Si comme moi, vous aimez les livres, ce que je vais vous raconter aujourd'hui va vous rendre fous ! Hier, 404 Media a publié une enquête qui suit le trajet d'un AirTag. Mais pas n'importe lequel... C'est un AirTag qu'un libraire a glissé, à la demande de la rédaction, dans un livre parti au sein d'une commande d'un millier d'ouvrages. Et son terminus va vous surprendre (ou pas, parce qu'on commence à les connaitre les lascars...) : un entrepôt Amazon de Las Vegas.
Ce qu'on apprends dans l'article de 404 Media c'est qu'en fait, là-bas, une équipe interne baptisée VGT3 reçoit des tonnes de cargaisons de livres, en découpe les reliures et les passe au scanner afin d'en numériser les pages.
Pour la blague, le logo de cette équipe est un tyrannosaure gueule ouverte qui semble dévorer un livre. Ironique n'est-ce pas ?
Des salariés du site racontent eux-mêmes sur un forum d'employés Amazon, que les livres ne survivent pas à l'opération.
Et c'est ça qui rend dingo tout le monde, moi le premier !
Amazon, interrogé, a répondu qu'il achetait des livres par des canaux commerciaux pour "développer et améliorer ses produits et services". Oui, c'est vague mais c'est fait exprès.
Maintenant, calmez vos palpitations cardiaques, ce qu'ils numérisent (et détruisent), ce ne sont pas des incunables , c'est-à-dire des livres anciens édités avant l'invention de l'imprimerie (donc faits à la main). Les libraires interrogés précisent en effet, que les commandes en gros n'incluent jamais les ouvrages les plus anciens sans codes ISBN. Ce qu'ils achètent en fait, ce sont des titres sans presque aucun marché de revente, tirés à peu d'exemplaires ou écrits dans une langue que peu de gens lisent.
Et c'est pile poil ce qui fait leur valeur pour un entraîneur de modèle IA. Ces textes n'ont jamais été numérisé, donc ils n'ont jamais été aspirés par personne, et ont été imprimés avant que le web ne se remplisse de slop IA. Ces livres-là ne sont pas vraiment "précieux" mais comme ils sont rares et de niche, ils sont convoités par les géants de l'IA.
Maintenant ce qui me met en colère quand je lis cet article, c'est surtout cette histoire de destruction du bouquin... Parce que numériser un livre sans l'abîmer, ce n'est pas un rêve utopiste d'archiviste, hein... C'est possible avec des machines qu'il est facile de se procurer. Je pense par exemple à ce ScanRobot autrichien qui est sur le marché depuis 2007 et déjà vendu dans plus de soixante pays.
Il glisse un prisme dans la pliure, aspire les pages de part et d'autre via des petits trous, remonte en photographiant le texte, puis retourne la page d'un souffle d'air grâce à des capteurs optiques et des lasers repèrent le moment où deux feuilles se lèvent ensemble. Et la cadence est plutôt bonne puisqu'elle peut aller jusqu'à 2 500 pages à l'heure, sans que le dos du livre ne soit tranché.
La Bibliothèque du Congrès en a une, le Trinity College Dublin aussi, l'université de Sydney, le Getty Research Institute...etc. L'Internet Archive, lui, tournait déjà en 2021 à environ 3 500 livres par jour dans une vingtaine de centres.
D'ailleurs, j'en parlais dans un article sur un scanner à 250 pages par minute en novembre 2012. J'écrivais qu'au début ça y allait au massicot, et que depuis, les bras robotisés avaient pris le relais pour les ouvrages anciens. Et là on est presque 14 ans plus tard, la plus grosse librairie du monde est retournée au massicot, comme des bourrins préhistoriques.
Sur le motif de la découpe elle-même, Ars Technica avance que la vitesse et le moindre coût ont pris le pas sur la conservation, et c'est vrai que ces bouquins existent ailleurs, et que découper un exemplaire d'occasion sans valeur marchande ne fait de mal à personne. Oui c'est vrai mais c'est incroyablement triste car on peut faire autrement. La preuve, quand Google, OpenAI ou Microsoft numérisent des livres, eux les empruntent dans des bibliothèques ou les offrent ensuite à celles-ci. Les livres peuvent continuer leur vie, alors qu'Amazon n'est pas du tout dans ce cercle vertueux. Et c'est sans parler des auteurs de tous ces livres qui ne savent même pas que leur travail vient d'être absorbé pour l'éternité par une IA...
Bref, Amazon prend un exemplaire dont le texte n'a jamais été numérisé, le déstructure en tokens pour son propre profit puis détruit le livre... Si tout le monde faisait ça, au bout d'un moment, de nombreux ouvrages anciens disparaitraient je pense... Et faut pas oublier que cette destruction de livres c'est surtout un choix délibéré de leur part.
Ray Bradbury doit se retourner dans sa tombe, mais je suis certain que si les gens protestaient massivement contre ça, ils changeraient leurs méthodes de sagouins.
Source : 404 Media
"cette fuite expose 1,22 million d’élèves distincts (dont de nombreux mineurs), 4,35 millions d’identifiants de personnels et 602 000 comptes académiques, touchant tout particulièrement Créteil et Versailles."
Et ça inclue : identités, dates de naissance, numéros de sécurité sociale, adresses postales, emails, numéros de téléphone, dossier scolaire, détails logistiques (transports, cantine...), coordonnées des parents, dossiers professionnels...
(Permalink)
Enfin !! Le compteur du projet de décompilation de GoldenEye 007 affiche dorénavant 208 fichiers traités sur 208, et cela pour les trois versions de la cartouche, japonaise et européenne comprises. Le dernier commit du dev KholdFuzion est d'ailleurs classe, puisqu'il porte le titre "*james bond will return. *".
Oh yeah !
Techniquement, le code C reconstitué ressort du compilateur sous la forme d'une ROM identique à celle de 1997, octet pour octet. C'est précisément ce que veut dire le mot "matching" dans ces projets. Ce n'est donc pas un jeu équivalent qui se comporterait pareil que le jeu d'origine... Non, c'est exactement le même binaire !
Après comme vous vous en doutez, le dépôt, lui, n'embarque pas tous les assets nécessaires à la compilation, pour des questions de droits d'auteur comme d'hab. Le README du projet nous explique ainsi qu'il faut posséder une copie du jeu, et que les scripts iront extraire ce qui manque de votre côté.
Après c'est pas cette recompilation qui fait que GoldenEye devient soudainement "moddable". En effet, il l'est depuis longtemps, via le GoldenEye Setup Editor de SubDrag, Wreck et Zoinkity, capable d'importer vos propres modèles 3D dans le jeu.
Ce qui change par contre, c'est que jusqu'ici on éditait des structures dans un binaire, alors que maintenant on modifie le moteur en C et on recompile. C'est le même chemin qu'avait pris ce bon vieux Duke Nukem Zero Hour l'an dernier .
Et c'est d'ailleurs ce que fait KholdFuzion à côté, avec GoldenRecomp , qui recompile la ROM en exécutable PC natif. Avec ça, le jeu peut tourner sur un ordinateur. Apparemment, c'est plutôt stable, et le son est bon.
Mais toute l'interface multijoueur reste à faire, le ciel du barrage part en vrille parce que le moteur de rendu ne digère pas les commandes de dessin maison, et certaines armes tirent trop vite maintenant que tout tourne à 60 images par seconde. Ce n'est donc pas encore vraiment jouable.
Aucune release n'a été publiée à ce jour, ni même un tag, ce qui veut dire qu'on est encore loin d'un portage installable comme celui de Zelda 64 . Faudra compiler vous-même, après avoir "build" une ROM depuis la branche du projet conçue pour ça.
Dans le même style, n'oubliez pas l'existence de GoldenEye-Recomp de SunJaycy , qui lui, est déjà jouable avec du multijoueur en ligne, mais qui n'a rien à voir avec tout ça puisqu'il recompile la version Xbox 360 qui n'est jamais sortie, et pas la N64.
Bref, si vous attendiez un exécutable à lancer ce soir, ce n'est pas ce que vous aurez mais ce qui s'annonce ensuite est très prometteur !
GitLab a sorti hier (lundi 17 août), un correctif d'urgence , complètement en dehors de son calendrier habituel, pour une faille qui permet à quelqu'un sans compte ni mot de passe de modifier ou de supprimer vos projets publics et des données utilisateur. Hé ouais c'est chaud et c'est pour ça que son score CVSS est de 9,4 sur 10.
5 jours plus tôt, le 12 août, GitLab publiait son patch de routine pour la 19.2, 19.1 et 19.0. C'est un périmètre normal puisque sa politique de maintenance ne couvre que la version stable et les deux précédentes. Mais comme là, on est dans l'exceptionnel, ce correctif du 17 août en couvre une quatrième, la 18.11, dont le support avait pris fin le 16 juillet dernier. Ils sont allés rouvrir une branche morte juste pour patcher ce GROS problème !
La faille elle-même, on n'en sait presque rien par contre. Estampillée CVE-2026-19478, c'est une histoire de directive GraphQL, mais GitLab ne dit ni laquelle, ni dans quelles conditions ça se déclenche. Les détails techniques sortiront vers la mi-novembre, c'est-à-dire 90 jours après le correctif, comme d'habitude, histoire d'être sûr que tout le monde ait patché son install.
Maintenant, la bonne nouvelle c'est que si vous êtes sur GitLab.com ou sa version Dedicated , vous n'avez rien à faire, puisque c'est déjà patché. En fait cette histoire ne concerne que les instances auto-hébergées.
Et parmi elles, tout le monde n'est pas impacté de la même manière. En effet, le vecteur d'attaque passe par le réseau et vise les projets publics. Cela veut dire que votre instance planquée derrière un VPN, sans visibilité publique, risque beaucoup moins que celle qui expose ses dépôts à Internet.
Ensuite, pour la mise à jour, ça dépend d'où vous partez. Entre la 18.2 et la 18.10, aucun correctif n'existe sur votre branche. Il faudra upgrader jusqu'à la 18.11.11, en vous arrêtant aux paliers de 18.5 et 18.8 s'ils sont sur votre route.
Si vous tournez déjà en 18.11, prenez la 18.11.11. Sur une 19, c'est 19.0.8, 19.1.6 ou 19.2.4. Et plus ancien que 18.2 ? Bah là, GitLab ne liste pas ces versions parmi les affectées, mais elles ne reçoivent plus de correctif depuis un bon moment, donc ce serait bien de mettre à jour quand même, hein...
Pour le moment, personne n'a signalé d'attaque et aucun exploit ou PoC n'a fait surface sur GitHub. Ça ne veut pas dire grand-chose, je vous l'accorde mais on se rassure comme on peut...
Allez, bon courage !
Source : The Hacker News
C’est un nouveau couac pour la ministre de la transition écologique. Alors qu’elle s’installait à la table d’un restaurant proche de sa résidence dans le Var, Monique Barbut a dévoilé accidentellement un tatouage sur son avant-bras en remontant ses manches. « Nous étions installés à la table d’à côté et nous avons clairement vu la tête de Jean-Luc Mélenchon dessinée dans un cœur percé d’une flèche », raconte un témoin présent dans le restaurant.
Du côté de l’entourage de la ministre, on invoque une erreur de jeunesse. « C’est un tatouage effectué lors d’une soirée arrosée au début des années 1990» assure un conseiller, avant de préciser que la ministre « regrette évidemment ce choix de dessin. » Une explication fragilisée quelques heures plus tard par le propriétaire du salon de tatouage, qui affirme avoir réalisé le dessin en février dernier. « Au départ, elle voulait ajouter “JLM 2027” en dessous, mais je lui ai expliqué que ça risquait de mal vieillir. »
Interrogée à sa sortie du restaurant, Monique Barbut a refusé de commenter l’affaire et a immédiatement rabattu ses manches. Un geste qui aurait malheureusement dévoilé, selon plusieurs témoins, le début d’un second tatouage représentant Manon Aubry chevauchant un ours polaire sous l’inscription « Un autre monde est possible ». Matignon n’a pas encore réagit
L’article Monique Barbut révèle accidentellement son tatouage Jean-Luc Mélenchon est apparu en premier sur Le Gorafi.fr Gorafi News Network.
C’est un nouveau couac pour la ministre de la transition écologique. Alors qu’elle s’installait à la table d’un restaurant proche de sa résidence dans le Var, Monique Barbut a dévoilé accidentellement un tatouage sur son avant-bras en remontant ses manches. « Nous étions installés à la table d’à côté et nous avons clairement vu la tête de Jean-Luc Mélenchon dessinée dans un cœur percé d’une flèche », raconte un témoin présent dans le restaurant.
Du côté de l’entourage de la ministre, on invoque une erreur de jeunesse. « C’est un tatouage effectué lors d’une soirée arrosée au début des années 1990» assure un conseiller, avant de préciser que la ministre « regrette évidemment ce choix de dessin. » Une explication fragilisée quelques heures plus tard par le propriétaire du salon de tatouage, qui affirme avoir réalisé le dessin en février dernier. « Au départ, elle voulait ajouter “JLM 2027” en dessous, mais je lui ai expliqué que ça risquait de mal vieillir. »
Interrogée à sa sortie du restaurant, Monique Barbut a refusé de commenter l’affaire et a immédiatement rabattu ses manches. Un geste qui aurait malheureusement dévoilé, selon plusieurs témoins, le début d’un second tatouage représentant Manon Aubry chevauchant un ours polaire sous l’inscription « Un autre monde est possible ». Matignon n’a pas encore réagit
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Voici ce que je considère être une excellente nouvelle pour tous les utilisateurs de GIMP ! L'équipe derrière le projet est en train de préparer le successeur du XCF, son format de projet depuis 1997. C'est même devenu le plus gros chantier du mainteneur Jehan, et ce qui se dessine ressemble fortement à une espèce d'archive zip bourrée de XML.
À ce jour, ce bon vieux XCF stocke toute sa data dans un seul bloc qu'il faut alors relire et réécrire en entier, à chaque enregistrement. C'est lourdingue et c'est pour ça que sur sa roadmap, la team GIMP explique qu'un format basé sur une archive permettrait de charger les données à l'usage et d'ouvrir des projets bien plus lourds.
Le zip + du XML est une vieille recette côté graphisme. GIMP figure d'ailleurs déjà parmi les applications compatibles OpenRaster , dont la spécification décrit une archive zip contenant un document XML pour la structure des calques. Sauf que l'OpenRaster sert à échanger des images entre éditeurs, alors que ce nouveau format devra contenir un projet de travail complet.
Grâce à ce nouveau format, GIMP promet des sauvegardes plus rapides, puisqu'il n'y aura plus que les parties modifiées à mettre à jour. Et l'auto-save deviendra enfin faisable. Woohoo !!
Par contre, le vrai morceau, celui qui compte, arrivera plus tard. En effet, GIMP 3.6 doit apporter la gestion des pages et l'animation directement dans le logiciel, à la place du vieux plug-in d'animation bien connu des galériens que vous êtes ^^. Ce sont 2 fonctions que le XCF encaisse mal, comme tout ce qui devient gros ou compliqué, finalement...
Mais rassurez-vous, vos vieux fichiers ne partent pas à la benne pour autant car GIMP s'engage à charger les XCF dans toutes ses versions à venir. Jehan a même corrigé ce printemps, dans ce code XCF, un bug oublié depuis 1999 .
Alors je sais que vous êtes trèèèès impatients, mais les détails techniques sont encore en cours de conception, et la version de développement 3.3.2 qui doit ouvrir le bal se fait attendre. La 3.4 avance donc sans date ce qui fait que la roadmap reste flexible et évolutive.
D'ici là, c'est GIMP 3.2.6 qui arrive, avec les classiques corrections de bugs, en attendant cette épiphanie qui changera le quotidien de beaucoup de graphistes adeptes du libre !
Source : Development Update, August 2026
Trouver des pièces détachées iPhone 16 sur internet séduit celles et ceux qui souhaitent prolonger la durée de vie de leur appareil ou réduire le coût d’une intervention. Parmi les composants les plus recherchés figure la batterie iPhone 16, dont le remplacement apporte un gain immédiat en autonomie. Mais face à la profusion d’offres, comment choisir une pièce fiable, …
L’article Pièces détachées iPhone 16 en ligne : conseils pour trouver une batterie au meilleur prix est apparu en premier sur Ma Gazette.
Les URLs alternatives hreflang ne sont pas toujours indexées
Gary Illyes (Google) a clarifié le fonctionnement des URLs alternatives hreflang lors de la canonicalisation, suite à une question posée sur LinkedIn par Faiez Javaid. La question initiale était la suivante : Si Google choisit une seule URL /lang/ comme canonique et affiche les autres comme "non indexées" dans GSC, comment se fait-il que Google puisse quand même afficher ces autres versions linguistiques dans les résultats de recherche ?
La réponse de Gary Illyes en deux points :
- Noms alternatifs : lorsqu'une URL est canonicalisée, les autres URLs de son cluster de duplicats peuvent devenir des "noms alternatifs". Elles peuvent apparaître dans les résultats si la requête de l'utilisateur le justifie, le cas le plus courant étant les requêtes site:, qui peuvent afficher des URLs qui redirigent en réalité, sans être "indexées" au sens propre.
- Les alternates hreflang fonctionnent de la même façon : ce sont des noms alternatifs, pas des URLs indexées au sens strict.
Source : Search Engine Watch
Taux de fiabilité : 

On est d'accord !
Voir des versions linguistiques/régionales d'une page apparaître en SERP alors que GSC les signale "non indexées" n'est pas forcément le signe d'un problème. Ces URLs ne sont ni cassées ni ignorées, elles sont simplement rattachées à la version canonique comme noms alternatifs, et Google peut les faire remonter dans des contextes précis (hreflang, requêtes site:, etc.). Utile à garder en tête si un client ou un audit s'inquiète de voir des URLs hreflang marquées "non indexées" dans Search Console.
L’article "Goossips SEO : Hreflang & Indexation" a été publié sur le site Abondance.
Allez, on va faire un jeu. Cherchez un disque dur externe sur Amazon et regardez où pointe le premier lien de la page. Bingo, ça part sur une adresse en /sspa/click, autrement dit un emplacement publicitaire. Et c'est pas le mieux noté, c'est pas le moins cher, non, c'est juste celui qui a payé le plus pour être là.
Et moi, ce qui me saoule vraiment, c'est que les filtres n'y peuvent rien.
Pour remédier à cela il faut sortir l'artillerie. J'ai d'abord pensé à faire un filtre uBlock Origin, puis à me coder une extension Firefox, avant de me rappeler que Tampermonkey tournait déjà dans mon navigateur.
Direction le repo Greasy Fork, donc, où traîne un script qui fait exactement ça . Une cinquantaine de règles CSS, qui dégagent du DOM les résultats sponsorisés de la recherche, les carrousels promo, les encarts publicitaires de la fiche produit, l'upsell Prime et les bannières de marque.
On passe ainsi de ça :
À ça :
Et ça fonctionne super sur toutes les versions d'Amazon, y compris Amazon.fr.
Trois réglages attendent dans le menu du gestionnaire de scripts. Un compteur qui affiche en bas de page ce qui a été retiré et pourquoi, une journalisation console pour les curieux, et une option qui redirige les pages de navigation vers la vraie liste de résultats.
Attention quand même à ce qui saute en plus des pubs. Le bloc "Les gens qui ont acheté ça, ont aussi acheté ça". Le script s'attaque aussi à Rufus, l'assistant d'achat maison et côté installation, il vous faut Tampermonkey, Violentmonkey ou Greasemonkey. Sur Firefox, ça s'arrête là. Par contre sur Chrome, depuis la version 138, il faut en plus activer un switch "Allow User Scripts" sur la fiche de l'extension, coupé par défaut sur toute extension fraîchement installée.
Voilà, j'espère que ça vous aidera à avoir un Amazon un peu plus propre. Maintenant, n'oubliez pas, Amazon, c'est le mal, donc si vous avez les moyens de payer 2x plus cher la même chose et que vous aimez passer votre vie dans les transports ou en bagnole à faire une espèce de chasse au trésor à travers toute la ville, pour trouver le produit qu'il vous faut, le mieux reste encore et toujours d'acheter dans des magasins physiques. Lol.
Si vous vous demandez pourquoi ils ont autant de pannes, lisez cette série d'article sur un ancien ingénieur de Microsoft qui raconte ce qui se passe sur Azure depuis l'intérieur. C'est effarant : https://sebsauvage.net/links/?qnz_0A
Azure est un feu de poubelle en permanence au bord de l'effondrement (GitHub est désormais hébergé sur Azure, le cloud de Microsoft.)
(Permalink)
C’est le cœur lourd et l’auto diagnostique, trouvé sur internet, froissé qu’Éric, 42 ans, a dû se rendre à l’évidence : après quinze jours de cohabitation au camping municipal, le verdict est tombé : Théo, son fils de huit ans n’est pas un génie incompris, il est simplement insupportable et très limité. Pourtant, depuis trois ans, la théorie s’était imposée comme une évidence au sein du foyer. Si Léo urinait dans son lit, frappait ses professeurs et passait ses journées à dessiner des pénis sur les murs de sa chambre, c’était en raison d’une « intelligence supérieure » et d’un « ennui profond face au système scolaire standard ».
Mais quinze jours de promiscuité dans un mobil-home ont suffi à briser l’illusion parentale. « Au bout de quatre jours sous la pluie à Quiberon, quand il n’avait toujours pas compris les règles du UNO et qu’il a bu du liquide vaisselle pour voir si ça faisait des bulles aux toilettes, j’ai commencé à avoir des doutes », confie Éric, un flacon de Lexomil à la main. Le déclic est venu lorsque Eric a retrouvé Théo, seul, aux sanitaires, en train de faire de la pâte à modeler avec ses excréments. « Je l’ai regardé modeler son étron sur le carrelage, et j’ai compris », souffle le père de famille. « Il n’a pas un cerveau trop complexe pour ce monde. Il a le QI d’un tacos trois viandes ». Un coup dur pour Eric, qui était pourtant persuadé de son diagnostic. « Moi-même je sais que j’ai un QI très élevé, ça n’a jamais été prouvé mais… enfin, je le sais quoi. Donc que mon fils soit HPI c’était logique ! ».
De retour à la maison, Éric a d’ores et déjà jeté aux ordures le dossier d’inscription dans l’école alternative bilingue Montessori à 4000 euros par mois et le petit Léo est inscrit pour la rentrée en CP classique. « Sans doute le premier CP avant ses douze redoublements ».
L’article Après deux semaines de vacances avec lui, un père de famille reconnaît que son fils n’est pas HPI est apparu en premier sur Le Gorafi.fr Gorafi News Network.
C’est le cœur lourd et l’auto diagnostique, trouvé sur internet, froissé qu’Éric, 42 ans, a dû se rendre à l’évidence : après quinze jours de cohabitation au camping municipal, le verdict est tombé : Théo, son fils de huit ans n’est pas un génie incompris, il est simplement insupportable et très limité. Pourtant, depuis trois ans, la théorie s’était imposée comme une évidence au sein du foyer. Si Léo urinait dans son lit, frappait ses professeurs et passait ses journées à dessiner des pénis sur les murs de sa chambre, c’était en raison d’une « intelligence supérieure » et d’un « ennui profond face au système scolaire standard ».
Mais quinze jours de promiscuité dans un mobil-home ont suffi à briser l’illusion parentale. « Au bout de quatre jours sous la pluie à Quiberon, quand il n’avait toujours pas compris les règles du UNO et qu’il a bu du liquide vaisselle pour voir si ça faisait des bulles aux toilettes, j’ai commencé à avoir des doutes », confie Éric, un flacon de Lexomil à la main. Le déclic est venu lorsque Eric a retrouvé Théo, seul, aux sanitaires, en train de faire de la pâte à modeler avec ses excréments. « Je l’ai regardé modeler son étron sur le carrelage, et j’ai compris », souffle le père de famille. « Il n’a pas un cerveau trop complexe pour ce monde. Il a le QI d’un tacos trois viandes ». Un coup dur pour Eric, qui était pourtant persuadé de son diagnostic. « Moi-même je sais que j’ai un QI très élevé, ça n’a jamais été prouvé mais… enfin, je le sais quoi. Donc que mon fils soit HPI c’était logique ! ».
De retour à la maison, Éric a d’ores et déjà jeté aux ordures le dossier d’inscription dans l’école alternative bilingue Montessori à 4000 euros par mois et le petit Léo est inscrit pour la rentrée en CP classique. « Sans doute le premier CP avant ses douze redoublements ».
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Le 118 712 reste l’un des numéros de renseignement les plus associés à la recherche téléphonique en France. Son annuaire inversé, accessible gratuitement en ligne, promet d’identifier un correspondant à partir d’un simple numéro. La réalité technique de ce service mérite un examen plus précis que les fiches promotionnelles habituelles.
Base de données du 118 712 : fixe, mobile et
…
L’article 118 712 annuaire téléphonique : un vrai annuaire inversé pour vos recherches ? est apparu en premier sur Ma Gazette.
Jordan Bardella publie sur Instagram des contenus soigneusement dépolitisés (bonbons, jeux vidéo, séquences du quotidien), tandis que sa communication sur Facebook prend une tournure radicalement différente. Cette segmentation stratégique entre plateformes n’est pas anecdotique : elle constitue un dispositif de communication politique calibré, dont les zones d’ombre méritent un examen technique précis.
Bardella sur Instagram et Facebook : deux lignes
…
L’article Ce que Jordan Bardella ne montre jamais sur insta et pourquoi ça compte est apparu en premier sur PEPSeo.
Un mariage à préparer en urgence, une réparation de voiture juste avant un déplacement professionnel, ou simplement un imprévu du quotidien qui tombe au pire moment : il arrive à…
L’article Un imprévu de dernière minute avant un grand événement : comment réagir sans perdre de temps ? est apparu en premier sur Garan Cedore Magazine.
Déterminé à venir à bout du chef d’œuvre de Tolstoï, Matthieu s’est vite rendu à l’évidence après avoir lu sept fois la même phrase sans la comprendre. « J’emporte ce livre à la plage depuis 2009 et je n’ai jamais dépassé la page 14 », nous confie ce quadragénaire Grenoblois, qui a déjà mis 25 minutes à trouver une position confortable, 8 minutes à retrouver ses lunettes et 10 minutes à retirer les grains de sable collés sur son beignet au chocolat.
Après sept minutes de lecture fastidieuse, son regard est rapidement attiré par le slip de bain de son voisin de serviette qu’il trouve original, en plus d’être très laid. « Et là, tout s’enchaîne : je juge sa petite surcharge pondérale, sa rose tatouée sur l’épaule, et je sais que c’est fini », se désole Matthieu. Il sait que son après-midi sera consacré à juger les cicatrices, les poignées d’amour et la pilosité des baigneurs, « toujours avec bienveillance et respect », assure-t-il.
Lui-même avoue ne pas être parfait : « J’ai une petite calvitie due à une carence en fer depuis 2008 et j’ai quelques poignées d’amour depuis que j’ai arrêté le sport après le lycée », des caractéristiques qui ne l’empêche pas selon lui d’avoir un avis et de se demander ce que cet homme qui joue au beach volley a de mieux que lui à part une chevelure d’ébène, des muscles parfaitement dessinés, un sourire ravageur et environ vingt ans de moins.
Tout de même satisfait de sa journée, Matthieu reviendra dès demain et il réussira, il l’espère, à venir à bout de son livre de l’été.
L’article Il emporte un livre pour lire à la plage et passe finalement quatre heures à juger le corps des autres est apparu en premier sur Le Gorafi.fr Gorafi News Network.
Déterminé à venir à bout du chef d’œuvre de Tolstoï, Matthieu s’est vite rendu à l’évidence après avoir lu sept fois la même phrase sans la comprendre. « J’emporte ce livre à la plage depuis 2009 et je n’ai jamais dépassé la page 14 », nous confie ce quadragénaire Grenoblois, qui a déjà mis 25 minutes à trouver une position confortable, 8 minutes à retrouver ses lunettes et 10 minutes à retirer les grains de sable collés sur son beignet au chocolat.
Après sept minutes de lecture fastidieuse, son regard est rapidement attiré par le slip de bain de son voisin de serviette qu’il trouve original, en plus d’être très laid. « Et là, tout s’enchaîne : je juge sa petite surcharge pondérale, sa rose tatouée sur l’épaule, et je sais que c’est fini », se désole Matthieu. Il sait que son après-midi sera consacré à juger les cicatrices, les poignées d’amour et la pilosité des baigneurs, « toujours avec bienveillance et respect », assure-t-il.
Lui-même avoue ne pas être parfait : « J’ai une petite calvitie due à une carence en fer depuis 2008 et j’ai quelques poignées d’amour depuis que j’ai arrêté le sport après le lycée », des caractéristiques qui ne l’empêche pas selon lui d’avoir un avis et de se demander ce que cet homme qui joue au beach volley a de mieux que lui à part une chevelure d’ébène, des muscles parfaitement dessinés, un sourire ravageur et environ vingt ans de moins.
Tout de même satisfait de sa journée, Matthieu reviendra dès demain et il réussira, il l’espère, à venir à bout de son livre de l’été.
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Je souhaitais avoir quelques renseignements et vos avis.
Nous souhaiterions effectuer une refonte de notre site internet qui commence a...
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Ce qu'il faut retenir :
- En Europe, environ 15 % des bots IA de type "fetcher" identifiés ont accédé à des URL pourtant marquées comme interdites.
- ChatGPT-User, Bytespider et Youbot sont les principaux responsables : chacun a atteint des pages interdites sur près de la moitié des sites européens qui les avaient explicitement bloqués, ChatGPT-User en tête.
- OpenAI justifie ce comportement par le fait que ChatGPT-User agit à la demande d'un utilisateur, ce qui le distinguerait d'un crawl classique soumis au robots.txt. Perplexity avance le même argument pour Perplexity-User, tandis qu'Anthropic affirme que ses trois bots respectent tous le fichier.
- Bloquer ChatGPT-User ne bloque pas OAI-SearchBot, l'agent qui décide si un site apparaît dans les résultats de recherche de ChatGPT. Un site qui interdit les deux pense couper tout trafic IA, mais perd la visibilité côté recherche sans gagner en protection côté fetch.
Le rapport State of the Bots de TollBit, qui compile les données du premier semestre 2026, montre aussi que la situation varie beaucoup selon les agents. Claude-User n'est bloqué que par 9 % des sites européens, contre 26 % en Amérique du Nord. Perplexity-User affiche 13 % contre 26 %. La plupart des agents récents ont des taux de blocage à un chiffre en Europe, mais ChatGPT-User fait figure d'exception, à la fois très bloqué et très souvent contourné malgré ce blocage.
La documentation d'OpenAI est claire sur ce point : ChatGPT-User se déclenche quand un utilisateur pose une question dans ChatGPT, et parce que l'action part d'un humain, le robots.txt pourrait ne pas s'appliquer. TollBit, de son côté, ne fait pas cette distinction : toute requête vers une URL interdite est comptée comme un contournement, quelle que soit la justification donnée par l'opérateur du bot.
Pour un éditeur de site, la conséquence pratique est la suivante : le fichier robots.txt ne montre que ce qui a été demandé en théorie, pas ce qui s'est réellement passé. Seuls les logs serveur ou les données CDN permettent de savoir ce qui a effectivement été récupéré.
Cloudflare prépare de son côté un changement de méthode. À partir du 15 septembre, les nouveaux domaines ajoutés à Cloudflare verront leurs crawlers d'entraînement et leurs agents bloqués par défaut sur les pages contenant des publicités, les crawlers de recherche restant autorisés. La décision de blocage se déplace ainsi au niveau du réseau plutôt que d'être laissée à la bonne volonté du crawler. Reste à savoir si l'argument du "chargement initié par l'utilisateur" tiendra sur la durée, maintenant que tous les grands assistants IA récupèrent les pages de cette manière.
L’article "ChatGPT peut visiter vos pages interdites, et OpenAI l’assume" a été publié sur le site Abondance.
Ce mois-ci, je suis en mode déménagement / vidage de cartons / montage de meubles Ikea et bien sûr, j'en profite pour réinstaller mon matos... Mon système d'alarme, mes caméras et un peu de domotique.
Sauf que la domotique, c'est pas mon kif car même si j'aime l'idée d'avoir des automatisations chez moi, ça fonctionne un moment, puis après ça ne fonctionne plus, souvent parce que les Raspberry Pi passent leur temps à corrompre les cartes SD... Puis surtout, je manque de temps pour me prendre la tête à régler des scénarios au poil de cul.
Mais là, c'est aussi un peu les vacances et y'a plusieurs paramètres qui ont changé. Déjà la nouvelle maison est plus petite. J'ai aussi un mini PC à disposition qui ne faisait pas grand chose. J'ai également une caisse de matos divers et variés (Zigbee / Zwave et autre) qui prend la poussière. Et puis les nouveautés dans ma vie, c'est bien sûr l'IA et Alexa.
Je me suis donc chauffé un peu, et je vais vous raconter ce que j'ai mis en place ces derniers temps.
Étape 1 : le mini PC qui dormait dans un carton
Le point de départ, c'est ce mini PC. Un NiPoGi Pinova P1 (lien affilié) que j'avais acheté en 2023, un Ryzen 3 4300U avec 16 Go de RAM et 1 To de SSD, qui n'avait jamais vraiment trouvé sa vocation. Complètement surdimensionné pour de la domotique, vous vous en doutez, et c'est exactement pour ça qu'il est parfait.
Parce que le vrai sujet, c'est pas la puissance, c'est le stockage. Mes install précédentes mouraient toutes de la même façon : une carte SD qui rend l'âme au bout de quelques mois d'écritures permanentes. Là, le système tourne sur un SSD, et rien que ça, ça règle le problème qui m'avait dégoûté les fois d'avant.
J'ai donc collé Home Assistant OS dessus, ce qu'on appelle HAOS pour les intimes. C'est la version "système d'exploitation" qui prend la machine entière et qui pilote tout elle-même, sans Linux à administrer en dessous ni Docker à maintenir. Et puis avec cette version, vous récupérez au passage le magasin d'add-ons et les sauvegardes automatiques, sans rien configurer. Sur une machine dédiée qui ne fait que ça, c'est franchement le mode le plus tranquille.
Et là, premier petit piège à savoir au niveau du BIOS si vous vous lancez... Pour démarrer, HAOS exige en effet que le mode UEFI soit activé et que le Secure Boot soit désactivé. Si vous zappez ça, votre clé USB ne bootera jamais et vous allez tourner en rond un bon moment.
Et tant que vous êtes dans le BIOS, y'a un troisième réglage dont la doc ne parle pas et qui est pourtant le plus important sur la durée : le comportement après une coupure de courant. Ça s'appelle "Restore on AC Power Loss", "After Power Failure" ou "AC Back Function" selon les marques, et il faut le passer sur "Power On". Sans ça, la moindre micro-coupure vous laisse une maison sans domotique jusqu'à ce que quelqu'un rentre appuyer sur le bouton. Et ça, croyez-moi, on n'en veut pas quand on est parti en vacances.
Le reste après, c'est du classique. Vous récupérez l'image générique x86-64 et vous la flashez sur une clé USB avec Balena Etcher. Attention à bien prendre haos_generic-x86-64 et pas une version pour Raspberry Pi ou pour machine virtuelle, sinon vous allez vous demander longtemps pourquoi ça ne démarre pas. Ensuite vous bootez le mini PC sur la clé, l'installeur écrit le système sur le SSD interne, et c'est plié. Vous retirez la clé, ça reboote, et l'interface vous attend :
http://homeassistant.local:8123
Si ça ne répond pas, c'est que votre box ne fait pas de mDNS, allez juste chercher l'IP dans sa liste de clients. Et voilà, un Home Assistant tout neuf.
Maintenant, passons à la suite parce que j'ai une caisse pleine de matos à réveiller.
Première galère : Faire parler le Zigbee
Dans ma caisse, y'avait notamment un dongle USB Sonoff (lien affilié) pour le Zigbee. Je le branche, et je décide de partir sur Zigbee2MQTT plutôt que sur ZHA, l'intégration native. Le choix se paye tout de suite en complexité (il faut un broker MQTT à côté, Mosquitto en l'occurrence), mais il se rembourse largement après, parce que Zigbee2MQTT expose absolument tous les réglages internes des appareils. Vous verrez plus bas pourquoi c'est déterminant.
Le mini PC qui va me faire oublier mes galères avec le Raspberry Pi
Sauf que rien ne s'est passé comme prévu. J'installe les modules recommandés, et Zigbee2MQTT n'apparaît tout simplement pas dans la liste. Bon. Une fois que j'ai réussi à le sortir de sa cachette, c'est la configuration du port série de la clé qui m'a offert un vrai moment de solitude : on modifie, on clique sur "Submit", ça a l'air de sauvegarder... et la page revient vierge, sans plus rien à sélectionner. Allez savoir si le réglage est passé ou pas !
Le truc à retenir en fait, c'est qu'il faut désigner la clé par son identifiant stable et pas par un /dev/ttyUSB0 qui peut changer au reboot. Le chemin ressemble à ça :
/dev/serial/by-id/usb-ITEAD_SONOFF_Zigbee_3.0_USB_Dongle_Plus_V2_...-if00
Une fois ça compris, le bridge est monté et n'a plus bougé. Mais c'est ce genre de conneries qui font lâcher la domotique à pas mal de monde, je pense.
Deuxième galère : mes appareils étaient otages du cloud
Deuxième claque, et celle-là est plus vicieuse. Mes prises connectées Meross, je les avais appairées à l'époque avec l'app du fabricant. Résultat, elles étaient déjà mariées au cloud Meross, et impossible de les récupérer proprement depuis l'app iPhone pour les basculer ailleurs.
La solution est donc passée par HACS, le magasin de composants communautaires, et un custom component qui s'appelle Meross LAN. L'intérêt, c'est qu'il parle aux prises en local, sur votre réseau, sans faire l'aller-retour par les serveurs du fabricant. Même logique avec l'app Sonoff LAN pour un interrupteur USB que j'avais (lien affilié). Vos automatisations continuent donc de tourner même quand le cloud du constructeur est dans les choux ou quand votre fibre est coupée.
J'ai aussi buté sur un cas plus tordu avec du matos Tuya car j'ai des appareil qui sont vendus sous une autre marque, avec leur app maison, et qui n'existent pas dans le cloud Smart Life sur lequel s'appuie l'intégration Tuya standard. Donc intégration cloud inutilisable... C'est vraiment le problème numéro un de l'objet connecté grand public, et c'est pour ça que je vous conseille de vérifier si un appareil a besoin du cloud avant de l'acheter, pas après.
Du coup, HACS est devenu mon meilleur pote sur ce chantier. J'y ai pris Meross LAN pour les prises, Sonoff LAN pour l'interrupteur, Alexa Media Player pour mes Echo et l'intégration Dyson. Il n'y a que mon capteur de qualité d'air air-Q qui était supporté nativement, sans rien avoir à installer.
Et pour faire tout ça, j'ai une arme secrète : Claude Code !
Et maintenant, la partie qui a vraiment tout débloqué. Parce que jusqu'ici, j'avais du matériel qui répondait, mais toujours zéro automatisation. Et c'est précisément là que je décrochais avant car l'éditeur graphique de Home Assistant devient vite limitant, et dès qu'on veut une condition un peu fine, on se retrouve à taper du YAML avec des templates Jinja et à se planter d'indentation ou de paramètres.
Du coup j'ai fait un truc très à la mode en ce moment... J'ai branché Claude Code directement sur mon Home Assistant via un serveur MCP conçu spécialement pour ça . En gros, le MCP c'est ce qui donne des outils concrets à l'IA. Grâce à ça elle peut lister mes entités, lire leur état en direct, et surtout écrire les automatisations dans HA. Je décris ce que je veux en français, il va regarder ce que j'ai réellement comme capteurs chez moi, et il écrit le scénario.
Et ça pour moi, ça change complètement le rapport tordu que j'ai à ma domotique. Et voilà comment en quelques jours, je me suis retrouvé avec 21 automatisations qui tournent, ce que je n'aurais jamais fait à la main. Pas parce que l'IA est magique, mais parce qu'elle supprime la friction. Je n'ai qu'à formuler les idées qui me passent par la tête et l'IA fait le job sans que j'ai à me galérer avec du paramétrage.
À noter que Home Assistant a aussi sa propre intégration Model Context Protocol Server depuis la version 2025.2, mais elle fait plutôt l'inverse : elle expose vos appareils à un assistant. Moi je voulais un truc qui écrive la config à ma place.
Mon vrai défi : Passer l'été sans clim
Voilà le scénario dont je suis le plus fier, parce qu'il résout un problème que j'ai vraiment dans cette nouvelle maison : pas de clim, et un bureau qui monte en température. Ce n'est pas que je ne veux pas en installer , c'est que je viens d'arriver, que y'a pénurie de ventilos et de pompes à chaleur et en plus je suis en location, donc ce n'est pas si simple que ça. Mes seules armes pour le moment, c'est donc un Dyson qui filtre et qui brasse, et des fenêtres à ouvrir au bon moment.
Mon fidèle ventilo !
Ce que j'ai fait du coup, c'est que le Dyson démarre tout seul quand l'air se charge en pollution et s'arrête quand c'est redevenu propre. Concrètement il se lance quand les PM2,5 dépassent 10 µg/m³ ou les PM10 dépassent 18 µg/m³ pendant 5 minutes d'affilée. Les 5 minutes de délai, c'est important car sans ça, un simple passage devant le capteur déclenche tout.
Mais le truc dont je suis vraiment content, c'est qu'il ne souffle pas pareil selon si je suis là ou pas. Si le capteur de présence me détecte, il démarre à 20% seulement, histoire de rester silencieux pendant que je bosse. Si je suis absent, il part direct à 100% et il purge la pièce à fond. Même logique pour les COV : au-dessus de 1000 ppb, c'est 30% en ma présence et 100% quand j'ai le dos tourné.
Le reste suit la même idée : une purge à fond pendant mon absence, un régime plus doux dès que je rentre dans la pièce, le mode nuit uniquement si je suis présent, et une alerte quand les filtres arrivent en bout de course.
Mais le vrai casse-tête, c'était l'aération. Parce que oui, quand l'air intérieur devient mauvais, la solution évidente c'est d'ouvrir les fenêtres. Sauf qu'en pleine canicule, ouvrir c'est la pire idée du monde : vous virez vos polluants et vous encaissez 35 degrés à la place. Je me suis retrouvé au départ plusieurs fois avec Alexa qui me disait d'aérer alors que c'était juste pas possible.
La solution que j'ai trouvé, c'est donc de mettre en place un scénario qui ne me conseille d'ouvrir que si quatre conditions sont réunies en même temps : il fait plus de 26 degrés chez moi, il fait au moins 2 degrés de moins dehors, l'air extérieur est plus sec que le mien, et la qualité de l'air extérieur est correcte. Alors let's go, Alexa me dit d'ouvrir les fenêtres. Et ça, elle le réévalue toutes les 10 minutes.
La condition sur l'humidité est celle à laquelle je n'avais pas pensé au départ, et que Claude Code m'a conseillé de lui-même, et c'est pourtant la plus utile. Comparer les températures toutes seules, ça ne suffit pas, c'est pourquoi le scénario compare les points de rosée, et pas les pourcentages d'humidité. Parce que de l'air à 24 degrés bien humide vous rafraîchit beaucoup moins que de l'air à 25 degrés bien sec, et vous vous retrouvez avec une pièce moite que vous mettrez la nuit à assécher.
Les notifs que j'ai sur le smartphone et qui sont lues par Alexa
Petite subtilité technique au passage : je ne regarde pas la température qu'il fait dehors, mais la plus chaude des deux prochaines heures. Ça évite d'ouvrir dix minutes avant que ça remonte. Et ça oblige à passer par un helper, parce qu'un template Home Assistant ne peut pas appeler un service tout seul... il faut donc une automatisation qui va chercher la prévision et la dépose dans une variable, toutes les 10 minutes.
Et surtout, il me dit quand refermer, avant que la chaleur ne revienne. Là, je referme quand la fraîcheur est acquise, quand la prévision annonce que c'est fini, ou quand l'air du dehors se dégrade. Et le message diffusé par Alexa m'explique laquelle des trois raisons s'applique.
Deux petits helpers mémorisent aussi qu'une aération est déjà en cours, histoire qu'Alexa ne me répète pas la même chose toutes les cinq minutes. Et si je m'absente pendant l'opération, j'ai droit à un rebriefing en rentrant.
Au passage, j'ai fait deux erreurs de débutant. La première c'est que j'avais posé mon capteur de qualité d'air juste à côté de la fenêtre. Il mesurait donc l'air de la rue et pas celui de mon bureau, et les scénarios se déclenchaient n'importe quand. Déplacé au fond de la pièce, tout est redevenu cohérent. Bref, placez vos capteurs là où vous vivez, pas là où c'est pratique à brancher.
La seconde, c'est que j'ai fini par limiter les annonces vocales sur la plage 8h-22h parce que se faire réveiller à 3h du matin par une enceinte qui vous parle de particules fines, ça vous passe l'envie de la domotique très vite !
Et si vous n'avez pas de clim non plus et que vous cherchez plus radical, Vincent avait aussi testé un rafraîchisseur pendant la canicule .
Le petit capteur qui a tout changé
Dans ma caisse à domotique, y'avait aussi un détecteur de présence Moes (lien affilié) en Zigbee, à ondes millimétriques, ce qu'on appelle un capteur mmWave. Un petit module qui coûte trois fois rien, et c'est clairement ma meilleure surprise de tout ce chantier.
Parce qu'un détecteur de mouvement classique, un PIR, détecte la chaleur qui bouge. Donc quand vous êtes assis à votre bureau en train de lire ou de regarder une vidéo, au bout de deux minutes il décide que la pièce est vide et vous éteint la lumière. Alors que le mmWave, lui, détecte la présence statique : il vous voit même immobile, parce qu'il capte les micro-mouvements et la respiration. Pour un bureau, c'est le jour et la nuit !
Le capteur AirQ à gauche / Le capteur mmWave à droite
Et c'est ici que le choix de Zigbee2MQTT paye enfin, parce qu'il expose tous les réglages internes du capteur. J'ai pu fixer la distance de détection à 225 cm, les sensibilités de mouvement et de présence statique à 4 sur 5, et un délai avant extinction de 20 secondes. Ce réglage de distance est important puisque le capteur peut porter jusqu'à 6 mètres, et à pleine portée il traverse allègrement une cloison pour aller détecter la pièce d'à côté.
Le résultat, c'est que quand j'approche de mon bureau, ma barre lumineuse BenQ s'allume toute seule via mon interrupteur Sonoff. Une deuxième automatisation allume la lampe d'ambiance sur une prise Meross, et une troisième éteint tout quand je quitte la pièce.
Et surtout, le déclencheur n'est pas la présence, mais la distance : la barre s'allume quand la cible passe sous 175 cm et ce chiffre-là, je ne l'ai pas sorti de mon chapeau. J'ai relevé 25 mesures en me plaçant assis, debout et en circulant derrière le bureau. Comme ça, un seuil serré exclut proprement tout ce qui n'est pas moi devant mon écran. Si vous devez retenir une chose sur le mmWave, c'est de bien noter vos vraies distances avant de choisir un seuil, sinon vous passerez des semaines à corriger des déclenchements bizarres.
Rien de spectaculaire au final, mais c'est un super confort !
Et forcément, des trucs ont cassé
Parce que non, même avec l'IA tout ne marche pas du premier coup. Une nuit, je quitte le bureau juste après minuit, et le lendemain matin je retrouve toutes les lumières allumées. Huit heures dans le vide. L'automatisation d'extinction sur absence n'était pourtant pas cassée : elle n'a simplement jamais eu l'information qu'il fallait pour se déclencher.
Le coupable, c'est le défaut classique des radars mmWave : la cible fantôme. Le capteur s'est verrouillé sur un écho statique et a continué à annoncer quelqu'un dans la pièce, en oscillant tranquillement entre 241 et 269 cm toute la nuit. Pour Home Assistant, j'étais donc toujours là. C'est ça la contrepartie de la détection statique... quand un radar voit quelqu'un d'immobile, il ne sait pas faire la différence entre vous et un artefact.
La parade, c'est donc une automatisation garde-fou : si la cible reste au-delà de 175 cm pendant 90 minutes d'affilée alors que les lumières sont allumées, on éteint tout. Le seuil reprend la calibration de la barre BenQ, et les 90 minutes valent le double de la plus longue plage légitime que j'aie observée sur trois jours (49 minutes). Elle ne remplace pas l'extinction sur absence, mais rattrape le cas où celle-ci n'a jamais pu partir.
Bref, l'IA écrit vite les scénarios c'est sûr, mais elle ne les teste pas en conditions réelles dans votre vraie maison. Un scénario parfait sur le papier peut très bien ne jamais se déclencher parce qu'un capteur ment donc il faut comprendre ce qui a été écrit, et surtout aller regarder l'historique quand quelque chose cloche.
Et puis y'a les petites morts silencieuses... Une de mes prises connectées est passée en "unavailable" et y est restée plusieurs jours sans que je m'en rende compte. C'est un autre piège de la domotique... Quand un truc tombe, rien ne vous prévient, ça arrête juste de marcher. D'où l'intérêt d'avoir aussi des automatisations qui surveillent votre installation elle-même, et pas seulement votre maison.
Voilà, c'est un petit début, mais ça me permet de me remettre en selle tranquillement. En tout cas, l'option mini PC + LLM est un bon choix pour avoir une install domotique rapidement fonctionnelle, je pense.
La suite du programme
Ce que j'ai fait aussi c'est installer Tailscale sur le mini PC, pour accéder à mon Home Assistant depuis l'extérieur sans ouvrir le moindre port sur ma box. C'est de loin la méthode la plus propre, et c'est gratuit pour un usage perso.
Ensuite, je pense que je vais sortir les ESP32 du tiroir. L'add-on ESPHome est déjà installé, il ne me manque plus que le courage de m'y mettre. Si ça vous tente, j'avais montré comment transformer un ESP32 à 5 euros en capteur domotique.
J'ai aussi pas mal de matos Z-Wave à recycler, donc je pense que je vais aussi prendre une petite clé Z-Wave à rajouter sur l'ordi.
Voilà pour ce début d'aventure domotique dans mon nouveau chez moi. Pour le moment, je me suis surtout concentré sur l'aération, la pollution, la gestion de la chaleur mais je pense que j'aurais de nouveaux scénarios qui viendront peupler mes rêves dans les semaines qui viennent et je ne manquerai pas de vous en causer.
Vous glissez une app dans la corbeille du Mac, elle disparaît du dossier Applications, et vous pensez que c'est réglé ? Que vous êtes naïfs ! Hé oui, ce que vous ne savez pas, c'est que ses préférences, ses caches et son container restent bien présent dans votre ~/Library, parfois pendant des années, encombrant votre espace disque pour rien.
Hé bien s'occuper de tout ce merdier, c'est le job de PureMac , une app native codée en SwiftUI qui piste ces fichiers-là pour libérer des ressources sur votre mac. Elle croise l'identifiant du bundle, celui de l'équipe de développement, les entitlements et les métadonnées Spotlight, selon trois niveaux d'agressivité en fonction de ce que vous voulez ratisser.
Elle sait aussi prendre le problème dans l'autre sens puisque son chercheur de fichiers orphelins parcourt ~/Library pour retrouver les restes d'applications que vous avez virées il y a trois ans et dont plus rien ne vous rappelle l'existence.
Et si vous développez, il y a de quoi récupérer bien plus de place avec les DerivedData, les runtimes de simulateur Xcode, les couches Docker, les caches npm, yarn, pnpm et Homebrew. Bon, ça vous savez déjà le faire avec docker system prune, deux ou trois autres commandes, ou avec
Mole en ligne de commande
dont je vous ai déjà parlé. Mais l'intérêt ici, c'est de tout voir d'un coup avant d'arbitrer.
Côté données, il n'y a rien à surveiller puisque PureMac n'embarque aucune télémétrie ni appel réseau. Et la licence, c'est du 100% licence MIT, là où d'autres outils similaires comme Pearcleaner ajoute une Commons Clause qui en interdit la revente, que AppCleaner, lui, s'arrête à la désinstallation, ou encore que CleanMyMac nécessite d'acheter une licence.
Pour le faire tourner, il vous faut macOS 13 au minimum, et ça s'installe en une ligne avec brew install --cask puremac. Sinon, il y a un .dmg signé et notarisé à récupérer directement.
Par contre, sachez que ça réclame le l'accès complet au disque, soit la permission la plus large que macOS distribue, et il ne garde aucun journal des chemins qu'il a supprimés. Surtout que quand un fichier est supprimé, il l'est pour de bon, donc vérifiez bien les choses avant de les supprimer.
Le nettoyeur de caches, est également une opération sans retour. Alors pour un cache ça n'a pas d'importance, puisqu'il se régénèrera tout seul. Mais pour un reste dans ~/Library qui contenait, j'sais pas, par exemple une licence, un wallet crypto ou vos réglages, c'est une autre affaire.
Donc soyez TRÈS prudent et lisez bien les chemins d'accès vers les fichiers avant de cliquer pour les supprimer, histoire de pas faire de conneries.
L'université de Cambridge prépare un petit satellite baptisé CosmoCube, pas plus gros qu'une valise cabine, qui partira se cacher derrière la Lune pour tenter d'entendre ce que l'univers racontait avant même l'allumage des premières étoiles.
Ce qu'il cherche, c'est la fameuse raie à 21 centimètres, un signal radio émis par l'hydrogène neutre pendant les âges sombres, cette période d'environ 150 millions d'années coincée entre le Big Bang et la naissance des premières étoiles.
À cette époque, aucun astre ne brille encore, donc aucun télescope classique n'a quoi que ce soit à regarder. L'hydrogène qui remplissait l'univers a en revanche laissé cette minuscule empreinte radio, et elle contient des informations sur la formation des toutes premières structures cosmiques.
Sauf que voilà, plus de treize milliards d'années d'expansion ont étiré ce signal vers les très basses fréquences, entre 10 et 100 MHz, exactement là où la Terre braille en permanence avec sa radio FM, ses communications et son ionosphère qui brouille tout.
D'où l'idée d'aller se réfugier derrière la Lune, l'endroit le plus silencieux du système solaire pour les ondes radio. Toute la mission tient sur une orbite de deux heures, dont environ 40 minutes de silence complet quand la Lune s'intercale entre le satellite et nous. C'est court. Mais c'est déjà infiniment mieux que tout ce qu'on peut espérer depuis la Terre, et l'antenne déployable couplée à un radiomètre étalonné aux petits oignons doit suffire à extraire ce murmure vieux de plus de treize milliards d'années.
Le budget reste raisonnable pour de la cosmologie, avec moins de 50 millions d'euros, dont plus de 2 millions de livres déjà posés par l'agence spatiale britannique, avec un décollage espéré d'ici cinq ans.
Il faudra juste faire vite. Les missions lunaires américaines et indiennes se multiplient, avec les satellites relais qui vont avec, et le dernier endroit vraiment silencieux du système solaire pourrait ne pas le rester très longtemps.
Source : Generation NT
Bélier : Si vous êtes mineur(e), Guillaume Pley vous enverra des messages privés. Sinon, vous serez la cible de 87 moustiques-tigres.
Taureau : Vous recevrez enfin vos lunettes pour voir l’éclipse.
Gémeaux : Emmanuel Macron vous éclaboussera avec son jet-ski. Plusieurs fois si nécessaire.
Cancer : Vous passerez votre temps à regarder des photos de gens qui passent des meilleures vacances que vous. Préparez votre vengeance.
Lion : Si c’est la semaine de votre anniversaire, on vous offrira un kit pour avoir l’air aussi idiot(e) qu’Aurore Bergé.
Vierge : Vous reverrez d’anciens amis et vous constaterez qu’ils font toujours les mêmes blagues, basées sur des citations de films. Fuyez.
Balance : Vous serez arrêté(e) à la douane avec 16 kilos de jeux de mots douteux dans votre valise. Contactez un bon avocat.
Scorpion : Un con vous parlera de « charges patronales » au lieu de cotisations. Remettez-le à sa place.
Furet : Vous porterez un pantalon en lin blanc du plus bel effet. Bravo.
Sagittaire : Les astres vous conseillent de boire et conduire. Ils s’en tapent de la sécurité routière.
Capricorne : Votre partenaire vous demandera sans cesse de le prendre en photo, et ne sera jamais satisfait du résultat.
Verseau : Vous lancerez une trend tiktok « Allumer un feu de forêt ». Ce sera quitte ou double.
Poissons : Vous prendrez en autostop François Ruffin, qui vous parlera de « la France des bourgs et la France des tours », mais pas de son aventure avec Sarah Saldmann. Faites une embardée.
L’article Horoscope du 17 août 2026 est apparu en premier sur Le Gorafi.fr Gorafi News Network.
Bélier : Si vous êtes mineur(e), Guillaume Pley vous enverra des messages privés. Sinon, vous serez la cible de 87 moustiques-tigres.
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Verseau : Vous lancerez une trend tiktok « Allumer un feu de forêt ». Ce sera quitte ou double.
Poissons : Vous prendrez en autostop François Ruffin, qui vous parlera de « la France des bourgs et la France des tours », mais pas de son aventure avec Sarah Saldmann. Faites une embardée.
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Le résultat est variable d'une personne à l'autre, mais j'ai lu de nombreux témoignages de l'efficacité de ce système.
(Les nausées sont dues au fait qu'il y a une dissonance entre ce que voient vos yeux (fixe) et ce que perçoivent vos oreilles (mouvements). Votre cerveau ne sait pas comment interpréter ça et provoque des nausées.)
(Permalink)
À Milan, une affiche Apple montre un tout petit enfant qui tient un iPhone couvert d'une substance gluante, sous le slogan "Tutto ok, è iPhone", tout va bien, c'est un iPhone. L'autorité italienne de protection de l'enfance ne l'a pas du tout prise comme une blague.
Le visuel appartient à la campagne mondiale "Relax, it's iPhone", qui décline depuis des mois le même gag d'un téléphone qui ressort indemne des petites catastrophes du quotidien. Ici, la catastrophe a deux ans et les mains pleines de bouillie.
Une habitante de Milan, dérangée par l'image, l'a signalée à l'AGIA, l'autorité garante de l'enfance et de l'adolescence. Celle-ci a embrayé direct.
Pour l'autorité, cette affiche banalise le baby-sitting électronique, cette habitude de coller un smartphone dans les mains des très jeunes enfants pour avoir la paix, avec un risque de dépendance à la clé et des conséquences sur leur développement psychologique et cognitif.
Le dossier a du coup été transmis à trois organismes, le régulateur des communications, l'autorité de la concurrence et l'institut d'autodiscipline publicitaire, pour d'éventuelles suites. Aucune décision n'est tombée pour le moment. bien sûr, c'est un peu tôt encore.
Apple voulait probablement dire autre chose : votre téléphone survivra si le petit dernier s'en empare, l'écran encaisse la bave et la purée de carottes. Sauf que voilà, sur ce panneau, le double sens existe, et il ne reste qu'un bébé absorbé par un iPhone.
Le moment est mal choisi. Plusieurs pays débattent d'un âge minimum pour les réseaux sociaux, et les autorités de santé répètent depuis des années qu'avant trois ans, l'écran est à proscrire tout court.
On comprend le problème, et il faut dire que l'image est gênante pour une marque qui vante par ailleurs son mode Temps d'écran et ses outils de contrôle parental à chaque conférence.
Apple n'a pas commenté. La campagne, elle, poursuit tranquillement sa tournée mondiale.
Source : Mac4ever
Les faux ongles en gel séduisent par leur tenue et leur brillance, mais leur usage répété soulève de vraies questions pour la santé de l’ongle. Entre limage et produits chimiques,…
L’article Faux ongles en gel et santé de l’ongle : risques, précautions et alternatives plus douces est apparu en premier sur Garan Cedore Magazine.
(Permalink)
(Permalink)
Voilà : L'internationale néo-fasciste. ☹️
Puisqu'il méprise autant l'Europe, Trump pourrait juste s'occuper de son cul ?
(via https://framablog.org/2026/08/17/khryspresso-du-lundi-17-aout-2026/)
(Permalink)
Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière.
Tous les liens listés ci-dessous sont a priori accessibles librement. Si ce n’est pas le cas, pensez à activer votre bloqueur de javascript favori ou à passer en “mode lecture” (Firefox) ;-)
Brave New World
- Comment Taïwan se prépare à une invasion chinoise (legrandcontinent.eu)
Décapitation du pouvoir, blocus naval, brouillage des communications et guerre urbaine figurent parmi les scénarios auxquels Taipei se prépare.
- Potatoes ‘boil’ in the ground as record heatwave sweeps across swathes of Asia (theguardian.com)
- Le Liban abolit officiellement la peine de mort, une première au Moyen-Orient (rfi.fr)
Le Parlement libanais a voté, mardi 11 août 2026, l’abolition de la peine de mort, une première au Moyen-Orient, dans une décision qualifiée d’« historique » par le ministre de la Justice, Adel Nassar. Le pays n’avait plus procédé à des exécutions depuis 2004.
- République démocratique du Congo : le bilan de l’épidémie d’Ebola dépasse 2 000 morts (fr.euronews.com)
- En Norvège, 4 500 euros d’amende pour avoir dérangé un ours polaire endormi (huffingtonpost.fr)
Une personne a écopé d’une amende de 4 550 euros au Svalbard, dans l’Arctique, pour avoir actionné une corne de brume pour réveiller un ours polaire endormi.[…]La réglementation locale dispose qu’« il est interdit de déranger inutilement, d’attirer ou de poursuivre un ours polaire », déclaré espèce protégée au Svalbard en 1972.
- Pollution, accidents, bouchons : faire payer tous les coûts du trafic inciterait à délaisser la voiture (rts.ch)
Le trafic engendre des coûts que la collectivité doit supporter, souligne l’Université de Bâle dans un communiqué publié lundi. Il s’agit notamment des charges sanitaires liées à la pollution atmosphérique et au bruit, des frais médicaux occasionnés par les accidents de la route, des pertes financières dues au temps passé dans les embouteillages ainsi que des coûts associés aux dommages indirects du changement climatique.
- La Belgique fait face à l’un des pires incendies de son histoire (huffingtonpost.fr)
Un feu d’ampleur s’est déclaré vendredi 14 août dans le pays. Celui-ci s’est rapidement propagé en quelques heures jusqu’à brûler 2 700 hectares.
- L’extrême droite à la conquête de l’Union européenne (blogs.mediapart.fr)
L’extrême droite n’est plus une force politique marginale en Europe. Elle gouverne déjà plusieurs pays, domine la vie politique dans d’autres et influence désormais les principales décisions de l’Union européenne.

- British widow, 78, told to leave Sweden under Brexit rules after living there for 21 years (theguardian.com)
- US Supreme Court just blew up EU-US Data Transfers (noyb.eu)
On Monday, the US Supreme Court decided in Trump v. Slaughter that the US Federal Trade Commission (“FTC”) may not be independent anymore. Since 2000, the EU has relied on the “independent” FTC as the enforcer of EU-US deals on personal data. According to EU treaty law, such oversight must be independent. In the current EU-US deal, the European Commission relies on the independent FTC 259 ( !) times. Max Schrems : “Given that there are no independent authorities in the US anymore, we call on the European Commission to orderly withdraw the adequacy decision on the US.”
- Groenland : le projet de forage pétrolier américain temporairement bloqué (humanite.fr)
- Le Canada brûle, son Premier ministre mise sur le pétrole (et prend l’avion pour des vacances en Italie) (reporterre.net)
- Trump envoie des bulldozers défigurer un parc national pour stopper l’immigration (reporterre.net)
Le 6 août, des bulldozers ont débarqué au sein du parc national de Big Bend, au sud du Texas, aux États-Unis. Des entrepreneurs mandatés par le gouvernement fédéral ont entamé les travaux de construction d’une barrière frontalière le long du Río Grande. « Il s’agit de l’attaque la plus odieuse contre un parc national américain depuis des générations »
- ICE wants to give agents electrified gloves that shock people into compliance (theverge.com)
The agency is looking to spend up to $20 million on the devices.
- US boosts drone surveillance as flesh-eating screwworms spread in Texas (arstechnica.com)
Hundreds of Homeland Security drones retasked to survey wildlife and livestock.
- Toddler’s tragic death from brain-destroying amoeba offers lessons for doctors (arstechnica.com)
The opportunistic pathogen was first identified in 1986 from the brain of a San Diego Zoo monkey, which died from the infection. Since then, only about 200 human cases have been recorded worldwide. About 90 percent of them have been fatal.
- Trump signs bonkers order that cuts vaccines, promotes ones that don’t exist (arstechnica.com)
President Trump signed an executive order Monday that makes sweeping, unilateral changes to federal vaccine recommendations. The order aims to reduce the number of lifesaving vaccines all children are recommended to get—from 18 to 11—while also splitting them up and spacing them out over more time and more medical visits.
- Physics PhDs Are Leaving the US at a Record-high Rate (aip.org)
Physics PhD graduates in 2025 left the US at the highest rate in the last 30 years, finds a new AIP report. Of these graduates, non-US citizens left the country at nearly double the rate of the previous year, the largest one-year increase since 1997.
- One in Three Alerts Wrong : High Error Rates and Data Concerns Force Cities to Drop Flock (gadgetreview.com)
- Inside the growing vigilante movement to knock out Flock surveillance cameras (theguardian.com)
An underground network of privacy activists is disabling or destroying the ubiquitous surveillance devices sprouting up across the US
- Texas targets internet infrastructure to enforce age assurance law (biometricupdate.com)
Order requiring Verisign to suspend a noncompliant domain signals regulators are moving beyond fines to infrastructure-level enforcement
- Donald Trump rend ses publications sur Truth Social payantes, deux médias l’attaquent en justice (huffingtonpost.fr)
Cela fait plusieurs jours que Donald Trump a annoncé qu’il comptait rendre payant l’accès privilégié à ses publications sur Truth Social. Or, au vu de l’impact que celles-ci ont sur les marchés, la crainte de délits d’initié de grande ampleur s’est fait une place dans l’actualité américaine.
- ‘If we don’t fight back, we don’t have a future’ : the journalist taking on the ‘tech fascists’ of Silicon Valley (theguardian.com)
- How clean air clubs are protecting Americans from wildfire smoke (theguardian.com)
- La Colombie en « état d’urgence » après un puissant séisme (huffingtonpost.fr)
La « région du café » et la ville de Cali, la troisième du pays, ont notamment été touchées par ce séisme de magnitude 7,4.
Voir aussi « Nous perdions espoir » : après le séisme en Colombie, ces rescapés ont été sauvés des décombres (huffingtonpost.fr)
- First test flight of largest all-electric aircraft used just $5 of electricity (arstechnica.com)
The X1 aircraft is comparable in size to a small regional airliner and can achieve a maximum takeoff weight exceeding 25,000 pounds with the help of four wing-mounted electric motors. The battery-electric propulsion system delivered more than one megawatt of power during the maiden flight.
- Trafic de fourmis : les dessous d’un business juteux en pleine explosion (reporterre.net)
- Qui sont ces peuples autochtones qui choisissent de nous éviter ? (slate.fr)
Le rapport de la semaine
Spécial IA
- Pourquoi nous n’avons pas encore bien compris l’AI Act (legrandcontinent.eu)
Alors que les géants américains commencent à adapter leurs modèles à ce règlement européen entré en vigueur il y a dix jours, l’un de ses principaux architectes explique ce que l’on peut réellement faire de cet outil au service de l’autonomie.
- Why we should all be worried about AI in elections (restofworld.org)
- Meta Patents AI Glasses to Use Facial Recognition to Identify People, Make Highlight Reels of Your Dinner Party (yro.slashdot.org)
- Big Tech Wants to Harvest Your Thoughts (wired.com)
Analyzing 30 of the most prominent companies currently in the market, they found that all but one had unlimited access to the consumer’s brain data ; two-thirds could share it with third parties ; and two implied that they were already selling it to third parties. “And if you sell something to a third party, […] they are not held by the original consumer agreement. You cannot be less protected. This is predatory. The companies act like this because there is no regulation. They think, ‘Let me just take possession of it all.’ It’s like the Wild West. You go in there and stake a claim for whatever you can.”
- Booksellers « suspect » AI firms are buying and then destroying rare books (arstechnica.com)
- Twitch content has trained Amazon AI for years, but users can opt out now (arstechnica.com) – voir aussi Twitch Says Quiet Part Out Loud : Amazon AI Is Opt Out Because ‘Nobody Would Opt In’ (aftermath.site) et Twitch Adds Setting Letting Users Opt Out of AI Training Amid User Backlash (gizmodo.com)
- Amazon backs power plant that may become top source of US climate pollution (arstechnica.com)
Amazon announces first off-the-grid data center in race to reap AI profits.

- L’IA stimule l’industrie pétrolière et booste ses bénéfices (reporterre.net)
C’est le constat d’une étude publiée le 4 août […] le déploiement des outils d’IA va permettre de diminuer les coûts de forage, de récupérer entre 470 et plus de 1 000 milliards de barils supplémentaires de pétrole dans les gisements existants, et d’exploiter ceux qui étaient autrefois jugés non rentables.
- Perplexity blocks Time’s ads served to AI agents, calling them ‘deceptive’ (digiday.com)
- Company Offering ‘100 % Human-Written, Never AI’ Medical Research Is Entirely AI (404media.co)
- As the videogame industry continues to be hammered by layoffs, Netflix is offering up to $840,000 per year for a new Director of Generative AI for Games (pcgamer.com)
- Boy George says band will be ‘fired’ if they refuse to play AI song live (thepinknews.com)
Spécial Israël
- « Des impacts ont été constatés » (blogs.mediapart.fr)
Sous les yeux du monde, les soldats israéliens assassinent des enfants, avec une désinvolture méthodique. Dans leurs rapports, chaque fois, la même effarante litote : « des impacts ont été constatés ».
- La France condamne à son tour les violences israéliennes dans le village de Qusra, en Cisjordanie (huffingtonpost.fr)
Des colons israéliens assiègent depuis plusieurs jours des habitations palestiniennes dans ce territoire, laissant les habitant·es sans accès à la nourriture.

Spécial femmes dans le monde
- Après le mandat du Portugais António Guterres, le poste de secrétaire général·e de l’ONU devrait revenir à une personnalité latino-américaine. Et, qui sait, peut-être enfin à une femme. (theconversation.com)
Spécial France
- Camouflet pour Macron, le Conseil constitutionnel censure l’interdiction des réseaux sociaux aux mineur·es (huffingtonpost.fr)
Les Sages ont estimé que le texte voté sous l’impulsion d’Emmanuel Macron « porte atteinte à la liberté d’expression et de communication. »
- Sur la loi fin de vie, le Conseil constitutionnel émet trois petites réserves qui ne remettent pas en cause le texte (huffingtonpost.fr)
Emmanuel Macron a salué la décision du Conseil constitutionnel qui va permet l’instauration d’une aide à mourir.
- Ce que l’on sait de la double cyberattaque massive visant les Finances publiques (huffingtonpost.fr)
Un cybercriminel s’est attaqué cet été au système d’information du fisc et au Serveur professionnel de données cadastrales. Deux à trois millions de Français·es pourraient être concerné·es.
Voir aussi Les oppositions accusent le gouvernement d’avoir caché le piratage des impôts (huffingtonpost.fr)
- Un maire menace de démissionner face à un projet de stockage par batteries lithium (reporterre.net)
- Mort d’un ouvrier sur le chantier de la ligne C à Toulouse : l’autopsie révèle un “écrasement” et non un malaise (france3-regions.franceinfo.fr)
Coup de théâtre après la mort d’un employé sur le chantier de la ligne C du métro toulousain lundi 3 août 2026. L’autopsie a révélé que l’homme de 48 ans a succombé à un écrasement, contrairement à ce qu’affirmait son employeur, qui évoquait un malaise. Une enquête pour “homicide involontaire” a été ouverte par le parquet de Toulouse.
- Sécheresse : des restrictions d’eau dans plus de 70 % de la France (fr.euronews.com)

- À Plogoff, le Plug off festival est annulé (letelegramme.fr)
Le Plug Off, festival débranché du réseau électrique, prévu à Plogoff les 22 et 23 août, est annulé, face aux fortes chaleurs et au risque d’incendie dû à la sécheresse.
- Incendies : le mineur soupçonné du départ du feu mortel à Mérignac reconnaît avoir jeté un mégot (huffingtonpost.fr)
Deux sapeurs-pompiers étaient décédés en juillet près de Bordeaux après que leur camion avait été « piégé » dans une parcelle de pins livrée aux flammes.
- Un nouvel incendie dans les Landes, plus de 1 000 hectares brûlés en 24 heures (reporterre.net)
- Chute de pierres : le mont Blanc fragilisé par les fortes chaleurs et déjà trois alpinistes tués (reporterre.net)
- « On nous enlève un des seuls lieux de nature » : les berges d’un lac fermées en pleine canicule (reporterre.net)
La région Île-de-France a décidé de fermer aux promeneurs les abords de la base nautique de Vaires-Torcy, en Seine-et-Marne, après deux noyades mortelles. Elle condamne ainsi un espace de fraîcheur gratuit, alors que les canicules s’enchaînent.
- « On ne peut rien faire face à 40 °C » : l’agro-industrie paie le prix fort du dérèglement climatique (reporterre.net)
- Irriguer les vignes ? « Une hérésie devenue une évidence » face aux canicules (reporterre.net)
- Énergie solaire : une production en forte hausse durant les canicules (reporterre.net)
- Nouveau record d’indisponibilité du parc nucléaire français, avec 20,4 % de puissance manquante mercredi (franceinfo.fr)
- Trois réacteurs de la centrale nucléaire de Gravelines arrêtés par une invasion de méduses (humanite.fr)

- Le client de ce restaurant des Alpes-Maritimes achète 300 euros une langouste… Pour lui rendre sa liberté (huffingtonpost.fr)
Spécial femmes en France
- Un vrai casse-tête : le concours pour imaginer les futurs billets d’euros raconté par la seule Française en lice (telerama.fr)
La designeuse Isabelle Daëron fait partie des dix derniers candidats dont les propositions ont été retenues par la Banque centrale européenne pour dessiner nos futurs billets. Ils seront mis en circulation courant 2030.
- Sophie Adenot va devenir la première astronaute Française à sortir dans l’espace (humanite.fr)
Sophie Adenot va effectuer une sortie extravéhiculaire dans l’espace le 18 août. Une première pour une Française.
- Aux championnats d’Europe d’athlétisme, vous ne verrez plus ce type d’images au nom de la lutte contre le sexisme (huffingtonpost.fr)
Nombre d’athlètes féminines, « moi y compris, se sont retrouvées en compétition à se focaliser davantage sur les caméras que sur leur propre performance », témoigne dans le guide pratique Holly Bradshaw, médaillée de bronze au saut à la perche aux Jeux olympiques de Tokyo en 2021 […] « Les commentateurs jouent également un rôle crucial pour enrichir les retransmissions », souligne-t-elle. Un aspect qui n’est toutefois pas couvert par le guide pratique.
- « Jme fou jte pécho » : de nouveaux échanges à caractère sexuel entre Guillaume Pley et une mineure de 14 ans révélés (leparisien.fr)
RIP
Spécial emmerdeurs irresponsables gérant comme des pieds (et à la néolibérale)
- Cette lettre explosive de Gérald Darmanin à Laurent Nuñez sur les violences sexuelles se retourne contre lui (huffingtonpost.fr)

- Le premier ministre reconnait que la fraude fiscale détectée est 18.5 fois supérieure à la fraude sociale détectée (blogs.alternatives-economiques.fr)
Le Premier Ministre Sébastien Lecornu a rendu public dans un message publié sur X un bilan de la lutte contre la fraude sociale et fiscale “609 millions d’euros recouvrés au titre des fraudes sociales détectées et 11,3 milliards d’euros au titre des fraudes fiscales détectées”
- Macron sur un jet-ski fait la Une de Paris Match, ses opposants lui décernent la palme de « l’indécence » (huffingtonpost.fr)
Le président de la République apparaît en une de « Paris Match » sur un scooter des mers sous le titre « dernier été aux commandes ».
Voir aussi Dans « Paris Match », Emmanuel Macron dépeint en capitaine de jet-ski (humanite.fr)
Quand la France vient de brûler et que les Français subissent la cinquième canicule de l’été, présenter le président s’adonnant aux joies des sports nautiques ce n‘était peut-être pas la meilleure des idées.
- Canicules et incendies : les principaux pyromanes sont identifiés mais restent impunis (reporterre.net)
- Des canadairs basés dans le Sud-Ouest : comment l’État a enterré ses promesses (environnementsantepolitique.fr)
Après les incendies de 2022 en Gironde, Gérald Darmanin avait promis une base aérienne locale pour que des canadairs puissent éteindre au plus vite les feux naissants. Mais rien n’a été fait. Interrogés, le garde des Sceaux et Bruno Retailleau se renvoient la responsabilité de cette annonce.
- Les travaux du plus grand data center d’Europe ont commencé en Île-de-France (reporterre.net)
Le préfet de Seine-et-Marne a donné son autorisation le 29 juillet pour lancer le chantier de cet immense data center, qui va artificialiser 90 hectares de terres agricoles. Il devrait consommer, à lui seul, autant d’électricité que celle produite par un réacteur nucléaire.
- Avant l’éclipse du 12 août 2026, le gouvernement en a vraiment fait moins que lors de celle de 1999 (huffingtonpost.fr)
Spécial recul des droits et libertés, violences policières, montée de l’extrême-droite…
- Attention, ceci n’est pas une contravention ! Mais une Amende Forfaitaire Délictuelle (expansive.info)
- L’antitsiganisme : un racisme d’État assumé (ujfp.org)
- Des tags antisémites et antiféministes retrouvés sur une fresque de Louise Michel à Trélissac en Dordogne (franceinfo.fr)
- À Lyon, un rassemblement raciste en faveur de la « remigration » interdit par la préfecture (huffingtonpost.fr)
Le préfet du Rhône a interdit ce rassemblement « introduisant une discrimination fondée sur la race et l’origine ethnique » et créant un risque de trouble à l’ordre public.
- Couvre-feux : les maires de droite et d’extrême droite bannissent les jeunes de l’espace public (humanite.fr)
- Les vrais pyromanes sont en uniforme (contre-attaque.net)
Lors d’un pot de départ, la BAC de Saint-Denis fait cramer son commissariat à coups de mortiers d’artifice après avoir vidé ses propres extincteurs pour s’amuser
- L’IGPN saisie après la collision entre un jeune homme en trottinette et un fourgon de CRS à Rennes (franceinfo.fr)
Le pronostic vital du jeune homme est toujours engagé. D’après les premières investigations, ce dernier a doublé une voiture et s’est retourné “pour vérifier qu’il n’était pas suivi”, heurtant le fourgon de CRS qu’il n’avait pas vu.
Spécial résistances
- 730 000 signatures contre le « permis de tuer » : le Parlement refuse le débat, le pays s’en empare (ldh-france.org)
- La garantie de l’indépendance de la justice et la liberté d’expression des syndicats de magistrats (humanite.fr)
Solidaires du Syndicat de la magistrature victime d’attaques pour avoir critiqué l’instauration d’une présomption de légitime défense pour les policiers et les gendarmes, les signataires de ce texte rappellent le principe de l’indépendance des pouvoirs et le droit des magistrats à la liberté d’expression.
- Les pompiers, ressortis bredouilles de leur rencontre avec Laurent Nuñez, appellent à manifester (huffingtonpost.fr)
- « La “dénumérisation” de nos services publics paraît absolument nécessaire » (la-croix.com)
Plus les services publics obligent à utiliser internet pour effectuer des démarches, plus ils fragilisent l’accès à des droits essentiels pour des millions d’usager·es, alerte depuis plusieurs années la défenseure des droits. Deux chercheureuses appellent l’État à garantir un égal accès aux services publics.
Spécial outils de résistance
- Tech : Une grave faille de sécurité dans Tails (secoursrouge.org)
Tails a réparé une faille de sécurité critique du noyau Linux. Cette faille permettait à un site internet de désanonymiser un·e utilisateur·ice utilisant Tails. Il est donc urgent de mettre à jour sa version de Tails à 7.10.1 avant toute utilisation de cette distribution Linux réputée pour son haut niveau de sécurité et d’anonymat.
- This ‘adversarial’ pattern can prevent surveillance cameras from detecting you (techcrunch.com)
Spécial MAGAM et cie
- Google co-founder Sergey Brin has now spent $100 million to fight the billionaire tax (techcrunch.com)
- Following Epic loss, Google has started hosting rival app stores in the Play Store (arstechnica.com)
Aptoide has become the first app store distributed inside Google Play under a judge’s order.
- En Australie, Meta paye des suprémacistes blancs et anti-vaccins pour publier sur Facebook (next.ink)
- ‘I’ve definitely lost followers’ : influencers face backlash over Meta ‘pervert glasses’ content (theguardian.co)
Using ‘spy glasses’ made by Facebook owner leads to floods of negative comments, say content creators

- Facebook ads are so hard to block that uBlock Origin stopped filtering them (neowin.net)
- Zuckerberg faces questions over why superyacht reportedly declined to help stranded boat (theguardian.com)
Small cruise ship rescued skiff in south-east Alaska even though Meta billionaire’s $300m megayacht was closer
- Microsoft Responds to Outcry After Quietly Installing Beta ‘Photos’ App on Enterprise Machines (tech.slashdot.org)
“OneDrive Photos automatically scans your system storage for photos,” and apparently “doesn’t need a Microsoft account to work, as it can also detect your local files.”
- Vulnerability giving attackers full control of Macs is under active exploitation (arstechnica.com)
Screen-sharing bug lets remote hackers log in without a password.
- A Zoom Screen-Sharing Bug Let Anyone Take Over Other Devices on a Call (wired.com)
Les autres lectures de la semaine
- Rising Prevent referrals and the runaway train of mass surveillance (openrightsgroup.org)
- Forget Climate Doomerism. We Know What We Must Do to Protect the Planet (truthout.org)
- I’m done using AI (brettcodes.com)
- Faut‑il s’inquiéter de la « starlinkisation » de l’accès à Internet en Afrique ? (theconversation.com)
En mai 2026, le réseau Internet par satellite Starlink, de la société SpaceX d’Elon Musk, avait réussi à s’implanter dans plus de la moitié des 54 États du continent africain.
- Africa’s growing e-waste crisis (meer.co)
Why tackling electronic waste requires stronger regulations, international cooperation, and sustainable solutions
- Ceuta : certaines vies ont moins de valeur que d’autres (politis.fr)
Jeudi 30 juillet, des dizaines de milliers de personnes ont convergé depuis le Maroc vers la ville de Ceuta. Au moins 77 personnes sont mortes en essayant de rejoindre l’enclave espagnole, dans une indifférence générale qui souligne une hiérarchisation des vies et un racisme banalisé.
- Matthieu Pigasse porte beau (blog.mondediplo.net)
- Une montagne blanche, masculine, bourgeoise (reporterre.net)
- The “Disability Dongle” : Why Silicon Valley Hates Me and you (sightlessscribbles.com)
- Marie-Claude Vaillant Couturier, pionnière de la documentation de l’horreur des nazis (humanite.fr)
- Informer sur les catastrophes à l’époque du Japon féodal : le rôle des « kawaraban » (theconversation.com)
En mêlant information et divertissement, ces feuillets pouvaient paraître quelques jours à peine après un séisme, un incendie, mais aussi relater toutes sortes de faits divers. Retour sur l’histoire d’un format médiatique méconnu, qui a su contourner la censure pour faire circuler des nouvelles dans le Japon d’avant le XXᵉ siècle.
- Des siècles avant les Incas, les habitants de la région colombienne de La Mojana ont développé un gigantesque système de canaux et de parcelles surélevés. Ce système aurait été bâti par une société non hiérarchique et pourrait inspirer les populations locales. (slate.fr)
Les BDs/graphiques/photos de la semaine
- Doucement
- Shadok
- Méduses
- Dinguerie
- Fort
- Popularité
- Remember
- Popular
- Génération perdue (bouletcorp.com)
- En images : les photos les plus marquantes de l’éclipse solaire (france24.com)
Les vidéos/podcasts de la semaine
- « Il faut arrêter » le développement de l’IA, qui met « en danger toute notre infrastructure monétaire et informatique » (rfi.fr)
- Éclipse totale de Soleil du 30 juin 1973 depuis le vol Concorde 001 (xjubier.free.fr)
Les trucs chouettes de la semaine
- L’association Granagora préserve les semences paysannes, plus robustes et adaptées au réchauffement climatique (france3-regions.franceinfo.fr)
- Créer des mares en pleine ville : une jolie manière de lutter contre les moustiques (reporterre.net)
- Did poop enable the evolution of complex animals ? (arstechnica.com)
- Have physicists finally discovered glueballs ? New evidence points to yes. (arstechnica.com)
- La renaissance du vélo à Pékin (ledevoir.com)
La capitale chinoise s’inspire d’Amsterdam pour venir à bout de la congestion causée par l’explosion du nombre de voitures.
- Taxi drivers rarely die of Alzheimer’s – how complex mental maps and spatial reasoning protect your brain (theconversation.com)
- How Baltimore Achieved Historically Low Homicides—With Less Police (emeraldbook.org)
Baltimore has engineered a 68 % drop in homicides since 2019, outpacing the national average—all while operating with 400 fewer officers. Here’s how the city debunked the myth that more police are the only answer to violent crime.
- Quelles applis de ton smartphone peux-tu remplacer par du libre ? (tutox.fr)
- Est-ce que vos apps fonctionnent sans Google Play Services ? (checksap.io)
- Résolution de la rentrée : quitter WhatsApp (baudelot.eu)
Retrouvez les revues de web précédentes dans la catégorie Libre Veille du Framablog.
Les articles, commentaires et autres images qui composent ces « Khrys’presso » n’engagent que moi (Khrys).
L’onanisme des utilisateurs de chatbots
Quand bien même les chatbots ne seraient pas les produits de gigantesques entreprises centralisées qui cherchent à nous exploiter en pourrissant nos cerveaux et Internet tout en étant une catastrophe écologique et sociale, je ne les utiliserais pas.
Quand bien même l’outil serait éthique à tous les points de vue, je le détesterais !
Le guitariste et le joueur de Guitar Hero
John Scalzi explique enfin pourquoi je n’aime pas ça. Parce que ç’est littéralement une perte de temps, un jeu vidéo qui ne sert à rien.
Il prend l’analogie de Guitar Hero : oui, c’est fun. Mais, fondamentalement, c’est inutile. Vous n’apprenez rien ! En demandant à un chatbot de répondre à une question, de produire un texte ou une image, vous n’avez littéralement rien appris. Les études le montrent : un étudiant qui répond à une question d’un prof en utilisant ChatGPT est incapable de répéter cette réponse quelques minutes plus tard. L’investissement intellectuel est nul. L’étudiant est comme une interface transparente entre le chatbot et le prof.
Je l’ai vécu lors d’un examen où j’avais autorisé l’usage de l’IA : un étudiant a été incapable de répondre à une question alors que la réponse était affichée sur son écran.
Mais, comme Guitar Hero, jouer avec un chatbot est amusant, voire addictif.
Je le comprends très bien. J’ai pris une demi-heure pour jouer avec la génération d’images de Lumo, le chatbot de Proton. Je lui ai demandé une couverture de Bikepunk et j’ai itéré en notant les défauts. J’avais plein de choses à dire sur l’output (notamment que, quoi qu’on fasse, une jeune femme à vélo doit obligatoirement porter un crop top). C’était très marrant de voir que quand j’ai précisé que je voulais que le personnage masculin ressemble à Thierry Crouzet, il a soudainement acquis une musculature impressionnante. Ce n’est pas que Thierry n’est pas musclé en vrai, mais, quand même, j’évite d’éternuer trop fort dans sa direction.
Et là, vous voyez le truc : c’était amusant. Ça me donnait envie de partager les différentes images.
Mais, en réalité, quand on n’est pas dans le délire, c’est juste nul. C’est comme regarder un pote jouer à Guitar Hero : il s’éclate, mais c’est un peu emmerdant pour le public. Voir c’est gênant. Un peu comme si vos amis vous racontaient à quel point leurs dernières séances masturbatoires étaient jouissives.
L’utilisation de l’IA est un plaisir solitaire. Je n’ai rien contre le fait que ça vous amuse, mais, par pitié, ne le partagez pas avec moi !
On ne gagne pas du temps en poussant sur un bouton
Les gens disent gagner du temps avec l’IA, mais ils n’améliorent pourtant pas leur productivité. Le paradoxe viendrait que le temps pris à utiliser l’IA lui-même ne serait, intuitivement, pas pris en compte.
C’est un paradoxe bien connu des bons managers : le management prend du temps et de l’énergie. Souvent plus que faire les tâches soi-même. Si tu engages un jardinier pour tondre ta pelouse, tu dois trouver le jardinier, le contacter, convenir d’un rendez-vous, négocier un tarif puis, une fois qu’il est là, lui expliquer le travail, vérifier qu’il a bien compris et puis vérifier qu’il a fait tout correctement.
Outre l’argent que ça coûte, cela n’est clairement pas une tâche anodine. En fait, si c’est juste pour faire une seule fois un petit jardin, c’est beaucoup plus rentable de tondre ta pelouse toi-même. Le bénéfice ne se fait sentir que lorsque tu as confiance et que tu as un accord pour que le jardinier vienne une fois par mois tondre une grande pelouse, sans même avoir besoin de te prévenir.
Les jeunes parents connaissent tous cela : junior veut absolument aider au montage du meuble Ikea, mais, honnêtement, ça te prend cinq fois plus de temps que de le faire tout seul.
On en est là avec l’IA. Parfois on gagne un peu de temps (une vraiment grande pelouse à tondre), parfois on en perd (l’armoire Ikea), mais l’attrait de la nouveauté fait que c’est fun. Un peu comme le fait de regarder un jardinier travailler depuis son salon en lui donnant des ordres. Cela donne un sentiment de puissance. C’est littéralement masturbatoire.
Le problème c’est que la rentabilité à long terme de notre jardinier se base sur le fait de créer une confiance, un automatisme. Et là, on est face à une entreprise de jardinage qui a un monopole mondial, qui augmente ses tarifs arbitrairement et envoie, à chaque fois, un nouvel ouvrier qui ne connait pas votre jardin, mais fait semblant du contraire. En plus, il est sous ecstasy.
Vos outputs de chatbots sont de la pollution
Mon principal grief, c’est que les utilisateurs des chatbots sont persuadés d’avoir une compétence ou une valeur ajoutée quelconque. J’en ai été témoin de première main : les projets open source sont noyés de contributions générées. Souvent, les utilisateurs sont de bonne foi : ils ont réellement trouvé un bug et plutôt que de le rapporter, ils demandent à un LLM de générer un patch.
Parfois, ils poussent le vice jusqu’à faire écrire le rapport de bug par le LLM. Ils sont très fiers.
Fier de quoi ? D’avoir cliqué sur l’icône Claude ou ChatGPT ?
Et c’est une catastrophe : parce que le mainteneur doit désormais tenter de comprendre dans tout ce charabia et ce jargon quel est le problème de base. Au lieu d’avoir un utilisateur qui se plaint, parfois un peu maladroitement, nous sommes face à une machine qui réinterprète tout et il faut deviner ce que l’utilisateur avait en tête. En gros, il faut essayer de déduire le prompt.
Ce n’est déjà pas évident de se comprendre entre humains en communication directe alors si un chatbot sert d’intermédiaire…
Ou cette connaissance à qui je pose une question et qui m’envoie la réponse de ChatGPT. Comme si c’était d’une aide quelconque. Parce que si je demande quelque chose à quelqu’un, c’est vraisemblablement parce que je ne trouve pas de réponse facile et que je pense que cette personne a une expertise du domaine. Me renvoyer la réponse de ChatGPT est à la fois injurieux (tu n’en as rien à foutre de m’aider) et hautain (tu penses que je ne suis pas capable de faire une recherche Web).
Que ce soit clair : un output de chatbot n’est pas fait pour être partagé. Si vous souhaitez le faire, alors partagez juste le prompt, ce sera beaucoup plus efficace.
De plus en plus d’artistes professionnels se plaignent : plutôt que d’avoir des instructions claires, les clients leur envoient des « idées » générées par IA. Et les artistes doivent deviner ce que veulent leurs clients.
Le chatbot, c’est comme la masturbation : pratiquez-le seul ou dans un cercle restreint d’adultes consentants. Jamais en public. Jamais en présence de personnes non consentantes. Jamais dans un cadre professionnel.
Apprendre de ses expériences
Mais le principal problème, outre l’opacité de la communication, c’est ce que dit Scalzi avec Guitar Hero ou comme le montre l’analogie de la masturbation : vous n’apprenez rien.
Vous ne saurez pas jouer bon anniversaire à la guitare même après des centaines d’heures de Guitar Hero. Vous ne rencontrerez jamais un partenaire amoureux en vous masturbant. Ce n’est pas un jugement de valeur : c’est juste que ces activités n’ont pas le moindre rapport entre elles !
L’énorme majeure partie des patches que je reçois pour mes projets Open Source me prennent plus de temps à relire et à intégrer que si je le faisais moi-même. Pourtant, j’apprécie cela, car je sais que la personne a dû fournir un effort pour comprendre mon code. Elle a appris. Et, petit à petit, elle va être de plus en plus à l’aise pour faire des changements plus importants tandis que moi, j’aurais appris à lui faire confiance. Je peux également poser des questions sur les choix techniques qui ont été faits, en discuter, remettre en question mes propres perspectives, mes propres choix.
Accepter un patch n’est jamais un gain de temps, c’est un investissement sur le futur. C’est également une manière de faire grandir deux personnes.
Ce qui n’est pas le cas avec les patchs générés. C’est même exactement le contraire : accepter un patch généré va introduire dans le projet du code qui fonctionne peut‑être aujourd’hui, mais que personne ne comprend et, surtout, dont on ne peut même pas présupposer qu’il a une logique.
Si vous n’avez rien appris en utilisant un chatbot et si la personne qui reçoit l’output n’apprend rien, pourquoi le faire tout court ?
Un tas de débris aléatoire n’est pas une maison
Vous vous souvenez de l’expérience de pensée qui dit que si on assied assez de chimpanzés qui tapent aléatoirement sur des machines à écrire, on va finir par générer du Shakespeare ou du Proust ?
Et bien c’est exactement ce que font les chatbots avec le code : ils génèrent presque aléatoirement des morceaux de code jusqu’à ce que le code en question réponde superficiellement à la question. Ça fonctionne, parfois, ici et maintenant, mais, bien entendu, ça va craquer de partout dès qu’on bouge quelque chose.
Un peu comme si on construisait une maison en jetant aléatoirement des poutres et des briques jusqu’à ce que, ô miracle de la loi des grands nombres, l’édifice de matériau dégage un espace assez grand pour qu’on l’appelle "chambre" avec une ouverture appelée "porte". Ce serait cool.On prendrait des photos.
Mais pensez-vous sérieusement que cette "maison" tiendrait face à la première pluie, au premier souffle de vent ou à la première vibration d’un camion sur la route ?
De la même façon, communiquer par écrit est une compétence qui se travaille. C’est même plus important que cela : l’écrit permet de structurer ses propres pensées. Tant que vous n’avez pas écrit vos idées, elles ne sont pas réelles, pas claires.
Tant que vous n’avez pas fixé votre idée sur un support, elle ne vaut rien. Et si ce n’est pas vous qui la fixez, ce n’est pas votre idée.
En déléguant l’écriture de vos emails et de vos rapports, non seulement vous perdez la compétence communicationnelle, mais, pire, vous perdez simplement vos idées.
Les singes bientôt remplacés ?
Dans le cliquetis des milliards de machines à écrire actionnées par les singes, une feuille tomba soudainement sur le sol. Un entrepreneur s’en saisit et lut : « Longtemps, je me suis couché de bonne heure… »
— Ça y est, hurla-t-il ! Nous avons réussi ! Ce singe écrit du Proust !
Le singe en question fut mis sur un piédestal, choyé, dorloté. Mais les entrepreneurs avaient beau faire, il n’écrivait plus que du charabia sans signification.
— Dommage, fit un entrepreneur. Peut-être n’est-ce pas la bonne approche.
— Et si nous remplacions les singes par des utilisateurs de ChatGPT ?
— Pas bête. Statistiquement, ça devrait fonctionner…
— Et puis, on ferait des économies de bananes !
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Cet article est une republication, avec l’accord de l’auteur, Hubert Guillaud. Il a été publié en premier le 02 juin 2026 sur le site Dans Les Algorithmes sous licence CC BY-NC-SA.
Tout l’été, profitez de republications de « Dans Les Algorithmes » ! Rendez-vous tous les dimanches de juillet et d’août pour réfléchir, ensemble, sur les enjeux de l’Intelligence Artificielle.
L’application de l’IA à la science ne promet pas tant des progrès qu’une concentration renforcée.
Ce que l’IA accélère
Les promesses de l’IA pour découvrir de nouveaux matériaux ou révolutionner les découvertes scientifiques sont fortes. L’idée que l’IA serait l’avenir de la science comme on l’entend très souvent est bien plus un moyen d’orienter les investissements qu’une vérité scientifique, au risque d’augmenter la dépendance de la science à l’IA.
Dans le domaine de la fabrication de médicament, on attend là encore que l’IA permette de nouvelles percées, explique The Economist. Pourtant, les partenariats entre entreprises pharmaceutiques et sociétés d’IA se multiplient, notamment dans l’espoir de mieux identifier des molécules, de raccourcir le temps de développement des essais cliniques et de diminuer le taux d’échec de ceux-ci (actuellement, « les médicaments candidats entrant en essais cliniques ont un taux d’échec de 90 %, ce qui porte le coût de développement d’un médicament efficace à la somme astronomique de 2,8 milliards de dollars »). « Même des gains d’efficacité marginaux représenteraient des avantages considérables. Des rapports provenant de l’ensemble du secteur suggèrent que l’IA a commencé à apporter ces gains. Elle a réduit la phase préclinique (celle qui précède les essais cliniques sur l’homme) à 12-18 mois, contre trois à cinq ans auparavant. Et elle a amélioré le taux de réussite. Une étude publiée en 2024, portant sur les performances de molécules proposées par l’IA lors des premiers essais cliniques, a révélé un taux de réussite de 80 à 90 %. À titre de comparaison, les moyennes historiques se situaient entre 40 et 65 %. »
« La conception d’un nouveau médicament commence généralement par le criblage de petites molécules organiques afin d’identifier celles présentant une activité biologique prometteuse afin de sélectionner les plus probables. L’IA peut analyser des bibliothèques de dizaines de milliards de molécules, en testant des propriétés telles que la puissance, la solubilité et la toxicité grâce à des émulations logicielles de ces molécules, sans qu’il soit nécessaire d’utiliser les molécules réelles en laboratoire. Jim Weatherall, l’un des responsables de cette activité chez AstraZeneca, une autre grande entreprise pharmaceutique, affirme que cette méthode permet de trier les molécules prometteuses deux fois plus vite qu’auparavant, et que plus de 90 % du processus de découverte de petites molécules de l’entreprise est désormais assisté par l’IA. »
L’IA sert donc d’abord à optimiser les investissements. L’IA contribue également à améliorer la conception des essais cliniques. Par exemple en formulant une hypothèse sur une maladie et en tentant de confirmer ou d’infirmer ces hypothèses par une recherche bibliographique.
L’IA se révèle également prometteuse dans la sélection des patients pour les essais cliniques. Elle peut analyser les dossiers médicaux, les biopsies et les examens d’imagerie des candidats afin d’identifier ceux qui pourraient tirer le meilleur parti d’un nouveau médicament. Une meilleure sélection des participants permet de réduire la taille des essais, et donc de les rendre plus rapides et moins coûteux. Une autre utilisation de l’IA consiste à créer des patients synthétiques permettant de comparer un patient réel et son double numérique pour comparer l’évolution prédite sans traitement par rapport au patient testé. À terme, les patients synthétiques permettraient de réduire les groupes témoins et leurs coûts (au risque tout de même que ces comparaisons aient une fiabilité relative).
L’optimisation des essais cliniques via l’IA représente une réduction considérable des risques, avec une diminution concomitante des coûts de développement des médicaments.
Mais si l’IA promet de produire de nouveaux médicaments, elle ne promet pas que nous ayons les capacités industrielles de le faire, comme le montrent les innombrables pénuries que nous traversons. Elle ne résout pas le risque d’abandon de la santé pour tous, qu’évoquait par exemple le philosophe Alexandre Monnin dans AOC il y a quelques mois (voire notre synthèse).
Au contraire. Dans le domaine de la médecine, comme le soulignaient l’avocate américaine des sans-abris Leah Goodridge et la médecin et chercheuse, Oni Blackstock, directrice de l’association Health Justice, dans une tribune pour The Guardian, l’IA risque bien plus d’être utilisée pour refuser des soins que pour faire progresser la médecine. En Californie du Sud, où le nombre de personnes sans abris est l’un des plus élevés du pays, Akido Labs gère des cliniques pour les personnes sans domicile fixe et celles à faibles revenus. Mais ces patients sont vus par des assistants médicaux qui utilisent l’IA pour écouter les conversations, puis proposer des diagnostics et des plans de traitement potentiels, qui sont ensuite examinés par un médecin. L’objectif de l’entreprise, a déclaré son directeur technique à la Technology Review, est de « supprimer le médecin de la consultation ».
Cela s’inscrit dans une tendance plus large où l’IA générative est de plus en plus intégrée au système de santé, rappellent Goodridge et Blackstock. En 2025, une enquête de l’Association médicale américaine a révélé que deux médecins sur trois utilisaient l’IA dans leur travail quotidien, notamment pour diagnostiquer les patients. Une start-up spécialisée en IA (OpenEvidence, qui n’est pas accessible en Europe) a levé 200 millions de dollars pour fournir aux professionnels de santé un ChatGPT pour médecins. Et les législateurs américains examinent actuellement un projet de loi qui autoriserait l’IA à prescrire des médicaments. Bien que cette tendance à l’intelligence artificielle dans le secteur de la santé affecte presque tous les patients, son impact est plus profond sur les personnes à faibles revenus, qui rencontrent déjà d’importants obstacles à l’accès aux soins. « Les personnes sans domicile fixe et à faibles revenus ne devraient pas servir de cobayes pour l’IA dans le domaine de la santé. Au contraire, leurs voix et leurs priorités devraient déterminer si, comment et quand l’IA sera mise en œuvre dans leurs soins ».
La saturation des hôpitaux, les coûts d’accès au soin… expliquent en grande partie ces développements. D’autant que ces contraintes « sont souvent amplifiées dans les communautés économiquement défavorisées, où les établissements de santé sont souvent sous-financés et les patients non assurés, avec un fardeau plus lourd de maladies chroniques dû au racisme et à la pauvreté ». Les très documentés biais des IA de santé, « qui diagnostiquent bien moins les problèmes des patients noirs et hispaniques, des femmes et des patients bénéficiant de l’assurance Medicaid, promettent surtout d’aggraver les inégalités de santé pour les patients qui rencontrent déjà des obstacles à l’accès aux soins ». Pire, comme on le lit dans la TR, les patients ne sont même pas informés que leur professionnel de santé ou leur système de santé utilise l’IA. Un assistant médical explique ainsi que ses patients savent qu’un système d’IA les écoute, mais qu’il ne leur dit pas qu’elle formule des recommandations diagnostiques. Ces discriminations sont renforcées par la tendance croissante à l’utilisation de l’IA pour déterminer les remboursements de santé des personnes à faibles revenus (voir ce que nous disions d’United HealthCare connu pour sa politique de refus de remboursement de soins de santé). Bref, si l’IA d’un côté promet une amélioration de la production de médicaments, elle risque bien plus d’empêcher les publics d’y accéder.
Il y a d’autres domaines que l’IA accélère, comme le pointait Cade Metz dans le New York Times. Notamment la recherche en mathématiques, en biologie et en chimie. Mais là encore, bien des annonces tonitruantes se révèlent souvent assez décevantes une fois que les spécialistes les décortiquent. C’était le cas notamment lorsqu’une startup d’IA, Harmonic a annoncé avoir résolu un problème mathématique, avant que les experts ne constatent que ses solutions ne différaient guère des travaux antérieurs de mathématiciens. L’IA parvient à identifier des solutions existantes, enfouies dans des décennies d’articles de recherche plus qu’elle n’en invente. « On a l’impression d’être face à un élève brillant qui a tout mémorisé pour l’examen, mais qui ne comprend pas vraiment le concept », assène le mathématicien Terence Tao. L’IA permet bien plus de suggérer des hypothèses ou des expériences qui permettent de cibler les recherches, explique un spécialiste du cancer, qui constate lui aussi que cela permet d’accélérer les processus. Mais un chercheur expérimenté est toujours nécessaire pour guider le système. Pour Terence Tao, interviewé dans Nature, l’IA peut commettre des erreurs invérifiables dans nombre de domaines, mais en maths, elles sont vérifiables. Les inconvénients sont donc bien plus limités. « On commence à voir des exemples où l’IA – peut-être par chance – résout des problèmes importants pour les mathématiciens. C’est encore très rare et l’IA présente encore de nombreuses faiblesses ; elle ne remplace pas le travail humain. Mais il devient de plus en plus difficile de nier l’efficacité de ces outils. » Mais définir de nouveaux concepts et déterminer les problèmes à résoudre restera probablement du ressort des mathématiciens humains… au moins pendant un certain temps encore, estime le médaillé Fields.
… au risque de réduire le champ d’investigation de la science
Si l’IA pour la recherche scientifique promet, elle pourrait aussi avoir des effets délétères, rappelle la journaliste Grace Huckins pour la Technology Review et réduire à terme le dynamisme de la science. Une étude publiée dans Nature a révélé que si certains scientifiques perçoivent des avantages professionnels à adopter l’IA, la science dans son ensemble pourrait en pâtir, car l‘IA réduit le champ d’investigation de la communauté scientifique. Cela pourrait s’expliquer par le fait que l’IA excelle particulièrement dans l’analyse de données et de publications existantes, ce qui incite les scientifiques qui l’utilisent à se concentrer sur des domaines établis où des données à grande échelle sont disponibles. Il pourrait en résulter un nombre réduit de scientifiques disponibles pour étudier des problèmes moins adaptés à l’IA. Intégrer efficacement l’IA dans la science est plus qu’un simple défi technique : préserver le dynamisme et la diversité de la science à l’ère de l’IA pourrait nécessiter un effort concerté de la part de la communauté scientifique.
Dans un éditorial pour Science, Julio Ottino et Brian Uzzi enfoncent le clou et dénoncent le risque d’une « progression sans progrès ». « Les progrès réalisés dans l’utilisation de l’intelligence artificielle pour faire progresser la découverte scientifique rendent de plus en plus réaliste l’idée de systèmes automatisés de « science de bout en bout » : des chaînes de traitement intégrées capables de générer des hypothèses, de mener des expériences (in silico ou robotisées), d’analyser les résultats et de produire des résultats publiables avec une intervention humaine minimale. La question cruciale n’est pas de savoir si l’IA peut « faire » de la science, mais si la science – en tant que système social et évolutif produisant des connaissances fiables – peut survivre à la manière dont l’IA la pratique. »
Or, « la science n’est pas simplement une suite de tâches optimisables. Elle progresse par un processus analogue à l’évolution darwinienne : variation à travers de nombreux efforts indépendants ; sélection par la critique, la réplication et la compétition ; et conservation des résultats robustes. Cette structure distribuée permet à la science de s’autocorriger et de générer de la nouveauté. L’indépendance n’est pas fortuite ; elle est le mécanisme qui produit à la fois la fiabilité et la découverte. »
Mais, la science n’a jamais pleinement atteint cet idéal, rappellent-ils. Elle a aussi été façonnée par les biais, les erreurs et la fraude. Les partisans de l’intelligence artificielle arguent que l’automatisation pourrait atténuer certaines de ces limitations tout en accélérant les découvertes et en élargissant la participation. Reste donc à savoir si l’IA en science réduit ces imperfections ou les amplifie à l’échelle des machines.
L’intégration de l’IA à la science risque de modifier fondamentalement la structure de la science. Notamment en favorisant des plateformes dominantes, entraînées sur des données similaires et optimisées pour certains objectifs. « Comme sur d’autres marchés de technologies numériques, la concentration est un résultat plausible. Le risque est fort qu’une poignée de systèmes façonnent la majorité de la production scientifique […]. La diversité simulée au sein d’un système ne saurait se substituer à la diversité épistémique entre des approches véritablement concurrentes. »
La conséquence n’est pas seulement institutionnelle ; elle est bien épistémique, c’est-à-dire qu’elle concerne toutes les connaissances. « Le système scientifique prospère grâce à l’inefficacité : efforts redondants, tentatives infructueuses et chemins divergents. Il ne s’agit pas de coûts à éliminer, mais de sources de découverte. À l’inverse, les pressions d’optimisation favorisent la convergence. Il risque d’en résulter une production accrue, mais une exploration moindre de l’inattendu. »
« Ce rétrécissement a des implications sur la créativité. Une grande partie de la force de l’IA réside dans l’exploration combinatoire, le réarrangement des connaissances existantes en de nouvelles configurations. Or, nombre d’avancées majeures en science ne sont pas des combinaisons ; ce sont des ruptures, des changements conceptuels qui contredisent les hypothèses des cadres antérieurs. Parce que ces avancées s’écartent des schémas encodés dans les données existantes, elles sont les moins susceptibles d’émerger de systèmes entraînés sur le passé. »
« L’indépendance n’est pas seulement une garantie de fiabilité ; elle est la condition de la rupture conceptuelle. » À l’inverse, « l’optimisation de chaque composant ne garantit pas l’intégrité de l’ensemble. » Au contraire, elle peut la compromettre.
« Il ne s’agit pas de rejeter l’IA, mais de la considérer comme un simple progrès technique. Préserver les propriétés fondamentales d’un système scientifique évolutif devient désormais une contrainte de conception. Les résultats scientifiques doivent garantir une traçabilité claire – une chaîne de responsabilité identifiable qui ne se dissout pas dans des systèmes opaques. Les dispositifs institutionnels et techniques doivent assurer des approches véritablement distinctes, et non de simples variations au sein d’une architecture partagée. »
« Ces exigences ne sont pas des inefficacités à éliminer par l’ingénierie. Elles représentent les solutions accumulées au problème de la fiabilité des connaissances. Un système d’IA peut produire des résultats impressionnants. Mais s’il remplace un processus évolutif par un processus artificiel, il risque de restreindre non seulement le champ de nos découvertes, mais aussi notre capacité de découverte tout court. »
Le financement de la recherche : submergé par l’IA
Geraint Rees et James Wilsdon pour Nature tirent la sonnette d’alarme. L’IA est en train de submerger les appels à projets et demandes de financement de la recherche, améliorant le nombre, la qualité, le volume des demandes au risque de provoquer l’effondrement même du système. Les réponses générées par l’IA peuvent être entraînées sur les publications des chercheurs, sur les critères d’attribution des subventions et même sur les projets retenus pour ajuster les demandes aux résultats attendus. Et l’effet se constate déjà, pointent les chercheurs. Dans une étude qui a regardé les projets de 12 organismes de financement de la recherche de l’Union européenne, les chercheurs montrent une augmentation des candidatures depuis 2022.
« Les décideurs politiques et les organismes de financement vont devoir repenser l’allocation des fonds de recherche avant que le système ne devienne ingérable. » Confrontés à un afflux de réponses de qualité, ils devront alors faire des choix largement arbitraires quant aux projets à financer et aux candidats.
Jusqu’à présent, les organismes de financement de la recherche ont principalement réagi à ces évolutions en restreignant l’utilisation de l’IA par les candidats et les évaluateurs, certains déclarant les demandes inéligibles si elles sont élaborées avec de l’IA. Mais ces préconisations sont impossibles à appliquer, car la probabilité de détection est faible et ne constitue pas une réponse au problème. Le risque est fort que toutes les propositions répondent aux critères de financement et que les différences entre elles soient minimes. « Lorsque les propositions et les évaluations sont toutes deux gérées par des agents entraînés sur le même corpus de travaux déjà financés, le système n’évaluera plus la qualité des idées, mais plutôt la capacité des agents à simuler les idées précédemment récompensées par les financeurs. »
« Parmi les propositions visant à remédier à la surcharge des systèmes de financement figurent le recours à des tirages au sort (attribution aléatoire de fonds à des demandes de subvention correspondant à un certain niveau de qualité) et des modèles distribués d’évaluation par les pairs, où les chercheurs qui soumettent des demandes de subvention sont chargés d’évaluer celles d’autres chercheurs. Ces mesures permettent de lutter contre le volume de demandes, mais elles restent inefficaces si les indicateurs de qualité deviennent peu fiables. »
Geraint Rees et James Wilsdon proposent plutôt que les organismes de financement envisagent de recentrer l’évaluation non plus sur les propositions écrites, mais sur le chercheur principal, son équipe et ses programmes de recherche passés et en cours. « Les financeurs devraient investir dans la vérification des antécédents afin d’examiner la performance de recherche d’un individu ou d’un groupe sur une période prolongée, ainsi que dans des entretiens et des évaluations de portefeuilles de la performance d’équipe sur la durée. » Mais cette solution écarte de fait les plus petites ou plus jeunes équipes : les aides risquent alors d’aller uniquement aux projets les plus établis.
En mars, le Conseil de la recherche médicale du Royaume-Uni a annoncé le rétablissement des entretiens pour tous les candidats présélectionnés : une approche chronophage et laborieuse et peu adaptée aux grands volumes de candidatures. Le NIH américain, regroupant l’ensemble des Instituts nationaux de la santé, lui, a limité à 6 dépôts par an le nombre de candidatures individuelles, après avoir constaté que certains chercheurs en soumettaient plus de 40. Les financeurs pourraient également envisager des approches plus radicales, suggèrent les deux chercheurs. Il pourrait s’agir d’instaurer un quota fixe de propositions par chercheur ou pour l’ensemble de sa carrière, toutes sources de financement confondues. Ils pourraient aussi répartir le budget disponible entre les chercheurs éligibles à l’échelle nationale et attribuer le même montant à tous, éliminant ainsi la concurrence.
D’autres solutions proposent aux organismes de recherche de s’appuyer sur l’IA pour l’évaluation. « L’IA pourrait ensuite servir à prioriser et à présélectionner les candidatures, en comparant les données selon ces différents profils afin d’identifier les candidats dont le parcours est cohérent avec les informations fournies dans leur dossier. Ce processus de présélection serait transparent, auditable et conçu pour favoriser la diversité, et non la freiner, à travers les différentes étapes de carrière, disciplines et institutions. » Mieux (ou pire, c’est selon), certains modèles proposent de prédire l’impact d’un article ou d’une recherche, fléchant les financements vers les projets les plus porteurs.
Quelles que soient les solutions retenues, la nécessaire transformation du financement de la recherche risque de se faire dans la douleur et la contestation, estiment les chercheurs. La mise en place d’infrastructures IA nécessite des investissements soutenus, des tests rigoureux et une gouvernance continue. Les financeurs confrontés à des contraintes budgétaires pourraient hésiter. C’est oublier pourtant que le système gaspille déjà des ressources considérables en comités d’experts et en nouvelles soumissions, sans parler du temps consacré par les chercheurs à répondre aux appels. Un système basé sur l’IA native et bien conçu pourrait constituer un investissement judicieux, défendent les chercheurs. Reste que des systèmes d’évaluation entraînés sur des données de financement historiques intégreront les inégalités passées, risquant d’amplifier, plutôt que de corriger, l’effet Matthieu, c’est-à-dire la concentration au profit des plus dotés. « Il s’agit d’un risque réel, mais nous pensons que la conception et la gouvernance peuvent contribuer à l’atténuer. Les biais dans les systèmes d’IA sont mesurables, ce qui permet de les examiner et d’y remédier », soulignent-ils, certainement trop rapidement, car les biais ne sont ni mesurables ni corrigeables facilement. Troisièmement, les chercheurs et les institutions pourraient se montrer réticents face aux décisions façonnées par des algorithmes qu’ils ne peuvent pas interroger. La transparence et les mécanismes d’appel pourraient contribuer à instaurer la confiance, défendent-ils encore.
Le système de financement par subvention conçu pour un monde pré-IA est devenu défaillant. Les financeurs doivent s’adapter, estiment les chercheurs. Il pourrait en résulter un système plus performant : un système qui exploite la puissance de l’IA et la combine à des connaissances spécialisées, et qui réduit le temps et l’énergie gaspillés dans la rédaction de demandes de subventions improductives pour les réorienter vers une recherche novatrice. Un constat plus facile à déclamer qu’à mettre au point.
Prédire les résultats de la science… au risque de l’y enfermer
Certains modèles proposent de prédire l’impact d’un article ou d’une recherche, fléchant les financements vers les projets les plus porteurs, expliquaient donc Geraint Rees et James Wilsdon. Qu’en est-il ?
Savoir si une étude changera le monde ? C’est pourtant l’idée que propose Funding the Frontier : un tableau de bord pour prédire l’impact de la recherche. L’outil (non disponible) utilise le Big data pour retracer l’impact sociétal des projets de recherche sur les politiques, les médicaments ou les produits, explique Nature (voir également l’article de recherche qui montre des captures d’écran du tableau de bord et la vidéo promotionnelle). Le projet porté par Dashun Wang « intègre des données sur les publications de recherche, les brevets, les documents d’orientation et les essais cliniques, et présente ces informations de manière visuelle et intuitive. Ils ont également combiné cet outil à un algorithme prédictif basé sur l’apprentissage automatique pour prédire les études et les domaines susceptibles d’apporter les plus grands bénéfices sociétaux à l’avenir – par exemple, les subventions les plus susceptibles de déboucher sur un brevet ». « Même sans son aspect prédictif, disposer d’un outil permettant de rechercher l’impact des recherches sur la société » est déjà une information importante, estime un chercheur.
Un chef de projet d’une importante agence de financement américaine l’a utilisée pour examiner les impacts sociaux généraux des subventions de l’agence, lui permettant de constater l’impact de certaines recherches ailleurs dans le monde. « Un autre utilisateur, investisseur dans le domaine de la recherche biomédicale, a constaté que dans le domaine de la recherche sur la maladie d’Alzheimer, l’impact clinique le plus important au cours des 20 dernières années provenait d’études visant à comprendre la maladie, mais que l’impact futur le plus important prévu se concentrait sur les études portant sur les systèmes de soutien social des personnes atteintes de la maladie, ce qui laisse entrevoir de nouvelles opportunités d’investissement ».
L’aspect prédictif est pourtant préoccupant, estime le même James Wilsdon qui en évoquait les perspectives précédemment. Le spécialiste des politiques de recherche estime que ce tableau de bord pourrait créer des prophéties autoréalisatrices et des décisions d’investissements plus conservatrices, au détriment de recherches plus originales, capables d’ouvrir d’autres possibilités.
Coincés dans l’Academic Slop ?
En attendant, le travail académique commence à crouler sous la « prolifération métastatique de publications » truffées d’hallucinations et de distorsions de contenus, comme s’en plaint sur Facebook la philosophe du droit, Antoinette Rouvroy. L’Academic Slop est arrivé, constate également le chercheur Seva Gunitsky dans sa newsletter. Il raconte que dans la revue dont il s’occupait le nombre de soumission a doublé voire triplé depuis l’apparition de l’IA générative, et que le taux de rejet s’est envolé. Techniquement compétents, certains de ces articles respectent les normes et sont tout à fait convenables. Faciles à produire et exigeant peu de créativité, ils constituent néanmoins le type de travail incrémental légitime que le philosophe des sciences Thomas Kuhn appelait la fabrique de la « science normale ». Pour Gunitsky la valeur d’une théorie originale va continuer à prendre de l’importance. « Les travaux quantitatifs de qualité deviennent bon marché et abondants ; une bonne théorie reste difficile à élaborer ».
Mais l’effet le plus important est que l’évaluation par les pairs repose désormais davantage sur le discernement. Si n’importe qui peut produire un article empirique compétent sur n’importe quel sujet, le principal obstacle devient l’identification des questions importantes à poser. « Dans ce contexte, la question pour les évaluateurs et les éditeurs n’est plus tant « est-ce juste ? » que « pourquoi est-ce important ? ». Cette question est inévitablement subjective, mais pas totalement, car elle exige une solide connaissance des débats en cours. Elle nécessite néanmoins de connaître les tensions et les lacunes productives, les énigmes intéressantes et les idées reçues apparemment établies. »
« Ce concept porte un nom : la phronesis. C’était le terme employé par Aristote pour désigner la sagesse pratique, ou la capacité à discerner la conduite à tenir dans des circonstances particulières. Contrairement à l’épistémè (la connaissance scientifique) ou à la technè (le savoir-faire technique), la phronesis ne peut se réduire à des règles ou à des algorithmes. Elle requiert de l’expérience, du jugement et ce qu’Aristote appelait la « perception ». Cela signifie non seulement l’intelligence, mais aussi la capacité intellectuelle de percevoir les caractéristiques essentielles d’une situation donnée. »
La philosophe Isaiah Berlin appelait cette qualité « le sens du réel » dans le jugement politique : la capacité de percevoir ce qui est possible et ce qui compte à un moment historique donné. Or, il n’est pas certain que les IA possèdent cette capacité voire ne la possèdent jamais. « Si le discernement devient le critère ultime de qualité, nous nous dirigeons encore davantage vers un système à deux vitesses dans l’édition scientifique. Les revues les plus prestigieuses privilégieront les articles d’une originalité remarquable ou présentant des avancées théoriques ou empiriques majeures, tandis que toutes les autres publieront les articles produits par l’IA qui font progresser, de manière graduelle, notre compréhension de sujets spécifiques. Et peut-être que la théorie gagnera en prestige au détriment des méthodes sophistiquées d’analyse des données. »
Pas sûr que la théorie et l’empirisme puissent ainsi si facilement se scinder en deux. Le risque que les publications automatisées se transforment en matière noire scientifique, que personne ne lit ni ne consulte est fort. À nouveau, ici aussi, le risque est fort que s’accentue davantage les hiérarchies de prestige comme critère d’importance. « Paradoxalement, l’effet uniformisant de l’IA pourrait rendre le monde universitaire plus élitiste encore ».
« La technologie qui nous a inondés de dissertations étudiantes façonnées avec l’IA va maintenant inonder de nos propres travaux, et nous aurons besoin de ce même discernement dont nous nous plaignons de l’absence chez nos étudiants. » Pas sûr que ce soit plus facile pour les experts. L’IA fait peut-être gagner beaucoup de temps à certains, mais la pollution des travaux de recherche qu’elle engendre en fait perdre énormément aux lectrices et lecteurs. Le goulot d’étranglement de la lecture et de la vérification s’annonce plus resserré que jamais.
La seule chose dont on soit sûr, en observant toutes ces perspectives… ce n’est pas que l’IA apporte un progrès scientifique notable, c’est que l’IA en science renforce les inégalités dans toutes les couches de la science.
Hubert Guillaud
MAJ du 02/06/2026 : Une analyse de 7,3 millions d’articles de revues scientifiques publiés entre 2020 et 2025 révèle qu’en 2025, un peu plus de la moitié présentent des signes d’influence des LLM, avec des variations importantes d’utilisation selon la région du monde, le prestige de l’établissement, l’éditeur et la discipline. « Le développement économique et la proximité de l’anglais comme langue principale sont des facteurs prédictifs clés de ces variations régionales. Les établissements moins bien classés affichent des taux d’adoption plus élevés que les universités d’élite, les jeunes éditeurs à but lucratif présentent des taux supérieurs à ceux de leurs concurrents, et l’adoption varie considérablement selon les disciplines universitaires. L’adoption des LLM dans la rédaction académique est répandue, mais socialement stratifiée. »
MAJ du 21/06/2026 : Dans leur newsletter, Tim O’Reilly et Ilan Strauss, proposent de garantir un exosquelette pour appliquer l’IA à la science. Cet exosquelette est constitué d’innombrables systèmes permettant de garantir les références, comme le DOI (l’identifiant d’objets numériques qui attribue un numéro à chaque publication scientifique), RetractationWatch (la base de données des articles scientifique dé-publiés et rétractés), Orcid (qui fournit un identifiant unique aux chercheurs), Open Alex (un graphe de connaissances scientifiques)… ou encore le projet Vraix du MIT (cherchant à créer une toile du savoir pour distinguer les contenus possiblement génératifs des autres)… et nombres d’autres, qui n’ont pas été intégrés aux systèmes d’IA, alors qu’ils pourraient permettre de résoudre de nombreux problèmes : diminuer les citations erronées, réduire l’emprise de la littérature scientifique non valide… une infrastructure fondée sur des principes ouverts qui cherchent à garantir que les contenus scientifiques ne puissent être ni accaparés ni dégradés. Ces infrastructures sont des biens publics que les entreprises d’IA ignorent pour la plupart ou, pire, fragilisent. « À l’heure actuelle, la relation entre l’IA et l’infrastructure scientifique est presque exclusivement extractive. Les entreprises d’IA entraînent leurs modèles sur des articles scientifiques. Elles créent des produits capables de générer et de manipuler des textes scientifiques. Elles se disputent le marché de l’« IA au service de la science ». Pourtant, elles ne contribuent pratiquement pas à l’infrastructure qui, à la base, garantit la fiabilité des connaissances scientifiques. »
Les entreprises d’IA consomment du contenu scientifique sans rien apporter en retour. Strauss et O’Reilly font une analogie avec Content ID de YouTube : face à l’utilisation non autorisée de leurs œuvres, la première réaction de l’industrie musicale a été d’exiger leur retrait. La réponse de YouTube a été : « Et si nous vous aidions plutôt à les monétiser ? » Cette approche a permis d’aligner les intérêts et de créer une économie dynamique pour les créateurs. Nous devrions appliquer le même raisonnement à la science. Les entreprises d’IA ne devraient pas seulement utiliser l’infrastructure scientifique pour améliorer leurs produits (elles le devraient pourtant), mais elles devraient surtout chercher à aider la science à gagner en valeur, en pérennité et en exhaustivité.
Pour cela, les systèmes d’IA devraient améliorer la validation de leurs sources et références. L’infrastructure existe, il leur suffit de l’utiliser. Ils pourraient également réinjecter les métadonnées extraites dans OpenAlex, améliorant ainsi le graphe de données pour tous. Ils pourraient utiliser et financer RetractationWatch pour améliorer leurs modèles et réponses. Les fournisseurs d’IA pourraient également financer cette infrastructure scientifique très fragile qui constitue le socle technique de la crédibilité de la science. « Les entreprises d’IA, qui génèrent des milliards de revenus grâce à des produits reposant sur la crédibilité scientifique, devraient contribuer à l’infrastructure qui garantit cette crédibilité. Il ne s’agit pas de philanthropie, mais d’un intérêt bien compris. » Elles pourraient également contribuer à améliorer cette chaîne qui identifie la provenance du contenu scientifique. « Lorsque l’IA contribue à un article scientifique, cette contribution doit être traçable : elle ne doit pas simplement faire l’objet d’une déclaration standard, mais être liée à des affirmations, des sources et des étapes de vérification précises. »
« Les entreprises d’IA qui s’appuieront sur cette infrastructure créeront de meilleurs produits. Mais surtout, elles investiront dans l’infrastructure civilisationnelle qui rend possible, à la base, l’existence de connaissances fiables. À condition toutefois que les entreprises d’IA cessent de considérer cette question comme le problème d’autrui et commencent à la voir comme un socle sur lequel bâtir — un socle dont dépend leur propre succès dans le domaine scientifique. »
Ce serait trop cool non, si avec un double-clic sur un .docx dans votre gestionnaire de fichiers Linux, Word s'ouvrait directement ? Et je ne vous parle pas d'un bureau Windows complet en plein écran ou d'une session de bureau à distance. Juste une fenêtre Word tout ce qu'il y a de plus classique, avec son icône dans votre barre des tâches, épinglable et "alt-tabbable" comme le reste.
Hé bien, c'est ce que fait
WinPodX
, qui fait tourner un conteneur Windows sous KVM en arrière-plan et découpe l'affichage application par application via FreeRDP RemoteApp. Comme ça, les liens mailto: partent vers Outlook ou les schémas slack: ou vnc: vers l'application qui les a déclarés.
Tout ce qui est presse-papiers, son, imprimantes et votre dossier personnel sont partagés d'office, et le conteneur se met en pause tout seul quand personne ne s'en sert.
Jusque-là, WinApps dont je vous ai déjà causé, qui fait tourner Office sous Linux , faisait déjà l'essentiel avec les fenêtres détachées, le dossier personnel partagé, le clic droit qui envoie un fichier vers une application Windows. Mais WinPodX se distingue aussi dans l'autre sens puisque vos applications Linux remontent également dans le menu "Ouvrir avec..." du Windows, et dans un dossier "Linux Apps" du menu Démarrer. Bref, l'accès aux apps et aux fichiers marche dans les 2 sens, pour plus de transparence dans vos usages.
Si ça vous intéresse, sachez qu'il vous faut une licence Windows valide, car WinPodX ne la fournit pas (logique), que la virtualisation doit être activée dans le BIOS, avoir un accès à /dev/kvm, 8 Go de RAM et une trentaine de gigas de libre. La première installation prend cinq à dix minutes le temps de télécharger l'ISO, et les suivantes sont quasi instantanées.
Pour l'installer :
curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/kernalix7/winpodx/main/install.sh | bash
Il y a également un paquet pour openSUSE, Fedora, Debian, Ubuntu, Arch et NixOS, un AppImage pour les autres. C'est sous licence MIT, et sans aucune télémétrie puisque celle de Windows a été elle-même coupée par défaut. Ah et l'interface du OuinOuin peut être configurée en français.
Par contre, pas d'accélération GPU, ce qui exclut les jeux et la 3D à moins de monter un passthrough à la main. Préférez Wine pour ça...
Si vous avez un serveur Pi-hole à la maison, il a dû vous arriver qu'un site déconne, qu'une image ne charge pas, ou qu'un simple bouton ne réponde plus. Alors pour remédier à ça, vous ouvrez un onglet vers l'admin Pi-hole, vous fouillez dans les requêtes bloquées, vous whitelistez au jugé, puis vous rechargez pour voir si ça marche. Ça prend 30 secondes à chaque fois, ça casse les couilles et ça arrive plus souvent que ce qu'on aimerait...
Mais heureusement, Holeberry met tout ça dans la barre de menus de macOS pour vous faire gagner grave de temps
L'app détecte l'onglet actif de Safari, Chrome ou Firefox et débloque le domaine correspondant en un clic. Comme ça, plus besoin de deviner lequel des quarante domaines bloqués casse la page. Elle affiche aussi les derniers blocages en direct, et permet de couper le filtrage pour une durée choisie, le temps de finir un achat en ligne qui n'aime pas les bloqueurs.
Elle peut aussi gérer deux instances Pi-hole en parallèle avec synchronisation, pratique quand on a un Pi principal et un secondaire qui prend le relais. Les identifiants partent dans la Keychain macOS et pas dans un fichier de conf qui traîne comme ça c'est sécurisé. Et surtout, ça supporte Pi-hole v5 et v6 aussi bien en local qu'à distance.
Si ça vous branche, notez que l'app n'est pas notarisée, donc Gatekeeper va faire la gueule. La commande pour passer outre est indiquée dans le README :
xattr -cr /Applications/Holeberry.app
Mais vous pouvez aussi utiliser Sentinel pour faire ça.
À récupérer sur GitHub pour ceux qui veulent !
(Permalink)
Les autres éditeurs n'en ont plus rien à foutre de vous protéger des trackers. (à part peut-être Vivaldi qui possède un bloqueur de publicité intégré, mais ses listes sont loin d'être aussi complètes que celle de uBlock-origin).
(Permalink)
On ouvre Snap pour envoyer un message, et on remarque un petit rond vert à côté du Bitmoji d’un ami. Premier réflexe : se demander si cette personne est en train de lire nos conversations. Le point vert sur Snapchat est en réalité un indicateur d’activité, pas un mouchard de lecture. Comprendre ce qu’il signifie (et comment s’en débarrasser) évite …
L’article C’est quoi le point vert sur snap et comment le désactiver ? est apparu en premier sur PEPSeo.
Xataf.com est une plateforme de streaming gratuit qui diffuse des films et des séries sans l’autorisation des ayants droit. Avant de créer un compte ou même de naviguer sur le site, quelques réalités méritent d’être posées clairement, notamment sur le plan juridique et technique.
Xataf.com et le cadre légal du streaming en France
Le premier réflexe avant de s’inscrire sur …
L’article Guide xataf.com pour débutants : comprendre le site avant de s’inscrire est apparu en premier sur Ma Gazette.
Vestes matelassées, bottes en cuir, chemises à col boutonné et accessoires en cuir façon sellerie : le style équestre a largement dépassé les frontières des clubs hippiques ces dernières années.…
L’article Pourquoi le style équestre séduit-il de plus en plus de femmes, cavalières ou non ? est apparu en premier sur Garan Cedore Magazine.
Ça fait un bon moment que je développe un outil perso pour administrer mes propres sites. À force de l’utiliser au quotidien, il a fini...
Read more
https://sebsauvage.net/wiki/doku.php?id=stupidantibot
Avantages:
- Charge minimale côté serveur. Pas de charge côté client.
- Pas besoin de modifier les pages ou logiciels existants de votre site.
- Un seul fichier html à ajouter.
- ...et quelques lignes dans votre htaccess pour choisir quelle pages protéger.
(Permalink)
Or certains de ces pilotes ont des failles de sécurité.
En émulant certains périphériques USB, il devient alors possible de forcer l'installation de ces pilotes et d'exploiter les failles correspondantes pour prendre le contrôle de la machine.
Cette faille est même exploitable à distance via RDP (donc sans même avoir d'accès au port USB, car RDP peut faire de l'USB via le réseau.)
(Permalink)
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