un simple agrégateur, lecteur de flux rss pour tout suivre .... par: fonds d'écran - Kriss Feed, version : 7 -
  • Thursday 02 July 2026 - 15:37
    from Silicon

    Google ne sera pas parvenu à faire annuler la lourde amende que l’Europe lui avait infligée pour abus de position dominante via Android.

    Huit ans après, l’entreprise a épuisé son dernier recours. La Cour de justice de l’Union européenne vient de le rejeter. Elle a suivi l’avis que l’avocate générale avait rendu en juin 2025.

    Le montant initial de l’amende était de 4,34 Md€. Le Tribunal de l’UE l’avait légèrement réduit en 2022. À 4,125 M€ en l’occurrence. Mais il avait confirmé l’essentiel des griefs. Parmi eux, deux obligations faites aux fabricants pour accéder au Play Store. D’une part, préinstaller l’application Google Search et le navigateur Chrome. De l’autre, s’abstenir de proposer des versions alternatives d’Android non approuvées par Google. Bruxelles avait aussi sanctionné l’octroi, à ces mêmes fabricants, de commissions surbordonnées au préchargement exclusif de Google Search (pas d’autre moteur de recherche).

    Les effets de réseau nés de ces pratiques ont permis de renforcer de manière cumulative la position de Google Search, avait expliqué l’avocate générale de la CJUE.

    Google Shopping, une première grosse amende confirmée en 2024

    Ce dossier restera emblématique de l’action de Margrethe Vestager en tant que commissaire européenne à la concurrence.

    Il y en a eu d’autres. Dont l’affaire Google Shopping. Sanctionnée à hauteur de 2,42 Md€ en 2017, l’entreprise a échoué à faire annuler la décision auprès du Tribunal de l’UE (novembre 2021) puis de la CJUE (septembre 2024).

    Elle est en meilleure posture dans l’affaire AdSense. L’amende de 1,49 Md€ que Bruxelles lui avait infligée en 2019 a été annulée en septembre 2024 par le Tribunal de l’UE. Un pourvoi est en cours à la CJUE.

    En septembre 2025, Google a eu droit à une autre sanction dans le domaine de la pub en ligne, pour des pratiques allant au-delà du seul AdSense. Pour avoir favorisé ses propres services, il a écopé de 2,95 Md€ d’amende. Un décision dont il a fait appel en janvier 2026.

    Android également surveillé dans le cadre du DMA

    En parallèle, la Commission européenne a ouvert une enquête antitrust autour des « Aperçus IA » (AI Overviews). C’est-à-dire les extraits générés par IA qui s’affichent dans Google Search en réponse à certaines requêtes. La crainte : une exploitation des contenus d’éditeurs – et des vidéos YouTube – sans compensation adéquate.

    Android fait l’objet d’un autre suivi, au titre du DMA (législation sur les marchés numériques). Celui-ci impose, entre autres, des obligations d’interopérabilité. Il y a quelques semaines, la Commission européenne a proposé des mesures pour mettre en œuvre ces obligations. Objectif, dans les grandes lignes : que les applications tierces aient le même niveau d’accès à certaines fonctionnalités que les services de Google. Parmi ces fonctionnalités :

    • Circle to Search (par un appui long sur le bouton d’accueil ou la barre de navigation, invocation de Google Search, qui peut se superposer aux autres apps et exploiter le contexte)
    • « Hey Google » (invocation de services en prononçant un mot-clé)
    • AppSearch (accès centralisé aux données des applications)

    Illustration générée par IA

    The post Android : Google perd son bras de fer à 4,1 Md€ avec l’UE appeared first on Silicon.fr.

  • Thursday 02 July 2026 - 12:09
    from Silicon
    Mehdi Houas Numeum
    Mehdi Houas

    Après trois ans à la présidence de Numeum; Véronique Torner passe le témoin à Mehdi Houas, élu ce 1er juillet.

    L’intéressé est président-fondateur de Talan. Il fut, entre janvier et décembre 2011, ministre du Commerce et du Tourisme de Tunisie. Administrateur de Numeum depuis 2017, il avait jusque-là présidé les commissions « Finance et Fiscalité » et « Industrie ».

    Deux nouveaux venus au conseil d’administration

    Mi-juin, le syndicat professionnel – né de la fusion de Syntec Numérique et de TECH IN France – avait renouvelé partiellement son conseil d’administration. Résultat : douze élus pour un mandat de 3 ans… dont deux nouveaux venus : Homéric de Sarthe et France Titin-Snaider.

    Homéric de Sarthe est au collège éditeurs/plateformes de Numeum en tant que directeur général de Craft AI. France Titin-Snaider est au collège ESN/ICT, en qualité de directrice impact et RSE chez Harington.

    Homéric de Sarthe et France Titin-Snaider
    Homéric de Sarthe et France Titin-Snaider

    Des administrateurs récemment cooptés… et confirmés

    Des 12 élus, trois avaient été cooptés en février 2026. En l’occurrence :

    • Anne-Gaëlle Chasles (DG services financiers d’IBM France)
    • Térence Goudriaan (directeur télécoms, luxe, énergie et BU distribution France chez Capgemini)
    • Bruno Vaffier (DG de Cegid)
    Anne-Gaëlle Chasles Térence Goudriaan et Bruno Vaffier
    Anne-Gaëlle Chasles, Térence Goudriaan et Bruno Vaffier
    Éric Blazy
    Éric Blazy

    Un autre l’avait été en septembre 2025 : Éric Blazy, directeur général Digital Services France d’Orange Business.

    Coopté à cette même occasion, Rémy Bellavoine, président d’Iskara (logiciels de GRC), ne fait quant à lui plus partie du conseil d’administration. Même chose pour Philippe Pujalte, directeur des opérations d’Inetum France.

    Les administrateurs qui ont soufflé leur première bougie

    9 administrateurs avaient été élus lors du renouvellement annuel de juin 2025.

    • Jonathan Amar, fondateur et dirigeant de l’ESN Deletec ; vice-président de la commission Formation de Numeum
    • Hélène Bringer, directrice de Thales Services Numériques ; membre du comex de Numeum chargée de l’horizontalisation des secteurs d’activités et Défense
    • Christian Cor, président de Saaswedo (logiciels de gestion des télécoms et de la mobilité) ; président de la commission Environnement de Numeum
    Jonathan Amar Hélène Bringer et Christian Cor
    Jonathan Amar, Hélène Bringer et Christian Cor
    • Jean-Philippe Couturier, président-fondateur de Whoz (logiciels de gestion RH) ; président du collège éditeurs/plateformes de Numeum
    • Benoît Darde, membre du comex de Wavestone… et de celui de Numeum, où il est aussi vice-président de la commission Affaires publiques
    • Françoise Farag, présidente de Salvia Développement (logiciels de gestion de patrimoine) ; présidente de la commission Inclusion de Numeum
    Jean-Philippe Couturier Benoît Darde et Françoise Farag
    Jean-Philippe Couturier, Benoît Darde et Françoise Farag
    • Katya Lainé, présidente de Talkr ; présidente de la commission IA de Numeum
    • Nolwenn Le Ster, directrice des opérations d’Almond ; présidente de la commission Cybersécurité du Numeum
    • Philippe Limantour, directeur technologique et cybersécurité de Microsoft France ; vice-président du bureau Technologies de Numeum
    Katya Lainé Nolwenn Le Ster et Philippe Limantour
    Katya Lainé, Nolwenn Le Ster et Philippe Limantour

    Un comex à 6 membres

    Hormis Mehdi Houas et Hélène Bringer, le comex se compose de :

    • Olivier Cazzulo (président de Netsystem), chargé des régions
    • Xavier Côte de Soux (DG de OnePoint Défense & Souveraineté), trésorier et chargé des compétences
    • Stanislas de Rémur (président d’Oodrive), chargé des relations adhérents et de l’équipe de France du numérique
    • Thibault de Tersant (directeur général adjoint de Dassault Systèmes), vice-président de Numeum et président de la commission Affaires publiques
    Olivier Cazullo Xavier Côte de Soux Stanislas de Rémur et Thibault de Tersant
    Olivier Cazullo, Xavier Côte de Soux, Stanislas de Rémur et Thibault de Tersant

    Six « personnalités qualifiées » quittent le conseil d’administration

    Xavier Côte de Soux était auparavant administrateur en qualité de « personnalité qualifiée ». Les six autres qui l’étaient ne font plus partie du conseil d’administration. Il s’agit de :

    • Soumia Malinbaum (VP business development et RSE de JEMS ; précédemment première vice-présidente de la CCI Paris)
    • Charles Mauclair (DG de SII ; il était président du collège ESN/ICT de Numeum)
    • Thierry Meynle (président du conseil de surveillance de Divalto)
    • Marc Palazon (président de Smile)
    • Michel Paulin (président de Quandela et du comité de filière « logiciels et solutions numériques de confiance »
    • Maÿlis Staub (fondatrice de La Mesure Marketing)

    Les « anciens » de la maison Numeum

    Sont également au conseil d’administration :

    • Anne-Sophie Bouy, secrétaire générale de Cegedim ; présidente de la commission Santé de Numeum
    • Frédéric Dufaux, directeur général adjoint de Docaposte ; président de la commission Sociale de Numeum
    • Virginie Fauvel, président de Harvest (logiciels de gestion de patrimoine)
    Anne-Sophie Bouy Frédéric Dufaux et Virginie Fauvel
    Anne-Sophie Bouy, Frédéric Dufaux et Virginie Fauvel
    • Véronique Hangard, chief business officer de SAP France
    • Frédéric Sebag, président d’Open
    Véronique Hangard et Frédéric Sebag Numeum
    Véronique Hangard et Frédéric Sebag
    • Galliane Touze, directrice générale déléguée finances, risques et M&A de Berger-Levrault ; présidente de la commission Secteur public de Numeum
    • Grégory Wintrebert, directeur exécutif des relations institutionnelles et des partenariats stratégiques de Sopra Steria ; président du bureau Technologies de Numeum
    Galliane Touze et Grégory Wintrebert Numeum
    Galliane Touze et Grégory Wintrebert

    Photos via Numeum et LinkedIn
    Illustration principale générée par IA

    The post Numeum renouvelle sa gouvernance : les entrants, les sortants appeared first on Silicon.fr.

  • Wednesday 01 July 2026 - 18:47
    from Silicon

    Une fusion de plates-formes DataOps industrielles se prépare : Schneider Electric a signé un accord définitif pour acquérir Cognite.

    Le groupe français entend finaliser l’opération « dans les prochains trimestres ». Montant : 3,1 Md$, en cash.

    Cognite valait environ deux fois moins au sortir de son dernier tour de table (série B), bouclé en 2021. Il avait alors levé 150 M$, avec la société d’investissement TCV en lead.

    Depuis, il a pris le virage de l’IA en associant à son SaaS DataOps une brique de conception d’applications, aujourd’hui qualifiée de « workbench agentique ». Cette année, il y a ajouté un outil d’exploration de données pour les équipes de première ligne.

    Cognite va fusionner avec AVEVA CONNECT

    Fondé en 2016, Cognite est d’origine norvégienne. Fin 2025, il a relocalisé son siège social aux États-Unis. Il revendique environ 170 M€ de chiffre d’affaires et un effectif de 800 personnes. TotalEnergies fait partie de ses clients.

    Cognite a récemment étendu Data Fusion à la supply chain, en plus de la production. Il a aussi, entre autres, établi des jonctions zero copy avec Snowflake et Databricks. Et intégré les modèles NV-Tesseract de NVIDIA pour la détection d’anomalies sur séries chronologiques.

    Schneider Electric va combiner cette offre à celle de sa filiale AVEVA. Laquelle a déjà sa propre plate-forme de contextualisation de données et de développement d’applications (CONNECT).

    Illustration générée par IA

    The post Pour 3 Md$, Schneider Electric absorbe Cognite, un concurrent sur l’IA industrielle appeared first on Silicon.fr.

  • Wednesday 01 July 2026 - 16:39
    from Silicon

    Chez les fournisseurs de solutions autonomes de gestion du SaaS, l’Europe suscite les convoitises.

    Le dernier Magic Quadrant dédié à ce se dénote la tendance. Ils sont, selon Gartner, beaucoup à avoir adapté leurs stratégies de mise sur le marché à cette plaque géographique. Et la « spécialisation » va continuer à s’accroître dans un horizon de 12 à 18 mois. En toile de fond, notamment, les réglementations – DORA, NIS 2, CRA, TIBER-EU… – qui impliquent visibilité et analyse de risque sur les patrimoines applicatifs.

    Sous 12 à 18 mois devraient aussi apparaître davantage d’offres managées. Peu de fournisseurs en ont pour le moment. L’opportunité semble grande face au manque de compétences. Encore faut-il que les acheteurs ne soient pas réticents à « ajouter un autre outil ». Gartner avait déjà pointé ce phénomène l’an dernier : les solutions dédiées à la gestion du SaaS n’apparaissent pas comme un choix évident face au SAM (gestion des actifs logiciels). On leur substitue parfois aussi des solutions de sécurité (SSE, CASB, SSPM) capables d’identifier le trafic vers les SaaS.

    Dans tous les cas, le marché reste peu mature. La stabilité de la plupart des fournisseurs restant incertaine, on préférera ne pas contractualiser sur plus de 2 ans.

    Trois « acteurs de niche » devenus « leaders »

    D’une année à l’autre, les critères fonctionnels à satisfaire pour figurer au Magic Quadrant de la gestion du SaaS ont peu évolué. Il s’agissait toujours, entre autres, de permettre la découverte des usages via au moins trois méthodes parmi :

    • Extensions de navigateur
    • Agents
    • Systèmes de gestion financière ou des dépenses
    • SSO/IdP
    • OAuth
    • Outils de gestion des terminaux
    • Messageries électroniques
    • Connexions API directes

    Une option a été ajoutée à la liste : les outils de sécurité, au sens large (SIEM, EDR, SASE…). Il fallait sinon toujours assurer un minimum d’orchestration de workflows sans code pour l’automatisation de tâches courantes (onboarding employé, redistribution des licences…), permettre la gestion des dépenses sur au moins 20 SaaS et proposer un système de délégation de responsabilité aux métiers.

    Les intégrations ITSM sont demeurées facultatives. Comme les catalogues et les formulaires de demandes d’applications, le scoring de risque, la gouvernance des identités et l’extensibilité par API.

    Les 5 fournisseurs classés « leaders » l’an dernier le sont restés. Nommément, BetterCloud, Flexera, Torii, Zluri et Zylo. Ils sont rejoints par un ex-«challenger» (1Password) et trois ex-«acteurs de niche» (Calero, CloudEagle.ai, ServiceNow).

    16 fournisseurs… dont 2 français

    Dans la structure du Magic Quadrant, les « challengers » sont des fournisseurs plus avancés sur l’axe dit « exécution » que sur celui dit « vision ». Le premier traduit la capacité à répondre à la demande (expérience client, tarification, qualité des produits/services…). Le second reflète les stratégies (modèle économique, innovation, déploiement géographique…).

    La situation sur l’axe « exécution » :

    Rang Fournisseur Évolution annuelle
    1 Torii + 1
    2 Zylo – 1
    3 Flexera =
    4 ServiceNow + 4
    5 1Password + 1
    6 BetterCloud – 2
    7 Zluri – 2
    8 CloudEagle.ai + 2
    9 Calero =
    10 Josys + 4
    11 Axonius + 2
    12 Auvik – 1
    13 USU – 1
    14 Corma + 1
    15 Matrix42 + 1
    16 Avanoo nouvel entrant

    Sur l’axe « vision » :

    Rang Fournisseur Évolution annuelle
    1 Zylo =
    2 Torii =
    3 Flexera + 1
    4 BetterCloud – 1
    5 CloudEagle.ai + 4
    6 Calero + 1
    7 1Password + 1
    8 Zluri – 3
    9 Axonius + 4
    10 ServiceNow =
    11 Josys + 1
    12 Matrix42 – 1
    13 Corma + 3
    14 USU + 1
    15 Auvik – 1
    16 Avanoo nouvel entrant

    11 des 16 fournisseurs classés sont nord-américains (9 basés aux États-Unis, 2 au Canada). Les 5 autres sont tous « acteurs de niche ». Parmi eux, un japonais (Josys), deux allemands (Matrix42, USU)… et deux français. D’une part, Avanoo, nouvel entrant dans le Magic Quadrant de la gestion du SaaS. De l’autre, Corma, qui avait fait son entrée l’an dernier.

    1Password, fonctionnellement exhaustif…

    Né en 2005, 1Password a lancé son offre de gestion du SaaS en 2021.

    Gartner en apprécie les capacités de découverte des usages, alimentées par un écosystème d’intégrations exhaustif. Il la juge également efficace sur l’optimisation des dépenses et le suivi de l’usage de l’IA. Ainsi que l’automatisation sans code. Bons points aussi pour le catalogue d’applications et la gestion des contrats/portefeuilles.
    1Password se distingue par ailleurs sur la cadence des mises à jour fonctionnelles. Il est de ceux qui ont accéléré sur la région EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique), via l’augmentation de ses effectifs sur place.

    … mais pas sur l’IA

    Malgré un volume de production de contenus en hausse et des partenariats de sponsoring, 1Password manque encore de notoriété sur ce marché. Il utilise moins l’IA/ML que ses concurrents, ce qui accroît l’effort nécessaire pour exploiter sa solution. Celle-ci, note Gartner, n’est vendue comme autonome que depuis peu (elle était auparavant distribuée dans le cadre d’une plate-forme de gestion unifiée des accès). La transition, en cours, peut poser des difficultés d’alignement sur les besoins, estime le cabinet américain.

    BetterCloud : l’expérience d’un « ancien »…

    Né en 2011, BetterCloud a lancé son offre de gestion du Saas en 2016.

    Relativement « ancien » par rapport à la moyenne du marché, il sait d’autant mieux appréhender les besoins. Son acquisition par CoreStack (mars 2026) ouvre des perspectives dans le cadre d’un nouvel ensemble en bonne santé financière et disposant d’une clientèle diversifiée (objectif : fournir un « OS de gouvernance agentique »…).
    Contrairement à 1Password, BetterCloud ne manque pas de notoriété sur ce segment, entre sa conférence annuelle, son rapport State of SaaS et plus globalement son volume de production de contenus.

    … qui reste toutefois centré sur les États-Unis

    L’activité de BetterCloud reste centrée sur les USA. Outre l’absence d’options de résidence des données, le support est aligné sur cette plaque géographique (9 heures – 20 heures EST du lundi au vendredi ; chatbot le reste du temps). Quant à la tarification, elle reste « relativement élevée » par rapport à la concurrence. Et sur la gestion des dépenses, les capacités de suivi de la facturation à l’usage sont « légères » (pas de contrôle de la consommation de tokens, en particulier).

    Calero et son approche englobante…

    Né en 1995, Calero a lancé son offre de gestion du SaaS en 2021.

    Son historique lui a permis de développer des présences régionales adaptées doublées d’un grand réseau de partenaires. Il a aussi l’avantage d’une approche qui englobe SaaS, télécoms et mobilité, déployée auprès des grandes entreprises avec un focus sur la gestion financière (contrôle des renouvellements, automatisation des opérations, gouvernance de portefeuille…).

    … qui dilue l’aspect gestion du SaaS

    L’approche globale de Calero a pour revers de « diluer » la communication sur la partie SaaS : peu de retours clients et peu de cas d’étude spécifiques. Comme chez 1Password, l’usage de l’IA/ML est moins développé que la moyenne. Et le sentiment client s’avère parfois négatif sur l’implémentation comme sur le support.

    CloudEagle.ai, avancé sur l’automatisation agentique…

    Né en 2021, CloudEagle.ai a lancé son offre de gestion du SaaS la même année.

    Lui utilise au contraire l’IA de manière exhaustive, de la comparaison de prix à la gouvernance. Il donne aussi dans l’automatisation agentique (onboarding employé, récupération de licences, renouvellements…).Et propose un suivi financier « robuste » de son usage (facturation à l’usage / au token). Gartner salue aussi sa cadence de release et l’adéquation de sa roadmap avec le besoin client.

    … mais lui aussi peu développé au-delà des USA

    Même s’il a accru son effectif, CloudEagle.ai reste un « petit » acteur sur ce marché. Sa notoriété demeure plus globalement limitée. Et son activité reste centrée sur les USA. Au-delà des options d’hébergement et des labels de conformité, elle est peu adaptée aux autres régions géographiques.

    Maturité et présence globale pour Flexera…

    Né en 1987, Flexera a lancé son offre de gestion du SaaS en 2016.

    Son ancienneté est synonyme de présence mondiale, appuyée par un écosystème de partenaires mature et un hébergement Azure flexible. Elle s’assortit d’une grande notoriété, renforcée par divers rapports souvent repris, comme State of the Cloud. Autres éléments distinctifs : les multiples méthodes de découverte de l’usage du SaaS (qui permet la couverture de patrimoines logiciels complexes) et le niveau d’intégration avec les solutions ITAM/SAM.

    … mais support de qualité inégale

    En plus d’un support de qualité inégale, le paramétrage de la solution et des intégrations peut se révéler compliqué. Quantité de connecteurs sont en lecture seule et certaines gammes d’outils ne sont que partiellement couvertes (observabilité, sécurité, gestion des terminaux). Par rapport aux autres fournisseurs classés dans le Magic Quadrant, les fonctionnalités IA « avancées » (comprendre l’agentique) sont limitées.

    ServiceNow a su localiser ses activités…

    Né en 2004, ServiceNow a lancé son offre de gestion du SaaS en 2019.

    Le périmètre d’activité de ServiceNow garantit un grand réseau de partenaires, des équipes et des contenus localisés et une variété de certifications. Des workflows agentiques sont venus enrichir des aspects tels que la récupération de licences (en complément aux intégrations CMDB) et la gouvernance des coûts. Gartner recense aussi des améliorations sur la gestion du risque fournisseur et sur la scalabilité.

    … mais pas accélérer son delivery

    La solution de gestion du SaaS s’avère plus intéressante pour qui exploite le reste de la plate-forme ServiceNow. Dans tous les cas, cela n’enlève pas la complexité d’implémentation et de prise en main. Vigilance aussi sur la cadence de livraison de fonctionnalités : 2 fois par an (ou 4 fois sur la gestion des licences), sous la moyenne du marché.

    Torii, profond sur l’analyse des usages…

    Né en 2017, Torii a lancé son offre de gestion du SaaS la même année.

    Au contraire de ServiceNow, il se distingue positivement sur la cadence de livraison, en plus d’une feuille de route bien alignée sur les besoins. Gartner apprécie aussi la profondeur de l’analyse d’usage du SaaS et le niveau d’automatisation de la gestion des licences. Ainsi que l’exploitation de la GenAI pour fluidifier la découverte d’applications et l’enrichissement de leurs profils.

    … mais cher sur son plus haut niveau d’offre

    Sur le plus haut niveau d’offre (Enterprise), les prix publics sont au-dessus de la moyenne du marché. Torii ne propose en outre pas d’option de résidence des données hors des États-Unis. Son delivery centralisé sur place susceptible de limiter sa compétitivité dans le reste du monde, souligne Gartner : il peut être difficile d’obtenir du support localisé.

    Zluri salué sur l’orchestration…

    Né en 2020, Zluri a lancé son offre de gestion du SaaS la même année.

    Au-delà de sa cadence de livraison rapide, il se distingue sur le niveau d’automatisation et d’orchestration sans code, à renfort d’une couche data orientée identités. Gartner salue les possibilités offertes en matière de gestion du shadow AI.

    … moins sur la gestion financière

    Zluri n’a pas de présence directe en région EMEA, ainsi qu’en Asie si on excepte l’Inde. Comme BetterCloud, il n’est pas le plus avancé sur la gestion financière. La gestion du SaaS a plus globalement perdu du poids dans sa communication, en conséquence d’un recentrage sur la gouvernance des identités.

    Support « exceptionnel » chez Zylo…

    Né en 2016, Zylo a lancé son offre de gestion du SaaS la même année.

    Gartner salue la qualité « exceptionnelle » de son support et les réussites affichées en matière de gestion des coûts (beaucoup de cas clients disponibles). Il apprécie aussi la diffusion de l’IA au sein de l’offre, du serveur MCP à l’assistant Clarity AI pour optimiser les dépenses et gérer les renouvellements. Autres bons points : sa bibliothèque propriétaire d’applications SaaS et sa capacité à cibler différents profils d’acheteurs.

    … mais attention au modèle de delivery

    Zylo est de ceux qui ne proposent pas de résidence des données hors des USA. Tout son effectif est sur place (pas de présence internationale en direct, donc). Attention aussi au modèle de livraison axée sur la valeur : il peut impliquer, pour le client, une augmentation d’effectif à mesure que le patrimoine SaaS s’étend.

    Illustration générée par IA

    The post Gestion du SaaS : l’Europe est devenue un point focal appeared first on Silicon.fr.

  • Wednesday 01 July 2026 - 12:21
    from Silicon

    Deux pas en avant, un pas de côté et un pas en arrière.

    VillageSQL juge ainsi le nouveau modèle de gouvernance de MySQL. Il s’inquiète d’une concentration des pouvoirs dans les mains d’Oracle et des hyperscalers.

    Des élections communautaires… dans 2 ans

    AWS, au contraire, se réjouit de l’initiative : « Pour la première fois depuis qu’Oracle a acquis MySQL, d’autres organisations ont un rôle défini dans [son] développement ». Il faut dire que la branche cloud d’Amazon est représentée tout au sommet de la pyramide : elle siège au comité de pilotage.

    D’après le document de gouvernance, ce comité doit réunir initialement « 5 à 7 personnes représentant Oracle (majorité), d’autres hyperscalers, des utilisateurs de MySQL et des membres de la communauté open source ».

    AWS apporte une précision : 4 sièges ne sont pas détenus par Oracle.

    Ce dernier nomme l’ensemble des membres initiaux du comité, pour 2 ans. Lorsque ce mandat arrivera à terme, des élections communautaires auront lieu pour les sièges hors Oracle. Autant de temps à attendre pour aller vers une gouvernance vraiment ouverte, déplore VillageSQL.

    Oracle, décisionnaire à tous les échelons

    Du côté d’Oracle, on explique que le comité de pilotage fonctionnera certes avec AWS et Google Cloud… mais aussi avec « des perspectives supplémentaires d’utilisateurs de MySQL ».

    Plutôt que ces « perspectives supplémentaires », AWS préfère mettre en avant les rôles de contribution structurés que crée le modèle de gouvernance. Un système à 5 échelons, en l’occurrence, avec des critères objectifs pour passer de l’un à l’autre. Par exemple, pour devenir project lead, avoir réalisé 30 à 50 contributions « de qualité » dans un sous-système majeur de MySQL.

    VillageSQL salue « une vraie structure avec de vrais critères ». Il souligne néanmoins qu’à la majorité des échelons, Oracle a la main. Cela commence avec les committers, chargés de valider les contributions. Pour le moment, seul Oracle les nomme. Même chose pour les chefs de projets. Pour ce qui est des core project leads (maintien de la cohérence technique, de la qualité et de la stabilité du projet dans son ensemble), il n’existe pas, en l’état, de voies de recrutement externe.

    Oracle s’engage, sans fixer d’échéance, à accorder à des membres de la communauté le statut de committer pour les éléments qui ne font pas partie du cœur fonctionnel (extensions, connecteurs…).

    Un ticket préférentiel pour les hyperscalers ?

    VillageSQL assimile le modèle de gouvernance à celui d’une fondation, où des entreprises – ici, les hyperscalers – achètent un ticket en échange d’une représentation au board. C’est une manière de financer un projet, admet-il. Et de combler les vides qu’ont laissés les coupes claires effectuées l’an dernier dans l’équipe MySQL. Mais de son avis, l’absence de « membres indépendants de la communauté » est préocuppante. Difficile, en tout cas, de parler de « gouvernance ouverte »…

    Dans cette communauté, il faut inclure la Fondation OurSQL, récemment mise en place après qu’Oracle a refusé de suivre cette approche. Le modèle de gouvernance peut être vu comme une réponse, globalement cohérente avec la manière dont l’entreprise de Larry Ellison a géré les autres projets open source de son portefeuille, comme Java et OpenOffice.

    VillageSQL évoque Fedora, dont le comité de pilotage est entièrement élu par la communauté. Il mentionne aussi PostgreSQL, qui « fonctionne purement à la méritocratie ». Et Linux, qui « avance avec Linus [Torvalds] comme ‘dictateur bienfaisant’ ».

    Collaborer d’abord sur le code publié

    Le chantier d’ouverture de MySQL avait véritablement démarré en janvier 2026, au sortir d’une réunion de la communauté à Bruxelles. Ayant pris acte du climat, Oracle avait pris quantité d’engagements. Il en a notamment résulté une roadmap publique pour l’édition communautaire, incluant les rapports de bugs. On y trouve, entre autres items :

    • Prise en charge native des magasins et des index vectoriels (Amazon est demandeur)
    • Serveur MCP
    • Gestion des versions de tables (en s’inspirant de ce que propose MariaDB)
    • Types de données BOOLEAN, UUID et SQL ARRAY
    • Migration de divers projets vers le nouveau modèle d’extensibilité référent (Component Framework)
    • Extension de ce modèle au moteur de requête (types de données, méthodes d’accès à l’index, opérateurs…)
    • Intégration de Health Monitor dans les déploiements sur site

    Le processus de contribution a été centralisé sur GitHub. Quatre webinaires ont eu lieu depuis fin février. Le point focal est pour le moment la collaboration sur le code publié. Oracle promet d’aller ultérieurement vers une dimension plus « temps réel ». En particulier en impliquant la communauté plus en amont sur les discussions de conception.

    Illustration © your123 – Adobe Stock

    The post Le nouveau modèle de gouvernance de MySQL fait des sceptiques appeared first on Silicon.fr.

  • Tuesday 30 June 2026 - 18:46
    from Silicon

    Aux États-Unis, les autorités exécutives indépendantes sont désormais inconstitutionnelles. Il convient donc d’annuler le Data Privacy Framework.

    Ainsi Max Schrems interprète-t-il une décision de la Cour suprême. Celle-ci a donné raison à Donald Trump dans son litige avec Rebecca Slaughter. En mars 2025, il avait démis de ses fonctions cette commissaire de la FTC (Federal Trade Commission), au motif que son action n’était pas en cohérence avec les priorités de l’administration.

    La FTC, un « cas à part » depuis 1935

    L’intéressée avait porté plainte. Dénonçant une entorse à la Constitution, elle invoquait notamment un jugement remontant à 1935. La Cour suprême avait alors donné raison à un autre commissaire de la FTC, que Franklin Roosevelt avait destitué sans donner de motif. Les juges avaient considéré que certains fonctionnaires nommés par le président pouvaient « remplir des fonctions exécutives », mais ne pas pour autant « exercer une partie du pouvoir exécutif ». C’était, selon eux, le cas à la FTC, dont les responsabilités n’étaient ni politiques ni exécutives, mais « essentiellement quasi judiciaires et quasi législatives ». De là, les commissaires n’avaient à répondre qu’au Congrès et aux tribunaux.

    Le Congrès n’a pas son mot à dire

    Cette jurisprudence n’a pas survécu au temps, ont estimé les juges qui ont donné raison à M. Trump (à 6 contre 3). D’après eux, les agences dites indépendantes ne le sont pas au sens où elles ne seraient responsables que vis-à-vis du peuple. Leur personnel est destituable par le président, sans que le Congrès ni les tribunaux puissent y opposer de limites ; c’est un corollaire de la Constitution depuis ses origines. Quant à la FTC, ses actions, couvrant presque toutes les facettes de l’économie nationale, relèvent indubitablement du pouvoir exécutif.

    Le jugement de première instance avait été favorable à Mme Slaughter. La Cour d’appel l’avait confirmé, notant que les limites imposées au pouvoir présidentiel devaient garantir le caractère bipartisan des agences concernées.

    Des effets en cascade sur le Data Privacy Framework ?

    Pour Max Schrems, l’issue de l’affaire rend caduc le Data Privacy Framework. Ce cadre, qui autorise les transferts de données personnelles entre l’UE et les États-Unis, repose en effet sur une « autorité de contrôle indépendante »… que la Commission européenne a considéré être la FTC.

    Il existe bien d’autres autorités sectorielles comme le département des Transports, lui aussi mentionné dans le Data Privacy Framework. Mais à en croire Max Schrems, il ne saurait se substituer à la FTC. D’abord parce que ses fonctions sont plus restreintes… mais aussi, de toute façon, parce que le jugement de la Cour suprême l’affecte aussi, comme tous les organes exécutifs indépendants.

    Dans la lecture de Max Schrems, le jugement englobe aussi le fameux DPRC (Data Protection Review Court), ce « tribunal indépendant » au statut contesté (il s’agit d’un organe du département de la Justice).

    Il existerait désormais plus globalement un conflit entre la Constitution US et les traités européens qui exigent des autorités de contrôle indépendantes. Dans ces conditions, Max Schrems appelle Bruxelles à préparer un plan de sortie du Data Privacy Framework. Il incite à passer par la voie réglementaire, par exemple dans le cadre du paquet « Souveraineté technologique ». À défaut, affirme-t-il, l’association noyb, dont il est président, ira en justice…

    Illustration © PromessArt Studio

    The post La Cour suprême US a-t-elle condamné le Data Privacy Framework ? appeared first on Silicon.fr.

  • Tuesday 30 June 2026 - 15:54
    from Silicon

    Quand des modèles arrivent sur SageMaker plusieurs semaines voire plusieurs mois après leur lancement sur Bedrock, cela peut donner envie de migrer d’un service à l’autre.

    Mi-2024, Slack avait fait la bascule… en partie sur ce fondement. En toile de fond, l’intégration recénte de fonctionnalités de recherche et de résumé portées par des LLM.

    SageMaker et les « travaux de plomberie »

    L’architecture initiale déployée sur SageMaker impliquait un VPC d’entiercement. Les LLM s’y exécutaient, Slack pouvant par là même garantir aux utilisateurs que leurs données « [restaient] en interne ».

    architecture détaillée Slack AI SageMaker

    Pour maximiser la disponibilité, ces conteneurs furent déployés sur plusieurs régions AWS. Cela ne résolvait toutefois pas la latence de mise à l’échelle. Ni la disponibilité intermittente des GPU A100 et H100, ainsi que la nécessité de surprovisionner pour respecter les SLA.

    Slack avait éliminé le problème de scaling avec de la planification cron. Et celui du surprovisionnement en passant par de la réservation de capacité à la demande.
    À la coordination manuelle et aux « travaux de plomberie », il a cependant fini par privilégier une gestion automatisée de la capacité. Bedrock la lui a apportée… en plus, donc, d’un accès plus rapide aux derniers modèles.

    Malgré Bedrock, de la capacité restait sous-utilisée

    Mi-2024, Bedrock satisfaisait les attentes de Slack en matière de sécurité et de conformité (il avait obtenu la certification FedRAMP, niveau intermédiaire). Au-delà de l’aspect managé (plus besoin de gérer individuellement des instances GPU), il a permis d’adapter le compute aux charges de travail. En jouant, en l’occurrence, entre le débit provisionné et la capacité à la demande.

    La première option fut utilisée pour les fonctionnalités interactives sensibles à la latence, comme le résumé de canal.

    résumé conversation

    La seconde le fut pour les workloads prévisibles à fort pic de charge, tel le récapitulatif quotidien.

    récapitulatif

    Cette association a contribué à réduire les ressources inutilisées. Il a néanmoins fallu, pour assurer une bonne expérience sur certaines fonctionnalités, se caler sur un pic de trafic, quand bien même il n’était atteint que dans une région géographique. Ce fut le cas pour le brief quotidien, dit « vue Aujourd’hui ». L’usage était plus important aux États-Unis qu’en Europe et en Asie, engendrant une sous-utilisation de capacité.

    Un effet de verrouillage avec le débit provisionné

    Le débit provisionné présentait un autre écueil : la nécessité de s’engager sur 1 à 6 mois. Dans l’univers des LLM, où les progrès sont rapides, cela réduit l’aptitude à suivre la cadence. Slack choisissait effectivement souvent d’attendre que ses engagements arrivent à expiration pour changer de modèle.

    Dans ce contexte, tout a progressivement migré vers de l’infra à la demande, moyennant une étape intermédiaire basée sur un système de débordement. Bedrock s’est révélé efficace pour faire du routage multirégion en fonction de la disponibilité. Mais le modèle de ressources partagées a engendré des niveaux de service variables – un problème qui ne se posait pas avec le débit provisionné. Et soulevé un risque de concentration, autrement dit d’exposition aux pannes sur l’infrastructure globale.

    Slack a donc construit une forme de résilience. Il a établi, pour chaque fonctionnalité IA, une hiérarchie de modèles. Un basculement s’orchestrait en cas de dégradation de certains indicateurs (délai pour le premier token, plafonnement du débit de requête, niveau de satisfaction client…).

    Du multicloud… moyennant normalisation

    Ce mécanisme ne protégeait pas contre l’exposition aux pannes globales. Slack avait par ailleurs constaté que les catalogues de modèles différaient entre clouders. Deux aspects qui ont motivé le passage au multicloud.

    Début 2026, Slack AI s’étendait officiellement à Google Cloud. Il affirme qu’ajouter le catalogue de Vertex AI à celui de Bedrock lui a permis d’améliorer d’environ 10 % ses indicateurs de qualité sur les « tâches de raisonnement complexe ». Et de réduire de 67 % la latence sur les « petits » workloads (peu gourmands en tokens).

    Le multicloud lui a aussi permis d’implémenter davantage de stratégies de routage du trafic, à base de divers circuit breakers et d’A/B testing. Pour résoudre le problème des démarrages à froid, il a implémenté une authentification sans secrets et une couche de normalisation API. Il a aussi fallu développer une stack unifiée pour le monitoring, les dashboards natifs de l’un et de l’autre laissant des zones d’ombre. S’est également posé le défi du suivi des coûts, plus délicat lorsque des workloads basculent dynamiquement entre clouds. Quant aux ingés, ils ont dû se former sur les deux écosystèmes…

    Illustration principale générée par IA

    The post D’AWS à GCP, comment l’IA de Slack est devenue multicloud appeared first on Silicon.fr.

  • Tuesday 30 June 2026 - 11:12
    from Silicon

    Ce n’est pas au contribuable d’assumer les coûts de raccordement et de renforcements de réseau nécessaires à l’installation de datacenters.

    Telle est l’opinion de la Région Île-de-France. Elle désapprouve le mécanisme de financement actuel, fondé pour « une part significative » sur le TURPE (Tarif d’utilisation du réseau public d’électricité). Cela « renchérit le coût de l’électricité pour tous et ne peut que freiner l’électrification des usages », estime-t-elle. Et d’inciter les opérateurs de datacenters à prendre en charge l’ensemble des frais en question.

    Le souhait d’un intéressement fiscal pour les collectivités

    Sur les 322 datacenters nationaux recensés à fin 2024, l’Île-de-France en accueillait 44 %, pour 65 à 70 % de la puissance installée. C’est dans ce contexte qu’elle a élaboré une stratégie pour encadrer les nouvelles implantations.

    Parmi les perspectives, ouvrir une réflexion nationale autour d’un intéressement fiscal pour les régions et collectivités d’implantation. La Région entend plus globalement leur permettre de peser face à l’État, dont le rôle dans l’instruction et la priorisation des projets se renforce avec les évolutions du cadre législatif applicable aux infrastructures numériques. En première ligne, la loi de simplification de la vie économique, adoptée en mai. Elle introduit la possibilité de qualifier certains datacenters comme projets d’intérêt national majeur. Ce qui permet d’accélérer les procédures d’instruction.

    Un appel à prioriser la « valeur ajoutée territoriale »

    Aux collectivités locales, la Région promet aussi une aide à la négociation de contreparties – tout en « [évitant] les approches fragmentées ou concurrentielles entre territoires ». Dans cet esprit, elle prône une priorisation « fondée sur la valeur ajoutée territoriale ». Entre autres critères envisagés : retombées économiques et emploi, adéquation aux ressources disponibles, valorisation de la chaleur fatale… et compatibilité avec le schéma directeur environnemental de la Région (SDRIF-E).

    Ce dernier fut adopté en septembre 2024 et approuvé définitivement en juin 2025 par décret en Conseil d’État. Il établit des principes directeurs pour les nouvelles implantations de datacenters. Celles-ci doivent, en particulier, se faire prioritairement dans les sites d’activité économiques existants. En règle générale, pas d’extension urbaine… sauf en l’absence d’alternatives au sein d’espaces déjà urbanisés, « notamment sur des fonciers complexes, en reconversion ou issus de friches ».

    La stratégie constitue un levier de déclinaison opérationnelle des principes directeurs du SDRIF-E. Elle est aussi censée garantir une cohérence avec les autres documents de planification régionale. Dont le SRDEII (schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation) et le PRACC (plan régional d’adaptation au changement climatique).

    Raccordements : « premier prêt, premier servi » plutôt que « premier arrivé, premier servi »

    Au-delà des principes établis, la Région se dit favorable à une évolution des règles de priorisation des raccordements. RTE a lancé une consultation à ce sujet début 2026. Aujourd’hui, on est sur une logique « premier arrivé, premier servi ». Le gestionnaire du réseau de transport d’électricité veut passer à du « premier prêt, premier servi ». L’Île-de-France soutient cette ambition, pour « limiter la patrimonialisation des capacités de raccordement, la saturation artificielle des files d’attente et l’allongement des délais pour les projets effectivement prêts à être déployés ».

    Il s’agit plus globalement d’encourager une planification compatible avec les capacités du réseau électrique. Objectif : préserver les possibilités de raccordement futur pour « des projets industriels, des équipements publics essentiels et des infrastructures de mobilité ». En toile de fond, également, la « double pression foncière » que peuvent engendrer les datacenters mal localisés vis-à-vis du réseau électrique. Les besoins de renforcements (création ou extension d’un poste source, nouvelles liaisons) mobilisent effectivement à leur tour du foncier.

    Un groupement public pour la mutualisation d’infrastructures

    La Région dit aussi vouloir renforcer son soutien aux briques technologiques de la chaîne de valeur. Elle mentionne l’attribution, fin 2024, d’une aide de 3 M€ dans le cadre de l’appel à projets « Grands lieux d’innovation ». Le bénéficiaire : « Open AI Infrastructure Factory », qu’Eclairion déploie dans l’Essonne pour Mistral AI. Plus récemment (juin 2026), il y a eu la signature d’un partenariat avec VSORA (puces), ZML (logiciels) et Scaleway (hébergement).

    Autre référence sur ce sujet : le GIPC (Groupement d’infogérance publique communautaire). La Région et Val-d’Oise Numérique sont membres fondateurs de cette structure sans capital ni but lucratif qui favorise la mutualisation d’infrastructures IT entre acteurs publics. L’Inserm et l’ARS Île-de-France font partie des adhérents.

    Début 2026, la Région a rejoint le réseau international Regions4, qui rassemble des collectivités d’une vingtaine de pays autour de la lutte contre le changement climatique. Elle a engagé des discussions avec « des métropoles et régions internationales, notamment Melbourne et Phoenix », en vue d’une coalition sur les datacenters durables.

    Illustration générée par IA

    The post La Région Île-de-France tente d’encadrer le boom des datacenters appeared first on Silicon.fr.

  • Monday 29 June 2026 - 17:24
    from Silicon

    Office, Windows, SQL Server… La Ville de Lyon ne veut plus des logiciels Microsoft.

    Il y a tout juste un an, cette décision avait eu un certain écho. Elle n’avait, en soi, rien de nouveau : les démarches étaient déjà engagées. La municipalité leur avait cependant donné du relief par voie de communiqué.  Elle déclarait son intention ferme « ne plus être dépendante des solutions logicielles états-uniennes ». Et exposait deux initiatives structurant cette « volonté d’émancipation ». D’une part, le déploiement d’une bureautique libre au sein de ses services, autour d’OnlyOffice. De l’autre, la création d’une suite collaborative intercommunale. Ce projet devait alors s’échelonner jusqu’à 2028. Aux manettes, un opérateur public de la région : le SITIV (Syndicat intercommunal des technologies de l’information pour les villes).

    Un rapport sur la France… alimenté par la France

    Cet épisode est repris dans un rapport de la Commission européenne. Plus précisément de sa direction générale de l’informatique (DIGIT). Sujet : l’état de l’open source en France.

    La première version de ce rapport remonte à 2020. Elle résultait de travaux menés par Wavestone dans le cadre du programme ISA (Solutions d’interopérabilité pour les administrations publiques européennes).
    Une première mise à jour était intervenue en 2023, reflétant la situation à février. En toile de fond, il n’y avait plus l’ISA, mais l’« Europe interopérable », concept qui deviendrait un programme l’année suivante. Dans ce contexte, le think tank OpenForum Europe avait officiellement pris la main sur le rapport, Wavestone restant néanmoins impliqué.

    Deloitte a rejoint la boucle pour une deuxième mise à jour, arrêtée à mai 2026. Comme de coutume, on nous précise que le contenu « ne reflète pas nécessairement l’opinion officielle de la Commission européenne ». Il faut dire qu’à nouveau, la France a apporté sa contribution. Notamment par la voie de :

    • Jaime Arredondo, expert open source à la DINUM
    • Pierre Baudracco, fondateur de Blue Mind et coprésident du CNLL
    • Matthieu Faure, directeur de l’Adullact
    • Stéfane Fermigier, fondateur d’Abilian et coprésident du CNLL
    • Pierre-Yves Gibello, directeur général d’OW2
    • Bastien Guerry, responsable des partenariats de Software Heritage et ancien référent logiciel libres de la DINUM

    2026 : l’ANSSI remodèle sa posture sur l’open source…

    De la loi Lemaire à l’équipe InriaSoft en passant par le basculement de la gendarmerie nationale vers Linux, l’essentiel des éléments qui figuraient dans la version 2023 ont été conservés.

    Au rayon des nouveautés, il y a le remodelage de la posture générale de l’ANSSI sur l’open source. C’était en février 2026. L’agence l’affirme désormais comme levier de sa politique industrielle. Elle met davantage d’accent sur les licences, les transferts de projets et sur sa propre utilisation de solutions open source.

    … et la DINUM crée un « forum du numérique ouvert »

    Autre nouveauté 2026 : le « forum du numérique ouvert ». Il s’inscrit dans l’offre du pôle « open source et communs numériques » de la DINUM. Il y complète le « portail du numérique ouvert » (ressources, produits, événéments et communautés soutenus par la DINUM et ses partenaires autour du numérique ouvert dans l’administration) et la documentation associée. L’accès est réservé aux agents. Promesse : compléter « une dynamique d’entraide […] jusqu’ici diffuse sur des canaux Tchap ».

    2025 : DC-EDIC voit le jour…

    Pour 2025, le rapport mentionne la création de DC-EDIC. C’était au mois d’octobre. L’Allemagne et la France sont fondatrices de ce consortium européen pour les communs numériques, aux côtés des Pays-Bas et de l’Italie. Le siège statutaire se trouve à Paris. Deux projets sont en cours. D’une part, des « sprints » de 100 jours pour améliorer l’interopérabilité de composants open source – le focus initial est sur La Suite Numérique et ses homologues allemande (openDesk) et néerlandaise (MijnBureau). D’autre part, un pilote de fonds européen pour la tech souveraine. Il s’inspire de la Sovereign Tech Agency allemande, qui a investi dans des briques critiques comme cURL, FreeBSD, GNOME, Python, PHP et OpenSSH.

    … comme France Numérique Libre

    En mai 2025, la France fut le premier pays à approuver les Principes des Nations unies pour l’open source. Ils s’articulent en 8 lignes directrices : ouvert par défaut, sûr dès la conception, conçu pour être réutilisé, etc. Depuis, l’Afrique du Sud a fait de même. Comme, dans la sphère publique, le land allemand du Schleswig-Holstein, le canton de Genève et le ministère de la Justice turc.

    En avril 2025 naquit France Numérique Libre. Des responsables informatiques de collectivités territoriales* sont à l’origine de ce collectif destiné à échanger sur la mise en place de logiciels libres.

    2023-2024 : la DINUM active subventions, mécénat… et La Suite Numérique

    Sur la période 2023-2024, il y a le démarrage de La Suite Numérique. Le projet a émergé dans la continuité du SNAP (sac à dos numérique de l’agent public). Il en a repris les principales briques (Tchap, France transfert, Audioconf, Webconf…) avec un double objectif d’interconnexion et d’extension. L’ANCT a la charge de la conception et du déploiement d’une déclinaison ciblant les collectivités (La Suite Territoriale).

    Fin 2023, la DINUM signait une convention de mécénat pour 12 mois avec DesCodeuses. Elle s’engageait à mettre une partie de ses salariés à disposition de cette association qui forme au numérique les femmes des quartiers populaires.

    Fin 2022, elle avait signé une convention de subvention pour la Fondation NLnet. Cette dernière, née en 1997 après la vente des activités commerciales du FAI du même nom, a depuis lors soutenu des projets autour de Collabora, DNSSEC, OpenPGP, Rust, etc. Le soutien de la DINUM était dans la perspective de remettre des prix FLOSS (Free Libre Open Source Software) à des citoyens et des organisations de l’UE, pour leur travail sur les logiciels libres utilisés dans les administrations françaises. Le premier fut attribué en 2024 à Simon Kelley, créateur de dnsmasq (serveur DNS et DHCP).

    À consulter en complément :

    L’open source n’est plus « gratuit par défaut »
    La SNCF, utilisatrice désormais primée de l’écosystème Kubernetes
    Visio, la solution de l’État qui divise l’écosystème tech français
    La définition de l’IA open source demeure fondée sur un compromis

    * En tête de liste, Nicolas Vivant, directeur de la stratégie et de la culture numériques à la mairie d’Échirolles (région de Grenoble).

    Photo d’illustration © LAYHONG – Adobe Stock

    The post Comment l’UE se représente l’open source en France appeared first on Silicon.fr.

  • Monday 29 June 2026 - 12:18
    from Silicon

    La tendance se confirme : Washington n’hésite plus à poser son droit de veto sur la diffusion de modèles d’IA.

    Dernier concerné : GPT-5.6. Le voilà lancé en preview… mais seulement auprès d’un « groupe de partenaires de confiance » que la Maison Blanche a approuvés au cas par cas.

    OpenAI table sur une diffusion plus large « dans les prochaines semaines ».  Il espère surtout un autre cadre pour mettre à disposition ses futurs modèles. La méthode actuelle « ne doit pas devenir le processus par défaut », affirme-t-il.

    OpenAI tempère le niveau de risque de GPT-5.6

    La famille GPT-5.6 comprend trois modèles :

    • Sol, le plus puissant, avec un nouveau mode de raisonnement max et un mode ultra qui lance des sous-agents
    • Terra, « équilibré pour le travail quotidien », dit au niveau de GPT-5.5 tout en étant « deux fois moins cher »
    • Luna, « plus rapide et plus abordable »

    OpenAI assure que sur ExploitBench, GPT-5.6 Sol rivalise avec Claude Mythos Preview tout en produisant 3 fois moins de tokens. L’entreprise déclare surtout que le modèle ne dépasse pas les seuils critiques de risque cyber qu’elle a définis dans son Preparedness Framework. Il a bien identifié des bugs dans Chromium et Firefox, mais n’a « pas produit, de manière autonome, une chaîne d’exploitation fonctionnelle complète ».

    OpenAI reconnaît toutefois sobrement que les benchmarks ne sont pas à même de refléter tous les usages potentiels d’un modèle. Une manière de justifier la période de preview, qui servira à mettre l’épreuve les garde-fous intégrés à GPT-5.6…

    Anthropic conteste le jailbreak qui aurait convaincu Washington

    Claude Mythos 5 et Fable 5 avaient été les premiers visés. Le 12 juin, Washington les avait soumis au contrôle des exportations. Anthropic devait couper l’accès pour tout le monde, hormis les citoyens des États-Unis.

    Pour s’assurer de respecter cette obligation, l’entreprise a préféré débrancher complètement ses modèles. Elle explique que l’administration Trump a invoqué des motifs de sécurité nationale, sans donner de détails.

    Le déclencheur semble avoir été la communication d’une méthode de jailbreakpossiblement par Amazon. Selon Anthropic, cette méthode « paraît relativement simple », d’autant plus que d’autres modèles accessibles au public – comme GPT-5.5 – permettent par défaut de l’exploiter. Dans les grandes lignes, elle consiste à demander au modèle de corriger les vulnérabilités logicielles dans une codebase spécifique. Une capacité « déjà utilisée au quotidien » pour la cyberdéfense, constate-t-il.

    Le gouvernement fédéral se sera aussi probablement rappelé que quelques semaines en amont, un acteur des télécoms « lié à la Chine » avait obtenu le droit d’expérimenter Claude Mythos Preview (Anthropic avait fini par lui retirer l’accès).

    Claude Mythos 5 et GPT-5.6 finalement soumis au même traitement

    Entre autres réponses à cette initiative, il y eut une lettre ouverte « Free Fable », sous l’impulsion d’Alex Stamos, ancien CTO de Facebook. Elle a réuni environ 200 signataires des sphères industrielle et académique. Y est défendue l’idée que des modèles comme Fable et Mythos sont essentiels pour la cyberdéfense. Et que le fameux jailbreak relève en fait d’une capacité nécessaire pour tout modèle dont on attend qu’il produise du code sécurisé. En ce sens, il serait erroné d’y voir une capacité offensive. D’autant plus qu’elle est reproductible sur quantité de modèles, « même chinois, comme Kimi 2.7 ».

    Alex Stamos brandit un autre épouvantail : les labos américains n’auraient pas tant d’avance sur leurs homologues chinois. Lesquels ont « probablement accès à plus de capacités » que les informations publiques ne le suggèrent…

    Le 26 juin, Washington a finalement mis Claude Mythos 5 au même régime que GPT-5.6. Anthropic a eu la permission de l’ouvrir, en preview, à des organisations triées sur le volet. Pas de nouvelles, en revanche, pour Fable.

    La Maison Blanche se donne un droit de regard sur les modèles en développement

    Début juin, Donald Trump a signé un décret relatif au déploiement et à la sécurité de l’IA. Il impose, entre autres, de développer sous 60 jours une procédure classifiée pour évaluer les « capacités cyber avancées » des modèles d’IA. Et, de là, déterminer un seuil à partir duquel s’enclencherait une collaboration « sur la base du volontariat ». Les développeurs des modèles concernés auraient en l’occurrence la possibilité de :

    • Discuter avec le gouvernement fédéral pour déterminer si des modèles en cours de développement atteignent ledit seuil
    • Lui donner un accès à ces modèles jusqu’à 30 jours avant la date de publication prévue
    • Définir ensemble des « partenaires de confiance » pouvant bénéficier d’un accès anticipé

    L’administration américaine a pris des pincettes en précisant que le décret ne crée aucunement un système de licence ou de préautorisation gouvernementale obligatoire pour développer, publier ou distribuer des modèles…

    Joe Biden avait voulu contrôler l’exportation des poids de « modèles avancés »

    Traditionnellement, le contrôle des exportations s’est appliqué à des biens matériels. Avec le temps, il s’est étendu aux logiciels, aux codes sources, aux données, etc.

    En janvier 2025, à quelques jours de la fin de son mandat, Joe Biden avait signé un décret qui devait inclure, dans le contrôle des exportations, les poids de « certains modèles avancés » à double usage potentiel. L’exclusion aurait été totale pour Chine, Russie et Corée du Nord. Une licence serait nécessaire dans tous les autres pays, à l’exception d’une vingtaine dont la France.

    L’administration Trump a annulé le décret en mai, juste avant qu’il prenne effet.

    Illustration

    The post Après Claude Mythos, le « déclic » préoccupant de l’administration US appeared first on Silicon.fr.