Ces derniers temps, j’ai été amené à tester Chromium (version libre et ouverte de Google Chrome).
J’ai failli abandonné Mozilla Firefox… pour mieux y revenir.
Mozilla Firefox (FF pour les intimes) est en berne.
Il était le navigateur Internet alternatif le plus connu et le plus utilisé mais il ne représente aujourd’hui plus que 16 % environ des navigateurs.
La faute à qui ?
Google Chrome se taille la part du lion, Microsoft est revenu dans la course avec Internet Explorer / Edge.
Firefox est arrivé à une époque où IE régnait en maître sur le Web, pour notre plus grand malheur.
Rapide, respectant les standards, personnalisable, bref tout pour plaire à cette époque lointaine.
Et maintenant ?
Mozilla a fait des choix controversés (inclusions de services propriétaires par exemple) et surtout Google a dégainé son propre navigateur efficace : Chrome.
Et moi dans tout ça ?
Je suis utilisateur de FF depuis… le début en fait.
J’ai toujours adoré le fait de pouvoir le personnaliser avec des extensions diverses, j’ai même toujours trouvé celle qui me servait au bon moment.
Mais FF a vieilli pourrait-on dire.
La consommation mémoire est assez importante (à l’heure de 4 Go minimum pour les ordinateur récents, est-ce important ?), les choix d’inclure le support des DRM (Netflix ne fonctionne pas avec Firefox, ils est où le tant décrié support des DRM ?) ou des services propriétaires (Hello, le chat inter-navigateur qui veut concurrencer Hangout et va finalement disparaître ou bien la liaison avec le service obscure Pocket quand une alternative ouverte existe telle Wallabag ?).
Mozilla a donné le sentiment de se plier aux exigences des utilisateurs « lambdas » tout en oubliant que les utilisateurs qui ont fait son succès sont plutôt les geeks.
Côté ordinateurs, j’évolue en ce moment, chez moi, sur des vieux processeurs double cœur avec 2 ou 3,5 Go de RAM.
Hors, de nos jours, FF se lance LENTEMENT.
Oui, il faut presque 30 secondes à FF pour se lancer sur mes ordinateurs, notamment parce que les extensions sont plutôt nombreuses.
Et au-delà de ce constat, FF met du temps à afficher le contenu entier des pages voire rame carrément si Flash est inclus par exemple.
Alors que ma connexion fibre m’assure normalement une vitesse presqu’instantanée pour consulter le Net, FF est à la traîne.
Alors j’ai testé Google Chrome, ou plutôt son équivalent libre et ouvert : Chromium.
Le constat est sans appel : il se lance rapidement malgré l’ajout d’extensions (presque 2 à 3 fois plus rapidement que FF) et les pages s’affichent également beaucoup plus rapidement même avec des vidéos en Flash.
Alors pourquoi je suis retourné avec Firefox ?
Parce que FF est personnalisable à l’extrême : je n’ai pas trouvé certaines extensions équivalentes sur Chrome (TextArea Cache, garder le dernier onglet toujours ouvert, etc.).
Parce que Firefox dépend d’une fondation, alors que Chromium dépend de Google. L’éthique des deux n’est pas comparable et je préfère confier mes données à Mozilla plutôt qu’à Google (même si j’utilise à fond Android ou le moteur de recherche Google).
Parce que si Firefox disparaît, le Web redeviendra moche et inintéressant comme à l’époque du règne de IE.Parce que pour faire connaître son navigateur, Mozilla compte plus sur ses utilisateurs que par l’installation en cachette comme un malware à l’instar de Google Chrome.
Nous pouvons voter avec un bulletin dans l’urne ou avec notre porte-monnaie.
Mais nous pouvons également lutter en informatique en résistant.
Utilisez Mozilla Firefox, parce que vous le valez bien !
Et parce que vous avez assez de RAM 