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La plaque d'immatriculation est plus qu’un simple rectangle métallique fixé à l’avant et à l’arrière d’un véhicule.
Elle raconte l’histoire administrative, technique et sociale de l’automobile en France.
Cet article propose un panorama complet et détaillé : histoire, formats successifs, comment lire une plaque, cas particuliers, réglementation, personnalisation et enjeux contemporains.
Origines et évolution historique
L’identification des véhicules en France remonte aux tout débuts de l’automobile. Des dispositifs d’identification existaient déjà à la fin du XVIIIᵉ siècle pour les attelages et la pratique s’est institutionnalisée au début du XXᵉ siècle. La plaque telle qu’on la connaît a été progressivement normalisée à partir de 1901, puis fortement structurée avec le système de 1950 (FNI) avant la réforme majeure de 2009 (SIV). 1. Les grands systèmes d’immatriculation en France Le système 1950 — FNI (Fichier National des Immatriculations) - Période : 1950 → 2009 (encore présent sur certains véhicules immatriculés avant 2009). - Format type : `1234 AB 75` (numéro d’ordre + série de lettres + code départemental).
- Caractéristique : système géographique : le code départemental à la fin indiquait le lieu d’immatriculation. Les plaques changeaient parfois lors d’un déménagement ou d’un transfert de propriétaire.
ancienne plaque
2. Le système 2009 → aujourd’hui — SIV (Système d’Immatriculation des Véhicules) - Période : depuis avril 2009. - Format type : `AA-123-AA` (deux lettres, trois chiffres, deux lettres).
- Caractéristique : immatriculation nationale et permanente pour un véhicule (numéro conservé toute la vie administrative du véhicule). Le propriétaire peut choisir d’afficher le numéro de département et le logo régional de son choix sur la plaque, mais cela n’a plus de valeur administrative.
plaque immatriculation
3. Comment lire et interpréter une plaque aujourd’hui - Structure : deux lettres — trois chiffres — deux lettres. - Signification : la combinaison est séquentielle et nationale, elle n’indique plus le département d’origine. - Option visuelle : à droite de la plaque, un pavé blanc peut afficher le numéro du département choisi par le propriétaire et le logo de la région correspondante. Cette mention est facultative et purement indicative.
Les plaques spéciales et cas particuliers
1. Diplomatique.
Les plaques diplomatiques ont un fond vert jaspe avec des caractères orange ou blanc et comportent des codes tels que CD, CMD, C ou K ; elles sont attribuées aux ambassades, aux chefs de mission, aux consulats et aux organisations internationales, et confèrent un statut protégé avec des exonérations fiscales et douanières ainsi que des immunités partielles, l’attribution étant encadrée par le ministère des Affaires étrangères. Les codes usuels sont CD (corps diplomatique), CMD (chef de mission diplomatique), C (consulaire) et K (personnel technique/administratif). La numérotation comporte un identifiant de mission suivi du statut et d’un numéro de série.
corps diplomatique
2. Temporaire WW / W garage.
Les plaques temporaires, notamment les séries WW ou W garage, sont utilisées pour les véhicules en transit, en importation, en garage ou en vente en attente d’immatriculation définitive ; des règles récentes prévoient un fond rose pour certaines WW et l’affichage de la date de validité, la durée d’usage étant limitée et strictement contrôlée par arrêté.
plaque en WW
Ces modifications visent à faciliter l’identification et le contrôle des véhicules temporaires; circuler avec une immatriculation expirée expose à des sanctions. Les professionnels (concessionnaires, importateurs) doivent respecter les formalités pour éviter les fraudes.
plaque garage
3. Militaire.
Les véhicules militaires portent des formats et des couleurs spécifiques selon l’arme, avec des séries réservées aux forces armées ; ces immatriculations sont gérées par les services militaires et répondent à un statut administratif particulier adapté aux besoins de la défense.
véhicule militaire
Ces véhicules sont soumis à des règles administratives et opérationnelles particulières ; en temps de paix, ils circulent sur la voie publique mais restent soumis à des procédures internes pour l’entretien, l’immatriculation et l’emploi.
5. Forces de l’ordre.
Les véhicules de la police, de la gendarmerie et des douanes utilisent des plaques et des numéros spécifiques qui peuvent ne pas être standardisés visuellement ; ces immatriculations servent des véhicules opérationnels et peuvent être internes, avec des exemptions et des usages réglementés selon les missions.
Police
Les véhicules des forces de l’ordre disposent d’immatriculations et d’équipements spécifiques (marquages, gyrophares).
6. Exportation ou transit international.
Les véhicules destinés à l’export ou au transit reçoivent des séries temporaires, souvent des WW, et doivent être accompagnés des documents douaniers appropriés ; ces plaques et documents sont obligatoires pour les contrôles transfrontaliers et leur validité est strictement encadrée.
7. Véhicules d’État et gouvernementaux
Les véhicules officiels (ministres, présidence) peuvent porter des immatriculations particulières ou des plaques standard mais accompagnées d’un protocole d’usage (sécurité, escorte).
Premier Ministre
Président
Les véhicules présidentiels bénéficient de mesures de protection renforcées.
8. Autres cas particuliers - Véhicules agricoles et utilitaires : formats et dimensions adaptés, immatriculations spécifiques selon la catégorie technique. - Véhicules de collection : statut particulier (exonérations, contrôles techniques aménagés) et immatriculation selon les règles en vigueur pour véhicules historiques. - Ambulances, taxis, VTC : obligations d’identification et d’équipement, parfois immatriculations standard mais usages réglementés par d’autres textes.
Réglementation, dimensions et couleurs
- Obligation : tout véhicule circulant sur la voie publique doit porter une plaque conforme aux normes (taille, lisibilité, fixation). - Normes : dimensions standardisées selon le type de véhicule (voiture, moto, cyclomoteur, véhicule utilitaire). Les couleurs et la typographie sont réglementées pour garantir la lisibilité et la compatibilité avec la lecture automatique (radars, caméras). - Sanctions : plaque non conforme ou illisible expose à des contraventions et peut entraîner des difficultés administratives lors de contrôles.
Personnalisation et choix du département affiché
- Choix du département : depuis le SIV, le propriétaire peut choisir librement le numéro de département à afficher sur le pavé droit de la plaque, indépendamment du lieu d’immatriculation. - Personnalisation limitée : la personnalisation porte surtout sur le pavé régional et le logo, mais la combinaison alphanumérique elle-même n’est pas personnalisable dans le SIV standard. Certaines options commerciales existent pour des plaques esthétiques mais sans modification du numéro officiel.
Archives, datation et collectionneurs
- Registres historiques : les préfectures ont conservé des registres d’immatriculation (notamment pour la période 1950–1993) qui sont aujourd’hui des sources précieuses pour la datation et la recherche historique. Ces archives intéressent historiens et collectionneurs.
Enjeux contemporains et controverses
- Centralisation et dématérialisation : la réforme SIV a centralisé la gestion et permis la dématérialisation des démarches. - Privatisation et critiques : la gestion et l’évolution du SIV ont suscité des débats et des critiques, notamment autour de la privatisation partielle de certains services et des coûts associés. Des rapports et analyses ont pointé des risques de fraude et des impacts financiers.
En Conclusion
Les plaques d’immatriculation françaises sont le reflet d’un siècle d’évolution administrative et technique.
Du système géographique du milieu du XXᵉ siècle au SIV national et permanent d’aujourd’hui, elles incarnent des choix de politique publique, des besoins de sécurité et des pratiques sociales.
Connaître leur histoire et leur fonctionnement aide à mieux comprendre les démarches administratives, à repérer les plaques spéciales et à éviter les erreurs lors d’achats ou de démarches.
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Un site qui met 5 secondes à charger perd 90 % de visiteurs en plus qu’un site qui charge en 1 seconde. Pas 10 %. Pas 30 %. 90 %. Ce n’est pas un problème technique réservé aux développeurs. C’est un problème de chiffre d’affaires. Chaque seconde de chargement supplémentaire coûte des visiteurs, des conversions et des positions dans Google. Et en 2026, avec plus de 60 % du trafic mondial sur mobile et des Core Web Vitals intégrés au classement, la vitesse n’est plus un bonus ; c’est un prérequis. Ce que la vitesse coûte vraiment à votre site Taux de rebond : la sanction immédiate Un visiteur qui attend ne reste pas. Les données Google sont sans ambiguïté : Passage de 1 à 3 secondes de chargement : la probabilité de rebond augmente de 32 % Passage de 1 à 5 secondes : +90 % Sur mobile, 53 % des visites sont abandonnées si le chargement dépasse 3 secondes Les sites qui chargent en 1 seconde affichent un taux de rebond moyen de 7 %. À 5 secondes, ce taux monte à 38 %. C’est le même contenu, le même design, la même offre. Seule la vitesse change. Et chaque rebond est un signal que Google capte. Un visiteur qui revient immédiatement dans la SERP après avoir cliqué sur votre résultat (le pogo-sticking) indique à l’algorithme que votre page n’a pas répondu à la requête. Même si le contenu est excellent ; il n’a jamais été lu. Taux de conversion : chaque seconde a un prix La vitesse ne fait pas que retenir les visiteurs. Elle détermine s’ils achètent. Les données sont nettes : un site qui charge en 1 seconde affiche un taux de conversion jusqu’à 3 fois supérieur à un site qui charge en 5 secondes. En e-commerce, le taux passe de 3,05 % à 1 seconde à 1,08 % à 5 secondes ; une baisse de 65 % (Cloudflare, 2025). Chaque seconde supplémentaire entre 0 et 5 secondes coûte en moyenne 4,42 % de conversions en moins. Pour un site générant 100 000 euros par mois, une seconde de retard représente environ 4 400 euros de manque à gagner. Par mois. Ce n’est pas une estimation théorique. C’est un calcul basé sur des données mesurées sur des millions de sessions. La vitesse est un levier de conversion aussi puissant qu’un redesign de page produit ; et beaucoup moins cher à actionner. Budget crawl : Google aussi déteste attendre L’impact de la vitesse ne se limite pas à l’expérience utilisateur. Il touche directement la capacité de Google à explorer votre site. Googlebot dispose d’un budget de crawl pour chaque site : un nombre limité de pages qu’il peut explorer lors de chaque visite. Si vos pages sont lentes, chaque requête prend plus de temps. Googlebot en explore moins. Résultat : des pages profondes qui ne sont jamais indexées, des mises à jour de contenu qui mettent des semaines à être prises en compte, des nouvelles pages qui restent invisibles. Sur un site de 500 pages, l’impact est modéré. Sur un site e-commerce de 10 000 références ou un média avec des milliers d’articles, c’est un problème structurel. Accélérer le site, c’est aussi donner à Google plus de temps pour indexer plus de pages. Vitesse et classement Google : ce que disent les données en 2026 Du Speed Update aux Core Web Vitals : un facteur qui monte Google a fait de la vitesse un facteur de classement sur desktop dès 2010. En 2018, le « Speed Update » a étendu ce critère au mobile. En 2021, les Core Web Vitals ont été intégrés au signal « page experience », combinant vitesse, réactivité et stabilité visuelle en un seul faisceau de signaux. En 2026, la tendance est claire : les sites en positions 1 à 3 affichent un TTFB (Time to First Byte) médian de 180 ms. Les sites en positions 7 à 10 : 420 ms. Plus du double. Les sites avec un « bon » LCP (Largest Contentful Paint) reçoivent en moyenne 23 % de trafic organique supplémentaire par rapport à ceux avec un LCP classé « mauvais ». Ce chiffre était de 15 % en 2023. L’écart se creuse. La vitesse n’est pas le facteur numéro un (la pertinence du contenu et l’autorité du domaine restent devant). Mais quand deux pages concurrentes sont équivalentes sur ces critères, c’est la vitesse qui départage. Et dans des secteurs concurrentiels, les marges se jouent là. LCP, INP, CLS : les trois métriques qui comptent Les Core Web Vitals se résument à trois métriques. Chacune mesure un aspect concret de l’expérience utilisateur. LCP (Largest Contentful Paint) : le temps nécessaire pour afficher le plus grand élément visible de la page (souvent l’image hero ou le bloc de texte principal). Seuil Google : inférieur à 2,5 secondes. C’est la métrique la plus directement liée à la perception de vitesse par l’utilisateur. INP (Interaction to Next Paint) : la réactivité de la page aux interactions (clics, taps, saisies clavier). Seuil : inférieur à 200 ms. INP a remplacé le FID (First Input Delay) en mars 2024 pour mesurer la réactivité sur l’ensemble de la session, pas seulement la première interaction. Un INP élevé signifie que la page « freeze » quand l’utilisateur clique ; un des irritants les plus forts en UX. CLS (Cumulative Layout Shift) : la stabilité visuelle de la page. Seuil : inférieur à 0,1. Un CLS élevé, c’est le bouton qui se décale au moment où vous allez cliquer dessus. C’est le texte qui saute parce qu’une image s’est chargée au-dessus. Google pénalise ces décalages parce qu’ils dégradent l’expérience. Un site est classé « bon » par Google si au moins 75 % de ses pages atteignent ces trois seuils simultanément. Pour aller plus loin sur l’optimisation de ces métriques, consultez notre guide pour améliorer vos Core Web Vitals. 50 % des sites mobiles ne passent pas le test En 2025, 49,7 % des sites passent les trois Core Web Vitals simultanément sur mobile. Sur desktop, le taux monte à 57,1 % (HTTP Archive / CrUX, 2025). La progression est réelle (36 % sur mobile en 2023, 44 % en 2024), mais lente. Ce qui signifie une chose : la moitié des sites web envoient à Google un signal négatif sur l’expérience utilisateur. Pour les sites qui passent les trois seuils, c’est un avantage concurrentiel direct. Vous ne rivalisez pas avec tous vos concurrents ; vous rivalisez avec la moitié qui n’a pas encore fait le travail. Avec plus de 60 % du trafic web mondial sur mobile (Statista, 2025-2026), une stratégie de référencement mobile performante est devenue indispensable. Et la vitesse en est le premier pilier. Mesurer la vitesse : les bons outils, les bonnes données Données terrain vs données labo : la distinction qui change tout Il existe deux types de mesures de performance, et les confondre mène à de mauvaises décisions. Les données de laboratoire (Lighthouse, mode labo de PageSpeed Insights) simulent le chargement dans des conditions standardisées : même appareil, même connexion, même localisation. Elles sont reproductibles et utiles pour diagnostiquer des problèmes spécifiques. Mais elles ne reflètent pas l’expérience réelle de vos utilisateurs. Les données terrain (Chrome UX Report, données de champ dans PageSpeed Insights, Search Console) proviennent des sessions réelles des utilisateurs Chrome qui visitent votre site. Elles intègrent la diversité des appareils, des connexions et des localisations. C’est sur ces données que Google base son évaluation des Core Web Vitals. Un site peut avoir un score Lighthouse de 95 et échouer aux Core Web Vitals en données terrain. L’inverse est aussi possible. La raison : Lighthouse simule une connexion 4G sur un appareil milieu de gamme. Vos vrais utilisateurs naviguent peut-être sur une connexion fibre depuis un MacBook (score réel meilleur) ou sur un smartphone Android d’entrée de gamme en 3G (score réel bien pire). La règle : utilisez le labo pour diagnostiquer, le terrain pour décider. PageSpeed Insights, Lighthouse, CrUX, Search Console : lequel utiliser Chaque outil a un rôle spécifique. PageSpeed Insights (pagespeed.web.dev) est le point d’entrée. Il combine données terrain (section « Découvrez l’expérience de vos utilisateurs ») et données labo (section « Diagnostic »). Testez vos 3 à 5 pages les plus stratégiques ; pas seulement la homepage. Lighthouse (Chrome DevTools, onglet « Lighthouse ») permet un audit approfondi avec des recommandations détaillées. Utile pour le diagnostic page par page. Limitez-vous au mode mobile ; c’est la référence d’indexation de Google. Chrome UX Report (CrUX) fournit les données terrain agrégées sur 28 jours. Accessible via BigQuery pour une analyse à grande échelle, ou via l’API pour un monitoring automatisé. Google Search Console (section « Core Web Vitals ») donne une vue synthétique de l’ensemble de votre site : combien d’URLs sont classées « bon », « à améliorer » ou « mauvais » pour chaque métrique. C’est l’outil de suivi stratégique ; pas de diagnostic, mais de pilotage. Optimiser concrètement : les actions par ordre d’impact Images : le premier levier Les images représentent en moyenne 50 % du poids total d’une page web. C’est le levier le plus rapide et le plus efficace pour améliorer la vitesse. Les formats modernes changent la donne : AVIF : environ 50 % plus léger que le JPEG à qualité visuelle équivalente. Supporté par 93 % des navigateurs en 2026. WebP : 25 à 34 % plus léger que le JPEG. Supporté par 97 % des navigateurs. L’approche optimale : servir en AVIF avec un fallback WebP pour les navigateurs anciens. Les CDN d’images (Cloudinary, Bunny.net) convertissent et redimensionnent automatiquement selon l’appareil du visiteur, avec une réduction de poids de 30 à 50 % sans intervention manuelle. Le lazy loading (chargement différé) est indispensable pour les images sous la ligne de flottaison. Mais attention à ne pas lazy-loader l’image hero (celle qui détermine le LCP). Cette image doit être chargée en priorité, avec l’attribut fetchpriority="high". Toujours spécifier les dimensions (width et height) dans le HTML pour éviter les décalages de mise en page (CLS). Serveur et réseau : hébergement, CDN, HTTP/3 Un bon code sur un mauvais serveur reste un site lent. L’infrastructure compte autant que l’optimisation front-end. Hébergement : le TTFB (Time to First Byte) dépend directement de la qualité du serveur. Un hébergement mutualisé à 3 euros par mois ne tiendra pas la route sur un site à fort trafic. Visez un TTFB sous 200 ms ; au-delà de 600 ms, c’est le LCP entier qui est compromis. CDN (Content Delivery Network) : un CDN distribue vos fichiers statiques depuis des nœuds géographiquement proches de vos visiteurs. Réduction de latence de 50 à 75 % sur les ressources statiques. Pour un site à audience française, un CDN avec des nœuds en France et en Europe est un minimum. HTTP/3 et QUIC : le protocole HTTP/3, basé sur QUIC, réduit significativement la latence de connexion. Contrairement à HTTP/2, il ne souffre pas du head-of-line blocking ; une ressource bloquée ne ralentit pas les autres. L’impact est particulièrement sensible sur mobile et sur les réseaux instables (Wi-Fi public, 4G intermittente). La plupart des CDN majeurs (Cloudflare, Fastly) supportent HTTP/3 nativement. Code : minification, chargement différé, rendu critique Le JavaScript est souvent le premier coupable d’un INP élevé. Chaque script chargé et exécuté bloque le thread principal du navigateur. Pendant ce temps, la page ne réagit pas aux interactions. Les actions prioritaires : Minification et compression : réduire la taille des fichiers CSS et JavaScript avec la compression Brotli (20 à 30 % plus efficace que Gzip). Chargement différé : les scripts non critiques (analytics, widgets tiers, chat) doivent être chargés avec defer ou async. Ils n’ont pas besoin d’être là pour afficher la page. CSS critique : extraire le CSS nécessaire à l’affichage above the fold et l’inliner directement dans le HTML. Le reste du CSS se charge en arrière-plan. Scripts tiers : chaque pixel de tracking, chaque widget, chaque intégration tierce ajoute du poids et des requêtes. Auditez régulièrement les scripts tiers et supprimez ceux qui n’apportent pas de valeur mesurable. Un site WordPress avec 30 plugins charge en moyenne 3 à 5 fois plus de requêtes HTTP qu’un site optimisé sur mesure. Le problème n’est pas WordPress ; c’est l’accumulation non pilotée de plugins. Mobile : ne pas optimiser pour desktop et espérer que ça passe Google utilise la version mobile de votre site comme référence pour l’indexation (Mobile-First Indexing). Un site rapide sur desktop et lent sur mobile est un site lent aux yeux de Google. Les erreurs les plus courantes : Images non redimensionnées : servir une image de 2 400 pixels de large à un écran de 375 pixels. Le navigateur mobile télécharge 10 fois le poids nécessaire. Scripts desktop chargés sur mobile : des interactions hover, des animations parallax, des mega-menus complexes qui n’ont aucun sens sur un écran tactile mais qui chargent quand même. Pas de test mobile réel : tester sur un iPhone 15 Pro Max ne représente pas votre audience. Testez sur un appareil milieu de gamme (Android, 3 à 4 Go de RAM) avec une connexion 4G standard. C’est là que se joue l’expérience réelle. Un audit mobile efficace ne se fait pas dans Chrome DevTools. Il se fait smartphone en main, sur le réseau réel. Si vous bloquez à un moment, vos visiteurs bloquent aussi. Diagnostiquer votre site en 15 minutes Avant d’optimiser, il faut mesurer. Voici un diagnostic rapide en 3 étapes. Étape 1 : PageSpeed Insights (5 minutes). Testez vos 3 pages clés (accueil, page service principale, article blog). Notez les scores LCP, INP et CLS en données terrain. Si le LCP dépasse 2,5 secondes sur plus de la moitié des pages, c’est une priorité. Étape 2 : Google Search Console (5 minutes). Section « Core Web Vitals ». Regardez le ratio d’URLs en vert vs en rouge. Un site avec plus de 50 % d’URLs en rouge a un problème structurel, pas ponctuel. Étape 3 : test mobile réel (5 minutes). Prenez votre smartphone (pas le dernier modèle ; un appareil représentatif de votre audience). Naviguez sur votre site en 4G. Chronométrez le temps d’affichage de la homepage. Essayez de remplir un formulaire. Si le site saccade ou met plus de 3 secondes à afficher le contenu principal, vos visiteurs le subissent chaque jour. Si les trois diagnostics convergent vers des scores en rouge, l’optimisation ponctuelle ne suffira pas. Un audit SEO technique complet identifie les causes profondes et priorise les corrections par impact réel. La vitesse de chargement n’est pas un détail technique. C’est un facteur de classement, un levier de conversion et un indicateur de qualité que Google et vos visiteurs évaluent en permanence. Les données sont là : 53 % d’abandon au-delà de 3 secondes sur mobile, un taux de conversion divisé par 3 entre 1 et 5 secondes, et la moitié des sites qui ne passent toujours pas les Core Web Vitals. Chaque seconde gagnée a un impact mesurable sur le trafic et le chiffre d’affaires. Votre site est rapide sur desktop mais lent sur mobile ? Vos scores PageSpeed sont dans le rouge ? Vos conversions stagnent malgré un bon positionnement ? Chez Brioude Internet, on mesure, on diagnostique et on optimise.
Le déploiement de la Google Core Update de Mars 2026 s'est achevé le 8 avril. Selon deux analyses menées par SISTRIX, en France et en Allemagne, le verdict est sévère : Google redistribue massivement la visibilité au profit des sources officielles et des marques établies, au détriment des boutiques en ligne, des forums et des outils linguistiques. En France, on compte 14 perdants pour 1 gagnant. En Allemagne, le ratio est de 4 pour 1. Tour d'horizon comparatif.
Ce qu'il faut retenir :
Google favorise les sources institutionnelles et les leaders de marché, dans les deux pays.
Les outils linguistiques et éducatifs sont le secteur le plus frappé, probablement en lien avec la montée des outils d'IA.
Les boutiques en ligne perdent massivement, quelle que soit leur taille ou leur secteur.
Le déséquilibre entre perdants et gagnants est beaucoup plus marqué en France (14 pour 1) qu'en Allemagne (4 pour 1).
Un même signal, deux amplitudes différentes
Le 27 mars 2026, Google a lancé sa Core Update de mars avec une déploiement qui a pris fin le 8 avril. La logique est identique des deux côtés du Rhin : l'autorité d'une source prime sur l'interchangeabilité de son contenu. Mais l'ampleur des dégâts n'est pas la même.
En France, l'analyse de 2 991 domaines présentant des variations significatives a permis d'identifier 239 perdants et seulement 17 gagnants avec un effet d'update démontrable.
Les grands perdants en France - Source : SISTRIX
En Allemagne, sur 1 371 domaines analysés, on recense 134 perdants pour 32 gagnants. Le marché français est donc frappé bien plus durement en proportion, avec un ratio perdants/gagnants de 14 pour 1, contre 4 pour 1 outre-Rhin.
Les boutiques en ligne : le secteur le plus touché dans les deux pays
C'est la tendance la plus nette et la plus transversale.
En France, 80 des 239 perdants sont des boutiques en ligne, soit exactement un tiers. Les pertes ne se concentrent pas sur un seul segment : ameublement (alinea.com -37%, pierimport.fr -28%), alimentation (elmut.fr -50%, graines-semences.com -28%), musique (paul-beuscher.com -58%), automobile (europcar.fr -26%) ou encore tech (backmarket.fr -25%).
En Allemagne, 39 des 134 perdants sont des e-commerçants, ce qui en fait également le groupe le plus important. Même constat : les pertes traversent toutes les catégories. Mode (cecil.de -30%), électronique (media-dealer.de -37%, alternate.de, conrad.de), plantes et jardinage (123zimmerpflanzen.de -27%, samenhaus.de -26%), fournitures B2B (otto-office.com, hygi.de). Et contrairement à ce qu'on pourrait imaginer, les grandes enseignes ne sont pas épargnées : notebooksbilliger.de et expert.de perdent chacun 11%.
Le message est clair : avoir une boutique en ligne n’est plus suffisant. Sans notoriété de marque forte derrière, la visibilité organique s'érode.
Les outils linguistiques et éducatifs face à l'IA
C'est sans doute la tendance la plus révélatrice de cette mise à jour. Dans les deux pays, les outils de conjugaison, de traduction, de définition et d'apprentissage chutent simultanément.
En France : toutelaconjugaison.com (-32%), littre.org (-30%), bab.la (-20%), glosbe.com (-25%), lingolia.com (-15%), kartable.fr (-14%), reverso.net (-12%), francaisfacile.com (-7%). Le cas du Littré est particulièrement symbolique : cette référence historique de la langue française passe d'un indice de visibilité de 61 à 43. C'est une chute brutale pour un site qui fait autorité depuis des décennies.
Évolution de la visibilité de Littre.org - Source : SISTRIX
En Allemagne, le schéma est quasi identique : verbformen.de (-30%), bab.la (-22%), korrekturen.de (-15%), studysmarter.de (-15%), linguee.de (-10%), openthesaurus.de (-9%), reverso.net (-7%). Sept outils touchés simultanément.
Ce qui rend ce cluster particulier, c'est le contexte dans lequel il s'inscrit. Ces sites proposent des fonctionnalités de plus en plus couvertes par les applications d'IA : conjugaisons, traductions, synonymes, exercices de grammaire. En Allemagne, chatgpt.com gagne 32% de visibilité sur Google au même moment. Difficile de ne pas établir un lien. Mais la prudence s'impose : est-ce Google qui dévalue activement ces sites, ou le comportement de recherche des utilisateurs qui évolue ? Les prochaines mises à jour apporteront des éléments de réponse.
Forums et contenus générés par les utilisateurs
Les plateformes UGC (contenu généré par les utilisateurs) sont également sous pression, mais Google opère des distinctions notables.
En France, supertoinette.com, le forum de cuisine, perd 46% de sa visibilité. stackoverflow.com recule de 45% sur le marché français. jecontacte.com (-31%) est aussi touché.
En Allemagne, gutefrage.net perd près d'un quart de sa visibilité (de 62 à 47). La trajectoire de ce site est particulièrement parlante : son indice de visibilité culminait à 127 au printemps 2025. Il était déjà retombé à 54 début 2026 avant le Core Update, qui l'a encore enfoncé à 47. X.com perd 25% et xing.com 14%.
Mais Google ne sanctionne pas tous les forums de la même manière : Reddit a plutôt gagné en visibilité lors des dernières mises à jour. C'est donc moins le format UGC en soi qui est pénalisé que certaines plateformes spécifiques, probablement pour des raisons de qualité ou d'autorité perçue.
Éditeurs et médias : des pertes ciblées
En France, plusieurs médias et éditeurs sont touchés : dvdclassik.com (-33%), hachette-vins.com (-46%), herodote.net (-26%), ainsi que nouvelobs.com et lesechos.fr.
En Allemagne, les portails de recettes sont particulièrement visés : kuechengoetter.de (-29%), schlemmer-atlas.de (-25%), eatsmarter.de (-18%), essen-und-trinken.de (-11%), lecker.de (-6%). Mais chefkoch.de, le leader du marché allemand des recettes, reste stable. Le signal est cohérent avec la logique générale de cette mise à jour : le leader tient, les acteurs secondaires reculent.
Les gagnants : peu nombreux, mais révélateurs
Du côté des gagnants, la liste est courte. 17 domaines en France, 32 en Allemagne. Mais leur profil est très instructif.
En France, quatre sites gouvernementaux progressent simultanément : pole-emploi.fr (+11%), hautsdefrance.fr (+7%), paris.fr (+3%), interieur.gouv.fr (+1%). societe.com, la référence pour consulter les données des entreprises françaises, gagne 50% de visibilité (son indice passe de 13 à 19). conforama.fr (+7%) et cuisineaz.com (+2%), tous deux leaders dans leur segment, progressent également. pleinevie.fr, magazine généraliste fondé en 1981 avec près de 800 000 exemplaires diffusés, double sa visibilité.
En Allemagne, le signal le plus fort vient d'un cluster inattendu : quatre aéroports officiels gagnent simultanément. Stuttgart (+22%), Cologne-Bonn (+18%), Hambourg (+17%) et Munich (+8%). Quand quatre domaines d'une même niche progressent en même temps et de façon parallèle, ce n'est pas une coïncidence. Google semble avoir réorganisé les résultats de recherche liés aux aéroports au profit des sites officiels, au détriment des comparateurs et agrégateurs tiers. Autres gagnants notables côté allemand : ratiopharm.de (+12%), commerzbank.de (+11%), les sites gouvernementaux hessen.de, arbeitsagentur.de, wwf.de. Et audible.de, avec +172%, qui constitue le plus grand gagnant de cette mise à jour en Allemagne, bien que son effet n'ait été perceptible qu'à partir du 3 avril, une semaine après le début du déploiement.
Évolution de la visibilité de Audible.de - Source : SISTRIX
Ce que cette mise à jour dit de la stratégie de Google
Dans les deux pays, la direction prise par Google est la même : l'autorité d'une source prime sur la simple utilité de son contenu. Les sites institutionnels, les leaders de marché et les marques établies de longue date sont récompensés. Les contenus interchangeables, généralistes ou couvrant des fonctionnalités désormais assurées par l'IA sont pénalisés.
La différence de ratio entre les deux pays (14 pour 1 en France, 4 pour 1 en Allemagne) pourrait s'expliquer par des différences structurelles dans les marchés locaux et dans la composition des sites analysés, plutôt que par une intention différente de Google. Mais elle mérite d'être surveillée lors des prochaines mises à jour.
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Après le « Je n’ai rien à cacher », voici venu l’ère du « Je n’ai rien à penser »
Se faire prendre pour des crétins parce que ça fonctionne
Google l’annonce : il y a plus de personnes dans le monde avec un smartphone Android que de personnes qui ont accès à de l’eau propre et des égouts.
Cela implique, toujours selon Google, qu’il faut plus d’IA pour ces personnes.
Non, sérieusement, je ne déconne pas. C’est vraiment ce que les gens de Google vont raconter dans les universités dans des événements qui ressemblent un peu à ce que des vendeurs de cigarettes pourraient organiser dans des clubs de sport pour former la jeunesse à fumer en offrant un an de cigarettes gratuites.
Et ils enfoncent le clou: de toute façon, personne n’a le choix d’utiliser l’IA ou non. C’est comme ça. Exactement ce que disait Anthropic: « Que vous le vouliez ou non, préparez-vous pour ce monde stupide ! »
Mon exemple du vendeur de cigarettes semble exagéré, mais je viens d’être témoin, dans ma ville universitaire de Louvain-La-Neuve, d’une compétition qui consistait à faire le tour du lac en courant tout en buvant quatre bières de 33cl. La course était sponsorisée par… une marque de bière, bien entendu. L’université semble avoir donné sa bénédiction pour cet événement et beaucoup d’étudiants sont assez naïfs pour trouver ça cool…
Je suis moi-même un grand naïf. Je croyais que les personnes étaient majoritairement moralement « bonnes ». Elles produisent souvent un impact négatif lorsqu’elles travaillent à maximiser le profit d’une entreprise. C’est juste qu’elles ne s’en rendent pas compte.
Mais c’est faux. Nous savons aujourd’hui que des personnes comme Mark Zuckerberg sont tout simplement moralement inhumaines et que toutes les personnes impliquées savent très bien ce qu’elles font et pourquoi elles le font. Les produits Meta sont spécifiquement modifiés pour rendre les adolescents les plus addicts possibles, pour les perturber durant leur scolarité. Ce n’est pas une conséquence, c’est le but premier du produit. La distraction incessante n’est pas un effet insoupçonné, c’est littéralement ce que cherchent à faire les ingénieurs de Facebook.
Et dire que la plupart des profs sont en mode : « Il faut vivre avec, il faut apprendre à utiliser raisonnablement ».
Non. C’est faux et c’est complètement stupide. C’est comme donner aux adolescents des formations, sponsorisées par Philip Morris, où ils apprendraient à fumer « sans inhaler la fumée ». Ou leur dire que c’est cool de courir en buvant plus de bières que ton estomac ne peut en supporter.
La vérité c’est que la plupart des profs sont complètement addicts à leur smartphone et que c’est plus rassurant d’enseigner son addiction comme un truc positif que de se remettre en question.
La pub nous prend pour des crétins. Elle prend les politiciens pour des crétins. Et, expérimentalement parlant, elle a bien raison. Nous le sommes ! Ça fonctionne encore mieux que prévu parce que, du coup, nous allons leur donner raison et soutenir ceux qui se foutent de notre gueule !
Regardez le RGPD et les bannières de cookies qui ennuient tout le monde et pour lesquelles on accuse « l’Europe ».
Contrairement à une idée reçue, les ennuyeuses bannières de cookies sur les sites ne sont pas la faute du RGPD. D’ailleurs, dans l’immense majorité des cas, ces bannières sont illégales. Gee l’explique très bien en BD :
Mais il y a pire : si ces bannières sont ennuyeuses, c’est parce qu’elles ont été explicitement conçues pour ça. Et oui, pour faire baisser le degré d’adhésion du peuple envers le RGPD. C’est une pure manipulation politique volontaire et consciente de l’industrie publicitaire. Ils savent très bien ce qu’ils font : nous pourrir la vie pour décrédibiliser les institutions politiques afin de nous fourguer plus de pub.
Un article important sur le retour à l’oralité et le déclin de la lecture. L’oralité, c’est l’émotion au lieu de l’information, c’est le charisme au lieu de la vérité, c’est la manipulation au lieu de la rationalité. C’est également la disparition de l’effort sur le long terme.
Cela semble alarmiste, mais, factuellement, lorsque les chercheurs scientifiques, censés représenter l’élite intellectuelle du monde, en sont réduits à générer des articles qui citent des articles qui n’existent pas, cela pose quand même des questions.
Mais ChatGPT n’est que la cerise sur le gâteau. La raison réelle, c’est que nous dévalorisons l’intellectualité depuis des décennies. Nous valorisons le CEO qui prend des décisions aléatoires en 5 minutes. Nous demandons à tout le monde de creuser des trous et de les reboucher pour « faire tourner l’économie ». Nous vivons dans un monde où Julius grimpe les échelons !
Bref, nous ne faisons que mener le monde vers sa destination la plus logique en regard des indicateurs que nous utilisons pour l’optimiser. C’est tout à fait normal. C’est tout à fait attendu. On ne réduira jamais les émissions de CO₂ tant qu’on tentera de maximiser le PIB d’un pays. Faire tourner l’économie implique de maximiser le travail et donc de consommer le plus de joules possible. Joules qu’il faut produire en émettant du CO₂. Les énergies dites « renouvelables » ne sont qu’une manière d’émettre « moins de CO₂ par joule ». Ce qui est une bonne chose en soi, mais ne résout pas le problème de base que nous cherchons justement à consommer le plus de joules possible. Le résultat du succès des énergies renouvelables est d’ailleurs évident : nous consommons plus de joules, tout simplement.
Nous sommes en train de connaître la fin de l’intellectualité comme nous avons traversé la fin de la vie privée. Non, ce n’est pas réellement la fin. C’est juste que l’intellectualité, tout comme la vie privée avant elle, a perdu son statut de valeur fondamentale pour devenir un truc underground, uniquement valorisée par quelques cercles de plus en plus considérés comme marginaux, y compris, surtout, au sein des plus prestigieuses institutions académiques.
« Je n’ai rien à cacher » s’est subtilement transformé en « Je n’ai rien à penser ».
Depuis les smartphones à ChatGPT en passant par les séries en streaming, les géants technologiques se sont ligués pour nous convaincre de ne plus penser, que penser est has been, que c’est fatigant, que ça ne sert à rien. Nul besoin d’avoir un doctorat en sciences politiques pour comprendre que ça arrange beaucoup de monde.
Ma défense : l’effet bibliothèque
Les chatbots ne font, au fond, qu’augmenter la disponibilité de l’information, y compris fausse. Cette disponibilité réduit l’engagement cognitif et donc le développement du cerveau. Cet effet était déjà visible et étudié en 2011 comme "l’effet Google". Si nous savons qu’une information est disponible en ligne, nous ne tentons plus de nous la rappeler, nous la cherchons (combien de fois avez-vous pris votre téléphone parce que vous ne vous souveniez plus du nom d’un acteur dans un film?)
Ce qui est amusant à constater c’est que, bien avant d’avoir lu ces études, j’ai instinctivement adopté la posture inverse depuis quelques années. Je me refuse de chercher immédiatement une info. Ma motivation était de ne pas interrompre une conversation en cours (je dissuade d’ailleurs mon interlocuteur de sortir son téléphone) ou ne pas interrompre mon travail en cours (je me connais, je sais que si je cherche l’info, je suis 30 minutes plus tard en train de lire la page Wikipédia consacrée à la biographie d’Henri IV ou à une espèce rare de méduse en Nouvelle-Calédonie).
On pourrait arguer qu’il en est de même avec une bibliothèque. Mais je vois des différences fondamentales.
Premièrement, il y a la composante physique : lorsque je cherche une information dans un livre, je me déplace, je cherche dans un rayon. Mon cerveau associe le mouvement avec la mémorisation. Ma bibliothèque a beau être fluide et mouvante, elle garde une structure. Avec le temps, se souvenir d’une information revient à se souvenir du déplacement à effectuer pour aller chercher le livre.
En second lieu, les informations dans les livres sont stables et figées. Elles peuvent être fausses, mais je sais qu’elles ne sont pas générées pour améliorer le SEO du livre ou obtenir des likes. Elles ne se transforment pas subitement en erreur 404.
Cette stabilité rassure mon cerveau. Celui-ci n’est pas dans la "perception", la tentative de comprendre un environnement changeant, ce qui est source de stress. Il est au contraire dans le familier et peut se permettre d’extrapoler, d’imaginer, de faire des liens imprévus.
Bref, je donne à mon cerveau la possibilité d’être créatif, je lui offre un espace stable où il peut expérimenter la mouvance et le changement dans ce qu’il crée : les mots, les histoires. Ce n’est pas un hasard si je n’écris que sur une machine à écrire ou depuis mon terminal dans un éditeur qui change très peu depuis 40 ans (Vim). Je veux libérer de l’espace mental pour créer et réfléchir.
Si vous avez déjà été dans une bibliothèque juste pour être au calme et réfléchir, vous voyez très bien ce que je veux dire.
Bref, je suis un technopunk ringard… Mais ça, vous le saviez déjà !
Je suis Ploum et je viens de publier Bikepunk, une fable écolo-cycliste entièrement tapée sur une machine à écrire mécanique. Pour me soutenir, achetez mes livres (si possible chez votre libraire) !
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Parfum de Sixties : Hennessy, cigarettes et mélodie
Quand la publicité devenait un objet :
Le distributeur de cigarettes Hennessy, une icône des sixties entre design, musique et nostalgie ... Il existe des objets qui ne se contentent pas d’être vus : ils racontent une époque, une ambiance, un certain art de vivre. Le distributeur de cigarettes publicitaire Jas Hennessy & Co, qui se transforme en boîte à musique lorsqu’on l’ouvre, appartient précisément à cette catégorie rare.
Ni désuet, ni clinquant, ni " bling-bling ", bien au contraire.
C’est un témoin privilégié d’une décennie où la publicité flirtait avec le design, où les marques rivalisaient d’ingéniosité pour créer des objets à la fois utiles, beaux et mémorables.
Une esthétique typiquement 60’s
Dans les années 60, l’objet publicitaire n’était pas un simple support de logo : c’était un petit ambassadeur de marque, pensé pour séduire, surprendre, accompagner le quotidien. Ce distributeur Hennessy en est l’illustration parfaite : - une silhouette élégante, - une étiquette au graphisme raffiné, - des matériaux choisis pour durer, - et ce mécanisme musical inattendu, presque théâtral, qui transforme un geste banal en petite scène rétro. On imagine sans peine ce distributeur posé sur un comptoir de bar, dans un salon feutré, ou dans un bureau où l’on discutait affaires autour d’un cognac. Il évoque une époque où l’on aimait les objets qui avaient du style, du poids, et surtout… du charme.
Une boîte à musique qui ouvre une parenthèse
L’ouverture du distributeur déclenche une mélodie, détail délicieux, presque poétique. C’est exactement ce qui fait basculer l’objet du simple accessoire publicitaire vers le souvenir affectif. On ne l’ouvre pas seulement pour y prendre une cigarette : on l’ouvre pour retrouver un geste, une ambiance, une émotion. C’est un petit morceau de mémoire mécanique, un clin d’œil sonore aux sixties.
Entre vintage et décoration contemporaine
Aujourd’hui, ce distributeur Hennessy trouve naturellement sa place dans les intérieurs modernes. Il n’a rien perdu de son élégance, et il gagne même en présence grâce à cette curiosité souriante qu’il suscite. Il attire le regard, il intrigue, il raconte une histoire — tout ce que l’on attend d’un bel objet décoratif. Dans un salon, une bibliothèque, un bar à domicile ou une vitrine de collectionneur, il devient un pont entre passé et présent, entre culture publicitaire et design vintage. Un objet culte, au sens noble du terme.
Un fragment d’histoire de la maison Hennessy
Hennessy, maison emblématique du cognac français, a toujours su associer son nom à des créations soignées. Ce distributeur musical témoigne de cette volonté : offrir plus qu’un produit, offrir une expérience. C’est aussi ce qui en fait aujourd’hui un collector recherché, apprécié autant pour son esthétique que pour son ingéniosité.
Le géant de Mountain View vient de publier le guide d'intégration de son Universal Commerce Protocol (UCP), un nouveau standard ouvert qui permet aux marchands de proposer un bouton d'achat directement dans les résultats de recherche IA et sur Gemini. Une évolution majeure en mesure de redéfinir le parcours d'achat en ligne.
Ce qu'il faut retenir :
Le UCP est un standard ouvert qui permet de finaliser un achat sans quitter Google Search (mode IA) ou Gemini.
Les marchands doivent compléter une intégration technique, remplir un formulaire d'intérêt, puis attendre une approbation avant d'accéder à l'environnement d'onboarding.
Le déploiement est progressif et uniquement disponible aux États-Unis pour l'instant.
Les premiers à adopter le protocole pourraient prendre une longueur d'avance sur leurs concurrents.
Un checkout intégré directement dans la recherche IA
Jusqu'ici, un utilisateur qui cherchait un produit sur Google devait cliquer sur un lien, être redirigé vers un site marchand, puis finaliser son achat. Avec l'Universal Commerce Protocol, ce schéma change radicalement. L'objectif de Google est de permettre la transaction directement dans l'interface de recherche, sans sortir de l'expérience IA.
Concrètement, les marchands éligibles peuvent afficher un bouton de paiement sur leurs fiches produits dans le mode IA de Google Search et sur Gemini. Le protocole connecte les données produits, l'identité de l'utilisateur et les flux de paiement pour rendre cela possible de manière fluide.
Comment fonctionne l'intégration pour les marchands
Google a structuré le processus d'intégration en trois étapes distinctes.
La première est technique : le marchand doit implémenter le UCP en suivant le guide développeur officiel. Cette étape est obligatoire avant toute autre démarche.
Vient ensuite la phase de candidature : le marchand soumet un formulaire d'intérêt. Google sélectionne les participants progressivement, et envoie une notification dès qu'un accès est accordé.
Une fois accepté, le marchand accède à un environnement d'onboarding dans Google Merchant Center. Cet espace inclut un sandbox pour tester l'intégration, valider le profil UCP, l'association d'identité et les API de checkout natif. Merchant Center signale également si des actions sont nécessaires sur les attributs de flux, les conditions de retour ou la configuration du compte.
Pour les marchands qui passent par une plateforme ou un prestataire tiers, Google recommande de les contacter directement pour connaître leur calendrier d'intégration au protocole.
Ce que ça change pour les annonceurs et les e-commerçants
Le déplacement du point de conversion est la conséquence la plus concrète de cette évolution. Si les utilisateurs achètent depuis Google sans visiter le site du marchand, les métriques habituelles, comme le taux de conversion sur site ou les sessions, devront être repensées. L'attribution et l'optimisation des performances publicitaires seront également affectées.
Google pousse clairement à garder les utilisateurs dans son écosystème, y compris pour la phase transactionnelle, une étape qui lui échappait jusqu'ici. Pour les marchands, cela signifie que la qualité et l'exhaustivité des données dans Merchant Center deviennent encore plus stratégiques : fiches produits, assets de marque, conditions de retour, tout doit être à jour et complet.
Un déploiement encore limité, mais à surveiller
Le déploiement reste pour l'instant limité aux États-Unis, avec un accès progressif. Un onglet dédié à l'intégration UCP doit apparaître dans les comptes Merchant Center au fil des prochains mois. Les marchands français devront donc patienter, mais il est déjà possible de s'y préparer en anticipant les exigences techniques et en vérifiant la solidité de ses données produits.
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L’explication repose sur une règle qui a traversé les siècles …
saute-ruisseau : un objet de Mode Féminine devenu Objet de CuriositéUn saute‑ruisseau, dans le domaine du costume, est un petit accessoire aussi ingénieux que méconnu : une pince à jupe utilisée par les femmes à partir des années 1870 pour relever leurs jupes longues et éviter qu’elles ne traînent dans la boue, l’eau ou la poussière.
Un accessoire né de la mode du XIXᵉ siècle
À la Belle Époque, les jupes deviennent plus étroites et plus longues. Traverser une rue, monter un trottoir ou marcher sur un sol humide devient un véritable défi.
Le saute‑ruisseau apparaît alors :
- une pince métallique, - munie de patins en cuir ou en feutre pour ne pas abîmer le tissu, - suspendue à une cordelière, un ruban ou une chaînette, - que l’on accroche à la ceinture ou parfois au poignet. Son rôle : relever la jupe d’un côté, juste assez pour franchir un obstacle sans salir l’étoffe.
Un objet pratique… mais aussi suggestif
Le saute‑ruisseau porte parfois un autre nom : « suivez‑moi jeune homme ». Pourquoi ? Parce que relever légèrement la jupe pouvait être interprété comme un geste coquet, voire une invitation subtile. Certains témoignages du XIXᵉ siècle évoquent cette connotation galante, qui ajoute une dimension sociale et symbolique à l’objet.
Un usage inattendu : le sport féminin
On l’ignore souvent, mais le saute‑ruisseau a aussi été utilisé dans les années 1890 par les joueuses de tennis. Les femmes pratiquaient alors le sport en tenue de ville, jupe longue comprise. La pince permettait de : - libérer les mouvements, - éviter les chutes, - protéger la jupe de la poussière du court. Un exemplaire conservé au Musée National du Sport confirme cet usage sportif.
Comment fonctionnait-il ?
Le mécanisme est simple mais astucieux : - les deux pattes de la pince s’écartent par pression ou coulissement, - le tissu est saisi sans être pincé brutalement, - la chaînette maintient la jupe relevée à la hauteur souhaitée. Certaines versions sont très simples, d’autres richement décorées, en bronze, en argent ou en métal ouvragé.
Un objet encore présent en brocante
On trouve encore des saute‑ruisseau en vente : - en bronze, - en métal chromé, - parfois gravés ou ornés. Leur prix varie selon la matière, l’état et la finesse du décor.
On passe tous du temps à éplucher les catalogues de netlinking en filtrant par DR, TF/CF, trafic estimé, etc. à la recherche d'un site qui "ressemble à un bon site".
Et on recommence cela pour chaque nouveau lien. Des heures de tri répétitif, sans aucune garantie de résultat.
Pire : si on creuse un peu, on s'aperçoit vite que bon nombre de spots sont en réalité des coquilles vides. Certes, ils affichent des métriques théoriques flatteuses. Mais en y regardant de plus près, ils n'ont pas convaincu les algorithmes de Google. Résultat : on se retrouve avec des spots supposément excellents dans notre thématique, mais qui ne le sont absolument pas du point de vue du seul juge qui compte : Google.
Face à ce constat, pourquoi ne pas revenir à la base et remettre Google à sa place de juge de paix ? Car au fond, ce qu'on demande à un spot, ce n'est pas qu'il n'utilise aucune technique de SEO. C'est qu'il le fasse suffisamment bien pour plaire à Google, afin que le backlink qu'on achète serve réellement nos objectifs.
Et la seule façon de remettre Google au centre de l'évaluation, c'est de regarder comment il positionne le spot sur les requêtes de notre thématique. En faisant cela, on s'assure enfin qu'il a fait ses preuves là où ça compte.
Cela dit, automatiser un processus capable d'analyser tous les catalogues des plateformes de netlinking à partir de centaines de requêtes, ça ne se fait pas encore d'un simple prompt dans Claude Code.
Toutefois (et c'est la promesse de cet article), je vais vous montrer comment passer de plusieurs heures de tri manuel à une shortlist de spots qualifiés en seulement quelques minutes.
Alors si vous n'avez pas attendu 2026 pour en avoir conscience et que vous en avez ras le bol de perdre du temps à éplucher les catalogues, je vous invite à vous rendre à la partie "Mise en pratique : méthode DIY ou méthode Pro".
Pour les lecteurs qui voudraient d'abord comprendre pourquoi il ne faut pas faire une confiance aveugle aux indicateurs habituels et pourquoi il est préférable d'utiliser Google comme juge de paix, commençons par exposer les limites de ces indicateurs.
Ce qu'il faut retenir :
Les métriques traditionnelles (RD, TF/CF, trafic estimé) restent imparfaites : elles peuvent être manipulées et ne reflètent pas toujours la vraie valeur SEO d’un spot.
Analyser les performances d’un spot sur vos requêtes cibles, c’est se rapprocher du point de vue de Google et s’appuyer sur un signal bien plus fiable.
Pour identifier les meilleures opportunités de netlinking, il faut comparer les catalogues de l’ensemble des plateformes, pas seulement quelques spots isolés.
Deux approches permettent de mettre en place ce processus : une méthode DIY, plus artisanale, et une méthode Pro, plus structurée et scalable.
Les limites des métriques traditionnelles
Domaines référents, Trust Flow, Citation Flow, trafic Semrush ou Ahrefs : ces indicateurs ont un point commun : ils sont tous calculés à partir de données tierces, reconstruites, estimées, manipulables, et donc potentiellement décorrélés de la réalité du point de vue de Google.
En effet, créer des liens en masse depuis des PBN, gonfler un profil de backlinks avec des domaines expirés réactivés, simuler du trafic en gonflant le volume de recherche de requêtes peu concurrentielles avec des popunder… Ce sont des pratiques connues précisément parce qu'elles impactent directement les métriques que vous regardez.
Et après tout, on ne peut pas en vouloir aux éditeurs de sites de les exploiter. Ils travaillent pour gagner de l'argent et choisissent leur stratégie selon leurs propres intérêts.
Mais résultat pour nous : on filtre les catalogues sur des scores qui récompensent la capacité à manipuler les outils tiers, pas la qualité réelle du site.
Et l'écart entre les métriques affichées et la réalité peut être vertigineux ! Sylvain Delaporte en donne d'ailleurs un exemple frappant dans son article "Du catalogue à la méthodologie data driven !" : un client dont Majestic affichait 3 349 domaines référents se retrouvait, après audit rigoureux (suppression des nofollow, des TF/CF à 0, du spam, des liens disparus et non indexés), avec seulement 215 domaines référents réellement actifs. Moins de 7 % du profil affiché.
Ce constat est loin d'être marginal. Alain Guisado, technico-commercial SEO chez Linksgarden, le rappelait lui aussi récemment lors de ce webinar avec Elliott Bobiet : en dehors du réseau Linksgarden (dont la qualité est gérée directement en interne), il recommande d'être vigilant sur les métriques théoriques et de prendre le temps d'analyser les domaines référents d'un spot avant de valider sa pertinence.
Les limites de l’analyse concurrentielle
L'analyse des backlinks concurrents est présentée comme la méthode facile pour développer son netlinking.
Mais dans les faits, la réplication aveugle des backlinks a deux limites majeures évidentes :
Vous répliquez leurs erreurs : vos concurrents ne savent pas nécessairement choisir leurs spots mieux que vous. S'ils ont placé des liens sur des sites de mauvaise qualité (par méconnaissance, manque de temps ou parce qu'ils ont été mal conseillés), vous allez perdre du temps et de l'argent à reproduire les mêmes erreurs. Le benchmark concurrentiel est utile pour comprendre l'environnement, pas pour déléguer vos décisions d'achat.
Vous répondez à leurs objectifs, pas aux vôtres : un concurrent qui travaille sa notoriété de marque va placer des liens sur des sites généralistes à fort trafic. Un autre qui attaque des requêtes locales va privilégier des sites géolocalisés. Aucun de ces choix n'est forcément pertinent pour votre stratégie. Copier leurs backlinks sans comprendre leur intention, c'est dépenser votre budget sur des spots calibrés pour des objectifs qui ne sont pas les vôtres.
Cela ne signifie pas que l'analyse concurrentielle est inutile (bien au contraire !). L'observation de la concurrence doit servir à dimensionner votre campagne :
Quelle est la quantité de liens nécessaire sur ce mot-clé pour ne pas être considéré comme une anomalie par Google ?
Quelles typologies d'ancres de lien utiliser pour ne pas être perçu comme une anomalie ?
Quelles typologies de liens (forum, média, etc.) sont attendues par Google ?
Est-ce qu'il y a des liens gratuits à aller chercher ?
Ces questions sont essentielles pour calibrer votre budget et votre stratégie. L'analyse concurrentielle reste donc un outil de cartographie du marché et de dimensionnement stratégique. Mais elle ne doit pas remplacer une sélection de spots fondée sur vos propres objectifs.
La philosophie de la solution : utiliser Google comme juge de paix
On ne reproche pas aux éditeurs de sites de mettre en place des techniques d'optimisation de leur référencement. Mais il faut éviter de perdre du temps à cause d'une logique de sélection qui ne répond pas à la question de fond : est-ce que le spot est de qualité d'après Google ?
Bien sûr, ce n'est pas une idée nouvelle. C'est une approche qu'on retrouve régulièrement dans les webinars et articles spécialisés. Notamment dans l'édition de janvier de Réacteur, où Léo Poitevin (notamment co-fondateur de Linkavista) indique dans son article "Netlinking à l'ère des IA génératives" que dans sa grille de sélection des spots, il recommande de "partir d'une liste de domaines où publier, puis regarder leurs mots-clés en top 3" comme indicateur de la capacité d'un domaine à se positionner. Ou encore de "chercher des indices d'opportunité dans le top 100 actuel".
Mais pour faire cela à grande échelle, il faut pouvoir analyser des centaines de milliers de spots sur des centaines de requêtes stratégiques à travers les yeux de Google.
Et le problème, c'est qu'aucun outil ne permet de le faire. Donc, à défaut de pouvoir mener des analyses poussées, on se rabat sur des métriques proxy (TF, DR, trafic estimé) pour gagner du temps en repérant des sites qui affichent les métriques théoriques d'un bon site avant de passer à une analyse plus poussée.
Pourtant, la méthode existe et elle est accessible.
Car la méthode que je propose ici permet d'évaluer les spots des principales plateformes de netlinking sur des centaines de requêtes et ainsi enfin remettre Google comme source de vérité.
Autrement dit : un gain de temps monumental grâce à une sélection fondée sur la réalité.
La théorie pour détecter les spots les plus performants
Évidemment, la méthode repose sur une liste de requêtes cibles (les mots-clés sur lesquels vous cherchez à progresser) qui serviront comme signal de pertinence pour évaluer les spots.
Le principe est simple : pour chaque spot, on analyse sa capacité à ranker sur des requêtes faisant partie de notre thématique.
Bien sûr, plus votre liste de requêtes est grande, plus vous avez une analyse fine de la situation.
Exemple concret de scoring
Prenons un cas simplifié avec 3 requêtes cibles :
Requête
Recherches mensuelles
Position du spot A
Position du spot B
assurance auto pas chère
8 100
7
out
comparateur assurance auto
5 400
12
45
devis assurance voiture
3 600
out
8
Un scoring pondéré par le volume et inversement proportionnel à la position pourrait donner :
Le Spot A, visible sur deux requêtes avec de bonnes positions, obtient un score presque trois fois supérieur. Par conséquent, le spot A a davantage démontré qu’il arrive à être visible sur Google par rapport au spot B.
Ce type de calcul, appliqué sur des centaines de requêtes et centaines de milliers de spots, change radicalement la qualité de votre présélection, car vous obtenez le classement des spots qui performent le mieux dans votre thématique. Adieu les coquilles vides !
La théorie pour détecter les petits spots qui ont du potentiel
Un des problèmes concrets du netlinking à budget restreint, c'est qu'il est difficile de trouver des spots peu chers qui ont de meilleures performances que des gros sites plus chers car la plupart des spots à petit prix se positionnent sur moins de requêtes que les gros sites (ce qui les fait mécaniquement descendre dans un classement par volume de visibilité).
Mais un spot peu visible n'est pas forcément un mauvais spot. La vraie question est : quand il se positionne, est-ce qu'il le fait bien ? Est-ce qu'il arrive rapidement dans le top 10, ou est-ce qu'il végète en position 90 puis disparaît des radars ?
C'est la distinction entre ce qu’on pourrait appeler des “performances actuelles” (le volume brut de visibilité sur vos requêtes) et des “performances potentielles” : la qualité du positionnement quand le spot se positionne.
Un site récent ou peu dense en contenu peut avoir de faibles performances actuelles, mais d'excellentes performances potentielles. Autrement dit, il se positionne peu, mais quand il le fait, il le fait bien. Et c'est souvent un site sous-évalué par le marché, donc à prix abordable.
Cette distinction ouvre une troisième catégorie dans votre sélection, entre les spots premium évidents et les spots clairement mauvais : des spots à fort potentiel sous-évalués. Identifier ces spots demande un peu plus de lecture, mais c'est exactement le type d'arbitrage qui fait la différence sur un budget limité.
Un signal complémentaire utile : regardez les URLs qui se positionnent sur vos requêtes cibles depuis ce spot. Si ce sont des articles de blog bien rédigés sur des sujets proches du vôtre, vous pouvez raisonnablement anticiper que l'article que vous obtiendrez aura des performances comparables. C'est un indicateur rapide, imparfait, mais praticable.
Les limites de cette approche
Cette méthode ne prétend pas tout modéliser. Par exemple, elle ne prend pas en compte le maillage interne du spot, ou encore la fréquence de publication de l'éditeur.
En revanche, si un spot s'est bien positionné durant une période grâce par exemple à un bon maillage (exemple : article en pagination 1 et/ou affiché sur la home du spot), puis que son maillage se détériore par la suite (exemple : il tombe en page 2 ou au-delà, et/ou n'est plus visible depuis la home), alors en mettant à jour régulièrement l’analyse, cela montrera que le spot "dégringole" plus ou moins rapidement et donc mettra en lumière les conséquences directes de ces aspects.
Mais après tout, l'objectif de cette solution n'est pas de modéliser parfaitement la valeur d'un spot : c'est d'apporter une solution fiable et rapide pour identifier les spots les plus pertinents parmi des centaines de milliers de candidats.
Les avantages de cette approche
Est-il vraiment utile de démontrer qu'un classement des spots pertinents pour ses objectifs et automatiquement mis à jour est un gain de temps monumental ?
Ou qu'analyser automatiquement les catalogues de toutes les plateformes de netlinking permet de détecter des opportunités de backlinks que le tri manuel ne révélera jamais ?
Concrètement, là où vous passiez des heures à croiser des filtres et ouvrir des sites un par un, vous obtenez une shortlist prête à l'analyse qualitative. Le tri mécanique est fait, il vous reste l'essentiel : le jugement de consultant.
Cette approche présente un avantage supplémentaire : elle s'applique directement à la visibilité dans les IA génératives.
Avec le mode search des IA
Les LLM en mode recherche ne se contentent pas de "s'inspirer" des résultats organiques : ils les utilisent directement.
L'étude d'Alexis Rylko "SearchGPT abandonne Bing et passe chez Google" le démontre. En analysant les fichiers JSON des conversations ChatGPT, il établit que 90 % des URLs récupérées par SearchGPT correspondent aux premiers résultats de Google :
Par conséquent, si on est dans le top 10 à 30 sur Google pour une requête donnée, on est aussi dans le pool de sources que ChatGPT va consulter pour construire sa réponse. Alors bien sûr, les spots capables de ranker en top 10 sur les requêtes les plus concurrentielles ne sont pas donnés. Mais une stratégie axée sur des requêtes fan-out moins concurrentielles peut devenir une approche tout à fait accessiblevia une campagne de netlinking grâce à cette méthodologie.
Sans le mode search des IA
En dehors du mode search, la visibilité dans les LLM repose davantage sur une logique de volume.
Comme le soulignent Alain Guisado de LinksGarden et Elliott Bobiet dans ce webinar : les LLM actuels ne disposent pas encore de filtres antispam aussi sophistiqués que ceux de Google. La quantité de mentions pèse donc plus que la qualité individuelle de chaque source.
Et cette méthodologie est là aussi redoutable : en croisant tous les catalogues des plateformes de netlinking, l'indicateur de performances potentielles permet d'identifier une grande quantité de spots à bas coût tout en garantissant un niveau de qualité minimum : exactement ce qu'il faut pour une stratégie de volume !
Mise en pratique : méthode DIY ou méthode Pro
Option A : méthode DIY
Je sais qu'on est nombreux à aimer mettre les mains dans le cambouis dans le SEO ! Alors voici les étapes pour construire vous-même votre propre système de scoring des spots.
Étape 1 : Constituer et maintenir votre liste de requêtes cibles
C'est le socle de tout le processus. Plus votre liste est large, plus votre analyse sera réaliste. Regroupez vos requêtes dans un Google Sheet avec au minimum :
Requête
Volume mensuel
Cluster
assurance auto pas chère
8 100
assurance auto
comparateur assurance auto
5 400
assurance auto
devis assurance voiture
3 600
assurance auto
La colonne "cluster" vous sera utile ensuite pour segmenter vos analyses par groupe thématique.
Un vrai plus serait d’intégrer également vos positions actuelles (issues de votre Google Search Console ou d'un outil de suivi de positions) à vos données. Cela vous permettra ensuite d’adapter vos sélections en fonction de cette donnée. Par exemple vous pourriez identifier des quick wins : les requêtes où vous êtes entre la position 4 et 10, et sur lesquelles une campagne de netlinking ciblée peut suffire à vous faire arriver dans le top 3.
Étape 2 : Scraper les SERP sur vos requêtes cibles
Pour chaque requête de votre liste, récupérez les résultats organiques de Google (positions 1 à 100).
Personnellement, j'utilise Semscraper. Vous pourrez trouver moins cher, mais je trouve que ce sont eux qui fournissent les SERP les plus fidèles à la réalité, et le support est excellent.
Structurez vos données dans un onglet dédié, par exemple :
Requête
Domaine
URL positionnée
Position
assurance auto pas chère
spot-a.com
spot-a.com/assurance-auto/pas-cher
3
assurance auto pas chère
spot-b.fr
spot-b.fr/assurance-auto/
5
comparateur assurance auto
spot-a.com
spot-a.com/assurance-auto/
2
Fréquence : idéalement, relancez le scraping une fois par mois. C'est ce qui vous permettra de détecter les spots qui montent, ceux qui chutent, et ceux qui viennent d'apparaître dans vos SERP.
Étape 3 : Exporter et normaliser les catalogues des plateformes de netlinking
Récupérez les catalogues des plateformes que vous utilisez et normaliser les données :
Extraction du domaine racine à partir des URLs fournies
Harmonisation des devises
Dédoublonnage inter-plateformes : un même spot peut être présent sur plusieurs plateformes à des prix différents. Conservez le prix le plus bas ou créez une colonne par plateforme pour comparer
Votre onglet de catalogue normalisé ressemblera à quelque chose comme :
Domaine
Prix plateforme A
Prix plateforme B
Prix plateforme C
Prix min
spot-a.com
350 €
—
420 €
350 €
spot-b.fr
—
280 €
—
280 €
Étape 4 : Croisement SERP × Catalogues et scoring
C'est le cœur du processus. L'objectif est de croiser vos données SERP (étape 2) avec vos catalogues normalisés (étape 3) pour ne retenir que les domaines qui sont à la fois présents dans les catalogues ET visibles dans vos SERP cibles.
La jointure se fait sur le domaine. Ensuite, pour chaque spot présent dans le croisement, calculez deux scores :
Score de performances actuelles (visibilité pondérée) :
Pour chaque requête où le spot apparaît dans le top 100 : Score = Σ (Volume mensuel de la requête / Position du spot). Par exemple, un spot positionné 7e sur "assurance auto pas chère" (8 100 recherches) et 12e sur "comparateur assurance auto" (5 400 recherches) obtient : (8 100 / 7) + (5 400 / 12) = 1 607 points.
Dans Google Sheets, en supposant que vos données SERP croisées sont dans un onglet "croisement" avec le volume en colonne C et la position en colonne D, la formule pour sommer les scores d'un domaine donné serait du type : =SUMPRODUCT((croisement!A:A=A2) * (croisement!C:C / croisement!D:D))
Score de performances potentielles (position moyenne pondérée) :
Pour identifier les spots qui se positionnent peu mais bien : Score potentiel = Σ (Volume × (1/Position)) / Σ (Volume).
Ce score vous donne une position moyenne pondérée par le volume : plus elle est basse, plus le spot performe quand il arrive à se positionner. C'est particulièrement utile pour repérer les "petits" spots sous-évalués par le marché.
Étape 5 : Construire le classement et l'historique
Agrégez le tout dans un onglet de classement final avec au minimum :
Domaine
Prix min
Nb requêtes visibles
Score perf. actuelles
Score perf. potentielles
Dif. vs mois précédent
spot-a.com
350 €
42
12 450
8,3
+1 200
spot-b.fr
280 €
18
3 820
6,1
stable
L'historique est essentiel : conservez les résultats mois par mois pour :
Évaluer les tendances (un spot qui progresse régulièrement est un signal positif)
Détecter les nouveaux spots qui apparaissent dans vos SERP
Repérer les spots qui dégringolent (et donc à éviter)
Option B : méthode Pro
Si vous ne souhaitez pas gérer manuellement les exports, la normalisation des catalogues, le scraping et les mises à jour mensuelle : Référencime automatise tout cela et va plus loin dans l’analyse.
Concrètement, vous indiquez vos mots-clés stratégiques et vous obtenez directement un classement des spots avec la distinction entre performances actuelles et performances potentielles :
Le classement évolue chaque mois, ce qui permet de détecter à la fois les nouveaux spots qui émergent dans vos SERP ainsi que les nouveaux spots dans les catalogues des plateformes.
Bien sûr, l'outil fait gagner du temps, mais il ne remplace pas votre jugement de consultant.
En vous donnant une présélection fondée sur des données réelles, il vous permet de concentrer votre analyse qualitative là où elle a vraiment de la valeur.
Pour ceux qui souhaitent aller vraiment loin dans la conception de leur stratégie de netlinking mais qui manquent de temps pour la partie opérationnelle, je vous invite à utiliser le connecteur MCP de Référencime avec Claude.
Ce connecteur agrège les données de votre Google Search Console, les SERP de Google, les volumes de recherche Google Ads et les catalogues des principales plateformes de netlinking. Autrement dit, Claude a accès à toutes les données nécessaires pour concevoir et exécuter la partie opérationnelle de votre campagne.
Par exemple, vous pourriez lui demander de rechercher dans votre Google Search Console les requêtes où vous êtes entre la 4e et la 10e position, puis d'identifier les spots qui performent le mieux sur ces requêtes afin de viser le TOP 3. Ou plus simplement, de détecter un lot de requêtes en lien avec votre objectif et de vous fournir la liste des spots les plus pertinents… Le champ des possibles est très large !
Quand OpenAI a changé le modèle par défaut le 4 mars, le nombre de sites web cités par réponse a chuté d'un cinquième, et ne s'est jamais rétabli. Mais cette baisse n'est qu'une partie de l'histoire. Nous avons également procédé au reverse engineering des outils internes de navigation de ChatGPT, mené une expérience de type honeypot, reconstitué son system prompt et sorti une nouvelle version de notre plugin ChatGPT Search Capture.
Ce qui s'est passé
Le 4 mars 2026, ChatGPT a basculé son modèle par défaut de GPT-4o/5.2 vers GPT-5.3 Instant. Résultat : le nombre moyen de domaines uniques cités par réponse est passé de 19,1 à 15,2, soit une chute de plus de 20,%. Le nombre d'URLs uniques par réponse a suivi la même trajectoire, passant de 24,1 à 19,1.
Nous avons suivi 400 prompts quotidiens pendant 14 semaines, en nous appuyant sur les données de monitoring fournies par Meteoria. L'ensemble des résultats est publié sous la forme d'une étude interactive en huit parties sur think.resoneo.com/chatgpt/5.3-5.4/.
Pourquoi c'est important
ChatGPT compte 900 millions d'utilisateurs actifs par semaine. La surface de citation dans chaque réponse n'a pas changé, mais moins de sites web se la partagent. Le même gâteau, mais avec moins de parts. Cela reflète probablement un glissement structurel vers des sources à plus forte autorité, mais cela signifie aussi globalement moins de gagnants. Les sites qui ne passent pas la sélection perdent une surface de visibilité qui leur était auparavant accessible.
L'effet Bigfoot
Nous avons nommé ce phénomène en référence à « l'update Bigfoot » identifiée par Dr. Pete (de Moz)) en 2013, quand Google laissait parfois un unique domaine occuper l'intégralité de la première page…
ChatGPT récupère désormais moins de domaines par réponse, mais le ratio URLs-par-domaine est resté stable à 1,26. La profondeur de crawl par domaine n'a pas changé. Ce qui a changé, c'est le nombre de sites web distincts qui obtiennent une place à la table.
GPT-5.4 Thinking accentue encore cette concentration. Le modèle utilise des opérateurs site: pour restreindre les recherches aux domaines de confiance et répartit ses requêtes sur souvent plus de 10 « fan-out queries » par réponse, chacune ciblant une source spécifique.
L'analyse indépendante des logs par Jérôme Salomon (Oncrawl) confirme cette tendance. Le volume de crawl du bot ChatGPT-User s'est stabilisé à un niveau inférieur depuis le passage à 5.3. Certaines pages ne sont tout simplement plus crawlées. La cause dépasse les mises à jour de modèle : plus de 90 % des utilisateurs hebdomadaires de ChatGPT sont sur un plan gratuit, et l'expérience par défaut déclenche moins de recherches web, utilise moins de requêtes, et produit moins de citations.
Comment ChatGPT Search fonctionne réellement
Notre étude présente également un reverse engineering complet du système de recherche interne de ChatGPT, baptisé web.run. Avant 5.3, le modèle envoyait des commandes textuelles compactes, séparées par des pipes (fast|query|recency). Après 5.3, il envoie des objets JSON structurés avec des paramètres typés. Ce n'est pas un simple changement de format. Cela reflète une architecture différente dans la manière dont le modèle formule et distribue ses opérations web.
L'outil web supporte désormais 12 opérations, contre 4 auparavant (plus un système de widgets séparé, "genui"). On y trouve notamment : search_query, open, find, click, screenshot, product_query, et des widgets spécialisés pour le sport, la finance, la météo, etc. GPT-5.4 peut enchaîner 5 à plus de 10 rounds de recherche par réponse, en affinant ses requêtes en fonction des résultats précédents. GPT-5.3 Instant se contente généralement de 2 ou 3.
Les traces de Google restent visibles : des marqueurs de tracking Google (strlid) apparaissent dans les URLs produits, et les correspondances ID-to-token de SearchAPI révèlent la dépendance du backend à des fournisseurs de recherche tiers, et à Google en arrière plan.
Un nouveau type de fan-out pour les requêtes produits
Nous avons mis au jour un type de fan-out encore non documenté : browse_rewritten_queries. Il apparaît exclusivement sur les requêtes produits, sur 5.4 Instant, et est visible dans le code de la conversation.
Quand un utilisateur pose une question du type « meilleure imprimante 3D à acheter en 2026 », ChatGPT commence par lancer un unique fan-out de réécriture pour construire la liste complète des produits candidats. Puis il lance un fan-out shopping séparé pour chaque produit individuel, récupérant caractéristiques, avis et prix un par un. Avant 5.3, les recherches produits étaient regroupées en un seul appel. Chaque produit bénéficie désormais de sa propre commande de récupération dédié.
ChatGPT-User est l'agent de récupération
Notre expérience honeypot a confirmé un détail important. Quand ChatGPT navigue sur le web suite à une recherche pendant une conversation, c'est le crawler ChatGPT-User, et non OAI-SearchBot, qui va chercher le contenu des pages. OpenAI décrit OAI-SearchBot comme l'agent qui construit l'index de recherche de ChatGPT, mais en pratique, le modèle s'appuie sur des API de scraping tierces pour obtenir les résultats de recherche, puis envoie ChatGPT-User récupérer le contenu réel des URLs sélectionnées.
L'angle mort des namespaces : la faille de ChatGPT
C'est peut-être notre découverte la plus étonnante.
La piste a commencé par du reverse engineering classique. Nous avons décompilé l'application mobile ChatGPT, disséqué le code source du client web et sniffé les paquets réseau sur les deux plateformes. Cela nous a donné les noms des outils internes et certaines conventions d'appel. Armés de ces éléments précis, nous avons pu poser les bonnes questions à ChatGPT - et découvert que le modèle y répondait sans aucune restriction.
OpenAI a mis en place de véritables protections autour de ses system prompts. Mais la couche de configuration des outils internes n'en a aucune. Les namespaces de ChatGPT, ces groupes d'outils internes que le modèle peut appeler pendant une conversation, sont librement descriptibles. Tant que vous évitez les mots « system prompt », le modèle divulguera les schémas d'outils, les listes d'opérations, les canaux de sortie et les structures de namespaces avec une parfaite cohérence.
Nous avons publié des prompts prêts à l'emploi que n'importe qui peut coller dans ChatGPT pour auditer son environnement interne. Pour vérifier si le modèle hallucinait ces descriptions, nous avons mené une étude participative auprès de dizaines d'utilisateurs, sur des sessions distinctes. Chaque participant a obtenu exactement les mêmes noms d'outils, les mêmes schémas de paramètres, les mêmes listes d'opérations. Le modèle décrit son propre outillage de manière constante, donc fiable ^^
L'étude comprend également un system prompt reconstitué par extraction progressive, accompagné de plusieurs informations notables : Reddit est le seul domaine exempté des limites de mots liées au copyright, il existe une liste granulaire de produits interdits, un « score de surverbosité » fonctionne sur une échelle de 1 à 10, et un paragraphe complet de politique publicitaire régit l'affichage des pubs par niveau d'abonnement.
Usage pratique : réaliser votre propre audit de crawlabilité
La syntaxe web.run que nous avons documentée n'est pas qu'une curiosité technique. Elle fonctionne, et elle ouvre une voie directe pour tester la façon dont ChatGPT interagit avec vos contenus.
Voici un exemple concret. Vous pouvez forcer ChatGPT à rechercher votre domaine et à lire des pages spécifiques en collant des commandes JSON directement dans une conversation. D'abord, déclenchez une recherche ciblée sur votre site, puis forcez-le à aller chercher les deux premiers résultats récupérés, demandez-lui ensuite de renvoyer le titre, le sujet principal et les points clés de chaque page.
Search for this query, then open the first two results and summarize what you find on each page.
Step 1 : Search:
{
"search_query": [
{ "q": "site:abondance.com seo" }
],
"response_length": "short"
}
Step 2 : Open the first two results:
{
"open": [
{ "ref_id": "turn0search0" },
{ "ref_id": "turn0search1" }
]
}
Step 3 : Give me a structured recap of what you found on each URL. For each page: the title, the main topic, and 3-5 key points.
Ce que vous obtenez, c'est une vision de votre contenu à travers les yeux de ChatGPT : ce qu'il peut réellement atteindre, ce qu'il en extrait, et comment il interprète vos pages. S'il ne peut pas accéder à une page, renvoie un contenu confus, ou passe totalement à côté de vos messages principaux, c'est un signal sur lequel agir.
Pour aller plus loin, l'extension Chrome « ChatGPT Search Capture » de RESONEO (V3.3, gratuite sur le Chrome Web Store) permet de visualiser les URLs exactes récupérées pendant n'importe quelle conversation ChatGPT, y compris les fan-out queries (sauf pour 5.3 Instant, désormais opérées côté serveur), les ref_ids et les métadonnées du modèle. Combinée aux commandes JSON manuelles ci-dessus, vous disposez d'un audit d'extractabilité léger mais actionnable : quelles sont les urls qu'il fait remonter, et qu'en extrait-il réellement ?
Même famille de modèles, citations différentes
GPT-5.2, 5.3 et 5.4 partagent la même date de cutoff (août 2025) et appartiennent à la même famille GPT-5. Pourtant, le même prompt envoyé à chacun d'eux produit des fan-out queries différentes, récupère des sources différentes, et fait remonter des passages différents dans la réponse finale.
Plusieurs couches de divergence agissent après le pré-entraînement : le reward shaping du RLHF, les données de fine-tuning supervisé, les configurations du system prompt et les budgets de compute à l'inférence. GPT-5.4 Pro reçoit explicitement plus de compute pour « réfléchir plus intensément », et cela seul peut changer quelles sources sont citées.
C'est la raison pour laquelle nous recommandons de tester modèle par modèle. Un seul prompt peut produire des citations radicalement différentes selon que l'utilisateur est sur GPT-5.3 Instant, 5.4 Thinking ou 5.4 Extended. Les utilisateurs du plan gratuit peuvent aussi être silencieusement redirigés vers un modèle allégé.
Deux types de visibilité IA
Notre étude présente un framework d'analyse séparant la visibilité paramétrique (ce que le modèle sait grâce à ses données d'entraînement, recherche désactivée) de la visibilité dynamique (ce qu'il récupère en temps réel, recherche activée).
Visibilité paramétrique : l'E-E-A-T des LLMs
La visibilité paramétrique est l'équivalent E-E-A-T pour les grands modèles de langage. C'est l'autorité encodée à travers des milliards d'exemples d'entraînement, façonnée par la couverture presse, la présence sur Wikipédia, d'autres grands sites d'autorité et le corpus d'entraînement dans son ensemble. Elle est stable et mesurable via des audits one-shot par API.
Visibilité dynamique : un terrain mouvant
La visibilité dynamique, elle, est volatile. Elle dépend du modèle et nécessite un monitoring continu. Elle se rapproche davantage du SEO traditionnel, et peut s'effondrer du jour au lendemain avec une mise à jour de modèle, comme le montre l'effet Bigfoot.
Le lien entre les deux
Le lien entre les deux compte. Le modèle formule ses requêtes web en ciblant les sources qu'il connaît déjà. Une marque absente de la mémoire paramétrique ne sera même pas envisagée comme candidate à la recherche. Être inconnu du modèle signifie être invisible avant même que la recherche ne commence.
Les mises à jour de la date de cutoff sont constituent la « Google Dance » des LLMs. Quand la date de cutoff change, les classements paramétriques sont redistribués en bloc. Mais cela n'arrive qu'environ une fois par an, car le réentraînement à cette échelle est extrêmement coûteux. La fenêtre stratégique pour influencer ce que le modèle sait de votre marque se situe entre deux dates de coupure.
L'AI Brand Authority Index de Dan Petrovic (DEJAN) illustre la mesure paramétrique à grande échelle. Notre étude la complète avec un cadre de test plus léger et reproductible, basé sur cinq prompts exécutés plusieurs fois pour un audit one-shot.
Pour aller plus loin
L'étude complète (documentation reverse-engineerée, expérience honeypot, prompts d'audit DIY et system prompt reconstitué) est disponible sur think.resoneo.com/chatgpt/5.3-5.4/.
En synthèse
ChatGPT Search n'est plus une boîte noire. Cette étude cartographie son architecture interne, de l'outil web.run qui propulse chaque recherche à la logique de fan-out qui décide quels domaines sont récupérés et lesquels sont ignorés.
La chute de 20 % des domaines cités après le passage à 5.3 montre à quelle vitesse le paysage des citations peut basculer avec une seule mise à jour de modèle. Mais le problème de fond est structurel : ChatGPT concentre ses citations sur moins de sites web et applique une logique de sélection de sources façonnée par les données d'entraînement, le fine-tuning post-entraînement et des règles de system prompt qui changent d'un modèle à l'autre.
Suivre la visibilité dans ChatGPT implique de comprendre deux couches distinctes (paramétrique et dynamique), de tester sur plusieurs modèles, et de surveiller un système dont les outils internes sont documentables mais dont le comportement peut changer du jour au lendemain.
L'étude complète fournit les données, la méthodologie et les outils pour commencer.
Tu veux un deuxième numéro sans acheter un nouveau téléphone, sans double SIM, et surtout sans payer. La méthode la plus simple passe par des services VoIP qui te donnent…
La distance de freinage d’une voiture ne dépend pas uniquement de la pression exercée sur la pédale de frein. La vitesse, le temps de réaction du conducteur, l’état des pneus, l’adhérence de la chaussée et la météo jouent aussi un rôle direct. C’est pour cette raison qu’une voiture qui freine de manière prévisible sur route sèche peut avoir besoin de …
C’est une évidence : entre les embouteillages croissants, le coût du stationnement et les enjeux environnementaux, de nombreux citadins cherchent une alternative crédible à la voiture ou aux transports en commun saturés. Si le vélo a le vent en poupe, le scooter électrique de catégorie 50 cm — (équivalent L1e) reste aujourd’hui la solution la plus polyvalente et efficace.
Plus d’un salarié sur trois en France a travaillé hors du bureau au moins un jour par semaine, selon les récentes analyses du télétravail. Cette évolution marque un profond changement dans nos habitudes professionnelles et se manifeste concrètement par un doublement du nombre d’espaces de coworking sur le territoire en seulement cinq ans. Face à cette transformation, la recherche d’un …
Tu veux accéder à Onoff Business et tu te retrouves à hésiter entre le site, l’appli, ton rôle dans l’entreprise, ou le bon identifiant. La règle est simple, mais elle…
Tu veux un numéro « en plus » sans acheter une deuxième carte SIM, juste pour vendre sur un site d’annonces, séparer pro et perso, ou éviter de donner ton numéro principal.…
Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière.
Tous les liens listés ci-dessous sont a priori accessibles librement. Si ce n’est pas le cas, pensez à activer votre bloqueur de javascript favori ou à passer en “mode lecture” (Firefox) ;-)
Le « centre de gravité » de la gouvernance mondiale a irrémédiablement glissé vers l’autoritarisme. Ce renversement n’est pas seulement politique, il est géo-économique : la part du PIB mondial détenue par les démocraties est à son niveau le plus bas en 50 ans.
Le 18 février 2025, dans le nord de la Zambie, la rupture partielle d’un barrage de résidus miniers a libéré au moins 50 millions de litres de déchets toxiques dans les rivières alentour.
Un tatouage. Une cicatrice. Une carrure trop musclée, et c’est le camp. Depuis la prise de Goma en janvier 2025, le M23 rafle des civils dans les rues de l’est du Congo et les expédie dans ses camps de formation militaire. Certains y sont torturés. Certains y sont exécutés. Certains y sont enterrés dans un sac en plastique, sans que personne ne le sache.
C’est l’une des causes avancées par Kigali dans la guerre menée dans l’est de la République démocratique du Congo : la présence persistante du groupe des FDLR, fondé par des génocidaires hutus rwandais. L’armée congolaise a lancé une opération pour les démanteler.
In reaction to the recent plan to “open a formal dialogue” with the US government on EU tech rules, EDRi and other civil society organisations urge the Commission to halt this plan that risks giving Big Tech a back door to weaken the EU digital rulebook and its enforcement.
Alors que l’Espagne figure parmi les pays les plus touchés par le stress hydrique, une partie de l’eau mobilisée pour l’agriculture finit indirectement gaspillée avec des récoltes abandonnées faute de débouchés. Une étude met en lumière l’ampleur de ce phénomène largement sous-estimé.
Across Central Europe, parties that once claimed to represent workers, redistribution and the social state have, in different ways, either collapsed, fragmented or been hollowed out.
Réunis à Porto Alegre — ville symbole des luttes internationales, riche d’importantes traditions et aspirations démocratiques — des milliers d’activistes provenant de plus de quarante pays des cinq continents célèbrent notre unité dans la diversité, cherchant à faire progresser l’organisation de la résistance et la lutte contre les différentes formes de fascisme, l’extrême droite et l’impérialisme dans sa phase la plus agressive.
À Fargo, le directeur des forces de l’ordre Dave Zibolski indique que ses services n’utilisent pas d’IA de manière générale, mais que ses collègues de West Fargo le font. […] Ses équipes n’utiliseront plus les résultats des systèmes utilisés par la police de West Fargo, faute de bien connaître leur fonctionnement.
L’assouplissement des règles de recrutement a transformé l’outil militaire américain en une armée irrégulière. Dans ses rangs, on trouve aujourd’hui des suprémacistes blancs et des néonazis assumés qui se sentent légitimés par les discours de Pete Hegseth.
La Maison-Blanche réclame au Congrès pour son budget 2027 une augmentation de 42 % en un an des dépenses de défense, qui s’envoleraient à 1 500 milliards de dollars. Des dépenses sociales, sanitaires ou scientifiques seront par contre réduites.
« Le président des États-Unis est le gardien de la Maison Blanche pour les futures générations de familles présidentielles. Il n’en est toutefois pas le propriétaire ! », a écrit le juge Richard Leon dans sa décision, précisant que le projet nécessiterait l’accord du Congrès.
When legislators give companies an excuse to write untouchable code, it’s a disaster for everyone. This time, 3D printers are being targeted across a growing number of states. Even if you’ve never used one, you’ve benefited from the open commons these devices have created—which is now under threat.
A user on Quizlet, an online learning platform, created a public flashcard set in February that appears to have exposed highly confidential information about security procedures in US Customs and Border Protection facilities around Kingsville, Texas.
Satellite failure cause is unexplained after second “fragment creation event.”Starlink said there appeared to be “no new risk” to other space operations and did not use the word “explosion.”
This mission won’t land. That will have to wait for a future flight, currently targeted for Artemis IV in 2028. NASA is working with SpaceX and Blue Origin to develop human-rated landers to ferry crews between Orion spacecraft and the lunar surface. Axiom Space is developing new spacesuits for astronauts to wear on the Moon.
The data centers powering your favorite AI chatbot are running low on helium, cash, and neighbors who don’t hate them, and that’s not even the worst of it.
For a while, the industry operated in some sort of “subsidy window” where giant AI labs and venture capitalists were happy to lose billions just to hook you onto their platforms. And no, your $20/month subscription is not enough to cover the catastrophic burn rate from inference (computing power required every single time you ask for a response).
On March 31st, 2026, Vercel is updating their Terms of Service in a way that directly affects every developer still on their platform. From that date, Vercel can use your code and your Vercel agent chats to train AI models and share that data with third-party providers.
Bonne nouvelle, tout le monde. WordPress (la plateforme qui fait tourner 43 % de l’internet mondial, rien que ça) vient d’annoncer que ses utilisateurs peuvent désormais confier à une IA la rédaction, l’édition et la publication de leurs articles. Automatiquement. Sans lever le petit doigt. Sans même avoir une idée originale à défendre.
Perplexity’s AI search engine encourages users to go deeper with their prompts by engaging in chat sessions that a lawsuit has alleged are often shared in their entirety with Google and Meta without users’ knowledge or consent.
Les outils de scan de sécurité alimentés par l’IA génèrent désormais des centaines de rapports de vulnérabilité pour des projets individuels. Chaque pull request liée à la sécurité nécessite entre deux et huit heures de tri pour un développeur bénévole. Jim Zemlin, directeur exécutif de la Linux Foundation, a qualifié ce phénomène d’ « attaque DDoS de contenus IA de mauvaise qualité » […] La pression réglementaire aggrave la situation : le Cyber Resilience Act européen pourrait imposer aux mainteneurs bénévoles des obligations légales de répondre aux divulgations de vulnérabilités, au moment précis où ces divulgations explosent en volume.
Hackers briefly turned a widely trusted developer tool into a vehicle for credential-stealing malware that could give attackers ongoing access to infected systems
The entire source code for Anthropic’s Claude Code command line interface application (not the models themselves) has been leaked and disseminated, apparently due to a serious internal error.
La fuite du code source de Claude Code via un source map publié par erreur sur npm le 31 mars a exposé 512 000 lignes de TypeScript, mais pas des données d’utilisateurs. Toutefois, le code devenu public a permis à des chercheurs en sécurité de dire ce que l’outil collecte en fonctionnement normal.
Heavy users of artificial intelligence report being overwhelmed by trying to keep up with and on top of the technology designed to make their lives easier.
Un système d’IA doit toujours être supervisé par un humain, mais encore faut-il que cette personne soit en mesure de distinguer quand elle comprend ce que propose la machine et quand elle peut être influencée.
The models are already powerful enough to produce publishable results under competent supervision. That’s not the bottleneck. The bottleneck is the supervision. […] The supervisor still needs to know what the answer should look like, still needs to know which checks to demand, still needs to have the instinct that something is off before they can articulate why. That instinct doesn’t come from a subscription. It comes from years of failing at exactly the kind of work that people keep calling grunt work. Making the models smarter doesn’t solve the problem. It makes the problem harder to see. […] The real threat is a slow, comfortable drift toward not understanding what you’re doing. Not a dramatic collapse. Not Skynet. Just a generation of researchers who can produce results but can’t produce understanding. Who know what buttons to press but not why those buttons exist. Who can get a paper through peer review but can’t sit in a room with a colleague and explain, from the ground up, why the third term in their expansion has the sign that it does.
“Pointing to AI makes a better blog post. Or it at least doesn’t make you seem as much the bad guy who just wants to cut people for cost-effectiveness.”That does not mean there is no substance behind the words
It’s a stark contrast to the approach taken in Washington, where U.S. President Donald Trump has frequently used AI-generated content to get his point across.
Trump’s problem is that whatever the claims he might make about the damage to Iran’s nuclear and military capacity, which is substantial, the regime survives, the international economy has been severely disrupted, and the bills keep on coming in.
Ce 2 avril, l’artiste franco-libanais et la Fédération internationale des droits de l’Homme ont porté plainte auprès du pôle « Crimes contre l’humanité » du tribunal judiciaire de Paris.
Adopté avec le soutien de Benyamin Netanyahou, le texte suscite de vives inquiétudes à l’international et fait déjà l’objet d’un recours devant la Cour suprême.
Le pape Léon XIV a appelé, vendredi 3 avril, le président israélien Isaac Herzog afin que Tel-Aviv respecte le « droit international » […] le gouvernement suprémaciste dirigé par Benyamin Netanyahou franchit chaque jour un cap supplémentaire dans la violence et les crimes.
Le suspect est accusé d’avoir publié des annonces en ligne, organisé des rendez-vous, surveillé et fait pression sur la femme pour qu’elle se livre à des actes sexuels en ligne afin d’attirer davantage de clients […] d’avoir été violent, de l’avoir menacée et d’avoir profité de sa toxicomanie […] l’homme était un membre haut placé de l’organisation de motards Hells Angels.
Disclose, Amnesty International et le Centre européen pour les droits humains et institutionnels s’attaquent au déni de démocratie de l’État français sur ses ventes d’armes aux régimes autoritaires responsables de crimes de guerre. Le 1er avril, elles ont déposé plainte pour violation des droits fondamentaux auprès de la CEDH.
Interrogée par les députés, Sophie Maillard, cheffe du département des études et statistiques fiscales au sein de la Direction générale des finances publiques, a d’abord confirmé que 13 335 foyers possédant un patrimoine immobilier d’au moins 1,3 million d’euros n’avaient pourtant payé aucun impôt sur le revenu en 2024.
Un couple de maraîchers des Ardennes a déposé plainte, vendredi 27 mars, pour « mise en danger de la vie d’autrui », après les révélations de Disclose et France 3 sur la contamination aux PFAS de leurs légumes et de leur sang.
Les clichés sur les femmes au volant ont la vie dure. Pourtant, les chiffres de la sécurité routière sont sans appel : les hommes sont largement plus responsables des accidents mortels. Derrière ces stéréotypes, la voiture reste un enjeu d’autonomie majeur, en particulier dans les territoires éloignés des grandes villes, où elle conditionne l’accès à l’emploi, aux soins et aux services publics. Mais entre le coût financier qu’elle représente et un secteur encore très masculin, elle constitue aussi un puissant facteur d’inégalités. Partout en France, des ateliers de mécanique féministes se multiplient pour se réapproprier des savoirs techniques et gagner en indépendance.
Dans le milieu branché de la com, l’ambiance hypersexualisée, qui autrefois, pouvait être considérée comme une forme d’humour auquel il fallait adhérer pour être intégré.e, est désormais appelée « harcèlement sexuel ». Et c’est une première dans l’histoire du droit social français.
« C’est le retour de bâton actuel avec des types qui revendiquent ouvertement leur masculinisme. Ça a toujours été le cas, mais dans notre époque ça nous choque encore plus »
Depuis avril 2001, les médias ont refusé à Loana le droit d’être autre chose que la « go go dancer » de 23 ans qu’ils avaient adoré filmer et exploiter sous toutes les coutures. Et lorsqu’elle a cessé d’être cette femme-objet, on l’a rabaissée jusque dans sa mort.
Suite à la disparition brutale de Loana Petrucciani, première star de télé-réalité française, les réactions pleuvent. Ceux qui ont instrumentalisé son image tentent de se donner le beau rôle… les féministes dénoncent la machine sexiste des médias.
Après un parcours judiciaire de 9 ans, le prédicateur Tariq Ramadan a été condamné à dix-huit ans de réclusion criminelle par la cour criminelle de Paris, pour des viols commis sur trois femmes. Une peine assortie de plusieurs mesures complémentaires. […] Tariq Ramadan, hospitalisé, échappe à la prison tant qu’il reste en Suisse, mais il risque une incarcération immédiate s’ils se rend dans l’espace judiciaire européen. […] Aujourd’hui condamné à 18 ans de prison en France, il avait déjà été condamné par la justice suisse pour viol.
L’homme suspecté d’avoir enlevé ses deux enfants et tué son ex-compagne et sa compagne actuelle a été arrêté. Qualifier son geste de « terrorisme masculiniste » permettrait de prévenir d’autres crimes.
La messe est dite pour les médias : Édouard Philippe serait désormais le mieux placé pour battre le RN au deuxième tour des élections présidentielles de 2027, voire même le seul capable de le faire. Les commandes de sondage pour le démontrer se multiplient. On comprend la manipulation : si Philippe et Bardella se retrouvent qualifiés au deuxième tour, le patronat est gagnant à tous les coups. Loin d’être une alternative réelle au RN, Édouard Philippe incarne en réalité une version très dure du pouvoir. Froidement autoritaire et libéral sans scrupules, il a mutilé les Gilets Jaunes, enterré le droit du travail et confiné un pays entier à coups d’attestations absurdes et de contrôle de police.
Le limogeage présumé de la secrétaire générale du Conseil constitutionnel, Aurélie Bretonneau, par son président, Richard Ferrand, illustre une anomalie structurelle que l’affaire ne fait que rendre visible : entre conflits d’intérêts, absence de qualifications juridiques et porosité avec l’exécutif, le Conseil constitutionnel ne protège pas la démocratie – il en épouse les rapports de force.
Bien que le titre fasse mention de la fraude fiscale, le texte porte principalement sur la fraude sociale : allocations chômage, prestations sociales, remboursements médicaux, transports médicaux, etc.
80 à 100 milliards d’euros de fraude fiscale d’un côté, 15 milliards de fraude sociale de l’autre, surtout du fait des entreprises. Mais c’est aux demandeurs d’emploi et aux allocataires de minimas sociaux qu’un nouveau projet de loi s’attaque.
Après la mise en place d’un « plan RSA » controversé, le président du conseil départemental du Finistère est cité à comparaître ce 30 mars pour « harcèlement moral institutionnel » devant le tribunal de Brest. Une allocataire témoigne.
Un·e livreureuse sur deux présente des symptômes dépressifs, les accidents du travail sont courants mais ignorés… Une nouvelle étude inédite par son ampleur détaille les dégâts sur la santé du monde ubérisé des plateformes de livraison.
Laurent Duplomb a franchi un cap dans la désinformation. Le sénateur a affirmé à tort que l’avis du Conseil d’État sur sa nouvelle proposition de loi était positif, au mépris des faits.
l’industrie agroalimentaire française est autorisée à laisser plus de cadmium dans les engrais qu’elle utilise et donc dans les aliments qu’elle fabrique (90 milligrammes par kilo d’engrais phosphatés). Ailleurs en Europe, la limite maximale – adoptée en 2019 – est bien inférieure (60 mg).
L’eurodéputée est entendue pour un tweet publié fin mars, porté à la connaissance de la justice par un élu RN.[…]Son message ? Une citation de Kozo Okamoto : « J’ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne. Tant qu’il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit, mais un devoir ».
Ce jeudi 2 avril, Rima Hassan, militante franco-palestinienne et eurodéputée pour LFI, a été placée en garde-à-vue après la publication d’un tweet sur un militant japonais pro-palestinien. Une fois encore, l’« apologie du terrorisme » sert de prétexte pour réprimer les soutiens de la Palestine.
« Je ne comprends pas pour quelle raison, dans ce pays, les autorités ne s’indignent pas lorsqu’une journaliste est menacée de mort, uniquement pour avoir fait son travail de journaliste »
Plusieurs député·es LFI, dont Danièle Obono, ont reçu un courrier négrophobe. Iels dénoncent l’absence de réaction du gouvernement.[…]« À la bande de frustrés, bêtes et hideux qui prennent leur temps pour ces messages, notre réponse restera la même : nous ne vous céderons rien », a répondu la députée Nadège Abomangoli, annonçant un dépôt de plainte.
Les deux policiers avaient désigné le jeune homme comme l’auteur des outrages et l’avaient interpellé. Une vidéo diffusée à son procès a prouvé le contraire.
Atteint de schizophrénie, Islam a subi un « déchaînement de violence » au cours d’une perquisition infructueuse menée le 17 mars. Une plainte pour violences volontaires sur personne vulnérable a été déposée. Récit d’une opération policière chaotique.
Les réseaux de 2G et de 3G sont progressivement démantelés à partir du 31 mars 2026. Pourtant, jusqu’à 12,6 millions d’appareils seraient encore dépendants de ces réseaux, et devront donc être renouvelés prématurément, avec des impacts sociaux, environnementaux et économiques considérables.
Attaqué en justice par la CGT et six allocataires du RSA, Mäel de Calan a rétorqué en évoquant des centaines de personnes, dont « des druides et des exorcistes », qui « se servent du RSA comme un complément permanent de ressources ».
Inspiré du violentomètre, il propose une échelle visuelle permettant de repérer différentes situations vécues dans les réunions, les équipes ou les organisations. Il aide à rendre visibles des mécanismes parfois banalisés : inégalités de prise de parole, répartition implicite des rôles, interruptions répétées, invisibilisation du travail des femmes, accès différencié aux responsabilités…
Microsoft is running one of the largest corporate espionage operations in modern history. Every time any of LinkedIn’s one billion users visits linkedin.com, hidden code searches their computer for installed software, collects the results, and transmits them to LinkedIn’s servers and to third-party companies including an American-Israeli cybersecurity firm. The user is never asked. Never told. LinkedIn’s privacy policy does not mention it.
Proton built Proton Meet to escape the CLOUD Act. They built it on CLOUD Act infrastructure. Their website promises “not even government agencies” can access your calls. The company routing them hands your call records to the government when asked. Proton hid them from their privacy policy. […] Proton Meet is built entirely on LiveKit Cloud, a US company whose contracts are governed by California law, subject to the CLOUD Act, with an infrastructure chain made up exclusively of American companies.
“CEO said a thing !” journalism involves parroting the claims of a business leader or executive with absolutely no context, correction, or challenge whatsoever, no matter how elaborate the delusion.
“N’avez vous pas honte ?” – Cette interpellation, récurrente sur les réseaux sociaux progressistes, vise généralement la classe dirigeante française ou internationale et tente de faire appel à ses sentiments. […] Mais ça ne marche pas […] Pourquoi ? Parce que les membres de la bourgeoisie n’ont pas le moindre problème de conscience. Et si l’on ne comprend pas ça, on n’y arrivera jamais.
Le 4 avril 1968, Martin Luther King était assassiné à Memphis, Tennessee. Près de soixante ans plus tard, sa contribution à la lutte pour les droits civiques est connue. Son engagement en faveur d’un revenu universel l’est peut-être moins. Le pasteur et dirigeant politique avait même esquissé les conditions à réunir pour y parvenir, au-delà des préjugés raciaux.
Il y a dans Internet une politique qu’on ne voit pas. Pas celle des lois, des directives ou des discours de régulation mais une politique inscrite dans la matière même du réseau, dans ses protocoles, ses architectures, ses couches techniques les plus profondes.
Non, les outils d’IA ne fonctionnent pas tout seuls. Contrairement aux discours répandus par les maisons mères des LLM, ces Large Language Model que sont ChatGPT, Claude, Gemini, et leurs émules, ces systèmes parlants ont besoin d’humains pour les entraîner, les régler, et leur permettre de fonctionner.
Fournir un service mail respectueux des utilisateurices fait partie des missions de FDN, et ce depuis 1992. Nous avons choisi de participer à la campagne déMAILnagement parce qu’il est important de montrer qu’il existe des alternatives aux services mails des grosses entreprises comme Google dont le business model est de pomper et exploiter les données de leurs utilisateurices
The world is full of half-finished ideas, waiting for a second set of hands. Every person is a contributor at heart, capable of adding value to a project regardless of its scale. Yet, many ideas stall or die in isolation.
Retrouvez les revues de web précédentes dans la catégorie Libre Veille du Framablog.
Les articles, commentaires et autres images qui composent ces « Khrys’presso » n’engagent que moi (Khrys).
Longtemps considérée comme une destination alternative pour des raisons économiques, la Turquie s’est progressivement imposée comme une référence incontournable dans le domaine de la santé, notamment grâce à l’essor de…
Un numéro affiché gratuitement n’affiche qu’une partie de la réalité. Derrière ces suites de chiffres, les certitudes vacillent : les plateformes livrent des informations fragmentaires, parfois datées, quelquefois incomplètes ou volontairement tronquées. Croiser les données, voilà la seule parade pour tenter d’approcher la vérité sur celui ou celle qui se cache derrière un numéro de portable. Mais aucune méthode n’efface …
Un article du Code civil peut disparaître de la lettre de la loi, son esprit continue de marquer les esprits. L’article 1134, malgré son abrogation, n’a jamais vraiment quitté les amphithéâtres de droit ni les débats de doctrine. Au contraire, il s’invite toujours lorsqu’il s’agit de comprendre jusqu’où un contrat peut encadrer, ou limiter, la responsabilité des parties.
Avec la traditionnelle et quasi annuelle pénurie d’essence, on voit les gens faire la queue aux stations Total (les moins chères actuellement), bouchant tous les centres villes et s’énervant à attendre plusieurs dizaines de minutes… Bref, faire exactement ce qu’ils pensent — à tort — ce qu’est la vie avec une voiture électrique.
Évidemment, les urluberlus du fossile viennent ensuite te sortir les arguments habituels. Parmi ceux-là, le prix des voitures est, selon moi, le seul qui tient. La plupart des autres sont totalement faux (attente, autonomie, problème des batteries, etc.).
Un des arguments, par contre, est mal compris : « il faut des bornes partout, et ça coûte cher ».
Je ne suis pas d’accord avec ça.
Je ne sais pas si je suis un rouleur standard, mais je fais quand-même de tout : je fais 30 000 km par an environ, la plupart des jours des trajets quotidiens (<90 km), mensuellement quelques trajets moyens (entre 300 et 500 km) et quelques fois par an des virées de 2 000 à 5 000 km. Ça me permet de tout voir quand-même : charge à la maison, trajets à une charge de 10 minutes, et trajets avec 3 ou 4 charges rapides dans la journée.
Certes, j’ai une voiture avec une grande autonomie (300 à 600 km selon que je fasse du 130 en plein hiver ou de la campagne en été).
Pour en revenir : oui les bornes sont chères, mais il n’en faut pas partout. Du moins, ce n’est pas nécessaire.
Ce ne sont pas des bornes qu’il faut, mais des prises. Une prise, ça coûte 500 € installation comprise (sauf quand c’est facturé par une entreprise agrée pour le service public, qui va facturer ça 12 000 €, comme les lampes de bureau à 130 €, mais c’est un autre problème. J’imagine que les propriétaires d’immeubles n’ont pas à passer par ces escrocs).
Bref : les voitures sont typiquement stationnées 90 % du temps, avec personne dedans. Ça signifie environ 22 heures par jour de disponible pour charger.
Que ce soit un parking d’entreprise, un parking d’immeuble, un parking public, ou un garage privé. C’est ça pour la majorité des voitures et la majorité du temps.
Et franchement : si la Poste arrive à rouler 7 heures par jour en Kangoo électrique de 2015 (150 km d’autonomie max) pour distribuer des avis de passage toute la journée, ou si certains chauffeurs de taxis y arrivent en se tapant 80 000 km par an, c’est bien que l’on peut concilier kilométrage et charge sans trop de problèmes.
22 heures, c’est largement assez de temps pour charger ce qu’on consomme durant les deux heures qui restent pour le M. Michu moyen.
… et pour ça, pas besoin de borne ultra-rapide.
… pas même besoin d’une borne standard.
Il suffit d’une simple prise.
Une ligne 32 A, une prise, et c’est tout.
Les parkings sont déjà là.
L’électricité est déjà là aussi pour les lampadaires et les portails électriques. Suffit de tirer quelques lignes et c’est bon. Si on veut, on installe une petite borne avec des badges pour savoir qui consomme quoi et combien on facture. Mais c’est tout : pas besoin de plus.
Et si on peut installer quinze bornes de 380 kW sur le parking d’un supermarché ou d’un cinéma, on peut tout aussi bien installer 200 prises de 3 kW. D’un point de vue électrique et de puissance tirée sur le réseau, ça ne sera pas plus contraignant, bien au contraire.
Parce qu’avec 200 prises simples de 3 kW sur un parking public, on résout essentiellement le problème du nombre de points de charge dans une petite ville. Aussi bien en journée que durant la nuit. Et aussi, on se fiche se savoir si la place est occupée ou non par une voiture qui charge. Laissez-en 30 exclusivement pour les EV en charge, mais le reste, on s’en fout. On les passera en « EV uniquement » lorsque le parc automobile s’électrifie avec le temps et que les besoins changent.
La Norvège ne semble pas avoir de problèmes pour faire tout ça. Pourquoi faut toujours que l’on fasse les mauvais choix en France ?
Les bornes 22 kW ne sont pas inutiles : elles chargent une voiture entre 1 et 3 heures. Ça a ses applications. Mais la plupart des charges peuvent se faire sur des bornes très lentes (ie : de simples prises), tranquillement.
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Le problème est le même avec beaucoup de situations.
Personne ne veut d’un TGV unique entre Marseille et Paris. La plupart des gens habitent ailleurs et préféreraient des petites lignes plutôt qu’une seule grosse : un maillage dense mais moins rapide est bien plus pratique qu’un maillage lacunaire mais rapide.
Ça ne sert à rien d’aller acheter 1 pain de 90 kilos une fois par an : il faut mieux acheter une baguette de 250 g chaque jour.
De la même façon, dans le cas présent, une seule borne de 300 kW rend moins service que 100 petites prises.
Bien sûr parfois un TGV, une grosse borne, ou un pain géant peut avoir son utilité (cantine scolaire ou restaurant, pour l’exemple caricatural du pain). Mais ce sont des cas marginaux. Nécessaires, mais marginaux : la plupart des gens ne fonctionnent pas comme ça.
Reste juste à savoir : on satisfait d’abord la population, ou juste quelques gros acteurs prestigieux ? La question est là.
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Donc je le dis, essentiellement à toutes les petites communes (et même les entreprises, et les supermarchés) : oubliez les bornes rapides ou semi-rapides (22 kW). Vous rendrez bien plus service et à bien plus de monde en installant plein de petites prises partout. Ça vous coûtera aussi probablement beaucoup moins cher.
Le règlement officiel du Scrabble n’autorise pas l’utilisation de noms propres, mais tolère certains archaïsmes et régionalismes, rarement utilisés dans les parties amicales. Sur certaines plateformes numériques, ces mêmes mots sont automatiquement validés ou rejetés, selon des listes différentes de celles utilisées en compétition. Le passage du plateau en carton au support numérique transforme la temporalité du jeu : la …
Outre la première victoire au Tour de France d’Eddy Merckx, 1969 fut une année qui marqua trois événements très importants.
1. Le premier homme sur la Lune
2. L’invention du système UNIX
3. La naissance de Linus Torvalds.
Deux de ces événements ont encore aujourd’hui un impact quotidien dans votre vie.
Adolescent, j’étais fasciné par les vidéos de Neil Armstrong descendant l’échelle du module lunaire et faisant quelques pas. Je tentais d’imaginer ce que j’aurais ressenti si j’avais vécu cet instant. J’espérais d’ailleurs aller un jour moi-même dans l’espace.
Il y a 20 ans, je suivais en quasi direct la découverte de Titan par la sonde Huygens.
Aujourd’hui, pour la première fois depuis 1972, quatre humains ont quitté l’orbite basse terrestre et sont en route vers la Lune. Cela devrait être un truc incroyablement excitant. Mais comme le dit très bien Kevin Boone, tout le monde semble s’en foutre.
Kevin donne plusieurs explications : la catastrophe climatique et les guerres nous rendent beaucoup moins enthousiastes envers la technologie. Mais, surtout, notre attention est trop fragmentée pour nous rendre compte de l’exploit, pour nous y intéresser.
Among the many crimes that can be attributed to Google and the other tech giants, perhaps the worst is that they've created a world in which a Moon landing is unexciting.
Il n’empêche que quatre humains vont tourner autour de la Lune pour la première fois de mon vivant. Trois hommes et une femme, Christina Koch, qui est donc d’ores et déjà la femme la plus éloignée de la Terre de l’histoire de l’humanité.
Christina Koch est donc la première Madame Pipi de l’espace profond !
Ça semble terriblement sexiste, mais, en réalité, les toilettes sont réellement critiques dans l’espace. Les astronautes des missions Apollo déféquaient dans des sacs en plastique à l’étanchéité douteuse et les étrons flottants n’étaient pas rares. Il me semble avoir lu qu’un cas de diarrhée faillit causer l’annulation d’une des missions, car il y en avait partout.
Dans « Stagiaire au spatioport Omega 3000 », j’ironisais sur le fait que les femmes astronautes n’étaient pas prêtes à laisser la responsabilité d’être Madame Pipi à un homme.
À voir si, comme mon héros Nathan Pasavan, Chrisina Koch recevra à l’atterrissage l’emblématique cache-poussière rose et l’assiette à piécette, insigne historique de cette fonction honorifique…
Bref, pendant qu’ils tournent là-haut, je vous invite à (re)lire cette nouvelle et toutes les autres qui peuplent le recueil, dont « Les filons chocolatifères de la Lune », qui se passe également sur notre satellite.
Je suis Ploum et je viens de publier Bikepunk, une fable écolo-cycliste entièrement tapée sur une machine à écrire mécanique. Pour me soutenir, achetez mes livres (si possible chez votre libraire) !
La GBD-H2000 est une G-Shock avec GPS et cardio intégré. Sur le papier, ça ressemble à une montre de sport classique. En pratique, c’est tout sauf ça. Casio a construit…