que l'on possédait ou administrait techniquement, un site web par exemple. Impossible donc de savoir comment un post Instagram ou une vidéo YouTube se comportait dans les recherches Google, sauf à avoir un accès développeur à la plateforme concernée.

    Trois nouveaux emplacements pour ces données

    Google a intégré ces informations directement dans les outils que les utilisateurs de Search Console connaissent déjà.

    • Le rapport de performances affiche le total des clics, des impressions et d'autres métriques habituelles. Il devient possible de filtrer et trier ces données pour identifier quels posts précis et quelles requêtes génèrent le plus de trafic. Comme pour les autres rapports de Search Console, l'export des données reste disponible pour ceux qui préfèrent les analyser avec un autre outil.
    • Le rapport d'insights donne une vue d'ensemble plus synthétique : les tendances de trafic récentes, les publications les plus performantes, et la façon dont les internautes découvrent le compte via Google.
    • La section achievements permet de suivre sa progression et de marquer les étapes franchies, comme le fait d'atteindre un nouveau seuil de clics cumulés depuis Google Search sur les 28 derniers jours.

    Cette approche rappelle les données sur les réseaux sociaux déjà présentes dans les rapports d'insights de Search Console, mais elle va plus loin en couvrant désormais quatre plateformes précises avec un rapport de performances dédié.

    Comment activer les propriétés de plateforme

    Pour accéder à ces nouvelles données, une vérification préalable est nécessaire.

    La marche à suivre est la suivante :

    • Accéder à la Search Console,
    • Se rendre sur la page de vérification ou ouvrir le sélecteur de propriété disponible partout dans l'interface,
    • Puis cliquer sur « Ajouter une propriété ».
    • Il faut ensuite choisir l'une des quatre plateformes disponibles, Instagram, TikTok, X ou YouTube, puis suivre les étapes affichées à l'écran pour autoriser la connexion de façon sécurisée.

    Google précise que le déploiement de cette fonctionnalité se fera progressivement dans les semaines à venir. Certains comptes ne verront donc pas encore cette option apparaître. Un document d'aide détaillant la mise en place des propriétés de plateforme avait d'ailleurs été publié par Google quelques semaines avant l'annonce officielle, avant d'être rapidement retiré.

    Il faut aussi noter que cette fonctionnalité est distincte des « search profiles », une autre nouveauté de Google qui dispose de ses propres statistiques d'analyse.

    Un accès inédit à des données auparavant hors de portée

    Jusqu'ici, aucun outil de Google ne permettait de mesurer les performances d'un contenu sur des domaines ou des propriétés que l'on ne possédait pas. Avec les propriétés de plateforme, il devient possible de voir comment un contenu publié sur des plateformes tierces se comporte dans Search, même sans accès développeur à ces plateformes. Pour les créateurs de contenu et les équipes marketing actives sur les réseaux sociaux, cela ouvre une nouvelle fenêtre d'analyse sur la façon dont Google fait le pont entre ses résultats de recherche et le contenu social.

    L’article "Google Search Console peut désormais mesurer vos performances sur Instagram, TikTok, X et YouTube" a été publié sur le site Abondance.

  • Tuesday 07 July 2026 - 16:58

    Ce qu'il faut retenir :

    • Shopify va interdire toutes les vapes sur sa plateforme aux États-Unis dès cette semaine, qu'elles soient autorisées par la FDA ou non.
    • Cette décision fait suite à une pression de deux ans, exercée par une coalition bipartisane de 25 procureurs généraux d'États américains.
    • Mastercard a également averti ses partenaires que la vente de vapes non autorisées enfreint ses normes, avec un risque d'enquêtes et d'amendes.
    • Cette affaire relance le débat sur la dépendance des e-commerçants aux plateformes propriétaires, certains y voyant un argument en faveur de solutions open source comme WordPress.

    Une décision prise sous la pression des procureurs généraux

    Shopify va interdire toutes les vapes vendues sur sa plateforme aux États-Unis dès cette semaine. L'information a été révélée par Reuters, citant deux sources au fait des projets de l'entreprise canadienne. Cette mesure fait suite à des discussions engagées depuis l'an dernier avec une coalition bipartisane de 25 procureurs généraux d'États américains, qui poussent Shopify à durcir ses règles face à un marché en pleine expansion de cigarettes électroniques vendues sans la licence légalement requise aux États-Unis.

    Ces vapes non autorisées, généralement fabriquées en Chine, restent largement accessibles aux États-Unis, aussi bien en ligne que dans les boutiques spécialisées, les supérettes ou les stations-service, alors même que leur importation et leur vente sont illégales.

    Selon Reuters, cette interdiction constituerait la victoire la plus significative obtenue à ce jour par ces responsables des forces de l'ordre au niveau des États, dont l'objectif est de s'attaquer directement à l'infrastructure qui permet la commercialisation de ces produits.

    Shopify fournit l'infrastructure technique qui permet à des millions de commerçants d'exploiter et de développer leurs canaux de vente en ligne. Un porte-parole de l'entreprise a réagi dans un communiqué : « Nous avons toujours interdit les activités illégales et nous agissons lorsque nous apprenons que des commerçants enfreignent nos politiques. » Il a précisé que ce type de décision interne tient compte des cadres juridiques mondiaux et ne repose pas uniquement sur les retours d'un seul groupe de pression, ajoutant que l'entreprise « ajuste son approche en matière d'application lorsque des évolutions juridiques l'exigent ».

    Une interdiction qui touche aussi les vendeurs en règle

    Point important : l'interdiction chez Shopify s'appliquera à toutes les vapes, qu'elles disposent ou non de l'autorisation requise de la FDA. À ce jour, la Food and Drug Administration n'a accordé une autorisation de commercialisation qu'à 45 produits de cigarette électronique, majoritairement aromatisés au tabac. Les grands cigarettiers, dont British American Tobacco, estiment que cette approche restrictive a étouffé le marché légal et alimenté par ricochet les ventes illégales.

    Le marché illégal des vapes aux États-Unis pèserait aujourd'hui environ 9 milliards de dollars, selon les chiffres avancés par British American Tobacco, dont l'activité américaine a été durement affectée par cette prolifération. L'entreprise n'a pas répondu immédiatement à une demande de commentaire de Reuters.

    Selon l'une des sources citées par Reuters, une part relativement faible des ventes de vapes autorisées aux États-Unis s'effectue en ligne, ce qui devrait limiter l'impact de la mesure sur les acteurs agréés comme BAT ou le fabricant Juul. Le commerce électronique reste en revanche un canal bien plus important pour l'écoulement des vapes illégales, même si celles-ci sont elles aussi majoritairement vendues en magasin physique. L'interdiction attendue chez Shopify pourrait ainsi perturber les ventes en ligne et avoir, selon les termes d'une des sources, un « effet dissuasif » sur les vendeurs.

    On ignore pour l'instant si cette interdiction s'appliquera au-delà du territoire américain. Shopify n'a pas répondu à la question de Reuters sur le périmètre géographique de la mesure. À titre de comparaison, certains pays comme l'Inde ont totalement interdit la vente de vapes, tandis qu'en Australie, elles ne peuvent être vendues qu'en pharmacie.

    Mastercard renforce également ses contrôles

    Shopify n'est pas le seul acteur visé par la pression des autorités américaines. Mastercard a averti les partenaires chargés d'intégrer des commerçants à son réseau que les ventes de vapes non autorisées enfreignent ses normes. Cette information figure dans une notification mondiale adressée aux partenaires en mai, consultée par Reuters.

    Dans une lettre envoyée en avril, les procureurs généraux d'États avaient déjà exhorté Mastercard et d'autres grands réseaux de cartes ou prestataires de paiement à prendre des mesures plus fermes pour empêcher que leurs réseaux ne facilitent des ventes illégales de vapes. La notification de Mastercard précise que lorsqu'un acquéreur, c'est-à-dire l'institution financière qui sert d'intermédiaire pour finaliser les transactions par carte, enregistre un commerçant, il atteste que tous les contrôles appropriés sont en place pour s'assurer que ses activités respectent la loi. Mastercard recommande à ces partenaires de mettre en place des contrôles incluant l'examen et l'approbation des inventaires de produits d'un commerçant, ainsi que la surveillance des transactions et des factures.

    L'entreprise a indiqué qu'elle ouvrirait des enquêtes si des boutiques vendant des vapes illégales utilisaient ses services, avec des mesures pouvant viser à la fois les détaillants et les acquéreurs, et un risque d'amendes en cas de non-respect de ses normes. Mastercard a résumé sa position ainsi : « Nous avons une tolérance zéro pour les activités illégales sur notre réseau. »

    Le débat relancé sur la dépendance aux plateformes propriétaires

    Cette décision de Shopify a rapidement suscité des réactions dans l'écosystème du e-commerce, au-delà du seul secteur des vapes. Sur LinkedIn, le consultant SEO Daniel Roch a publié une analyse largement commentée, dans laquelle il estime que « Shopify vient de rappeler à des millions de e-commerçants une vérité qu'ils avaient oubliée : sur une solution propriétaire, votre business ne vous appartient pas vraiment. »

    Il souligne que des marchands pourtant en règle, y compris ceux vendant des produits autorisés par la FDA, voient leur activité mise en péril par une décision qui ne dépend pas d'eux. Pour lui, l'enjeu dépasse largement le cas des cigarettes électroniques : « Ce n'est pas une histoire de vapes. C'est une histoire de dépendance. »

    Daniel Roch développe cette idée en expliquant le fonctionnement des plateformes propriétaires : « Quand vous construisez votre activité sur une solution propriétaire, vous ne louez pas un outil : vous louez une autorisation d'exister. Et cette autorisation peut vous être retirée quand la plateforme le décide, pour des raisons juridiques, commerciales ou politiques qui n'ont parfois rien à voir avec vous. » Il ajoute que les tarifs pratiqués par ces plateformes peuvent eux aussi évoluer du jour au lendemain, sans que les commerçants aient leur mot à dire.

    Face à ce constat, il met en avant le modèle WordPress comme alternative, en s'appuyant sur trois arguments. D'abord la licence GPL, qui garantit selon lui que « personne ne peut vous fermer votre site parce qu'une entreprise a changé d'avis », le code restant la propriété du commerçant, hébergeable où il le souhaite. Ensuite la portabilité totale des données et du catalogue, qui évite toute dépendance à un acteur unique. Enfin l'existence d'une communauté mondiale de contributeurs et de prestataires, agences, freelances, hébergeurs ou développeurs, permettant de changer de partenaire si nécessaire.

    Le consultant prend toutefois soin de nuancer son propos vis-à-vis de Shopify : « Je ne dis pas que Shopify est un mauvais outil. Pour beaucoup, c'est rapide, pratique, et puissant si vous le maîtrisez. » Il estime néanmoins que cette rapidité et cette praticité se paient au prix d'un élément clé pour n'importe quelle entreprise : la maîtrise de sa propre dépendance à des décisions extérieures.

    L’article "Shopify interdit la vente de vapes aux USA : coup dur pour les e-commerçants" a été publié sur le site Abondance.

  • Tuesday 07 July 2026 - 08:41

    Goossip #1

    LCP : attention à optimiser le bon élément

    John Mueller a mis en avant l’étude Nuvemshop publié sur web.dev, pour illustrer un piège fréquent : l'idée que des mises en page personnalisables peuvent fausser l'élément que le navigateur mesure comme LCP. Les équipes pensaient optimiser le bon élément LCP, mais des transitions CSS sur les carrousels retardaient leur détection par le navigateur, qui identifiait alors une bannière plus bas dans la page comme LCP réel.

    Son point de vue : avant d’optimiser un élément que l’on a identifié comme le LCP (l’image hero), il faut d’abord vérifier que le navigateur le traite réellement comme tel. Sinon, tout le travail d'optimisation peut porter sur le mauvais élément, comme cela a été le cas chez Nuvemshop pendant un temps.

    Source : Search Engine Journal

    Taux de fiabilité : ⭐⭐⭐ On est d'accord !

    Ce type d’erreur n’est pas rare. John Mueller fait bien de rappeler que se focaliser sur la mauvaise chose peut devenir une vraie perte de temps.

    Goossip #2

    AI Overviews : les URLs non affichées ne sont pas comptabilisées dans les impressions

    Sur X, John Mueller a confirmé que les URLs derrière les onglets « Voir plus » dans les AI Overviews n'enregistrent d’impression, à moins que ce dernier ne soit cliqué.

    Source : X (compte d'Ann Smarty)

    Taux de fiabilité : ⭐⭐⭐ On est d'accord !

    Le principe est somme toute assez logique (si une URL n’est pas visible, pourquoi serait-elle comptabilisée ?), mais il mérite d’être mentionné !

    L’article "Goossips SEO : LCP & AI Overviews" a été publié sur le site Abondance.

  • Monday 06 July 2026 - 15:39

    Ce qu'il faut retenir :

    • Le choix d'une extension de nom de domaine n'est jamais neutre : il envoie un signal aux internautes et parfois aux moteurs de recherche.
    • Le .com reste un réflexe pour beaucoup d'entreprises françaises, alors qu'il n'a de réel intérêt que pour un site visant un public international.
    • Acheter un .fr ou un .bzh revient à faire tourner l'argent en France, via des structures à but non lucratif comme l'Afnic ou l'association .bzh.
    • Acheter un .com revient à reverser de l'argent à Verisign, une entreprise américaine cotée en Bourse qui détient le monopole de cette extension.
    • La France compte plus de 4,45 millions de .fr et environ 13 500 .bzh, des chiffres en progression mais encore loin de ceux de l'Allemagne ou des Pays-Bas.
    • Un guide gratuit signé Abondance et l'association .bzh vous explique comment réussir sa migration vers le .bzh.

    À quoi sert vraiment le choix d'un nom de domaine

    Un nom de domaine, ce n'est pas juste une adresse. C'est la première chose qu'un visiteur voit avant même d'arriver sur votre site, et souvent la première chose qu'un moteur de recherche associe à votre marque. Il joue sur trois plans à la fois :

    • D'abord la confiance. Un internaute français fait spontanément plus confiance à un site en .fr qu'à une extension qu'il ne reconnaît pas. C'est un repère culturel : le .fr évoque la France, la proximité, un interlocuteur local.
    • Ensuite le positionnement géographique. Certaines extensions envoient un signal clair sur la zone que vous ciblez. Un .fr ou un .bzh dit implicitement : « je m'adresse avant tout à un public francophone » ou « je suis ancré en Bretagne », ce qui peut faciliter le référencement local et rassurer une clientèle de proximité.
    • Enfin l'image de marque. Choisir une extension locale plutôt qu'un .com générique, c'est aussi une manière d'affirmer un ancrage territorial, une identité, parfois même un engagement.

    La question à se poser en premier lieu est donc simple : est-ce que je vise le marché français, une région précise, ou un public international ? La réponse détermine presque tout le reste.

    Le .com, un réflexe qui n'a plus vraiment de sens pour un site franco-français

    Beaucoup d'entrepreneurs achètent un .com par habitude, parce que c'est l'extension la plus connue, sans se poser la question de sa pertinence. Dans une stratégie strictement franco-française, le .fr est souvent plus pertinent.

    Le .com a un sens pour une startup qui vise l'international dès le premier jour, pour une marque qui veut sécuriser sa présence sur toutes les extensions possibles, ou pour un projet qui n'a pas d'ancrage géographique particulier. En revanche, pour un artisan, une PME, une association ou un indépendant qui travaille exclusivement avec des clients français, le .fr fait exactement le même travail, avec en prime un signal de confiance et de proximité que le .com n’est pas forcément en mesure d’apporter.

    Acheter un .fr ou un .bzh, un geste de souveraineté numérique

    Il y a un angle souvent oublié dans ce choix : celui de la souveraineté numérique. Chaque nom de domaine que vous achetez génère des revenus, et ces revenus ne vont pas dans les mêmes poches, selon l'extension choisie.

    Quand vous achetez un .com, une partie des revenus des .com est captée par Verisign, entreprise américaine, tandis que le .fr et le .bzh s’inscrivent dans un écosystème français à but non lucratif. Ce n'est ni bien ni mal en soi, c'est simplement la réalité du modèle économique du .com : chaque renouvellement de domaine profite à un acteur privé américain et à ses actionnaires.

    Quand vous achetez un .fr, vous passez par l'Afnic, une association à but non lucratif désignée par l'État pour gérer cette extension. Une partie de ses revenus finance la Fondation Afnic pour la solidarité numérique, qui soutient des projets d'inclusion numérique en France.

    Quand vous achetez un .bzh, vous passez par l'association www.bzh, elle aussi à but non lucratif, qui régule et développe cette extension au service de la Bretagne et de sa culture.

    Dans les deux cas, l'argent reste dans un circuit français, géré par des structures d'intérêt général plutôt que par une entreprise cotée à l'autre bout du monde. C'est ce que certains observateurs qualifient de patriotisme numérique : un choix qui, à qualité de service équivalente, fait le pari de faire tourner l'économie du numérique localement plutôt que de la déléguer à un acteur étranger.

    Les chiffres du .fr et du .bzh : une dynamique positive, mais un retard à combler

    Le .fr se porte bien. L'extension française dépasse aujourd'hui les 4,45 millions de noms de domaine enregistrés, avec un rythme de créations qui s'est nettement accéléré en 2026, porté notamment par les TPE et PME françaises qui plébiscitent cette extension.

    Le .bzh, de son côté, poursuit sa progression depuis son ouverture en 2014. L'extension bretonne compte aujourd'hui environ 13 500 noms de domaine enregistrés, un chiffre qui la place déjà au niveau des extensions régionales équivalentes en Europe, comme le .wales gallois.

    Ces chiffres sont encourageants, mais ils restent modestes face à d'autres pays européens. Par exemple, l'Allemagne compte environ 17,5 millions de .de, et les Pays-Bas environ 6,1 millions de .nl, pour une population pourtant plus faible que celle de la France. Autrement dit, rapporté au nombre d'habitants, l'usage des extensions nationales reste nettement moins développé en France que chez plusieurs de ses voisins européens. La France dispose d'une marge de progression importante sur ce terrain, et chaque nouveau .fr, .bzh, .corsica ou .paris contribue à réduire cet écart.

    Passer au .bzh : un guide gratuit pour réussir sa migration

    Si vous êtes une entreprise, une association ou un professionnel ancré en Bretagne, ou que votre activité présente un lien fort avec la région, l’extension .bzh est une option à considérer sérieusement. Au-delà de l'argument identitaire, cette extension offre encore de nombreux noms courts disponibles, contrairement au .fr ou au .com où la plupart des noms évidents sont déjà pris.

    Abondance et l'association .bzh viennent justement de publier un guide gratuit pour accompagner les entreprises et associations bretonnes dans cette transition. Ce livre blanc détaille les avantages concrets du .bzh, les quatre étapes clés d'une migration réussie, la mise en place des redirections 301 et des balises canoniques pour ne pas perdre votre référencement, ainsi que les bons réflexes pour optimiser son SEO local après le changement d'extension.

    Le livre blanc Passez au .bzh est disponible gratuitement sur le site d'Abondance, pour toutes les entreprises qui souhaitent affirmer leur ancrage breton sans prendre de risque sur leur visibilité en ligne.

    Migrer vers un .bzh

    L’article "Nom de domaine : .com, .fr, .bzh… comment choisir la bonne extension pour votre site ?" a été publié sur le site Abondance.

  • Friday 03 July 2026 - 15:15

    Ce qu'il faut retenir :

    • Depuis le 1er juillet, un clic sur un résultat AMP mène directement à la page AMP hébergée par le nom de domaine du site, et non plus à une version stockée dans le cache de Google.
    • Google abandonne le AMP Viewer, le AMP Cache et les signed exchanges, trois technologies qui permettaient jusque là d'afficher les pages AMP sous une URL google.com tout en conservant, dans certains cas, l'apparence de l'URL d'origine.
    • Le classement des contenus AMP dans les résultats de recherche reste inchangé : Google précise que ces pages continuent d'être positionnées comme n'importe quelle autre page web.
    • Cette évolution s'inscrit dans un mouvement amorcé dès 2021, quand Google avait retiré l'obligation d'utiliser AMP pour apparaître dans le carrousel Top Stories et supprimé l'icône éclair associée à ce format dans les résultats.

    Google met à jour sa documentation officielle

    Google a mis à jour son changelog technique pour officialiser ce changement. Jusqu'à présent, cliquer sur un résultat AMP déclenchait le chargement d'une version de la page stockée dans le AMP Cache de Google, affichée dans un visualiseur dédié avec une URL en google.com. Les signed exchanges permettaient, sous certaines conditions techniques, de conserver l'apparence de l'URL du site d'origine malgré cet hébergement intermédiaire.

    Avec cette mise à jour, ce circuit disparaît. Un clic sur un résultat AMP envoie désormais directement vers la page hébergée par le site lui-même, avec son URL propre visible dans le navigateur. La documentation AMP de Google a été modifiée en conséquence, avec la suppression de toute mention du viewer, du cache et des signed exchanges.

    Cette bascule ne sort pas de nulle part. Depuis 2021, Google a progressivement réduit le rôle du format AMP dans son écosystème : fin de l'obligation d'utiliser AMP pour le carrousel Top Stories, disparition de l'icône éclair qui signalait ces pages dans les résultats. Google News sur mobile avait également commencé à rediriger directement vers les domaines d'origine plutôt que vers les versions AMP. Le changement annoncé aujourd'hui étend simplement cette logique de routage direct à l'ensemble de la recherche Google.

    Pour les éditeurs, il n’est donc plus nécessaire de maintenir une configuration de cache AMP ni de mettre en place des signed exchanges pour que leur propre URL s'affiche aux internautes. La question de conserver ou non des pages AMP est désormais un choix technique comme un autre, sans lien direct avec l'expérience de clic depuis les résultats de recherche.

    Google insiste sur un point : ce changement ne touche que la manière dont les pages AMP sont livrées aux internautes, pas leur positionnement. Les contenus au format AMP continuent d'être classés exactement comme n'importe quelle autre page web dans les résultats.

    L’article "Google met fin au cache AMP dans les résultats de recherche" a été publié sur le site Abondance.

  • Thursday 02 July 2026 - 15:26

    Ce qu'il faut retenir :

    • La CJUE, plus haute juridiction européenne, confirme l'amende de 4,1 milliards d'euros infligée à Google pour avoir imposé la préinstallation de Search, Chrome et le Play Store sur les appareils Android.
    • Cette décision intervient au lendemain d'une autre condamnation de Google par un tribunal suédois, à hauteur de 1,7 milliard d'euros, dans un litige avec Pricerunner (groupe Klarna).
    • Google affirme s'être déjà conformé à la décision de 2018 en adaptant ses accords avec les fabricants.
    • D'autres procédures sont en cours, notamment autour du Digital Markets Act, avec un risque de nouvelles sanctions pour Google.

    Cette affaire remonte à 2018, quand la Commission européenne avait reproché à Google d'avoir verrouillé l'accès au marché mobile via Android, le système d'exploitation qui équipe encore aujourd'hui près de 70 % des smartphones et tablettes dans le monde selon StatCounter. Les régulateurs européens estimaient que Google obligeait les fabricants de téléphones à installer par défaut son moteur de recherche et son navigateur pour écarter la concurrence, une pratique jugée contraire au droit de la concurrence.

    Un parcours judiciaire de six ans

    Après la décision initiale de Bruxelles, qui fixait l'amende à 4,34 milliards d'euros, Google avait porté l'affaire devant le tribunal de l'Union européenne, chargé de juger les litiges en première instance. En septembre 2022, ce tribunal avait validé le principe de la sanction tout en réduisant légèrement son montant, à hauteur de 4,1 milliards d'euros. Google avait ensuite tenté sa chance devant la Cour de justice de l'Union européenne, la plus haute instance judiciaire du bloc, basée à Luxembourg.

    Ce jeudi, la CJUE a définitivement clos le dossier en rejetant ce dernier recours. Dans son arrêt, elle confirme la sanction telle que révisée par le tribunal en 2022, mettant ainsi un point final à une bataille juridique entamée il y a huit ans.

    Face à cette décision, Google a réagi par la voix d'un porte-parole, regrettant que le jugement ne prenne pas en compte les investissements réalisés pour maintenir Android ouvert et gratuit. L'entreprise assure avoir déjà modifié ses accords commerciaux pour se mettre en conformité avec la décision initiale de 2018, et dit vouloir poursuivre sur la voie de l'innovation avec ses partenaires et développeurs.

    Une pression judiciaire qui s'accumule

    Cette confirmation d'amende ne tombe pas dans un contexte isolé. La veille, mercredi 1er juillet, un tribunal suédois spécialisé dans les brevets et la concurrence avait condamné Google à verser 1,7 milliard d'euros de dommages et intérêts à Pricerunner, un comparateur de prix appartenant au groupe Klarna. Les juges suédois ont estimé que Pricerunner avait subi un préjudice financier du fait que Google avait, pendant plusieurs années, favorisé de manière illégale son propre service de comparaison de prix dans ses résultats de recherche.

    Ce dossier suédois découlait lui-même d'un arrêt antérieur de la CJUE, qui avait établi que Google avait enfreint le droit de la concurrence européen en plaçant son propre comparateur de prix dans une position plus avantageuse que ceux de ses concurrents sur sa page de résultats.

    À cela s'ajoute une autre sanction, distincte, prononcée en septembre dernier par la Commission européenne : une amende de près de trois milliards d'euros visant cette fois les pratiques de Google sur le marché de la publicité en ligne. Une procédure judiciaire similaire a par ailleurs été lancée au Royaume-Uni en mai, avec des dommages et intérêts qui pourraient atteindre 3 milliards de livres, soit environ 3,47 milliards d'euros.

    Encore d'autres sanctions à venir ?

    Le dossier Android n'est vraisemblablement pas le dernier auquel Google devra faire face en Europe. D'autres procédures sont en cours concernant un possible favoritisme envers ses propres services dans les résultats de recherche, ainsi que sur des pratiques liées à sa boutique d'applications. Ces deux volets relèvent du Digital Markets Act, le règlement européen destiné à encadrer plus strictement le pouvoir des grandes plateformes numériques, ce qui laisse présager de nouvelles sanctions potentielles pour le géant américain dans les mois à venir.

    L’article "Google : Amende de 4,1 milliards d’euros confirmée pour abus de position dominante" a été publié sur le site Abondance.

  • Wednesday 01 July 2026 - 15:35

    Ce qu'il faut retenir :

    • Le taux de réponse moyen aux avis stagne à 67 % en France, avec de fortes disparités sectorielles : 93 % pour les services à la personne contre seulement 41 % pour l'hôtellerie.
    • Une fiche d'établissement génère en moyenne 6 avis par mois, mais ce chiffre grimpe à 37 pour la restauration et descend à 1 seul pour le bâtiment.
    • Les avis récents affichent une note moyenne de 4,5/5, nettement supérieure à la note historique cumulée de 4,2/5, ce qui montre qu'une collecte active permet de faire progresser sa réputation.
    • Ce qui pousse un client à laisser un avis positif n'est presque jamais le prix ou le produit, mais la qualité de la relation humaine avec l'équipe sur place.

    Ce grand angle mort de la gestion de la réputation locale n'est pas neutre : chaque avis ignoré envoie un signal négatif à la fois aux futurs clients qui consultent la fiche et à l'algorithme de Google. L'étude de Geolid, basée sur l'analyse de 689 084 avis générés sur 90 jours auprès de 144 446 fiches d'établissement Google réparties sur 18 secteurs d'activité, dresse un panorama complet de la manière dont les enseignes françaises collectent, traitent et exploitent les avis clients.

    Un tiers des avis restent sans réponse

    Répondre aux avis est pourtant devenu un réflexe stratégique pour beaucoup d'enseignes, tant ce geste est scruté par les consommateurs et valorisé par Google. Mais dans les faits, la gestion reste inégale. À l'échelle nationale, toutes activités confondues, le taux de réponse moyen s'établit à 67 %, ce qui représente un véritable angle mort opérationnel pour les têtes de réseau qui pilotent la relation client au niveau local.

    Les écarts entre secteurs sont particulièrement marqués. Les métiers reposant sur une relation de service rapprochée se montrent les plus réactifs : le service à la personne répond à 93 % des avis, les salles de sport à 91 %, les constructeurs automobile à 88 %.

    À l'inverse, le retail et l'hôtellerie accusent un net retard, avec 57 % de réponses pour la grande distribution et seulement 41 % pour l'hôtellerie. Dans ces secteurs, plus d'un client sur deux ne reçoit tout simplement aucune interaction après avoir laissé son avis.

    La manière de répondre varie aussi selon la note laissée par le client. Les avis 5 étoiles sont les mieux traités, avec un taux de réponse de 84 %, une façon pour les enseignes de valoriser leurs clients ambassadeurs. Les avis 1 étoile mobilisent également fortement les équipes, avec 72 % de réponses, l'enjeu étant ici de limiter l'impact sur l'image de marque. En revanche, les avis intermédiaires, notés 2 ou 3 étoiles, sont les grands oubliés : ils n'obtiennent respectivement que 65 % et 62 % de réponses, alors qu'ils sont souvent les plus riches en enseignements concrets pour améliorer un service.

    Six avis par mois en moyenne, avec de très fortes disparités sectorielles

    Au-delà de la réponse, la génération d'avis est elle-même très inégale selon les secteurs. À l'échelle nationale, une fiche d'établissement génère en moyenne 6 avis par mois. Un chiffre qui peut sembler modeste, mais qui compte énormément aux yeux de Google : l'algorithme valorise la fraîcheur et la régularité de la collecte plutôt que le simple volume d'avis accumulés dans le temps.

    La restauration se distingue nettement avec 37 avis générés par mois en moyenne, portée par une fréquence de visite élevée et un réflexe de partage d'expérience bien ancré chez les clients. Les salles de sport (16 avis par mois) et l'hôtellerie ou l'ameublement (12 avis chacun) suivent.

    À l'autre bout du classement, les secteurs à cycle d'achat long peinent à générer de la fraîcheur : la banque et l'assurance stagnent à 2 avis par mois, tandis que le bâtiment et la construction ferment la marche avec un seul avis mensuel en moyenne.

    Cette dynamique de génération suit aussi un calendrier précis. La collecte se concentre en milieu et fin de semaine, avec un pic le vendredi (16,7 % des avis), suivi du mercredi (16,2 %) et du jeudi (15,6 %). Le dimanche reste le jour le plus calme, avec seulement 8,3 % des volumes. Côté horaires, contrairement à une idée reçue, les avis ne sont pas majoritairement déposés le soir à la maison. La collecte suit un flux continu pendant les heures de travail, avec un premier pic entre 9h et 10h et une phase la plus dense entre 14h et 16h, cette tranche horaire concentrant à elle seule plus d'un quart des avis quotidiens.

    Les avis récents tirent la note globale vers le haut

    L'étude met en lumière une dynamique encourageante pour les enseignes qui souhaitent améliorer leur réputation en ligne. Les avis récents affichent une note moyenne de 4,5 sur 5, un niveau nettement supérieur à la note moyenne historique de 4,2 sur 5. Dans le détail, 78 % de ces avis récents décrochent la note maximale de 5 étoiles.

    Chaque nouvel avis collecté contribue donc mécaniquement à tirer la note globale de l'établissement vers le haut. Pour une enseigne dont la note stagne depuis des années, ce constat ouvre une vraie marge de manœuvre : plutôt que de subir un historique parfois vieux de plusieurs années, la mise en place d'une stratégie active de collecte d'avis récents permet de faire évoluer sa réputation locale de façon concrète et rapide.

    L'humain avant le produit

    C'est sans doute l'enseignement le plus structurant de cette étude. Sur près d'un million de mentions positives analysées, ce qui pousse un client à rédiger un avis élogieux n'est presque jamais lié au prix ou au produit. Le professionnalisme et la compétence de l'équipe arrivent en tête des leviers de satisfaction, suivis de l'écoute et de l'accompagnement, puis de l'accueil et de la sympathie. La qualité de l'offre elle-même n'arrive qu'en quatrième position, loin derrière la dimension humaine.

    Du côté des motifs d'insatisfaction, le sentiment d'avoir été lésé financièrement domine largement : conflits de remboursement, devis non respectés, frais inattendus. Viennent ensuite la qualité du produit et les problèmes techniques, puis l'attente et les retards de prestation.

    Le point commun entre ces irritants est révélateur : les consommateurs tolèrent globalement un incident de départ, mais acceptent beaucoup moins l'absence de suivi ou de communication qui s'ensuit. Le manque de réactivité et l'injoignabilité des équipes sont souvent ce qui transforme un simple mécontentement en avis négatif durable.

    Des attentes qui varient fortement selon les secteurs

    L'analyse sectorielle détaillée dans l'étude confirme que le socle humain reste central, mais que les points de friction diffèrent selon les métiers.

    • Dans l'ameublement, les clients valorisent le conseil et l'accueil en magasin, mais la phase logistique post-achat, marquée par les retards de livraison et un service après-vente parfois défaillant, reste le principal point noir.
    • Dans l'assurance et la banque, la confiance se joue au moment du sinistre ou du besoin urgent : un service client injoignable ou un remboursement refusé fait basculer immédiatement l'expérience vers l'insatisfaction.
    • Le secteur automobile, qu'il s'agisse des concessions ou des garages, montre un schéma similaire : l'accueil et l'accompagnement en showroom sont appréciés, mais le service après-vente concentre les critiques, avec des problèmes techniques et un manque de transparence sur la facturation.
    • Dans l'hôtellerie et la restauration, la propreté et le respect des standards de base (hygiène de la chambre, qualité du petit-déjeuner, temps d'attente en salle) restent déterminants pour éviter les mauvais avis, même lorsque l'accueil est chaleureux.
    • Enfin, dans les secteurs de proximité comme le service à la personne, l'immobilier ou les salons de beauté, la confiance et le suivi personnalisé priment très largement sur la transaction elle-même.

    Trois priorités pour les réseaux d'enseignes

    Face à ces constats, l'étude dégage trois axes de travail concrets pour les têtes de réseau qui pilotent la réputation locale de leurs points de vente.

    • Le premier consiste à collecter de manière continue, via un dispositif de sollicitation automatisé calé sur les jours et heures où les clients sont les plus enclins à répondre, plutôt que de laisser reposer les fiches sur un stock d'avis ancien.
    • Le deuxième vise à répondre systématiquement, avis positifs comme négatifs, avec des réponses personnalisées qui envoient un signal de qualité à la fois aux clients et à l'algorithme de Google.
    • Le troisième invite à analyser les avis comme un véritable outil de pilotage de la qualité de service, en identifiant secteur par secteur les leviers de satisfaction à renforcer et les points de friction à corriger en priorité.

    L’article "Avis Google : un tiers des clients français n’obtiennent jamais de réponse" a été publié sur le site Abondance.

  • Tuesday 30 June 2026 - 09:57

    Ce qu'il faut retenir :

    • Google va déployer AI Overviews en France d'ici le 23 septembre 2026, ainsi que le Mode IA, sa version conversationnelle propulsée par Gemini.
    • L'entreprise a envoyé un courrier aux éditeurs de presse le lundi 29 juin pour officialiser cette arrivée, jusque-là retardée pour des raisons réglementaires.
    • Trois garanties ont été promises aux éditeurs : le contrôle sur leur apparition dans les fonctionnalités IA, la transparence sur les impressions générées, et une rémunération au titre du droit voisin.
    • Les 450 éditeurs déjà rémunérés au titre du droit voisin classique toucheront aussi une compensation pour les contenus repris dans le moteur IA.

    Il y a quelques jours, nous évoquions l’arrivée imminente des AI Overviews en France. Le territoire faisait partie des derniers grands marchés à ne pas disposer de cette fonctionnalité, principalement en raison du cadre réglementaire français et européen, plus strict qu'ailleurs sur les questions de droit d'auteur et de droits voisins. Ce verrou semble désormais levé, et Google a choisi de s'adresser directement aux éditeurs de presse pour anticiper leurs inquiétudes.

    Un courrier pour rassurer les éditeurs

    D'après les informations rapportées par Ouest-France relayé par plusieurs SEO dont Lou Pichard et David Eichholtzer, Google a transmis ce courrier le 29 juin aux éditeurs, qui s'inquiètent de cette arrivée. Le message du groupe américain s'articule autour de trois engagements.

    • D'abord, la capacité de contrôle : chaque éditeur de site pourra choisir d'apparaître ou non dans les fonctionnalités IA de Google.
    • Ensuite, la transparence : les éditeurs seront informés du nombre d'impressions générées par AI Overviews, de manière distincte des résultats du search classique.
    • Enfin, la rémunération au titre du droit voisin, le mécanisme déjà en place permettant à 450 éditeurs français d'être payés pour la diffusion de contenus protégés. Cette rémunération sera désormais étendue aux contenus apparaissant via le moteur IA et consultés par les internautes.

    Ce que ça change pour les sites web

    Concrètement, une synthèse générée par IA va s'afficher en tête de certaines pages de résultats, avant les liens organiques habituels. Sur les marchés où la fonctionnalité est déjà active, comme les Etats-Unis, on observe une baisse significative du taux de clic sur la première position lorsqu'un résumé IA apparaît au-dessus des résultats classiques.

    Cela ne signifie pas que Google perd en influence sur le trafic des sites, bien au contraire. L'entreprise change la manière dont les internautes accèdent à l'information. Être bien positionné dans les résultats ne suffira plus à lui seul à générer du trafic : il faudra aussi que son contenu soit repris, cité ou source, dans les résumés générés par l'IA elle-même.

    Le Mode IA arrive au même moment

    Le Mode IA, pendant conversationnel des AI Overviews fonctionnant avec le modèle Gemini, sera lancé au même moment. Cette fonctionnalité permet aux utilisateurs de poser des questions de manière plus naturelle et d'obtenir des réponses construites à partir de plusieurs sources, dans un format proche d'un échange avec un assistant.

    Pour les éditeurs et les professionnels du référencement, cette double arrivée marque un tournant dans la manière dont le trafic organique va se construire en France dans les mois à venir.

    L’article "Les Google AI Overviews arrivent en France cet été" a été publié sur le site Abondance.