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  • Monday 14 July 2025 - 11:11
    EffaroucheurEffaroucheur : un canon d'alarme pour faire fuir les intrus

    Canon d'alarme ou piège à feu.

    Un canon d'alarme, aussi appelé piège à feu ou " effaroucheur " est un dispositif de sécurité conçu pour protéger un terrain ou une propriété contre les intrusions.
    - Il est installé par le propriétaire et reste en attente de déclenchement.
    - Lorsqu’un intrus entre dans la zone protégée, le système se déclenche et produit une forte détonation.
    - Ce bruit sert à effrayer l’intrus et à alerter les alentours.
    Attention :
    - Ce type de dispositif peut être dangereux s’il est mal utilisé.
    - Son usage est strictement encadré par la loi dans de nombreux pays, notamment en France.

    Devenu désormais une Arme de collection.

    Cet ancien canon avertisseur à percussion centrale était autrefois utilisé comme dispositif de dissuasion contre les nuisibles et les intrusions animales.
    Généralement fixé au sol ou sur un mur, il fonctionnait grâce à un fil relié à son mécanisme de détente. Lorsqu'un animal ou un intrus venait heurter ce fil, une cartouche à poudre était percutée, déclenchant une forte détonation destinée à effrayer et éloigner l’indésirable.
    Dépourvu de tout système de sécurité, ce dispositif demeure potentiellement dangereux.
    Pour ce qui concerne l'achat ou la vente d'armes de collection comme cet " effaroucheur "
    Ces objets, lorsqu'ils sont vendus ne peuvent l'être uniquement que comme arme de collection.
    Ce canon est vendu exclusivement comme objet de collection et non pour un usage fonctionnel.
    Il s'agit d'une arme classée en catégorie D2:  détention libre sous conditions.
    L'acheteur doit obligatoirement présenter une pièce d'identité attestant de sa majorité.
    Aucune responsabilité ne peut être engagée en cas d'utilisation par l'acquéreur ou une tierce personne.

    Quelles sont les caractéristiques des armes classées en catégorie D2 en France ?

    En France, les " armes de catégorie D2"  sont celles dont l’" acquisition et la détention sont libres" , mais qui restent soumises à certaines règles.
    Elles sont considérées comme présentant un " risque faible pour la sécurité publique" , mais ne sont pas pour autant anodines.
    * Exemples d’armes classées en D2
    - " Armes historiques"  : modèles antérieurs à 1900 (sauf exceptions)
    - " Reproductions d’armes anciennes"  : ne tirant que des munitions sans étui métallique
    - " Armes blanches"  : poignards, couteaux-poignards, sabres, matraques
    - " Armes à air comprimé"  : puissance à la bouche entre 2 et 20 joules
    - " Aérosols lacrymogènes ou incapacitants"  : capacité ≤ 100 ml
    - " Armes à impulsion électrique de contact"  : comme certains shockers
    - " Matériel de guerre neutralisé"  : rendu inapte au tir, avant ou après 1946 selon les cas
    * Conditions d’acquisition
    - " Accessible aux personnes majeures
    - " Pas d’autorisation préalable requise
    - Certaines armes (comme les fusils à un coup par canon lisse) peuvent nécessiter un " enregistrement
    * Restrictions importantes
    - " Port et transport interdits sans motif légitime
      - Exemple : transport vers un stand de tir ou pour la chasse
    - " Sanctions en cas de non-respect"  :
      - Amende jusqu’à " 15 000 €" 
      - Peine de " 1 an d’emprisonnement" 
    * Même si elles sont plus accessibles, les armes de catégorie D2 doivent être " manipulées avec prudence"  et " stockées en toute sécurité" .
    Leur usage est encadré pour éviter tout abus ou danger.

    Notre objet du jour : Ancien effaroucheur d'oiseaux / canon d'alarme en fonte d'acier vintage / Canon Avertisseur / Piège à Feu / Vènerie

    Il s'agit d'un canon d'alarme ou canon avertisseur qui se plaçait derrière une porte.
    Chargé (normalement) à blanc. il pouvait être à piston, à broche ou à percussion centrale.

    Celui-ci est à piston.
    Les Canons d'Alarme
    Les Canons d'Alarme : référence ' MANUFRANCE " dans une édition de la gazette des armées.
    Chargé par la bouche avec mise à feu par une capsule de fulminate sur la cheminée.
    Lorsqu'il est armé, le percuteur est levé et calé dans l'étrier inférieur de la pièce mobile. le fil déclencheur, relié à la porte (ou en travers de l'entrée) tire le levier mobile vers l'avant et libère le percuteur.
    Appelé canon avertisseur, canon d’alarme ou piège à feu.
    On le trouvait encore sur le dernier catalogue de la Manufacture d'Armes et de Cycles de Saint Etienne et vous pouvez trouver ici et plus bas une copie de l'article complet rédigé par Hervé Le Goff, une présentation générale reprise dans la gazette des armées. ( n°439 / p56 )
    Évidemment, les bracos ont détourné le canon d'alarme en l'installant sur les passages de gibier, mais ce n'était pas sa fonction.
    dimensions : 21 x 6 x 7,5 cm
    poids : 990 g
    époque : XXème
    circa : 1940
    Canon avertisseur à broche
    Ressort en bon état
    Très bon état général 
    Système de percussion a broche
    fabrication : française
    fabricant : MANUFRANCE
    marque : déposée
    ** TRES BEL OBJET **© Ma Petite Brocante en Ligne - duplication interdite
  • Monday 30 June 2025 - 11:24
    Hégésippe Moreau
    Hégésippe Moreau : écrivain romantique français

    Hégésippe Moreau : l'artiste méconnu.

    Hégésippe Moreau, un écrivain du XIXe siècle souvent méconnu du grand public contemporain, mérite certainement une exploration approfondie de sa vie et surtout de son œuvre ...
    Voici un article détaillé qui met en lumière sa vie, son œuvre et son influence littéraire.
    Au cœur du mouvement romantique français du XIXe siècle, Hégésippe Moreau se distingue par son œuvre poétique et sa vie marquée par la passion et la sensibilité.
    Bien que souvent éclipsé par ses contemporains plus célèbres comme Victor Hugo ou Alfred de Musset, Moreau a laissé une empreinte significative dans la littérature française, notamment par ses poèmes lyriques et ses écrits engagés.
    Jeunesse et Formation
    Né le 11 avril 1810 à Paris, Hégésippe Adolphe Moreau fait ses premiers pas dans le monde de la littérature dès son adolescence. Son éducation, marquée par une sensibilité précoce aux arts et à la poésie, le prédispose à une vie dédiée à l'écriture.
    Après des études littéraires approfondies, Moreau développe un style poétique qui allie romantisme et mélancolie, reflétant les tourments et les aspirations de son époque.

    Œuvre et Contributions Littéraires

    L'œuvre de Moreau se caractérise par une exploration profonde des thèmes de l'amour, de la nature et de la condition humaine. Ses poèmes, souvent imprégnés d'une introspection intense, captivent par leur lyrisme et leur capacité à exprimer les émotions les plus subtiles.
    Parmi ses recueils les plus célèbres figurent "Les Stances" et "Les Soirs de Saint-Pétersbourg", où il évoque avec une délicatesse poignante les affres du cœur et les beautés de la nature.
    En plus de sa poésie, Hégésippe Moreau s'engage également dans des écrits journalistiques et politiques. Ses prises de position courageuses en faveur de la liberté d'expression et de la justice sociale marquent une étape importante dans l'histoire littéraire française, influençant des générations d'écrivains à venir.
    L’œuvre de Hégésippe Moreau est profondément ancrée dans le courant romantique, marqué par l’expression des émotions intimes, le goût du sublime, et la révolte contre les injustices sociales.
    Bien que sa carrière ait été brève ( il meurt à seulement 28 ans ! ), elle n’en reste pas moins remarquable par la qualité de ses écrits et la sincérité qui en émane.
    1 - Un poète du cœur et du peuple
    Son recueil " Le Myosotis ", publié en 1837, est sans doute l’un de ses travaux les plus représentatifs. Il y déploie un lyrisme pur, souvent teinté de tristesse, d’amour perdu, de méditations solitaires et de rêveries sur la mort.
    L’amour de la nature y est également très présent, un thème cher aux romantiques.
    Son style simple, mais touchant, lui vaut d’être considéré par certains comme un " poète du peuple , capable d’émouvoir sans artifices.
    Son poème " La Fileuse " est emblématique de son art : il dépeint, dans une langue fluide et musicale, la vie modeste d’une jeune ouvrière. Ce type de sujet, inhabituel dans la poésie plus aristocratique de son temps, révèle son " empathie pour les classes populaires ", un engagement discret mais réel pour la justice sociale. Il s'agit là d'une " poésie sociale avant l’heure ", proche du réalisme compassionnel.
    2 - un engagement politique et journalisme
    En plus de sa poésie, Moreau s’illustre par une activité de " journaliste engagé ". Il collabore à plusieurs journaux et feuilles littéraires de son époque, dont " Le Mercure du XIXe siècle " et " Le Journal du Peuple ", où il publie des articles critiques sur la condition ouvrière, la censure ou encore l’inaction des élites.
    Il ne se contente donc pas de rêver sur le papier ; il utilise aussi l’écriture comme " arme d’indignation et de dénonciation ".
    Son attachement à la liberté et sa solidarité avec les plus démunis transparaissent aussi dans ses vers. Certains critiques littéraires ont vu en lui une " figure précurseur du poète maudit ", marginal, incompris, mais profondément sincère.
    3 - Un style à la croisée des influences
    Sur le plan stylistique, Hégésippe Moreau s’inscrit dans la filiation de " Lamartine et Béranger ", deux grandes figures de la poésie romantique et populaire.
    De Lamartine, il retient la musicalité et la méditation lyrique ; de Béranger, l’humour discret, la simplicité d'expression et l'intérêt pour les petites gens.
    Mais il développe une voix bien à lui : mélancolique sans être désespérée, modeste sans être effacée.
    Son écriture se caractérise par :
    * Un rythme fluide et accessible, souvent construit en octosyllabes ou alexandrins classiques.
    * Un langage clair et direct, sans emphase ni complexité inutile.
    * Une grande sensibilité à l’émotion et à la musicalité, avec des images simples mais fortes.

    Influence et Héritage

    Bien que son œuvre ait été largement oubliée après sa mort en 1838, Hégésippe Moreau reste une figure emblématique du romantisme français.
    Son exploration des sentiments humains et son style poétique unique continuent d'inspirer les amoureux de la littérature et les chercheurs intéressés par cette période riche et tumultueuse de l'histoire littéraire européenne.

    Notre œuvre du jour : Contes à ma Sœur.

    En redécouvrant Hégésippe Moreau, nous redonnons vie à un poète passionné et visionnaire dont l'héritage littéraire mérite une reconnaissance renouvelée.
    À travers ses vers, il nous transporte dans un univers où la beauté se mêle à la mélancolie, offrant une fenêtre sur les tourments et les rêves de l'âme humaine.
    Que ce soit pour son engagement politique ou pour sa poésie envoûtante, Moreau demeure un pilier du romantisme français, rappelant à chacun l'importance intemporelle de l'expression artistique et de la quête de vérité à travers les mots.
    Dans le ' document ' présenté aujourd'hui, des grandes parties de sa personnalités se révèlent ..
    ROUSSEAU (Pierre) & MOREAU (Hégésippe) : Contes à ma sœur
    éditions I. P. C., Les ECLECTIQUES, Paris, 1994
    1000 ex / 200 sur chiffon de Rives, 800 sur Vergé " éclectiques " + 100 H.C.
    ( exemplaire NON numéroté )
    In-12 en ff., couv. imprimée rempliée, sous chemise et étui.
    Paris, éditions I.P.C., 1944. In-16 carré, en feuilles, sous étui, chemise et couverture rempliée, 139 pp. Tirage limité numéroté à 1000 exemplaires, celui-ci étant un des 800 sur vergé " Eclectiques " mais sans numéro. Ouvrage illustré de compositions en couleurs in et hors texte par Pierre Rousseau.
    Très bon exemplaire. 
        enjoy :)© Ma Petite Brocante en Ligne - duplication interdite
  • Thursday 19 June 2025 - 15:46
    Concours Lépine
    Concours Lépine : une récompense pour Robert Kaufmann
    Ce " posographe ", inventé par Auguste Robert Kaufmann est un petit appareil de poche, conçu en métal, il se compose de deux panneaux émaillés imprimés, l’un pour les scènes "en intérieur", l’autre pour les prises "en extérieur".
    Le principe est simple en apparence mais redoutablement efficace : "six curseurs latéraux" permettent de renseigner les différentes variables qui influencent la lumière, et un "septième curseur central" donne le temps de pose correspondant sur une "échelle allant de 1/1000 seconde à 12 secondes".
    In Fine, c'est un outil à la croisée de la photographie et de la mécanique ...

    Auguste Robert Kaufmann: un inventeur discret mais marquant

    "Auguste Robert Kaufmann" naît à Paris le "2 octobre 1885".
    Cet inventeur français, aujourd’hui largement oublié du grand public, a pourtant joué un rôle important dans l’histoire de la photographie grâce à une invention aussi astucieuse que novatrice : "le Posographe".
    Enregistrée par "brevet le 8 octobre 1921", cette invention visait à résoudre un problème fondamental pour les photographes de l’époque : "déterminer avec précision le temps de pose en fonction des conditions de prise de vue".
    Alors que les cellules photoélectriques n’étaient pas encore disponibles, Kaufmann imagine un calculateur mécanique permettant d’évaluer l’exposition idéale à la lumière.
    Il décède prématurément dans un "accident de voiture à Montargis le 11 novembre 1927", mais son héritage reste, incarné dans cette machine remarquable.

    Le Posographe : un calculateur mécanique avant l’heure

    Le Posographe est un appareil astucieux de calcul de temps de pose inventé par Auguste Robert Kaufman et breveté en 1922, avant l’invention des cellules-posemètres.
    On peut donc considérer qu’il fait partie de la famille des ordinateurs mécaniques primitifs initiée notamment par Pascal, Jacquard ou Babbage…
    C’est en quelque sorte une version plus détaillée et interactive de la règle que l’on retrouve au dos de certains appareils et à l’intérieur des cartons d’emballage de pellicules sous forme de tableaux avec quelques situations de luminosité courantes.
    L’objet plat et rectangulaire présente deux faces imprimées d’un ensemble de paramètres, une face dédiée aux scènes d’intérieur, l’autre aux scènes d’extérieur.
    À l’intérieur, le Posographe renferme un "mécanisme de leviers et de bielles plats en métal", reliés de manière à matérialiser géométriquement les liens logiques entre les paramètres renseignés. Chaque curseur agit sur ces bielles, qui glissent les unes sur les autres, modifiant ainsi la position du curseur principal indiquant le temps d’exposition.
    Six curseurs index disposés sur son pourtour permettent de sélectionner les différents paramètres, un septième donne comme résultat du calcul un temps d’exposition.
    Ces curseurs sont reliés en interne à une série de bielles plates interconnectées de manière à établir géométriquement un rapport logique.
    Ce système n’est pas sans rappeler les "abaques" utilisés dans les laboratoires scientifiques ou l’industrie, où plusieurs variables doivent être combinées sans qu’une formule unique puisse les relier simplement.
    Le Posographe transforme donc "l’analyse qualitative de la lumière en un résultat chiffré fiable".
    Il est extraordinairement remarquable de constater que les dimensions, dispositions et articulations des bielles les unes avec les autres matérialisent mécaniquement la logique et l’influence de chaque paramètre dans la valeur d’exposition finale.

    Une invention qui a marqué son époque et le monde de la Photographie !

    1- Mécanique intelligente et articulation des paramètres avec des paramètres précis pour une exposition maîtrisée.
    En extérieur, les curseurs tiennent compte de :
    - Le mois de l’année
    - L’heure solaire
    - Le type de sujet
    - Le diaphragme utilisé
    - L’état du ciel (ensoleillé, nuageux…)
    - La teinte et l’éclairage du sujet
    En intérieur, sont considérés :
    - La couleur des murs
    - La couleur des sols
    - La lumière extérieure disponible
    - Le diaphragme
    - La quantité de ciel visible depuis la position du sujet
    - La position du sujet par rapport aux fenêtres
    Et pour les émulsions :
    Le dernier curseur, celui qui indique le "temps de pose final", comprend "quatre flèches-index" correspondant à différents niveaux de "sensibilité photographique exprimés en degrés H&D" (Hurter & Driffield), système utilisé avant les normes ISO :
    - 50° H&D : rapidité moyenne
    - 150° H&D : extra rapide
    - 350° H&D : ultra rapide
    - 600° H&D : sensibilité extrême
    Une mention spéciale est faite pour les "plaques Autochrome", pour lesquelles il est recommandé de multiplier le temps par soixante, ou simplement de lire les secondes comme des "minutes".
    2- Une invention primée et produite durant plus d’une décennie
    Le "succès" du Posographe est immédiat. Il reçoit notamment une "médaille d’argent à l’Exposition internationale de Turin en 1923", récompense prestigieuse à l’époque. Sa production se poursuit jusqu’au début des "années 1930", moment où les premiers "posemètres électroniques" commencent à apparaître sur le marché et à le remplacer progressivement.
    3- Un outil pédagogique et accessible
    Le Posographe n’est pas seulement utile ; il est aussi "intuitif", "instructif", et pousse le photographe à "analyser la lumière". À une époque où tout se fait de manière manuelle, il permet de "comprendre" les effets de l’environnement sur la photographie. L’objet devient ainsi un "outil pédagogique" remarquable, bien avant l’avènement des automatismes.
    4- Héritage et valeur actuelle
    Aujourd’hui, le Posographe est considéré comme un "objet de collection", recherché par les amateurs de "photographie ancienne" et les passionnés "d’instruments scientifiques". Il s’inscrit dans la lignée des "ordinateurs mécaniques primitifs", comme ceux de "Pascal, Jacquard ou Babbage", traduisant des équations complexes en mouvements mécaniques simples.
    Ce petit outil continue de fasciner par sa "précision", son "design ingénieux", et sa "philosophie" : "comprendre pour mieux créer", observer avant de déclencher.

    Kaufmann, un esprit inventif au-delà du Posographe

    Si le Posographe reste l’œuvre phare de Kaufmann, il ne fut pas sa seule invention.
    Il avait également conçu un "accordeur pour violons", moins connu et sans postérité marquante.
    Cela montre cependant la "diversité de ses intérêts" : de la lumière à la musique, Kaufmann cherchait à "traduire les phénomènes sensibles en solutions mécaniques accessibles".
    Enfin et pour terminer, le "Posographe d’Auguste Robert Kaufmann" incarne une époque de "transition technologique", où l’"ingéniosité mécanique" palliait l’absence d’électronique.
    C’est aussi une "leçon de photographie" à part entière : avant de capturer une image, il faut "comprendre la lumière, le lieu, et le sujet".
    Auguste Robert Kaufmann n’était peut-être pas un nom destiné à la postérité. mais par la pertinence et la beauté fonctionnelle de son invention, il a su laisser une "trace indélébile dans l’histoire de la photographie"...
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  • Saturday 14 June 2025 - 19:08
    Colette
    Colette : Femme de lettres et actrice française, auteure de la série des " Claudine ".

    Colette, auteure française et personnage authentique.

    Colette, de son vrai nom Sidonie-Gabrielle Colette, est une figure majeure de la littérature française du XXe siècle.
    Tour à tour romancière, journaliste, mime et critique, elle incarne une femme libre, passionnée et novatrice.
    Son œuvre, marquée par une grande sensibilité, explore les thèmes du corps, de la nature, du désir et de la condition féminine avec une finesse rare.
    Reconnue de son vivant comme une écrivaine d’exception, Colette a su imposer sa voix singulière dans un monde littéraire longtemps dominé par les hommes. Sa vie, tout aussi riche que ses écrits, reflète une quête permanente d’indépendance et d’authenticité.
    1 - Généralités.
    Nom complet : Sidonie-Gabrielle Colette
    Naissance : 28 janvier 1873 à Saint-Sauveur-en-Puisaye (Yonne, France)
    Décès : 3 août 1954 à Paris
    Profession : Romancière, journaliste, mime, actrice, critique dramatique
    Période d'activité : Fin XIXe siècle – milieu XXe siècle
    Reconnaissance : Membre de l’Académie Goncourt, première femme à recevoir des funérailles nationales en France (1954)
    2 - Chronologie de la vie et de l'œuvre de Colette.
    1873–1893 : Enfance et jeunesse.
    Elle est née dans un village bourguignon, elle grandit dans un environnement rural et littéraire.
    Son père, ancien militaire, est bibliophile ; sa mère, Sido, est une figure centrale de son œuvre future.
    3 - 1893–1906 : Mariage avec Willy et débuts littéraires.
    Elle épouse Henry Gauthier-Villars, dit "Willy", écrivain parisien, puis, sous le nom de Willy, Colette écrit la série " Claudine " :
    - Claudine à l’école (1900)
    - Claudine à Paris (1901)
    - Claudine en ménage (1902)
    - Claudine s’en va (1903)

    Ces romans rencontrent un vif succès mais sont signés par Willy , ce qui ne trompe personne !
    Elle entame ensuite une carrière de mime et d’actrice après leur séparation.
    4 - 1906–1920 : Indépendance et affirmation
    Après son divorce d’avec Willy en 1906, elle intègre la vie artistique libre et provocante dans les milieux parisiens. ( Relations féminines notoires (avec Missy, notamment) ).
    Elle continue de publier des œuvres marquantes, dont :
    - La Vagabonde (1910) – semi-autobiographique
    - L’Envers du music-hall (1913)
    Elle y développe un style personnel, sensible et sensoriel, tourné vers l'intime et le corps.
    5 - 1920–1935 : Reconnaissance littéraire
    Colette se remarie avec Henry de Jouvenel, journaliste et homme politique et devient alors, elle aussi, chroniqueuse pour *Le Matin*, ce qui affine sa plume journalistique.
    Nouvelles publications, dans lesquelles elle explore l’adolescence, le désir, le temps qui passe :
    - Chéri (1920)
    - La Fin de Chéri (1926)
    - Le Blé en herbe (1923)
    - La Naissance du jour (1928)

    6 - 1935–1954 : Consécration et Reconnaissance.
    * Nommée membre de l’Académie Goncourt, elle en fut la présidente de 1949 à 1954.
    * Elle écrit " Gigi " (1944), qui sera adapté au théâtre, puis au cinéma avec Audrey Hepburn.
    * Reçoit la Légion d’honneur.
    * Son œuvre est saluée pour sa finesse psychologique et sa sensibilité à la nature.
    7 - Style et thèmes majeurs.
    * Corps et sensualité : langage charnel, perception aiguë des sensations.
    * Féminité et indépendance : femme libre, elle explore la condition féminine.
    * Temps et nostalgie : regard tendre sur l’enfance, la vieillesse, le souvenir.
    * Nature : omniprésente, elle est un miroir des émotions.
    8 - L'héritage de Colette.
    Colette est aujourd’hui considérée comme l’une des plus grandes écrivaines françaises.
    Sa modernité et sa liberté de ton inspirent encore la littérature contemporaine.

    Son œuvre, traduite dans de nombreuses langues, est étudiée dans le monde entier.

    Les 4 volumes de la série "Claudine" de Colette.

    La série " Claudine " de Colette est une œuvre littéraire emblématique qui suit l'évolution de son héroïne, Claudine, à travers différentes étapes de sa vie.
    Publiée au début du XXe siècle, cette série se compose de quatre volumes qui explorent l'éducation, l'amour, le mariage et l'émancipation féminine avec une plume vive et audacieuse.
    1. Claudine à l'école (1900)
    Ce premier roman nous plonge dans l'univers scolaire de Claudine, une adolescente vive et malicieuse qui grandit dans un petit village français. Son quotidien est rythmé par les cours, les amitiés et les intrigues autour de ses professeurs. Ce livre, écrit sous le nom de Willy (le mari de Colette), fit scandale à sa sortie en raison de son ton libre et de ses thèmes audacieux.
    - Date de publication : 1900
    - Thèmes : Éducation, adolescence, sensualité
    2. Claudine à Paris (1901)
    Dans ce second tome, Claudine quitte son village pour s'installer à Paris avec son père. Elle découvre la vie citadine, fait de nouvelles rencontres et commence à explorer les complexités des relations humaines. Ce roman marque une transition vers une Claudine plus mature, confrontée à des dilemmes sentimentaux et sociaux.
    - Date de publication : 1901
    - Thèmes : Paris, découverte de soi, amour
    3. Claudine en ménage (1902)
    Claudine est désormais mariée à Renaud, un homme plus âgé qu'elle. Ce volume explore la vie conjugale, les désillusions du mariage et les tentations extérieures. L'arrivée de Rézi, une jeune Américaine, vient bouleverser l'équilibre du couple et pousse Claudine à remettre en question sa relation.
    - Date de publication : 1902
    - Thèmes : Mariage, séduction, indépendance féminine
    4. Claudine s'en va (1903)
    Dans ce dernier tome, Claudine s'efface progressivement pour laisser place à une nouvelle héroïne, Annie. Cette jeune femme, soumise à son mari Alain, découvre une autre facette de la vie lorsqu'il l'abandonne aux soins de sa sœur Marthe, une femme libre et indépendante. Ce roman marque une rupture avec le personnage de Claudine et ouvre la voie à une réflexion sur l'émancipation féminine.
    - Date de publication : 1903
    - Thèmes : Indépendance, transformation, féminisme
    5 - In fine, la série "Claudine" est une œuvre incontournable qui illustre avec finesse l'évolution d'une jeune femme à travers les épreuves de la vie. Colette y déploie un style unique, mêlant sensualité, humour et profondeur psychologique. Ces romans restent aujourd’hui des références littéraires, témoignant de la modernité et de l’audace de leur autrice.

    Nos quatre exemplaires des aventures de CLAUDINE.

    WILLY et COLETTE - Les quatre Claudine.
    1. Claudine à l'école / 2. Claudine à Paris / 3. Claudine en ménage / 4. Claudine s'en va.
    Bièvres, Pierre de Tartas, 1972 - 1973.
    4 volumes, chacun illustré d'après Pierre Lelong, Grau Sala, Gaston Barret, Gabriel Dauchot, dont le premier volume est enrichi d'un frontispice signé Jean Cocteau.
    Superbes reliures cuir bleu à réserve dorée, sous emboîtage de l'éditeur.
    Tirage limité, sur vélin de Lana; exemplaires numéro 365/1000, seul le dernier volume portant la numérotation.
    dimensions : 26,5 x 20 x4 cm env. le volume
    poids : 4900 g
    Superbe ensemble pour amateurs de beaux livres …
        enjoy :)© Ma Petite Brocante en Ligne - duplication interdite
  • Monday 09 June 2025 - 18:30
    La Chanson de Roland : la fin de Roland, neveu de Charlemagne, à Roncevaux

    Un texte ancien, appelée ' chanson de geste  ', qui nous relate la fin tragique, à Roncevaux, de l'arrière-garde dont l'Empereur Charlemagne avait confié le commandement à son vaillant neveu, nommé Roland ...

    La Chanson de Roland : Épopée médiévale et mythe fondateur

    La Chanson de Roland est l’un des plus anciens et des plus célèbres textes de la littérature française médiévale.
    Cette œuvre emblématique du Moyen Âge raconte l’héroïsme, la loyauté, le sacrifice et les valeurs chevaleresques dans un monde chrétien en guerre.
    Partons en plongée dans cette chanson de geste qui continue de fasciner historiens, littéraires et artistes contemporains.

    Présentation générale de la Chanson de Roland

    Composée vers la fin du XIe siècle (vers 1080), *La Chanson de Roland* est un poème épique rédigé en ancien français.
    Il s'agit d'une chanson de geste, un genre littéraire médiéval qui met en scène des exploits guerriers et héroïques, souvent liés à des personnages historiques ou semi-légendaires.
    Le texte nous est principalement parvenu grâce au manuscrit d’Oxford, conservé à la bibliothèque Bodléienne. Il compte environ 4 000 vers en laisses assonancées (groupes de vers rythmés par la répétition d’un même son à la fin).

    L’histoire racontée dans la Chanson de Roland

    L’intrigue s’inspire librement d’un événement historique : l’attaque en 778 de l’arrière-garde de l’armée de Charlemagne dans les Pyrénées, à Roncevaux.
    ... Mais le récit transforme cet épisode militaire mineur en un affrontement épique entre chrétiens francs et Sarrasins musulmans.
    Voici les grandes lignes de l’histoire :
    * Charlemagne, empereur chrétien, fait la guerre en Espagne contre les Sarrasins.
    * Après la prise de Saragosse (ou presque), il décide de retourner en France.
    * Il confie la protection de son arrière-garde à son neveu Roland, un chevalier courageux mais imprudent.
    * Ganelon, beau-père de Roland et jaloux de lui, trahit Charlemagne et livre l’arrière-garde à l’ennemi.
    * À Roncevaux, Roland refuse de sonner du cor pour appeler Charlemagne à l’aide, par orgueil chevaleresque.
    * Il se bat vaillamment avec ses compagnons, notamment Olivier et l’archevêque Turpin, mais ils meurent tous.
    * Roland finit par sonner du cor si fort qu’il en meurt.
    * Charlemagne arrive trop tard mais venge son neveu en écrasant les Sarrasins.
    * Ganelon est jugé et exécuté pour trahison.
    Le récit se termine sur une note mystique, avec Roland accueilli au paradis par les anges ...

    À qui peut-on attribuer la Chanson de Roland ?

    L’auteur exact de *La Chanson de Roland* reste inconnu...
    Toutefois, le manuscrit d’Oxford se termine par la phrase :
    " Ci falt la geste que Turoldus declinet ",
    ce qui a suscité de nombreux débats.
    Turoldus pourrait être :
    * soit l’auteur du poème
    * soit un jongleur (récitant) ayant mis en forme ou chanté l’œuvre
    * soit simplement un copiste
    L’œuvre est donc anonyme ou " non attribuée " si vous le voulez, mais elle est le fruit d’une tradition orale et poétique bien ancrée dans la culture médiévale.

    Quel est le genre littéraire de la Chanson de Roland ?

    *La Chanson de Roland* appartient au genre épique, plus précisément à celui de la chanson de geste.
    Ce genre se distingue par :
    * un style solennel et répétitif
    * des héros chevaleresques
    * un idéal chrétien et féodal
    * un récit centré sur l’exploit et l’honneur
    La chanson de geste vise autant à inspirer qu’à édifier.
    Elle a une forte dimension morale et politique, valorisant la foi chrétienne, la loyauté envers le seigneur, et l’esprit de sacrifice.

    Œuvres inspirées par la Chanson de Roland

    La puissance narrative de *La Chanson de Roland* a traversé les siècles et influencé de nombreuses œuvres dans des domaines variés.
    En littérature :
    * Victor Hugo évoque Roland dans *La Légende des siècles*.
    * Des auteurs contemporains ont réécrit ou modernisé l’histoire, comme Jean-Luc Cornette avec *Roland, le preux* (bande dessinée).
    * Le personnage de Roland apparaît dans la poésie épique italienne, notamment dans *Orlando Furioso* (1516) de Ludovico Ariosto et *Orlando Innamorato* de Boiardo.
     Au cinéma et à la télévision :
    * Il n’existe pas de grand film hollywoodien directement consacré à *La Chanson de Roland*, mais des adaptations ont été proposées en Europe :
    - "La Chanson de Roland" (1978), film d’animation de Frank Cassenti.
    - Documentaires télévisés sur France 3 et Arte ont évoqué l’épopée.
    * Les archétypes du héros loyal, du traître et du combat final ont influencé de nombreux films médiévaux et fantastiques.
     Dans la musique et l’art :
    * Plusieurs opéras et oratorios ont été composés autour de Roland ou Orlando, notamment par Lully, Händel (*Orlando*), et Vivaldi.
    * Des miniatures médiévales, tapisseries, et peintures illustrent la bataille de Roncevaux et la mort de Roland.

    Pourquoi La Chanson de Roland reste-t-elle si actuelle ?

    *La Chanson de Roland* est bien plus qu’un vieux poème médiéval. Elle cristallise les grandes valeurs d’une époque : le courage, la loyauté, la foi, mais aussi les dangers de l’orgueil et de la trahison.
    Son récit vibrant continue de nourrir notre imaginaire collectif, du Moyen Âge jusqu’aux œuvres modernes.
    À travers Roland, c’est l’image d’un héros tragique et exemplaire qui nous est transmise, une figure intemporelle qui, malgré les siècles, parle encore à notre quête d’idéal.

    L'exemplaire de " La Chanson de Roland " que nous vous présentons aujourd'hui.

    LA CHANSON DE ROLAND - trad. Raoul Mortier - Paul Dardé - Union Latine d'Edition - 1931
    La Chanson de Roland, traduite et annotée par Raoul Mortier.
    Illustrations de Paul Dardé.
    Edition réalisée par " Union Latine d'Éditions ", Paris, 1931
    Bel In-8, relié, couverture demi-chagrin.
    Tirage limité sur épais Vergé Chiffon, exemplaire numérote 284/1000
    état : fort bel état général, reliure avec de légers frottements, intérieur en l'état, intérieurs très bien conservés et préservés, reliure brochée originale conservée, 
    dimensions : 23 x 18 x 3,5 cm
    poids : 950 g
    Bel exemplaire de Bibliothèque que vous pouvez voir plus en détails à l'aide des photos ci-dessous …
          enjoy   :)© Ma Petite Brocante en Ligne - duplication interdite
  • Monday 09 June 2025 - 17:02
    Métronome
    Métronome : instrument donnant le tempo, la vitesse, pour jouer correctement un morceau de musique.

    Un métronome est un appareil qui donne un tempo régulier, souvent sous forme de "clics" sonores, pour aider les musiciens à jouer en rythme.
    Il peut être mécanique (avec un balancier) ou électronique (avec un signal numérique).
    On règle la vitesse en battements par minute (BPM), par exemple 60 BPM pour un battement par seconde.

    A quoi ça sert précisément dans la pratique musicale ?

    Un métronome sert à :
    Garder un tempo constant : il aide les musiciens à jouer sans ralentir ni accélérer sans s’en rendre compte.
    Travailler la précision rythmique : il permet de s’entraîner à jouer exactement sur le temps, ce qui est essentiel pour jouer en groupe ou enregistrer.
    S’entraîner à différentes vitesses : on peut commencer lentement pour bien maîtriser un passage difficile, puis augmenter progressivement la vitesse.
    Améliorer l’indépendance rythmique : par exemple, les batteurs ou pianistes peuvent pratiquer des rythmes complexes en s’appuyant sur le métronome comme repère externe.
    Développer le sens du timing interne : en s’entraînant régulièrement avec un métronome, le musicien apprend à “sentir” le tempo sans dépendre de l’appareil.

    Comment utiliser un métronome ?

    Quelques exemples concrets …
    1. Choisir un tempo
    Régle le métronome sur le nombre de battements par minute (BPM) adapté à ce que tu joues.
    Par exemple :
    60 BPM = lent (1 battement/seconde)
    120 BPM = tempo moyen
    180 BPM = rapide
     2. Jouer avec le métronome
    Lance le métronome.
    Joue une note, un accord ou un rythme sur chaque clic (ou sur des clics précis selon le morceau).
    Commence lentement, même si la version finale est plus rapide.
     3. S’exercer avec intelligence
    Exercice rythmique simple : tape dans les mains ou joue une note sur chaque battement.
    Exercice avancé : joue une note toutes les deux battements, ou entre les battements (contretemps).
    Travail de passages techniques : ralentis le tempo pour bien exécuter, puis augmente progressivement.
     4. Varier les modes d’entraînement
    Certains métronomes permettent de marquer les temps forts (ex : 1 clic fort sur 4).
    Tu peux t’entraîner avec le clic sur le 2e et 4e temps pour le swing ou le funk.
    Essaie aussi de jouer en silence sans métronome, puis le relancer pour vérifier si tu gardes le bon tempo.

    Que signifient les inscriptions " Maelzel " et " Paquet " sur certains métronomes ?

    "Maelzel"
    C’est le nom de Johann Nepomuk Maelzel, un inventeur allemand du début du XIXe siècle.
    Il est souvent crédité (à tort ou à raison) d’avoir popularisé ou commercialisé le premier métronome mécanique breveté.
    Les fabricants de métronomes ont longtemps inscrit "Maelzel" ou "Metronome Maelzel" sur leurs appareils, un peu comme une marque de référence ou un label historique, même si d’autres ont contribué à l’invention (notamment Dietrich Nikolaus Winkel).
    "Paquet"
    "Paquet" est le nom d’un fabricant français de métronomes, très actif au XXe siècle.
    Les métronomes portant cette inscription viennent souvent de France et sont des modèles mécaniques traditionnels en bois.
    Donc, si vous découvrez  "Maelzel Paquet" sur un métronome, c’est probablement un modèle mécanique français, inspiré du design original de Maelzel.
    C’est un peu l’équivalent de voir "Stradivarius" sur un violon : une référence à une tradition….

    Notre objet du Jour : METRONOME PAQUET MAELZEL

    Il s'agit, en effet d'un très jolie métronome, ancien, portant dans une " pastille métallique " les inscriptions : " MAELZEL - 1815 - PAQUET - 1846 - MADE IN FRANCE " et de plus, sur le dessous une autre étiquette " Lochness - Fully Fashioned Knitwear - MADE IN FRANCE " dont on se demande l'origine ou l'usage ...
    Système de métronome Paquet 1815 et Johan Maelzel 1846 de la seconde moitié du 19e siècle.
    Il s'agit d'un instrument utilisé pour mesurer le tempo de la musique, le son du pendule indiquant avec précision la vitesse à laquelle elle est jouée.
    L'instrument se compose d'un pendule avec un contrepoids qui fonctionne avec un mécanisme d'horlogerie avec des roues dentées actionnées par un ressort.
    La tige à contrepoids située à l'avant est entraînée par le mécanisme d'horlogerie, dont les oscillations marquent le passage du temps.
    L'instrument est logé dans une boîte pyramidale en chêne qui porte une plaque sur le devant et les noms de Paquet 1815 et de l'inventeur, le physicien autrichien J. N. Maelezel 1846. 
    Très bon état, entièrement fonctionnel.
    Dimensions : 23 x 13 x 11 cm
    poids : 400 g
    ....   enjoy  :)
    © Ma Petite Brocante en Ligne - duplication interdite
  • Saturday 31 May 2025 - 16:13
    Auguste PéquégnotAuguste Péquégnot : le maître de l'Eau-Forte

    Avec cet artiste retrouvons des notions de base de la gravure, des grands maîtres, des imprimeurs de renom aussi qui ont fait la renommée d'un Art qui au travers des eaux-fortes allie finesse, talent, qualité, célébrité dans le monde de l'imagerie du XIXème siècle.

    Auguste Péquégnot : Maître Oublié de l'Eau-forte

    Auguste Péquégnot (1819-1878) est un nom qui ne résonne peut-être pas immédiatement dans l'esprit du grand public, et pourtant, il fut un graveur d'une finesse et d'un talent remarquables, particulièrement reconnu pour ses eaux-fortes.
    Son œuvre, bien que parfois éclipsée par des contemporains plus célèbres, offre un témoignage précieux de son époque et de son exceptionnel savoir-faire technique.
    Plongeons dans le monde de cet artiste discret mais influent...

    Qui était Auguste Péquégnot ?

    Né à Saint-Dié-des-Vosges en 1819, Auguste Péquégnot a vécu une vie dédiée à l'art de la gravure.
    Élève de Jean-Louis-Nicolas Jaley et de Charles-François Daubigny, il a rapidement développé une maîtrise technique qui lui a permis d'explorer les multiples facettes de l'eau-forte.
    Il a exposé régulièrement au Salon de Paris, où ses œuvres étaient appréciées pour leur précision et leur sens du détail.
    Son parcours, bien que marqué par une certaine humilité, révèle un artiste profondément attaché à la tradition et à l'innovation.

    L'Eau-forte : Son Médium de Prédilection

    L'eau-forte était sans conteste le domaine de prédilection de Péquégnot.
    Cette technique de gravure, qui utilise l'acide pour mordre des lignes dans une plaque de métal recouverte d'un vernis, permet une grande liberté et une finesse de trait difficilement égalables.
    Péquégnot a su exploiter toutes les nuances de ce procédé, créant des œuvres d'une richesse visuelle étonnante.
    Ses eaux-fortes se distinguent par plusieurs caractéristiques :
    * La précision du trait : Chaque ligne est placée avec intention, contribuant à une composition harmonieuse et détaillée. Que ce soient les textures des pierres, la frondaison des arbres ou les plis des vêtements, tout est rendu avec une fidélité impressionnante.
    * La richesse des contrastes : Péquégnot maîtrisait l'art de créer des jeux d'ombre et de lumière qui donnent de la profondeur et du volume à ses scènes.
    Ses noirs sont profonds, ses blancs lumineux, et les gris intermédiaires créent une atmosphère vibrante.
    * Le sens de la perspective : Ses paysages et ses vues architecturales sont souvent dotés d'une perspective impeccable, guidant l'œil du spectateur à travers la composition.
    * Les thèmes variés : Bien qu'il ait une prédilection pour les paysages et les scènes architecturales, Péquégnot a également réalisé des portraits et des scènes de genre, témoignant de sa polyvalence.
    On retrouve souvent dans ses œuvres des vues de villes françaises, des ruelles pittoresques, ou des monuments historiques, qu'il immortalise avec une grande poésie.

    L'Héritage d'Auguste Péquégnot

    Bien qu'il ne soit pas aussi célébré que certains de ses contemporains, l'œuvre d'Auguste Péquégnot est d'une importance capitale pour comprendre l'évolution de la gravure au XIXe siècle.
    Ses eaux-fortes sont présentes dans de nombreuses collections publiques et privées, et sont régulièrement recherchées par les amateurs et les collectionneurs d'estampes.
    Péquégnot incarne cet artiste méticuleux, parfois dans l'ombre, mais dont le travail a grandement contribué à la richesse de l'art de la gravure.
    Ses eaux-fortes ne sont pas de simples reproductions, mais de véritables interprétations artistiques, empreintes d'une sensibilité unique.
    Découvrir ses œuvres, c'est se plonger dans un univers où la technique sert une vision poétique du monde.
    A ce propos, voici un sujet fort intéressant:  le " Premier cahier des 12 Eaux Fortes par Péquégnot " est une œuvre emblématique de cet artiste...

    "Premier cahier des 12 Eaux Fortes par Péquégnot" : Une Œuvre Clé

    Le "Premier cahier des 12 Eaux Fortes par Péquégnot" est un recueil significatif qui met en lumière la virtuosité d'Auguste Péquégnot dans l'art de l'eau-forte.
    Il s'agit d'une suite de 12 planches gravées, souvent accompagnées d'une page de titre dédiée.
    Caractéristiques Générales du Cahier
    Titre Complet : "Premier cahier des 12 Eaux Fortes par Péquégnot". On peut parfois le trouver simplement sous le titre "12 eaux-fortes par Péquégnot, 1er cahier".
    Contenu : Il est composé d'une page de titre (parfois signée et dédicacée par l'artiste) et de 12 planches d'eaux-fortes.
    Technique : Exclusivement des eaux-fortes, technique que Péquégnot maîtrisait parfaitement.
    Support : Les épreuves sont généralement tirées sur papier vergé, un type de papier de qualité qui met en valeur la finesse du trait.
    Datation : Bien qu'il puisse y avoir des tirages ultérieurs, on trouve des exemplaires datés des années 1870, par exemple une dédicace de Péquégnot datée de novembre 1873.
    La date de publication principale semble être vers 1875-1882, édité par Firmin-Didot et Cie.
    Dimensions : Les dimensions des planches varient, mais des exemples citent des dimensions maximales de 21 x 27 cm, avec des marges également variables.
    Référence Bibliographique : Ce cahier est souvent répertorié dans les catalogues raisonnés d'estampes, notamment par Beraldi (qui fait référence aux planches de 1 à 12 de Péquégnot).

    Le Contenu Thématique des Eaux-fortes

    Les 12 eaux-fortes de ce premier cahier illustrent généralement la prédilection de Péquégnot pour les paysages urbains, les vues architecturales et les scènes pittoresques.
    On y trouve :
    Vues de Paris : Péquégnot était un observateur attentif de la vie parisienne et des transformations de la capitale au XIXe siècle. Il a souvent représenté des vues de monuments, de rues et de quartiers emblématiques.
    Paysages : Ses eaux-fortes peuvent également inclure des paysages ruraux ou des scènes naturelles, toujours avec ce souci du détail et de l'atmosphère.
    Scènes de genre : Parfois, des figures humaines ou des scènes de la vie quotidienne animent ses compositions, ajoutant une dimension narrative.
    Chaque planche est une œuvre à part entière, caractérisée par la précision du dessin, la subtilité des ombres et lumières, et la capacité de Péquégnot à rendre la texture des matériaux et l'ambiance des lieux.

    Importance et Rareté

    Suite Complète : Il est noté que les suites complètes des 12 planches, avec la page de titre, sont considérées comme "belles et rares". La page de titre elle-même n'est pas toujours décrite dans les références comme Beraldi, ce qui en fait un élément précieux pour les collectionneurs.
    Témoignage Artistique : Ce cahier est un excellent exemple du savoir-faire de Péquégnot en tant que graveur. Il démontre sa capacité à créer des images complexes et évocatrices à travers le médium de l'eau-forte.
    Valeur de Collection : En raison de leur qualité artistique et de leur rareté, les exemplaires complets et en bon état de ce cahier sont recherchés sur le marché de l'art et peuvent atteindre des estimations significatives lors de ventes aux enchères.

    Contextualisation : La Collaboration avec Auguste Delâtre

    Il est important de noter qu'Auguste Péquégnot a souvent travaillé avec Auguste Delâtre (1822-1907), un imprimeur et éditeur d'estampes de renom.
    Delâtre était un pionnier et un maître de l'impression d'eaux-fortes, et sa collaboration avec Péquégnot (comme avec de nombreux autres graveurs importants de l'époque) a sans doute contribué à la qualité exceptionnelle des tirages du "Premier cahier des 12 Eaux Fortes".
    On trouve même des mentions de ce cahier sous la référence "Auguste Delatre - 12 eaux-fortes / par / Péquégnot. / 1er cahier.", soulignant le rôle essentiel de l'imprimeur.

    Nos gravures ou eaux-fortes du jour.

    Ressorties d'un vieux greniers, malheureusement incomplète, nous vous présentons ici une partie de cette œuvre incontournables, dont seules 8 eaux-fortes sur 12 ont réussi à survivre …  admiration ….   :)
    - 12 eaux fortes par PEQUEGNOT, 1er cahier, Delattre Impr. R. Bieuvre , 19, paris, 1ère couverture 
    - B 15 - Eau Forte signée Péquégnot en bas à gauche - notée : Mont-Faucon - Paris - 1846
    - 8 - Eau Forte signée Péquégnot en bas à gauche - noté au milieu (Delattre- Impr. ) r.de la Harpe 9
    - 12 - Eau Forte signée Pequegnot en bas à gauche - notée : Mont-Faucon - Paris - 1846
    - 7 - Eau Forte signée Péquégnot en bas à gauche - notée au milieu : Paris - Delattre Impr. r de Harpe 9
    - 6 - Eau Forte signée Péquégnot en bas à gauche - suivie de : ' Pont N. Dame. Paris. - noté à droite : (r de la Harpe 9   Delattre Impr. )
    - 5 - Eau Forte signée Péquégnot en bas à gauche - notée : Dessous du quai de Gèvres, Paris, 1848 - noté à droite : Paris, Delattre Imp r. de la Harpe 9
    - 2 - Eau Forte signée Péquégnot en bas à gauche - numérotée à droite © Ma Petite Brocante en Ligne - duplication interdite
  • Thursday 29 May 2025 - 16:58
    appareil photo à soufflet
    appareil photo à soufflet : histoire et technique de la Photographie
    Saviez-vous que les appareils photo à soufflets sont de véritables témoins de l'histoire de la photographie ?
    Avec leur design pliable si particulier et leur mécanisme ingénieux, ils ont marqué les débuts de la photo moderne.
    Plongeons dans l'univers de ces objets emblématiques, entre art, technique et nostalgie.

    À la découverte des Anciens Appareils Photo à Soufflets : Histoire et Technologie

    Les anciens appareils photo à soufflets représentent une époque fascinante dans l'histoire de la photographie, marquée par l'ingéniosité technique et l'artisanat.
    Ces appareils, souvent élégants et souvent ornés, sont devenus des symboles de l'ère pré-numérique où la photographie nécessitait une compréhension approfondie de la mécanique et de la lumière.

    1. Introduction aux Appareils Photo à Soufflets

    Les appareils photo à soufflets ont dominé la photographie du début à la moitié du 20e siècle.
    Leur conception pliable permettait une portabilité accrue tout en protégeant le matériel sensible à la lumière à l'intérieur.
    Ces appareils étaient utilisés pour capturer une variété de sujets, des portraits intimes aux paysages grandioses.

    2. Histoire et Évolution

    Les premiers appareils photo à soufflets ont été développés au 19e siècle, avec des pionniers comme George Eastman (fondateur de Kodak) et Louis Daguerre (inventeur du daguerréotype).
    Ces appareils ont rapidement évolué pour inclure des fonctionnalités telles que la mise au point précise, les obturateurs améliorés et des lentilles interchangeables.

    3. Technologie et Mécanisme

    Le cœur des appareils photo à soufflets résidait dans leur mécanisme de soufflet, une structure pliable en accordéon qui permettait d'étendre et de rétracter l'appareil pour la mise au point.
    Les lentilles et les obturateurs étaient souvent manuels, nécessitant une expertise pour ajuster l'exposition et la netteté.

    4. Utilisation et Popularité

    Ces appareils ont connu une popularité massive jusqu'à ce que la photographie numérique moderne les remplace progressivement dans les années 1950-60.
    Leur utilisation a été documentée dans des événements historiques et des moments intimes de la vie quotidienne à travers le monde.

    5. L'héritage des Appareils Photo à Soufflets

    Aujourd'hui, les appareils photo à soufflets sont prisés des collectionneurs et des amateurs de photographie vintage pour leur esthétique unique et leur construction robuste.
    Ils sont également des témoins visuels précieux de l'histoire de la photographie, rappelant une époque où capturer une image était un acte de patience et de savoir-faire technique.

    6. Et de nos jours ...

    Ces anciens appareils photo à soufflets continuent d'inspirer et d'intriguer, non seulement par leur fonctionnalité technique mais aussi par leur capacité à capturer l'essence même du passé photographique.
    Petit rappel pour les COLLECTIONNEURS :
    Leur héritage perdure à travers les collections privées et les musées, rappelant aux générations futures l'importance de l'innovation et de la créativité dans l'évolution de la photographie moderne.

    Quelques exemples bien concrets d'appareils photo à soufflet.

    ** Le Zeiss Ikon Super Ikonta 530/15, produit vers 1934, est un appareil moyen format à soufflet conçu pour des négatifs de 6,5 x 11 cm, offrant une image panoramique sur film 120. Il est équipé d’un objectif Tessar 4,5 de 120 mm, réputé pour sa netteté et son contraste, monté sur un obturateur Compur, capable de vitesses précises jusqu’au 1/250 s. Un modèle emblématique combinant finesse optique et mécanique de précision allemande.
    ** Le Welta Solida, folding à télémètre datant d’environ 1933, est un appareil moyen format utilisant du film 6x9 cm.
    Il est doté d’un objectif Radionar 4,5 de 105 mm, une optique triplet performante signée Schneider, monté sur un obturateur Compur à vitesses variables et déclenchement central.
    Compact et précis, il représente une belle alliance entre portabilité et qualité d’image pour son époque.
    ** Le Kodak Modèle B21, datant d’environ 1951, est un appareil photo à soufflet au format 6x9 cm.
    Il est équipé d’un objectif Angénieux 105 mm ouvrant à f/6,3, gage de qualité optique française, monté sur un obturateur Atos offrant une plage de vitesses adaptée à la photographie de plein air.
    Robuste et simple d’utilisation, c’était un modèle populaire auprès des amateurs éclairés de l’époque.
    ** Le Jiffy V.P., produit vers 1937, est un appareil photo à soufflet compact au format 4,5 x 6 cm, utilisant du film 127.
    Conçu pour la simplicité d’usage, il était destiné au grand public et livré avec sa boîte d’origine et sa notice, ce qui en fait aujourd’hui une pièce de collection recherchée.
    Son design épuré et sa mécanique fiable en font un bel exemple de la production Kodak des années 30.
    ** Le Kodak No. 3-A Autographic, modèle C est un appareil à soufflet datant du début du 20e siècle, conçu pour produire des négatifs au format panoramique 8 x 14 cm sur film 122.
    Il est équipé d’un objectif Kodak 170 mm ouvrant à f/7,7, adapté à la photographie de paysage ou de portrait en extérieur.
    Ce modèle se distingue par la fonction Autographic, permettant d’écrire des annotations directement sur le film via une petite trappe arrière.
    Il est ici présenté avec son étui d’origine, ajoutant au charme historique de l’ensemble.
    © Ma Petite Brocante en Ligne - duplication interdite
  • Saturday 17 May 2025 - 18:11
    Journée de Paris
    Journée de Paris : une affiche utilisant les " Poulbots " de Francisque POULBOT

    Qui était ' Francisque Poulbot ' ?

    Francisque Poulbot (Paris - 1879-1946) était un affichiste, dessinateur, humoriste et illustrateur français, célèbre pour ses représentations des enfants des rues de Montmartre, surnommés les "Poulbots".
    Il a joué un rôle important dans la vie artistique et sociale de Montmartre, cofondateur de la " République de Montmartre " en 1921, un mouvement artistique et humanitaire.
    Son engagement envers les enfants défavorisés l'a conduit à ouvrir un dispensaire, " Les P’tits Poulbots ", pour leur venir en aide.
    Son style distinctif, plein de tendresse et d'humour, a marqué l'imagerie populaire parisienne.
    Connue pour son style chaleureux et humoristique, son œuvre captivante offre un regard bienveillant sur les gens ordinaires, en particulier les enfants et les plus démunis.

    Jeunesse et Débuts :

    Francisque Poulbot grandit dans le quartier de Montmartre, berceau de nombreux artistes et bohémiens à l'époque.
    Très tôt, il développe un intérêt pour le dessin et la peinture, fréquentant les rues animées de ce quartier bohème qui influencera profondément son art futur.

    Son Œuvre :

    L'œuvre de Poulbot se distingue par son engagement social et sa capacité à capturer l'essence de la vie populaire parisienne.
    Il est surtout connu pour ses dessins de gamins de Paris, des enfants des rues dont les visages expressifs et malicieux sont devenus emblématiques.
    Ses illustrations pleines de tendresse et d'humanité ont souvent été comparées à celles de son contemporain, le célèbre peintre Pablo Picasso.

    Les Poulbots :

    Un des aspects les plus emblématiques de son travail est la création des "Poulbots" - un terme utilisé pour décrire à la fois les enfants de Montmartre et les personnages qu'il a créés dans ses dessins.
    Ces figures sont devenues des symboles de la résilience et de l'innocence de l'enfance, capturant l'imagination du public et élargissant l'influence culturelle de Poulbot bien au-delà de Paris.

    Engagement Social :

    Au-delà de son talent artistique, Poulbot était également un humaniste engagé.
    Il a utilisé sa renommée pour sensibiliser aux conditions difficiles des enfants des rues parisiens et a soutenu activement plusieurs causes sociales, y compris l'éducation des plus défavorisés.

    Héritage et Reconnaissance :

    Aujourd'hui, l'héritage de Francisque Poulbot perdure à travers ses œuvres exposées dans des musées à travers le monde et à travers l'expression continue de son influence dans l'art et la culture populaires.
    Sa capacité à capturer l'essence même de la vie quotidienne avec une touche d'humour et de poésie reste une source d'inspiration pour les artistes contemporains et les amateurs d'art.
    Pour conclure, Francisque Poulbot demeure non seulement un artiste de renom, mais aussi un témoin de son temps, qui a su immortaliser avec émotion et sincérité la beauté simple de la vie parisienne au début du XXe siècle. Son art continue d'émerveiller et de toucher les cœurs, rappelant à tous que la véritable grandeur réside parfois dans les moments les plus simples de la vie.

    Notre œuvre du jour, signée Francisco Poulbot : " Le Salut aux blessés ".

    1 - Titre complet : *Le Salut aux Blessés*
    Artiste : Francisque Poulbot (Paris, 1879–1946)
    Date de création : 1916
    Technique : Lithographie en couleurs sur papier japon
    Date de création : vers 1915-1916 (pendant la Première Guerre mondiale)
    Dimensions : 65,5 x 47,9 cm
    Conservation : Musée des Beaux-Arts de Reims
    2 - Description de la scène
    L'œuvre représente quatre enfants déguisés en soldats, portant des armes factices et un drapeau tricolore, saluant au garde-à-vous deux soldats français blessés, marchant avec une canne. Dans la marge, une remarque lithographiée montre deux têtes d’enfants : une fillette déguisée en infirmière soignant un garçon en soldat agenouillé.
    3 - Analyse thématique
    * Innocence et patriotisme : Les enfants imitent les gestes militaires avec sérieux, exprimant une admiration sincère pour les soldats.
    * Humour et tendresse : Le contraste entre la solennité des enfants et leur jeune âge apporte une touche d'humour attendrissante.
    * Hommage aux blessés : L'œuvre rend hommage aux soldats blessés, soulignant leur courage et la reconnaissance de la population civile.
    4 - Technique artistique
    * Lithographie polychrome : Poulbot utilise la lithographie en couleurs pour une reproduction fidèle et expressive de ses dessins.
    * Papier japon : Le choix de ce support confère une texture fine et une qualité supérieure à l'estampe.
    5 - Contexte historique et sociétal
    Créée en 1916, en pleine Première Guerre mondiale, cette lithographie s'inscrit dans un contexte où l'art sert de soutien moral et de propagande. Poulbot, trop âgé pour être mobilisé, contribue à l'effort de guerre par ses dessins, participant à des campagnes de soutien aux blessés et aux œuvres de guerre, comme la "Journée de Paris" du 14 juillet 1916 .
    6 - Autres œuvres similaires de Poulbot
    a - " C’est un coup de fourreau de sabre " (1915)
    Un enfant blessé minimise sa blessure, illustrant la bravoure enfantine et l'humour face à l'adversité.
    b - " Le 75 " (1915)
    Des enfants jouent avec un canon miniature, reflétant la fascination des jeunes pour l'artillerie et la guerre.
    c - " Porte-le à Guillaume " (1915)
    Une scène humoristique dans une infirmerie militaire, où un pot de chambre est destiné à l'empereur Guillaume II, moquant l'ennemi.
    d - " Vers l’arrière " (1915)
    Un soldat blessé est accompagné d'un enfant portant une épée, symbolisant le passage de témoin et la continuité de l'effort de guerre.
    7 - Héritage et postérité
    Les œuvres de Poulbot, notamment " Le Salut aux Blessés ", témoignent de l'impact de la guerre sur la société civile et de la manière dont l'art peut servir de lien entre le front et l'arrière.
    Ces dessins restent des documents précieux pour comprendre l'état d'esprit de la France pendant la Grande Guerre.© Ma Petite Brocante en Ligne - duplication interdite
  • Tuesday 13 May 2025 - 11:42
    tabacologie
    Tabacologie : une science, mais surtout une passion, une soif de découvertes pour de nombreux collectionneurs

    Les moules à cigares anciens sont des témoins silencieux d’une époque où chaque cigare était le fruit d’un travail minutieux et passionné. Que vous soyez amateur de cigares, collectionneur ou simplement curieux du patrimoine artisanal, ces objets méritent d’être observés, compris et préservés.
    En les redécouvrant, on honore l’histoire de tout un art de vivre.

    Les anciens moules à cigares : histoire, fabrication et usage d’un outil artisanal.

    L’univers du cigare est empreint d’histoire, de traditions et d’un savoir-faire méticuleux transmis de génération en génération.
    Parmi les outils emblématiques de cette industrie artisanale, les moules à cigares – ou presses à cigares – occupent une place centrale.
    Ces instruments, souvent en bois massif, ont longtemps été essentiels à la fabrication manuelle des cigares, et continuent aujourd’hui d’intriguer les collectionneurs comme les passionnés.
    Plongez-vous dans l’univers fascinant des anciens moules à cigares : leur origine, leur fabrication, leur utilisation, et leur importance historique...

    Origine des moules à cigares.

    L’usage des moules à cigares remonte aux débuts de la production industrielle du cigare, principalement dans les Caraïbes et en Amérique latine.
    Bien que la fabrication du cigare soit une tradition ancienne ( les premiers cigares étant roulés à la main sans aide mécanique ) l’introduction du moule au XIXe siècle a permis d’harmoniser les formats, d’accélérer le processus de fabrication, et de garantir une qualité constante.
    C’est à Cuba, cœur historique de la production de cigares, que les premiers moules standards apparaissent dans les manufactures (les fábricas).
    Ils sont ensuite adoptés dans d’autres pays producteurs comme la République dominicaine, le Honduras et le Nicaragua.

    Fabrication des moules à cigares

    Les anciens moules à cigares étaient traditionnellement fabriqués à la main, souvent en bois dur comme le cèdre, l’acajou ou le hêtre, des essences résistantes à l’humidité et aux variations de température.
    Un moule classique est composé de deux plateaux en bois évidés, comportant chacun une série de demi-cavités, qui, une fois les plateaux réunis, forment des alvéoles cylindriques.
    Chaque cavité correspond à un format de cigare spécifique (Robusto, Corona, Churchill, Torpedo, etc.).
    Le moule peut contenir entre 5 et 10 cigares, parfois plus selon les modèles.
    Les alvéoles sont finement poncées et calibrées avec précision pour ne pas écraser le cigare tout en lui donnant une forme régulière.
    La fabrication d’un moule demandait de la précision et du savoir-faire.
    Les artisans menuisiers de l’époque taillaient les cavités à la main ou à l’aide de fraises spécialisées.
    Chaque moule pouvait être estampillé du nom de la fabrique, du format de cigare ou d’un numéro de série.

    Utilisation des moules dans la fabrication des cigares

    La fabrication d’un cigare traditionnel se fait en plusieurs étapes : sélection du tabac, fermentation, roulage (torcido), pressage, et enfin finition.
    Le moule intervient après le premier roulage, lorsque les feuilles de tabac sont rassemblées et formées en un cylindre grossier appelé bunch (ou bonche en espagnol).
    Voici comment le moule est utilisé :
    Préparation du bonche : Le torcedor (rouleur de cigares) assemble les feuilles de remplissage (tripa) et de sous-cape (capote) en une forme cylindrique.
    Mise sous presse : Le bonche est inséré dans les cavités du moule. Une fois rempli, le moule est fermé et placé sous une presse en métal ou en bois pendant 30 à 60 minutes. Cette pression uniforme donne au cigare sa forme définitive.
    Roulage final : Après le pressage, le cigare est recouvert de la cape (capa), une feuille de tabac extérieure soigneusement choisie pour sa texture et son apparence.
    Le moule permet ainsi d’obtenir des cigares réguliers en termes de diamètre, de densité et de format, des éléments essentiels pour une combustion uniforme et une expérience de dégustation optimale.

    Les différents types de moules

    Les moules à cigares anciens présentent une grande diversité en fonction des époques, des régions et des manufactures. On distingue notamment :
    Les moules simples : Deux blocs de bois, souvent numérotés, avec des cavités de forme droite.
    Les moules en « torpedo » ou « figurado » : Pour les formats non cylindriques, avec des formes effilées ou complexes.
    Les moules en bois exotiques : Certains fabriqués avec des bois rares ou décorés pour des éditions spéciales.
    Les moules industriels : Utilisés au XXe siècle dans les grandes manufactures, parfois en métal ou en matériaux composites.

    L’utilisation des moules à cigares en Europe : histoire et développement.

    Si les moules à cigares ont vu le jour dans les Caraïbes et en Amérique latine, leur usage s’est également étendu à l’Europe dès le XIXe siècle, avec l’essor de la consommation de cigares sur le continent.
    Plusieurs pays européens ont développé une véritable industrie autour du cigare, en important les techniques artisanales, y compris l’utilisation des moules.
    Les principaux pays utilisateurs en Europe
    - Espagne : L’Espagne est le premier pays européen à adopter l’utilisation des moules, notamment grâce à ses liens coloniaux avec Cuba. La Fábrica de Tabacos de Sevilla devient un centre majeur de production.
    - France : Avec les manufactures de Morlaix et Tonneins, la France intègre rapidement les moules dans la production nationale.
    Ils permettent une meilleure standardisation pour un marché exigeant.
    - Allemagne : Régions comme le Bade-Wurtemberg ou la Saxe voient fleurir de nombreuses manufactures locales.
    Des moules en bois comme en métal y sont employés.
    - Pays-Bas et Belgique : Ces pays adoptent les moules grâce à leurs colonies productrices de tabac et une demande locale soutenue.

    Pourquoi l’Europe a adopté les moules ?

    Standardisation de la production : Garantir un produit homogène pour les marchés nationaux et d’exportation.
    Optimisation du travail artisanal : Accélération du processus de fabrication.
    Influence coloniale et culturelle : Transfert de savoir-faire depuis les colonies.
    Contrôle étatique : En France par exemple, pour encadrer la production sous monopole.

    Les moules à cigares comme objets de collection.

    Aujourd’hui, les anciens moules à cigares sont très recherchés par les collectionneurs, amateurs d’artisanat ou de design vintage.
    Ils sont souvent vendus sur les marchés d’antiquités, dans les ventes aux enchères ou sur des plateformes spécialisées.
    Plusieurs éléments influencent leur valeur :
    L’ancienneté : Les moules du XIXe siècle ou du début du XXe sont les plus rares.
    L’état de conservation : Un moule bien conservé, avec toutes ses cavités intactes, est plus précieux.
    Les inscriptions : Les marques de fabrique, les cachets d’époque ou les signatures augmentent la valeur historique.
    Le bois utilisé : Le cèdre de Cuba ou l’acajou peuvent rendre un moule plus désirable.
    Certains les détournent même en objets décoratifs, en boîtes de rangement, ou en présentoirs originaux pour des cigares ou des stylos.

    Un témoignage d’un savoir-faire intemporel.

    Les anciens moules à cigares sont bien plus que de simples outils : ils sont le reflet d’une tradition artisanale profondément enracinée dans la culture du tabac. Chaque moule raconte une histoire, celle des mains qui l’ont fabriqué, des cigares qu’il a formés, des ouvriers qui ont transmis leur savoir.
    Dans un monde de plus en plus mécanisé, ces objets rappellent l’importance du travail manuel, de la précision et du respect des matériaux.
    Leur redécouverte ravive un lien tangible avec le passé de la fabrication du cigare, entre artisanat et patrimoine industriel...

    Nos objets du jour...

    Sur les images présentées dans la galerie ci-dessous, vous pouvez découvrir de nombreux détails sur de vrais moules à cigares, relativement anciens.
    Vous pouvez y observer les formes, les couleurs, les variantes de bois, les détails de construction mais aussi et surtout les inscriptions que portent ces moules à cigares, inscriptions qui ajoute une vraie plus-value à leurs qualités décoratives …
    Les inscriptions sur les anciens moules ou presses à cigares ont des significations spécifiques liées à l'histoire et à la fabrication.
    Un exemple concret : sur l'un de ces objets nous relevons ces inscriptions :
    *****
    D.R.G.M.

    HART & HERTEL
    N° 14479
    SCHWETZINGEN
    BEI MANNHEIM

    K & B. 179
    *****
    Quelles sont leurs signification alors ?
    1. * D.R.G.M. * : Cela signifie " Deutsches Reichs-Gebrauchsmuster ", ce qui se traduit littéralement par " Modèle d'utilité du Reich allemand ". C'était une marque déposée en Allemagne avant la Seconde Guerre mondiale pour indiquer un modèle ou un design protégé, similaire à un brevet mais pour un usage pratique plutôt que pour une invention.
    >> cela nous permets de situer son origine ( Allemagne ) et de peaufiner la datation ( début XXème ) !
    2. * HART & HERTEL * : Il s'agit fort probablement  du nom des fabricants ou de l'entreprise qui a produit le moule ou la presse à cigares.
    Ils pourraient être basés à Schwetzingen près de Mannheim.
    3. * N° 14479 SCHWETZINGEN BEI MANNHEIM * : Il s'agit probablement du numéro de série ou d'identification spécifique de l'objet, indiquant sa fabrication à Schwetzingen, une ville près de Mannheim en Allemagne.
    4. * K & B. 179 * : Cette inscription pourrait représenter un autre numéro de série ou une référence interne utilisée par l'entreprise ou le fabricant.

    Je vous laisse trouver d'autres renseignements à partir d'autres photographies ...
    enjoy  :)© Ma Petite Brocante en Ligne - duplication interdite