un simple agrégateur, lecteur de flux rss pour tout suivre .... par: fonds d'écran - Kriss Feed, version : 7 -
  • Friday 27 March 2026 - 16:22
    from PepSEO

    Les smartphones sont devenus des éléments essentiels de nos vies, et au cœur de ces appareils se trouve le processeur, qui conduit leur efficacité et leurs capacités. Comprendre ce qui rend un processeur de smartphone puissant peut aider les consommateurs à prendre des décisions éclairées lors du choix des appareils. Des facteurs tels que l’architecture du CPU, l’efficacité énergétique, les …

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  • Friday 27 March 2026 - 16:03
  • Thursday 26 March 2026 - 10:07
  • Thursday 26 March 2026 - 08:29

    En ce moment, Gee a décidé de reprendre les bases… tout simplement parce que ce qui peut nous sembler évident, à nous libristes, ne l’est pas forcément pour tout le monde.

    L’alternative

    💡 Les logiciels libres ont la fâcheuse tendance à être présentés via un équivalent propriétaire : c’est le fameux « X est une alternative libre à Y ».

    Un mec lambda demande à la Geekette, qui est derrière son ordi : « Tu connais une alternative libre à Photoshop ? » La Geekette : « GIMP ou Krita. » « Une alternative à Whatsapp ? » « Signal. » « À Youtube ? » « Peertube. » « À ChatGPT ? » « Ton cerveau. »

    Alors heureusement, pas toujours.

    Parfois, un logiciel libre est déjà leader dans son domaine.

    Bizarrement, alors, il ne se passe jamais ça :

    Un homme demande à une femme : « Dis, tu connaîtrais pas une alternative propriétaire et irrespectueuse de la vie prévie à OBS Studio* ? » La femme est dubitative.

    OBS Studio est le logiciel de référence pour la diffusion de vidéo en direct, et il est libre. L’image ci-dessus a été réalisée pour illustrer un édito du Lama déchaîné que j’avais écrit sur ce sujet en décembre 2025.

    ⚠️ Mais même sans cela, il faudrait déjà ne pas se méprendre sur ce qu’on entend par « alternative ».

    Le mec lambda, pas content, regarde son téléphone : « Enfin Peertube, y'a pas de monétisation, c'est nul. » La Geekette : « J'ai dit que c'était une *alternative*, pas un *équivalent*. Youtube, c'est une chaîne de télé, avec une éditorialisation et des annonceurs, Peertube ça fait juste de la vidéo décentralisée. Mais ça le fait bien. »

    ▶️ Un exemple qu’on prend souvent, c’est le vélo comme alternative à la voiture. Est-ce que le vélo est un moyen de transport équivalent à la voiture ? Évidemment que non.

    Gee, sur un vélo, dit : « C'est sûr qu'on va pas faire Paris-Marseille en vélo… Mais avec une refonte profonde de l'aménagement du territoire complétée par des transports en commun, le vélo pourrait remplacer la voiture comme moyen de transport pour particulier par défaut. » Le smiley : « Ah ouais mais si on prend en compte le contexte, c'est pas du jeu. »

    ▶️ Car oui, la voiture et le vélo sont bien deux moyens de transport pour particulier, deux alternatives à la problématique consistant à se déplacer plus vite qu’à pied. Selon qu’on favorise l’un ou l’autre, on ne construit pas les mêmes villes et les mêmes territoires.

    Un mec montre un schéma et dit : « Ouais OK, m'enfin la bagnole, c'est quand même plus rapide, plus confortable, ça va plus loin… » La Geekette en montre un autre et dit : « Et le vélo plus écologique, moins bruyant, ça tue moins et c'est soutenable à long terme…  Maintenant qu'on a vu les avantages et inconvénients de chaque, on avance ? »

    ⚠️ En effet, juger une alternative selon les standards de l’alternative dominante, c’est la condamner d’avance à paraître médiocre.

    On voit un robot flambant neuf, brillant. Un homme ressemblant à Steve Jobs dit : « Notre iRobot a l'interface la plus léchée du marché, il s'interface parfaitement bien avec votre iPhone/iPad/iProut et il fait aussi le café et la vaisselle. »

    Alors, qu’en vrai, si on commence à prendre d’autres critères, le libre éclate souvent le propriétaire à plates coutures…

    La Geekette dit : « Voici Dédé le robot. Il est un peu moche mais il est bon marché, accessible, il ne vous espionne pas, il fait un seul truc mais il le fait bien. Et surtout, il vous fout la paix. » Smiley : « Ouais, en gros, il est moche, quoi. » Une flèche indique que le smiley est un commentateur moyen.

    Bref, « alternative » n’est pas « équivalence »…

    ⚠️ Mais « alternative » ne veut pas non plus dire « concurrence » ! Parce qu’être en concurrence avec quelque chose, ça veut déjà dire se placer sur le même segment, avec les mêmes ambitions.

    Et spoiler : souvent, c’est pas le but recherché.

    Un type tout content montre un chat en disant : « Je vous présente le nouveau membre des CHATONS* ! Il propose du service web libre et décentralisé ! Vous pouvez même le papouiller ! » Un type en costard regarde d'un air hautain et dit : « Mouais, bah c'est pas avec ça que vous allez concurrencer Google et cie, hein. Bande de babos. »

    « Collectifs des Hébergeurs Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires », voir aussi chatons.org.

    ▶️ Et en effet, si on présente souvent les CHATONS comme des « AMAP » du numérique, il faut bien comprendre qu’une AMAP est une alternative à un supermarché, mais qu’elle ne lui fait pas concurrence.

    Un type de chez Carrefour dit : « Vous êtes mignons avec vos assos de paysans, mais nous chez Carrefour, on fait une distribution de masse que vous ne pourrez jamais faire. » Une paysanne dit : « OK. Ben nous, on fait dans le commerce de proximité. » L'autre : « Ouais, bah c'est pas comme ça que vous devriendrez une multinationale capitalisée en milliards. » Le paysan : « C'est pas le but recherché, en fait. »

    « Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne », des structures qui permettent d’acheter régulièrement des produits alimentaires directement auprès de producteurs, pour une alimentation locale et de qualité, qui ne passe pas par la grande distribution.

    💡 Quand on dit que Peertube est une alternative à Youtube, et qu’on nous répond que ça ne sera jamais un concurrent crédible…

    Sepia, la mascotte de Peertube, dit : « Tant mieux ! J'ai pas la moindre envie d'un deuxième Youtube, moi, je veux juste faire autre chose. » Le logo de Youtube : « De kouwa ?! Tout le monde ne veut pas me ressembler à mouwa ?! »

    ▶️ Parce qu’en fait, le monde ne serait pas meilleur si Youtube était un logiciel libre… il serait meilleur si nous ne nous faisions pas constamment bouffer le cerveau par l’économie de l’attention*.

    Le logo de Youtube : « Quand vous avez fini une vidéo sur Youtube, ça passe direct à la suivante. Peertube sait même pas faire ça, le nul ! » Sepia répond : « Ben si, on sait le faire. Mais on veut pas. » But de Youtube : vous faire bouffer du contenu le plus longtemps possible pour rendre votre cerveau disponible aux annonceurs. But de Peertube : vous donner un moyen de partager et de voir des vidéos de manière libre, décentralisée, sans dark pattern**, et sans dépendance à des multinationales du numérique qui cherchent juste à monétiser votre attention.

    Voir ma dernière BD sur ce sujet.

    ✷✷ Un dark pattern est une interface utilisateur qui a été volontairement conçue pour tromper ou manipuler (dixit Wikipédia).

    Alors vous allez me dire :

    oui mais du coup, est-ce que c’est pas un peu vain, tout ça ?

    ⚠️ Si on considère que le capitalisme de surveillance est un problème, que l’hégémonie des GAFAM est un problème, et qu’on ne propose que des gouttes d’eaux propres dans un océan de merde, quel intérêt ?

    Gee, avec une pelle, devant une tombe marquée « TINA — Ne manque à personne. », dit : « L'intérêt, c'est d'enterrer une bonne fois pour toutes cette saleté. » De la tombe, une voix dit : « Mais puisque je vous dit qu'IL N'Y A PAS D'ALTERNATIVEUUUH ! »

    ▶️ La nature a horreur du vide, et lorsqu’un géant du numérique vacille, alors quelque chose d’autre prend la place laissée vacante.

    Alors autant préparer un « quelque chose » de chouette.

    Le mec lambda : « Oh non ! Mon réseau social est devenu une chambre d'écho pour un techofasciste mégalomane ! » Un mastodon lui répond : « Bah viens à la maison, on est bien. Bon c'est un peu plus compliqué que chez le facho, mais c'est aussi plus tranquille. » Mastodon, alternative libre et décentralisée à Twitter/X.

    💡 C’est d’ailleurs même souvent dans les moments les plus sombres que se préparent des réalités qui paraissaient jusqu’alors utopiques.

    Un type montre un document appelé « Les Jours heureux » en disant : « Bon, on a des nazis qui défilent dans nos rues, des collabos au pouvoir et c'est la guerre partout… mais est-ce que ce serait pas le moment d'inventer le meilleur système de sécurité sociale au monde* ? » Gee, surpris : « Ah la vache, j'avais pas pigé que c'était un flashback des années 40, au début… »

    Voir « Les Jours heureux », adopté comme programme du Conseil national de la Résistance en 1944, et qui a mené, entre autres, à la création de la Sécu après la guerre.

    ▶️ Et si nos ancêtres ont eu assez d’espoir sous l’Occupation pour préparer des lendemains meilleurs, ce n’est pas l’hégémonie GAFAM et les nazillons de pacotille qu’on honore à l’Assemblée qui doivent nous empêcher de construire, nous aussi, nos idéaux pour l’avenir.

    Le mec lambda s'en va : « Tsss, le type à deux doigts de prétendre qu'un autre monde est possible… utopiste ! Ça me débecte, tiens. » Gee est blasé à côté. Note : BD sous licence CC BY SA (grisebouille.net), dessinée le 16 mars 2026 par Gee.

    Crédit : Gee (Creative Commons By-Sa)

  • Thursday 26 March 2026 - 01:00

    Le logiciel, un nouveau pétrole ?

    Extrait de mon journal du 24 septembre 2025

    Nous sommes fiers de nous passer de pétrole grâce à des panneaux solaires contrôlés par des logiciels… appartenant aux producteurs de pétrole !

    On a parfois dit que le logiciel était « le nouveau pétrole ». C’est faux. La seule chose qui compte, c’est de contrôler, d’étrangler le monde en ne le laissant survivre qu’avec un fin filet d’air. Le pétrole était une ressource qui a été utilisée pour établir une dépendance. Le logiciel, lui, se passe de cet intermédiaire lorsqu’il est propriétaire.

    Le logiciel propriétaire est le contrôle total par essence ! Il est cette chaîne magique que l’esclave ne peut jamais briser. Il n’est pas le pétrole, il est le besoin de pétrole !

    À propos de l’auteur :

    Je suis Ploum et je viens de publier Bikepunk, une fable écolo-cycliste entièrement tapée sur une machine à écrire mécanique. Pour me soutenir, achetez mes livres (si possible chez votre libraire) !

    Recevez directement par mail mes écrits en français et en anglais. Votre adresse ne sera jamais partagée. Vous pouvez également utiliser mon flux RSS francophone ou le flux RSS complet.

  • Wednesday 25 March 2026 - 22:08
  • Wednesday 25 March 2026 - 20:49
    from PepSEO

    Un calendrier législatif peut faire plus de bruit qu’un embouteillage sur le périphérique. La loi-cadre sur le développement des transports, attendue pour 2026, débarque avec son lot de promesses et de lignes de fracture. Derrière les grands principes, certains amendements furtifs laissent entrevoir que toutes les collectivités locales ne seront pas logées à la même enseigne, certaines échappant aux nouvelles …

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  • Wednesday 25 March 2026 - 11:01
  • Wednesday 25 March 2026 - 10:06
  • Wednesday 25 March 2026 - 09:18
    from PepSEO

    À Bruxelles, les incendies d’origine électrique ne concernent pas seulement les logements très anciens ou les installations manifestement vétustes. Le risque existe dès qu’une installation est dégradée, mal modifiée, surchargée ou utilisée d’une manière qui ne correspond plus à sa conception initiale. Le SPF Économie rappelle d’ailleurs que la présence de défauts dans une installation électrique est à l’origine de …

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  • Tuesday 24 March 2026 - 22:07
  • Tuesday 24 March 2026 - 16:22

    Tout le monde dit « faites du netlinking ». Peu de gens disent par où commencer. Encore moins expliquent que la bonne action dépend de là où vous en êtes. Un site lancé il y a trois mois n’a pas besoin de la même stratégie qu’un site avec 500 domaines référents. Pourtant, la majorité des guides proposent les mêmes techniques à tout le monde, dans le même ordre. Le résultat : des efforts mal placés, des budgets gaspillés et des profils de liens qui ressemblent à tout sauf à quelque chose de naturel. Cet article fait le tri. Évaluez votre niveau, identifiez les actions prioritaires et construisez une stratégie de netlinking qui progresse avec votre site. Ce qu’est (vraiment) une stratégie de netlinking Backlinks, autorité, PageRank : les bases en 30 secondes Un backlink est un lien depuis un site externe vers le vôtre. Google les utilise comme des votes de confiance. Tous les votes ne se valent pas : un lien depuis un site à forte autorité pèse plus lourd qu’une centaine de liens depuis des annuaires sans trafic. Le PageRank, l’algorithme historique de Google, fonctionne toujours (même si la toolbar a disparu). En 2026, les backlinks restent dans le top 3 des facteurs de classement Google. Ce qui a changé, c’est la sophistication de la détection : SpamBrain, le système anti-spam de Google, analyse les patterns de liens à l’échelle du réseau, pas juste lien par lien. Pourquoi accumuler des liens sans stratégie ne sert à rien Acheter 200 liens en une semaine sur des sites sans rapport avec votre thématique, c’est le meilleur moyen de déclencher une pénalité. Google ne regarde plus seulement le volume ; il analyse la cohérence thématique entre le site source et le vôtre, la distribution des ancres, le rythme d’acquisition et le comportement historique de chaque domaine du réseau. Une stratégie de netlinking, c’est l’inverse d’un catalogue de liens. C’est un plan d’acquisition progressif, calibré sur votre niveau d’autorité actuel, avec des objectifs mesurables. Évaluer votre niveau avant de commencer Avant de lancer quoi que ce soit, il faut savoir où vous en êtes. Un audit de netlinking pose le diagnostic. Voici les trois profils types. Site récent ou sans backlinks : profil vierge Votre site a moins de 6 mois ou moins de 10 domaines référents. Aucun lien notable. Google vous connaît à peine. Le Domain Rating (Ahrefs) est sous 10, le Trust Flow (Majestic) sous 5. À ce stade, tout est à construire. La priorité est d’exister aux yeux de Google avec des signaux de base. Site avec quelques liens : profil en construction Entre 10 et 100 domaines référents. Quelques articles qui rankent. Le DR se situe entre 10 et 30. Vous avez un début d’autorité mais pas assez pour concurrencer les sites établis sur des requêtes compétitives. La priorité est d’accélérer proprement ; diversifier les sources, travailler les ancres, commencer à viser des sites plus qualitatifs. Site installé avec autorité : profil mature Plus de 100 domaines référents, DR au-dessus de 30, plusieurs pages qui rankent en top 10. Votre profil de liens existe et Google vous fait confiance. La priorité est de consolider, diversifier les types de liens et viser les opportunités à forte valeur ajoutée (presse, institutions, data). Les métriques à regarder Nombre de domaines référents : plus révélateur que le nombre total de backlinks. Un site avec 200 liens depuis 150 domaines différents ranke généralement mieux qu’un site avec 500 liens depuis 10 domaines. Domain Rating (Ahrefs) / Trust Flow (Majestic) : indicateurs de l’autorité globale. Utiles pour situer votre niveau, pas comme objectif en soi. Ratio Trust Flow / Citation Flow : un ratio sous 0.5 signale un profil de liens de faible qualité. Distribution des ancres : une surreprésentation d’ancres exactes (votre MC dans le texte du lien) est un signal de manipulation pour Google. Tendance d’acquisition : regardez la courbe de nouveaux domaines référents sur les 12 derniers mois. Une croissance régulière est un bon signe. Des pics isolés suivis de plateaux longs suggèrent des campagnes ponctuelles sans stratégie de fond. Profil vierge : les actions prioritaires quand vous partez de zéro Fondations : annuaires, profils sociaux, citations locales Pas glamour, mais indispensable. Ces liens n’ont pas un poids SEO énorme, mais ils créent un socle : Google voit que votre site est mentionné quelque part, que le NAP (nom, adresse, téléphone) est cohérent, qu’il existe un minimum de signaux autour de votre domaine. Ciblez les annuaires pertinents pour votre secteur (pas les fermes à liens génériques). Complétez vos profils sur LinkedIn, Google Business Profile et les plateformes de votre industrie. 10 à 15 citations propres suffisent comme base. Attention à la cohérence : le nom de votre entreprise, l’adresse et le numéro de téléphone doivent être identiques partout. Une incohérence dans le NAP affaiblit le signal au lieu de le renforcer. Créer un premier contenu linkable Personne ne linke vers une page « Nos services » ou une fiche produit. Pour attirer des backlinks, il faut créer quelque chose qui mérite d’être cité : une étude sectorielle, un outil gratuit, une base de données, un benchmark original. L’objectif n’est pas de créer du contenu pour ranker (ça viendra) mais du contenu pour être cité. La différence est fondamentale. Un article de blog classique attire rarement des liens spontanés. Une étude avec des chiffres originaux, si. Exemples de contenus linkables qui fonctionnent pour un site jeune : un benchmark sectoriel basé sur vos propres données (même un petit échantillon), un template ou un outil simple en accès libre, une compilation de statistiques sourcées sur votre marché. Le format compte autant que le fond ; un contenu bien structuré et visuellement clair sera plus partagé qu’un pavé de texte, même à valeur égale. Guest blogging ciblé : viser la pertinence, pas l’autorité À ce stade, ne visez pas les sites à DR 70. Visez les blogs et médias de votre thématique, même modestes, qui ont un lectorat réel. Un lien depuis un blog spécialisé dans votre secteur vaut plus qu’un lien acheté sur un site généraliste sans rapport. Règles : un article de guest blogging doit apporter de la valeur au site hôte. Si le seul intérêt est le lien, c’est visible (pour le lecteur et pour Google). Concrètement : proposez un sujet que le site n’a pas encore couvert, rédigez un contenu de la même qualité que ce que vous publieriez chez vous, et intégrez votre lien de manière contextuelle (pas dans une bio d’auteur générique). Le guest blogging fonctionne quand il ressemble à une collaboration, pas à un échange de bons procédés. Profil en construction : accélérer sans brûler les étapes Récupérer les mentions non linkées Votre marque, votre nom, vos produits sont mentionnés quelque part sans lien ? C’est de l’or. Utilisez des outils comme Ahrefs Content Explorer, Google Alerts ou Mention pour identifier ces mentions, puis contactez l’auteur pour demander l’ajout d’un lien. Le taux de conversion est élevé ; la mention existe déjà, vous demandez juste un clic en plus. Broken link building sur votre thématique Identifiez les liens cassés sur des sites de votre secteur (pages 404, ressources disparues). Proposez votre contenu comme remplacement. C’est du win-win : le webmaster corrige un lien mort, vous obtenez un backlink contextuel. Les outils type Ahrefs ou Screaming Frog détectent ces opportunités. Concentrez-vous sur les pages à fort trafic ou à forte autorité pour maximiser l’impact. La méthode, pas à pas : identifiez les pages de ressources de votre secteur (les pages « outils recommandés », « meilleures ressources », etc.), vérifiez les liens sortants avec un crawler, repérez les 404, puis contactez le propriétaire en proposant directement votre contenu comme alternative. Soyez précis dans votre email : indiquez le lien cassé, la page concernée et l’URL de remplacement. Nouer des partenariats éditoriaux récurrents Une stratégie de netlinking durable ne repose pas sur des actions one-shot. Identifiez 5 à 10 sites complémentaires (pas concurrents) avec lesquels vous pouvez échanger régulièrement : co-création de contenu, interviews croisées, études communes. Ce type de partenariat génère des liens naturels et récurrents. Un contenu evergreen co-produit continue d’attirer des liens des mois après sa publication. Comment identifier les bons partenaires : cherchez des sites qui ciblent la même audience que vous sans vendre les mêmes services. Un éditeur de logiciel SaaS et un cabinet de conseil dans le même secteur, par exemple. Ou un e-commerçant et un média spécialisé. L’objectif est de créer de la valeur croisée : votre expertise enrichit leur contenu, leur audience découvre votre site. Profil mature : consolider et diversifier Digital PR et linkbaiting à grande échelle Avec un profil solide, vous pouvez viser plus haut. Le linkbaiting consiste à créer du contenu suffisamment remarquable pour générer des liens spontanés à grande échelle : études exclusives, data visualisations, outils interactifs, prises de position fortes. La digital PR va plus loin ; vous diffusez activement ce contenu auprès des journalistes et médias de votre secteur. Un bon communiqué avec des données originales peut générer des dizaines de liens depuis des sites à forte autorité en quelques jours. La clé : avoir quelque chose à dire que personne d’autre n’a. Les journalistes ne linkent pas vers des articles d’opinion génériques. Ils linkent vers des sources primaires (données, études, chiffres). Si vous pouvez produire de la donnée originale sur votre secteur, vous avez un avantage que vos concurrents ne peuvent pas copier. Liens depuis des sites à forte autorité Presse sectorielle, sites institutionnels, universités, associations professionnelles. Ces liens sont difficiles à obtenir mais pèsent lourd. Les stratégies qui fonctionnent : témoignages d’expert, participation à des études, sponsoring d’événements sectoriels, contributions à des publications académiques ou professionnelles. Ce type de lien a un effet multiplicateur. Un article dans un média reconnu génère souvent des reprises par d’autres sites, ce qui amplifie l’impact bien au-delà du lien initial. C’est aussi un signal de légitimité que SpamBrain intègre positivement dans son évaluation de votre profil. Diversifier les types de liens Un profil de liens naturel est un profil diversifié. Au-delà des liens textuels classiques, pensez aux : Liens sur images : infographies, schémas, photos originales citées par d’autres sites. Liens sur data : vos études ou benchmarks cités comme source. Liens sur outils : un calculateur, un template, un générateur que d’autres recommandent. Citations sans lien : Google les détecte aussi comme signaux de notoriété. Les erreurs qui plombent votre stratégie à chaque niveau Profil vierge : acheter des liens trop tôt C’est l’erreur la plus fréquente. Un site sans historique qui reçoit soudainement 50 backlinks de qualité en un mois, ça n’existe pas naturellement. Google le sait. SpamBrain le détecte. Le résultat : au mieux les liens sont ignorés, au pire vous déclenchez une action manuelle. Construisez d’abord les fondations. L’achat de liens (si vous en faites) vient plus tard, progressivement, en complément d’une base organique. Et même à ce moment-là, la prudence s’impose. La mise à jour SpamBrain de décembre 2025 a élargi la détection au niveau du réseau : Google ne regarde plus seulement le lien individuel, il analyse les relations entre tous les domaines impliqués. Si le site vendeur a vendu des liens à 200 autres sites du même secteur, le pattern est détecté. Profil en construction : suroptimiser les ancres Quand 40% de vos backlinks utilisent exactement votre mot-clé principal comme ancre, c’est un signal de manipulation évident. Un profil naturel contient une majorité d’ancres de marque, d’ancres génériques (« cliquez ici », « ce site ») et d’URLs nues. Les ancres exactes ne devraient pas dépasser 5 à 10% du total. La mise à jour spam de Google d’août 2025 a renforcé la détection des distributions d’ancres anormales. Variez. Systématiquement. Profil mature : négliger le suivi et laisser le profil se dégrader Un profil de liens est vivant. Des sites ferment, des pages disparaissent, des liens deviennent toxiques. Sans suivi régulier, votre profil se dégrade silencieusement. Surveillez les pertes de liens mensuellement. Désavouez les liens toxiques qui apparaissent (via Google Search Console). Remplacez les liens perdus par de nouvelles acquisitions. Un bon profil se maintient ; il ne se construit pas une fois pour toutes. En pratique : planifiez un audit de profil trimestriel. Vérifiez les domaines référents perdus, identifiez les nouveaux liens toxiques (sites de spam, PBN détectés, sites pénalisés), et mettez à jour votre fichier de désaveu si nécessaire. Les outils comme Ahrefs et Majestic envoient des alertes automatiques sur les changements significatifs ; activez-les. Piloter votre campagne dans la durée Les KPIs à suivre Domaines référents (évolution mensuelle) : l’indicateur numéro un. Plus fiable que le nombre brut de backlinks. Trust Flow / Domain Rating (tendance) : la courbe compte plus que la valeur absolue. Trafic referral : un bon backlink génère du trafic direct, pas juste du « jus SEO ». Positions sur les requêtes cibles : l’objectif final. Si les positions montent, la stratégie fonctionne. Rythme d’acquisition : qu’est-ce qui paraît naturel à Google Il n’y a pas de chiffre magique. Ce qui compte, c’est la progressivité. Un site qui passe de 0 à 50 liens en un mois puis retombe à 0 le mois suivant, ça ne ressemble pas à de la croissance organique. Visez une courbe ascendante régulière. Quelques liens par mois au début, puis une accélération progressive à mesure que votre contenu gagne en visibilité et que vos partenariats se développent. Les pics sont normaux (un article viral, une mention presse), mais le rythme de base doit rester constant. Pour donner un ordre de grandeur : un profil vierge peut viser 3 à 5 nouveaux domaines référents par mois les 6 premiers mois. Un profil en construction, 5 à 15. Un profil mature, 10 à 30+, avec des pics ponctuels lors de campagnes de digital PR. Ces chiffres varient selon le secteur et la concurrence, mais ils donnent un repère de progressivité. Quand faire appel à une agence Le netlinking prend du temps. Beaucoup de temps. Identifier les opportunités, créer du contenu linkable, prospecter, négocier, suivre les résultats ; c’est un métier à part entière. Faire appel à une agence fait sens quand : Vous n’avez pas les ressources internes pour prospecter et négocier. Votre secteur est très concurrentiel et les quick wins sont épuisés. Vous avez besoin de liens à forte autorité (presse, institutions) que vous ne pouvez pas obtenir seul. Votre profil de liens montre des signaux toxiques et nécessite un nettoyage. Vous souhaitez passer à l’échelle sans sacrifier la qualité (une agence a un réseau de sites partenaires déjà qualifiés). L’avantage d’une agence spécialisée, c’est aussi le recul. Quand vous gérez votre propre netlinking, il est facile de tomber dans les biais : suroptimiser les mêmes ancres, viser toujours les mêmes types de sites, négliger le suivi. Un regard externe identifie les angles morts que vous ne voyez plus. La stratégie de netlinking n’est pas une liste de techniques à appliquer dans l’ordre. C’est un plan qui évolue avec votre site. Ce qui fonctionne pour un profil vierge serait une perte de temps pour un site mature. Ce qui accélère un profil en construction pourrait pénaliser un site qui débute. Le bon réflexe : évaluer, prioriser, exécuter, mesurer. Et recommencer. Vous voulez savoir où en est votre profil de liens et quelles actions prioriser ? Chez Brioude Internet, on audite, on priorise et on exécute. Plus de datas, moins de blabla. Parlons-en.

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  • Tuesday 24 March 2026 - 09:23
    from PepSEO

    Comprendre l’importance des outils professionnels en cuisine

    Dans le secteur culinaire, la qualité des équipements a un impact direct sur le résultat final. Que ce soit pour un restaurant, un service traiteur ou un atelier culinaire, disposer d’outils fiables permet de gagner du temps, de réduire les erreurs et d’assurer une expérience gustative optimale. Les chefs professionnels et les passionnés …

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  • Tuesday 24 March 2026 - 08:27

    Aujourd’hui, Gee nous présente la nouvelle version de Framamèmes, financée grâce aux dons qu’il a reçu pour le financement participatif de son blog Grise Bouille !
    Si vous ne connaissez pas encore Framamèmes, découvrez-le via l’article de blog de son lancement !

    C’était le premier méta-palier du financement participatif du blog, et il vient d’être atteint ! Je suis très fier de vous présenter la toute nouvelle version du générateur de mèmes libre Framamèmes, avec tout plein de chouettes trucs au programme !

    La v2, toute belle, toute neuve !

    Sauts de ligne automatiques

    On commence par la fonctionnalité vedette de cette v2 : le redimensionnement dynamique des textes.

    Auparavant, pour organiser vos textes dans le mème, vous deviez ajouter les sauts de ligne « à la main » ; le redimensionnement n’était qu’une bête mise à l’échelle. À présent, le texte est automatiquement organisé dans la boîte englobante, et le redimensionnement s’effectue de manière dynamique : si vous rendez la boîte plus étroite, le texte sera séparé en plus de lignes, et inversement.

    À l’usage, c’est beaucoup plus agréable, et ça vous permet même de ne plus avoir à redimensionner le texte du tout lorsque vous partez des modèles existants : ainsi, sur le mème avec les panneaux autoroutiers, les boîtes englobantes par défaut sont réglées pour remplir les panneaux au maximum sans dépasser.

    Barre de recherche

    Lorsque la v1 est sortie en avril 2025, Framamèmes ne comportait que 7 modèles de mèmes. Un an plus tard, c’est une vingtaine d’images qui sont disponibles… ce qui est plutôt très cool.

    Le problème, c’est que ça devient pénible de faire défiler tous les mèmes pour trouver celui qu’on cherche… alors pour que ce soit un peu plus simple et rapide, j’ai ajouté un champ de recherche : si vous voulez trouver le mème issu des Simpson, il vous suffit de taper « sim » et, très vite, vous ne verrez plus que le mème recherché s’afficher !

    Les termes de recherche sont les noms des mèmes en versions anglaises ainsi qu’en versions françaises, agrémentés de quelques mots-clefs logiques (comme « Star Wars » pour le mème d’Anakin et Padmé).

    Paramétrages des textes

    Jusqu’à maintenant, tous les textes utilisaient la même police, Anton, police libre choisie pour sa ressemblance avec Impact, la police traditionnelle utilisée pour les mèmes (mais non-libre). Au niveau du style, tous les textes étaient centrés, en majuscules et en blanc avec un contour noir de taille fixe.

    Tout cela est maintenant paramétrable :

    • vous pouvez choisir entre 5 polices (Anton, une police sans empattements/serifs, une avec, une monospace et une de style « BD ») ;
    • le style (gras, italique, normal, majuscules) est sélectionnable ;
    • la couleur du texte, du contour, et la taille du contour sont réglables ;
    • l’alignement est également réglable.

    Chacun de ces paramètres est applicable à chaque texte séparément, mais le style choisi pour un texte peut être appliqué à tous les autres d’un simple clic.

    Notez que les modèles existants de mèmes ont été mis à jour lorsqu’ils utilisaient un autre style que celui qui était uniquement disponible auparavant.

    Images à la place des textes

    Vous vous souvenez du mème de The Office ou Pam, la réceptionniste, fait chercher la différence entre deux images et précise que « c’est la même image » ? Avouons que ce mème ne rendait pas très bien avec des textes dans chacun des deux panneaux censés contenir des images…

    Eh bien vous pouvez désormais remplacer chaque texte par une image, ce qui sera très pratique pour ce mème en particulier, mais pas seulement ! Et comme on n’oublie pas l’accessibilité, la zone de texte correspondante servira maintenant à la description de l’image (qui sera elle-même utilisée dans l’alt-text généré automatiquement).

    Et non, on ne propose pas d’IA pour générer la description automatiquement à partir de l’image : l’accessibilité, c’est avant tout une question de communication humaine, on n’va pas laisser ça à une machine.

    Flux RSS

    Vous l’avez compris, des mèmes sont régulièrement ajoutés à ce générateur. Si vous voulez avoir une notification lorsqu’un nouveau mème est disponible, j’ai créé un flux RSS qui sert juste à ça. Parce que les flux RSS, c’est bien, et ça ne coûte pas grand-chose de le faire.

    Au passage, merci à anorax qui m’a suggéré l’idée sur Mastodon !

    Des petites améliorations en plus

    Vous pourrez aussi trouver un bouton pour déplier la liste des mèmes (si vous préférez ça au champ de recherche, pour vous y retrouver dans la liste), un focus automatique sur les zones de textes quand termine un déplacement (ou quand on ajoute un texte), etc.

    De manière générale, j’essaie toujours d’ajouter les petites améliorations d’interface qu’on me suggère, surtout quand c’est simple à faire et que ça permet de rendre l’utilisation un peu plus fluide.

    C’est grâce à vous !

    Cette v2 de Framamèmes a été débloquée par un « métapalier » du financement participatif du blog Grise Bouille (un palier calculé sur la saison complète et pas juste sur un mois). Un immense merci à toutes les personnes qui ont participé et ont rendu cette v2 possible !

    Je vous rappelle que c’est grâce à ce crowdfunding permanent que je peux aujourd’hui produire de l’art libre, alors n’oubliez pas de soutenir ! Rappel : au prochain méta-palier, à 9 000 €, je commence à écrire la suite de mon roman de fantasy gauchiste Sortilèges & Syndicats.

    Framamèmes v3 ?

    Je n’ai pas vraiment de plan pour l’avenir de Framamèmes. Je ne crois pas qu’un logiciel doive nécessairement recevoir continuellement des mises à jour, et je ne souhaite pas faire de Framamèmes une usine à gaz. L’interface de la v2 me semble un bon compromis entre simplicité et exhaustivité des fonctionnalités.

    La seule « fonctionnalité » qui pourrait avoir du sens est la gestion de langues multiples (avec notamment une version anglaise) : j’ai vu tourner certains mèmes sur des sites anglophones, preuve que c’est déjà utilisé. En même temps, les anglophones ont déjà pléthore de générateurs dans leur langue, et ne font en général pas partie de mes mécènes qui restent largement francophones. Bref, je garde l’idée en tête, mais ce n’est pas prioritaire.

    Je compte évidemment continuer à ajouter de nouveaux mèmes, j’ignore juste jusqu’à quand (le réservoir est virtuellement infini…). Intégrer des images dessinées par d’autres personnes n’est pas à l’ordre du jour, dans un souci de cohérence graphique. Notez que vous avez déjà la possibilité d’importer vos propres images si besoin. Rien ne vous empêche non plus de forker le projet pour faire votre propre instance avec vos propres images à partir du code de Framamèmes : comme tout ce que je fais, c’est libre !

  • Tuesday 24 March 2026 - 01:11
    from PepSEO

    Un container de stockage en kit n’est jamais un simple achat logistique. Ce choix engage tout le fonctionnement d’un chantier, la protection du matériel, la sérénité des équipes. Derrière chaque structure livrée en kit, il y a la promesse d’un quotidien plus fluide, d’une gestion mieux maîtrisée, et d’une sécurité qui ne laisse rien au hasard.

    Container de stockage en

    L’article Trouver le container de stockage en kit parfait pour vos besoins est apparu en premier sur PEPSeo.

  • Monday 23 March 2026 - 17:13
    L’ISBN est partout dans le monde du livre, mais il reste souvent mystérieux pour les auteurs, éditeurs, libraires ou simples lecteurs curieux. Derrière cette suite de chiffres se cache pourtant un système international extrêmement précis, conçu pour identifier chaque ouvrage de manière unique.
     Voici un guide complet pour comprendre son fonctionnement, son utilité et la manière de l’obtenir en France...
    " Tout comprendre sur l’ISBN : rôle, structure, obtention et usages "

    Qu’est-ce qu’un ISBN ?

    L’ISBN (International Standard Book Number) est un numéro international normalisé permettant d’identifier de manière unique :
    - un livre,
    - une édition particulière d’un livre,
    - un format spécifique (broché, relié, ebook…),
    - un produit éditorial assimilé (certains rapports, publications institutionnelles, etc.).
    Il s’agit d’un identifiant unique, comparable à une carte d’identité du livre.  
    Depuis 2007, l’ISBN comporte 13 chiffres, alignés sur le système EAN utilisé pour les codes-barres.
    ISBN
    ISBN : déchiffrer et comprendre

    Code-barres VS ISBN : quelle différence ?

    Bien qu’ils soient souvent confondus, ISBN et code-barres ne sont pas la même chose.
    * ISBN : Numéro normalisé qui sert à Identifie un livre ou une édition.
    * Code-barres EAN-13 :  Représentation graphique qui permet la lecture optique en caisse ou en logistique.
    **Le code-barres n’est qu’une traduction visuelle de l’ISBN, destinée aux scanners.  
    **L’ISBN peut exister sans code-barres, mais l’inverse n’est pas vrai.

    Signification des chiffres d’un ISBN

    Un ISBN-13 se présente sous la forme :  
    978 – 2 – 1234 – 5678 – 5
    Chaque segment a une signification précise :
    1. Préfixe EAN (978 ou 979)  
       Indique qu’il s’agit d’un produit du secteur livre.
    2. Identifiant de groupe linguistique  
       - 2 = zone francophone  
       - 3 = zone germanophone  
       - 1 = anglophone  
       etc.
    3. Identifiant de l’éditeur  
       Attribué par l’agence nationale (en France : l’AFNIL).
    4. Numéro de l’ouvrage  
       Identifie un titre ou une édition spécifique.
    5. Chiffre de contrôle  
    Calculé automatiquement pour vérifier la validité du numéro.
    Chaque changement d’édition, de format ou de version nécessite un nouvel ISBN.

    Comment obtenir un ISBN en France ?

    En France, l’organisme officiel chargé de l’attribution des ISBN est l’AFNIL (Agence Francophone pour la Numérotation Internationale du Livre).
    A - Procédure d’obtention
    1. Faire une demande auprès de l’AFNIL  
       Via leur formulaire en ligne.
    2. Choisir un bloc de numéros  
       - 1 ISBN (rarement utilisé, réservé aux auto-éditeurs occasionnels)  
       - 10 ISBN  
       - 100 ISBN  
       - 1000 ISBN (pour les éditeurs professionnels)
    3. Recevoir son préfixe éditeur  
       L’AFNIL attribue un identifiant unique à l’éditeur ou à l’auteur.
    4. Attribuer soi-même les ISBN aux ouvrages  
       L’éditeur gère ensuite la distribution interne des numéros.
    B - Délais  
    En général, quelques jours à quelques semaines selon la période.
    C - Coût  
    Selon la demande, l'attribution peut varier de 35€ à 85€ environ.
    ( voir les tarifs actualisés sur le site de l'AFNIL )

    Quelles informations peut-on extraire d’un ISBN ?

    À partir d’un ISBN, on peut déterminer :
    - la zone linguistique du livre,
    - l’éditeur ou l’auto-éditeur,
    - le titre ou l’édition spécifique,
    - la validité du numéro (via le chiffre de contrôle),
    - parfois le format (si l’éditeur utilise une logique interne).
    Cependant, l’ISBN ne donne pas directement le contenu du livre : il sert d’identifiant, pas de base de données.
    Bnf
    Bnf : un moteur de recherche complet à partir du code ISBN

    Comment obtenir une fiche descriptive d’un livre à partir de son ISBN ?

    Pour retrouver les informations complètes d’un ouvrage (titre, auteur, éditeur, résumé, couverture…), plusieurs bases de données publiques ou professionnelles existent :
    A - Bases de données publiques
    - BnF – Catalogue général
    Indispensable pour les ouvrages publiés en France.  
    L’ISBN renvoie directement à la notice officielle.  
    - WorldCat 
    Le plus grand catalogue de bibliothèques au monde.  
    Permet de retrouver une notice bibliographique complète via l’ISBN. 
    - Google Books
    Permet d’obtenir :  
    -- la fiche complète d’un livre,  
    -- parfois un aperçu ou l’intégralité du texte,  
    -- des métadonnées (éditeur, date, pagination, catégories).  
    La recherche par ISBN est intégrée dans la recherche avancée.  
    - OpenLibrary
    Projet de la Internet Archive.  
    Permet de retrouver des fiches de livres, parfois avec des versions numériques gratuites.
    B - Bases commerciales
    - Amazon / Fnac
    Très pratiques pour obtenir :  
    -- couverture,  
    -- résumé,  
    -- avis lecteurs,  
    -- informations d’édition.
    - Electre (réservé aux professionnels)  
    - Dilicom (réseau interprofessionnel du livre)
    C - Sites Internet bien utiles qui permettent de trouver des renseignements sur un livre à partir d'un numéro ISBN
    1. " Chasse aux Livres "  
    Un moteur spécialisé qui permet de rechercher un livre par ISBN, EAN, ISSN, ASIN ou UPC, et de comparer les prix disponibles en ligne.  
    Très pratique pour vérifier une édition ou trouver la meilleure offre.  
    2. " NiceBooks "  
    Un site international qui permet :  
    - de rechercher un livre par ISBN,  
    - de valider un numéro,  
    - de convertir ISBN‑10 ↔ ISBN‑13,  
    - d’obtenir des informations bibliographiques.  
    3. " AbeBooks (France) "  
    Permet de rechercher un livre par ISBN, notamment pour retrouver des éditions précises, des livres rares ou épuisés.  
    Très utile pour les collectionneurs.  
    4. " dCode – Recherche ISBN "  
    Un outil technique permettant :  
    - de rechercher un livre via son ISBN,  
    - de vérifier la validité du numéro,  
    - de calculer le chiffre de contrôle,  
    - de générer un code-barres.  

    Pourquoi certains livres n’ont-ils pas d’ISBN ?

    Plusieurs raisons peuvent expliquer l’absence d’ISBN :
     1. Le document n’entre pas dans le champ de l’ISBN  
    L’ISBN ne concerne pas :
    - journaux et magazines,
    - partitions musicales,
    - cartes postales,
    - documents internes ou privés,
    - catalogues commerciaux,
    - jeux, calendriers, papeterie.
     2. Auto-édition sans demande d’ISBN  
    Certains auteurs auto-édités publient :
    - des ebooks uniquement sur Amazon (ASIN),
    - des PDF distribués gratuitement,
    - des ouvrages non destinés à la vente.
     3. Tirages très limités ou usage interne  
    Rapports internes, mémoires, thèses non publiées, documents associatifs…
     4. Livres anciens  
    Les ouvrages publiés avant 1970 n’avaient pas d’ISBN.

    Conclusion

    L’ISBN est un outil essentiel pour identifier, référencer et distribuer les livres dans le monde entier.
    Derrière ses 13 chiffres se cache un système rigoureux, indispensable pour les éditeurs, libraires, bibliothèques et plateformes de vente.
    Que vous soyez auteur, éditeur ou simplement passionné par le monde du livre, comprendre l’ISBN permet de mieux saisir la logique de l’écosystème éditorial.
        enjoy :)
    source : © le blog du référencement efficace - http://longuetraine.fr - soumis à licence CC - accord préalable demandé -
  • Monday 23 March 2026 - 07:42

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière.


    Tous les liens listés ci-dessous sont a priori accessibles librement. Si ce n’est pas le cas, pensez à activer votre bloqueur de javascript favori ou à passer en “mode lecture” (Firefox) ;-)

    Brave New World

    Spécial IA

    Spécial guerre(s) au Moyen-Orient

    RIP (or not)

    Spécial femmes dans le monde

    Spécial France

    Spécial femmes en France

    Spécial médias et pouvoir

    Spécial emmerdeurs irresponsables gérant comme des pieds (et à la néolibérale)

    Spécial recul des droits et libertés, violences policières, montée de l’extrême-droite…

    Spécial résistances

    Spécial outils de résistance

    Spécial GAFAM et cie

    Les autres lectures de la semaine

    Les BDs/graphiques/photos de la semaine

    Les vidéos/podcasts de la semaine

    Les trucs chouettes de la semaine

    Retrouvez les revues de web précédentes dans la catégorie Libre Veille du Framablog.

    Les articles, commentaires et autres images qui composent ces « Khrys’presso » n’engagent que moi (Khrys).

  • Monday 23 March 2026 - 01:00

    Scène de salle d’attente

    Extrait de mon journal du 6 mars, dans la salle d’attente du docteur X.

    Le couple entre, asphyxiant l’air de l’étroite salle d’attente avec leurs remugles de fumée de cigarette. Les deux s’asseyent à l’aveugle sans jamais quitter leur smartphone des yeux, sans que les pouces ne cessent de s’agiter.

    Après quelques instants, elle tente de le regarder, elle lui sourit, elle lui adresse plusieurs fois la parole. Lui ne se retourne même pas, n’interrompt pas une fraction de seconde la sarabande de ses pouces.

    Alors elle replonge sur son écran, le manipule, le triture avant de tendre le bras pour le mettre sous le nez de son homme.

    Lui, forcé de s’interrompre, recule légèrement la nuque, regarde l’écran de sa compagne puis tourne enfin la tête pour la regarder elle. Il n’a pas un sourire, pas un seul trait de son visage renfrogné ne tressaille. Mais elle a pu établir un contact visuel, elle est satisfaite, elle sourit.

    Ils replongent alors tous deux dans leur petit univers distinct, comme s’ils étaient deux étrangers.

    À propos de l’auteur :

    Je suis Ploum et je viens de publier Bikepunk, une fable écolo-cycliste entièrement tapée sur une machine à écrire mécanique. Pour me soutenir, achetez mes livres (si possible chez votre libraire) !

    Recevez directement par mail mes écrits en français et en anglais. Votre adresse ne sera jamais partagée. Vous pouvez également utiliser mon flux RSS francophone ou le flux RSS complet.

  • Friday 20 March 2026 - 08:41
    from PepSEO

    Certains dialogues n’existent que pour contourner la censure, d’autres subliment le carcan imposé par le huis clos judiciaire. Rares sont les productions carcérales qui échappent à l’écueil de la caricature sans sacrifier la tension dramatique.

    La mécanique narrative de Sous écrous expose une conception rigoureuse des interactions, où chaque réplique répond à une logique interne impitoyable. L’équilibre entre authenticité et …

    L’article Sous écrous : avis sur la réalisation et les meilleures répliques est apparu en premier sur PEPSeo.

  • Friday 20 March 2026 - 01:00

    The Social Smolnet

    It might have been an email thread. Or a lobste.rs comment. It was a discussion about yet another attempt at a new decentralized social protocol. And we reached the conclusion that with blogs and email, we already had a decentralized social network. We only needed to use it.

    This was the last push I needed to implement in Offpunk the social features I had imagined years ago. Share and Reply. Available since Offpunk 3.0.

    Share

    Are you reading something interesting in Offpunk and want to share it? Well, simply write it:

    share

    or

    share myfriend@example.com

    A new mail containing the URL to share will be opened in your email client of choice (as determined by xdg-open). The title will be the title of the page. You only need to add some text to explain why you want to share that page.

    Reply

    Ever read a blog post and wanted to send feedback or a simple thank you to the author? Simply write:

    reply

    Reply will try to find a mailto link by exploring the page, root pages and, since 3.1, potential "contact" pages. It sometimes works really well. Often, the mail address is obscured or hidden. That’s not a problem. You only need to find it once because Offpunk allows you to save it for the page or the whole online space.

    Give an email address as an argument to reply and it will be saved in Offpunk for the page or the whole online space.
    Give an email address as an argument to reply and it will be saved in Offpunk for the page or the whole online space.

    If you come across an email address that may be of use in the future but don’t want to react now, use "save":

    reply save author@example.com

    or, if you want to use autodetection:

    reply save

    Yes, it is enough

    It looks like nothing. It looks like trivial. But for me, this really transformed Gemini/Gopher and the Small Web into a social network. As I use neomutt+neovim as my mail client, I don’t leave my terminal. I simply write "reply", neovim opens, I write "Thank you for this nice post", :wq, ,and voilà. The mail will be sent during my next synchronization.

    Almost as easy as clicking a "like" button but way more personal. Even easier if, like me, you dislike touching a mouse or opening a browser!

    Replying to my own post in Neovim
    Replying to my own post in Neovim

    This is the Social SmolNet

    In less than two months, I already used this feature to react to 40 different online spaces, not counting that I’ve used it multiple times with some people.

    40 saved reply addresses (41 but the first line is wrongly counted)
    40 saved reply addresses (41 but the first line is wrongly counted)

    I even started using Offpunk as an address book for my blogger friends. Instead of laboriously autocompleting their email addresses, I go to their blog/gemini capsule/gopher hole and write "reply".

    The biggest lesson I take is that "social networks" are not about protocols but about how we use the existing infrastructure. Microsoft and Google are working hard to make sure you hate email and hate building a website. But we don’t have to obey. We can enjoy writing lightweight HTML and sending quick emails to each other. We have the right to read, write, and have social fun without Javascript and centralized platforms. We have the duty to keep this torch lit.

    In the meantime, if you receive from me very short emails reacting to some of your posts, now you know why.

    But, of course, feel free not to reply!

    About the author

    I’m Ploum, a writer and an engineer. I like to explore how technology impacts society. You can subscribe by email or by rss. I value privacy and never share your adress.

    I write science-fiction novels in French. For Bikepunk, my new post-apocalyptic-cyclist book, my publisher is looking for contacts in other countries to distribute it in languages other than French. If you can help, contact me!

  • Thursday 19 March 2026 - 10:25

    Framasoft prend rarement position sur la politique numérique de l’État. La dernière fois où nous l’avions fait, c’était il y a 10 ans, en 2016, dans un article intitulé « Pourquoi Framasoft n’ira plus prendre le thé au Ministère de l’Éducation Nationale ».

    Si nous le faisons aujourd’hui, c’est parce que les débats autour de La Suite Numérique (« La Suite » : une suite d’outils libres et collaboratifs développée par l’État) nous paraissent révéler quelque chose d’important : la difficulté, en France (voire en Europe), à penser une politique publique du numérique qui soit à la fois libre, crédible et orientée vers l’intérêt commun.

    Malgré sa longueur, cet article ne prétend pas aller au fond du sujet. Notre objectif est de proposer, début mars 2026, quelques clés de compréhension accessibles à un public large sur La Suite, ses critiques et les enjeux politiques qu’elle cristallise.

    Pour en savoir plus sur le pourquoi et le comment de cet article, vous pouvez lire notre « Boîte noire » en bas de page.

    Cet article s’inscrit dans un dossier que consacre Framasoft aux rapports entre les États et les modèles de développement et de financement des communs numériques :

    • L’article présent faisant l’historique entre l’État français et le logiciel libre, et précisant la position de Framasoft quant aux critiques faites à La Suite Numérique de la DINUM
    • Une (courte) tribune, parue dans l’Humanité fin janvier 2026, sur le fantasme de faire émerger, au niveau européen, un oligopole qui se poserait comme compétiteur aux GAFAM
    • Un article rappelant un modèle qui a très bien fonctionné ces dernières années pour les petites communautés du logiciel libre (dont Framasoft) : les bourses NLnet (à paraître début avril 2026)

    Les faits

    La Suite, c’est quoi ?

    La Suite est une suite d’outils collaboratifs libres portée par la DINUM pour les agents de l’État. Son objectif est de proposer un environnement de travail cohérent couvrant les usages les plus courants :

     

    Capture écran du site https://lasuite.numerique.gouv.fr

    Capture écran du site lasuite.numerique.gouv.fr

     

    • Tchap : messagerie instantanée basée sur Matrix
    • Visio : visioconférence, basé sur LiveKit
    • France Transfert : envoi sécurisé de fichiers lourds
    • Messagerie : mails, contacts, rendez-vous
    • Fichiers : stockage et partage de documents

    Mais aussi :

    • Grist : gestion de données et de formulaires
    • Docs : édition collaborative de documents
    • Assistant IA : basé sur Mistral

    Il est à noter que l’ensemble de ces logiciels sont libres.

    Mème : un cowboy, l'air peu rassuré, regarde au loin. Une astronaute le tient par l'épaule, montre le paysage de la main et dit, en souriant : « Logiciels libres, des logiciels libres partout ».

    La Suite, c’est qui ?

    Faire l’historique d’un tel projet est complexe, car malgré son jeune âge, il a déjà « pivoté » plusieurs fois.

    Officiellement lancée en 2024, La Suite prolonge des initiatives plus anciennes, et s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation de l’environnement de travail administratif, de protection des données publiques et de réduction de certaines dépendances technologiques (la fameuse « Souveraineté numérique »).

    Wikipédia date ainsi la version 1.0 de Tchap (la messagerie sécurisée) en avril 2019. Mise en place par la direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’État (DINSIC), celle-ci deviendra la direction interministérielle du numérique (DINUM), quelques mois plus tard, par le décret du 25 octobre 2019.

    Fin 2021, sous l’impulsion de la DINUM, c’est le projet « Sac à dos Numérique de l’Agent Public » (SNAP) qui sera annoncé (et on se félicitera au passage que ce ne soit pas le nom final du projet qui ait été retenu 😅).

    La DINUM est, toujours en citant Wikipédia, « un service du Premier ministre, elle est placée sous l’autorité du ministre de la Transformation et de la Fonction publiques. Elle a pour mission d’élaborer la stratégie numérique de l’État et de piloter sa mise en œuvre.
    Elle est considérée comme la direction des systèmes d’information de l’État français. ».

    Mème : deux boutons rouges, un dit « Sac à dos numérique de l'agent public », l'autre « La Suite ». Un homme tagué « l’État quand il doit faire des choix de noms de projets » transpire en ne sachant sur quel bouton appuyer.

     

     

    La Suite, c’est pour qui ?

    Dans cet article, nous parlons de La Suite opérée par la DINUM, destinée aux ministères et agences de l’État. Il existe d’autres dispositifs proches par le nom ou par l’esprit, notamment une Suite Territoriale pour les collectivités et LaSuite.coop pour d’autres organisations (qui fera l’objet d’un article/interview a part entière dans les semaines à venir).

    Début 2026, cette Suite est déployée dans 15 ministères et de nombreuses administrations, accessible à environ 1,6 million d’agents, et utilisée chaque mois par plus de 500 000 personnes.

     

    Mème : 3 spidermen se pointant du goigt les uns les autres : "La Suite de l'Etat", "La Suite de l'ANCT", "Lasuite.coop"

    Entre lasuite.numerique.gouv.fr (agents de l’État), la suiteterritoriale.anct.gouv.fr (pour les collectivités) et lasuite.coop (pour les entreprises, coopératives, associations, etc, notamment de l’ESS), il ne faudra pas s’y perdre !

     

    Il nous paraît difficile d’évoquer La Suite sans mentionner Apps.education.fr, autre suite d’outils libres portée cette fois par l’Éducation nationale.
    Par souci de transparence, précisons que Framasoft intervient ponctuellement comme prestataire sur ce projet, via PeerTube, notre alternative à YouTube & co. Cette collaboration reste limitée à une petite part du financement global du logiciel. Nous citons néanmoins Apps.education.fr parce qu’il constitue, à nos yeux, un précédent important : celui d’une offre publique d’outils libres à large échelle, pensée pour un autre grand périmètre administratif. Cette suite ne bénéficie ni des moyens humains et financiers de La Suite, ni de sa force de frappe communicationnelle, ce que nous déplorons par ailleurs.

    La Suite dans la tourmente

    Ces deux dernières années, La Suite a suscité trois types de réactions : des alertes institutionnelles sur son coût et sa coordination, des critiques venues d’une partie de l’écosystème libre, puis des offensives plus intéressées venues des éditeurs propriétaires.

    L’alerte institutionnelle de la Cour des Comptes

    En juillet 2024, la Cour des Comptes publie un rapport intitulé « Le pilotage de la transformation numérique de l’État par la direction interministérielle du numérique » faisant état d’inquiétudes concernant La Suite (la mise en gras est de Framasoft) :

    La faible coordination avec les besoins exprimés par les ministères pourrait se traduire par la création de produits numériques répondant imparfaitement aux besoins recensés. C’est notamment le cas de la suite numérique de l’État : alors que les premières briques de cette suite sont déjà peu utilisés et coûteux, le déploiement complet d’une alternative souveraine aux offres proposées par le secteur privé pourrait être une source de coûts croissants sans certitude quant à l’utilisation massive de cette suite par les agents. Seule une association forte des ministères, au niveau politique, doit permettre d’assurer un suivi étroit de cette suite qui doit pouvoir, si les résultats attendus d’un produit étaient insuffisants, revenir en arrière sur le déploiement d’une gamme d’outils encore mal coordonnés entre eux.

    Ça pique un peu, hein ?
    Pourtant, nous verrons plus loin que la situation est un peu plus complexe que cela.

    La critique de l’écosystème libre

    En août 2024, nos ami⋅es du CNLL (Conseil National du Logiciel Libre) publient un communiqué au vitriol contre La Suite. Il s’en suivra des échanges particulièrement houleux, notamment sur LinkedIn. Les principaux arguments du CNLL sont les suivants :

    • Concurrence irresponsable : selon le CNLL, la DINUM concurrence directement les éditeurs français de logiciels libres collaboratifs, avec un avantage déloyal : 100 % de financement public, moyens marketing de l’État, exemption de qualification SecNumCloud (sur ce dernier point, côté Framasoft, on n’a pas compris, car La Suite est bien qualifiée SecNumCloud) ;
    • Capacités insuffisantes et irréalistes : La DINUM n’aurait ni les effectifs, ni l’expertise, ni les moyens pour se substituer aux éditeurs logiciels, comme le démontre aussi l’échec du projet Messagerie Collaborative de l’Etat sur plus de 10 ans ;
    • Vision restrictive du Libre : selon le CNLL, la DINUM réduit le logiciel libre à la gratuité et à la défiance envers les éditeurs, sans comprendre qu’il nécessite un écosystème solide et une relation équilibrée avec les prestataires ;
    • Impact négatif sur l’industrie française : En opérant elle-même des services cloud et en développant des logiciels non spécifiques à l’État, la DINUM parasiterait les investissements des éditeurs privés français, décrédibiliserait le logiciel libre et favoriserait in fine les solutions américaines.

    Là encore, les affirmations sont dures. Si certaines sont justes, nous verrons plus bas que certaines se sont révélées fausses ou ont été démenties par le temps.

    L’offensive des acteurs propriétaires et de leurs relais

    Début 2026, nouvelles attaques contre La Suite. Cette fois en provenance des éditeurs propriétaires. La Business Software Alliance (BSA), qui représente les principaux acteurs mondiaux du logiciel et du cloud, parmi lesquels figurent notamment Microsoft, Google, Amazon, Oracle, IBM ou encore Adobe (bref : pas nos copains) a publiquement mis en garde contre les orientations prises par les autorités françaises.

    Les articles dans la presse spécialisée se suivent et se ressemblent un peu :

    Mais pourquoi un tel déferlement de critiques ?

    Gif animé de la pub Orangina avec un personnage criant "Parc'que !!!"

     

    D’après nous, la source est initialement à rechercher en juillet 2025, lorsque l’entrepreneur Tariq Krim posta (sur LinkedIn et sur son site) une analyse très critique sur le rapport entre l’Etat et « la souveraineté numérique », avec plusieurs points plutôt légitimes. Mais le sujet est ensuite sorti du champ des spécialistes, au point que certains arguments furent même repris par… Sarah Knafo (oui oui, la députée d’extrême droite européenne, aujourd’hui candidate à la mairie de Paris), qui viendra rajouter son grain de haine (et de mensonge).

    La cause, elle, est plutôt à chercher du côté de la crainte des éditeurs de solutions fermées. Voir l’État s’émanciper de leur giron pour se mettre à développer des logiciels qui fonctionnent ? Qui plus est sous licence libre ? Ça peut à terme signifier la perte de marchés importants pour eux. D’où des réactions très virulentes de leur part afin de décrédibiliser la suite logicielle de la DINUM.

    Bref, c’est la mise en curée contre La Suite. Nos ami⋅es de Next.ink en feront d’ailleurs un excellent résumé (et on ne dit pas ça que parce que nous sommes cités dedans, promis !)

    Prenons un peu (beaucoup !) de recul

    Pour expliquer le point de vue de Framasoft, il faut faire un rapide rappel du contexte historique.

    Hmm, non, en fait ce rappel ne sera pas rapide, puisqu’on va remonter jusque dans les années 60.

    Notre objectif ici est de montrer les grandes lignes du rapport à l’État avec le logiciel libre, et notamment la stratégie du « Make » (« faire soi-même ses logiciels » ou « faire faire ses logiciels ») ou du « Buy » (« acheter » ou, plus souvent, « louer » ses logiciels auprès d’éditeurs).

    Si on prend cette grille de lecture stratégique, on peut identifier différentes phases historiques structurantes. Désolé, c’est à gros traits, et sans doute pas exempts d’erreurs (n’hésitez pas à apporter vos corrections en commentaires).

    Pour vous en faciliter la lecture, on vous a préparé rapidement une version plus graphique, sous la forme de chronologie.

    capture écran d'une page représentant visuellement la chronologie qui suit

    Cliquez pour ouvrir une représentation graphique de la chronologie ci-dessous

     

    Années 1960-70 : l’ère du « Make » souverain

    • 1966 : Plan Calcul (de Gaulle) Création de la CII (Compagnie Internationale pour l’Informatique) en réaction au rachat de l’entreprise française Bull par l’américain General Electric. Et aussi au fait que de Gaulle a moyennement apprécié le fait que les États-Unis aient refusé d’exporter un supercalculateur destiné au CEA (Commissariat à l’Énergie Atomique) pour le programme nucléaire militaire français. Volonté explicite de souveraineté matérielle et logicielle. L’État finance massivement le développement national.
    • 1967 : Création de l’IRIA (qui deviendra l’INRIA en 79) Institut de recherche en informatique et automatique. Sa vocation : développer une capacité logicielle française publique.
    • 1976 : Fusion CII-Honeywell-Bull Le Plan Calcul s’essouffle. C’est le début d’un recul « pragmatique » vers des alliances avec des acteurs américains. Signal précoce que le « Make » national complet est difficile à tenir. C’est la fin du projet Unidata, qui était un grand consortium européen (CII, Siemens, Philips) surnommé « l’Airbus de l’informatique ». En s’alliant avec l’Américain Honeywell, la France a probablement sabordé l’Europe de l’informatique.

    Années 1980 : le tournant de la micro-informatique et les premières externalisations

    • 1982 : paf ! le PAFE (Programme d’action pour la filière électronique). C’est l’arrivée de la gauche au pouvoir. Jean-Pierre Chevènement relance une politique industrielle volontariste (Plan Filière Électronique). Nationalisation de Bull, Thomson, etc. L’État veut « faire » l’informatique. (La nationalisation, pour les plus jeunes d’entre vous, c’est quand l’État pense qu’une entreprise est suffisamment importante pour le pays qu’il vaut mieux qu’elle appartienne… à l’État. Ça doit vous paraître une dinguerie aujourd’hui, mais ça se faisait, et ça marchait pas si mal… #soupir)
    • 1982-1987 : le Minitel comme « Make » réussi. Le Minitel a été un succès technique et logiciel français (développé par la DGT/France Télécom). Mais il a crée un tel effet de lock-in qu’il a retardé l’adoption d’Internet en France. Le logiciel est alors entièrement développé en interne ou par des prestataires français sous contrôle étatique.
    • 1989 : début de la pénétration de Microsoft dans l’administration. Les premiers contrats-cadres avec Microsoft pour équiper les postes de travail des ministères commencent à se mettre en place. Passage progressif du macroordinateur au PC, souvent avec des logiciels américains achetés « sur étagère » (typiquement, Microsoft Word est un logiciel « sur étagère » : vous l’achetez et vous l’installez, contrairement à un logiciel « sur mesure »).

    Années 1990 : le basculement vers le « Buy »

    • 1994-1997 : multiplication des contrats-cadres Microsoft. L’administration française signe des contrats globaux (« contrats Open ») avec Microsoft pour la bureautique. Le « Buy Microsoft » devient la norme de fait, sans véritable mise en concurrence systématique.
    • 1994 : rapport Gérard Théry sur les autoroutes de l’information. Constat que la France a pris du retard sur Internet à cause du Minitel. Théry n’était pas vraiment un visionnaire : selon lui, le fonctionnement d’Internet « n’est pas conçu pour offrir des services commerciaux » et serait incapable d’offrir des services de qualité. Aucune recommandation forte sur le logiciel libre.

    Années 2000 : l’émergence du logiciel libre comme alternative politique

    • Janvier 2004 : création de l’association Framasoft (qui existait de façon informelle depuis 2001)
    • 2006 : rapport « La sécurité des systèmes d’information ». Souligne la dépendance stratégique aux logiciels étrangers, mais sans mesures contraignantes.
    • 2006 : Loi DADVSI et lobbying Microsoft/industrie propriétaire. Débat sur le droit d’auteur numérique. Lobbying intense des éditeurs propriétaires. Le logiciel libre est menacé par certaines dispositions avant des amendements. Pour la petite histoire, la loi DADVSI est – pour caricaturer ­– la transposition dans le droit français de la directive européenne EUCD. L’association La Quadrature du Net (LQDN) a été fondée officiellement en 2008 par des militants issus de ces combats, même si plus spécifiquement pour lutter contre une autre loi : HADOPI (loi Création et Internet) et le « Paquet Télécom » européen.
    • 2007-2008 : la Gendarmerie passe à Ubuntu Linux. Migration de 70 000 postes de Windows XP vers GendBuntu (Ubuntu personnalisé). Économies annoncées : plusieurs millions d’euros/an. C’est une sorte de cas d’école international.

    Années 2008-2012 : tensions entre libre et lobbying propriétaire

    • 2009 : 💸 contrat « Open Bar » #1 Microsoft au Ministère de la Défense. Le journaliste Marc Rees, du site PC-Inpact (ancêtre de Next.ink), révèle que le ministère de la Défense a signé un accord-cadre avec Microsoft (contrat dit « Open Bar ») permettant un accès illimité aux produits Microsoft pour environ 100 millions d’euros sur 4 ans. Ce contrat suscite une polémique massive :
      • Absence de mise en concurrence réelle invoquée par les défenseurs du libre.
      • Les associations du logiciel libre dénoncent une dépendance stratégique pour un ministère régalien.
      • Soupçons de liens entre décideurs militaires et Microsoft (pantouflage).
    • 2009 : référentiel Général d’Interopérabilité (RGI) v1.0. L’État impose officiellement l’utilisation de formats ouverts (ODF notamment) dans les échanges entre administrations. Victoire symbolique du « Make/Libre ».
    • 2010 : rapport Riester sur le libre et les administrations. Le député Franck Riester (futur ministre) produit un rapport assez tiède, ne remettant pas en cause la domination des éditeurs propriétaires. Sa v2 ne vaudra, selon nous, pas mieux.
    • 2011 : François Fillon annonce des investissements dans le « Cloud Computing ». Spoiler : ça sera un fiasco. On y reviendra plus bas.
    • 2011 : 💸 l’affaire Louvois (logiciel de paie militaire). Arrêtons nous une minute sur cette catastrophe industrielle, parce qu’elle fait partie des « traumas » de la stratégie numérique française. Le système Louvois (Logiciel Unique à Vocation Interarmées de la Solde) est en effet un désastre économique et humain. La page dédiée Wikipédia vous donnera tous les détails, mais pour résumer :
      • 2001 à 2003 : développé au départ sur la base d’un logiciel édité par l’entreprise Sopra.
      • 2004 à 2006 : repris en interne par le ministère de la Défense.
      • 2007 à 2008 : le logiciel est confié à l’entreprise Steria.
      • 2009 à 2011 : c’est… le bordel ! À cause de nombreux bugs, le logiciel repousse sans cesse sa mise en production.
      • 2011 à 2012 : le logiciel commence à être déployé, mais avec de telles erreurs qu’il fait légitimement un « bad buzz » sur les réseaux sociaux. Erreurs de paie touchant des dizaines de milliers de militaires (trop-perçus, sous-paiements, soldes à zéro).
      • 2013 : le Ministre de la Défense annonce que le projet sera abandonné dès que possible et sera remplacé par un autre logiciel développé par … Sopra Steria (oui oui, la fusion des deux entreprises précédentes)
      • 2016 : Louvois est définitivement abandonné. Au départ doté d’un Budget initial d’environ 80 millions d’euros, les dérapages ont été massifs. Suite à un rapport de la Cour des comptes, on parlera d’un « fiasco industriel et humain ». On parle d’une note autour de 500 millions d’euros, entre le prix d’achat et le coût des dysfonctionnements de Louvois ; cette somme ne tenant pas compte du coût de son remplaçant.
    • 2012 : circulaire Ayrault : « Usage du logiciel libre dans l’administration ». Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault signe une circulaire encourageant fortement l’usage du logiciel libre. Lire l’analyse de nos ami⋅es de l’April. Elle reconnaît aussi différents groupes de travail (par exemple MIMO) qui serviront à nourrir le SILL (Socle interministériel des logiciels libres, créé la même année et produisant une liste de logiciels libres recommandés. C’est un moment fort du « Make/Libre ». D’un point de vue politique en tout cas. Parce que d’un point de vue pratique, c’est loin d’être la fête.

    Années 2013-2017 : l’ambivalence institutionnalisée

     

    Mème : une réunion d'entreprise. Le patron dit : « Nous avons besoin d'équiper numériquement Les ministères de la défense et de l'education nationale ». Un employé propose : « Confions ça à mon cousin qui bosse chez Sopra-STERIA » ; sa collègue : « Confions ça à notre notre partenaire historique : Microsoft » ; un autre collègue, d'un air blasé : « Sinon, on peut privilégier des solutions libres... ». Cette dernière réplique rend le patron furieux : il éjecte ce dernier employé par la fenêtre.

    Années 2017-2022 : l’ère Macron, discours de souveraineté, mais pratique de dépendance

    • 2017 : renouvellement (encore ! ! !) du contrat Open Bar #3 Défense-Microsoft
    • 2018 : dynamisme de « beta.gouv.fr » et des Startups d’État. Approche « Make » en rupture avec les pratiques historiques : de petites équipes agiles au sein de l’État développent des services numériques publics (Mes Aides, La Bonne Boîte, Signaux Faibles, etc.). Succès reconnu internationalement.
    • 2020 : scandale du Health Data Hub sur Microsoft Azure. Pensé en 2018 suite au (plutôt bon) rapport de Cédric Villani sur l’IA et mis en place en 2019, le Health Data Hub (plateforme nationale des données de santé) est hébergé chez Microsoft Azure, malgré les données de santé extrêmement sensibles de millions de Français.
    • 2019 : la DINUM remplace la DINSIC. La Direction Interministérielle du Numérique est censée renforcer le pilotage des projets numériques de l’État. Nadi Bou Hanna est nommé directeur (on n’en gardera pas le meilleur souvenir).
    • 2019 : Tchap (messagerie souveraine). L’État lance Tchap, une messagerie instantanée basée sur le protocole libre Matrix, pour les agents publics. Exemple positif de « Make » sur base libre, mais au coût particulièrement conséquent.
    • 2019 : doctrine « Cloud au centre » (première version). L’État commence à formuler une doctrine cloud, mais elle ne tranche pas entre souveraineté et pragmatisme.
    • 2020 : COVID et explosion des achats de licences
      • Achat massif de licences Zoom ou Microsoft Teams pour le télétravail des agents des trois fonctions publiques, malgré l’existence d’alternatives libres (Jitsi, BigBlueButton, Mattermost).
      • Le SILL recommandait des alternatives, mais elles n’ont pas été déployées à l’échelle.
    • 2020 : 💸 dérapage et queue de poisson de SIRHEN. Attendez, ça fait un peu longtemps qu’on a pas eu de fiasco logiciel, là, non ? Ça tombe bien, la Cour des Comptes (toujours elle) pointe le dérapage du logiciel de RH et paie de l’Éducation Nationale « système d’information de gestion des ressources humaines et des moyens (SIRHEN). Évalué initialement en 2007 à 80 millions d’euros, son coût a été plusieurs fois réévalué pour atteindre 323,3 millions d’euros en 2017, et 400 millions d’euros en 2020.
    • 2020 : Rapport Bothorel (mission parlementaire sur les données). Recommande l’ouverture des codes sources. Peu de choses sur le « Make vs Buy ».
    • 2021 : doctrine « Cloud au centre » (le retour)
      • Impose la qualification SecNumCloud pour les données sensibles.
      • 💸 Mais ouvre la porte aux offres de cloud américain sous licence (Bleu = Microsoft/Orange/Capgemini, S3ns = Google/Thales).
      • Critiques (légitimes) : cela revient à « acheter » du cloud américain avec un vernis français.
    • 2021 : suite collaborative de l’État. La DINUM développe une suite collaborative libre pour l’administration. C’est le « Sac à dos numérique de l’agent public » qui évoluera plus tard en « La Suite »
    • 2021 : rapport Latombe sur la souveraineté numérique. Le député Philippe Latombe produit un rapport sur la souveraineté numérique, critique envers la dépendance aux GAFAM dans l’administration et qui appelle à systématiser le recours au logiciel libre dans les administrations publiques en faisant de l’utilisation de solutions propriétaires une exception.
    • 2021 : rapport de la Cour des comptes sur les grands projets SI de l’État. Constat récurrent : dérapages budgétaires, dépendance aux ESN, perte de compétences internes. La Cours des Comptes défonce légitimement certains projets (dont les fiascos évoqués plus haut).
    • 2021 : 💸 l’affaire McKinsey et le conseil informatique à l’État
      • Le Sénat révèle l’ampleur du recours aux cabinets de conseil (McKinsey, Accenture, Capgemini, etc.) dans les décisions numériques de l’État.
      • Rapport sénatorial « Un phénomène tentaculaire » (McKinsey cité 477 fois dans le rapport).
      • Questions sur des conflits d’intérêts : McKinsey conseille l’État tout en travaillant pour Microsoft, Amazon AWS, etc.
      • Révélation que McKinsey ne paie pas d’impôt sur les sociétés en France.
      • Les montants dépensés en conseil (dont IT) atteignent plus d’un milliard d’euros par an.
    • Novembre 2021 : Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, annonce le plan d’action du Gouvernement en matière de logiciels libres et communs numériques dans l’Administration. Si on est encore loin d’une priorité effective au logiciel libre, ce plan pose des bases encourageantes pour une administration tournée vers les logiciels libres, et les communautés qui les font vivre.
    Chaton pointant un flingue sur le visiteur. Légende : "McKinsey réclamant gentiment ses croquettes à l'État. --Allégorie"

    McKinsey réclamant gentiment ses croquettes à l’État. –Allégorie

    Années 2022-2026 : tentatives de rééquilibrage et résistances

    • 2022 : renforcement du SILL. Le Socle Interministériel de Logiciels Libres est enrichi et mieux promu par la DINUM. Un catalogue de près de 600 logiciels libres recommandés à ce jour (mars 2026).
    • 2022 : Code.gouv.fr. La DINUM lance un portail centralisant les codes sources ouverts par l’administration. Démarche positive de transparence.
    • 2022 : fin du contrat Open Bar Défense ? L’April annonce que l’accord n’a pas été reconduit. Cependant, le fait est que pendant plus de 12 ans au moins (2009-2020), Microsoft aura donc été très implanté dans l’Armée. D’autant que la fin de ce contrat ne signifie pas pour autant la fin de la dépendance technologique de l’administration aux solutions de Microsoft, le ministère passera désormais par l’UGAP (Union des groupements d’achats publics), une centrale d’achat public, pour prendre sa dose.
    • Janvier 2024 rapport sur le « piège Microsoft »
    • 2024 : débats sur l’IA souveraine. L’essor de l’IA générative (ChatGPT, etc.) relance le débat « Make or Buy ». L’État met en avant Mistral AI (startup française) mais les administrations utilisent massivement les outils Microsoft (Copilot) et Google (Gemini) ou même ChatGPT (souvent en *shadow IT*).
      • Fun fact : en avril 2023, Cédric O, qui venait tout juste de quitter son poste de secrétaire d’État au numérique achète 1,15 % des parts de Mistral AI pour… 176,10 €. En décembre 2023 (8 mois plus tard), ces actions sont valorisées… 23 millions d’euros. Jolie bascule. Espèrons qu’il a gardé ses actions, parce qu’elles devraient valoir autour de 130 millions d’euros aujourd’hui (mars 2026). Un rendement à 740 000 fois la mise en moins de 3 ans, ça fait combien, en pantoufles ?
    • Mai 2024 : la Suite numérique de l’État est annoncée. Déploiement de La Suite (webmail, messagerie instantanée, visioconférence, édition collaborative) basée sur des logiciels libres. Objectif : équiper 2,5 millions d’agents.
    • Avril 2025 : 💸 l’Europe achète pour 264 milliards d’euros en logiciels et clouds états-uniens. Le Cigref publie le rapport « La dépendance technologique aux softwares & cloud services américains : une estimation des conséquences économiques en Europe ». Le résultat met des chiffres sur ce que tout le monde savait déjà : l’Europe est droguée aux technologies US. Pourtant, d’après le CNLL, la réponse est prête et s’appelle Eurostack. Mais pour l’instant, l’Europe a du mal à passer du constat aux actes.
    • Janvier 2026 : des avancées pour le libre ? Suite à une question de la député écologiste au sujet des « impacts de la migration des serveurs publics vers Windows 11 », la ministre en charge de l’intelligence artificielle et du numérique, Anne Le Hénanff, répond et partage deux informations intéressantes : des réflexions sont en cours pour le développement de poste de travail libre et une évolution de la doctrine de l’État en matière d’achat public numérique.
    • Mars 2026 : 💸 le Ministère de l’Éducation Nationale renouvelle un contrat avec Microsoft. Malgré les circulaires Ayrault (2012), Castex (2021), Lecornu (2026), et malgré l’existence de LaSuite et surtout de Apps.education.fr, le M.E.N. renouvelle son contrat avec Microsoft jusqu’en 2029. 🤷

     

    capture écran d'une page représentant visuellement la chronologie qui précède

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    Le point de vue de Framasoft

    Comme on vient de le voir, l’État a souvent vanté la souveraineté numérique sans aller jusqu’au bout (c’était un peu « Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais »).

    Le libre a régulièrement existé comme solution crédible (à la dépendance des USA, ou aux entreprises qui facturaient 5 à 10 fois le prix), sans pour autant devenir une doctrine effective.

    Pour nous, La Suite n’est peut-être pas un modèle parfait, mais ce n’est sûrement pas un fiasco. C’est une initiative publique louable, politiquement courageuse, et plus prometteuse que ne le disent ses détracteurs.

    Sur la question du coût de La Suite

    Mais… combien ça a coûté, en vrai ?

    Pour le coût du projet, nous n’avons pas l’information (si vous avez des sources précises, n’hésitez pas à nous les communiquer en commentaire, nous amenderons l’article).

    On peut cependant citer à minima ce même rapport de la Cour des Comptes, en citant la page 82 de ce rapport :

    « Le coût total de déploiement était, à la fin de l’année 2023, de près de 9,3 M€ (concentré sur « Tchap » à 60 %). D’autre part, le coût annuel en maintenance était de 5 M€ (dont 40 % pour « Tchap »), sans compter les éventuels coûts des astreintes sur certains projets » (page 82 de ce rapport).

    (Puis, juste après :)

    « Selon la Dinum, ce niveau de dépenses doit être relativisé. Elle estime en effet que les dépenses engagées pour des licences privées ouvrant l’accès à une suite numérique (bureautique, messagerie, échange de fichiers) s’échelonnent entre 300 et 590 euros par an etpar agent. À ce jour, la suite numérique a un coût d’un peu moins de 15 M€ pour une utilisation en moyenne par moins de 200 000 agents, soit environ 75 € par agent et par an.

    D’après nos informations (glanées auprès de différentes sources), La Suite, c’est environ 70 personnes travaillant sur le projet (développeur⋅euses, designers, administrateur⋅ices systèmes, chef⋅fes de projet, etc). À l’échelle de l’État, ce chiffre n’est pas très impressionnant, surtout au vu du nombre de bénéficiaires (voir plus bas).

    Résumons : on sait ce qu’a coûté La Suite jusqu’à fin 2023 (en gros 10 M€). Puis la Cour des Comptes parle de 15 M€ « à ce jour », sans doute mi-2024. Après (en tout cas pour nous), c’est plus flou pour 2024 et 2025.

    On sait que Tchap concentrait le gros des investissements (en gros 6 M€ jusqu’en 2023), et les 40 % restant étaient surtout consacrés à Resana et Osmose (gestion de fichiers), produits aujourd’hui « sortis » de La Suite.

    Sans vouloir jouer les marchands de poissons, et en partant du principe qu’il y a eu une « montée en puissance » en 2024 et 2025, disons qu’on vous fait le total à, allez, 40 M€ et on vous offre le cabillaud en cadeau.

    Si vous voulez les vrais chiffres, on vous laisse faire une demande CADA, nous on a d’autres chatons à fouetter caresser.

    Est-ce excessif ?

    La seule question valable selon nous est : « Est-ce que l’argent public est ici bien dépensé ? ».

    Comme on l’a vu plus haut, la Cour des Comptes s’inquiétait, fin 2023, du coût de La Suite et de son faible nombre d’utilisateurs.

    C’est là que notre historique peut aider à relativiser un peu.

    Si on prend les coûts des trois fiascos logiciels cités plus haut (Louvois, ONP, SIRHEN), on arrive à un total de 1,25 milliard d’euros. Ou l’équivalent de plus de 30 fois notre évaluation au doigt mouillé du coût total de La Suite.

    Alors évidemment, ça n’est pas un argument suffisant. Dire qu’un projet n’est pas du même ordre de grandeur qu’un triple fiasco financier et humain ne dit pas que l’argent a été bien dépensé.

    Cependant, cela permet de mettre en perspective l’avis de la Cour des Comptes. Cette dernière a en effet vu l’État faire des dépenses faramineuses dans des logiciels peu, voire jamais utilisés. Ou dans des infrastructures comme Cloudwatt (150 millions d’argent public… disparus). Ou dans des cabinets comme McKinsey.

    Bref, si on se met dans les souliers vernis d’un rapporteur de la Cour des Comptes, il paraît relativement logique qu’elle s’inquiète d’un nouveau dérapage. C’est son boulot.

    Mais l’avis date de 2024, sur une étude qui portait, en gros, jusqu’à fin 2023. Or à ce jour (mars 2026), la situation a quand même beaucoup évolué :

    • côté « Drive », Osmose a été décommissionné et Résana laissera probablement peu à peu la place à « Fichiers »
    • côté usages, la Cour des Comptes parlait de 190 000 utilisateur⋅ices de Tchap dans son rapport. D’après le site officiel, la messagerie compterait aujourd’hui 600 000 utilisateur⋅ices au total. Même si d’après nos informations, les comptes actifs mensuellement seraient plutôt autour de 300 000, ce qui est – à notre sens – plus qu’encourageant, sachant d’où part l’administration en termes d’usages collaboratifs.
    • Dans sa dernière newsletter, la DINUM annonçait 100 000 utilisateur⋅ices de Visio en février 2026.

     

    capture d'écran de statistiques d'usage de différents services de la Dinum

    Statistiques d’usage de différents services de la DINUM (au 25/02/2026)

     

    Donc, est-ce que le coût de La Suite est raisonnable ? Clairement, s’il n’y avait pas eu certaines itérations malheureuses avant 2023, cela aurait été largement le cas. Mais est-ce que ce coût est excessif ? D’après nous, non.

    En tout cas, il nous paraît que le coût de développement (« Build ») et celui de l’exploitation (« Run ») soit, début 2026, plus que raisonnable au vu du nombre d’utilisateur⋅ices, et des impératifs de sécurité qui entourent un tel projet.

    Mais alors, c’est bien ou pas ?

    Oui, globalement, nous pensons que La Suite est une très bonne chose. Non parce qu’elle serait irréprochable, mais parce qu’elle constitue aujourd’hui l’une des rares tentatives crédibles de réintroduire du logiciel libre, des logiques de communs et une forme d’autonomie dans l’environnement numérique de l’État.

    Typiquement, Framasoft est bien plus en faveur de solutions telles que Apps.education.fr, car le développement s’y fait avec des rapports plus étroits avec les communautés du libre. Et la réutilisation de logiciels libres existants y est bien plus forte. Pour caricaturer, on peut dire que là où la DINUM crée ce qui deviendra un commun, apps.education.fr contribue à des communs existants.

    La situation est en réalité plus subtile que ça, car il s’agit plutôt de curseurs qui ne sont, pour une solution comme pour l’autre, pas positionnée aux extrêmes de l’échelle entre création et contribution. Mais vous avez l’idée.

    Il y a aussi les interrogations sur l’avenir de La Suite, par exemple :

    • Les équipes seront-elles pérennisées ?
    • Le projet lui-même survivra-t-il aux changements politiques à venir ? (élections de 2027, mais pas seulement)
    • Est-ce à la DINUM non seulement de développer, mais aussi d’opérer/héberger les différents outils ?
    • Quel sera le coût du maintien du code ?
    • Quelles sont les articulations qui pourront être faites avec la société civile (dont Framasoft), les entreprises, et même avec les autres États ?

    Tout cela est encore en construction. Mais quand on regarde la chronologie du rapport État // Numérique, et qu’on constate que La Suite a été annoncée il y a moins de deux ans, on peut aussi se dire que les réponses viendront en leur temps.

    Concernant les critiques des éditeurs libres

    C’est d’ailleurs pour cela que nous comprenons la frustration que certains éditeurs de logiciels libres ont pu exprimer. « Pourquoi développer des logiciels libres (de gestion de fichiers, par exemple) alors que des solutions libres existent déjà (Nextcloud, par exemple) ? ».

    Cette critique nous paraît légitime dans son principe : lorsqu’un logiciel libre existe déjà, l’État doit pouvoir expliquer pourquoi il choisit de développer ou d’assembler autre chose.

    Cependant, dans la forme de cette expression, nous avons surtout entendu la vexation que leur solution libre ne soit pas retenue.

    Samuel Paccoud, chef de pôle de La Suite, répond plutôt clairement à cette critique dans le podcast « À la French » : dans une approche centrée sur l’utilisateur, il est souvent plus complexe, plus long, et souvent plus cher de travailler sur des dérivés de logiciels libres existants. Alors que construire sur des briques libres existantes, notamment les innombrables briques libres qu’il est possible d’assembler grâce à l’interopérabilité, peut être bien moins coûteux pour répondre aux besoins des utilisateur⋅ices.

     

    Extrait de la l’épisode « À la french » du 24 février 2026 (aussi disponible en podcast ou sur YouTube)

    Concernant les critiques des éditeurs non-libres

    Mais le plus étonnant dans toute cette histoire, ça a sans doute été l’argument des éditeurs de logiciels propriétaires : « Oui, mais ça risque d’être la fin de la commande publique ! ! ! »

    Tout doux, Bijou. Rappelons que ça n’est PAS le rôle d’un État de faire vivre cette commande publique. Le rôle de l’État, c’est ça :

    la mission première de l’État est de permettre l’exercice de la souveraineté nationale qui appartient au peuple.

    Ce n’est donc pas à l’État de financer des boîtes qui font du libre, et encore moins des boites qui font du propriétaire. C’est « logique » que l’État achète. Mais c’est pas un dû.

    Donc venir couiner parce que l’État n’achèterait plus une licence Zoom (ou équivalent français), désolé, mais nous ne verserons aucune larme.

    Ça serait d’ailleurs la même avec PeerTube : si l’État utilise massivement PeerTube et ne contribue pas, ça va nous fâcher, même si c’est un risque lorsque l’on fait du libre. Par contre, si l’État développe sa solution de diffusion de vidéos, en 100 % libre, et n’utilise pas PeerTube, Framasoft n’ira pas pleurnicher parce que Framasoft touche 0€. Comme tout éditeur de logiciel libre, nous aurons forcément envie de savoir pourquoi le choix serait de redévelopper une solution alors qu’une autre existe. Mais quiconque a déjà géré des projets logiciels sait que ces choix sont complexes et relèvent de nombreux facteurs.

    Mème : deux images côte à côte. Sur la première, une femme taguée « Les grosses boites du numérique qui pleurent parce qu'elles ne pourront plus se gaver » crie sur quelqu'un hors-champ, retenue par une autre femme ; sur la seconde, un chat tagué « La Suite Numérique » fait des yeux méchants.

    Par ailleurs, imaginer que l’État renoncerait à la commande publique est un argument inepte. L’État va continuer à acheter des chaises, des stylos, des ordinateurs (peut être bientôt équipés Linux ?) et… des logiciels.

    Regardez cette annexe du Projet de Loi de Finances 2026. Les dépenses en logiciels de l’État, c’est quand même approximativement 2 211 millions d’euros (2023) et 2 401 millions d’euros (2024) (cf. page 177 du PLF). Et on ne vous parle même pas du numérique en général (les serveurs, les ordis, les souris, etc.). Et là, on vient gueuler parce que l’État a investi quoi ? 30 ou 50 millions (soit 1 à 2 % du total) pour des logiciels utilisés par des centaines de milliers, voire des millions d’agents ?

    Page 177 du rapport sur l’impact environnemental du budget de l’État présentant les dépenses de l’État concernant le numérique. Et, oui, on parle en millions d’euros, là…

     

     

    Il faut savoir raison garder. Ces éditeurs ont surtout perçu qu’une partie de l’énorme manne d’argent public dont ils ont largement bénéficié pendant des décennies, souvent en gonflant très largement les factures, allait être un peu moins énorme. Et ils ont donc fait de la communication du lobbying.

    Et quand on connaît la capacité de lobbying des éditeurs logiciels, reconnaissons à la DINUM qu’elle a fait un choix politique courageux. Et qui est en train de payer quand on regarde l’adoption croissante des outils de La Suite.

    Cependant, restons vigilant⋅es, il y a fort à parier que les Capgemini, Sopra Steria, Microsoft & co. ne prendront pas cette défaite comme signifiant la fin du combat. Ils ont le temps et l’argent nécessaires pour faire pression aux bons niveaux institutionnels afin de faire abandonner un tel projet.

    Y arriveront-ils ? Nous sommes prêt⋅es à parier que nous n’aurons pas à attendre 10 ans pour vous apporter la réponse.

     

    Mème : un astronaute regarde la Terre en disant « La Suite Numérique, c'est une belle victoire pour le libre, non ? ». Un autre, derrière lui, le tient en joue avec un pistolet et répond « Pour le moment, Pour le moment... » ; Texte 3 : « Microsoft ».

     

    Conclusion

    Oui, certaines critiques faites à La Suite sont légitimes, notamment lorsqu’elles portent sur la réutilisation de logiciels libres existants, sur la contribution aux communs, sur la pérennité des équipes ou sur la place que doit occuper la DINUM dans l’exploitation de tels outils.

    Mais non, cela ne suffit pas à conclure que La Suite serait une mauvaise idée.

    À nos yeux, c’est au contraire une initiative précieuse, parce qu’elle rouvre un espace politique que l’État français a trop souvent laissé se refermer : celui d’un numérique public plus libre, moins dépendant d’éditeurs ou de cabinet de conseils dont l’objet est moins de servir la population que de se servir sur les institutions.

    Mème de Bernie Sanders : « I am once again asking... de ne pas jeter La Suite Numérique avec l'eau du bain libre. »

     

     

    C’est trop long, j’ai pas le temps de tout lire

    • L’État, au travers de sa Direction Interministérielle au Numérique, s’est mis a développer ses propres logiciels (libres).
    • La Cour des Comptes, traumatisée par des échecs précédents, a fait son boulot en alertant sur des dérapages possibles. Mais au final, pour l’instant, les coûts n’ont pas dérapé, et ça se présente même plutôt bien.
    • Les éditeurs de logiciels libres ont grincé des dents, légitimement, parce que la DINUM a fait des choix qui ne retenaient pas forcément leurs solutions développées avec amour. Mais l’État est, eh bien, souverain. Et s’il serait bon que les raisons de ces choix soient transparentes et puissent être débattues publiquement, les choix faits par la DINUM nous semblent cohérents.
    • Les éditeurs de logiciels propriétaires crient au meurtre, affirmant que l’État doit passer par eux pour développer les logiciels utilisés par les agents de l’État, sinon ils ne pourraient pas se payer un troisième yacht. Mais il est bon de rappeler que ce sont nos impôts qui ont déjà payé les deux premiers, alors que le service rendu était parfois catastrophique. Et que les petits choux ont encore les dents largement suffisamment acérées pour se gaver sur la bête.
    • La Suite a fait largement parler d’elle dans les médias (jusqu’au New-York Times). Et ça, c’est bon pour le libre et les communs numériques.
    • Au vu des statistiques d’usage, bientôt une très large partie des agents publics utiliseront des logiciels libres collaboratifs dans leur quotidien. Et ça, ce n’était clairement pas un pari gagné.

    Bref, arrêtons deux minutes de cracher dans la soupe : La Suite, c’est bien. C’est imparfait. Mais c’est bien.


    Boite noire

    Boite noire

    Cet article est déjà bien long, mais l’auteur de ces lignes s’est dit que cela vaudrait la peine de faire une « boite noire » à la Médiapart (la moustache d’Edwy Plenel en moins).

    Commençons par le début. Pourquoi Framasoft prend-elle la parole sur le sujet ?

    Et bien pour au moins 2 raisons.

    La première, c’est que nous en avons eu assez de répéter que nous souhaitions discuter à égalité avec les politiques. En effet, être élu, c’est évidemment un pouvoir, mais c’est aussi un devoir. Celui d’être au service de l’intérêt général. Or après plus d’une décennie de discussions avec des élus locaux ou régionaux, des secrétaires d’État, ou même des ministres, nous avons (comme beaucoup) eu un sentiment d’épuisement face aux comportements parfois plein de bonne volonté, parfois emplis de morgue et de suffisance. Épuisement renforcé par la technocratie intrinsèque à ce milieux, et par les calendriers électoraux, qui font qu’il est compliqué de nouer une relation de partenariat saine de plus de cinq ans avec un agent de l’État.

    La seconde, c’est que le plaidoyer, c’est un métier.
    Et un métier à temps plein. Un métier que nous respectons beaucoup, d’ailleurs. Big up aux camarades de l’April, évidemment. Mais aussi à celles et ceux de La Quadrature, d’Alternatiba, etc.
    C’est d’ailleurs un ancien camarade de La Quadrature qui avait dit à l’auteur de ces lignes qu’il fallait trouver un équilibre entre les globules blancs (qui protègent et défendent le corps humain contre les agressions extérieures) et les globules rouges (qui transportent l’oxygène vers tous les organes et tissus du corps). Les deux sont indispensables, mais il est quasiment impossible d’être à la fois (ou même successivement) globule blanc, puis rouge.
    C’est aussi pour cette raison que Framasoft signe peu de tribunes. Nous sommes humain⋅es, et notre énergie de globules rouges est donc limitée. Celle-ci est donc dirigée vers nos actions, qui sont – en toute humilité – tout à fait conséquentes pour une association de – seulement – 35 adhérent⋅es (vous pouvez lire notre rapport d’activité ou regarder nos statistiques pour vous en convaincre).

    Alors, pourquoi cet article dix ans plus tard ?

    Parce que les critiques adressées à La Suite nous paraissent, selon les cas, légitimes, exagérées ou franchement mal orientées. Et parce qu’au-delà du projet lui-même, ce débat dit beaucoup de la place du logiciel libre dans l’action publique.

    Dans l’article, on voit que ce sont surtout les institutions (Sénat, Assemblée Nationale, Cour des Comptes) et les entreprises (du logiciel libre ou pas), qui se sont exprimées sur le sujet. Mais la société civile a peu pris la parole. C’est ce que nous essayons de faire aujourd’hui.

    Nous souhaitions aussi, au travers de cet article, faire une rapide histoire du rapport entre l’État et le numérique libre. Et pour cela, nous avons fait le choix de remonter jusqu’à De Gaulle, car ce sont bien certaines décisions stratégiques de l’époque « pré-libre » qui nous ont mis dans la sauce.

    Comme toute vision historique, la nôtre fait l’objet de choix et de biais. Cependant, je tiens à remercier chaleureusement Étienne Gonnu, chargé de mission Affaires Publiques à l’April, d’avoir bien voulu relire et amender cette partie là avant publication. L’April est probablement l’association la mieux placée aujourd’hui pour raconter cette histoire, et ses membres le feraient sans doute bien mieux que nous [rappelons au passage que Framasoft est membre de l’APRIL, donc tu es légitime, pyg 😉 NDLR]. Mais… on s’est dit qu’on allait se lancer, et que dans le pire des cas, cela donnerait envie à d’autre d’amender cette chronologie.

    Enfin, pour l’anecdote, la rédaction de cet article s’est étalé sur près de trois semaines, essentiellement à temps perdu (souvent le soir et les week-ends). Il aura réclamé de très nombreuses heures de travail, essentiellement pour aller chercher les sources ou les vérifier (certains rapports ayant plus ou moins disparus d’Internet). Or, entre temps, les nouvelles concernant La Suite, et plus généralement la souveraineté numérique, ont continué de s’enchaîner.

    Bref, « le monde il bouge, et il vous attend pas » (© OSS117), donc à un moment, il fallait bien clore cet article « critique des critiques », qui lui même fera l’objet, n’en doutons pas, de critiques (les commentaires du Framablog sont là pour ça). Si vous nous interpellez sur LinkedIn, il y a peu de chances qu’on vous réponde là-bas 😜 .

    Pierre-Yves Gosset, le 13 mars 2026

     

  • Thursday 19 March 2026 - 10:21

    Face à l’hyper-domination États-unienne dans le numérique, l’idée d’un compétiteur européen fait rêver les politiques… et quelques entrepreneurs. Pourtant, cette voie nous paraît sans issue, comme nous l’écrivions dans une tribune du Journal l’Humanité parue le 21 janvier 2026, que nous reproduisons ici.

    Cet article s’inscrit dans un dossier que consacre Framasoft aux rapports entre les États et les modèles de développement et de financement des communs numériques :

    • Cette (courte) tribune, parue dans l’Humanité fin janvier 2026, sur le fantasme de faire émerger, au niveau européen, un oligopole qui se poserait comme compétiteur aux GAFAM
    • Un (long) article faisant l’historique entre l’Etat français et le logiciel libre, et précisant la position de Framasoft quant aux critiques faites à La Suite Numérique de la DINUM
    • Un article rappelant un modèle qui a très bien fonctionné ces dernières années pour les petites communautés du logiciel libre (dont Framasoft) : les bourses NLnet (à paraître début avril 2026)

    Un an après l’élection de Trump, le constat s’impose : les géants américains du numérique n’ont opposé aucune résistance au pouvoir politique. Derrière les discours sur l’innovation, la disruption, ou la neutralité technologique, leur docilité révèle une réalité plus profonde : les grandes plateformes numériques sont aujourd’hui le socle d’un appareil économique, politique et géostratégique, qui semble mis au service d’un fascisme qui ne prend même plus la peine d’avancer masqué.

    Face à la domination technique et économique des Big Tech, un fantasme revient régulièrement dans le débat public européen : il faudrait bâtir un « Airbus du numérique », un champion industriel capable de rivaliser avec les géants américains. Cette solution a le mérite de la simplicité, mais elle a le défaut de ne pas s’attaquer au cœur du problème.

    En effet, les GAFAM ne sont pas de simples entreprises dont les capitalisations boursières battent des records, année après année. Elles forment un oligopole technique mondial contrôlant infrastructures, données, logiciels et usages. Pour cela, elles s’appuient sur un modèle économique nouveau : le capitalisme de surveillance. Un système basé sur la centralisation des infrastructures et l’extraction massive de données personnelles visant à transformer nos comportements en marchandises.

    L’histoire industrielle européenne nous a appris qu’Airbus n’a jamais été un contre-modèle au capitalisme, mais une adaptation à ses contraintes. Transposer cette logique au numérique, c’est ignorer la spécificité politique des technologies de l’information. Car ici, il ne s’agit pas seulement de produire, mais de piloter les infrastructures qui structurent le débat public, l’accès au savoir, les relations sociales ou le fonctionnement même des services publics.

    En réalité, « l’Airbus du numérique » reproduirait les mêmes travers toxiques et délétères que ses concurrents : dépendance aux marchés financiers, gabegie d’argent public, course à la croissance, concentration des données, impacts écologiques délétères, etc. Nous ne combattrons pas le capitalisme par le capitalisme.

    Sortir de la servitude volontaire aux GAFAM suppose donc un changement de cap plus radical : sortir du marché comme horizon unique du numérique. Cela passe par le développement et la reconnaissance des communs numériques : logiciels libres, infrastructures décentralisées, interopérables, gouvernées collectivement et ancrées dans les territoires.

    Des alternatives existent déjà, parfois depuis des décennies. Elles sont portées par des associations, des coopératives, des collectivités, des institutions publiques. Elles sont certes bien moins visibles que les grandes plateformes car elles ne promettent ni croissance infinie, ni domination mondiale, mais elles proposent en revanche un contre-modèle bien plus robuste : un numérique au service de l’intérêt général, de l’autonomie et de la démocratie.

     

    Pierre-Yves Gosset, coordinateur des services numériques de l’association Framasoft
    Tribune parue initialement dans l’Humanité, le 21 janvier 2026

  • Tuesday 17 March 2026 - 19:01
    from PepSEO

    Fini le temps où se rendre chez l’opticien se limitait à choisir une monture et repartir avec une ordonnance. Désormais, l’optique de proximité se hisse à un autre niveau grâce à l’accompagnement personnalisé. Les opticiens s’affranchissent de leur rôle traditionnel de vendeur, pour se transformer en véritables partenaires de la santé visuelle. Ici, chaque besoin compte, chaque solution s’ajuste. Les …

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  • Tuesday 17 March 2026 - 11:11

    Balise canonical : quand l’utiliser, quand s’en passer La balise canonical est partout. Dans les audits. Dans les recommandations techniques. Dans les rapports Screaming Frog. Pourtant, elle reste l’une des balises les plus mal utilisées du web. Le problème n’est pas de savoir ce qu’elle fait. C’est de savoir quand l’utiliser, quand choisir une 301, quand poser un noindex ; et quand ne rien faire du tout. Balise canonical : définition rapide et syntaxe La balise canonical (rel=canonical) est un élément HTML placé dans le <head> d’une page. Elle indique aux moteurs de recherche : « cette page existe, mais la version de référence est celle-ci. » <link rel="canonical" href="https://www.example.com/page-de-reference/" /> Ce que Google comprend vraiment quand il lit une canonical Point essentiel : la canonical est un signal, pas une directive. Google la traite comme une « forte suggestion » et peut l’ignorer s’il estime que la canonical déclarée est incohérente (contenu trop différent, page inaccessible). Quand Google l’accepte, il consolide les signaux (PageRank, ancres, engagement) vers l’URL canonique. Quand il la refuse, il choisit lui-même la version qu’il juge la plus pertinente. Ce n’est pas un bug ; c’est par design. Google se réserve ce droit pour éviter les manipulations et garantir que l’URL la plus utile pour l’internaute soit celle qui apparaît dans les résultats. Canonical déclarée vs canonical sélectionnée par Google Dans Google Search Console, l’outil « Inspection de l’URL » affiche deux informations distinctes : URL canonique déclarée par l’utilisateur : celle définie dans votre balise. URL canonique sélectionnée par Google : celle que Google a effectivement retenue. Quand les deux correspondent, votre implémentation est correcte. Quand elles divergent, c’est le signe d’un problème : canonical vers une 404, un noindex, une redirection, ou contenu trop différent entre les pages. C’est le point de départ de tout debugging. Quand utiliser la balise canonical La canonical répond à des situations précises où plusieurs URLs proposent un contenu identique ou quasi identique, et où les URLs doivent continuer d’exister. Contenus identiques sur plusieurs URLs Cas classique : www vs non-www, HTTP vs HTTPS, casse différente dans l’URL. La canonical consolide les signaux vers une seule URL et évite que Google ne traite ces variantes comme du duplicate content, ce qui diluerait votre PageRank et brouillerait votre indexation. Paramètres d’URL, tri et filtres /chaussures?tri=prix-croissant, /chaussures?couleur=noir&taille=42 ; même catalogue, URLs différentes. La canonical vers /chaussures clarifie la version de référence pour Google. Attention : cela fonctionne quand le contenu est effectivement le même. Si un filtre change significativement le contenu affiché (une catégorie entière de produits différents par exemple), la canonical n’est pas la bonne solution. Syndication cross-domain Vous syndiquez un article sur Medium ou un site partenaire ? La canonical cross-domain dit à Google « l’original est chez moi. » Condition : le site hébergeur doit accepter d’implémenter la balise. Sans cela, Google peut considérer la copie comme la version principale, surtout si le domaine hébergeur a une autorité supérieure. Self-canonical Best practice négligée : chaque page devrait avoir une canonical pointant vers elle-même. Cela protège contre les variantes non maîtrisées (paramètres UTM, sessions, casse dans l’URL). WordPress via Yoast et Shopify le font nativement ; vérifiez quand même, les configurations par défaut ne sont pas toujours fiables. Quand ne pas utiliser la balise canonical Savoir quand s’en passer est aussi important que savoir quand l’utiliser. Mal appliquée, la canonical peut créer plus de problèmes qu’elle n’en résout. Le contenu est différent Deux articles sur des angles différents du même sujet ne sont pas du contenu dupliqué. Canonicaliser l’un vers l’autre, c’est dire à Google « ignore cette page. » Vous perdriez une page indexée, son trafic potentiel et ses signaux. Règle : si un humain voit deux pages différentes, Google aussi. Ne canonicalisez pas du contenu simplement parce que les sujets se chevauchent. La page doit disparaître de l’index C’est le job du noindex, pas de la canonical. Combiner les deux est une injonction contradictoire ; Google peut ignorer l’une ou l’autre, le résultat est imprévisible. Si la page ne doit plus apparaître dans les résultats mais doit rester accessible (page de remerciement, landing de campagne expirée), c’est noindex. L’URL change définitivement Redirection 301, pas canonical. La 301 transfère le PageRank, met à jour l’index et redirige les utilisateurs. La canonical ne redirige personne ; l’ancienne URL reste accessible. Règle simple : l’ancienne URL ne sert plus ? 301. Elle doit rester accessible ? Canonical. Pagination Ne canonicalisez pas toutes les pages paginées vers la page 1 ; chaque page paginée a un contenu différent. Chaque page doit avoir une self-canonical pointant vers elle-même. Seule exception : une version « voir tout » qui affiche l’intégralité du contenu peut servir de canonical (à condition que la page ne soit pas trop lourde à charger). Canonical, 301, noindex : l’arbre de décision C’est le cœur de cet article. Trois outils, trois usages. Deux URLs, même contenu, une seule doit rester → 301. Transfère le PageRank, met à jour l’index, redirige les utilisateurs. Erreur courante : poser une canonical au lieu d’une 301 « parce que c’est plus facile. » Deux URLs, même contenu, les deux doivent exister → canonical. Consolide les signaux SEO vers une URL unique, les deux pages restent accessibles. Condition : le contenu doit être identique ou quasi identique. Une URL à désindexer sans redirection → noindex. Retire la page de l’index Google, pas de redirection, pas de signal mixte. La page reste accessible via son URL directe. Facettes e-commerce Les sites e-commerce à facettes génèrent des milliers d’URLs. Un catalogue de 500 produits avec 10 filtres peut produire des dizaines de milliers de combinaisons. C’est un cas où une seule solution ne suffit pas. Stratégie recommandée : Catégories principales (sans filtre) : self-canonical. Filtres utiles SEO (marque, type de produit) : pages indexées avec self-canonical et contenu unique. Combinaisons sans valeur SEO (couleur + taille + tri) : canonical vers la catégorie parente ou noindex. Tri et pagination : canonical vers la version sans paramètre. L’objectif : contrôler le nombre de pages dans l’index. Quelques centaines ou milliers de pages stratégiques, pas des dizaines de milliers de variantes de filtres. Sites multilingues Chaque version linguistique doit avoir une self-canonical pointant vers elle-même (pas vers une autre langue) et des balises hreflang vers les autres versions. L’erreur classique : canonicaliser toutes les langues vers la version anglaise, ce qui élimine les versions locales de l’index. Canonical gère les doublons au sein d’une langue ; hreflang gère les correspondances entre langues. Les deux sont complémentaires, pas interchangeables. Les erreurs qui rendent votre canonical inutile Canonical vers une 404, un noindex ou une redirection La canonical doit pointer vers une page en code 200, indexable, dont le contenu correspond à la page source. Tout le reste (404, noindex, chaîne de redirections) est ignoré par Google ou crée des signaux contradictoires. Chaînes et boucles Page A → canonical B → canonical C (chaîne). Page A → canonical B → canonical A (boucle). Dans les deux cas, Google choisira seul l’URL qu’il juge la plus pertinente ; pas forcément celle que vous voulez. Ces problèmes se créent souvent lors de migrations successives. Un crawl régulier les détecte en quelques minutes. Signaux contradictoires Le sitemap liste l’URL A, la canonical pointe vers B, le hreflang déclare A comme référence. Trois signaux, trois messages différents. Google va choisir, mais pas forcément ce que vous voulez. Pour éviter ça : le sitemap ne doit contenir que des URLs canoniques, et chaque URL dans le hreflang doit être sa propre canonical. Vérifier et debugger vos canonicals Google Search Console L’outil « Inspection de l’URL » compare canonical déclarée et sélectionnée. Si elles divergent : vérifiez l’accessibilité de l’URL cible, la similarité du contenu, et la cohérence avec le sitemap et le hreflang. Pour un diagnostic complet de votre site, un audit SEO technique identifie ces divergences de manière systématique et priorise les corrections. Crawl à grande échelle Screaming Frog, Sitebulb : crawl complet, filtre canonicals, détection des anomalies (404, redirections, chaînes/boucles), comparaison avec le sitemap. Pour les gros sites (100 000+ URLs), Oncrawl ou Botify permettent un crawl distribué avec des analyses plus poussées. Quand Google ignore votre canonical Checklist : URL cible en 200 ? Contenu similaire entre les pages ? Signaux cohérents (sitemap, hreflang, liens internes) ? Liens internes qui pointent vers la bonne URL ? Si tout est bon, attendez ; Google peut mettre plusieurs semaines à intégrer un changement. Ne changez pas tout toutes les semaines. La balise canonical est un outil puissant, à condition de l’utiliser au bon moment. Pas comme un pansement sur une architecture bancale. Pas comme un remplacement de 301. Pas comme un noindex déguisé. Le bon réflexe : avant de poser une canonical, demandez-vous si un autre outil ferait mieux le travail. Vous voulez savoir si vos canonicals sont correctement implémentées ? Chez Brioude Internet, on audite, on diagnostique et on corrige. Plus de datas, moins de blabla. Parlons-en.

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  • Monday 16 March 2026 - 22:42
    from PepSEO

    Un mot isolé, rare, parfois surgit et bouleverse la partie, là où une avalanche de synonymes bien rangés se contente de faire du surplace. Pour marquer des points, il ne suffit pas d’exhiber une collection de mots courants : l’habileté, c’est d’anticiper comment la machine dessine ses liens sémantiques. Inutile de s’acharner sur des combinaisons de lettres irréprochables, si l’algorithme …

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  • Monday 16 March 2026 - 18:01
    from PepSEO

    Les tenons dentaires sont largement utilisés dans les reconstitutions de la couronne dentaire. Existant en de nombreuses versions, de formes et de matériaux, les tenons dentaires sont à choisir selon de nombreux critères. Que devez-vous savoir sur les tenons dentaires et où pouvez-vous vous en procurer facilement.

    Les tenons dentaires : les piliers de la restauration dentaire

    Les tenons dentaires …

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  • Monday 16 March 2026 - 18:01
    from PepSEO

    Dans le domaine des serveurs de messagerie, Outlook et Gmail sont devenus les deux grands d’une compétition acharnée qui se joue depuis maintenant une dizaine d’années. Les deux éditeurs ont des avantages indéniables pour eux, mais puisqu’on ne se sert en général que d’un serveur de messagerie, il faut bien trancher entre les deux. Voici les fonctionnalités et les avantages …

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  • Monday 16 March 2026 - 17:02
    Johnny Walker
    Johnny WalkerStriding Man, son identité visuelle

    La marque Johnnie Walker et son évolution

    Fondée au début du XIXᵉ siècle, Johnnie Walker est aujourd’hui l’une des marques de whisky les plus emblématiques au monde...
    L’histoire commence en 1820, lorsque John Walker, un jeune épicier écossais, se met à assembler ses propres blends pour offrir à ses clients un whisky plus constant et plus équilibré que les productions locales de l’époque. Son sens du commerce et de la qualité pose les bases d’une aventure familiale qui traversera les générations.
    Au fil du temps, la marque se structure autour de deux innovations majeures :
    - Le blending moderne, perfectionné par Alexander Walker, le fils de John, qui élève l’art de l’assemblage au rang de signature.
    - L’identité visuelle du "Striding Man" ou " Homme qui Marche ", créée en 1908, qui incarne l’esprit de progrès et de mouvement — un symbole devenu indissociable de la marque.
    Johnnie Walker s’impose ensuite sur la scène internationale grâce à une stratégie audacieuse : standardiser ses blends, développer une gamme reconnaissable par un code couleur et investir massivement dans l’exportation.
    Aujourd’hui, la marque appartient au groupe Diageo et continue d’innover, que ce soit dans ses éditions limitées, ses collaborations artistiques ou ses expériences immersives comme la "Johnnie Walker Princes Street" à Édimbourg.

    Les différents produits commercialisés par Johnnie Walker

    La production de Johnnie Walker est particulièrement connue pour sa gamme structurée autour de couleurs, chacune correspondant à un style, un niveau de complexité et un positionnement différent.
    Voici les principales références :
    a- Johnnie Walker Blue Label
    - Le fleuron de la marque.
    - Assemblage de whiskies rares provenant de distilleries parfois disparues.
    - Profil : riche, velouté, notes de miel, épices douces, chocolat noir.
    b- Johnnie Walker Gold Label Reserve
    - Whisky festif et élégant.
    - Notes de miel, vanille, fruits tropicaux.
    - Idéal pour les cocktails premium ou dégusté pur.
    c- Johnnie Walker Platinum Label / 18 Years
    - Assemblage de whiskies âgés d’au moins 18 ans.
    - Profil : complexe, boisé, légèrement fumé.
    d- Johnnie Walker Red Label
    - Le plus accessible et le plus vendu dans le monde.
    - Whisky vif, épicé, pensé pour les cocktails et long drinks.
    e- Johnnie Walker Black Label (12 ans)
    - Le blend emblématique pour les amateurs.
    - Notes fumées, fruitées et légèrement tourbées.
    - Représente l’équilibre signature de la marque.
    f- Johnnie Walker Double Black
    - Version plus intensément fumée du Black Label.
    - Parfait pour les amateurs de tourbe.
    g- Johnnie Walker Green Label (15 ans)
    - Blend de single malts uniquement.
    - Profil : herbacé, boisé, complexe.
    h- Johnnie Walker Swing
    - Bouteille iconique au fond arrondi.
    - Whisky doux, légèrement fruité, conçu pour les voyages en mer.
    La marque propose également de nombreuses éditions limitées, collaborations artistiques, séries régionales et versions premium destinées aux collectionneurs.

    Le "Striding Man" : symbolisme et évolution graphique d’une icône mondiale

    Le "Striding Man" n’est pas seulement un logo : c’est l’un des symboles les plus reconnaissables de l’histoire des spiritueux.
    Créé en 1908 par l’illustrateur Tom Browne, ce gentleman en mouvement incarne l’esprit même de Johnnie Walker : l’audace, le progrès, la marche en avant.
    À une époque où les marques commencent à peine à se doter d’identités visuelles fortes, Johnnie Walker frappe un grand coup en adoptant une figure humaine dynamique, élégante et immédiatement mémorisable.
    a- Un symbole de progrès et de modernité  
    Le Striding Man représente un homme sûr de lui, chapeau haut-de-forme, canne à la main, avançant d’un pas décidé.
    Ce mouvement vers l’avant devient rapidement la métaphore du slogan "Keep Walking", qui deviendra plus tard l’un des mantras publicitaires les plus puissants du XXᵉ siècle.  
    Il incarne :
    - La persévérance, héritage de John Walker lui-même.  
    - L’élégance, reflet du positionnement premium de la marque.  
    - L’optimisme, un pas après l’autre, vers l’avenir.
    b- Une évolution graphique en plusieurs étapes  
    Au fil des décennies, le Striding Man se modernise tout en conservant son essence.  
    - Années 1920–1950 : lignes plus fines, silhouette plus élancée, style Art déco.  
    - Années 1960–1980 : simplification progressive, adaptation aux supports publicitaires modernes.  
    - Années 1990–2000 : version plus stylisée, plus dynamique, pensée pour l’international.  
    - 2015 : refonte majeure par l’agence Bloom : le personnage gagne en fluidité, en minimalisme, tout en retrouvant une touche vintage.  
    - Aujourd’hui : une icône intemporelle, utilisée aussi bien en 2D qu’en 3D, en animation, en sculpture ou en installations artistiques.
    Le Striding Man est devenu un véritable patrimoine visuel, un symbole culturel qui dépasse largement le cadre du whisky.

    Les versions " statue ", en relief et 3D : objets cultes et pièces de collection recherchées

    Au-delà du logo imprimé sur les étiquettes, le Striding Man a donné naissance à une multitude de objets en relief, sculptures, enseignes et pièces décoratives devenues aujourd’hui de véritables trésors pour les collectionneurs.
    Ces représentations 3D, souvent utilisées dans les bars, les pubs ou les vitrines de cavistes, sont désormais très recherchées pour leur charme rétro et leur dimension iconique.
    a- Des objets publicitaires devenus décorations cultes  
    À partir des années 1950, Johnnie Walker produit des enseignes murales en relief, des plaques émaillées, des statues de comptoir, et même des figurines grandeur nature destinées aux établissements partenaires.  
    Ces pièces se distinguent par :
    - Leur style vintage irrésistible.  
    - Leur qualité de fabrication (résine, métal, plâtre, bois).  
    - Leur présence visuelle, parfaite pour une ambiance de bistrot, de bar ou de man cave.
    b- Pourquoi ces objets sont-ils si recherchés ?  
    Parce qu’ils combinent trois dimensions très appréciées des collectionneurs :
    - La rareté : beaucoup étaient produits en petites séries ou réservés aux professionnels.  
    - La valeur décorative : ils apportent immédiatement une atmosphère chaleureuse et authentique.  
    - La dimension historique : chaque version reflète une époque du design Johnnie Walker.
    Certaines pièces, notamment les enseignes lumineuses, les Striding Man en résine des années 70–80, ou les plaques murales en relief, atteignent aujourd’hui des prix élevés sur le marché de la décoration vintage.
    c- Un incontournable de la déco de bistrot  
    Dans l’univers de la décoration de bars, pubs et restaurants, le Striding Man est devenu un classique absolu. Son esthétique rétro-chic, son élégance britannique et son aura de marque mythique en font un élément décoratif immédiatement reconnaissable.  
    On le retrouve :
    - En enseigne murale dans les bars à whisky.  
    - En statue de comptoir dans les pubs traditionnels.  
    - En objet déco dans les intérieurs inspirés des années 50–70.  
    - En pièce maîtresse dans les collections privées.
    Ces objets en relief sont aujourd’hui au croisement du design, de la culture populaire et de la collection, ce qui explique leur succès croissant.

    Striding Man, en Français dans le texte et dans l'image.

    Cet Article historique se retrouve le plus souvent, dans les textes en français, qualifié de " Le Gentleman Marcheur " ou " Le Dandy Marcheur "...
    a- Termes élégants et descriptifs
    Ces formulations mettent l’accent sur l’allure du personnage :
    - Le Dandy Marcheur
    - Le Gentleman en Marche
    - Le Marcheur Élégant
    - Le Gentleman au Haut‑de‑Forme
    - Le Dandy au Chapeau Haut‑de‑Forme
    - Le Marcheur au Haut‑de‑Forme
    - Le Gentleman Striding
    b- Termes adaptés au contexte "statue / objet déco"
    Idéal pour parler d’objets de comptoir, de bistrot ou de décoration vintage :
    - La Statue du Gentleman Marcheur
    - La Figurine du Dandy Marcheur
    - Le Striding Man en Statue
    - La Sculpture du Gentleman Walker
    - La Statue Publicitaire Johnnie Walker
    - La Figurine de Comptoir Johnnie Walker
    - La Sculpture du Dandy au Haut‑de‑Forme
    c- Formulations plus "collectionneur" ou "déco de bistrot"
    Parfait pour un article orienté objets vintage, déco ou brocante :
    - Le Striding Man en Relief
    - Le Striding Man 3D
    - La Version Sculptée du Striding Man
    - Le Dandy Walker en Volume
    - La Statue Publicitaire de Bar Johnnie Walker
    - Le Gentleman Walker de Comptoir
    - Le Dandy Johnnie Walker en Relief
    d- Formules plus poétiques ou marketing
    Pour donner du style à un texte ou à une fiche produit :
    - L’Icone Marcheuse de Johnnie Walker
    - Le Marcheur Légendaire
    - Le Dandy Iconique de la Marque
    - L’Élégant Marcheur Écossais
    - Le Gentleman Intemporel

    Notre article du jour : Figurine Johnnie Walker – Le Striding Man emblématique - Une Superbe statuette vintage – pièce de collection

    Cette élégante figurine représente le célèbre “Striding Man”, symbole iconique de la marque de whisky Johnnie Walker depuis plus d’un siècle...
    Réalisée avec soin, elle capture parfaitement l’allure dynamique et distinguée du gentleman en redingote rouge, avançant d’un pas assuré, monocle à la main et canne élégante.  
    1- Un design soigné et plein de caractère  
    - Veste rouge à basques, finement sculptée, avec boutons dorés et détails textiles.  
    - Pantalon blanc et bottes noires rehaussées de touches dorées.  
    - Haut-de-forme beige, canne noire et monocle : les attributs classiques du personnage.  
    - Mouchoir à pois bleus dans la poche arrière, détail charmant et typique des versions travaillées.  
    - Expression du visage, posture dynamique et finitions peintes à la main.
    2- Dimensions & poids  
    - Hauteur : 40 cm  
    - Largeur : 22 cm  
    - Profondeur : 14 cm  
    - Poids : 650 g  
    (Des proportions idéales pour une pièce décorative imposante sans être encombrante.)
    3- Socle rouge avec inscription “JOHNNIE WALKER”  
    La figurine repose sur un socle rectangulaire rouge vif, orné du nom de la marque en lettres dorées. Ce socle assure une excellente stabilité et renforce l’aspect publicitaire et collector de l’objet.
    4-  Un objet décoratif et collector  
    Cette statuette est parfaite pour :  
    - Les amateurs de whisky et de l’univers Johnnie Walker.  
    - Les collectionneurs d’objets publicitaires vintage.  
    - La décoration d’un bar, d’un salon, d’un bureau ou d’une vitrine.  
    - Offrir une pièce originale et pleine de charme.
    5- Particularité et originalité de ce modèle.
    Ne possédant pas de ' trou ' dans l'un de ses doigts, pour maintenir le fameux ' monocle ' ou ' binocle ', une fabrication spéciale d'un ' binocle ' métallique noir a été réalisée de manière à le "fixer" sans être obliger de percer … :)
    5- État général  
    La figurine présente de très beaux détails et une allure remarquable, quasiment sans manques ou éclats de peinture. Idéale pour enrichir une collection ou apporter une touche rétro-chic à votre intérieur.
    Régalez-vous avec les photos présentées dans la galerie ci-dessous ...
        enjoy :)
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  • Monday 16 March 2026 - 10:06
  • Monday 16 March 2026 - 07:42

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière.


    Tous les liens listés ci-dessous sont a priori accessibles librement. Si ce n’est pas le cas, pensez à activer votre bloqueur de javascript favori ou à passer en “mode lecture” (Firefox) ;-)

    Brave New World

    Spécial IA

    Spécial guerre au Moyen-Orient

    Spécial femmes dans le monde

    Spécial France

    Spécial femmes en France

    Spécial médias et pouvoir

    Spécial emmerdeurs irresponsables gérant comme des pieds (et à la néolibérale)

    Spécial recul des droits et libertés, violences policières, montée de l’extrême-droite…

    Spécial résistances

    Spécial outils de résistance

    Spécial GAFAM et cie

    Les autres lectures de la semaine

    Les BDs/graphiques/photos de la semaine

    Les vidéos/podcasts de la semaine

    Les trucs chouettes de la semaine

    Retrouvez les revues de web précédentes dans la catégorie Libre Veille du Framablog.

    Les articles, commentaires et autres images qui composent ces « Khrys’presso » n’engagent que moi (Khrys).

  • Sunday 15 March 2026 - 22:06
  • Sunday 15 March 2026 - 19:35

    Note : cet article a été écrit il y a un moment (2015). Il a été mis à jour plusieurs fois sans jamais être publié. C’est désormais chose faite.

    Je me permets ici de revenir sur les commentaires d’un blog en ligne, car parfois on me pose la question, ou alors on voit des blogueurs demander à que les blogs rouvrent tous leur commentaires.

    Déjà, un site web accessible au public ce n’est pas rien : vous aurez des visiteurs tout à fait normaux (bienveillant, curieux, pas forcément d’accord, mais respectueux et polis), mais aussi des robots légitimes (GoogleBot, pour indexer vos pages) des robots illégitimes (qui cherchent les numéros de téléphone ou adresses e-mail dans les pages pour les spammer), les petits malins qui vont bombarder les pages « /admin/ », ou « /wp-admin » de requêtes pour tenter de vous nuire, ou des gens qui vont spammer le bouton refresh 50 000 fois jour, croyant bien faire mais tuant votre serveur.
    Aujourd’hui il y a aussi les IA qui vont tout vous piquer.

    Il faut prendre en compte tout ça.

    Il est possible, mais pas obligatoire, de permettre aux visiteurs de laisser des commentaires. C’est votre choix, c’est votre droit de ne pas l’autoriser. Sur ce blog, les commentaires ont déjà été désactivés, puis réactivés, puis refermés et ré-ouverts une nouvelle fois. Maintenant ils sont fermés. Sur mon autre blog, ils sont modérés avant publication.

    Trouver une méthode vivable de tenir un blog tout en permettant aux lecteurs de réagir, ce n'est pas simple : entre une majorité de commentaires intéressants, cordiaux et constructifs, il faut subir les haters, des trolls, des ouistitis qui postent 500 commentaires par jour et qui font 25 000 mots chacun, du spam, du harcèlement contre vous ou contre un autre lecteur, les archéologues qui déterrent un coup de gueule vieux de 15 ans de quand vous étiez ado dans un monde qui n’existe plus et pense avoir trouvé le truc qui fait de vous un pédo-nazi-pirate-tueur de chatons.

    Sans compter que lire et répondre à tout ça, même si c’est enrichissant, ça prend tout simplement du temps. Si l’on a deux commentaires par semaine, ça devrait aller, mais si on en a 50 par jour, c’est autre chose.

    Ce n'est pas simple, croyez-moi.
    Ça sonne prétentieux, mais je dis ça par expérience, tout simplement. Si vous venez de lancer votre tout premier site-web, sachez qu'il arrivera un moment où vous serez excédé : un jour vous reconsidérerez l'interaction avec vos lecteurs de façon globale. Je ne parle pas de bloquer un fouteur de merde. Ça c’est facile. Mais de revoir l’activation des commentaires ou non dans leur ensemble, voire avoir envie de tout laisser tomber.

    Dans les faits et en généralisant, je pense qu’il arrive toujours une « masse critique » à partir de laquelle vous, votre site, ou votre communauté finit par exploser.
    Certains laisseront faire, pour diverses raisons. Sur les réseaux sociaux, par exemple, des chamailleries dans les commentaires ça génère du chiffre. Suffit de lancer une polémique, et à vous les vues et les interactions ! Si ça ne vous plaît pas, suffit de ne pas intervenir.

    Perso, sur mon site, je préfère éviter ça et y mettre un frein. Je ne cours pas derrière les vues : ça ne me rapporte rien, ni en pognon, ni en satisfaction.
    Je l'ai vu sur mon site il y a des années. Je l’ai aussi vu sur des forums, des sites plus gros, des journaux en ligne, sur Youtube, Twitter…
    Je l’ai aussi vu sur des sites des copains blogueurs. Je remarque la désactivation des commentaires à tour de bras. De plus en plus de sites personnels (en tout cas ceux qui restent) sont des sites sans commentaires.

    D'autres se mettent à les modérer plus durement ou ont changé complètement leur système :

    • commentaires désactivées après X jours sur l’article ;
    • nombre limité de commentaires par personne ;
    • commentaires possibles mais jamais rendus visibles (destinés uniquement au webmaster) ;
    • modération déléguée à la communauté ou à quelques modérateurs triés sur le volet ;

    Certains vont même jusqu’à complètement fermer leur site.

    Certains sites n’ont jamais activé les commentaires, avec là aussi leur raisons. Les sites qui n'ont rien changé et qui existent depuis longtemps ou sont assez gros, je vous laisse observer leurs commentaires et leur qualité : c'est le bordel. Constamment.
    Typiquement, les sites de presse en ligne sont dans ce cas : lemonde.fr, le figaro.fr, etc.

    Quand je vois un blog qui gueule ou un site qui ferme complètement à cause des commentaires, je comprends tout à fait. Je ne partage pas forcément, je ne suis pas toujours d'accord, je ne sais pas toujours tout le fond de l'histoire, mais je ne peux que comprendre et compatir.

    Certains ne comprenaient pas pourquoi je désactive les commentaires chez moi. Et pour cause : je pense qu’il faut le vivre d’une façon ou d’une autre.

    En ce qui me concerne, j’ai 17 ans de blogging derrière moi, soit environ la moitié de ma vie, j’ai participé sur des tas de forums en ligne bien avant ça et j’en ai moi-même ouvert. Il y a un énorme ravin entre se contenter d’écrire des articles et celui d’avoir à gérer des débats entre plusieurs personnes.
    On ne peut évidemment pas plaire à tout le monde, et ça vaut pour moi comme pour tout le monde (en fait, peut-être plus pour le blogueur ou celui qui fait office de l’animateur dans l’espace d’échange que constitue un blog ; et pour ma part je donne souvent mon avis sur des sujets sensibles, et avec des avis authentiques, pas destinées à plaire).

    Mais au final ce n’est pas vous à qui l’on dit « Pourquoi t’as censuré untel ? », « Pourquoi je suis bloqué ? », « Pourquoi tu ferme les commentaires ? », « Untel a dit […], c’est un @%#%$ »…

    Pour ceux qui se posaient des questions sur les commentaires ou le blogging, ma réponse jusqu’à présent était toujours quelque chose du sens de « vous pouvez pas comprendre » ou « vous verrez vous-même ».
    Je n’aimais pas du tout ces réponses, mais c’était la seule que j’avais. Il est facile de dire qu’un plat n’est pas bon alors qu’on n’a jamais rien cuisiné soi-même. Tenir un blog c’est pareil.

    Il ne s’agit pas de faire peur à ceux qui se lancent avec un blog ou n’importe quelle communauté (chaîne YouTube, Twitter, forum…). Mais juste de donner quelques explications personnelles à propos de mon site. Il n’y a pas de quoi avoir peur. Les commentaires qui rendent la tenue d’un blog parfois compliqué sont minoritaires. Comme partout, ce sont les 1% les plus bruyants qui sont plus visible que les 99% autres. Mais parfois ça suffit pour être dépassé. Par ailleurs, certaines personnes aiment les débats ou les conflits, aiment et sont doués pour gérer ça (soit en ramenant la paix, soit en jetant de l’huile sur le feu). Pour ma part, plus ça va, plus le social et moi font deux.

    Dans tous les cas, il n’y a qu’un bouton à presser pour fermer les commentaires. Certains ne vont pas aimer, mais on s’en fiche : votre site est à vous. Quelque soit votre décision vous serez dans votre bon droit, vous n’avez de comptes à rendre à absolument personne. Votre site n’est pas démocratique, et n’a pas à l’être. Tout simplement parce que c’est chez vous et non un espace de bien commun maintenu par les autres. C’est vous qui investissez dedans, c’est vous qui décidez tout à son propos.

    N’oubliez pas non plus qu’une décision est réversible : n’ayez pas peur de changer d’avis, de tester, de voir la différence, bref, d’apprendre tout simplement. Et c’est bien ce que je fais ici. J’ai appris le côté technique pour faire un site dans un éditeur de texte, et j’ai appris à gérer une communauté ici. Et j’apprends encore. Et je suis plus doué pour certains trucs que pour d’autres, comme tout le monde.

    J’ai aussi découvert mes limites et celles du système. Aujourd’hui, je discute plutôt par e-mail en direct et en privée avec celui ou celle qui a un commentaire à faire. Ça arrive souvent. Quant aux messages haineux et autre harcèlement, je ne répond pas.

    Enfin, rien n’est définitif. Je ne sais pas ce que ça donnerait aujourd’hui : j’ai moins de visiteurs qu’à une époque. Je blogue moins aussi.

    À voir.
    Je verrais.

  • Sunday 15 March 2026 - 12:08
  • Sunday 15 March 2026 - 11:19
  • Sunday 15 March 2026 - 10:06
  • Saturday 14 March 2026 - 22:06
  • Saturday 14 March 2026 - 10:06
  • Friday 13 March 2026 - 22:06
  • Friday 13 March 2026 - 12:24
  • Friday 13 March 2026 - 10:06
  • Friday 13 March 2026 - 01:00

    How I fought my smartphone addiction

    In a poignant Gemini post, Kevin Boone wrote about his anxiety to go out of his house without his phone. (This is the Gemini protocol, totally unrelated to the Google chatbot.)

    Around 2018, I had the same epiphany: I was unable to get out of my house without my phone. In fact, I was so addicted that it was hard not to take the phone with me even inside the house or, God forbid, into the bathroom!

    I had this discussion with Matt Baer, Write.as creator, and he told me that he had started to consciously go for short walks without his smartphone. I thought it was a good idea. I started to leave my phone at home for short walks. I disabled notifications. I even invested in an e-ink smartphone and, later, in a Mudita Kompakt.

    At first, not having a phone was a real source of anxiety. For me, the anxiety was not about being able to call someone or being called. It was really about missing notifications, about not knowing if I had a new email. It was about not being able to "feel like I was doing something" if I had to wait a couple of minutes somewhere.

    What is even more scary about this particular addiction is that the anxiety of being without a phone is not only internal: it is also highly socially inflicted. My mother asked me: "What if there is an urgency for me or your father?" To which I replied: "I’m not a medic and I live 30 minutes away from you. If there’s an urgency for you, telling me about it is not urgent and will not help."

    But, quickly, the feeling to be without a smartphone changed from anxiety to liberating. I felt really happy not to have a phone on me while outside. I was rediscovering my old way of getting lost in my thought, of sometimes talking to myself to clarify an idea. Which is less weird these days because everybody assumes you have an ear bud and are on the phone with someone else. In fact, when walking alone, I’m often on a call with myself.

    It may seem weird, but instead of scrambling for my phone to find a direction or the name of that actor that was in that movie, I made peace with the fact that "I didn’t know something." I look around for clues about a bus schedule, I ask strangers for directions. I let my subconscious work in the background to surface the forgotten name half an hour later. And I appreciate that. Sure, there are times when things would have been easier with a smartphone. But nothing insurmountable.

    I became more and more allergic to any kind of notifications, even from other phones. I feel them as constant aggression. In part because I was addicted, in part because those are, by definition, designed to disrupt your thought. That’s the whole purpose of a notification.

    And we are only starting to understand the damage those are doing to our cognitive abilities.

    These days, I use a Mudita phone which has a side switch to put it completely offline (a kind of hardware enabled airplane mode). Every night, I pull that switch. Some days, I realise I totally forgot to put my phone online in the morning.

    When I go outside, I ask my wife: "Is there any reason for me to take my phone?" If there’s none, which is the usual case, I don’t take it. This ritual has two purposes: it allows me to consciously choose whether to take my phone or not and to remind my wife that I don’t have my phone with me.

    My only exception is when I go cycling. I remember how my friend Thierry Crouzet broke his hip in the middle of the woods. So I take my phone, just in case. This is not problematic because you cannot mindlessly start checking your phone while pedalling. It’s just a little weight in my jersey pocket.

    I would like to say that I’m cured of my smartphone addiction, but this is not true. Put a smartphone with a shiny coloured screen in my pocket and it would probably not take more than a few days for me to return to what is the new social norm. I’m an addict and will stay an addict my whole life. But at least I have put in place enough guardrails to be free of smartphones and feel a lot happier about it.

    Of course, this only applies to my smartphone. We will talk about my laptop another time…

    About the author

    I’m Ploum, a writer and an engineer. I like to explore how technology impacts society. You can subscribe by email or by rss. I value privacy and never share your adress.

    I write science-fiction novels in French. For Bikepunk, my new post-apocalyptic-cyclist book, my publisher is looking for contacts in other countries to distribute it in languages other than French. If you can help, contact me!

  • Tuesday 10 March 2026 - 11:36

    Introduction : un audit Google Ads sert à arrêter de “payer pour apprendre” Un audit Google Ads est indispensable pour analyser vos campagnes publicitaires et maximiser votre retour sur investissement. Même un compte bien géré peut souffrir d’une mauvaise structuration ou d’une mesure inefficace. Découvrez les 10 points clés pour examiner votre compte, tirer des conclusions pertinentes et prioriser les corrections afin d’améliorer vos performances et votre taux de conversion. Quand faire un audit Google Ads (signaux d’alerte) Effectuez un audit Google Ads si votre CPA augmente, votre ROAS devient instable, les clics sont nombreux mais les leads rares, le tracking semble erroné, ou après des changements majeurs (refonte de site, nouvelle offre, bascule vers Performance Max, hausse des CPC). Auditez avant d’augmenter le budget pour éviter le gaspillage. Ce que vous devez avoir sous la main avant l’audit Préparez vos accès à Google Ads, GA4, GTM et Search Console, ainsi que vos objectifs business (CPL, CPA, ROAS). Analysez sur une période de 30 à 90 jours avec une segmentation par device et géographie. Rassemblez vos offres, landing pages, et l’historique des changements pour une analyse complète. 1. Structure et organisation du compte La structure de votre compte Google Ads joue un rôle essentiel dans sa lisibilité, son contrôle et l’apprentissage de l’algorithme. L’objectif est de comprendre précisément où et pourquoi vous investissez, afin de mieux gérer vos campagnes publicitaires. Organisation des campagnes et des groupes d’annonces Assurez-vous d’une segmentation logique basée sur des critères tels que marque versus générique, produits ou offres, intention de recherche et localisation géographique. Prévoyez des campagnes distinctes pour vos tests et adoptez une structure claire pour gérer efficacement votre budget. Points d’attention : Évitez de regrouper tout dans une seule campagne « fourre-tout », limitez le nombre de groupes d’annonces avec des volumes insuffisants, et surveillez les doublons qui peuvent nuire aux performances. Vérification des paramètres de campagne Examinez attentivement les paramètres de vos campagnes : réseau Search vs Display, zones géographiques (différenciez la présence et l’intérêt, souvent négligés), langues, rotation des annonces, calendrier, audiences, exclusions, et le suivi des modifications. Ces éléments sont essentiels pour construire une stratégie Google Ads optimisée. 2. Stratégie des mots-clés Les mots-clés jouent un rôle essentiel en définissant l’intention de l’utilisateur. Ils impactent directement la qualité des leads ou des ventes, ce qui rend cette étape importante pour atteindre vos objectifs. Adéquation des mots-clés avec les objectifs Il est important de différencier les mots-clés informationnels des mots-clés transactionnels, ainsi que ceux liés à une marque de ceux qui ne le sont pas, ou encore le B2B du B2C. Assurez-vous qu’ils soient cohérents avec les pages de destination. Une méthode simple consiste à vous poser cette question : “Si je tape ce terme de recherche, qu’est-ce que j’attends en retour ?” Cela vous aidera à aligner vos mots-clés sur l’intention de l’utilisateur. Analyse des types de correspondance utilisés Analysez la répartition entre les correspondances broad, phrase et exact. Attention : utiliser principalement le mode broad sans négativation peut entraîner une dérive et un gaspillage de budget. Assurez-vous que votre choix de correspondance reste en phase avec votre stratégie d’enchères. Les signaux d’alerte incluent une prédominance de broad sans mots-clés négatifs et un suivi des performances insuffisant. Termes de recherche : le vrai révélateur d’un compte sain Examinez attentivement le rapport des termes de recherche (les requêtes réellement saisies par les utilisateurs). Cela vous permettra d’identifier les gaspillages et de repérer les requêtes rentables à transformer en correspondance exacte ou en phrase. Le résultat attendu ? Une liste de mots-clés à exclure et une autre à prioriser pour optimiser la performance de vos campagnes. 3. Qualité des annonces (message, cohérence, tests) Une annonce fonctionne comme un véritable filtre : elle attire les bons clics tout en repoussant les mauvais, ce qui permet de maximiser votre quality score. Pertinence annonce ↔ mot-clé ↔ landing (alignement) Assurez-vous que la promesse, le produit, le prix et les éventuelles contraintes (zones géographiques, minimums d’achat) sont parfaitement alignés avec la page de destination. Attention aux drapeaux rouges tels que les annonces trop génériques menant à une page d’accueil ou à des pages trop larges, ce qui peut nuire à la pertinence. CTA et éléments de réassurance (preuve) Incluez des bénéfices concrets, des preuves tangibles (comme des avis, des chiffres ou des références clients) et des éléments qui réduisent les frictions (par exemple, devis rapide, livraison efficace, retours simplifiés). Pour le B2B, il est essentiel de bien cadrer le lead (ICP) afin de cibler précisément et d’éviter les prospects hors cible. Plan de test : 2–3 angles max, pas 12 variantes Évitez de multiplier les tests au risque de diluer les apprentissages. Concentrez-vous sur deux axes principaux (valeur ajoutée versus preuve) et ajoutez une seule variante pour le CTA. Assurez-vous de disposer d’un volume suffisant pour obtenir des résultats fiables et exploitables. 4. Assets / extensions d’annonce (RSA, sitelinks, callouts, etc.) Dans Google Ads, les “assets” (anciennement appelés extensions) jouent un rôle pour augmenter le CTR (taux de clics) et améliorer le Quality Score. Ils enrichissent l’espace publicitaire et rendent vos annonces plus attractives. Couverture des assets essentiels par campagne Assurez-vous d’utiliser les assets essentiels tels que les sitelinks, les callouts, les extraits structurés et, si éligibles, les assets d’image. Pensez également à inclure des options comme les appels ou les formulaires de génération de leads si cela est pertinent pour votre campagne. Attention : les campagnes sans assets ou avec des assets mal alignés avec l’offre peuvent réduire considérablement votre visibilité. Qualité des assets : pertinence, fraîcheur, non-redondance Pour maximiser l’impact de vos assets : Évitez les doublons. Redirigez les sitelinks vers des pages pertinentes comme les catégories, les tarifs, les témoignages ou la page de contact. Utilisez les callouts pour mettre en avant la valeur ajoutée de votre offre. En suivant ces bonnes pratiques, vous obtiendrez une liste d’assets à créer ou à actualiser pour des annonces Google Ads plus performantes. 5. Performance des pages de destination (landing pages) Si vos landing pages ne sont pas optimisées, vous risquez de payer plus cher pour obtenir moins de conversions. Cela impacte directement votre coût par clic et votre Quality Score. Cohérence annonce → landing (message match) Assurez-vous que la promesse, l’offre et l’intention de votre annonce soient parfaitement alignées avec votre page de destination. Les signaux d’alerte incluent : une stratégie de “bait and switch”, un formulaire trop long, un temps de chargement lent ou une page qui n’est pas spécifiquement dédiée. Ces éléments augmentent le taux de rebond. Expérience utilisateur et taux de conversion Analysez des éléments clés comme la vitesse de chargement (surtout sur mobile), la clarté de votre CTA (Call-to-Action), les preuves sociales, les réponses aux objections, la réduction des frictions et un suivi efficace. Un mini-audit UX peut vous aider : votre page doit être compréhensible en 5 secondes et convaincre en un seul scroll pour améliorer votre taux de conversion. Segmenter l’analyse par device et par source Les performances sur mobile sont souvent inférieures en raison de problèmes liés à l’UX ou aux formulaires. Vérifiez la cohérence entre vos campagnes et vos pages. Évitez d’utiliser une seule page pour tout. Segmentez vos métriques, comme le taux de conversion, par type d’appareil pour identifier les axes d’amélioration. 6. Paramètres d’enchères et de budget Pour optimiser vos campagnes, l’enchère doit être adaptée à la fiabilité du suivi (tracking) et au volume de données disponibles. Cela permet d’éviter un sur-investissement ou un sous-investissement qui pourraient nuire à vos performances. Stratégie d’enchère alignée avec l’objectif (CPA/ROAS/Max Conv) Assurez-vous que votre stratégie d’enchère est en phase avec vos objectifs, qu’il s’agisse de CPA, ROAS ou maximisation des conversions. Vérifiez la cohérence entre la logique adoptée, le volume de conversions, les fenêtres d’attribution et les cibles tCPA/tROAS réalistes. Attention aux signaux d’alerte tels que l’utilisation de Smart Bidding sans un historique suffisant ou des conversions mal valorisées, ce qui pourrait entraîner des résultats instables. Budget : répartition, contraintes et pertes d’opportunités Analysez vos campagnes pour identifier celles qui sont “limitées par le budget”. Examinez également la répartition entre les mots-clés de marque et les termes génériques, ainsi que les dépenses sur des requêtes peu performantes. Une réallocation stratégique peut permettre de maximiser le retour sur investissement. Contrôle des coûts : CPC, concurrence et saisonnalité Étudiez les tendances liées au coût par clic (CPC), les jours et heures de performance, les zones géographiques et les types d’appareils. Ajustez vos horaires de diffusion, excluez les zones géographiques ou les segments peu performants pour mieux faire face à la concurrence et optimiser vos coûts en fonction de la saisonnalité. 7. Suivi des conversions (le point le plus critique) Sans un tracking fiable, il est impossible de tirer des conclusions précises sur l’efficacité réelle des campagnes Google Ads. Implémentation et précision du tracking Assurez-vous de bien distinguer les micro-conversions des macro-conversions. Évitez les doublons, importez les données offline pour le B2B, configurez correctement les valeurs/revenus, et utilisez les Enhanced Conversions pour le e-commerce ou les leads. Attention aux signaux d’alerte tels que : les “vues de page” comptées comme conversions, les doubles comptages ou l’absence de valeurs, car cela peut affecter négativement l’algorithme. Attribution : cohérence entre Google Ads, GA4 et CRM Comparez les volumes entre Google Ads, GA4 et votre CRM (pour les leads qualifiés). Un bon audit ne se limite pas au nombre de leads, mais analyse aussi leur qualité après conversion. Consentement & pertes de mesure : anticiper les écarts Avec les restrictions liées au consent mode et aux cookies, interprétez les données avec prudence. Analysez les tendances et utilisez votre CRM pour compenser les pertes de mesure et affiner vos conclusions. 8. Score de qualité : diagnostic, pas objectif Le Quality Score (QS) est un indicateur qui reflète la pertinence, le CTR (taux de clics) et l’expérience utilisateur sur la page de destination. Il influence directement l’Ad Rank, calculé en fonction du CPC multiplié par le QS. Lire les composantes : CTR attendu, pertinence, expérience landing Utilisez le QS pour identifier les blocages éventuels : une pertinence faible peut signaler un décalage entre l’annonce et le mot-clé ; une expérience landing faible peut indiquer une page mal adaptée ou lente ; un CTR attendu bas reflète un historique de clics inférieur à celui des concurrents. Actions à fort impact pour remonter le QS Concentrez-vous sur des actions clés : resserrez les thèmes en créant des groupes d’annonces plus spécifiques, renforcez la correspondance entre votre message et les attentes des utilisateurs, optimisez la page de destination (améliorez sa vitesse et son expérience utilisateur), ajoutez des assets pertinents et excluez les requêtes non pertinentes. Ces ajustements peuvent améliorer à la fois votre CPC et votre position. 9. Négativation et contrôle du gaspillage Adoptez une approche méthodique pour la négativation, afin de réduire les dépenses inutiles identifiées dans les termes de recherche. Construire une stratégie de mots-clés négatifs (par intent) Créez des familles de mots-clés par intention : gratuit, emploi, définition, DIY, SAV, occasion, concurrents (si non ciblés), “pdf”. Pensez à adapter votre stratégie pour le B2B (ex. freelance) et le B2C, afin de mieux qualifier votre trafic. Listes partagées + exclusions d’emplacements (si Display/PMAX) Utilisez des listes partagées de mots-clés négatifs, ainsi que des exclusions géographiques, d’emplacements ou d’applications. Attention aux signaux d’alerte : une campagne PMAX sans contrôle ni exclusions de marque (si cela est pertinent) peut entraîner un gaspillage de ressources. 10. Opportunités d’optimisation et plan d’action priorisé Un audit Google Ads ne doit pas se limiter à un simple diagnostic. Il doit fournir une roadmap actionnable pour transformer les insights en résultats concrets. Identifier les quick wins Concentrez-vous sur les actions prioritaires : corriger les problèmes de dédoublage dans le tracking, ajouter des mots-clés négatifs évidents, refondre les assets, isoler les requêtes les plus rentables en correspondance exacte, supprimer les segments avec des CPA trop élevés et optimiser les titres et CTA sur les landing pages. Chantiers structurants Planifiez des actions plus profondes : refonte de la structure des campagnes, création de pages de destination dédiées selon l’intention, importation des conversions hors ligne (notamment pour le B2B), segmentation plus fine entre mots-clés de marque et génériques, et mise en place d’un plan de tests pour les annonces. Modèle de restitution d’audit (ce que vous devez livrer / obtenir) Fournissez des livrables clairs et structurés : une slide de synthèse, un tableau détaillant les “problèmes → impact → recommandation → effort → priorité”, ainsi qu’un suivi des KPIs hebdomadaires et mensuels pour un plan d’action efficace et pilotable. Conclusion Un audit Google Ads complet, qui passe en revue la structure du compte, les conversions et le Quality Score, permet d’identifier les gaspillages et de mettre en lumière des leviers pour améliorer votre ROI.

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  • Tuesday 10 March 2026 - 08:44

    L’émergence contemporaine de l’intelligence artificielle, et plus spécifiquement son glissement vers l’agent autonome, marque une rupture épistémologique que la pensée critique ne peut plus ignorer sous peine de sombrer dans l’anachronisme. Nous avons quitté l’ère du programme-outil pour celle de l’opérateur capable de naviguer, de manipuler et de s’autocorriger. Cette mutation n’est pas une simple avancée incrémentale, mais l’aboutissement d’une trajectoire historique dont il faut saisir la profondeur pour armer notre résistance. Ce billet est surtout prospectif, il ne relève pas d’une pensée aboutie et encore moins prescriptive.

    Éviter l’anachronisme

    Historiquement, la machine était conçue comme une extension de l’organe ou une prothèse de l’intellect. C’est le concept d’outil chez Simondon. Ce dernier montrait que l’évolution technique tend vers la concrétisation : la machine devient de plus en plus cohérente en elle-même, la fonction implique la transformation de la machine (l’idée du progrès au XVIIIe siècle). Avec l’IA contemporaine (oui, parce qu’on parle d’IA depuis bien, bien longtemps), on quitte le stade de la simple prothèse (qui exécute une commande) pour entrer dans celui de l’agent (qui interprète une intention et produit une stratégie). La machine n’est plus seulement au bout de l’esprit, elle commence à occuper l’espace de la décision intermédiaire.

    L’agentivité autonome actuelle rompt avec la linéarité qu’on tend généralement à supposer lorsqu’on parle d’histoire des techniques (si on n’est pas historien des techniques, la plupart du temps, c’est ainsi qu’on voit les choses). Le système technique n’est plus un simple intermédiaire entre une intention et un résultat, mais un dispositif capable de définir ses propres sous-objectifs et de corriger ses trajectoires d’exécution en temps réel. Cette autonomie opérationnelle déplace le curseur de la décision, créant un système technique où l’opérateur humain intervient par la consigne de haut niveau plutôt que par le pilotage de précision. Et le paradoxe, c’est que ce faisant, nous créons un système hiérarchique radical dans lequel la plupart des opérateurs humains deviennent eux-mêmes des rouages, lorsque par exemple l’algorithme impose sa loi au livreur, au manutentionnaire, au vendeur. Toutes les professions, y compris les plus intellectuelles, sont désormais destinées à produire ce que Cory Doctorow nomme des centaures inversés.

    La violence technologique que je mentionne ces derniers temps dans mes écrits m’inspirant de la pensée de Detlef Hartmann, se superpose à cette lecture. Dans le capitalisme industriel, les individus sont dépossédés de leur autonomie et rendus étrangers à leur propre activité. Dès les années 1970-1980, cette logique d’aliénation s’étend de la production industrielle à la production symbolique et intellectuelle par l’informatisation des tâches, toujours au service du contrôle et de la rationalisation capitalistes. La violence technologique prolonge ainsi la violence structurelle du capital en cherchant à formater les dimensions qualitatives de l’existence humaine (l’intuition, l’émotion, l’imaginaire) selon les exigences d’un ordre rationnel formel. Cette normalisation constitue une violence en ce qu’elle privilégie l’accumulation et le contrôle, réduit la richesse des facultés humaines à des catégories limitées et entrave les pratiques d’émancipation ainsi que la capacité collective à transformer consciemment le monde.

    L’introduction des agents dans le système technique numérique modifie la structure de la preuve et de la responsabilité technique. Dans le paradigme du logiciel classique, la réponse est déterministe et traçable dans le code. Avec les modèles d’action autonomes, le système procède par inférences probabilistes et par itérations imprévisibles sur des interfaces tierces. Cette opacité du processus décisionnel, cette boîte noire, remet en cause l’imaginaire de la maîtrise technique, où l’utilisateur est censé comprendre et contrôler chaque étape de la transformation du réel par la machine (même si dans bien des cas, c’est vraiment imaginaire).

    En s’extrayant de la simple génération de texte pour interagir directement avec les systèmes d’exploitation et les réseaux, les modèles d’IA aujourd’hui créent un nouveau milieu. Elles deviennent des acteurs dans l’infrastructure numérique. Elles imposent une cohabitation dans laquelle les processus automatisés s’autoalimentent, réduisant ainsi la latence entre la conception et l’application, mais augmentant radicalement la complexité du système technique global.

    L’anachronisme consiste à s’obstiner à analyser l’IA comme un simple automate sophistiqué. La spécificité de l’agent autonome réside dans sa capacité de planification et d’adaptation face à l’imprévu. Ignorer cette dimension conduit à une méprise sur la nature même de la puissance de calcul contemporaine : elle n’est plus seulement quantitative (vitesse de traitement), mais qualitative (capacité de médiation et de substitution dans des tâches cognitives et décisionnelles complexes).

    Mechanical Head (The Spirit of Our Time), Raoul Hausmann (env. 1920). Wikipedia

    L’IA dans l’histoire de l’arraisonnement technique

    Pour comprendre l’IA, il faut l’inscrire dans l’histoire de l’informatisation des organisations amorcée dans les années 1960-1970. Nous sommes alors passés d’un moment technique à un autre, entre « faire travailler les machines » à notre place, à la constitution de « systèmes d’information ». Cela a transformé l’ordinateur en un pivot du management, visant la quantification du réel, et en particulier la productivité de l’homme et son comportement (marketing). Déjà à cette époque, le discours sur la « neutralité technique » servait de paravent à une volonté de monitoring social et de rationalisation productiviste.

    Je ne peux m’empêcher de penser (c’est peut-être justement un réflexe anachronique, donc : prudence) que l’IA générative contemporaine marque l’aboutissement technique de ce que Marx nommait le « sujet automate » : un stade dans lequel le système de machinerie ne se contente plus d’assister l’homme, mais s’autonomise pour devenir un processus de production de valeur dont l’humain n’est plus que l’accessoire. Dans cette configuration, l’IA n’est plus un outil inerte, mais un agent capable de gérer ses propres itérations. Dans un récent article Matt Shumer (oui, encore un entrepreneur de l’IA, mais on peut aussi le lire, ce n’est pas inutile), mentionne le modèle GPT-5.3 Codex : la machine contribue désormais à sa propre création en déboguant son code de formation et en optimisant elle-même son déploiement. En fermant cette boucle de rétroaction, l’IA instaure un métabolisme technique qui s’autoalimente : elle écrit le code des générations futures, créant une accélération où la puissance de calcul se valorise elle-même.

    Cette mutation transforme notre rôle : nous passons du statut d’opérateur pilotant une machine, ou d’opérateur annexe à la machine (le livreur surveillé par l’algorithme qui lui dit où déposer le colis et en combien de temps) à celui de simple fournisseur de ressources. À moins de faire partie d’une élite des big tech, nous sommes en train de passer du statut déjà peu enviable de périphérique biologique d’un système algorithmique à celui d’un terreau d’où le système extrait les données nécessaires à sa propre maintenance. Il en résulte une « seconde nature » technologique, telle que décrite par Jacques Ellul et Langdon Winner : un environnement si totalisant et si profondément imbriqué dans nos formes de vie qu’il devient invisible à nos yeux. Nous basculons alors dans un somnambulisme technologique, acceptant comme inéluctable un cadre de vie où la technologie dicte ses propres normes de fonctionnement1.

    Le braconnage culturel est-il une impasse ?

    Ces deux dernières années, je me suis appuyé sur deux concepts qui permettent de se figurer des méthodes d’émancipation de ce cadre de vie ainsi imposé. Celui de mètis repris de James Scott, dans L’œil de l’État, et celui de braconnage culturel, repris de Michel de Certeau, dans L’invention du quotidien (voir la troisième section de cet article). Autant mener résistance contre un système totalitaire par la ruse laisse au moins un horizon ouvert de techniques à tester et à éprouver (on pense par exemple au Fediverse et ses protocoles), autant les tactiques de M. de Certeau me semblent désormais quelque peu obsolètes. Que nous dit M. de Certeau ? Il nous parle des tactiques du quotidien qui permettent, par des usages imprévus, de détourner l’ordre imposé. J’y voyais comme lui autant d’actes possibles de résistance, comme détourner des objets de leurs finalités ordonnées par leur marchandisation. Souvenez-vous par exemple de la Pirate Box qu’il était possible d’installer sur un routeur TP-Link. Mais aujourd’hui, nous devons affronter quelque chose de beaucoup plus brutal : l’IA générative semble immunisée contre ce braconnage car elle ne se contente plus de prescrire un usage… elle l’absorbe.

    Le braconnier joue sur les failles d’un système rigide. L’agent IA, lui, est par définition malléable et adore les déviations. Chaque tentative de détournement devient une nouvelle donnée d’entraînement, une itération supplémentaire qui permet au système de corriger ses erreurs et d’intégrer la subversion dans sa propre logique formelle. Le système se fiche du sens de votre révolte tant qu’il peut en modéliser le comportement. Le braconnage numérique risque donc de n’être qu’une collaboration involontaire à l’emprise algorithmique « voulez-vous que je vous aide à créer votre Pirate Box ? »

    Quelle mètis pour l’insoumission ?

    Dès lors, il ne s’agit plus de ruser dans le système, mais de ruser contre son intelligibilité. Notre mètis doit devenir une intelligence de la désynchronisation :

    1. Le sabotage de la prédictibilité : puisque le capitalisme de surveillance tend à une augmentation des degrés de certitude, l’insoumission passe par l’injection de « bruit » et l’entretien de zones de haute tension identitaire. On peut penser aux pratiques de data obfuscation. Il faut refuser la standardisation des subjectivités en multipliant les appartenances contradictoires que l’algorithme ne peut réduire à un profil de consommation cohérent. Hélas, le principal biais de cette approche, c’est l’épuisement à transformer notre quotidien en lutte permanente, coûteuse et aux résultats incertains, contre des machines qui, elles, ne s’épuisent pas. Reste à s’appuyer sur le droit et les garde-fous de type RGPD et AI-Act… suffiront-ils ? j’ai des doutes.
    2. Désynchroniser nos pratiques de l’ordre imposé : face à l’agent qui navigue pour nous, la ruse consiste à restaurer notre propre encapacitation par le recours aux Communs numériques et aux low-tech. C’est une forme de « désapprentissage » de la dépendance. L’objectif est de reconstruire des espaces d’autonomie technique où l’on refuse la médiation de l’agent propriétaire. Là, le logiciel libre a toutes ses cartes à jouer, et c’est maintenant ! il est presque déjà trop tard. À trop dénigrer les LLM et les services qui emmerdifient le web, nous avons laissé passer le train de l’adoption des usages : la seule solution consiste selon moi à utiliser les modèles existant et les détourner. C’est une réminiscence du braconnage culturel que je mentionnais plus haut, sauf qu’ici, il s’agit d’un geste technique, qui implique des communautés, et non plus le quotidien personnel de chacun de nous. Nous devons braconner ensemble. De petits LLM à l’usage concret et frugal.
    3. L’action préfigurative : j’en parle dans ce billet. Il s’agit de créer des « archipels » de liberté numérique qui échappent physiquement et logiquement au contrôle centralisé. Cela revient à refuser le somnambulisme technologique en organisant des espaces dans lesquels la créativité, le partage et la solidarité redeviennent les mesures de l’intérêt du monde numérique.

    En acceptant les modèles d’IA comme des auxiliaires « pratiques », nous signons un contrat dont les clauses d’aliénation ne nous seront révélées qu’une fois que le verrouillage socio-technique sera total. Nous devons donc politiser non pas seulement l’usage, mais les conditions de possibilité de ces techniques. Si un système technique exige pour fonctionner une structure de commandement hiérarchique ou une extraction illimitée de données, il doit être combattu en tant qu’artefact intrinsèquement autoritaire. Notre mètis ne doit plus être celle du braconnier qui se cache dans la forêt, mais celle du constructeur d’une autre forêt, impénétrable (ou le moins possible).

    Un monde sans les IA d’aujourd’hui (à moins d’une catastrophe) n’est plus envisageable. Et jamais, nous n’avons été autant dépossédés de notre cadre de vie. La menace est trop grande pour que nous puissions nous payer le luxe d’ignorer ou faire semblant d’éviter cet avancement technologique brutal et foudroyant. La question ne se limite plus à se demander si chacun d’entre nous utilise ou pas ces technologies. Elles s’imposent partout, et s’imposeront encore. Je ne vois donc qu’une seule possibilité : ruser. Ruser en utilisant ces techniques, en y opposant d’autres savoirs (et c’est en cela que la mètis est le miroir inversé de la technè) et en leur volant de la valeur. La transformer en commun. D’abord par la connaissance et la réappropriation cognitive, ensuite en désynchronisant l’usage de l’autorité.

    Idées en vrac et à réfléchir ensemble :

    • des SLM (Small Language Models) à usage concret et frugal (avec une sorte de Huggingface vraiment communautaire, spécialisation fine de type LoRA),
    • des espaces numériques où la créativité redevient le moteur de la valeur ajoutée (un web off-line first, flux RSS, pages statiques, Fediverse),
    • reformer un web à part, un web « des gens », sans usages imposés, et lui aussi frugal.
    • Autres idées ? c’est le moment :)


    1. Je reprends ici deux expressions de Langdon Winner, dans La baleine et le réacteur, dont je conseille vivement la lecture.↩︎

    Image d’entête de l’article : Parallax Immersion, de Thomas Canto, par Alessandra Ioalè, 2014 (source).

  • Monday 09 March 2026 - 07:42

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière.


    Tous les liens listés ci-dessous sont a priori accessibles librement. Si ce n’est pas le cas, pensez à activer votre bloqueur de javascript favori ou à passer en “mode lecture” (Firefox) ;-)

    Brave New World

    RIP

    • Remembering ‘Diamond’ Dave Whitaker (missionlocal.org)
    • “Diamond” Dave Whitaker (80over80sf.org)

      Diamond Dave should need no introduction. He is a literal legend of the beatnik and hippie era. He knows all the “hipstory” there is to tell. He was one of the people who set Bob Dylan on his path in life. He was one of the first radio hosts on KPOO.

    Spécial IA

    Spécial guerres en Iran, au Liban, en Palestine…

    Spécial femmes dans le monde

    Spécial France

    Spécial femmes en France

    Spécial médias et pouvoir

    Spécial emmerdeurs irresponsables gérant comme des pieds (et à la néolibérale)

    Spécial recul des droits et libertés, violences policières, montée de l’extrême-droite…

    Spécial résistances

    Spécial outils de résistance

    Spécial GAFAM et cie

    Les autres lectures de la semaine

    Les BDs/graphiques/photos de la semaine

    Les vidéos/podcasts de la semaine

    Les trucs chouettes de la semaine

    Retrouvez les revues de web précédentes dans la catégorie Libre Veille du Framablog.

    Les articles, commentaires et autres images qui composent ces « Khrys’presso » n’engagent que moi (Khrys).

  • Tuesday 03 March 2026 - 11:06
    La France vit une transformation profonde de son réseau autoroutier avec l’arrivée progressive des péages à flux libre (free‑flow tolling).
    Après des décennies de barrières physiques, de files d’attente et de cabines, le pays bascule vers un modèle 100 % dématérialisé. 
    Cette évolution, déjà adoptée dans plusieurs pays européens, modifie en profondeur la manière de circuler, de payer et de gérer les infrastructures routières.
    Voyons un peu tout ce qui peut être relatif au fonctionnement, enjeux, coûts et impacts pour les usagers

    1. Pourquoi la France adopte les péages à flux libre ?

    La France possède l’un des réseaux autoroutiers les plus denses d’Europe, avec plus de 11 500 km concédés. Les péages traditionnels, installés dans les années 1970‑1980, montrent aujourd’hui leurs limites :
    - congestion lors des départs en vacances,
    - coûts d’entretien élevés,
    - nuisances locales (bruit, pollution),
    - besoin de modernisation technologique.
    Le gouvernement et les sociétés concessionnaires (APRR, Vinci Autoroutes, Sanef…) ont donc engagé une transition vers un modèle sans barrière, plus fluide et plus économique.
    Fonctionnement du Flux Libre
    Fonctionnement du Flux Libre : une infographie pour mieux comprendre

    2. Comment fonctionne un péage à flux libre en France ?

    Le système français repose sur une combinaison de technologies éprouvées, adaptées aux exigences réglementaires nationales (sécurité routière, RGPD, fiscalité).
    a) Les portiques de détection
    Chaque point de péage est remplacé par un portique équipé de :
    - Caméras LAPI (Lecture Automatique de Plaques d’Immatriculation),
    - Capteurs laser pour détecter la silhouette du véhicule,
    - Boucles électromagnétiques dans la chaussée,
    - Antennes DSRC pour les badges télépéage.
    Ces équipements permettent d’identifier le véhicule sans ralentissement, même à 130 km/h.
    b) L’identification du véhicule
    En France, trois méthodes coexistent :
    1. Le badge télépéage (le plus simple)
    - Reconnaissance instantanée via antenne DSRC.
    - Facturation automatique en fin de mois.
    - Compatible avec tous les réseaux.
    2. La plaque d’immatriculation
    - Lecture automatique par caméra.
    - Association à un compte client (à créer en ligne).
    - Paiement manuel ou automatique selon l’option choisie.
    3. Paiement ponctuel
    - L’usager n’a pas de compte.
    - Il doit payer dans les 72 heures sur un site dédié.
    - Passé ce délai, une majoration est appliquée.
    c) Le calcul du tarif
    Le tarif dépend :
    - de la classe du véhicule (1, 2, 3, 4),
    - du tronçon parcouru,
    - des éventuelles réductions locales (résidents, abonnés),
    - des politiques tarifaires propres à chaque concessionnaire.

    3. Les premiers déploiements en France

    La France avance par étapes. Voici les projets majeurs.
    a) L’A79 : la première autoroute 100 % flux libre
    Mise en service en 2022, l’A79 (Allier) est la première autoroute française entièrement équipée de péages à flux libre  .
    Caractéristiques :
    - 6 portiques de détection,
    - aucun péage physique,
    - paiement en ligne ou via badge,
    - forte réduction des congestions locales.
    b) L’A13 / A14 : le plus grand projet en cours
    Le projet de transformation de l’A13/A14 (axe Paris–Normandie) est l’un des plus ambitieux :
    - suppression de 9 barrières,
    - installation de 12 portiques free‑flow,
    - mise en service progressive entre 2024 et 2025,
    - objectif : réduire les bouchons chroniques autour de Mantes, Buchelay et Orgeval.
    c) Autres projets en préparation
    - A69 (Castres–Toulouse),
    - A10 (région de Tours),
    - A63 (Bordeaux–Espagne),
    - A7 (Vienne–Valence, à l’étude).
    À terme, la majorité des péages français devraient adopter ce modèle.

    4. Ce que cela change pour les automobilistes

    a) Plus de barrières, plus d’arrêts
    La circulation devient fluide, même en période de forte affluence.
    b) Obligation de vigilance sur le paiement
    Le principal changement : le paiement n’est plus immédiat.
    Les usagers doivent :
    - disposer d’un badge télépéage ou
    - créer un compte client ou
    - payer manuellement après chaque passage.
    c) Risque de majoration
    En cas d’oubli, la majoration peut atteindre 90 € selon les réseaux.
    d) Plus de transparence
    Les comptes en ligne permettent :
    - de consulter ses passages,
    - de télécharger ses factures,
    - de suivre ses dépenses.
    Péage Flux Libre
    Péage Flux Libre : adapter ses dépenses aussi !!!

    5. Les enjeux économiques pour la France

    a) Réduction des coûts d’exploitation
    Les péages physiques nécessitent :
    - du personnel,
    - des bâtiments,
    - de la maintenance,
    - de la gestion de flux.
    Le free‑flow réduit ces coûts de manière significative.
    b) Investissement initial élevé
    Un portique coûte entre 1 et 3 millions d’euros, installation et systèmes compris.
    c) Impact sur l’emploi
    La transition entraîne une baisse progressive des postes en cabine, compensée en partie par :
    - des postes en maintenance,
    - des emplois en supervision informatique,
    - des services clients renforcés.

    6. Sécurité, environnement et acceptabilité

    a) Sécurité routière
    La suppression des barrières réduit :
    - les collisions arrière,
    - les freinages brusques,
    - les files dangereuses.
    b) Environnement
    Moins d’arrêts = moins d’émissions :
    - réduction du CO₂,
    - baisse des particules fines,
    - diminution du bruit.
    c) Acceptabilité sociale
    Les réticences portent surtout sur :
    - la peur des erreurs de facturation,
    - la surveillance perçue,
    - la complexité pour les usagers occasionnels.
    Les concessionnaires multiplient donc les campagnes d’information.

    7. Le cadre légal et la protection des données

    En France, les péages à flux libre doivent respecter :
    - le RGPD (données personnelles),
    - le Code des transports,
    - le Code de la route,
    - des règles strictes de conservation des images (durée limitée),
    - des obligations de transparence tarifaire.
    Les plaques d’immatriculation sont cryptées et stockées temporairement.

    8. L’avenir du free‑flow en France

    La France s’oriente vers :
    - un réseau majoritairement sans barrière d’ici 2030,
    - une intégration avec les véhicules connectés,
    - des paiements embarqués (véhicule → autoroute),
    - une harmonisation européenne.
    Le péage à flux libre est une étape vers une mobilité plus intelligente, plus fluide et plus durable.
    Les péages à flux libre représentent une révolution pour les autoroutes françaises. Plus rapides, plus sûrs et plus modernes, ils transforment l’expérience des usagers et modernisent un réseau vieillissant.
    Leur généralisation demandera une adaptation des conducteurs, mais les bénéfices — fluidité, sécurité, environnement — sont déjà visibles…
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  • Tuesday 03 March 2026 - 10:54

    Le EEAT Google, ou Experience, Expertise, Authoritativeness, Trustworthiness (Expérience, Expertise, Autorité, Confiance), est un système d’évaluation essentiel utilisé par Google et ses quality raters. Il permet de juger la qualité et la fiabilité des contenus web, impactant directement le classement dans les résultats de recherche. Ce critère est particulièrement important pour les pages dites YMYL (Your Money or Your Life), qui concernent des sujets sensibles liés à votre vie ou à votre argent. Introduit initialement sous le nom de EAT en 2014, ce concept a été enrichi en 2022 avec l’ajout de l’élément « Expérience ». Ce cadre est basé sur les quality raters guidelines de Google, qui définissent les critères prioritaires pour évaluer un contenu. Ainsi, les contenus qui sont riches, bien sourcés, et qui démontrent une expertise, une autorité et une fiabilité sont favorisés. L’objectif est de répondre aux attentes des internautes tout en optimisant le SEO. EEAT Google, c’est un standard de crédibilité, pas un “hack SEO” Imaginez ceci : vous avez optimisé votre contenu de manière impeccable pour le SEO Google. Les mots-clés sont parfaitement choisis et votre stratégie de référencement naturel est solide. Pourtant, malgré tous vos efforts, vos concurrents moins techniques vous devancent. Pourquoi ? Parce que Google ne fait pas encore totalement confiance à votre site. L’EEAT Google – une évolution récente de l’EAT Google avec l’ajout de l’Expérience – ne doit pas être perçu comme un simple « hack SEO ». C’est un véritable standard pour démontrer la qualité et la crédibilité de vos contenus. Dans cet article, découvrez comment transformer vos pages en preuves tangibles d’expertise, d’autorité et de fiabilité, grâce à une checklist pratique qui vous aidera à booster votre visibilité dans les résultats de recherche. EEAT : à quoi ça sert concrètement dans Google ? En pratique, l’EEAT est un outil essentiel pour les quality raters de Google. Il leur permet d’évaluer la crédibilité de vos pages, en mettant l’accent sur les sujets qui impactent directement la vie des utilisateurs, comme la santé, les finances ou le juridique. Ces pages, appelées YMYL (« Your Money or Your Life »), sont particulièrement sensibles, car une information erronée peut avoir de graves conséquences sur la vie ou les finances d’une personne. Même dans le domaine du B2B à fort enjeu, où les internautes recherchent des conseils fiables, ces critères permettent à Google de filtrer les contenus pour privilégier ceux qui répondent réellement aux besoins des utilisateurs. En adoptant ces standards, vos pages gagnent en pertinence et en fiabilité sur les moteurs de recherche. Le bon angle : “prouver” plutôt que “déclarer” Affirmer “nous sommes experts” ne suffit plus. Google attend des preuves concrètes pour valider votre expertise, votre autorité et votre fiabilité. Voici quelques pistes pour convaincre : Présentez un créateur de contenu transparent, avec une biographie détaillée. Citez des sources fiables et documentez des cas réels. Obtenez des backlinks provenant de sites reconnus pour leur autorité. Construisez une réputation solide sur les réseaux sociaux. C’est cet ensemble de preuves qui permet à vos contenus de passer du statut de simple texte agréable à celui de référence fiable. Cela les aligne parfaitement avec les critères de conformité de Google et les directives des quality raters. Comprendre le EEAT dans l’écosystème de Google Dans l’écosystème de Google, l’EEAT (Experience, Expertise, Authoritativeness, Trustworthiness) fonctionne comme un filtre invisible mais essentiel, intégré aux algorithmes via les directives des search quality raters. Il permet de départager les pages en analysant des signaux on-site (comme la structure et la profondeur du contenu) et off-site (telles que les mentions externes et la réputation globale du domaine). Cette mécanique de classement est particulièrement renforcée face à l’essor des contenus générés par l’intelligence artificielle. Le rôle du EEAT dans le référencement Il est important de noter que l’EEAT n’est pas un facteur de classement direct. Cependant, il sert de cadre d’évaluation pour déterminer si votre page mérite d’être mise en avant lorsque le moteur de recherche doit décider « qui croire » parmi des résultats similaires. Google examine des éléments tels que la cohérence éditoriale de votre site (on-site) et la reconnaissance par d’autres sites autorisés (off-site) pour établir cette crédibilité. Les différences entre EAT et EEAT : l’importance de l’expérience Le concept initial d’EAT (Expertise, Authoritativeness, Trustworthiness) se concentrait sur la connaissance théorique et la fiabilité. Avec l’ajout de l’expérience (le premier « E ») en 2022, Google valorise désormais les contenus issus d’une pratique réelle. Cela inclut des éléments tels que des tests sur le terrain, des données internes, des retours clients ou des processus documentés. Cette évolution distingue les contenus authentiques des textes génériques qui manquent de profondeur et de valeur ajoutée. Quand l’EEAT devient décisif (et quand c’est secondaire) L’EEAT est particulièrement important pour les requêtes impliquant des décisions à fortes implications, comme les comparatifs, les « meilleurs choix », les avis sur des sujets YMYL (Your Money, Your Life) ou d’autres thèmes sensibles. Dans ces cas, Google privilégie les contenus basés sur des preuves vécues. En revanche, pour des informations factuelles simples où la concurrence est faible, l’EEAT reste un atout mais n’est pas toujours déterminant. Stratégies pour améliorer l’Expertise de votre contenu Pour rendre l’expertise de votre contenu visible et mesurable aux yeux de Google, il est essentiel de se concentrer sur des éléments concrets directement intégrés à la page. Optez pour une structure claire qui démontre une maîtrise approfondie du sujet, tout en incluant des marqueurs de précision qui surpassent les simples déclarations superficielles. Publier du contenu de haute qualité (structure, précision, profondeur utile) Structurez vos articles en fonction de l’intention de recherche des utilisateurs. Commencez par fournir une réponse immédiate et pertinente, puis approfondissez avec des définitions précises, des exemples concrets, des étapes pratiques, des pièges à éviter et une FAQ exhaustive. Évitez les approximations, les promesses vagues ou le jargon inutile afin de garantir une justesse incontestable dans votre contenu. Collaborer avec des experts du domaine (et le rendre visible) Rendez l’expertise de votre contenu crédible en mettant en avant l’auteur. Ajoutez une bio concise qui détaille son parcours, ses réalisations et incluez des liens vers des profils vérifiables (comme LinkedIn ou des publications). Mentionnez également si le contenu a été validé ou relu par un pair. Assurez-vous que l’expert apporte des insights uniques, tels que des angles inédits ou des données exclusives, afin d’éviter que son rôle ne se limite à un simple nom. Utiliser des études de cas, des données et des recherches originales Enrichissez votre contenu avec des éléments concrets et authentiques. Intégrez des mini-études de cas bien structurées (contexte client, actions entreprises, résultats chiffrés), des benchmarks sectoriels basés sur vos propres données, des méthodologies détaillées ou des captures anonymisées de processus réels. Ces ajouts pratiques et spécifiques permettront de positionner votre contenu comme une référence incontournable dans son domaine. Augmenter l’Autorité de votre site L’autorité de votre site repose sur trois éléments essentiels : une réputation solide construite par des tiers, une reconnaissance explicite dans votre secteur, et une cohérence thématique inébranlable. Ces aspects signalent à Google que vous maîtrisez parfaitement votre domaine. Obtenir des backlinks de sites reconnus (qualité > quantité) Privilégiez des backlinks provenant de sites d’autorité pertinents plutôt que de vous concentrer sur une accumulation de liens génériques. Activez des leviers stratégiques tels que les relations presse digitales, les tribunes expertes, les partenariats éditoriaux, ou encore la création de ressources uniques et d’outils gratuits. Visez principalement des pages « preuve » comme des études, des guides fondamentaux ou des cas clients. Ces pages thématiques renforcent votre crédibilité sur des requêtes spécifiques, bien plus efficacement que votre simple page d’accueil. Démontrer votre présence dans l’écosystème (événements, publications, communautés) Multipliez vos canaux de visibilité. Intervenez à des conférences, animez des webinaires, participez à des podcasts spécialisés, rejoignez des associations professionnelles ou contribuez à des médias reconnus. Ensuite, regroupez ces preuves sur des pages dédiées telles que « Presse », « Interventions » ou « Publications ». Cela permettra à Google d’indexer ces signaux et de les associer directement à votre domaine, renforçant ainsi votre présence dans l’écosystème. Reconnaissance par des organismes, labels, classements : comment les exploiter Un label peu connu n’apporte pas de valeur. Privilégiez des signaux crédibles et difficiles à falsifier, tels que des certifications d’organismes respectés ou des classements tiers vérifiables. Mettez-les en avant sur une page dédiée avec des preuves tangibles, comme un certificat numérisé ou un lien vers le classement officiel. Ajoutez des mentions légales si nécessaire. Cette transparence renforce votre fiabilité et inspire confiance aussi bien aux internautes qu’aux moteurs de recherche. Renforcer la Fiabilité de vos contenus La fiabilité de vos contenus repose sur plusieurs éléments clés : leur exactitude factuelle, une transparence totale, des mesures de sécurité robustes et un engagement constant pour prévenir l’obsolescence. Ces efforts transforment votre site en une véritable référence de confiance. Citer des sources crédibles et vérifiables (et les intégrer intelligemment) Privilégiez des sources primaires telles que les institutions officielles, les documents gouvernementaux ou les études peer-reviewed. Évitez les blogs anonymes ou les médias biaisés. Intégrez ces sources de manière stratégique : Utilisez des liens directs cliquables. Ajoutez des citations brèves (moins de 50 mots). Insérez des encadrés distincts pour différencier « ce que dit la source » et « ce que cela implique pour vous ». Ces pratiques renforcent votre crédibilité perçue et valorisent vos contenus. Transparence éditoriale : auteurs, dates, mises à jour, politique Pour garantir une transparence éditoriale exemplaire, appliquez les bonnes pratiques suivantes : Signez chaque contenu avec le nom d’un auteur et un lien vers sa bio professionnelle. Affichez la date de publication et la dernière mise à jour. Décrivez votre processus de relecture. Publiez une politique de corrections publiques. Créez des pages « À propos » et « Contact » complètes pour refléter un site responsable et accessible. Ces étapes montrent votre engagement à fournir des contenus fiables et de qualité. Preuves sociales et preuves business : avis, témoignages, références Renforcez la confiance en intégrant des preuves sociales et des éléments concrets : Ajoutez des avis vérifiés provenant de plateformes tierces. Utilisez des témoignages contextualisés en décrivant le problème initial, la solution appliquée et les résultats mesurables. Affichez les logos de vos clients (avec leur autorisation) et reliez-les stratégiquement à vos pages services ou guides. Ces éléments ancrent la confiance business dans vos principaux contenus. Optimiser l’Expérience utilisateur au service de l’EEAT Améliorez votre Expérience Utilisateur (UX) pour instaurer une confiance immédiate grâce à une lisibilité irréprochable et une accessibilité universelle. Une refonte de site web bien menée peut transformer chaque visite en une validation de votre légitimité, tant pour Google que pour vos utilisateurs. Performance, mobile, accessibilité : réduire les signaux de friction Garantissez une vitesse de chargement optimale conforme aux Core Web Vitals. Assurez une stabilité visuelle sans interruptions de mise en page, une adaptation parfaite sur mobile grâce au responsive design, et une accessibilité renforcée via des contrastes élevés, une hiérarchie de titres bien définie et une navigation intuitive. Un contenu fiable mais mal présenté peut engendrer frustration et signaux négatifs, ce qui nuit à la perception de votre qualité. Navigation et architecture : rendre la preuve facile à trouver Utilisez des breadcrumbs pour offrir du contexte, créez un maillage interne vers des pages de preuves comme des études ou des biographies d’auteurs. Regroupez les contenus liés dans des hubs thématiques et mettez en avant des liens vers des sections clés telles que « Méthodologie », « Sources » ou « À propos ». Ces éléments facilitent la découverte de votre légitimité structurelle par Google et vos visiteurs. Formats qui renforcent l’expérience (sans gadget) Adoptez des formats pratiques tels que des checklists, des tableaux comparatifs synthétiques, des schémas explicatifs, des FAQ bien structurées, des définitions glossées et des ancres internes pour des sauts rapides. Intégrez également des résumés TL;DR en haut de page pour rendre la valeur de votre contenu immédiatement accessible, sans recourir à des éléments superflus. Mesurer et ajuster votre stratégie EEAT Transformez votre stratégie EEAT en une démarche actionnable en auditant régulièrement vos contenus prioritaires, tels que les pages YMYL ou celles à fort potentiel de conversion. L’objectif est d’identifier les faiblesses et de suivre l’évolution grâce à des KPIs concrets axés sur la visibilité et la confiance. Auditer vos contenus avec une grille EEAT (scoring simple) Utilisez une grille rapide pour évaluer chaque page : 1) Preuve d’expérience (cas réels ou tests : oui/non) 2) Auteur + bio vérifiable (oui/non) 3) Sources primaires citées (0/1/2+) 4) Données ou cas uniques (0/1/2) 5) Transparence sur dates et mises à jour (oui/non) 6) Signaux de réputation (backlinks ou citations externes : 0/1/2) Totalisez les points obtenus pour chaque page et priorisez les améliorations en visant un score supérieur à 80% pour vos pages clés. Suivre les bons indicateurs (SEO + confiance + business) Gardez un œil sur ces KPIs essentiels : CTR sur titres et metas (indicateur de pertinence perçue) Positions stables sur les requêtes critiques Temps de lecture et profondeur de scroll élevés Taux de conversion organique Croissance des backlinks qualitatifs Volume de brand queries ou mentions de marque Une stratégie EEAT solide se traduit par une résilience des rankings et une amélioration des performances sur les requêtes à fort enjeu. Plan d’amélioration continue : quoi faire en priorité Voici les actions prioritaires à mettre en œuvre : Auditez et réécrivez 5 à 10 pages phares (services, guides YMYL) dans les 30 prochains jours. Lancez une campagne de PR pour obtenir 3 backlinks autorisés par trimestre. Établissez un calendrier de mises à jour trimestrielles avec des notes sur les changements effectués. Testez A/B les signaux de confiance (bios, témoignages) pour mesurer leur impact sur vos KPIs. Adoptez un cycle d’itération tous les 90 jours en liant les progrès EEAT à vos objectifs business, tels que la réduction du CAC ou l’augmentation des leads qualifiés. Conclusion L’EEAT Google – Expérience, Expertise, Authoritativeness, Trustworthiness – est un levier puissant pour construire une crédibilité solide. Pour y parvenir, concentrez-vous sur la création de contenus approfondis, collaborez avec des auteurs experts, obtenez des backlinks de qualité, assurez une transparence éditoriale et optimisez une UX fluide. Donnez une attention particulière aux pages YMYL (Your Money Your Life), réalisez des audits avec une grille simple, et suivez les indicateurs clés tels que le CTR, les positions et les conversions pour ajuster et améliorer vos actions. Ne vous contentez pas de déclarer votre valeur, démontrez-la ! Commencez dès aujourd’hui : auditez 5 pages stratégiques, intégrez des preuves concrètes issues du terrain et mesurez les améliorations obtenues en seulement 30 jours. Vos performances dans les résultats de recherche Google et vos leads vous remercieront. Prenez l’initiative et passez à l’action pour dominer le SEO avec assurance et succès.

    L’article EEAT Google : comment renforcer la crédibilité de vos contenus ? est apparu en premier sur Brioude.

  • Tuesday 03 March 2026 - 10:37
    Ce dispositif, déjà déployé sur plusieurs axes français comme l’A13 et l’A14, repose sur un paiement différé ou automatique selon l’équipement de l’usager (télépéage, paiement en ligne, application).
    Et pour répondre aux très nombreuses questions que l'on peut se poser, cette " FAQ " va très certainement pouvoir vous aider ...

    Les Péages en Flux libre, comment ça fonctionne ?

    Les péages à flux libre  sont un système où l’on passe sous un portique sans s’arrêter : la plaque d’immatriculation ou le badge télépéage est détecté automatiquement, ce qui permet de rouler à vitesse normale. Ce fonctionnement vise à rendre les trajets plus fluides, plus sûrs et plus écologiques, en supprimant les ralentissements et les files d’attente aux barrières traditionnelles.
    Des capteurs et caméras lisent la plaque ou détectent le badge lorsque le véhicule passe sous le portique.
    Le conducteur ne s’arrête jamais : le paiement se fait automatiquement via le télépéage, ou bien après coup en ligne si l’on n’a pas de badge.
    péage en Flux Libre
    péage en Flux Libre : un système qui se généralise

    1. Comment fonctionne exactement un péage à flux libre en France pour un automobiliste ?

    Un péage à flux libre fonctionne grâce à des portiques équipés de caméras et de capteurs qui identifient automatiquement votre véhicule. Vous n’avez rien à faire au moment du passage : le paiement se fait ensuite via votre badge télépéage, votre compte client ou un règlement en ligne dans les 72 heures.

    2. Comment payer un péage à flux libre si je n’ai pas de badge télépéage ?

    Si vous n’avez pas de badge, vous pouvez :
    - créer un compte client pour un paiement automatique,
    - payer manuellement sur le site du concessionnaire dans les 72 heures,
    - utiliser l’application mobile dédiée si elle existe sur l’axe concerné.

    3. Que se passe‑t‑il si ma plaque d’immatriculation n’est pas reconnue par le portique ?

    En cas de mauvaise lecture, le système tente une seconde analyse. Si l’erreur persiste, vous pouvez :
    - consulter vos passages dans votre espace client,
    - contacter le service client pour corriger la plaque,
    - fournir un justificatif (carte grise, photo de la plaque).
    Les erreurs sont rares mais prévues dans les procédures.

    4. Comment vérifier mes passages sous les portiques de péage à flux libre ?

    Vous pouvez consulter vos passages :
    - dans votre espace client,
    - via l’application du concessionnaire,
    - ou sur votre relevé télépéage si vous utilisez un badge.
    Payer le Péage en Flux Libre
    Payer le Péage en Flux Libre : si il n'est pas automatique, c'est à vous d'y penser !!!

    5. Comment éviter les majorations sur les péages à flux libre ?

    Pour éviter les majorations :
    - utilisez un badge télépéage,
    - créez un compte client avec prélèvement automatique,
    - payez dans les 72 heures si vous êtes un usager occasionnel.

    6. Les péages à flux libre sont‑ils plus chers que les péages classiques ?

    Non. Le tarif du trajet reste identique. Seuls les frais de gestion en cas de paiement tardif ou de non‑paiement peuvent augmenter la facture.

    7. Comment payer un péage à flux libre quand on conduit un véhicule de location ?

    Deux options :
    - utiliser votre propre badge télépéage,
    - payer en ligne avec la plaque du véhicule loué.
    Certaines agences facturent des frais administratifs si elles reçoivent une majoration à votre place.

    8. Comment les poids lourds et les flottes professionnelles sont‑ils facturés sur les péages à flux libre ?

    Les poids lourds sont identifiés comme les autres véhicules, mais leur classe tarifaire est différente.  
    Les entreprises peuvent :
    - rattacher plusieurs véhicules à un même compte,
    - automatiser la facturation,
    - exporter les relevés pour la comptabilité ou la gestion de flotte.

    9. Les péages à flux libre sont‑ils compatibles avec les badges télépéage professionnels (B2B) ?

    Oui. Tous les badges télépéage français, particuliers ou professionnels, fonctionnent automatiquement sous les portiques free‑flow.

    10. Comment fonctionne le péage à flux libre pour les véhicules étrangers ?

    Les véhicules étrangers sont détectés par lecture de plaque.  
    Les conducteurs doivent :
    - payer en ligne dans les 72 heures,
    - ou utiliser un badge européen compatible.
    Les majorations s’appliquent également aux plaques étrangères.

    11. Comment savoir si j’ai oublié de payer un péage à flux libre ?

    Vous pouvez :
    - consulter votre espace client,
    - vérifier vos e‑mails (notifications),
    - attendre la réception d’un avis de paiement majoré (mais cela augmente le coût).

    12. Les péages à flux libre sont‑ils fiables en cas de pluie, brouillard ou mauvaise visibilité ?

    Oui. Les portiques utilisent plusieurs technologies (laser, infrarouge, caméras HD) capables de fonctionner dans toutes les conditions météo.

    13. Les péages à flux libre peuvent‑ils détecter les motos et scooters ?

    Oui. Les motos sont détectées comme les autres véhicules. Elles bénéficient d’un tarif spécifique selon leur classe.

    14. Comment contester un passage ou une facturation en péage à flux libre ?

    Vous pouvez contester :
    - via le formulaire en ligne du concessionnaire,
    - par téléphone,
    - en fournissant la date, l’heure et la plaque du véhicule.
    Les contestations sont traitées rapidement, surtout en cas d’erreur de lecture.

    15. Les péages à flux libre respectent‑ils le RGPD et la protection des données ?

    Oui. Les données sont :
    - cryptées,
    - conservées pour une durée limitée,
    - utilisées uniquement pour la facturation.
    Vous pouvez demander l’accès ou la suppression de vos données.

    16. Quels sont les axes autoroutiers français déjà équipés en péage à flux libre ?

    Les principaux axes sont :
    - A79 (première autoroute 100 % free‑flow),
    - A13/A14 (déploiement en cours),
    - d’autres projets sur l’A69, A10, A63 et A7.

    17. Comment fonctionne le péage à flux libre pour les trajets professionnels réguliers ?

    Les entreprises peuvent :
    - automatiser la facturation,
    - suivre les passages en temps réel,
    - intégrer les données dans leur logiciel de gestion de flotte,
    - bénéficier de remises selon les contrats.

    18. Peut‑on utiliser un badge télépéage pour plusieurs véhicules en péage à flux libre ?

    Oui, à condition que le badge soit utilisé dans un seul véhicule à la fois.  
    Les flottes peuvent disposer de badges multiples ou d’un compte multi‑véhicules.

    19. Les péages à flux libre vont‑ils remplacer tous les péages en France ?

    C’est la direction prise par les concessionnaires et l’État.  
    La majorité des péages physiques devraient disparaître d’ici la fin de la décennie.

    20. Les péages à flux libre réduisent‑ils vraiment les bouchons ?

    Oui. La suppression des barrières élimine :
    - les ralentissements,
    - les files d’attente,
    - les risques d’accidents liés aux freinages brusques.

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  • Tuesday 03 March 2026 - 10:07
  • Monday 02 March 2026 - 22:06
  • Monday 02 March 2026 - 10:35
    poids
    poids : des civilisations antiques aux usages modernes

    L’histoire des poids est intimement liée à celle du commerce, de la monnaie et des techniques de mesure.

    Des civilisations antiques aux ateliers industriels, en passant par les marchés médiévaux et les laboratoires scientifiques, chaque époque a développé ses propres formes, matériaux et systèmes d’étalonnage.
    Ces objets, souvent modestes en apparence, racontent pourtant l’évolution des échanges, des savoir-faire et des normes qui ont structuré les sociétés.
    Leur diversité en fait aujourd’hui un domaine d’étude riche et un terrain de collection passionnant.
    Voici quelques critères de classement pour expliquer la passion que ces objets peuvent développer chez certains collectionneurs, des personnes qui prises par cette passion de la collection des poids sont appelées " Pensuphiles  " ...

    1. Les Poids antiques

    - Poids égyptiens (deben, kite) — Le deben était une unité de poids utilisée dès l’Ancien Empire, souvent représentée par des poids en pierre ou en métal servant à mesurer les métaux précieux, les grains ou les produits artisanaux. Le kite, plus petit, équivalait à 1/10 de deben et permettait des mesures fines dans le commerce et l’administration.
    - Poids mésopotamiens (shekel, mina, talent) — Le shekel, unité de base, servait à peser l’argent et les marchandises. La mina et le talent étaient des multiples utilisés pour les transactions importantes. Ces poids étaient souvent en pierre dure ou en bronze, parfois marqués de symboles cunéiformes attestant leur valeur officielle.
    - Poids grecs — Les Grecs utilisaient des systèmes variés selon les cités, comme l’obole, la drachme ou la mine. Les poids étaient souvent en bronze, parfois décorés, et servaient autant au commerce qu’au contrôle des monnaies.
    - Poids romains — Le système romain reposait sur la libra (livre romaine), divisée en uncia (once). Les poids romains étaient fréquemment en bronze, marqués d’inscriptions ou de bustes impériaux garantissant leur exactitude.
    - Poids byzantins — Héritiers du système romain, les poids byzantins étaient souvent richement décorés, parfois ornés de croix ou de portraits impériaux. Ils servaient au commerce, à la fiscalité et au contrôle des monnaies d’or comme le solidus.
    - Poids celtiques — Généralement en bronze ou en pierre, ils étaient parfois de forme sphérique ou conique. Leur système reste partiellement reconstitué, mais ils jouaient un rôle essentiel dans les échanges pré‑romains.
    - Poids islamiques médiévaux — Utilisés dans le vaste monde musulman, ils servaient notamment à contrôler les dinars et dirhams. Souvent en bronze, ils portaient des inscriptions arabes, parfois le nom du calife ou du contrôleur des poids.

    2. Les Poids médiévaux

    - Poids marchands — Utilisés par les commerçants pour peser les denrées, ils étaient souvent en fer ou en bronze et calibrés selon les normes locales.
    - Poids monétaires (pour vérifier les pièces) — Servaient à contrôler le poids des monnaies en circulation, notamment l’or et l’argent. Ils garantissaient que les pièces n’avaient pas été rognées.
    - Poids de changeurs — Utilisés par les changeurs de monnaie, ils étaient très précis et souvent conservés dans de petites boîtes. Ils suivaient les standards des différentes régions d’Europe.
    - Poids seigneuriaux — Appartenant à un seigneur ou à une autorité locale, ils portaient un sceau attestant leur validité. Ils étaient utilisés dans les marchés sous juridiction seigneuriale.
    - Poids corporatifs (guildes) — Chaque corporation (boulangers, drapiers, orfèvres…) pouvait posséder ses propres poids officiels, garantissant la qualité et la régularité des transactions.

    3. Les Poids monétaires (très collectionnés)

    - Poids pour tester les monnaies en or — Très précis, souvent en bronze ou en laiton, ils permettaient de vérifier les pièces d’or comme l’écu, le ducat ou le florin.
    - Poids de trébuchet — Utilisés avec une petite balance portative appelée trébuchet, ils servaient aux orfèvres et changeurs pour contrôler les monnaies et les métaux précieux.
    - Poids de change — Adaptés aux différentes monnaies étrangères, ils facilitaient les échanges internationaux dans les foires et les grandes villes marchandes.
    - Boîtes de poids monétaires complètes — Coffrets contenant un ensemble de poids calibrés pour diverses monnaies. Très recherchés, surtout lorsqu’ils sont complets et d’origine.

    4. Les Poids de commerce (époque moderne)

    - Poids en fonte (ronds ou hexagonaux) — Très répandus du XVIIᵉ au XIXᵉ siècle, robustes et économiques, ils servaient dans les marchés et les boutiques.
    - Poids empilables — Conçus pour s’emboîter les uns dans les autres, facilitant le transport et le rangement. Souvent utilisés par les colporteurs.
    - Poids à crochet — Permettaient de suspendre des sacs ou des objets à peser. Utilisés notamment dans les entrepôts et les marchés.
    - Poids cylindriques — Plus précis, souvent en laiton, utilisés pour les balances fines ou les balances Roberval.
    - Poids en laiton — Plus élégants et résistants à la corrosion, souvent utilisés dans les commerces spécialisés (pharmacies, orfèvreries).
    - Poids “pile de Charlemagne” — Ensemble de poids gigognes en laiton, parfois richement décorés, utilisés dès le Moyen Âge et très prisés des collectionneurs.

    5. Les Poids industriels

    - Poids d’usine — Massifs, souvent en fonte, utilisés pour peser des charges lourdes dans les ateliers et manufactures.
    - Poids de bascule — Servaient aux grandes balances à bascule pour peser sacs, ballots ou animaux.
    - Poids pour balances Roberval — Adaptés à ce type de balance très répandu au XIXᵉ siècle, souvent en fonte calibrée.
    - Poids d’étalonnage — Poids de référence utilisés pour vérifier et ajuster les balances industrielles.

    6. Les Poids scientifiques et de précision

    - Poids d’orfèvre — Très petits et extrêmement précis, utilisés pour peser l’or, l’argent et les pierres précieuses.
    - Poids pharmaceutiques — Servaient à mesurer les ingrédients médicinaux avec exactitude. Souvent en laiton ou en bronze, parfois dans des coffrets.
    - Poids de laboratoire — Fabriqués en acier poli ou en laiton, calibrés avec une grande précision pour les expériences scientifiques.
    - Jeux de poids en coffret (milligrammes à kilogrammes) — Ensembles complets permettant des mesures très fines, utilisés dans les laboratoires, écoles et ateliers spécialisés.

    7. Les Poids spécialisés

    - Poids de filets de pêche — En pierre ou en plomb, attachés aux filets pour les maintenir sous l’eau.
    - Poids d’horlogerie — Utilisés dans les horloges à poids, souvent en laiton ou en fonte, assurant la force motrice du mécanisme.
    - Poids de métiers à tisser — Servaient à tendre les fils de chaîne dans les métiers verticaux ou horizontaux.
    - Poids de plongée anciens — En plomb, portés par les plongeurs pour faciliter la descente.
    - Poids de rideaux anciens — Petits poids en métal glissés dans les ourlets pour assurer un tombé parfait.
    - Poids de pêche (plombs) — Petits plombs fixés sur les lignes pour stabiliser l’hameçon et contrôler la profondeur.

    8. Les Poids de balance domestique

    - Poids de cuisine — Utilisés pour les recettes, souvent en fonte ou en laiton, adaptés aux balances ménagères.
    - Poids de ménagère — Poids courants pour les tâches domestiques, parfois décoratifs.
    - Poids de balance Roberval — Adaptés aux balances domestiques du XIXᵉ et XXᵉ siècle, souvent en fonte noire.
    - Poids en forme décorative (animaux, fruits, personnages) — Poids fonctionnels mais aussi esthétiques, très appréciés des collectionneurs.

     9. Les différents Systèmes de poids historiques

    - Livre, once, grain — Unités héritées du Moyen Âge, utilisées dans le commerce, la pharmacie et l’orfèvrerie.
    - Talent, mina, shekel — Système antique du Proche-Orient, utilisé pour les métaux précieux et les transactions importantes.
    - Livre de Paris — Unité médiévale française de référence, utilisée dans l’administration royale.
    - Livre de Troyes — Système employé notamment par les orfèvres et les changeurs, plus léger que la livre de Paris.
    - Système impérial britannique — Basé sur la livre (pound) et l’once (ounce), encore utilisé dans certains pays anglophones.
    - Système métrique (kilogramme, gramme) — Introduit à la Révolution française, devenu le standard international pour les mesures de poids.

    10. Les Matériaux utilisés

    * Pierre
    * Bronze
    * Laiton
    * Fer
    * Fonte
    * Plomb
    * Acier
    * Porcelaine
    * Bois (rare)
    * Verre (rare)

    11. Les Catégories les plus recherchées par les collectionneurs ou Pensuphiles

    * Poids rares ou fautés
    * Poids avec poinçons officiels
    * Poids régionaux
    * Poids publicitaires
    * Jeux complets en coffret d’origine
    * Poids miniatures
    * Poids décoratifs ou figuratifs

    Une petite galerie de photographies, pour découvrir quelques exemples de poids, partie de la collection d'un passionné ...
        enjoy :)
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