un simple agrégateur, lecteur de flux rss pour tout suivre .... par: fonds d'écran - Kriss Feed, version : 7 -
  • Monday 23 February 2026 - 07:42

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière.


    Tous les liens listés ci-dessous sont a priori accessibles librement. Si ce n’est pas le cas, pensez à activer votre bloqueur de javascript favori ou à passer en “mode lecture” (Firefox) ;-)

    Brave New World

    Spécial IA

    Spécial Palestine et Israël

    Spécial femmes dans le monde

    RIP

    • Leïla Shahid : ce soleil qui s’installe derrière l’horizon (humanite.fr)

      En français, en arabe, en anglais, la ferme tendresse de sa voix portait loin. De la rue aux rédactions des médias, jusqu’aux chancelleries du continent européen et du monde. Leïla Shahid était l’incarnation de la Palestine, de son peuple et de sa terre, de son histoire et de sa culture.

    • Mort de Susan George, figure inspirante de l’altermondialisme (basta.media)

      Susan George vient de décéder à l’âge de 91 ans, après avoir été de tous les combats altermondialistes, depuis le blocage de l’OMC à Seattle jusqu’à l’organisation des forums sociaux mondiaux.

    Spécial France

    Spécial femmes en France

    Spécial médias et pouvoir

    Spécial emmerdeurs irresponsables gérant comme des pieds (et à la néolibérale)

    Spécial recul des droits et libertés, violences policières, montée de l’extrême-droite…

    Spécial résistances

    Spécial outils de résistance

    Spécial GAFAM et cie

    Les autres lectures de la semaine

    Les BDs/graphiques/photos de la semaine

    Les vidéos/podcasts de la semaine

    Les trucs chouettes de la semaine

    Retrouvez les revues de web précédentes dans la catégorie Libre Veille du Framablog.

    Les articles, commentaires et autres images qui composent ces « Khrys’presso » n’engagent que moi (Khrys).

  • Sunday 22 February 2026 - 17:19
    SENNEP
    SENNEP : dessinateur et caricaturiste français 

    Jean Sennep : le trait acéré d’un maître de la caricature française

    Dans l’histoire de la presse illustrée française, peu de noms résonnent avec autant de force que celui de Jean Sennep, pseudonyme et anagramme de Jean‑Jacques Charles Pennès.
    Né en 1894 et actif jusqu’à la fin des années 1970, il a marqué plusieurs générations de lecteurs grâce à un style nerveux, incisif et immédiatement reconnaissable.
    Caricaturiste engagé, observateur politique redoutable, il demeure aujourd’hui une figure incontournable de l’illustration satirique.

    1. Une vie façonnée par l’histoire et des débuts marqués par la Grande Guerre

    Né à Paris le 3 juin 1894, Sennep est mobilisé durant la Première Guerre mondiale.
    L’expérience des tranchées le marque profondément et influence durablement sa vision du monde.
    À son retour, il se tourne vers le dessin de presse, un moyen d’expression qui lui permet de commenter l’actualité avec mordant. 
    * Un pseudonyme devenu une signature
    Sous les noms de Jean Sennep ou Jehan Sennep, il publie ses premiers dessins dans les années 1920. Très vite, son style singulier attire l’attention des rédactions.

    2. Un dessinateur engagé dans la vie politique : un homme de droite assumé

    Sennep n’a jamais caché ses convictions : anticommuniste, critique des totalitarismes, il s’attaque avant tout à ce qu’il perçoit comme des dérives morales et politiques. Ses dessins ne cherchent pas à ridiculiser les traits physiques, mais à pointer les failles éthiques et idéologiques des personnages publics. 
    - Des collaborations prestigieuses
    Au fil de sa carrière, il publie dans de nombreux journaux influents :
    - L’Action française  
    - L’Écho de Paris  
    - Candide  
    - Aux Écoutes  
    - Le Figaro, où il devient le dessinateur attitré jusqu’à sa retraite en 1967   
    Il participe également brièvement au Canard enchaîné à la Libération.

    3. Un style graphique unique

    Un trait nerveux et minimaliste
    Influencé à ses débuts par H.-P. Gassier, Sennep développe rapidement une écriture graphique très personnelle :  
    - un trait vif, comparable à un fil de métal tordu avec virtuosité ;  
    - peu ou pas d’aplats noirs ;  
    - des personnages petits, nerveux, souvent réduits à l’essentiel ;  
    - une ressemblance frappante malgré l’économie de moyens. 
    Cette économie graphique renforce la puissance du message : chaque ligne compte, chaque geste est signifiant.
    - Une satire morale plutôt que physique
    Contrairement à de nombreux caricaturistes de son époque, Sennep ne s’attarde pas sur les défauts corporels. Ce qui l’intéresse, c’est l’intégrité morale, la duplicité, l’ambition ou la faiblesse des figures politiques.

    4. Un témoin privilégié de l’entre-deux-guerres

    Les années 1930, marquées par les crises économiques, la montée des totalitarismes et les tensions sociales, offrent à Sennep un terrain fertile.
    Ses dessins deviennent de véritables documents historiques, capturant l’atmosphère anxieuse et instable de l’époque. 

    5. Une influence durable : un maître respecté par ses pairs

    Sennep a inspiré plusieurs générations de caricaturistes, dont Jacques Faizant et Jean Effel, qui reconnaissaient en lui un modèle de précision et d’efficacité graphique. 
    Une présence continue dans la presse : Jusqu’à la fin des années 1970, l’hebdomadaire " Point de Vue – Images du Monde " publie régulièrement ses caricatures, preuve de sa popularité durable.

    Infine : un héritage toujours vivant

    Jean Sennep s’éteint le 9 juillet 1982 à Saint‑Germain‑en‑Laye, laissant derrière lui une œuvre immense, témoin d’un siècle tourmenté.
    Son trait, à la fois élégant et tranchant, continue d’inspirer historiens, dessinateurs et amateurs de satire politique.
    Son œuvre rappelle que la caricature n’est pas seulement un art du rire : c’est aussi un outil critique, un miroir tendu à la société, et parfois une arme redoutable.

    6. “Départ à Zéro – Naissance de la IVᵉ République” : une œuvre charnière

    Parmi les nombreuses productions de Jean Sennep, “ Départ à Zéro – Naissance de la IVᵉ République ” occupe une place à part.
    Publié au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, cet ouvrage illustré constitue à la fois un témoignage politique, un exercice de satire et une analyse mordante de la reconstruction institutionnelle française.
    a- Un contexte historique brûlant
    Nous sommes en 1946 : la France sort meurtrie de l’Occupation, la classe politique tente de se réorganiser, et les débats sur la future Constitution sont houleux.  
    Sennep, qui a traversé les années 1930 et la guerre en observateur critique, voit dans cette période un moment décisif. “Départ à Zéro” devient alors son moyen d’exprimer :
    - les incertitudes de l’après-guerre,  
    - les tensions entre partis,  
    - les contradictions du nouveau paysage politique,  
    - et les espoirs — parfois naïfs — placés dans la IVᵉ République.
    b- Un récit satirique de la reconstruction politique
    L’ouvrage n’est pas un simple recueil de dessins : c’est une narration illustrée, un parcours commenté de la transition institutionnelle.  
    Sennep y déploie :
    - des caricatures de dirigeants (socialistes, démocrates-chrétiens, communistes),  
    - des scènes de débats parlementaires,  
    - des allégories de la France renaissante,  
    - des symboles républicains détournés pour souligner les contradictions du moment.
    Son humour est parfois grinçant, souvent lucide, toujours précis. Il ne cherche pas à démolir, mais à mettre en lumière les fragilités d’un système en gestation.
    c- Une critique constructive, fidèle à son style
    Dans “Départ à Zéro”, Sennep reste fidèle à sa ligne :
    - un trait vif, presque nerveux,  
    - une économie de moyens qui renforce l’impact,  
    - une satire morale et politique, jamais gratuite,  
    - une volonté de clarifier l’actualité pour le lecteur.

    Il s’attaque notamment :
    - aux lenteurs administratives,  
    - aux rivalités partisanes,  
    - aux illusions d’un “nouveau départ”
    qui, selon lui, repose sur des bases fragiles.
    Mais il laisse aussi transparaître une forme d’espoir : celui d’une France capable de se réinventer malgré ses contradictions.
    d- Un document précieux pour comprendre la IVᵉ République
    Aujourd’hui, “Départ à Zéro” est considéré comme :
    - un témoignage visuel exceptionnel sur la naissance de la IVᵉ République,  
    - une source historique pour comprendre l’état d’esprit de l’époque,  
    - un exemple remarquable de pédagogie politique par l’image,  
    - et l’une des œuvres les plus abouties de Sennep dans sa dimension analytique.
    Il montre combien la caricature peut être un outil de compréhension du réel, bien au-delà du simple divertissement ...
         enjoy :)
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  • Saturday 21 February 2026 - 01:00

    Capitalisme, IA et éducation

    Extrait de mon journal du 29 janvier, en lisant "Comprendre le pouvoir" de Chomsky.

    Le capitalisme n’a pas créé le système éducatif par humanisme, mais parce qu’il avait besoin d’employés qualifiés pour produire de la croissance. L’automatisation ayant détruit la culture de l’artisan et de l’ouvrier, raison du combat des luddites, une large population se trouvait réduite à se mettre au service des machines.

    Mais les progrès de l’automatisation rendaient ce besoin de servants peu qualifiés de moins en moins nécessaire tout en nécessitant des personnes comprenant les machines afin de les entretenir et de les améliorer. Un système éducatif s’est donc naturellement mis en place dans les sociétés capitalistes, créant une élite intellectuelle dévouée au capitalisme.

    Mais cette suréducation a créé trop de citoyens critiques qui remettent en cause les principes mêmes de la croissance infinie, notamment à cause des limites écologiques.

    Face à cette suréducation, les guerres, les menaces de tout ordre et le totalitarisme politique permettent de restreindre l’éducation ou, a minima, de détourner l’attention. L’éducation informatique est la principale cible, car l’informatique est devenue la colonne vertébrale de la société capitaliste. Ne pas comprendre les enjeux informatiques rend même les citoyens les plus engagés totalement impuissants.

    La promesse de l’IA, c’est justement de diminuer le besoin d’éducation tout en gardant un degré de production équivalent. Tout employé peut redevenir une main-d’œuvre peu qualifiée et interchangeable. L’IA est un Fordisme intellectuel.

    Car les monopoles, la surveillance permanente, la consommation, l’érosion des droits et l’IAfication du travail ne sont que des outils pour garder les citoyens sous contrôle et dans les rails du capitalisme de production.

    Et si ces citoyens s’imaginent échapper à ce contrôle grâce à leur groupe Facebook "anticapitaliste" ou un groupe Whatsapp "centrale d’achat solidaire du quartier", c’est encore mieux ! C’est plus subtil ! De toute façon, ils bossent la journée pour Microsoft et se contentent d’une image du monde générée par Google ou Meta.

    Leur vie professionnelle est asservie par Microsoft, leur vie privée par Meta/Facebook et leurs centres d’intérêt sont contrôlés par Google. Maintenant que les humains sont définitivement ferrés, il est temps de réduire progressivement leur degré d’éducation et de connaissance afin d’améliorer leur servilité.

    À propos de l’auteur :

    Je suis Ploum et je viens de publier Bikepunk, une fable écolo-cycliste entièrement tapée sur une machine à écrire mécanique. Pour me soutenir, achetez mes livres (si possible chez votre libraire) !

    Recevez directement par mail mes écrits en français et en anglais. Votre adresse ne sera jamais partagée. Vous pouvez également utiliser mon flux RSS francophone ou le flux RSS complet.

  • Friday 20 February 2026 - 16:33

    i
    Vu à Carrouf aujourd’hui :

    Achetez par chèque maintenant, payez à partir du mardi 7 avril 2026.

    Ou comment se mettre à vivre à crédit même pour ses fruits et ses légumes.

    … et ou comment mettre les gens dans la merde encore plus qu’ils ne le sont déjà : qu’on le paye maintenant ou après, on le paye dans tous les cas.

    On dit que j’ai plus ou moins des facilités pour expliquer simplement des choses compliquées, mais là je jette l’éponge pour essayer d’expliquer que c’est plutôt une mauvaise idée, que certains vont s’en mordre les doigts, et que ça va faire plus de mal que de bien.

    En réalité j’ai déjà abandonné depuis le jour où j’ai appris que certaines personnes considèrent le découvert autorisé comme de l’argent de poche gratuit donné par ta banque.

    Mais bon, quand un ministre déclare que les maths ça ne sert à rien et que la gestion de l’argent est laissé à ton commerçant, ça ne peut que mal se passer dans tous les cas.

  • Wednesday 18 February 2026 - 07:45

    J’ai écrit ce texte il y a un an, peu après la ré-élection de Trump. Il est resté en attente de publication car je voulais lui ajouter des illustrations, mais je ne suis pas graphiste. Finalement, la situation géopolitique est maintenant encore pire qu’il y a un an, tant sur le territoire américain notamment avec l’ICE que dans les relations avec les autres pays, du Venezuela au Groenland. L’hypothèse d’un Trump qui couperait l’accès des européens aux entreprises américaines du numérique existe. Il est donc temps de publier cet article de rappel, même sans illustrations.

    Je donne depuis 2012 des conférences sur la vie privée en ligne. J’y explique les mécanismes qui permettent aux fournisseurs de services numériques de collecter pléthore de données sur toutes les personnes qui les accèdent, même sans qu’elles y créent de comptes. Évidemment, je détaille aussi les enjeux, en répondant à la principale remarque : « je ne vois pas le problème, je n’ai rien à cacher ». J’explique, exemples à l’appui, que les données qu’ils collectent sur nous ont des conséquences importantes sur nos vies même pour des citoyens modèles toujours dans la légalité. Qu’elles leur permettent de maximiser notre tarif d’assurance, de nous accorder ou non un crédit immobilier, de nous refuser à un entretien d’embauche. Qu’elles leur permettent aussi d’influencer les opinions, et ainsi faire basculer le résultat d’élections ou de référendums (sans le rôle clé de Cambridge Analytica, le Brexit n’aurait probablement pas eu lieu et Donald Trump n’aurait probablement pas été élu en 2016).

    Mais je souligne aussi toujours quelque chose d’essentiel, que l’on a trop vite tendance à oublier : rien ne disparaît dans le monde numérique. Ce que nous publions en ligne aujourd’hui restera enregistré pour toujours, et ce même si nous le supprimons. Or, les dirigeants et les lois eux, changent. Les informations accumulées sur la population sont disponibles, historique compris. Si l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir était encore hypothétique pour une grande majorité des pays il y a seulement 15 ans de cela, nous voyons aujourd’hui, années après années, sombrer l’État de droit dans laquelle une partie du monde a eu la chance de naître. La montée des partis haineux s’observe dans tous les pays, et ils arrivent maintenant régulièrement au pouvoir, et ce jusqu’au pays le plus puissant du monde : les États-Unis d’Amérique.

    Si les conséquences de l’arrivée d’un régime oppresseur à la tête d’un pays sont déjà catastrophiques pour sa population, la ré-élection de Donald Trump change complètement d’échelle : elles deviennent mondiales. Il n’y a qu’une poignée de pays dans le monde dont la vie numérique ne dépend pas majoritairement des États-Unis. Imaginez-vous à quoi ressemblerait votre journée de demain si soudainement Google, Microsoft, Amazon, Apple, Meta, CloudFlare et toutes les autres entreprises américaines coupaient leurs services dans votre pays. Pensez à toutes les actions que vous ne pourriez plus faire. Plus de téléphone, d’ordinateur, de tablette ni de montre connectée. Dans l’ordre, à la sortie du lit : pas de réveil, pas de météo, pas d’agenda, pas de journal pendant le petit déjeuner, puis pas d’horaires ni de ticket de bus, ni d’accès au compte bancaire ni de moyen de paiement (Visa et Mastercard sont américains). Même si certaines applications ne sont pas fournies directement par Google, Apple, Microsoft ou Amazon, la très grande majorité d’entre elles utilisent leur infrastructure pour fonctionner et seraient donc immédiatement hors service. Vous n’avez même pas quitté votre logement que vous avez déjà utilisé ces multinationales des dizaines de fois. Se voir couper ces accès vous semble irréaliste ? C’est pourtant exactement ce qui est arrivé à Nicolas Guillou, juge français à la Cour Pénale Internationale, qui enquête sur les évènements en Palestine. Lire son témoignage. (Si cela vous inspire, vous pouvez rejoindre une réflexion collective sur le sujet).

    Et bien, toutes ces actions qui pourraient ne plus être accessibles car elles dépendent de ces acteurs, sont aujourd’hui enregistrées et analysées. Les États-Unis, qui contrôlent et stockent la majorité des usages numériques mondiaux et connaissent donc en détail la vie d’une grande partie des humains de notre planète, sont maintenant gouvernés par un régime en roue libre qui a muselé les contre-pouvoirs, opprime les minorités, expulse la presse, parle d’annexer des territoires alliés comme le Groenland, soutient les autres régimes extrémistes en Allemagne et ailleurs, coupe les financements de la science et des aides au développement, sans parler de l’Ukraine et de la Palestine.

    Il est d’une urgence absolue que nous soyons numériquement indépendants des services propriétaires fournis par des entreprises américaines.

    Il s’agit bien sûr de développer et soutenir des logiciels libres, seuls garants d’un numérique respectueux car auditables par des tiers. Notre rôle de citoyens est évidemment de porter ce sujet à nos politiques, mais aussi à notre travail et, le plus facile, dans notre vie personnelle.

    Il y a de nombreuses alternatives qui existent à tout un tas d’applications, services, logiciels que vous pouvez utiliser, mais pour ce premier article, je conclurai sur ces quelques recommandations, très facile à mettre en place pour démarrer :

    Pour limiter la collecte de données :

    • Accédez au web avec un navigateur de confiance (je recommande Mozilla Firefox, sur ordinateur comme sur mobile) correctement configuré (installez les extensions uBlock Origin et LocalCDN)
    • Pour limiter les accès aux informations de votre téléphone, évitez d’installer des applications et allez plutôt sur les sites web. Vous n’arrivez pas à vous passez de Google Maps, YouTube, Facebook ou Instagram pour le moment ? Ouvrez un nouvel onglet privé dans Firefox pour y accéder, cela limitera un peu la casse, et vous serez moins tenté de le rouvrir constamment

    Pour la confidentialité de vos échanges :

    • Utilisez une messagerie libre chiffrée telle que Signal qui est l’état de l’art dans le domaine, plutôt que Facebook Messenger ou Whatsapp, ou le SMS ou l’e-mail avec lesquels de nombreuses personnes peuvent accéder à vos communications

    Si vous êtes prêts à y consacrer un peu de temps, une belle étape est de passer à un système d’exploitation libre et de confiance. Les alternatives ne manquent pas. Si vous voulez des solutions françaises, Linux Mint fonctionne très bien pour les ordinateurs, et /e/ OS pour les téléphones. Vous avez peur de vous lancer seul(e) ? Trouvez quelqu’un pour vous aider près de chez vous !

    Un autre point important où vous pouvez vous faire accompagner : quitter GMail. Là aussi, il suffit de vous laisser guider !

    Et bien sûr, les services de Framasoft, sur Degooglisons-internet.org !

    Il y a énormément à dire sur le sujet, cet article peut donc vous sembler trop court, et cette liste d’alternatives très incomplète. De plus, d’autres alternatives encore plus résilientes peuvent exister. J’ai pris ici le parti d’aller droit au but et de recommander des solutions accessibles à toutes et tous dès maintenant sans compromis aucun, car je juge la situation urgente particulièrement à la vue de ce qui se passe outre atlantique. Mais n’ayez crainte, j’ai hâte de revenir avec des articles permettant d’aller plus loin !

  • Tuesday 17 February 2026 - 12:15

    Le SEO international vise à optimiser la visibilité de votre site web sur les moteurs de recherche mondiaux tels que Google. Cela passe par l’adaptation de votre stratégie aux différents pays, langues et marchés spécifiques, afin d’attirer un trafic qualifié depuis plusieurs régions. Cette démarche inclut une recherche approfondie de mots-clés localisés, l’utilisation de balises comme hreflang pour signaler les versions alternatives de vos pages, et une prise en compte des particularités linguistiques et culturelles pour se positionner efficacement dans les résultats de recherche internationaux. Comprendre les enjeux du SEO international Avant de vous lancer dans l’optimisation de votre site web à l’international, il est essentiel de comprendre les enjeux spécifiques du SEO international. Cette compréhension vous permettra de construire une stratégie cohérente et efficace, capable de générer du trafic qualifié depuis plusieurs marchés et pays. La différence entre SEO multilingue et multirégional Il est important de clarifier deux approches fondamentales du référencement international : le SEO multilingue et le SEO multirégional. Le SEO multilingue consiste à optimiser votre contenu pour différentes langues (français, anglais, allemand, etc.), tandis que le SEO multirégional cible différents pays ou régions, même si la langue reste identique. Par exemple, si vous souhaitez positionner votre site en France, en Belgique et au Canada, vous aurez besoin d’une approche multirégionale, car ces trois marchés partagent le français comme langue principale. Cependant, les spécificités culturelles, les mots-clés locaux et les expressions utilisées peuvent varier considérablement d’une région à l’autre. Le SEO multilingue se concentre sur la traduction et l’adaptation culturelle du contenu, tandis que le SEO multirégional met l’accent sur le ciblage géographique et les spécificités locales de chaque région. Sachez qu’il est tout à fait possible, et même recommandé, de combiner ces deux stratégies pour une présence internationale optimale. L’importance d’une stratégie adaptée à chaque marché Une stratégie SEO générique ne suffira pas pour dominer les résultats de recherche à l’international. Chaque marché possède ses propres caractéristiques, ses préférences linguistiques et ses normes culturelles. En adaptant votre stratégie de référencement naturel à chaque région, vous augmentez considérablement vos chances d’apparaître dans les résultats des moteurs de recherche pertinents pour chaque utilisateur. Cette personnalisation du contenu web offre également une meilleure expérience utilisateur. En proposant un contenu dans la langue et le format adaptés à chaque visiteur, vous renforcez l’engagement et la fidélité des utilisateurs. De plus, une stratégie de référencement bien pensée vous permet de cibler des mots-clés locaux spécifiques et de fournir des contenus pertinents qui convertissent fortement auprès de votre audience locale. L’étendue de la localisation dépendra de vos objectifs commerciaux. Certaines entreprises ne nécessitent qu’une approche multilingue pour atteindre des audiences différentes dans une même région, tandis que d’autres ont besoin d’une approche complètement multirégionale pour cibler des pays distincts avec leurs propres contenus et stratégies. Un consultant SEO expérimenté saura vous aider à déterminer la meilleure approche pour votre situation spécifique. Planifier votre présence multilingue Une fois que vous avez bien compris les enjeux, il est temps de passer à la planification concrète de votre présence multilingue. Cette étape est essentielle, car elle détermine le succès de votre référencement multilingue et guide toutes vos décisions techniques et éditoriales à venir. Choisir les langues et les marchés cibles Commencez par analyser vos opportunités internationales en examinant vos données de trafic actuelles et en étudiant vos concurrents. Identifiez les langues prioritaires en fonction du potentiel commercial de chaque pays. Par exemple, analysez d’où provient votre trafic étranger et quelles langues sont déjà proposées par vos concurrents directs. Considérez également les variantes régionales, comme le portugais du Brésil par rapport à celui du Portugal, ou encore l’espagnol d’Espagne face à celui d’Amérique latine. Posez-vous des questions clés : quels marchés souhaitez-vous cibler précisément ? Quelles langues sont indispensables pour atteindre vos objectifs de croissance ? Cette évaluation initiale permet de définir clairement le périmètre de votre projet et d’éviter des investissements inutiles. Pour maximiser votre impact, concentrez-vous sur les marchés où au moins 75 % des consommateurs préfèrent acheter sur des sites dans leur langue maternelle. En rédigeant un cahier des charges détaillé à ce stade, vous gagnerez en efficacité et pourrez planifier plus facilement les ressources nécessaires. Créer un plan de site global cohérent Concevez une architecture unifiée pour toutes vos versions linguistiques, en utilisant un gabarit internationalisé capable de s’adapter aux différences de longueur de texte entre les langues. Préférez des structures d’URL claires, telles que des sous-dossiers (/fr/, /en/) ou des domaines dédiés (nomdemarque.fr, nomdemarque.es), en fonction de l’ampleur de votre implantation locale. Créez des sitemaps multilingues séparés pour chaque combinaison pays-langue, hébergés dans des sous-dossiers spécifiques (par exemple, /us/es/ pour l’espagnol destiné aux États-Unis). Cela simplifie l’indexation par les moteurs de recherche et renforce votre visibilité internationale. Intégrez dès le départ des éléments tels qu’un menu déroulant pour la sélection de langue ou une page d’accueil dédiée qui redirige automatiquement vers la version linguistique appropriée. Pensez également à la scalabilité : votre plan de site doit pouvoir accueillir de nouvelles langues à l’avenir, sans compromettre les performances globales de votre site. Les aspects techniques du SEO international Après avoir planifié votre stratégie, il est temps de passer à la mise en œuvre technique. Cette étape exige de la rigueur et une compréhension approfondie des mécanismes permettant aux moteurs de recherche comme Google de correctement identifier et classer vos contenus multilingues. Configurer les balises Hreflang pour les versions linguistiques Les balises hreflang sont un élément technique essentiel du SEO international. Elles indiquent à Google quelles versions alternatives d’une page existent pour différentes langues et régions. Sans ces balises, les moteurs de recherche pourraient ignorer que vous proposez du contenu multilingue et risqueraient de considérer vos pages comme du contenu dupliqué. Pour implémenter correctement les balises hreflang, vous avez trois options principales : directement dans la section <head> de votre page HTML, dans les en-têtes HTTP ou dans votre sitemap XML. L’implémentation sur la page est la plus courante. Par exemple, pour une page en allemand destinée à l’Autriche, vous écrirez : <link href="http://www.domain.com/at/" hreflang="de-AT" rel="alternate"/>. Point : utilisez les formats ISO 639-1 pour les langues (par exemple « de » pour l’allemand, « en » pour l’anglais) et ISO 3166-1 Alpha 2 pour les pays (« AT » pour l’Autriche, « US » pour les États-Unis). Chaque version alternative de votre page doit contenir des balises hreflang pointant vers toutes les autres versions, y compris elle-même. Un attribut spécifique est hreflang="x-default", qui signale une page par défaut ne ciblant aucune langue ou région spécifique. Utilisez-le pour votre page d’accueil proposant un sélecteur de pays ou pour les utilisateurs dont la langue n’est pas explicitement couverte par vos autres versions. Structurer les URL de manière optimale La structure de vos URL est importante pour le référencement naturel international. Vous avez trois approches principales : les sous-dossiers (exemple.com/fr/, exemple.com/en/), les sous-domaines (fr.exemple.com, en.exemple.com) ou les domaines distincts (exemple.fr, exemple.com). Les sous-dossiers sont souvent la meilleure option car ils consolident l’autorité de votre domaine principal. Cette structure simplifie la gestion technique et aide Google à comprendre la relation entre vos différentes versions linguistiques. Une URL claire et logique facilite le crawl et l’indexation par les moteurs de recherche. Assurez-vous que vos URL reflètent une hiérarchie cohérente entre langues. Évitez les paramètres de requête pour indiquer la langue lorsque possible, car les sous-dossiers offrent une meilleure signalisation aux moteurs de recherche. Gérer le contenu dupliqué entre langues Le contenu dupliqué est un défi majeur en SEO multilingue. Si vous ne signalez pas correctement vos versions alternatives, Google pourrait pénaliser votre site en supposant que vous essayez de manipuler les résultats de recherche. Bien que la traduction légitime de votre contenu dans différentes langues ne soit pas considérée comme du contenu dupliqué problématique, évitez de traduire automatiquement vos pages. Les traductions automatiques sont souvent peu professionnelles et nuisent à l’expérience utilisateur. Investissez dans des traductions humaines de qualité pour chaque marché. Des contenus bien traduits ne posent aucun problème d’indexation, à condition que vos balises hreflang soient correctement implémentées. Les balises hreflang et une architecture URL claire sont vos meilleures protections contre les problèmes de contenu dupliqué. L’importance de la vitesse de chargement sur les marchés internationaux La performance technique de votre site web influence directement votre référencement sur tous les marchés internationaux. Google prend en compte la vitesse de chargement comme signal de classement, et cet impact devient de plus en plus important. Pour les utilisateurs internationaux, le défi est accru : vos visiteurs peuvent provenir de régions éloignées avec des connexions Internet plus lentes. Optimisez votre site en réduisant le temps de chargement grâce à des techniques telles que la compression d’images, le cache navigateur et les réseaux de distribution de contenu (CDN) qui servent vos pages depuis des serveurs proches de vos utilisateurs. Une page lente en France impacte vos résultats de recherche en France, tout comme une page lente au Brésil affecte vos résultats de recherche au Brésil. Testez régulièrement vos performances dans chaque pays cible et améliorez-les continuellement pour offrir une expérience utilisateur fluide, peu importe la localisation de votre visiteur. Optimisation du contenu pour le SEO international Une fois que votre infrastructure technique est en place, il est temps de vous concentrer sur l’optimisation de vos contenus. C’est là que votre site web peut réellement transformer des visiteurs en clients fidèles, en répondant de manière précise à leurs attentes culturelles et linguistiques. De la traduction à la localisation : s’adapter culturellement Ne vous limitez pas à une simple traduction littérale de vos textes. La localisation va bien au-delà : elle consiste à adapter votre contenu aux habitudes, références et sensibilités spécifiques de chaque marché cible. Par exemple, pensez à remplacer les unités de mesure américaines par le système métrique pour l’Europe, ajustez les formats de date (jour/mois/année vs mois/jour/année), et adaptez les devises selon les régions. Ces détails peuvent sembler minimes, mais ils sont essentiels. Le ton de communication varie également d’un pays à l’autre : il peut être formel en Allemagne ou plus direct au Brésil. Intégrez des exemples locaux pertinents, des visuels adaptés et des appels à l’action qui résonnent avec la culture locale. Cette démarche renforce la connexion émotionnelle avec vos utilisateurs et améliore vos taux de conversion. Les images et vidéos doivent aussi être adaptées. Par exemple, une photo de produit avec des références culturelles françaises peut ne pas être pertinente pour des consommateurs asiatiques. Ajustez vos visuels pour maximiser leur impact et leur engagement. Choisir les bons mots-clés pour chaque langue Réalisez une recherche approfondie de mots-clés spécifique à chaque langue et région, car les équivalents directs ne sont pas toujours pertinents. Utilisez des outils comme Google Keyword Planner géolocalisé, Ahrefs ou SEMrush pour identifier les volumes de recherche, la concurrence et les intentions d’utilisateur locales. Les variations linguistiques sont importantes : par exemple, « chaussures pas chères » en France peut devenir « cheap trainers » au Royaume-Uni. Incluez des synonymes, expressions idiomatiques, fautes courantes et termes régionaux pour couvrir l’ensemble des requêtes naturelles. Priorisez les mots-clés qui ont un fort volume de recherche et une intention d’achat alignée sur vos offres. Analysez également les moteurs de recherche spécifiques à certains pays, comme Baidu en Chine ou Yandex en Russie. Ces plateformes privilégient des requêtes différentes de celles de Google. Une recherche de mots-clés localisée est la base de tout contenu performant à l’international. Optimiser le contenu on-page pour chaque version linguistique Appliquez les mots-clés identifiés dans vos titres, meta descriptions, balises H1/H2 et textes alternatifs d’images pour chaque version linguistique. Maintenez une densité naturelle (1-2% pour le mot-clé principal) et variez les synonymes afin d’éviter le bourrage sémantique. Structurez vos pages avec des paragraphes courts, des listes et des sous-titres engageants, adaptés au style de lecture propre à chaque région. Renforcez le maillage interne en liant vers d’autres pages dans la même langue pour améliorer l’autorité thématique. Enfin, assurez-vous que vos métadonnées restent attractives. Une meta description convaincante en espagnol, par exemple, générera plus de clics qu’une traduction mécanique. Testez et ajustez vos contenus en fonction des performances observées sur chaque marché. Stratégies de netlinking multi-régionales Le netlinking demeure un pilier essentiel du référencement naturel international. Obtenir des backlinks de qualité, provenant de sources locales et internationales, renforce non seulement votre autorité auprès des moteurs de recherche, mais témoigne également de votre expertise à l’échelle mondiale. L’importance des backlinks locaux Commencez par privilégier les backlinks issus de sites locaux dans chaque marché que vous ciblez. Ces liens montrent à Google votre pertinence géographique et améliorent vos classements dans les recherches régionales. Pour cela, prospectez auprès de journaux régionaux, de blogs spécialisés, d’annuaires professionnels ou encore d’associations du secteur. Impliquez-vous dans des événements locaux, sponsorisez des initiatives communautaires ou collaborez avec des influenceurs régionaux pour obtenir des mentions naturelles et des liens contextuels de qualité. Ces backlinks locaux ne se contentent pas de générer du trafic direct qualifié, ils renforcent également votre réputation au sein de la communauté. Ils constituent un signal fort de confiance pour les algorithmes de recherche. Construire une autorité de domaine à l’international Une fois que votre base locale est bien établie, diversifiez vos efforts en visant des backlinks internationaux. Cela positionnera votre marque comme une référence mondiale. Ces liens enrichissent votre profil de backlinks et renforcent vos signaux EEAT (Expertise, Authoritativeness, Experience, Trustworthiness). Ciblez des publications influentes dans chaque région : magazines professionnels, sites d’autorité sectorielle ou médias reconnus. Le nombre de domaines référents distincts reste un facteur clé pour le SEO, même en 2026. Utilisez vos relations existantes pour accélérer cette expansion : traduisez vos contenus phares et approchez des partenaires dans de nouveaux pays. Une stratégie multi-régionale bien pensée consolide votre autorité de domaine à l’échelle mondiale tout en respectant les spécificités de chaque marché. Surveillance et adaptation continue Le SEO international nécessite un suivi rigoureux et des ajustements constants. Vos performances évoluent en fonction des algorithmes des moteurs de recherche, des tendances de marché et de la concurrence locale. Surveiller le positionnement et l’audience par pays Utilisez des outils spécialisés pour suivre vos positions sur les versions géolocalisées de Google (Google.fr, Google.de, Google.es, etc.). Des solutions comme Search Latte permettent d’analyser les SERP dans chaque data center, tandis que SEMRush et Followords suivent les classements par pays et par langue. Connectez Google Search Console et Google Analytics pour surveiller le trafic organique, les impressions et les clics par région. Ajoutez des indicateurs comme le chiffre d’affaires généré par marché afin d’évaluer le ROI réel de vos efforts. Configurez des alertes pour identifier rapidement les baisses de positionnement ou les erreurs d’indexation. Vérifiez régulièrement les balises hreflang et testez la détection automatique de langue depuis différents pays pour garantir une bonne expérience utilisateur. Adapter la stratégie en fonction des résultats et des évolutions du marché Analysez vos données chaque mois pour repérer les mots-clés performants et ajuster votre planning éditorial par pays. Si un marché est en difficulté, réorientez vos ressources vers les opportunités les plus prometteuses. Restez informé des mises à jour algorithmiques et des changements réglementaires locaux, comme la directive Omnibus en Europe qui affecte les avis clients. Effectuez des tests réguliers sur vos pages pour optimiser les taux de rebond et les conversions dans chaque région. Adaptez-vous aux évolutions du marché, qu’il s’agisse de la maturité digitale, de l’émergence de nouveaux moteurs de recherche dominants ou des habitudes d’achat changeantes. Une stratégie SEO agile, guidée par les données, est la clé pour garantir une croissance durable à l’international. Conclusion Le SEO international ne se limite pas à simplement traduire votre site web. Il s’agit d’une stratégie complète qui associe une recherche approfondie de mots-clés localisés, un contenu adapté aux cultures locales, une infrastructure technique solide et un netlinking efficace. En mettant en place une stratégie de référencement multilingue, vous pourrez générer un trafic qualifié durable et améliorer vos résultats dans chaque marché cible. Ne perdez pas de temps, commencez dès aujourd’hui : identifiez vos pays prioritaires, implémentez les balises hreflang, créez du contenu localisé de qualité et surveillez attentivement vos performances. Bien que le SEO international exige de la rigueur, les résultats obtenus justifient pleinement cet investissement.

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  • Tuesday 17 February 2026 - 08:39
    Le rapport "AI Performance" dans Bing Webmaster Tools donne des indications précieuses pour évaluer la présence de son site dans les résultats IA. Voyez comment aller encore plus loin pour votre GEO.
  • Tuesday 17 February 2026 - 08:29

    Parce que les phénomènes d’addiction aux médias sociaux ne sont pas apparus spontanément mais ont savamment été mis en place par les GAFAM, et qu’il faudrait sans doute que ça se sache un peu plus…

    Attention à l’économie de l’attention

    Étudions un instant cette scène de la vie courante :

    Un personnage assis sur les toilettes regarde son smartphone d'un air blasé : « Allons voir quelques minutes ce qui se passe sur les réseaux sociaux… »

    (Beaucoup) plus tard. Le même personnage est à l'état de squelette.

    Cette scène n’est pas l’opération du Saint Esprit, mais bien le résultat de…

    L’économie de l’attention.

    Gee hurle dans un mégaphone : « ATTENTION ! » Le squelette sur les toilettes sursaute en criant : « Gaarg ! ». Le smiley commente : « Ah bah ça a ravivé notre squelette… »

    L’économie de l’attention, ça se matérialise notamment par « l’éditorialisation » du contenu.

    Un type lambda dit : « Rah ça me gonfle les réseaux des GAFAM et leurs algorithmes ! » Gee : « Leurs éditorialisations. » L'autre : « De quoi ? » Gee : « N'importe quel site a des algorithmes. Trier des messages sans filtre et sans biais, ça reste un algorithme. Ce que t'aimes pas, c'est l'éditorialisation. »

    L’éditorialisation, c’est ce site web qui sélectionne ce qu’il veut bien te montrer ou non, selon des critères sur lesquels tu n’as pas toujours ton mot à dire.

    C’est d’ailleurs pour ça qu’on préfère parler de « médias » sociaux plutôt que de « réseaux » sociaux : ce sont bien des médias avec des lignes éditoriales bien définies.

    Un logo Facebook dit : « Mais c'est pour votre bien ! Pour vous rendre un service meilleur ! » Le type lambda dit : « C'est vrai ? » Facebook répond : « Ben non. C'est pour vous faire bouffer de la pub et revendre vos données persos. » Le type : « Ah. »

    Bien sûr, pour exploiter vos données et vous refourguer de la pub, Facebook et consorts ont besoin de vous garder le plus longtemps possible sur leurs plateformes, de capter votre attention.

    Et pour ça, j’aime autant vous dire que tous les moyens sont bons

    et que c’est pas l’éthique qui les étouffe.

    Un scientifique à côté d'une boîte où il y a un rat : « Vous voyez ce rat ? Il appuie sur un bouton pour avoir de la nourriture quand il a faim. Tout va bien, hein ? »

    Suite, le scientifique dit : « Maintenant, si le bouton n'offre plus de la nourriture qu'aléatoirement… notre rat devient fou ! Il appuie frénétiquement sur le bouton et s'empiffre même s'il n'a plus faim* ! Niahahahahahaha… » Une flèche indique : « Représentation à peine caricaturale des psychologues qui bossent sur les circuits d'addiction pour le compte des GAFAM. »

    C’est l’une des célèbres expériences de la boîte de Skinner – non, pas le proviseur des Simpson.

    Lorsque Facebook vous cache des trucs, lorsque vous avez 10 publications navrantes au possible entre 2 publications qui vous intéressent, ce n’est pas un bug : c’est une fonctionnalité.

    Le type sur ses toilettes scrolle en pensant : « Nul… nul… nul… OH ÇA C'EST MARRANT ! Nul… Nul… » Des flèches indiquent « frustration » sur les nuls, + « récompense » sur le « c'est marrant ». Le résultat est l'addiction, comme au casino.

    Votre attention, c’est LA valeur qui se monétise sur les grandes plateformes.

    Et comme votre nombre d’heures de vie reste, j’en suis bien navré, limité, eh bien on presse de plus en plus vos capacités d’attention.

    Une femme regarde Netflix tout en scrollant sur son téléphone. Des petits diablotins autour lui disent : « Hé, si tu regardes la vidéo en accéléré, tu pourras en voir plus ! Tu devrais checker Instagram ! De toute façon, les scénaristes de Netflix écrivent leurs dialogues en prenant en compte le fait que tu regardes autre chose en même temps* ! Tiens, une pub ! »

    Véridique, c’est le second screen content, d’où la qualité navrante de certains dialogues où on vous explique et réexplique le scénario, en long, en large et en travers…

    Et ces mécanismes de stimulation des circuits d’addiction se retrouvent partout, jusque dans les innocents jeux mobile « free-to-play »… dont il faudrait s’interroger sur la pertinence de les filer à de (parfois très) jeunes enfants pour les occuper.

    Gee, blasé, montre une scène en disant : « Ce qui est quand même un peu équivalent à faire ça… » Un papa porte sa fille devant une machine à sous : « Allez, tire le levier, ma puce ! Tu vas te refaire cette fois ! Tu veux une clope ? »

    Eeeet en même temps…

    bah j’ai pas envie de vous culpabiliser plus que ça.

    Parce que pour lutter contre ça comme contre beaucoup d’autres saletés, remettre en cause les comportements individuels…

    Ça ne suffit pas.

    La Geekette, blasée : « Tu vas encore nous dire que le problème est systémique, et que c'est le capitalisme ? » Gee complète : « De surveillance ! Le capitalisme de surveillance, cette fois. Mais oui, sinon. Oui. »

    Shoshana Zuboff, une professeure de la Harvard Business School spécialiste du sujet, explique que le capitalisme de surveillance traduit l’expérience humaine en données comportementales afin de produire des prédictions qui sont ensuite revendues sur le marché des comportements futurs.

    Gee : « Je suis sûr que ça n'a aucun effet néfaste sur nos sociétés et nos orientations politiques… » Elon Musk : « Non. C'est comme la pub, ça ne marche pas. On investit des milliards dans le vent, pour la déconne. Pas du tout parce que ça nous permet de façonner le monde à notre image. »

    Avant d’interdire les réseaux sociaux aux gamins via des contrôles d’âge inefficaces et dangereux pour la vie privée, on pourrait déjà se demander pourquoi ce genre de truc existe encore en France :

    Gee attend sur le quai d'une gare. On entend : « Le trafic est interrompu sur le RER B. Pour plus d'informations, rendez-vous sur le média social d'un fasciste et son IA néonazie, négationniste et générant des images pédopornographiques sur demande*. »

    X, anciennement Twitter, si vous n’aviez pas la réf. Comment ce truc continue d’être utilisé par toute la classe politique et des services publics comme la RATP, alors qu’il devrait être illégal depuis belle lurette, ça me dépasse…

    Alors oui, Mastodon, c’est mieux.

    C’est libre.

    C’est décentralisé.

    Mais ça ne vit pas dans un éther déconnecté de l’économie de l’attention, et ça reste imprégné de ses travers, comme nous le sommes toutes et tous (c’est le principe d’un système dominant).

    Un personnage regarde des nuages pleins d'émojis caca qui arrivent au-dessus de sa tête : « Euuuh, c'est quoi ça ? » Un autre répond : « C'est un shitstorm* qui arrive. » Le premier : « Sur Mastodon ?! » L'autre : « Oui. Tu pourras facilement transférer la vague de haine sur un autre serveur. C'est cool, non ? »

    Selon le Wiktionnaire, « déferlement de commentaires et réactions haineuses sur internet ».

    Alors oui, un réseau libre et décentralisé, c’est un million de fois de mieux qu’un énième avatar des GAFAM, technofasciste ou pas…

    ou pas encore…

    Mais pour conclure : au-delà de cramer X, Facebook et cie – ce qu’il faut assurément faire –, est-ce qu’il ne faudrait pas s’interroger sur l’opportunité de cramer l’intégralité des médias sociaux ?

    Le mec lambda demande, inquiet : « Mais on va faire quoi pour s'occuper ? » Gee hausse les épaules : « Je pense qu'on va s'ennuyer. J'aime bien l'idée. » Note : BD sous licence CC BY SA (grisebouille.net), dessinée le 13 février 2026 par Gee.

    Crédit : Gee (Creative Commons By-Sa)

    Sources

  • Monday 16 February 2026 - 16:17
    Napoléon
    Napoléon : le livre condamné à la Destruction sur les Amours secrètes de Napoléon et des Princes et Princesses de sa familleAmours secrètes de Napoléon et des Princes et Princesses de sa famille

    Présentation des " Amours secrètes de Napoléon et des Princes et Princesses de sa famille ".

    Un pamphlet en deux petits volumes, qui fit scandale à son époque, retrouvé dans un lot de " vieux bouquins " et au sujet duquel je me suis lancé dans des recherches " tous azimuts ", à l'aide de 'copilot' pour fouiner sur Internet et essayer d'en apprendre davantage sur ces petits mystères de l'empereur ... quelques petites erreurs, notamment en précisions de dates, peuvent donc s'y être 'incrustées' ...
    Les deux volumes intitulés " Amours secrètes de Napoléon et des Princes et Princesses de sa famille ", publiés à Paris en 1844-1846 ( plus précisément en 1844 pour l'exemplaire présenté ici ) par l’éditeur B. Renault et attribués à un mystérieux « M. de B... », constituent un témoignage singulier de la littérature napoléonienne de la première moitié du XIXe siècle.
    À la croisée de l’anecdote, du roman à clef et du pamphlet, ces ouvrages se proposent de dévoiler les dessous sentimentaux et galants de Napoléon Bonaparte et de sa famille, s’inscrivant dans une tradition éditoriale foisonnante, marquée par la fascination du public pour la vie privée des grands personnages.

    Rapport de recherche : « Amours secrètes de Napoléon et des Princes et Princesses de sa famille » (B. Renault, Paris, 1844/1846, attribué à M. de B...)

    Ce rapport de recherche vise à offrir une analyse exhaustive de ces volumes, en abordant leur contexte historique, leur contenu, l’identité de leur auteur présumé, leur réception, leur postérité éditoriale et leur valeur bibliophilique actuelle.
    Il s’appuie sur des sources primaires (textes numérisés, catalogues de bibliothèques), des études bibliographiques et des analyses critiques récentes et certifiées.

    Contexte historique et éditorial

    La France des années 1840 : entre nostalgie impériale et marché des mémoires
    La publication des « Amours secrètes de Napoléon et des Princes et Princesses de sa famille » intervient dans un contexte de *renaissance du mythe napoléonien*.
    Après la chute de l’Empire et la Restauration, la Monarchie de Juillet (1830-1848) voit s’exacerber la nostalgie de l’épopée impériale, alimentée par le retour des cendres de Napoléon en 1840 et la multiplication des publications sur sa vie et son entourage. Le public, avide de révélations, se passionne pour les mémoires, les anecdotes et les récits plus ou moins romancés qui promettent de lever le voile sur l’intimité de l’Empereur et de ses proches.
    L’édition de ce type d’ouvrages s’inscrit dans un *marché du livre en pleine expansion*, où la censure, bien que toujours présente, s’est assouplie par rapport à l’époque impériale.
    Les cabinets de lecture, la presse et les librairies diffusent largement des textes qui, sous couvert d’histoire ou de témoignage, flirtent souvent avec la fiction, la satire ou la littérature licencieuse.
    Les « Amours secrètes » s’inscrivent ainsi dans une tradition qui remonte aux pamphlets révolutionnaires et aux « mémoires apocryphes », tout en répondant à une demande accrue pour les récits de mœurs et les révélations scandaleuses.

    L’éditeur B. Renault et l’imprimeur Cosson

    Les volumes sont publiés à Paris par *B. Renault*, un éditeur actif dans les années 1840-1850, spécialisé dans la réédition d’ouvrages historiques, de romans populaires et de recueils anecdotiques.
    L’imprimeur Cosson, installé rue du Four-Saint-Germain, est également mentionné sur la page de titre, ce qui était courant à l’époque pour garantir la traçabilité des publications.
    B. Renault n’est pas un inconnu dans le monde de l’édition : il a publié de nombreux ouvrages historiques, des recueils de chansons, des récits de voyage et des biographies, souvent en collaboration avec la Bibliothèque nationale de France pour la réimpression d’œuvres patrimoniales.
    Cette orientation éditoriale explique en partie le choix de publier un ouvrage à la fois historique et sensationnaliste, susceptible d’attirer un large public.

    Auteur présumé : M. de B... et l’attribution à Charles Doris (de Bourges)

    Le mystère de « M. de B... »
    Les volumes sont attribués à un certain *« M. de B... »*, dont l’identité réelle a longtemps fait l’objet de spéculations.
    Cette pratique de l’anonymat ou du pseudonyme, fréquente dans la littérature de l’époque, visait à protéger l’auteur contre d’éventuelles poursuites judiciaires ou à entretenir le mystère autour de révélations jugées sulfureuses.
    L’attribution à Charles Doris (de Bourges)
    Les recherches bibliographiques et les notices de la Bibliothèque nationale de France convergent vers l’attribution de l’ouvrage à *Charles Doris, dit de Bourges* (actif entre 1815 et 1846).
    Doris est un auteur prolifique, connu pour ses « Mémoires secrets », ses « Précis historiques » et ses nombreux écrits sur Napoléon et son entourage.
    Il a publié sous divers pseudonymes, dont « le baron de B** », et s’est spécialisé dans les récits anecdotiques, les biographies romancées et les pamphlets.
    - Plusieurs éléments étayent cette attribution :
    -- *Style et thématique* : Les « Amours secrètes » reprennent les procédés narratifs, le ton et les thèmes chers à Doris, notamment la mise en scène de l’intimité des puissants, le mélange de faits avérés et d’anecdotes invérifiables, et une certaine propension à la satire.
    -- *Mentions bibliographiques* : Les catalogues de la BnF, de la bibliothèque de l’Université Libre de Bruxelles et d’autres institutions attribuent explicitement l’ouvrage à Charles Doris, parfois en précisant qu’il s’agit d’une adaptation ou d’une réécriture de ses œuvres antérieures.
    -- *Rééditions et traductions* : Des éditions espagnoles et allemandes du texte mentionnent également Doris comme auteur, sous la forme « Charles Doris de Bourges » ou « Ch. Doris ».

    Légendes et rumeurs autour de l’auteur de " Amours secrètes de Napoléon et des Princes et Princesses de sa famille "

    La légende veut que Doris ait été *valet de chambre de Napoléon*, ce qui lui aurait permis d’accéder à des confidences et à des documents inédits.
    Cette affirmation, relayée par certains catalogues de vente et par des commentateurs contemporains, est toutefois sujette à caution.
    Il est plus probable que Doris ait construit sa réputation sur cette proximité supposée, sans qu’aucune preuve formelle ne vienne l’étayer.
    Il est également rapporté que Napoléon, à Sainte-Hélène, aurait demandé à lire l’ouvrage et s’en serait amusé, n’y reconnaissant « rien de réel » (cf. O’Meara, « Napoléon en exil à Sainte-Hélène », I, p. 48, janvier 1817). Cette anecdote, souvent citée, participe de la construction d’un mythe autour de l’auteur et de son livre, tout en soulignant le caractère apocryphe et romancé du récit.

    Contenu détaillé des volumes

    Structure générale et table des matières
    Les « Amours secrètes de Napoléon et des Princes et Princesses de sa famille » se présentent sous la forme de *deux volumes in-12*, totalisant environ 145 pages dans l’édition de 1846.
    Chaque volume est divisé en chapitres, précédés d’une table des matières détaillée. Le texte est accompagné de quelques gravures en frontispice dans certaines éditions, mais la plupart des exemplaires sont dépourvus d’illustrations.
    -- Table des matières (extraits)
    - *Premier volume* :
    - L’amoureux de neuf ans
    - La belle Eugénie
    - Vives ardeurs
    - Une séparation
    - Une courtisane
    - L’aérostat
    - Napoléon officier
    - Départ pour Valence
    - Nouvelles conquêtes
    - La femme adultère
    - Empoisonnement
    - Charlotte
    - Amours de Lucien
    - Louis et Justine
    - Charlotte à Toulon
    - Séparation
    - La vie d’artiste
    - Portrait de Joséphine
    - Mariage de Napoléon
    - Napoléon amant et mari
    - Correspondance
    - Joseph et Lucien en Italie
    - La dame de compagnie
    - L’amour et les mathématiques
    - Lucien rival de Napoléon
    - Napoléon rival d’un virtuose
    - Double union
    - Les amours du camp de Boulogne
    - Lettre de Napoléon
    - La jolie lectrice
    - Les maris trompés
    - Une Danaé
    - La fiancée
    - Lucien et Jérôme
    - Une aventure de Pauline
    - *Second volume* :
    - Suite d’une aventure de Pauline
    - Pauline remariée
    - L’amant et le dentiste
    - Joseph roi de Naples
    - Mariage du prince Eugène
    - Stéphanie de Beauharnais
    - Louis roi de Hollande
    - L’observateur
    - La belle Suzanne
    - Napoléon à Berlin et à Varsovie
    - Jérôme et Pigault-Lebrun
    - Elisa à Florence
    - Mademoiselle Bourgoin à Erfurth
    - Napoléon et les bals masqués
    - La reine de Naples
    - Dévouement d’une dame d’honneur
    - Napoléon et mademoiselle Georges
    - Retour de Vienne
    - Divorce et mariage
    - Arrivée de Marie-Louise
    - Napoléon amoureux de sa femme
    - Une beauté de Bourg-la-Reine
    - Napoléon à Dresde
    - Napoléon à Fontainebleau
    - Joséphine, sa mort, anecdotes
    - Napoléon à l’île d’Elbe
    - Anecdotes détachées
    - Notes historiques sur Napoléon
    Analyse du contenu
    -- Mélange d’anecdotes, de fiction et de chronique historique
    Le texte se présente comme un *récit vivant*, alternant souvenirs, anecdotes, portraits psychologiques et scènes dialoguées.
    Il s’agit d’un *mélange de faits historiques avérés, d’anecdotes invérifiables et de récits manifestement romancés*, dans la tradition des « mémoires apocryphes » du XIXe siècle.
    Les chapitres consacrés à Napoléon s’attachent à retracer ses *premières amours* (notamment avec sa cousine Léonora et la jeune Eugénie), ses conquêtes féminines à l’école militaire de Brienne, à Valence, puis tout au long de sa carrière militaire et politique.
    Les relations avec Joséphine, Marie-Louise, Marie Walewska, Pauline Borghèse, Caroline Murat et d’autres figures féminines de la famille impériale sont abondamment détaillées, souvent avec une insistance sur les aspects galants, les intrigues de cour et les rivalités sentimentales.
    -- Extraits caractéristiques
    Voici quelques extraits représentatifs du style et du contenu de l’ouvrage :
    1 « À cette époque, une aventure de Pauline fit grand bruit. Dans une fête publique dans le jardin du Luxembourg, on devait tirer un feu d’artifice. Une dame mise avec goût, mais modestement, le visage couvert d’un chapeau fort avancé, auquel était fixé un voile dont les plis pressés laissaient à peine soupçonner sa figure, descend de cabriolet à la grille de la rue d’Enfer. Confondue dans la foule, elle n’était qu’à quelques pas d’un jeune homme qui avait remarqué sa charmante tournure et le peu d’attraits qu’elle voulait laisser deviner : une manœuvre adroite le plaça bientôt à côté d’elle. […] »
    2 « Le lendemain, le jeune homme reçut par la petite poste un billet tout parfumé, dans lequel on lui donnait rendez-vous, pour le jour suivant, à 7 heures du soir, au Luxembourg, près du grand bassin. Il n’eut garde d’y manquer : la dame arriva sur le coup de sept heures et chercha des yeux l’inconnu. L’ayant aperçu, elle vint à lui et prit son bras ; ils se promenèrent longtemps ensemble, et ils virent qu’ils se convenaient parfaitement. […] »
    3 « Deux ans après, assistant au spectacle de la cour, une femme couverte de diamants attire ses regards, il peut à peine en croire ses yeux, sa ressemblance avec Amélie est si frappante qu’il en est tout hors de lui. Mais Amélie en loge à la cour, dans un pareil costume ! c’est impossible ! Il s’adressa à un de ses voisins en habit rouge, brodé d’argent, chamarré de trois ou quatre décorations. “Monsieur, lui dit-il, oserais-je vous prier de me dire quelle est la dame coiffée d’une toque à plumes noires qui se trouve si près de la loge de l’empereur ? — C’est une de ses sœurs. — Comment ? — Eh oui ! monsieur, c’est la princesse Pauline, la princesse Borghèse, si vous l’aimez mieux.” »
    -- Les thèmes récurrents
    - *L’amour et la séduction* : Le récit multiplie les histoires de passions, d’infidélités, de rendez-vous secrets, de rivalités amoureuses et de liaisons scandaleuses, tant chez Napoléon que chez ses frères et sœurs.
    - *La satire sociale et politique* : Sous couvert d’anecdotes galantes, l’auteur égratigne les mœurs de la cour impériale, la frivolité des princesses, la vénalité des courtisans et la duplicité des relations familiales.
    - *La psychologie des personnages* : Les portraits de Napoléon, Joséphine, Pauline, Caroline, Louis, Jérôme, Eugène, Hortense, etc., insistent sur leurs faiblesses, leurs passions, leurs ambitions et leurs contradictions.
    - *Le mélange de réalité et de fiction* : De nombreux épisodes relèvent manifestement de l’invention littéraire, même si l’auteur prétend s’appuyer sur des « documents historiques » ou des confidences de première main.
    -- Les « notes historiques »
    Le second volume se termine par une *longue section de « notes historiques sur Napoléon »*, qui reprend de manière plus classique les grandes étapes de la carrière de l’Empereur, depuis sa naissance jusqu’à sa mort à Sainte-Hélène. Cette partie, plus factuelle, vise à donner une caution historique à l’ensemble, mais elle reprend en réalité des éléments largement diffusés dans la littérature de l’époque.

    Réception critique à l’époque

    Un succès de curiosité, mais une réception mitigée
    À sa parution, l’ouvrage suscite *curiosité et méfiance*. Le public, friand de révélations sur la vie privée de Napoléon, accueille favorablement ce type de littérature, qui se vend bien dans les cabinets de lecture et les librairies populaires.
    Cependant, la critique littéraire et les historiens professionnels manifestent rapidement leur scepticisme quant à la véracité des faits rapportés et à la valeur documentaire du texte.
    Censure et condamnation judiciaire
    L’ouvrage n’échappe pas à la vigilance des autorités.
    Il est *condamné par jugement du tribunal de la Seine le 3 avril 1823 à la destruction*, en raison de son caractère jugé licencieux et attentatoire à la morale publique.
    Charles Doris, poursuivi comme auteur présumé, est toutefois acquitté, faute de preuves suffisantes.
    Cette condamnation contribue à renforcer la réputation sulfureuse du livre et à en faire un objet de convoitise pour les amateurs de littérature clandestine.
    Témoignages contemporains
    Des témoignages rapportent que Napoléon lui-même, à Sainte-Hélène, aurait demandé communication d'un ouvrage du cet auteur (mais lequel ?) et s’en serait amusé, n’y reconnaissant « rien de réel » (cf. O’Meara, « Napoléon en exil à Sainte-Hélène », I, p. 48, janvier 1817).
    Cette anecdote, qu’il faut sans doute prendre avec précaution, illustre la distance prise par les contemporains vis-à-vis de ce type de récits, perçus davantage comme des divertissements que comme des sources fiables.
    Place dans la littérature de l’époque
    Les « Amours secrètes de Napoléon et des Princes et Princesses de sa famille » s’inscrivent dans une *littérature de l’anecdote et du scandale*, qui connaît un grand succès sous la Restauration et la Monarchie de Juillet. Ils côtoient d’autres titres du même genre, tels que les « Mémoires secrets », les « Amours secrètes de Napoléon Bonaparte » (1815-1822), les « Amours secrètes des quatre frères de Napoléon » (1816), ou encore les « Premières amours secrètes de Napoléon Bonaparte » (1849).

    Rééditions, traductions et postérité

    Rééditions françaises
    L’ouvrage connaît *plusieurs rééditions* au cours du XIXe siècle, sous des titres parfois légèrement différents (« Amours secrètes de Napoléon Bonaparte », « Amours secrètes des quatre frères de Napoléon », etc.), et chez divers éditeurs (Germain Mathiot, Les Marchands de nouveautés, B. Renault). Certaines éditions sont augmentées de notes ou de gravures, d’autres sont abrégées ou réorganisées.
    Traductions étrangères
    Le succès du livre dépasse les frontières françaises. On recense des *traductions en espagnol* (« Historia de los amores secretos de Napoleón Bonaparte », Almería, 1837) et en *allemand* (« Geheime Nachrichten über Napoleon Bonaparte », 1815), qui attribuent également l’ouvrage à Charles Doris. Ces traductions témoignent de l’intérêt européen pour la figure de Napoléon et pour les récits de mœurs liés à son entourage.
    Mentions dans les bibliographies et études ultérieures
    Les « Amours secrètes » figurent dans de nombreuses *bibliographies napoléoniennes* et dans les catalogues de livres condamnés ou saisis par la censure (cf. Drujon, « Livres condamnés », p. 26 ; Quérard, II, col. 581). Ils sont également mentionnés dans les études sur la littérature clandestine, la censure et le marché du livre au XIXe siècle.
    Rééditions modernes
    Des rééditions à la demande ont été proposées au XXIe siècle, notamment par *Hachette BNF*, qui a intégré l’ouvrage dans sa collection « Histoire », en collaboration avec la Bibliothèque nationale de France. Ces rééditions visent à préserver le patrimoine littéraire et à permettre l’accès à des textes rares ou indisponibles, tout en précisant que leur contenu reflète les mentalités de l’époque et ne saurait être cautionné aujourd’hui.

    Valeur bibliophilique et rareté actuelle

    Présence dans les bibliothèques publiques
    Les exemplaires originaux des « Amours secrètes de Napoléon et des Princes et Princesses de sa famille » sont *conservés dans plusieurs grandes bibliothèques*, notamment à la Bibliothèque nationale de France (BnF, département Philosophie, histoire, sciences de l’homme, cote 8-LB48-2095 (D)), à la bibliothèque de l’Université Libre de Bruxelles, à la Biblioteca do Museo de Pontevedra (Espagne), et dans d’autres institutions patrimoniales.
    Disponibilité sur le marché du livre ancien
    L’ouvrage apparaît régulièrement dans les *ventes aux enchères et les catalogues de libraires spécialisés*.
    Les estimations varient généralement entre 100 et 150 euros pour un exemplaire en bon état ou état moyen, mais peuvent atteindre des sommes plus élevées pour des éditions rares, des exemplaires illustrés, des premières éditions ( qui auraient dues être détruites … ) ou des volumes en parfait état de conservation.
    Critères de rareté et d’intérêt bibliophilique
    La *rareté* de l’ouvrage tient à plusieurs facteurs :
    - *Condamnation et destruction* : La condamnation judiciaire et la destruction de nombreux exemplaires ont contribué à raréfier le livre sur le marché.
    - *Succès populaire* : Le succès initial a entraîné de nombreux tirages, mais la fragilité des éditions brochées et la diffusion dans les cabinets de lecture ont limité la conservation des exemplaires en bon état.
    - *Intérêt historique et littéraire* : L’ouvrage attire les collectionneurs de napoléoniana, les amateurs de littérature clandestine et les chercheurs intéressés par l’histoire de la censure et des mœurs au XIXe siècle.
    Rééditions et accès numérique
    Grâce à la numérisation, le texte est *librement accessible en ligne*, notamment sur Gallica (BnF), ce qui facilite la consultation par les chercheurs et le grand public. Les rééditions modernes à la demande (Hachette BNF, 2013) permettent également d’acquérir des exemplaires neufs à des prix abordables.

    Analyse critique du contenu : fiabilité historique et portée littéraire

    Entre histoire et fiction : une source à manier avec précaution
    Les « Amours secrètes de Napoléon et des Princes et Princesses de sa famille » relèvent davantage de la *littérature d’anecdotes et du roman à clef* que de l’histoire au sens strict.
    L’auteur, qu’il s’agisse de Charles Doris ou d’un autre, revendique l’accès à des « documents historiques » et à des confidences de première main, mais la plupart des épisodes rapportés sont invérifiables, invraisemblables ou manifestement romancés.
    Les historiens modernes considèrent l’ouvrage comme une *source secondaire*, révélatrice des mentalités, des fantasmes et des attentes du public du XIXe siècle, mais peu fiable pour l’établissement des faits.
    Les portraits psychologiques, les dialogues et les scènes intimes relèvent souvent de la pure invention, même si certains détails peuvent recouper des éléments connus par ailleurs.
    Un témoignage sur la réception de Napoléon et de sa famille
    L’intérêt principal du texte réside dans sa *valeur de témoignage sur la construction du mythe napoléonien* et sur la manière dont la société de la Monarchie de Juillet percevait l’Empereur et son entourage.
    Le mélange de fascination, de critique, de satire et de voyeurisme qui traverse l’ouvrage en dit long sur la place de Napoléon dans l’imaginaire collectif et sur la persistance des récits de mœurs dans la culture populaire.
    Un exemple de littérature de l’anecdote et du scandale
    L’ouvrage s’inscrit dans une tradition littéraire qui privilégie l’anecdote, le scandale, la révélation et la satire. Il partage de nombreux traits avec les « mémoires apocryphes », les romans populaires et les pamphlets licencieux qui circulaient largement au XIXe siècle, en dépit de la censure et des condamnations judiciaires.

    Comparaison avec d’autres titres similaires

    Les « Amours secrètes de Napoléon Bonaparte » (1815-1822)
    Il existe plusieurs ouvrages portant des titres similaires, publiés entre 1815 et 1822, souvent attribués à Charles Doris ou à des pseudonymes proches (« le baron de B** », « M. de B... »). Ces textes, qui connaissent de nombreuses rééditions et adaptations, reprennent les mêmes thèmes, les mêmes procédés narratifs et parfois les mêmes anecdotes que les volumes de 1844-1846.
    Les « Amours secrètes des quatre frères de Napoléon » (1816)
    Un autre ouvrage, intitulé « Amours secrètes des quatre frères de Napoléon », publié en 1816 et attribué au même auteur, se concentre sur les aventures sentimentales de Joseph, Lucien, Louis et Jérôme Bonaparte. Il complète et prolonge les récits des « Amours secrètes de Napoléon », en élargissant le champ à l’ensemble de la famille impériale.
    Les « Premières amours secrètes de Napoléon Bonaparte » (1849)
    Enfin, les « Premières amours secrètes de Napoléon Bonaparte », publiées en 1849, reprennent le même filon, en insistant sur la jeunesse de l’Empereur et ses premières conquêtes sentimentales. Ces textes, souvent courts et anecdotiques, témoignent de la persistance du genre et de l’intérêt du public pour les récits de mœurs.

    Mentions dans les travaux historiques et études napoléoniennes modernes

    Place dans la recherche contemporaine
    Les « Amours secrètes » sont régulièrement mentionnés dans les *études sur la littérature napoléonienne, la censure, le marché du livre et la construction du mythe impérial*.
    Ils sont cités comme exemples de la prolifération des récits apocryphes, de la fascination pour la vie privée des grands hommes et de la difficulté à démêler le vrai du faux dans la masse des publications du XIXe siècle.
    Analyses critiques récentes
    Des historiens comme Frédéric Masson, Chantal Prévot ou Veronica Granata ont souligné l’importance de ces textes pour comprendre la réception de Napoléon, la diffusion des stéréotypes et la place de la littérature de mœurs dans la culture populaire.
    Ils insistent sur la nécessité de *croiser les sources, de contextualiser les récits et de distinguer l’histoire de la légende*.

    Accès aux textes numérisés et aux catalogues

    Accès en ligne
    Les volumes sont *librement accessibles en ligne* sur Gallica (BnF), dans une version numérisée et en mode texte, ce qui facilite la consultation et l’analyse du contenu. Les catalogues de la BnF, de l’Université Libre de Bruxelles, de la Biblioteca do Museo de Pontevedra et d’autres institutions permettent de localiser les exemplaires et d’en suivre la diffusion.
    Rééditions modernes
    Des rééditions à la demande sont disponibles chez Hachette BNF et d’autres éditeurs, à des prix abordables, ce qui permet aux chercheurs et aux amateurs de se procurer facilement l’ouvrage.

    Récapitulatif des différentes Éditions, attributions et traductions

    ** Les Amours secrètes de Napoléon et des Princes et Princesses de sa famille, publiées entre 1844 et 1846, sont attribuées à M. de B…, généralement identifié comme C. Doris. L’ouvrage, édité à Paris par B. Renault puis Cosson, se présente en deux volumes in‑12 et contient plusieurs gravures rares.
    ** En 1815, C. Doris de Bourges publie Amours secrètes de Napoléon Bonaparte, imprimé par Germain Mathiot puis Perronneau. L’ouvrage, également en deux volumes, connaît plusieurs rééditions à Paris.
    ** L’année suivante, en 1816, paraît Amours secrètes des quatre frères de Napoléon, toujours signé C. Doris de Bourges et publié chez divers éditeurs. Ce volume constitue une suite consacrée exclusivement aux frères de l’Empereur.
    ** En 1849, un petit récit intitulé Premières amours secrètes de Napoléon Bonaparte est mis en vente à Paris. Il est publié sans nom d’auteur, mais certains l’attribuent à C. Doris. Le texte se concentre sur la jeunesse sentimentale de Napoléon.
    ** En 1837, une traduction espagnole, Historia de los amores secretos de Napoleón, paraît à l’Imprenta de Ortiz à Almería. Elle est également attribuée à C. Doris de Bourges.
    ** Enfin, en 1815, une traduction allemande intitulée Geheime Nachrichten über Napoleon Bonaparte est publiée par divers imprimeurs en Allemagne, toujours d’après les écrits de C. Doris de Bourges.

    Conclusion

    Les * Amours secrètes de Napoléon et des Princes et Princesses de sa famille * constituent un témoignage précieux, non tant pour la connaissance factuelle de la vie privée de Napoléon et de sa famille, que pour l’étude de la réception du mythe impérial, de la littérature de mœurs et de la culture populaire au XIXe siècle.
    Attribués à Charles Doris (de Bourges), ces volumes mêlent anecdotes, fiction, satire et chronique historique, dans une veine qui séduit le public mais suscite la méfiance des historiens.
    Condamnés par la censure, traduits à l’étranger, réédités à de multiples reprises, ils témoignent de la fascination persistante pour la figure de Napoléon et pour les récits de scandale. Leur valeur bibliophilique, modérée mais réelle, tient à leur rareté relative, à leur histoire mouvementée et à leur place dans la tradition des « mémoires apocryphes ».
    Aujourd’hui, grâce à la numérisation et aux rééditions modernes, ils sont accessibles à tous, offrant aux chercheurs et aux curieux un aperçu vivant de la manière dont le XIXe siècle a construit, déformé et perpétué la légende napoléonienne.

    Pour aller plus loin

    - *Études sur la censure et la littérature clandestine* : Veronica Granata, « Marché du livre, censure et littérature clandestine dans la France de l’époque napoléonienne : les années 1810-1814 », *Annales historiques de la Révolution française*, 343 | janvier-mars 2006.
    - *Panorama de la lecture sous l’Empire* : Chantal Prévot, « Que lisaient les Français à l’époque de Napoléon ? », *Napoléonica. La Revue*, 2019/3, p. 49-62.
    - *Biographie critique* : Frédéric Masson, *Les amours secrètes de Napoléon*, Les Editions de l’Histoire, 2022.

          enjoy  :)
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  • Monday 16 February 2026 - 07:42

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  • Monday 16 February 2026 - 01:00

    Préface à « La déception informatique »

    Ce texte est la préface que j’ai écrite pour le livre « La déception informatique » d’Alain Lefebvre ». Le livre n’est malheureusement disponible en version papier que sur… gasp… Amazon ! Mais les versions epub et pdf sont librement téléchargeables !
    La déception informatique, par Alain Lefebvre
    La déception informatique, par Alain Lefebvre

    Depuis quelques années, lorsque je dois acheter un équipement électroménager ou même une voiture, j’insiste auprès du vendeur pour avoir une solution qui fonctionne sans connexion permanente et ne nécessite pas d’app sur smartphone.

    La réaction est toujours la même : « Ah ? Vous avez du mal avec la technologie ? »

    Oui, j’ai du mal. Et pourtant j’ai publié mon premier livre sur l’informatique en 2005. Et pourtant, j’enseigne depuis 10 ans dans le département informatique de l’École Polytechnique de Louvain.

    Alain et moi sommes des professionnels de l’informatique qui avons, chacun dans notre genre, bâti une carrière dans l’informatique et la technologie. Nous pouvons même nous enorgueillir d’une certaine reconnaissance parmi les spécialistes du domaine. Nous baignons dedans depuis des décennies. Bref, Alain et moi sommes des "geeks", de celles et ceux qui perçoivent un ordinateur comme une extension d’eux-mêmes.

    Alors, je me contente le plus souvent de répondre au vendeur : « Quand on sait comment est fabriqué le fast-food, on arrête d’en manger… » La discussion s’arrête là.

    Mais au fond, le vendeur a raison : Alain et moi avons du mal avec la technologie moderne. Pas parce que nous ne la comprenons pas. Au contraire, parce que nous la comprenons trop bien. Nous savons ce qu’elle a été, ce qu’elle aurait pu être. Et nous pleurons sur ce qu’elle est aujourd’hui.

    En toute transparence, je me suis souvent demandé si ma réaction n’était pas une simple conséquence de l’âge. Un très traditionnel syndrome du « C’était mieux avant » par lequel semble passer chaque génération. Il y a certainement un peu de ça.

    Mais pas que…

    Alain pourrait être mon père. Il est de 21 ans mon aîné et a construit l’essentiel de sa carrière alors que je tentais de faire fonctionner des lignes de BASIC sur mon premier 386. Alors que je concevais mes premiers sites web, Alain introduisait sa société en bourse en pleine implosion de la bulle Internet.

    Nous sommes de générations différentes, nous avons un vécu informatique sans aucun rapport. Et pourtant, nous arrivons à des réflexions similaires.

    Réflexions qui semblent partagées par des lecteurs de mon blog de toutes cultures et de tout âge (certains étant adolescents). Réflexions auxquelles se joignent aussi parfois certains de mes étudiants.

    Nous avions cru que l’ubiquité des ordinateurs nous permettrait de faire ce que nous voulions, de programmer ceux-ci pour obéir aux moindres de nos désirs.

    Mais, dans nos poches, se trouvent désormais des ordinateurs qu’il est interdit ou très compliqué de modifier. La programmation est désormais balisée et réservée à ce que trois ou quatre multinationales américaines veulent bien nous laisser faire.

    Nous pensions que l’informatisation de la société nous libérerait de la paperasserie administrative qui deviendrait rationnelle et automatisable.

    Au lieu de ça, nous sommes en permanence en train de lutter pour remplir des formulaires qui n’acceptent pas nos réponses, nous devons régulièrement faire la mise à jour de tous nos appareils électroniques et nous devons nous battre contre des procédures informatiques dont nous savons, de par notre expérience, qu’elles ont été explicitement construites pour nous décourager.

    Nous croyions que la possibilité pour tout un chacun de s’exprimer et d’échanger sur un réseau mondial allait ouvrir une nouvelle ère de coopération et de partage de connaissances et de culture.

    À la place, nous avons créé l’infrastructure parfaite où les beuglements de fascistes sont entourés des publicités les plus éhontées.

    Techniquement, nous étions conscients que se servir d’un ordinateur nécessitait un apprentissage. Nous étions certains que cet apprentissage serait de moins en moins difficile.

    Mais, bien que les couleurs soient devenues plus vivantes, les photos plus précises, les interfaces se sont complexifiées à outrance, forçant l’immensité des utilisateurs à rester dans les deux ou trois fonctions connues et balisées. Ce qui était à la portée d’un amateur il y a 20 ans nécessite aujourd’hui une armée de professionnels.

    Au nom d’intérêts financiers, le partage de culture a très vite été criminalisé alors que les injures et les discours de haine, eux, étaient amplifiés pour servir de support aux messages publicitaires omniprésents.

    Nous avions cet espoir que la démocratisation de l’informatique transformerait graduellement chaque personne en citoyen intéressé, curieux, éveillé.

    Au lieu de cela, nous observons des masses faire la file pour dépenser un mois de salaire afin d’acquérir un petit écran brillant conçu explicitement pour être addictif et abrutir, n’encourageant qu’à une chose : consommer toujours plus.

    « Avec l’informatique, tout le monde aura accès au savoir et à l’éducation » criions-nous !

    Aujourd’hui, la plupart des écoles ont un cursus informatique qui se réduit à surtout arrêter de penser et, à la place, produire des transparents dans Microsoft PowerPoint.

    Quand on a eu de tels rêves, lorsqu’on sait que ces rêves sont à la fois technologiquement possible mais, surtout, que nous les avons touchés du doigt, il y a de quoi être déçu.

    Ce n’est pas que l’informatique n’ait pas exaucé nos rêves ! Non, c’est pire : elle a produit exactement le contraire. Elle semble avoir amplifié les problèmes que nous souhaitions résoudre tout en créant des nouveaux, comme l’espionnage permanent auquel nous sommes désormais soumis. Les atrocités technologiques que j’exagérais dans « Printeurs », mon roman cyberpunk dystopique, semblent aujourd’hui banales voire en deça de la réalité.

    Déçus, nous le sommes, Alain et moi. Et le titre de son livre le résume admirablement : la déception informatique.

    Un livre qui est peut‑être aussi une forme de mea culpa. Nous avons contribué à faire naître ce monstre de Frankeinstein qu’est l’informatique moderne. Il est plus que temps de tirer la sonnette d’alarme, de réveiller celles et ceux d’entre nous qui se voilent encore la face…

    14 février 2026

    À propos de l’auteur :

    Je suis Ploum et je viens de publier Bikepunk, une fable écolo-cycliste entièrement tapée sur une machine à écrire mécanique. Pour me soutenir, achetez mes livres (si possible chez votre libraire) !

    Recevez directement par mail mes écrits en français et en anglais. Votre adresse ne sera jamais partagée. Vous pouvez également utiliser mon flux RSS francophone ou le flux RSS complet.

  • Thursday 12 February 2026 - 14:45
    Votre ordinateur rame, les applications mettent une éternité à se lancer, et votre patience commence sérieusement à s’effriter ? Avant
  • Wednesday 11 February 2026 - 01:00

    Do not apologize for replying late to my email

    You don’t need to apologize for taking hours, days, or years to reply to one of my emails.

    If we are not close collaborators, and if I didn’t explicitly tell you I was waiting for your answer within a specific timeframe, then please stop apologizing for replying late!

    This is a trend I’m witnessing, probably caused by the addiction to instant messaging. Most of the emails I receive these days contain some sort of apology. I received an apology from someone who took five hours to reply to what was a cold and unimportant email. I received apologies in what was a reply to a reply I had sent only a couple of days earlier.

    Apologizing for taking time to reply to my email is awkward and makes me uncomfortable.

    It also puts a lot of pressure on me: what if I take more time than you to reply? Isn’t the whole point of asynchronous communication to be… asynchronous? Each on its own rhythm?

    I was not waiting for your email in the first place.

    As soon as my email was sent, I probably forgot about it. I may have thought a lot before writing it. I may have drafted it multiple times. Or not. But as soon as it was in my outbox, it was also out of my mind.

    That’s the very point of asynchronous communication. That’s why I use email. I’m not making any assumptions about your availability.

    Most of the emails I send are replies to emails I received. So, no, I was not waiting for a reply to my reply.

    My email might also be an idea I wanted to share with you, a suggestion, a random thought, a way to connect. In all cases, I’m not sitting there, waiting impatiently for your answer.

    Even if my email was about requesting some help or collaborating with you, I’ve been trying to move forward anyway. Your reply, whenever it comes, will only be a bonus. But, except if we are in close collaboration and I explicitly said so in the email, I’m not waiting for you!

    I don’t want to know all the details of your life.

    Yes, you took several days to reply to my email. That’s OK. I don’t need to know that it’s because your mother was dying of cancer or that you were expelled from your house. I’m not making those up! I really receive that kind of apology from people who took several days to reply to emails that look trivial in comparison.

    Life happens. If you have things more important to do than replying to my email, then, for god’s sake, don’t reply to it. I get it! I’m human too. If I sometimes reply to all the emails I receive for several days, I may also archive them quickly for weeks because I don’t have the mental space.

    If you want to reply but don’t have time, put the burden on me

    If I’m asking you something and you really would like to take the time to reply to my email, it is OK to simply send one line like

    Hey Ploum, I don’t have the time and mental space right now. Could you contact me again in 6 months to discuss this idea?

    Then archive or delete my email. That’s fine. If I really want your input, I will manage to remind you in 6 months. You don’t need to justify. You don’t need to explain. Being short saves time for both of us.

    You don’t need to reply at all!

    Except if explicitly stated, don’t feel any pressure to reply to one of my emails. Feel free to read and discard the email. Feel free to think about it. Feel free to reply to it, even years later, if it makes sense for you. But, most importantly, feel free not to care!

    We all receive too many messages in a day. We all have to make choices. We cannot follow all the paths that look interesting because we are all constrained by having, at most, a couple billion seconds left to live.

    Consider whether replying adds any value to the discussion. Is a trivial answer really needed? Is there really something to add? Can’t we both save time by you not replying?

    If my email is already a reply to yours, is there something you really want to add? At some point, it is better to stop the conversation. And, as I said, it is not rude: I’m not waiting for your reply!

    Don’t tell me you will reply later!

    Some people specialize in answering email by explaining why they have no time and that they will reply later.

    If I’m not explicitly waiting for you, then that’s the very definition of a useless email. That also adds a lot of cognitive load on you: you promised to answer! The fact that you wrote it makes your brain believe that replying to my email is a daunting task. How will you settle for a quick reply after that? What am I supposed to do with such a non-reply email?

    In case an acknowledgement is needed, a simple reply with "thanks" or "received" is enough to inform me that you’ve got the message. Or "ack" if you are a geek.

    If you do reply, remind me of the context

    If you choose to reply, consider that I have switched to completely different tasks and may have forgotten the context of my own message. When online, my attention span is measured in seconds, so it doesn’t matter if you take 30 minutes or 30 days to answer my email: I guarantee you that I forgot about it.

    Consequently, please keep the original text of the whole discussion!

    Use bottom-posting style to reply to each question or remark in the body of the original mail itself. Don’t hesitate to cut out parts of the original email that are not needed anymore. Feel free to ignore large parts of the email. It is fine to give a one-line answer to a very long question.

    I’m trying to make my emails structured. If there are questions I want you to answer, each question will be on its own line and will end with a question mark. If you do not see such lines, then there’s probably no question to answer.

    If you do top posting, please remind me briefly of the context we are in.

    Dear Ploum,

    I contacted you 6 months ago about my "fooing the bar" project after we met at FOSDEM. You replied to my email with a suggestion of "baring the foo." You also asked a lot of questions. I will answer those below in your own email:

    In short, that’s basic mailing-list etiquette.

    No, seriously, I don’t expect you to reply!

    If there’s one thing to remember, it’s that I don’t expect you to reply. I’m not waiting for it. I have a life, a family, and plenty of projects. The chance I’m thinking about the email I sent you is close to zero. No, it is literally zero.

    So don’t feel pressured to reply. Should you really reply in the first place? In case of doubt, drop the email. Life will continue.

    If you do reply, I will be honored, whatever time it took for you to send it.

    In any case, whatever you choose, do not apologize for replying late!

    About the author

    I’m Ploum, a writer and an engineer. I like to explore how technology impacts society. You can subscribe by email or by rss. I value privacy and never share your adress.

    I write science-fiction novels in French. For Bikepunk, my new post-apocalyptic-cyclist book, my publisher is looking for contacts in other countries to distribute it in languages other than French. If you can help, contact me!

  • Monday 09 February 2026 - 07:42

     

     

     

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  • Monday 09 February 2026 - 01:00

    Offpunk 3.0 "A Community is Born" Release

    For the last four years, I’ve been developing Offpunk, a command-line Web, Gemini, and Gopher browser that allows you to work offline. And I’ve just released version 3.0. It is probably not for everyone, but I use it every single day. I like it, and it seems I’m not alone!

    Something wonderful happened on the road leading to 3.0: Offpunk became a true cooperative effort. Offpunk 3.0 is probably the first release that contains code I didn’t review line-by-line. Umerdify (by Vincent Jousse), all the translation infrastructure (by the always-present JMCS), and the community packaging effort are areas for which I barely touched the code.

    So, before anything else, I want to thank all the people involved for sharing their energy and motivation. I’m very grateful for every contribution the project received. I’m also really happy to see "old names" replying from time to time on the mailing list. It makes me feel like there’s an emerging Offpunk community where everybody can contribute at their own pace.

    There were a lot of changes between 2.8 and 3.0, which probably means some new bugs and some regressions. We count on you, yes, you!, to report them and make 3.1 a lot more stable. It’s as easy at typing "bugreport" in offpunk!

    From the deepest of my terminal, thank you!

    But enough with the cheering, let’s jump to…

    The 11 most important changes in Offpunk 3.0

    0. Use Offpunk in your language.

    Offpunk is now translatable and has been translated into Spanish, Galician, and Dutch. Step-in to translate Offpunk into your language! (awesome work by JMCS with the help of Bert Livens)

    1. Openk as a standalone tool

    "opnk" standalone tool has been renamed to "openk" to make it more obvious. Openk is a command-line tool that tries to open any file in the terminal and, if not possible, opens it in your preferred software, falling back to xdg-open as a last resort.

    People using opnk directly should change it everywhere. Users not using "opnk" in their terminal are not affected.

    2. See XKCD comics in your terminal

    "xkcdpunk" is a new standalone tool that allows displaying XKCD comics directly in your terminal.

    XKCDpunk in action
    XKCDpunk in action

    3. Get only the good part and remove cruft for thousands of websites

    Offpunk now integrates "unmerdify," a library written by Vincent Jousse that extracts the content of HTML articles using the "ftr-site-config" set of rules maintained by the FiveFilters community.

    You can contribute by creating or improving rules for your frequently visited websites.

    If no ftr rule is found, Offpunk falls back to "readability," as has been the case since 0.1. "info" will tell you if unmerdify or readability was used to display the content of a page.

    To use umerdify, users should manually clone the ftr-site-config repository:
    git clone https://github.com/fivefilters/ftr-site-config.git
    Then, in their offpunkrc:

    set ftr_site_config /path/to/ftr-site-config
    

    Automating this step is an objective for 3.1

    4. Offpunk goes social with "share" and "reply"

    New social functions: "share" to send the URL of a page by email and "reply" to reply to the author if an email is found. "Reply" will remember the email used for each site/capsule/hole.

    5. Browse websites while logged in

    Offpunk doesn’t support login into websites. But the new "cookies" command allows you to import a cookie txt file to be used with a given http domain.

    From your traditional browser (Firefox, Librewolf, Chromium, … ), log into the website. Then export the cookie with the "cookie-txt" extension. Once you have this "mycookie.txt" text file, launch Offpunk and run:

    cookies import mycookie.txt https://domain-of-the-cookie.net/
    

    This allows you, for example, to read LWN.NET if you have a subscription. (contributed by Urja)

    6. Bigger, better images, even in Gemini

    Images are now displayed by default in gemini and their display size has been increased.

    Gemini capsule of Thierry Crouzet displayed in Offpunk
    Gemini capsule of Thierry Crouzet displayed in Offpunk

    This can be reverted with the following lines in offpunkrc:

    set images_size 40
    set gemini_images false
    

    Remember that images are displayed as "blocks" when reading a page but if you access the image URL directly (by following the yellow link beneath), the image will be displayed perfectly if you are using a sixels-compatible terminal.

    7. Display hidden RSS/Atom links

    If available, links to hidden RSS/Atom feeds are now displayed at the bottom of HTML pages.

    This makes the "feed" command a lot less useful and allows you to quickly discover interesting new feeds.

    8. Display blocked links

    Links to blocked domains are now displayed in red by default.

    A blocked link to X on standblog.org
    A blocked link to X on standblog.org

    This can be reverted with the following lines in offpunkrc:

    theme blocked_link none
    

    9. Preset themes

    Support for multiple themes with "theme preset." Existing themes are "offpunk1" (default), "cyan," "yellow" and "bw." Don’t hesitate to contribute yours!

    10. Better redirects and true blocks

    "redirects" now operate on the netcache level. This means that no requests to blocked URLs should ever be made (which was still happening before)

    And many changes, improvements and bugfixes

    - "root" is now smarter and goes to the root of a website, not the domain.
    Old behaviour can still be achieved with "root /"
    - "ls" command is deprecated and has been replaced by "links"
    - new "websearch" command configured to use wiby.me by default
    - "set default_cmd" allows you to configure what Offpunk will do when pressing enter on an empty command line. By default, it is "links 10."
    - "view switch" allows you to switch between normal and full view (contributed by Andrew Fowlie)
    - "help help" will allow you to send an email to the offpunk-users mailing list
    - "bugreport" will send a bug report to the offpunk-devel mailing list
    - And, of course, multiple bugfixes…

    About the author

    I’m Ploum, a writer and an engineer. I like to explore how technology impacts society. You can subscribe by email or by rss. I value privacy and never share your adress.

    I write science-fiction novels in French. For Bikepunk, my new post-apocalyptic-cyclist book, my publisher is looking for contacts in other countries to distribute it in languages other than French. If you can help, contact me!

  • Saturday 07 February 2026 - 16:51
    L'histoire de Gil Blas.
  • Saturday 07 February 2026 - 16:14
    Gil Blas de Santillane
    Gil Blas de Santillane : roman de Alain René Lesage

    Histoire de Gil Blas de Santillane, un Roman d'Alain-René Lesage

    Publié entre 1715 et 1735, Gil Blas de Santillane, plus couramment appelé Gil Blas, est le grand roman picaresque d’Alain-René Lesage qui retrace l’ascension sociale d’un jeune homme parti de rien.
    L’œuvre suit Gil Blas depuis son départ d’Asturies jusqu’à sa réussite à la cour d’Espagne, en passant par une série d’aventures où il côtoie brigands, valets, médecins, courtisans et ministres.
    Ce roman compte parmi les grandes œuvres du XVIIIᵉ siècle parce qu’il mêle satire sociale, peinture des mœurs, critique des institutions et formation d’un individu. À travers les péripéties du héros, Lesage dénonce les travers de son époque : corruption politique, hypocrisie religieuse, vanité littéraire, illusions de la réussite. Le ton reste vif, ironique, souvent comique, mais toujours lucide sur la nature humaine.
    L’intérêt majeur de Gil Blas réside dans sa capacité à offrir à la fois un récit d’aventures plaisant et une réflexion morale sur l’ambition, l’identité et l’apprentissage du monde.
    C’est cette double dimension – divertissante et critique – qui en fait une œuvre emblématique du roman moderne naissant.

    NOTA : Gil Blas VS Gil Blas de Santillane

    La différence essentielle est simple : Gil Blas et Gil Blas de Santillane désignent la même œuvre, mais pas le même statut du titre.
    * Deux appellations pour un même roman
    - Gil Blas est le titre courant, celui qu’on utilise dans les manuels, les programmes scolaires et les analyses littéraires.
    - Gil Blas de Santillane est le titre complet, celui que Lesage donne à son héros pour lui donner une identité espagnole crédible et l’inscrire dans la tradition du roman picaresque.
    Le nom « de Santillane » fonctionne comme un nom de famille noble, ironique puisque Gil Blas est d’origine modeste. Cette nuance renforce la dimension satirique du roman.
    * Pourquoi deux titres circulent-ils ?
    - Dans les éditions anciennes, le roman est souvent publié sous le titre Histoire de Gil Blas de Santillane.
    - Avec le temps, l’usage a simplifié le titre en Gil Blas, plus court et plus pratique.
    - Les deux désignent donc exactement le même texte, sans différence de contenu.
    Alain‑René Lesage et *Histoire de Gil Blas de Santillane* s’imposent comme l’un des grands jalons du roman européen du XVIIIᵉ siècle.
    L’œuvre, à la fois picaresque, satirique et profondément moderne, a façonné durablement la littérature française et influencé des générations d’écrivains.

    Contexte, influence et publication du roman de A.R. Lesage

    *Gil Blas* paraît en trois temps : 1715, 1724 et 1735. Cette publication échelonnée accompagne la montée en puissance de Lesage, déjà connu pour ses traductions et ses comédies.
    Le roman s’inscrit dans la tradition du *roman picaresque espagnol*, héritée de *Lazarillo de Tormes* ou *Guzmán de Alfarache*, mais Lesage en propose une version plus ample, plus structurée et plus littéraire.
    L’influence de *Gil Blas* est considérable :
    - Il inspire **Fielding**, **Smollett**, **Dickens**, **Stendhal**, **Balzac** et même **Goethe**.  
    - Il contribue à installer le roman comme forme majeure en France, à une époque où il reste encore suspect aux yeux des moralistes.  
    - Il offre un modèle de *roman d’apprentissage* avant la lettre : un jeune homme naïf traverse la société, s’y forme, s’y perd parfois, et finit par trouver une forme de sagesse.
    Le succès est immédiat et durable : *Gil Blas* devient un classique européen, traduit, imité, adapté au théâtre et abondamment illustré.

    Biographie essentielle d’Alain‑René Lesage

    Né en 1668 à Sarzeau, en Bretagne, Lesage perd tôt ses parents et reçoit une éducation modeste. Après des études de droit, il s’installe à Paris où il se tourne vers la littérature. Il commence par traduire des œuvres espagnoles, ce qui façonne son style et son imaginaire.  
    Son œuvre est variée :  
    - des romans (*Le Diable boiteux*, *Gil Blas*)  
    - des comédies pour la Foire (notamment *Turcaret*)  
    - des traductions et adaptations  
    Lesage mène une vie discrète, loin des salons littéraires.
    Il meurt en 1747, reconnu mais sans avoir jamais appartenu aux institutions officielles comme l’Académie française.
    Son indépendance et son ironie mordante expliquent en partie cette marginalité.

    Résumé structuré et détaillé de *Histoire de Gil Blas de Santillane*

    1. Origines et départ dans le monde  
    Gil Blas, né dans une famille modeste des Asturies, est envoyé à l’université de Salamanque. Sur la route, il tombe rapidement dans les pièges du monde : brigands, escrocs, faux amis.
    Sa naïveté l’expose à toutes les manipulations, mais il apprend vite.
    2. Apprentissages et premières mésaventures  
    Il devient successivement :
    - valet d’un voleur  
    - serviteur d’un médecin charlatan  
    - secrétaire d’un poète ridicule  
    Chaque épisode est l’occasion d’une satire : la médecine, la poésie de cour, les faux savants, les parasites sociaux.
    Gil Blas observe, s’adapte, se trompe, recommence.
    3. Ascension à la cour  
    Par un concours de circonstances, il entre au service de l’archevêque de Grenade, puis du roi d’Espagne.
    Son intelligence et sa souplesse lui permettent de gravir les échelons.
    Il devient un homme influent, mais cette ascension s’accompagne de compromissions : flatteries, intrigues, illusions de grandeur.
    L’épisode célèbre où l’archevêque le chasse pour avoir dit la vérité illustre la tension entre sincérité et ambition.
    4. Chutes successives et retour à la réalité  
    La fortune tourne : Gil Blas est victime de jalousies, de trahisons et de ses propres erreurs. Il perd ses positions, connaît la pauvreté, puis retrouve une place plus modeste.
    Ces chutes successives forment la structure morale du roman : l’expérience se forge dans l’échec.
    5. Amours, désillusions et maturité  
    Gil Blas traverse plusieurs aventures sentimentales, souvent décevantes ou comiques.
    Il finit par rencontrer une femme qu’il aime sincèrement, mais la vie continue de le balloter entre bonheur et revers.
    6. Retraite et sagesse finale  
    Après de nouvelles péripéties, il se retire finalement à la campagne, marié, apaisé, riche d’une expérience humaine immense.
    Le roman se clôt sur une forme de sagesse : la lucidité, la modération, la méfiance envers les illusions du pouvoir.
    La morale centrale de *Gil Blas de Santillane* tient dans l’idée que l’expérience du monde forme l’individu bien plus que la naissance, la fortune ou les discours moralisateurs.
    Le roman montre comment un jeune homme naïf devient lucide en traversant les illusions, les erreurs et les séductions de la société.

    Synthèse du Roman

    La lecture de *Gil Blas* nous enseigne que la vraie maturité naît de l’expérience, de la lucidité et d’un regard critique sur le monde. La réussite n’a de valeur que si elle s’accompagne d’une forme de probité intérieure et d’un refus des illusions sociales.
    a- *Gil Blas* reste une œuvre majeure
    - Un tableau vivant et satirique de la société espagnole… et de toutes les sociétés.  
    - Un roman d’apprentissage avant l’heure, où l’individu se construit par essais et erreurs.  
    - Une langue vive, ironique, pleine de portraits savoureux.  
    - Une œuvre qui annonce le réalisme du XIXᵉ siècle.
    b- Leçons majeures du roman
    - L’ascension sociale repose autant sur l’habileté que sur la vertu : Gil Blas réussit parce qu’il apprend à observer, à s’adapter, à comprendre les rapports de force. La noblesse de naissance n’est pas un gage de valeur.
    - L’illusion de la réussite est fragile : Le héros connaît des chutes aussi rapides que ses succès. Le roman rappelle que la fortune est instable et que l’ambition peut aveugler.
    - La corruption et l’hypocrisie sont partout : Ministres, médecins, religieux, courtisans : Lesage montre que les institutions sont minées par l’intérêt personnel. La leçon implicite est de ne pas se laisser duper par les apparences.
    - L’apprentissage passe par l’erreur : Gil Blas se trompe souvent, fait confiance aux mauvaises personnes, se laisse séduire par le prestige. C’est en échouant qu’il devient plus lucide et plus humain.
    - La sagesse consiste à trouver une juste mesure : À la fin, le héros renonce aux excès de la cour et choisit une vie plus simple et plus honnête. Le roman valorise la modération plutôt que la gloire.
    - La nature humaine est ambivalente : Lesage ne condamne pas son héros : il montre que chacun oscille entre faiblesse, ambition, générosité et intérêt. La morale est réaliste, non dogmatique.

    Notre exemplaire de Gil Blas du jour.

    LESAGE Alain‑René - Histoire de Gil Blas de Santillane - Paris - Lebigre frères - 1833
    Ensemble complet en 5 volumes in‑16 (in‑12 bibliographique), reliés en demi‑basane de l’époque, dos lisses ornés de filets et motifs dorés, pièces de titre - tranches marbrées.
    - Édition parisienne de 1833, publiée chez Lebigre frères, rue de la Harpe.  
    - Illustré de 5 frontispices, dont :  
      - un portrait gravé de Lesage (visible sur les photos)  
      - 4 planches hors texte réparties dans les volumes  
    - Reliure d’époque homogène, décorative, avec dorures au dos.  
    - Intérieur propre, papier uniformément jauni par le temps, sans rousseurs excessives.  
    - Table des matières et mise en page conformes à l’édition.  
    État
    - Défauts à la reliure : frottements, coins émoussés, coiffes usées, petites fentes ou faiblesses.  
    - Intérieur solide, cahiers bien tenus.  
    - Planches nettes et bien contrastées.
    Intérêt bibliophilique
    - Bel exemplaire d’une édition romantique illustrée du chef‑d’œuvre picaresque de Lesage.  
    - Ensemble complet en 5 volumes, rare en reliure uniforme d’époque.  
    - Présence du portrait de l’auteur et des planches hors texte, souvent manquants.
    Format
    - 5 vol. in‑16 (in‑12), environ 11,5 x 8 x 2 cm, pour un poids total de 500 g.  
    - Reliure demi‑basane décorative, typique des années 1830.
    Un fort bel exemplaire décoratif, illustré, complet, avec reliures d’époque présentant des défauts mais restant solides, qui pourra très bien convenir à un collectionneur de littérature française du XVIIIᵉ–XIXᵉ siècle ou à un amateur d’illustrés romantiques.
                      enjoy :)© Ma Petite Brocante en Ligne - duplication interdite
  • Wednesday 04 February 2026 - 08:00

    Vous avez besoin de retravailler vos PDFs pour compléter un formulaire en ligne ? Voici pourquoi il ne faut pas utiliser de convertisseurs de PDF en ligne qui ne soient pas libres, même gratuits.

    Un peu de vocabulaire, pour bien se comprendre :

    • « en ligne » = sur internet, sur le réseau, sur le web, connecté
    • « le cloud » = les lieux de stockage sur le réseau, là où se trouvent les éléments de votre Drive, les documents partagés, les données des bases de données…
    • « en local » = sur votre ordinateur, hors connexion, injoignable depuis l’extérieur.

    Les PDFs demandés sont très personnels

    Nous devons de plus en plus souvent fournir des documents justificatifs au format PDF, sur les sites des administrations dématérialisées, que ce soit pour nous, pour aider une personne qui ne sait pas faire ou un étranger perdu dans la dématérialisation de la préfecture. Nous scannons des documents papier sur un copieur pour obtenir les documents PDFs puis nous les téléchargeons sur le formulaire de l’administration. Qu’il s’agisse de justificatifs d’identité, de nationalité, de domicile, de travail, diplômes, avis d’imposition, carte de séjour, convocation de la préfecture, permis de conduire ou attestation Vitale, il s’agit de documents personnels qui construisent notre identité. Nous devons donc veiller à ne pas les laisser dans un endroit non sûr.

    Scanner les documents au format PDF puis finaliser les PDFs

    Un premier conseil : nommez correctement, au fur et à mesure, chaque scan fourni par votre copieur. Par exemple, pour les différents scans des pages de votre passeport, nommez dans l’ordre : passeport1, passeport2, passeport3, et rangez-les dans son sous-dossier /passeport/. Quand vous devrez les réunir en un seul PDF, vous les trouverez dans l’ordre, sans avoir à les regarder pour vérifier.

    Le copieur génère les PDFs, mais il nous faut souvent un outil pour les retravailler : réunir certaines pages en un seul document, mettre les pages dans l’ordre et à l’endroit, supprimer les pages inutiles, alléger le PDF final…

    Pour cela, on peut utiliser un outil convertisseur en ligne, gratuit : voici pourquoi c’est une mauvaise idée et quel outil utiliser, à la place.

    Le cloud, un endroit sûr pour les données personnelles ?

    Votre convertisseur en ligne, comme iLovePDF (mais il y en a des dizaines d’autres),  travaille vos documents sur le « cloud » (le réseau) : vous envoyez vos PDFs originaux sur le site de iLovePDF, il fait ce que vous lui demandez et vous livre le PDF final.

    A noter que vous n’avez pas besoin de créer de compte personnel, tout est en libre accès, ce qui fait son succès. Mais l’avenir des documents est très incertain. Même s’il ne vous le dit pas, il y a de fortes chances qu’il conserve les PDFs envoyés et générés dans sa propre base de données.

    Or, vous savez que les données en ligne, même les plus protégées, peuvent être piratées et récupérées par des personnes malveillantes (voir un article sur les cyberattaques en France, novembre 2025 ou le site « C’est qui qui a fuité aujourd’hui ?« ). Vous avez sûrement déjà reçu un mail vous expliquant le piratage de vos données sur l’un de vos comptes : moi, le dernier était la base de données de mon médecin…

    Ces attaques valent pour les convertisseurs en ligne : « Attention, des fuites de données touchent ces deux outils PDF en ligne » (article de 2024).

    Vos documents risquent donc d’être récupérés et utilisés par des escrocs. La proposition de certains convertisseurs de protéger le fichier en le chiffrant n’est pas sérieuse : il existe autant d’outils « déverrouilleurs de PDF » que d’outils qui les « verrouillent ».

    Quels usages pour des escrocs ?

    Il existe un important marché de documents de données personnelles, vendues au plus offrant sur des forums illégaux (voir l’article sur le vol des données de la Fédération de tir). Parmi les documents que vous avez retravaillés sur votre convertisseur en ligne, beaucoup peuvent servir à créer une nouvelle identité ou à usurper la vôtre.

    En modifiant les documents avec un outil de retouche d’image (comme Photoshop ou Gimp), les pirates peuvent falsifier de vrais documents pour les attribuer à d’autres personnes, par exemple fournir une fausse convocation de la préfecture à un étranger, comportant son nom, son numéro d’étranger (la convocation se monnaye 300 euros). Ou usurper votre identité (voir l’article L’usurpation d’identité). Ou vous rendre visite à l’improviste, puisqu’ils ont votre adresse…

    La solution : convertir les PDFs avec un outil sûr

    La solution est d’utiliser un outil que vous installez sur votre ordinateur et qui travaille en local ou dont les serveurs sont sécurisés, c’est le cas des logiciels libres. Vos documents restent au chaud et ne s’en vont que dans le bon site web, celui de l’Etat qui vous l’a demandé pour votre démarche. Accessoirement, conserver une copie PDF de vos papiers est une bonne idée, en cas de perte ou de vol : prenez donc soin d’archiver régulièrement les données de votre ordinateur sur un disque dur externe (que de recommandations…).

    Les étapes :

    1. Vous scannez vos documents sur le copieur, en les réunissant dans une clé USB
    2. Vous veillez à donner un nom clair à chaque document scanné et à les ranger dans un dossier spécifique
    3. Par la clé USB, vous les récupérez sur votre ordinateur.
    4. Vous utilisez un outil sûr pour retravailler les documents qui le nécessitent : regrouper les pages, les mettre à l’endroit et dans l’ordre, réduire le poids du PDF total, et vous continuez à donner un nom clair au PDF résultant
    5. Et vous ne mettez le document en ligne qu’au moment de compléter le formulaire.

    Les outils libres, ou en local

    La cerise sur le gâteau : un filigrane sur vos PDFs

    Une fois votre PDF finalisé, vous pouvez utiliser le service FiligraneFacile, un service gratuit créé et mis à disposition par l’État, pour sécuriser avec un filigrane numérique les documents à envoyer. Voyez :

    Bons PDFs et bonne bagarre avec la dématérialisation !

  • Tuesday 03 February 2026 - 08:42

    Il est impossible de vivre dans une société orchestrée par les GAFAM !

    Les multinationales comme Alphabet (Google), Amazon, Méta (Facebook), Apple et Microsoft sont des entreprises qui s’imposent de plus en plus par leurs pouvoirs économique, politique et technologique.

    • Elles font partie des plus grandes capitalisations boursières. Leurs chiffres d’affaires comme leurs bénéfices se comptent en milliards. En milliards, arrivez-vous à concevoir ce genre de fortune ? Tout cet argent, c’est indécent !
    • Et elles n’hésitent d’ailleurs pas à l’utiliser pour faire du lobbying que ce soit à Bruxelles, en France et ailleurs, pour lutter contre les tentatives de régulations européennes, comme le DMA, le DSA ou le RGPD. Sans parler de ce qu’il se passe aux États-Unis, où c’est pire. Les droits humains sont beaucoup moins protégés et respectés là-bas.
    • Leurs intérêts passent forcément avant le bien commun, avant l’intérêt général des personnes qui peuplent cette terre, avant même la protection de notre environnement, avant la planète.
    • Et bien sûr, elles imposent leurs technologies numériques, leurs standards, rendant difficile l’utilisation d’alternatives.

    Cela a de très nombreuses conséquences sur le commun des mortel·les comme vous et moi, quasiment invisibles, mais très bien décrites dans de nombreux articles : surveillance massive grâce à l’extraction de données des utilisateurices sans leur consentement « éclairé », dépendance et enfermement dans des services soi-disant gratuits, obsolescence logicielle programmée, perte de contrôle du matériel informatique, monopole par l’achat systématique d’autres entreprises pour éliminer la concurrence, menace pour les libertés par la censure, la captation et la monétisation de l’attention, perte de la souveraineté numérique (influence et dépendance institutionnelles).

    Je ne sais pas vous, mais moi, je ne peux vivre dans cette société où je me sens continuellement épiée, manipulée, en colère, esseulée, paranoïaque, désespérée et, pour finir, résignée. Je ne suis pas Winston Smith, le héros de 1984 de Georges Orwell et pourtant notre société ressemble chaque jour de plus en plus à celle d’Océania…

    Heureusement, il est encore possible, pour nous, de partager nos doutes, nos pensées, nos tentatives et nos solutions pour s’en sortir avec d’autres personnes.

    Une communauté à la rescousse

    Depuis plus de trente ans, une irréductible communauté de libristes se bat pour proposer des logiciels libres et respectueux des utilisateurices. Cette communauté suit 4 libertés. Ces libertés ne sont pas de simples recommandations, mais des critères obligatoires qui forment le socle éthique et pratique du mouvement du logiciel libre

      • la liberté 0 (en informatique, tout commence par 0, faut pas s’étonner) : la liberté d’utiliser les logiciels, qui qu’on soit, où qu’on soit, quel que soit le matériel utilisé. Aucune restriction ;
      • la liberté 1 : la liberté d’étudier le fonctionnement du programme et de l’adapter à ses besoins. Bon ok, tout le monde n’a pas forcément cette compétence technique d’accéder au code source. Mais beaucoup l’ont, et peuvent donc aller y jeter un œil et améliorer le dit logiciel. Ensemble on est plus fort ;
      • la liberté 2 : la liberté de redistribuer des copies de ce logiciel (ce qui implique la possibilité aussi bien de donner que de vendre ces copies) ;
      • la liberté 3 : la liberté d’améliorer le logiciel et de distribuer ces améliorations à d’autres, pour en faire profiter toute la communauté.

    Quand j’ai rencontré les libristes, les logiciels libres (dits aussi open source dans le monde entrepreneurial) s’opposaient aux logiciels « propriétaires », maintenant ces derniers sont nommés « privateurs » pour bien montrer qu’ils privent les utilisateurices des libertés qui leur sont offertes par les logiciels libres.

    Les valeurs qui en découlent : Transparence, Accessibilité, Coût, Coopération, Indépendance, Sécurité, Innovation et Protection de la vie privée.

    J’utilise plusieurs logiciels libres que vous connaissez sans doute déjà :

      • Firefox qui remplace les navigateurs web comme Chrome, Edge ou Safari.
      • Signal ou Matrix/Element pour discuter instantanément. Adieu WhatsApp et Messenger.
      • Nextcloud qui offre le partage de fichiers, documents, le calendrier, le traitement de texte collaboratif. Bye bye Google Workplace et AWS.
      • LibreOffice la suite bureautique avec tableur, texte, pdf, diaporama. Non à Excel, Word et compagnie !
      • Évolution ou Thunderbird, pour gérer ses mails. Ciao Apple mail et Outlook.
      • VideoLAN, pour voir et écouter des films et de la musique.
      • Inkscape et Gimp, pour dessiner ou retoucher des photos.

    Et ce ne sont pas les seuls.

    Alors certains détracteurs me diront qu’il sont moins bien, moins beaux, moins connus, moins fonctionnels… Rappelons juste une chose, la communauté libriste s’appuie sur les contributions d’informaticien·nes qui le font sur leur temps libres (bénévolat), il y a également de plus en plus d’entreprises qui paient des salarié·es pour l’amélioration et le maintien de ces logiciels et services libres, sans oublier des fondations à but non lucratif ou encore des universitaires. Merci à toustes. Mais on est très loin, très très très loin des milliards cités plus haut. Bref on fait ce qu’on peut et c’est déjà fabuleux pour moi tout ce qui est produit chaque jour.

    Un boycott inconfortable mais indispensable

    L’émancipation passe par la reprise de contrôle sur nos outils et nos données et il n’est pas aisé de changer ses habitudes, de sortir de son confort d’utilisation.

    Pourquoi arrêter d’utiliser des logiciels et services en ligne qui fonctionnent bien et que l’on maitrise depuis des années ?

    Si vous vous posez encore cette question, je vous laisse aller relire la première partie de mon texte.

    Si au contraire, vous êtes entré·es dans une démarche d’actions individuelles et que vous voulez réduire votre dépendance au quotidien alors j’ai de bonnes nouvelles.

    Il existe une multitude de logiciels libres qui remplacent tous les logiciels privateurs utilisés, voire imposés ces dernières années par les GAFAM et autres entreprises privatrices. Et il y a même un annuaire, Framalibre proposé par Framasoft. Vous pourrez découvrir de nombreux logiciels libres, suivant vos besoins, vos envies ou votre curiosité ! Et derrière chaque logiciel libre, il y a une communauté qui maintient, qui améliore, qui promeut. Et, en France, l’April, dont je suis la présidente, les défend au niveau institutionnel et politique.

    Voilà de quoi remplacer tous vos logiciels privateurs installés par un voire plusieurs logiciels libres ! Votre ordinateur se sentira libéré et vous remercie !

    Mais il n’y a pas que les logiciels que l’on peut changer. Il y a aussi les mauvaises habitudes en ligne. Tous ces services soi-disant gratuits qui vous espionnent, accèdent à vos données et vous envoient des informations ciblées pour vous manipuler. Rappel : Les GAFAM ne sont pas neutres, ils façonnent nos sociétés, nos lois, nos comportements.

    Allez, je continue de vous offrir des informations en cadeau, alors que Noël est déjà passé depuis quelques semaines. C’est toujours grâce à la communauté libriste et à ses nombreuses initiatives pour se libérer.

    Vous aimez les images de chats ? Et bien les chatons vont sauver internet ! Si si, absolument ! Initiative lancée d’abord par Framasoft, qui voulait se dégoogliser, le Collectif d’Hébergeurs Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres, et Solidaires – ça fait CHATONS en acronyme :-D a vu le jour en  février 2016 (bon anniversaire des 10 ans ! !), soit il y a plus de huit ans, et est composé de nombreuses organisations (associations, particuliers et entreprises – il y a deux « portées » par an qui en fait augmenter le nombre total). Toutes proposent des services en ligne que vous pouvez utiliser sans rien avoir à installer sur votre ordinateur, juste en lançant votre navigateur web. Est-ce que l’on peut avoir confiance dans ces chatons ? Alors il faut savoir que pour devenir chatons, il faut s’engager à respecter la charte des chatons. Et si votre chatons ne vous plaît plus, comme tout est transparent, ouvert, neutre et solidaire, il est possible d’en adopter un autre. Aucun emprisonnement, ni surveillance, ni manipulation. Ce n’est pas non plus un monde de bisounours, alors n’hésitez pas à soutenir les organisations qui vous offrent ces services, litières, croquettes et sous-sous sont toujours les bienvenus !

    Autre initiative fort sympathique : DéMAILnagement. Vous avez capté le jeu de mots ? Comme son nom l’indique, cette initiative vous permet de quitter Gmail, mais aussi d’autres fournisseurs qui ont accès à toutes les données qui circulent dans vos mails (et ne se privent pas pour y accéder) et de découvrir le mail libre ! Ok, ça veut dire avoir une nouvelle adresse mail et cela fait toujours peur, cela peut également prendre du temps à mettre en place, prévenir tous vos contacts, vos banques, employeurs, administrations et autres… mais après, on est un peu plus en sécurité. La transition se fait en douceur, les données sont protégées, et c’est vous qui choisissez ce que vous voulez suivant vos besoins, vos valeurs, vos envies, vos moyens.

    Est-ce que vous connaissez PeerTube ? Comme son nom l’indique, c’est une plateforme de vidéos décentralisée qui commence à faire de l’ombre à YouTube. Développée par Framasoft, encore elle, elle donne accès à de nombreuses vidéos et permet de monter sa propre instance pour héberger les siennes et les partager avec d’autres. Et OpenstreetMap ? pour sortir de GoogleMap, Mappy ou autre service de cartographie ? Et Wikipedia ? Cette encyclopédie en ligne qui met en exergue les 4 libertés du logiciel libre ? FFDN, qui regroupe de nombreux fournisseurs d’accès à Internet. Vous n’avez qu’à choisir un près de chez vous. On a parlé des GAFAM, mais il y a aussi d’autres entreprises dont il faut se méfier… genre au hasard X et toutes les possession d’Elon Musc, dernier cadeau de l’article : le Fediverse. C’est un ensemble de plusieurs réseaux sociaux où diverses applications sont compatibles et permettent de discuter ensemble.

    Et si on parlait du matériel ? Et de son coût écologique ? Mieux vaut choisir des appareils respectueux, ou du reconditionné. Le ré-emploi c’est la vie qui continue

    Tout cela est un bon début mais c’est fragile, comme tous les biens communs. Financièrement déjà. C’est pourquoi les associations qui proposent ces logiciels et services sont souvent en recherche de soutien financier et de contributions, techniques ou pas. C’est valable également pour les entreprises qui codent, développent et maintiennent des logiciels libres. Il faut les favoriser, leur donner la priorité. Mais en plus ils sont régulièrement menacés par différentes lois.

    Collectivement : on est plus puissant qu’on ne le croit !

    Si les politiques avaient pour but l’intérêt du plus grand nombre et le respect de la vie privée cela se saurait. En tout cas depuis plusieurs année, les questions se posent, soient sur leurs compétences soit sur leur absence de compréhension des conséquences de certains projets de lois.

    Il est possible d’agir collectivement et de plein de manières différentes. À vous de choisir comment et combien de temps vous êtes prêt à consacrer. Ensemble, on est plus puissant qu’on ne le croit !

    • adhérer à des associations militantes, des syndicats ou des partis politiques. Faîtes entendre votre voix, vos idéaux, mais également vos peurs et coups de gueules ! (c’est plus utile dehors que dedans, ça diminue aussi le nombre de cheveux blancs)
    • rejoindredes dynamiques locales : l’Agenda du Libre recense de nombreuses organisations et présentent les évènements autour du numérique organisés partout en France et aussi un peu en Belgique et en Suisse. Allez à leur rencontre ! Iels sont sympa.
    • informer le grand public par des campagnes, des ateliers, des conférences ou des stands. Participer aux émissions Libre à vous ! sur Cause commune. C’est une occasion extraordinaire de partager nos idées, nos valeurs, d’échanger sur les dernières nouveautés, d’alerter sur les derniers méfaits des GAFAM et de se sensibiliser sur les sujets du moment.
    • s’organiser à plusieurs, mettre en place différents partenariats entre associations et entreprises (je ne vous ai pas encore parlé du CNLL, il n’y a pas que des personnes et des associations dans la communauté libriste, il y a aussi de nombreuses entreprises !).

    – profiter de chaque occasion pour lancer des campagnes de sensibilisation. Comme l’opération Adieu Windows, bonjour le Libre ! qui a débuté en octobre 2025, à la date choisie par Microsoft pour arrêter son support gratuit à Windows 10 alors qu’une loi européenne l’obligeait à le maintenir une année supplémentaire. L’opération a pour but de visibiliser au maximum les actions des GULL (Groupe d’Utilisateurices de Logiciels Libres), qui régulièrement organisent des rencontres accessibles à toustes pour libérer les ordinateurs et téléphones des personnes qui le souhaitent des produits des GAFAM. On appelle cela des install’s parties.

    mobiliser l’opinion publique par la mise en place de pétitions ou de plaidoyers destinés aux politiques, sur des sujets importants comme l’éducation au numérique, l’interopérabilité ou la souveraineté technologique. Cela n’est pas toujours évident d’atteindre des chiffres suffisants pour influencer les lois, mais c’est toujours une occasion de voir nos sujets abordés dans la presse. Si vous aimez ce genre de mobilisations, allez sur les sites de la quadrature du net ou d’HOP  (Halte à l’Obsolescence Programmée)

    convaincre les candidat·es aux élections de s’engager pour le Libre et les libertés numériques. Par exemple en leur faisant signer un pacte, comme le Pacte du Logiciel Libre. Une occasion de passer à l’action, une chance pour ces personnes de s’engager à donner la priorité aux logiciels libres, à faire respecter la vie privée et aussi à sortir des griffes des GAFAM.

    essayer de faire évoluer la législation, prendre contact avec les député·es, les sénateurices, les membres du gouvernement. Constamment. C’est chronophages et rarement épanouissant mais c’est indispensable. C’est aussi très intimidant. Mais ces personnes sont sensées nous représenter, et comme leurs votes ne correspondent pas toujours à l’intérêt général, il faut leur rappeler qu’on existe ! !

    Les actions collectives et les mobilisations créent un rapport de force, tandis que les politiques publiques permettent d’ancrer durablement le logiciel libre dans la société. Les deux sont indispensables pour une transition numérique éthique et durable.

    Et parfois, ok trop rarement, il y a de bonnes surprises qui en ressortent comme la loi pour une République numérique, comme l’utilisation des logiciels libres au sein du ministère de l’éducation, l’utilisation par la gendarmerie d’une distribution libre améliorée et adaptée à ses besoins.

    Au niveau européen le RGDP (Règlement Général pour la Protection des Données) ou le DMA (Digital Market Act) et le DSA (Digital Service Act). En Europe, on est quand même mieux protégé·es qu’aux États-Unis.

    Et pour conclure ?

    Chaque geste compte, comme ce conte où un feu de forêt se déclenche, tous les animaux fuient, sauf un petit colibri qui essaie de l’éteindre, goutte d’eau par goutte d’eau. Quand les autres animaux s’en rendent compte, ils décident d’en faire de même et d’essayer de mettre fin à l’incendie ensemble.

    Et bien, nous aussi, notre monde brule et il est temps de se rassembler pour changer le système, sortir de nos prisons un peu trop confortables et s’émanciper numériquement.

  • Monday 02 February 2026 - 09:34

    Dans l’univers du SEO e-commerce, il ne s’agit pas seulement d’attirer du trafic : l’objectif est de capter des intentions d’achat prêtes à se convertir en ventes. En optimisant votre site, vous réduisez également votre dépendance aux publicités payantes, dont les coûts ne cessent d’augmenter. Ce guide vous dévoilera les leviers essentiels – techniques, contenu, autorité via les liens et mesure des performances – pour transformer votre boutique en ligne en une véritable machine à ventes durables. À qui s’adresse ce guide (et quand il devient urgent) Ce guide est fait pour vous si : Vos coûts publicitaires explosent et grèvent votre rentabilité. Vous êtes trop dépendant des marketplaces pour vos ventes. Votre trafic organique stagne, malgré un catalogue en constante expansion. Vous prévoyez une refonte de site et souhaitez en tirer parti pour optimiser votre SEO. La saisonnalité a un impact significatif sur vos performances de recherche. Mini check-list : Si vous cochez au moins 2 de ces 5 points, il est temps d’agir sans attendre ! Les 3 objectifs d’un SEO e-commerce efficace Un SEO e-commerce performant repose sur trois piliers : Améliorer la visibilité de vos pages catégories et fiches produits pour dominer les résultats des moteurs de recherche. Maximiser les conversions en attirant un trafic qualifié et en optimisant vos pages pour l’achat. Assurer la scalabilité de votre site grâce à des processus et des templates réplicables, adaptés à un catalogue en pleine croissance. Comprendre l’importance du SEO pour votre activité e-commerce Dans le domaine de l’e-commerce, le SEO joue un rôle essentiel. Il vous permet de générer du trafic qualifié et d’obtenir des marges élevées grâce à des visiteurs situés au bas du funnel. De plus, il offre une prévisibilité des ventes sans nécessiter un budget publicitaire récurrent. Imaginez des internautes prêts à acheter qui trouvent directement vos produits grâce à une recherche Google optimisée. L’impact du SEO sur le trafic et les conversions Le fonctionnement est simple : une intention d’achat conduit à une page adaptée qui inspire confiance et incite à passer à l’action. À ce titre, les pages catégories surpassent souvent les fiches produits en termes de rentabilité SEO. Pourquoi ? Parce qu’elles captent un volume plus large de recherches au bas du funnel, transformant ainsi des recherches transactionnelles en paniers remplis. Différences entre SEO traditionnel et SEO e-commerce Le SEO pour l’e-commerce se distingue du SEO classique par la gestion d’un volume massif d’URLs. Ces URLs incluent des filtres, des facettes, des duplications de contenu, des produits en rupture, de la pagination et des templates répétitifs. Cela nécessite des data structurées et un arbitrage précis sur l’indexation. Les principaux obstacles au SEO e-commerce sont : les facettes qui génèrent des milliers de pages dupliquées non canoniques, la pagination infinie qui noie les résultats, et les stocks variables qui entravent l’optimisation. Un audit SEO permet souvent de détecter rapidement ces pièges et d’y remédier. SEO vs SEA vs marketplaces : comment arbitrer Le SEO doit être vu comme un levier long terme, gratuit et scalable. Il complète le SEA, qui permet de tester rapidement, et sert de rempart contre la dépendance aux marketplaces, ces dernières prenant une part de marge importante. La règle d’or ? Laissez le SEO porter vos catégories stratégiques et cibler la longue traîne rentable. Utilisez des outils de recherche de mots-clés pour garantir des positionnements durables et maximiser votre visibilité en ligne. Définir la stratégie avant d’optimiser : objectifs, périmètre, priorités Le véritable défi ? Sans un cadrage précis, vous risquez d’optimiser au hasard et de gaspiller vos efforts. Commencez par définir vos objectifs business, le périmètre de votre boutique en ligne ainsi que les priorités. Cette étape est essentielle pour bâtir une stratégie SEO e-commerce rentable. Clarifier vos pages “money” (celles qui doivent ranker) Identifiez les pages qui génèrent le plus de valeur pour votre activité : vos catégories à forte marge, collections phares, best-sellers, pages de marques et guides d’achat convertisseurs. Ce sont ces pages que vous devez pousser grâce à un maillage interne optimisé et des backlinks externes de qualité pour obtenir un classement optimal dans les résultats de recherche. Choisir une logique de priorisation (impact x effort x risque) Mettez en place une matrice simple pour prioriser vos actions. Par exemple, concentrez-vous d’abord sur les quick wins comme l’ajustement des templates, des titres méta ou du maillage interne. Ensuite, planifiez des chantiers plus complexes tels que la gestion des facettes, l’amélioration des Core Web Vitals ou la refonte de l’arborescence. Pensez également à minimiser les risques : évitez les problèmes comme l’index bloat, la duplication de contenu ou les erreurs lors des migrations, afin de prévenir toute chute de trafic. Définir les KPIs SEO e-commerce (pas seulement “positions”) Ne vous limitez pas aux positions dans les résultats de recherche. Optez pour des KPIs business tels que le chiffre d’affaires organique, le taux de conversion organique, le panier moyen organique, ou encore la répartition entre les recherches de marque et hors marque. En parallèle, suivez des KPIs SEO spécifiques comme les clics dans Google Search Console, le nombre de pages indexées utiles, la couverture des erreurs ou encore les Core Web Vitals sur vos pages clés. Ces indicateurs vous permettront de piloter efficacement vos performances. Sélection et optimisation des mots-clés pour le e-commerce Pour effectuer une recherche de mots-clés efficace, adoptez une méthode de mapping bien structurée. Commencez par lister vos mots-clés à l’aide d’outils comme Google Keyword Planner ou SEMrush. Ensuite, classez-les selon leur volume de recherche et leur niveau de difficulté. Enfin, assignez chaque groupe de mots-clés (ou cluster) à une URL unique afin d’éviter la cannibalisation des requêtes. Trouver les bons mots-clés grâce à l’intention (achat / comparaison / info) Divisez vos mots-clés en trois catégories principales : Transactionnel : inclut des termes comme « acheter [produit] » ou « prix livraison », adaptés aux fiches produits. Commercial : des expressions comme « meilleur [produit] » ou « comparatif avis », idéales pour les pages catégories. Informationnel : des requêtes telles que « comment choisir [produit] » ou « guide tailles », parfaites pour les articles de blog. Assurez-vous de diriger les mots-clés transactionnels vers vos pages marchandes et les mots-clés informationnels vers des contenus enrichissants qui alimentent votre funnel de conversion. Construire une “keyword map” : 1 intention = 1 page cible Pour éviter la cannibalisation des mots-clés (par exemple, deux catégories ciblant la même requête) ou l’utilisation inappropriée d’un mot-clé transactionnel dans un article de blog, créez une keyword map logique. Associez chaque requête à un type de page spécifique (produit, catégorie, blog) et à une URL dédiée. Utilisez la similarité des résultats SERP pour regrouper les mots-clés et déterminez un mot-clé principal et des mots-clés secondaires pour chaque page indexable. Utilisation stratégique des mots-clés dans pages produits et catégories Pour les pages catégories, ciblez des mots-clés génériques ou segmentés en les intégrant dans les balises title, les H1, les introductions et les blocs SEO en bas de page. Pour les pages produits, utilisez des mots-clés précis (modèle, référence, attributs) dans les balises title et les descriptions. Si votre stratégie est avancée, activez des facettes indexables et ajoutez des données structurées pour obtenir des rich snippets qui amélioreront la visibilité de vos pages. Architecture e-commerce : arborescence, catégories, filtres, pagination La structure de votre site est un levier majeur pour le SEO. Elle va bien au-delà d’un simple détail UX. Une arborescence mal conçue peut enterrer vos produits et diluer l’autorité de votre site, tandis qu’une optimisation soignée favorise le crawl et l’indexation. Concevoir une arborescence qui reflète les recherches (pas l’organigramme) Construisez vos catégories en fonction des besoins et des usages des internautes. Par exemple, préférez des intitulés comme « sacs randonnée » plutôt que des noms de fournisseurs. Cela permet d’aligner les termes que recherchent les utilisateurs sur vos niveaux hiérarchiques. Veillez à limiter la profondeur de navigation à 3 clics maximum depuis la page d’accueil. Navigation à facettes : éviter l’explosion d’URLs et la duplication Pour éviter la création d’un nombre infini d’URLs et les problèmes de duplication, gérez les paramètres et les combinaisons via des balises noindex ou canonical sur les facettes non stratégiques. Indexez uniquement celles qui répondent à une demande identifiée grâce aux recherches Google ou à vos outils d’analyse. L’objectif est de bloquer le contenu inutile et de mettre en avant les pages à forte valeur ajoutée. Pagination et profondeur : garder vos pages stratégiques accessibles Évitez d’enterrer vos produits au-delà de 3 niveaux de profondeur, car ces pages sont moins explorées par les moteurs de recherche en raison de leur budget de crawl limité. Pour optimiser leur accessibilité, renforcez le maillage interne en dirigeant des liens vers vos meilleures ventes, vos pages de catégories principales et vos filtres populaires. Cela garantit une profondeur de navigation adaptée aux exigences SEO. Optimisation technique pour améliorer votre référencement En e-commerce, il est essentiel de prioriser l’optimisation technique des templates des pages produits et catégories. Cela permet de mieux gérer des éléments comme le JavaScript lourd, l’indexation dynamique et les gabarits répétitifs. Ces ajustements vous aideront à éviter les blocages fréquents sur les sites avec un catalogue important. Performance : vitesse de chargement sur catégories et fiches produit Identifiez et optimisez les éléments qui ralentissent votre site : images non compressées, scripts tiers, modules de recommandations, avis clients et trackers. Concentrez-vous sur les Core Web Vitals en améliorant les gabarits entiers. Assurez-vous que le LCP (Largest Contentful Paint) reste sous 2,5 secondes grâce à l’utilisation de formats d’images modernes comme WebP ou AVIF, au préchargement des ressources et à un hébergement rapide. Cela boostera à la fois votre classement SEO et vos conversions. Mobile First : ergonomie de filtres + checkout + pages produit Offrez une expérience fluide sur mobile en intégrant des filtres tactiles, des CTA bien visibles, des variations de produits fluides et une stabilité visuelle. Une meilleure ergonomie améliore indirectement votre SEO grâce à un engagement accru et des signaux comportementaux positifs pour l’indexation mobile-first. Crawl & indexation : robots.txt, sitemaps, canonicals, hreflang Pour un crawl efficace, mettez en place un sitemap segmenté pour les produits et catégories, appliquez des balises canonicals strictes sur les variantes et paramètres, et ajoutez des balises noindex aux pages inutiles. N’oubliez pas d’utiliser hreflang pour cibler plusieurs pays et éviter le gaspillage de votre budget de crawl. Produits en rupture / fin de vie : que faire pour ne pas perdre le SEO En cas de rupture temporaire, conservez la page produit et proposez des alternatives pertinentes. Pour les produits en fin de gamme, effectuez une redirection 301 vers un équivalent ou une catégorie associée. Évitez les erreurs 404 massives en anticipant ces situations grâce à un suivi régulier des stocks. Cela préservera votre autorité SEO et maintiendra votre trafic. Optimiser les pages catégories (souvent le vrai moteur SEO) Challenge majeur : Beaucoup concentrent leurs efforts sur les fiches produits, mais les pages catégories ont souvent un rôle clé. Elles génèrent généralement davantage de trafic et de chiffre d’affaires organique grâce à leur potentiel sur des requêtes génériques à fort volume. Contenu de catégorie : utile, orienté choix, pas un pavé Pour optimiser vos pages catégories, rédigez une introduction concise avec les critères de choix essentiels. Mettez en avant les sous-catégories pertinentes, intégrez une FAQ et ajoutez un bloc SEO en bas de page. L’objectif est d’aider l’internaute à affiner son choix tout en enrichissant le champ lexical, afin de mieux répondre à l’intention de recherche. Maillage interne depuis catégories : pousser best-sellers et sous-catégories Organisez vos pages avec une structure claire : catégories → sous-catégories → produits best-sellers. Ajoutez également des liens vers des guides connexes. Cette approche permet de distribuer l’autorité, de guider les utilisateurs vers l’achat et d’améliorer le crawl des pages prioritaires. Éviter la cannibalisation entre catégories proches Pour éviter la cannibalisation entre catégories similaires, différenciez les angles en jouant sur l’usage, la gamme ou les attributs. Clarifiez les balises titre et H1, ajustez les facettes et consolidez les doublons. Analysez la SERP et les données de la Google Search Console (GSC) pour établir un mapping sans concurrence interne. Optimiser les fiches produit : se positionner ET convertir Utilisez un template unifié pour l’ensemble de vos fiches produit, tout en intégrant une touche de différenciation grâce à un storytelling unique ou des spécifications exclusives. Cela permet d’éviter le simple copié-collé et de capter des requêtes spécifiques des utilisateurs. Titles, H1, description : structure type d’une fiche produit SEO Adoptez un modèle efficace pour vos balises et contenus : Titre meta : « [Modèle] [Attributs clés] | [Promesse] – [Marque] » H1 : Nom du produit + bénéfice principal Description : Incluez les spécifications techniques, des preuves sociales (avis, témoignages) et une FAQ pour répondre aux principales interrogations. Rendez chaque fiche unique afin de surpasser les contenus génériques proposés par vos fournisseurs. Variantes (taille/couleur) : gérer les URL sans créer du chaos SEO Pour gérer les variantes (comme la taille ou la couleur) sans nuire à votre SEO : Utilisez une URL unique avec des sélecteurs de variantes (pour éviter la dilution du contenu). Ou créez une URL par variante avec une balise rel=canonical pointant vers l’URL parent. Cela permet de prévenir la duplication et de consolider l’autorité de la page principale. Données structurées produit (prix, stock, avis) Implémentez les données structurées suivantes : Product : Informations générales sur le produit. Offer : Détails sur le prix, la devise et la disponibilité. AggregateRating : Notes et avis des utilisateurs. Breadcrumb : Structure de navigation pour une meilleure compréhension par Google. Ces données améliorent la compréhension de vos pages par Google et activent des rich snippets (prix, étoiles), ce qui peut doubler le taux de clics (CTR) sur vos fiches produit. Création de contenu de qualité axé sur le SEO e-commerce Un contenu de qualité bien conçu attire les visiteurs dès le haut du funnel et les guide habilement vers les pages catégories et produits grâce à un maillage interne stratégique. Ce processus transforme les visiteurs à la recherche d’informations en véritables acheteurs. Stratégies de contenu pour soutenir les ventes (guides, comparatifs, usages) Créez des contenus tels que « Comment choisir [catégorie] », des comparatifs de modèles, des tops des best-sellers, des guides sur les tailles ou l’entretien, ou encore des idées cadeaux. Chaque format doit être conçu pour diriger les utilisateurs vers les pages produits et catégories via des liens internes bien pensés, augmentant ainsi l’autorité de votre site et les conversions. Rédaction de contenu éditorial pour le blog e-commerce Structurez vos articles avec une intention claire : intégrez des preuves sociales, une FAQ pertinente et un appel à l’action (CTA) direct vers les pages catégories. Évitez les contenus orphelins, c’est-à-dire ceux qui n’ont aucun lien vers des pages commerciales. Une stratégie bien pensée garantit un taux de conversion organique supérieur à celui des campagnes SEA. Pages marque, collections, univers : capter la demande et rassurer Créez des pages qui combinent l’histoire de votre marque, une sélection soignée de produits, des liens vers les catégories et des contenus associés. Ces pages permettent de capter les requêtes liées à votre marque, de renforcer la confiance des visiteurs et de soutenir le référencement naturel de votre boutique en ligne. Exploitation de l’optimisation des images pour le SEO e-commerce Les images jouent un rôle clé en e-commerce : elles ne sont pas seulement décoratives. Elles influencent les Core Web Vitals, la recherche visuelle via Google Lens et l’accessibilité. En outre, elles permettent d’attirer du trafic grâce à une optimisation technique et sémantique efficace. Optimisation des balises ALT : décrire, pas bourrer Rédigez des balises ALT accessibles et contextuelles. Décrivez le produit ainsi que ses attributs distinctifs (matière, couleur, modèle) de manière naturelle. Par exemple, préférez « robe d’été lin écru manches ballon » à un nom de fichier générique comme « image123.jpg ». Cela aide à la fois les robots des moteurs de recherche et les utilisateurs malvoyants, tout en évitant le keyword stuffing. Compression, formats et chargement : limiter le poids sans perdre la qualité Adoptez des formats modernes comme WebP ou AVIF, compressez les images pour qu’elles pèsent environ 75 Ko, et activez le lazy-load. Servez des tailles adaptées pour garantir une expérience utilisateur fluide. Visez un LCP (Largest Contentful Paint) inférieur à 2,5 secondes en préchargeant les ressources critiques et en hébergeant vos fichiers sur des serveurs performants pour améliorer votre ranking et vos conversions. Gestion des images produit à grande échelle (process) Standardisez la nomenclature des fichiers avec des mots-clés pertinents. Définissez des règles par catégorie (dimensions, ratio, résolution zoom) et intégrez un workflow PIM/DAM. Cela permet d’industrialiser vos processus pour garantir la cohérence des gabarits et une scalabilité optimale, tout en évitant la dégradation de la qualité. Le rôle essentiel du maillage interne et externe Le maillage interne, orienté vers les ventes, permet de distribuer l’autorité vers les pages stratégiques, souvent appelées « money pages ». En parallèle, les backlinks ciblent les catégories et les collections pour renforcer la pertinence thématique et améliorer le positionnement sur des mots-clés stratégiques. Mise en place d’un maillage interne efficace (catégories ↔ produits ↔ contenus) Adoptez une logique pyramidale : les articles de blog et les guides doivent pointer vers les pages catégories, ces dernières redirigeant vers les produits phares ou best-sellers. Les produits, à leur tour, renvoient aux catégories associées ou à des guides pour des opportunités d’upsell. Cette organisation crée des silos thématiques qui améliorent la fluidité de l’expérience utilisateur (UX) et envoient des signaux SEO puissants. Stratégies pour obtenir des backlinks de qualité Dans le domaine de l’e-commerce, ciblez des partenariats avec vos fournisseurs, des campagnes de relations publiques digitales avec des influenceurs, ou encore des pages ressources basées sur des données fiables. Proposez également des tests produits en échange de contenus. Priorisez des liens pertinents pointant vers vos catégories et collections pour construire une autorité durable et attirer un trafic qualifié. Éviter les pièges : liens “faciles” et profils artificiels Évitez à tout prix les liens non thématiques, les ancres sur-optimisées ou les campagnes de faible qualité, car ils peuvent entraîner des pénalités et une instabilité dans votre classement. Privilégiez des liens naturels et pertinents pour garantir des gains à long terme sans risquer de volatilité dans vos positions. L’importance des avis clients dans le SEO e-commerce Les avis clients jouent un rôle clé dans le SEO e-commerce. Ils génèrent du contenu frais grâce au contenu généré par les utilisateurs (UGC), augmentent le taux de clics (CTR) grâce aux étoiles affichées dans les résultats de recherche (via les données structurées) et enrichissent vos pages avec un vocabulaire naturel, issu directement des acheteurs. Tout cela, sans nécessiter d’effort éditorial supplémentaire. Comment les avis clients impactent le SEO Les avis clients apportent un contenu dynamique et frais, ce qui signale une activité constante à Google. Ils servent également de preuve sociale, réduisant ainsi le taux de rebond et augmentant le temps passé sur vos pages. Les étoiles dans les extraits enrichis (rich snippets) peuvent augmenter le CTR jusqu’à 35%. Cependant, leur impact dépend du balisage correct et de la compétitivité des résultats de recherche (SERP). À noter : les produits avec des avis enregistrent une augmentation de 270% des conversions par rapport à ceux qui n’en ont pas. Meilleures pratiques pour collecter et afficher les avis Pour maximiser les bénéfices des avis clients, envoyez des emails post-achat automatisés pour demander des retours. Relancez de manière subtile pour obtenir des avis qualitatifs. Affichez ces avis sur les fiches produits (notes agrégées) et, de manière sélective, sur les pages de catégories. Modérez avec transparence, sans censure, afin de maintenir un volume authentique d’avis, ce qui envoie des signaux positifs aux moteurs de recherche. UGC utile : questions/réponses, photos clients, retours d’usage Activez des sections dédiées aux questions/réponses, permettez l’upload de photos clients et collectez des témoignages d’utilisation. Ces éléments aident à répondre aux objections des acheteurs potentiels et à enrichir vos fiches produits de manière plus humaine. En conséquence, cela augmente le temps de session, renforce la confiance des utilisateurs et booste les conversions. De plus, ces contributions injectent naturellement des termes de longue traîne, bénéfiques pour le SEO organique. Surveillance et analyse des performances SEO Optimisez votre suivi SEO en combinant les données de la Search Console et de Google Analytics 4 (GA4). Cela vous permettra de suivre précisément le chiffre d’affaires organique spécifique à votre e-commerce. Utilisez des outils performants comme Semrush ou Ahrefs pour réaliser des audits complets et recevoir des alertes en temps réel. Outils essentiels pour le suivi du SEO e-commerce Pour un suivi minimal mais efficace, utilisez : Search Console pour analyser les clics et impressions. GA4 pour suivre les conversions organiques. Un crawler comme Screaming Frog pour les audits techniques. Un outil de suivi des positions, tel que Semrush. En option, vous pouvez également analyser les logs serveur et surveiller les Core Web Vitals (CWV) via PageSpeed Insights. KPIs à suivre : SEO + business + technique Voici les indicateurs clés de performance (KPIs) à surveiller : Visibilité : Analysez les clics, impressions et positions moyennes sur vos mots-clés prioritaires. Revenu : Suivez le chiffre d’affaires organique, les conversions organiques et le panier moyen organique. Santé : Vérifiez les pages indexées utiles, les erreurs de couverture et les performances des gabarits de catégories et de produits. Interprétation des données : où agir en premier Adoptez une méthode priorisée pour vos actions : Sur les catégories avec une forte impression mais un faible CTR : optimisez les balises titre. Pour les pages classées entre les positions 6 et 15 : renforcez le maillage interne et enrichissez le contenu. Sur les pages lentes : améliorez les performances techniques. En cas de surcharge d’indexation (index bloat) : désindexez les pages inutiles à l’aide de la balise noindex. Plan d’action : les leviers SEO e-commerce à activer en priorité Pour transformer votre stratégie SEO e-commerce en résultats concrets, il est essentiel de suivre une roadmap bien définie. Celle-ci doit inclure des quick wins rapides, des chantiers structurants à moyen terme et une intégration de processus à long terme pour garantir une scalabilité durable. Quick wins (1–2 semaines) Commencez par optimiser les balises titre et H1 des pages catégories générant une forte marge. Désindexez les facettes inutiles et les pages orphelines grâce à l’attribut noindex. Renforcez le maillage interne en reliant les pages les plus performantes aux best-sellers. Pensez également à compresser les images volumineuses, à corriger les liens cassés et à mettre en place les redirections 301 manquantes. Ces actions permettent des gains rapides sans nécessiter de dépendance technique importante. Chantiers structurants (1–3 mois) À moyen terme, déployez une stratégie cohérente pour les facettes et les balises canonical. Affinez l’arborescence de votre site en vous basant sur des requêtes pertinentes. Améliorez les Core Web Vitals pour les pages catégories et produits. Implémentez des données structurées (Product, Offer, Rating) et créez des contenus piliers comme des guides ou des comparatifs, en les reliant aux pages catégories. Ces fondations solides favoriseront une croissance organique durable. Scalabilité (process) : intégrer le SEO dans vos workflows produit Pour assurer une qualité SEO pérenne, intégrez le SEO dans vos workflows. Mettez en place une checklist SEO pour chaque nouveau produit ou catégorie (titre, H1, méta description, attribut ALT des images, maillage interne). Définissez des règles claires de nomenclature pour les fichiers et validez des templates pour les fiches produits. Adoptez une routine d’audit SEO mensuel à l’aide de Search Console et GA4. Enfin, formez votre équipe e-commerce pour garantir une autonomie durable, sans dépendre d’un consultant externe. Conclusion : transformer votre SEO e-commerce en moteur de croissance durable Appliquez ces leviers clés pour faire de votre SEO e-commerce un véritable moteur de croissance : Une arborescence optimisée pour une navigation fluide. Des pages catégories et fiches produits conçues pour convertir. Une base technique solide grâce aux Core Web Vitals. Un contenu de qualité qui accompagne l’utilisateur tout au long du funnel. Une autorité renforcée via un maillage interne efficace et des liens externes pertinents. Des avis clients authentiques pour instaurer la confiance. Un pilotage data-driven pour ajuster vos actions en continu. Grâce à ces actions, vous pourrez obtenir un référencement naturel scalable, réduire vos coûts d’acquisition client (CAC) et booster votre retour sur investissement publicitaire (ROAS) sur le long terme.

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  • Monday 02 February 2026 - 07:42

     

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière.


    Tous les liens listés ci-dessous sont a priori accessibles librement. Si ce n’est pas le cas, pensez à activer votre bloqueur de javascript favori ou à passer en “mode lecture” (Firefox) ;-)

    Brave New World

    Spécial IA

    Spécial Palestine et Israël

    Spécial femmes dans le monde

    RIP

    Spécial France

    Spécial femmes en France

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  • Sunday 01 February 2026 - 18:43
    Les Amours de Pierre de Ronsard
  • Sunday 01 February 2026 - 18:07
    Pierre de Ronsard
    Pierre de Ronsard : auteur des " AMOURS "

    Pierre de Ronsard : le Prince des Poètes.

    Pierre de Ronsard est le poète majeur de la Pléiade et l’auteur du cycle lyrique *Les Amours*, composé autour de trois figures féminines :Cassandre, Marie et Hélène qui ont renouvelé la poésie amoureuse française de cette époque ...
    L'auteur, Pierre de Ronsard.
    Pierre de Ronsard (1524–1585) est l’un des poètes majeurs de la Renaissance française et la figure centrale du mouvement de la Pléiade.
    Né à La Possonnière, au prieuré de Saint‑Cosme, formé aux humanités et proche des cours royales, Ronsard a voulu renouveler la langue et la poésie françaises en s’inspirant des modèles antiques et italiens.
    Son œuvre, vaste et variée, comprend odes, hymnes, pièces religieuses et surtout une production lyrique amoureuse qui a profondément marqué la tradition poétique française.
    " Les Amours " constituent le cycle lyrique le plus célèbre de Ronsard : il y  développe, sur plusieurs décennies, une réflexion et une pratique poétique autour de l’amour, de la beauté et du temps.
    Ronsard fut célébré comme « prince des poètes » par ses contemporains et a exercé une influence considérable sur la poésie française. Il a aussi suscité des critiques — certains lui reprochant un style trop précieux ou des excès d’érudition — mais son rôle dans la fixation du sonnet et dans l’enrichissement du lexique poétique français est incontestable.

    Les Amours de Pierre de Ronsard : genèse et portée du cycle

    " Les Amours " ne forment pas un recueil figé mais un cycle évolutif, publié et remanié entre les années 1550 et 1578.
    Ronsard y impose le sonnet et adapte les formes italiennes au français, mêlant éloge, supplication, admonestation et méditation.
    Le cycle se structure autour de trois figures féminines *Cassandre*, *Marie* et *Hélène*, chacune donnant lieu à un volume ou à un ensemble de pièces aux tonalités distinctes.
    À travers ces voix et ces variations formelles, Ronsard explore la séduction, la douleur amoureuse, la fuite du temps et la vanité des choses humaines.
    Style et formes  
    Ronsard adapte et transforme les formes italiennes (sonnet) et antiques (odes, élégies) pour la langue française.
    Il utilise le décasyllabe puis l’alexandrin, joue sur les rimes masculines et féminines, et privilégie la musicalité et l’image. Sa langue est riche en métaphores naturelles et mythologiques.
    Thèmes récurrents  
    - La beauté et son éloge.  
    - La fuite du temps et la vanité des choses.  
    - La séduction et la stratégie poétique (fixer la beauté par le vers).  
    - La méditation morale : admonestation, conseil, parfois ironie.

    Les Volets principaux des " Amours " plus en détails.

    A - Les Amours de Cassandre  
    Date et forme : publié en 1552, principalement en décasyllabes et sonnets.
    Cassandre Salviati est la figure centrale.   
    Résumé : Ce premier volet installe le projet ronsardien : imposer le sonnet et renouveler la poésie amoureuse française à partir des modèles italiens et antiques. Ronsard y chante la beauté physique et morale de Cassandre, mêlant éloge, supplication et admonestation. Les poèmes alternent entre lyrisme ardent et conseils moraux — l’amant qui souffre, qui contemple la fuite du temps, et qui tente de convaincre la dame de céder à l’amour. Le recueil formalise aussi des règles métriques (alternance de rimes masculines et féminines dans les quatrains) et montre la virtuosité sonore et imagée du poète. 
    Enjeux poétiques  
    - Imposition du sonnet en français.  
    - Tension entre désir immédiat et souci moral.  
    - Usage d’images antiques et naturalistes pour magnifier Cassandre.
    B - Les Amours de Marie  
    Date et forme : milieu des années 1550, mélange de sonnets, élégies et pièces en vers variés.   
    Résumé: Ce volume prolonge et nuance le lyrisme inauguré par Cassandre.
    Marie n’est pas seulement une muse idéale : les poèmes montrent une sensibilité plus intime et parfois plus méditative. Ronsard y explore des tonalités variées — la tendresse, la mélancolie, la séduction plus douce — et multiplie les formes pour adapter l’expression à l’état d’âme. On y perçoit aussi des réécritures et des reprises qui témoignent d’un travail continu de remaniement : le poète affine ses images et son discours moral, oscillant entre désir et réflexion sur la vanité des choses. 
    Enjeux poétiques  
    - Diversification des formes pour nuancer le sentiment.  
    - Accent sur l’intériorité et la mélancolie.  
    - Réécritures et remaniements comme méthode poétique.
    C - Sonnets pour Hélène  
    Date et forme : publié en 1578, recueil de sonnets devenu l’un des plus célèbres de Ronsard.   
    Résumé  : Recueil tardif, Sonnets pour Hélène marque une maturité poétique et une tonalité plus méditative.
    Hélène y apparaît comme une muse plus mûre et les sonnets mêlent admiration pour la beauté et conscience aiguë du temps qui passe. Le registre oscille entre éloge sensuel et réflexion sur la vieillesse et la perte, avec une maîtrise formelle achevée : images classiques, références antiques, et une économie de moyens qui rend chaque sonnet dense et signifiant. Ces poèmes montrent la capacité de Ronsard à renouveler son lyrisme et à conclure, en quelque sorte, son grand cycle amoureux. 
    Enjeux poétiques  
    - Maturité formelle et thématique.  
    - Méditation sur le temps et la beauté.  
    - Sonnet comme forme de synthèse du projet lyrique.

    Un exemplaire, parmi tant d'autres des " Amours " de Ronsard.

    Certes, ce n'est pas une ' édition ' ancienne, voire même originale, ce n'est pas non plus l'une des plus coûteuses ou la moins cher, mais cette édition donne très souvent un véritable ' cout de cœur ' au lecteur, aux bibliophiles surtout ...
    RONSARD Pierre de - Les Amours de Marie. Sonnets pour Hélène. Les Amours de Cassandre.
    Paris, Les Heures Claires, 1957
    Illustrations d'après des aquarelles originales de A.E. Marty, ornements de R. Jacquet.
    "On le vend à l'enseigne "Les Heures Claires", rue de la Vrillière à Paris"
    * Trois volumes, grands in-8 carré ; en feuillets, couvertures rempliées joliment illustrées; sous emboîtages, sous chemise et étui illustrés, signets de velours rouge. 
    215,228 et 292 pages environ
    * Ouvrage illustré par André-E. MARTY de 143 compositions à l'aquarelle, reproduites au pochoir en couleurs, dont 81 dans le texte et 62 culs-de-lampe gravés sur bois.
    * Tirage limité, numérotés, notre ex. (n°535), est l'un des 1.650 ex. ‎sur vélin pur fil de Rives.
    * Magnifiquement illustrés par Marty : 140 illustrations en couleurs dont 79 en-têtes et 61 culs-de-lampe dans le texte. Le texte est entièrement encadré d'un motif floral.
    * Couvertures illustrées en couleurs, chemises ornées d'un motif de ferronnerie dorée sur les plats et le dos, étuis ornés sur les plats d'un grand motif doré. 
    état : cartonnages présentant quelques légères traces, le reste, en excellent état; TBE
    dimensions : 26 x 20,5 x 6 cm
    poids : 4300 g
        enjoy :)
    © Ma Petite Brocante en Ligne - duplication interdite
  • Saturday 31 January 2026 - 01:00

    The Disconnected Git Workflow

    Using git-send-email while being offline and with multiple email accounts

    WARNING: the following is a technical reminder for my future self. If you don’t use the "git" software, you can safely ignore this post.

    The more I work with git-send-email, the less I find the GitHub interface sufferable.

    Want to send a small patch to a GitHub project? You need to clone the repository, push your changes to your own branch, then ask for a pull request using the cumbersome web interface, replying to comments online while trying to avoid smileys.

    With git send-email, I simply work offline, do my local commit, then:

    git send-email HEAD^

    And I’m done. I reply to comments by email, with Vim/Mutt. When the patch is accepted, getting a clean tree usually boils down to:

    git pull
    git rebase

    Yeah for git-send-email!

    And, yes, I do that while offline and with multiple email accounts. That’s one more reason to hate GitHub.

    One mail account for each git repository

    The secret is not to configure email accounts in git but to use "msmtp" to send email. Msmtp is a really cool sendmail replacement.

    In .msmtprc, you can configure multiple accounts with multiple options, including calling a command to get your password.

    # account 1 - pro
    account work
    host smtp.company.com
    port 465
    user login@company.com
    from ploum@company.com
    password SuPeRstr0ngP4ssw0rd
    tls_starttls off
    
    # personal account for FLOSS
    account floss
    host mail.provider.net
    port 465
    user ploum@mydomain.net
    from ploum@mydomain.net
    from ploum*@mydomain.net
    passwordeval "cat ~/incredibly_encrypted_password.txt | rot13"
    tls_starttls off
    

    The important bit here is that you can set multiple "from" addresses for a given account, including a regexp to catch multiple aliases!

    Now, we will ask git to automatically use the right msmtp account. In your global .gitconfig, set the following:

    [sendemail]
       sendmailCmd = /usr/bin/msmtp --set-from-header=on
       envelopeSender = auto
    

    The "envelopesender" option will ensure that the sendemail.from will be used and given to msmtp as a "from address." This might be redundant with "--set-from-header=on" in msmtp but, in my tests, having both was required. And, cherry on the cake, it automatically works for all accounts configured in msmtprc.

    Older git versions (< 2.33) don’t have sendmailCmd and should do:

    [sendemail]
       smtpserver = /usr/bin/msmtp
       smtpserveroption = --set-from-header=on
       envelopesender = auto
    

    I usually stick to a "ploum-PROJECT@mydomain.net" for each project I contribute to. This allows me to easily cut spam when needed. So far, the worst has been with a bug reported on the FreeBSD Bugzilla. The address used there (and nowhere else) has since been spammed to death.

    In each git project, you need to do the following:

    1. Set the email address used in your commit that will appear in "git log" (if different from the global one)

    git config user.email "Ploum <ploum-PROJECT@mydomain.net>"

    2. Set the email address that will be used to actually send the patch (could be different from the first one)

    git config sendemail.from "Ploum <ploum-PROJECT@mydomain.net>"

    3. Set the email address of the developer or the mailing list to which you want to contribute

    git config sendemail.to project-devel@mailing-list.com

    Damn, I did a commit with the wrong user.email!

    Yep, I always forget to change it when working on a new project or from a fresh git clone. Not a problem. Just use "git config" like above, then:

    git commit --amend --reset-author

    And that’s it.

    Working offline

    I told you I mostly work offline. And, as you might expect, msmtp requires a working Internet connection to send an email.

    But msmtp comes with three wonderful little scripts: msmtp-enqueue.sh, msmtp-listqueue.sh and msmtp-runqueue.sh.

    The first one saves your email to be sent in ~/.msmtpqueue, with the sending options in a separate file. The second one lists the unsent emails, and the third one actually sends all the emails in the queue.

    All you need to do is change the msmtp line in your global .gitconfig to call the msmtpqueue.sh script:

    [sendemail]
        sendmailcmd = /usr/libexec/msmtp/msmtpqueue/msmtp-enqueue.sh --set-from-header=on
        envelopeSender = auto 
    

    In Debian, the scripts are available with the msmtp package. But the three are simple bash scripts that can be run from any path if your msmtp package doesn’t provide them.

    You can test sending a mail, then check the ~/.msmtpqueue folder for the email itself (.email file) and the related msmtp command line (.msmtp file). It happens nearly every day that I visit this folder to quickly add missing information to an email or simply remove it completely from the queue.

    Of course, once connected, you need to remember to run:

    /usr/libexec/msmtp/msmtpqueue/msmtp-runqueue.sh
    

    If not connected, mails will not be sent and will be kept in the queue. This line is obviously part of my do_the_internet.sh script, along with "offpunk --sync".

    It is not only git!

    If it works for git, it works for any mail client. I use neomutt with the following configuration to use msmtp-enqueue and reply to email using the address it was sent to.

    set sendmail="/usr/libexec/msmtp/msmtpqueue/msmtp-enqueue.sh --set-from-header=on"
    unset envelope_from_address
    set use_envelope_from
    set reverse_name
    set from="ploum@mydomain.net"
    alternates ploum[A-Za-z0-9]*@mydomain.net
    

    Of course, the whole config is a little more complex to handle multiple accounts that are all stored locally in Maildir format through offlineimap and indexed with notmuch. But this is a bit out of the scope of this post.

    At least, you get the idea, and you could probably adapt it to your own mail client.

    Conclusion

    Sure, it’s a whole blog post just to get the config right. But there’s nothing really out of this world. And once the setup is done, it is done for good. No need to adapt to every change in a clumsy web interface, no need to use your mouse. Simple command lines and simple git flow!

    Sometimes, I work late at night. When finished, I close the lid of my laptop and call it a day without reconnecting my laptop. This allows me not to see anything new before going to bed. When this happens, queued mails are sent the next morning, when I run the first do_the_internet.sh of the day.

    And it always brings a smile to my face to see those bits being sent while I’ve completely forgotten about them…

    About the author

    I’m Ploum, a writer and an engineer. I like to explore how technology impacts society. You can subscribe by email or by rss. I value privacy and never share your adress.

    I write science-fiction novels in French. For Bikepunk, my new post-apocalyptic-cyclist book, my publisher is looking for contacts in other countries to distribute it in languages other than French. If you can help, contact me!

  • Thursday 29 January 2026 - 13:43
    RAG, tokens, chunks, embeddings... Voici mon lexique de tout ce jargon, avec à chaque fois définition, explication, conseils, ressources.
  • Tuesday 27 January 2026 - 16:48
    Messenger : Comment récupérer et lire toutes les discussions ? - Référencer votre site ou blog sur...
  • Tuesday 27 January 2026 - 12:49
    J'ai un compte Facebook et les messages sont sur Messenger...
    Comment réussir à télécharger toutes mes discussions sur Messenger et pouvoir les conserver et les relire en local ?
    En réponse à cette question, Facebook, nous donne les renseignements suivants :
    " Télécharger les données de vos discussions chiffrées de bout en bout sur Messenger "
    ah oui ... mais ...
    ATTENTION : uniquement possible depuis un Ordinateur
    Le téléchargement des données des discussions chiffrées de bout en bout est actuellement uniquement disponible sur ordinateur.
    Vous pouvez télécharger une copie de tous vos messages chiffrés de bout en bout à tout moment. Les données de vos discussions chiffrées de bout en bout peuvent inclure :
    - Les messages reçus et envoyés à d’autres personnes
    - Les pièces jointes, telles que les fichiers, les images et les autres contenus multimédias reçus et envoyés

    1 - La procédure à suivre sur votre ordinateur pour récupérer vos messages et discussions sur Messenger.

    Télécharger les données de vos discussions chiffrées de bout en bout
    a- Sur un ordinateur, ouvrez Messenger.com et cliquez sur votre photo de profil dans l’angle.
    photo de profil
    photo de profil
    b- Cliquez sur Confidentialité et sécurité.
    confidentialité et sécurité
    confidentialité et sécurité
    c- Cliquez sur Discussions chiffrées de bout en bout.
    discussions chiffrées de bout en bout
    discussions chiffrées de bout en bout
    d- Cliquez sur Stockage des messages.
    stockage des messages
    stockage des messages
    e- Cliquez sur Télécharger les données liées au stockage des messages.( écrit en anglais … )
    download message storage data
    download message storage data (télécharger l'archive de vos dossiers)
    f- Saisissez votre code PIN ou utilisez un code à usage unique pour restaurer votre historique des discussions.
    identification
    identification : avec votre mot de passe de compte Facebook
    g- Cliquez sur Télécharger le fichier et entrez votre mot de passe Facebook lorsque vous y êtes invité.
    télécharger le fichier
    télécharger le fichier
    h- Cliquez sur Télécharger. La préparation de votre fichier de téléchargement peut prendre plusieurs minutes.
    télécharger
    télécharger
    ** Lorsque l'archive sera prête, le téléchargement ouvrira directement une dernière fenêtre pour vous permettre d'enregistrer un fichier compressé nommé " messages ".
    demande de fichier
    demande de fichier : préparation en cours ...
    Celui-ci contient TOUS les médias mis dans toutes vos conversations sur Messenger, placés dans un dossier " medias ", ainsi qu'une foule de fichiers portant l'extension " *json *; un par personne avec laquelle vous avez correspondu.
    Et voilà, le tour est joué  :)
    Vous pouvez retrouver le résumé initial ici : https://www.facebook.com/help/messenger-app/677912386869109?cms_platform=www&helpref=platform_switcher&locale=fr_FR )

    2 - Comment lire les conversations de Messenger sur mon ordinateur ?

    Oui, la question se pose et bien sûr, pas très évident d'y parvenir !!!
    Pour les images, vidéo et autres fichiers, pas de problèmes, ils sont dans  le dossier " medias " et un simple clic vous les ouvrira, les uns après les autres
    Mais, si vous voulez, comme ça se fait en ligne, pouvoir revoir le fil d'une conversation bien précise avec l'un de vos amis ( ou pas  ), du début à la fin, il faut alors réussir à se servir des fichiers " *json ".
    Une chose quasi impossible pour le commun d'entre nous.
    En effet, pour sauvegarder d'autres parties de votre compte, telles les dossiers d'images, les posts ou autres interventions sur votre compte Facebook, il est possible de faire une manipulation presque identique et, en choisissant la bonne option, de télécharger vos archives, cette fois avec des fichiers *html qui permettent de faire fonctionner le tout comme si vous étiez vraiment connectés à Facebook.
    Cette option n'est pas proposées pour les conversations de Messenger !
    Don't panik :)

    3 - LA solution pour relire les conversations de Messenger en local sur votre PC.

    Il existe une petite 'application', totalement inconnue des non-initiés, codée par un doux dingue et qui fonctionne en 'local' sans aucun besoin de connexion Internet.
    Il s'agit de " Viewer Messenger JSON ", actuellement en version " v1.3 ", totalement 'portable'.
    1 Téléchargez " Viewer Messenger JSON "
    2 placer le fichier exécutable " Viewer Messenger JSON.exe " là où vous le souhaitez.
    Lancez-le ...
    3 depuis le bouton " parcourir ", allez, dans votre dossier de sauvegarde chercher le fichier "mon ami 175.json".
    fichier json messenger
    fichier json messenger : importation
    4 cliquez sur " convertir " et ce petit programme va vous convertir le fichier au format *.hml pour avoir un lien " mon ami 175_messenger_fr.html " que vous pourrez alors ouvrir dans votre navigateur préféré pour y retrouver toute l'intégralité de cette conversation.
    5 procédez ainsi avec chaque conversation qui vous intéresse.
    >>> SUPER !

    4 - Ou trouver le logiciel pour convertir les JSON en HTML ?

    En premier lieu, via le bouton " télécharger viewermessenger " ci-dessous.
    ou
    Sur son site, le codeur nous y a mis un lien de téléchargement que vous pouvez retrouver ici :
    " https://viewermessenger.simdif.com/ "
    Il nous y indique les propriétés de son gratuiciel, entre autres :
    * Sélection d’un fichier JSON Messenger
    * Conversion automatique en fichier HTML
    * Affichage des messages sous forme de bulles (envoyés / reçus)
    * Intégration des images, vidéos et messages audio
    * Bouton de téléchargement pour chaque média
    * Affichage des dates et heures des messages
    * Barre de progression pendant la conversion
    * Ouverture automatique du résultat dans le navigateur
    * Version portable (aucune installation requise)
    * Version bilingue FR/EN
    * Sécurité & confidentialité
    * Fonctionne 100 % en local
    * Aucune connexion Internet
    * Aucun envoi de données
    * Les fichiers restent sur votre ordinateur
    Pour les plus inquiets d'entre vous, le fichier, passé à la moulinette de " virus total " obtien un fort bon score avec 2 alertes 'malicious' pour des faux positifs :) ( hash = 4d57e0b2fd55a7e651d7bdd97006064da722f015dcea767ed8204ce43d8e1a74 ). Il est donc considéré comme 100% fiable.
    analyse sur virustotal
    analyse sur virustotal : le fichier est 'sain' ;)
    Maintenant que vous avez tous les éléments en main, allez-y et sauvegardez (pourquoi pas régulièrement ?) vos conversation sur Messenger …
    enjoy :)© refOK.fr - duplication interdite
  • Monday 26 January 2026 - 14:42
    Depuis longtemps déjà, Google reformule (en interne) la requête de l'utilisateur. Mais désormais, chaque requête est décomposée en un éventail de sous-requêtes "fan-out". Gemini le fait (donc aussi les AI Overviews et AI Mode), ainsi que ChatGPT et Perplexity. Je vous détaille ce fonctionnement majeur.
  • Monday 26 January 2026 - 11:23
    Qu’est-ce qu’un croc à caliorne ?
  • Monday 26 January 2026 - 11:07

    La longue traîne en SEO, ou long tail, correspond à des recherches spécifiques composées de trois mots ou plus, comme « twingo 3 essence 5 portes lyon ». Ces termes, bien que moins concurrentiels et ayant un faible volume de recherche individuel, représentent 70 à 80 % du trafic total d’un site lorsqu’ils sont cumulés. Ce concept, introduit par Chris Anderson en 2004, offre des avantages clés : une concurrence réduite, un trafic plus qualifié grâce à des intentions précises et un taux de conversion jusqu’à 2,5 fois supérieur aux mots-clés courts. Parfait pour booster vos ventes et produits de niche ! Vous voulez transformer ces mots-clés de longue traîne en opportunités de trafic massif ? Découvrez une stratégie complète : identification avec des outils comme Keyword Magic Tool ou Semrush, optimisation de contenu et bien plus. Prêt à dominer Google ? Suivez le guide ! Comprendre l’importance de la longue traîne dans le SEO Qu’est-ce que la longue traîne ? En référencement naturel, la longue traîne désigne les termes de recherche composés généralement de 4 à 5 mots ou plus. Ces expressions précises, comme « chaussure running rose femme », permettent aux internautes d’affiner leurs besoins, par opposition à des mots-clés plus généraux comme « chaussures ». Contrairement aux mots-clés populaires, les mots-clés de longue traîne ont un faible volume de recherche individuel. Cependant, leur cumul génère un volume de trafic significatif, formant ainsi une courbe étirée qui donne son nom à la « longue traîne ». Pourquoi la longue traîne est cruciale pour votre stratégie SEO ? En ciblant des mots-clés de longue traîne à faible concurrence, vous pouvez économiser du temps et des efforts. Ces mots-clés sont souvent plus faciles à positionner en haut des résultats de Google. De plus, ils attirent un trafic qualifié avec un meilleur taux de conversion, car ils reflètent une intention utilisateur claire. Dans le cadre de votre stratégie SEO, la longue traîne vient compléter des outils comme le SEA et Google Ads, en renforçant votre référencement global. Cela est particulièrement avantageux pour les produits de niche, où les mots-clés génériques sont souvent trop coûteux. En diversifiant votre contenu, vous pouvez rendre vos efforts SEO plus rentables et améliorer la performance de votre site. Identifier les opportunités de la longue traîne Utilisation d’outils SEO pour repérer la longue traîne Pour repérer ces opportunités précieuses, commencez par utiliser l’outil Keyword Magic Tool de Semrush. Cet outil puissant génère des milliers de mots-clés longue traîne à partir d’une clé semence, tout en filtrant par volume de recherche, niveau de difficulté et intention de recherche. En complément, vous pouvez utiliser Google Keyword Planner pour une planification précise et gratuite des mots-clés. Explorez également LowFruits pour cibler les faiblesses des SERP et AIOSEO, intégré à WordPress via Semrush, qui fournit des suggestions directement dans l’éditeur. Grâce à ces outils, vous identifierez rapidement des mots-clés longue traîne idéaux pour optimiser votre contenu. Analyser les données de recherche pour détecter les tendances Utilisez Google Search Console pour analyser les requêtes longue traîne réelles de vos visiteurs. Concentrez-vous particulièrement sur celles qui se situent en positions 8 à 20, souvent caractérisées par un faible volume mais un potentiel de croissance rapide. Complétez votre analyse avec l’auto-complétion de Google, les PAA (People Also Ask) et les recherches connexes afin d’identifier les tendances saisonnières et les lacunes de contenu par rapport à vos concurrents. Des outils comme Ubersuggest ou AnswerThePublic peuvent également vous aider à découvrir les questions et les variations naturelles des requêtes. Enfin, l’analyse des SERP vous permet de comprendre le type de contenu dominant, ce qui affine votre stratégie pour cibler des mots-clés longue traîne générant un trafic qualifié. Optimiser votre contenu pour la longue traîne Intégrer les mots-clés de longue traîne dans vos contenus Placez votre mot-clé principal dès le début de votre titre et dans la balise H1, en utilisant une variante naturelle. Répétez-le 2 à 3 fois dans les balises H2/H3, dans le premier paragraphe, le corps du texte et la conclusion, tout en intégrant un appel à l’action. Assurez-vous de maintenir une densité de mots-clés de 1 à 2 % afin d’éviter le bourrage de mots-clés. Pensez à inclure ce mot-clé dans une meta description attrayante (entre 150 et 160 caractères), une URL courte et dans les attributs alt des images pertinentes. Enrichissez également votre contenu avec un champ sémantique large pour renforcer les signaux E-E-A-T (Expertise, Autorité, Fiabilité, Expérience). Améliorer le référencement organique grâce à la longue traîne Les mots-clés de longue traîne jouent un rôle important dans le renforcement de votre référencement naturel. Ils permettent de créer un cocon sémantique, où des pages satellites pointent vers une page pilier, augmentant ainsi votre autorité thématique. Ce processus réduit également le taux de rebond grâce à un contenu aligné sur l’intention de l’utilisateur. Ces mots-clés favorisent le SEO vocal et mobile, augmentent le temps passé sur votre site et stimulent les clics internes, signalant à Google que votre contenu est de qualité, ce qui peut améliorer votre classement global. Création de contenu spécifique axé sur la longue traîne Pour tirer parti des mots-clés de longue traîne, créez des contenus spécifiques tels que des guides détaillés, des FAQ ou des tutoriels répondant précisément à des requêtes comme « comment choisir X pour Y ». Structurez vos contenus avec des listes, des tableaux et des visuels pour maximiser la profondeur de visite et améliorer la satisfaction des utilisateurs. Mettez en place des clusters thématiques interconnectés et intégrez des études de cas réels. Anticipez les besoins des utilisateurs en répondant aux questions issues des PAA (People Also Ask) et en suivant les tendances. Ainsi, vous attirerez un trafic qualifié prêt à convertir, et ce, sans nécessiter un gros budget. Développer une stratégie de lien interne et externe pour supporter la longue traîne Renforcer l’autorité de page avec des liens internes Pour optimiser votre stratégie de maillage interne, créez des connexions cohérentes entre vos pages satellites en utilisant des ancres variées contenant des mots-clés de longue traîne. Cela permet de structurer des clusters thématiques ou silos sémantiques, renforçant la distribution du PageRank vers votre page pilier. Assurez-vous que toutes les pages importantes soient accessibles en 3 clics maximum depuis la page d’accueil. Intégrez également des menus transversaux pour relier différents univers thématiques et utilisez des liens dans les sections FAQ ou listes. Ces éléments guideront vos utilisateurs tout en indiquant clairement à Google quelles pages sont prioritaires. Obtenir des backlinks de qualité pour des mots-clés de longue traîne Pour améliorer votre stratégie de backlinks, collaborez avec des blogs spécialisés dans votre niche. Cela vous permettra d’obtenir des liens naturels via des articles invités ou des mentions pertinentes. Utilisez des ancres optimisées de manière raisonnable afin de maintenir un profil de lien naturel. Échangez également avec des sites complémentaires pour accroître votre popularité off-page. Concentrez-vous sur la qualité des backlinks plutôt que sur leur quantité en ciblant des domaines ayant une forte autorité. Des plateformes comme HARO ou des infographies partageables peuvent vous aider à obtenir des liens puissants. Ces efforts favorisent un positionnement rapide sur des mots-clés à faible concurrence. Mesurer l’impact de la stratégie de longue traîne Évaluation de la performance SEO grâce aux mots-clés de longue traîne Dans Google Search Console, segmentez les impressions et clics par position pour cibler les requêtes classées entre les positions 8 et 20 qui progressent grâce à vos optimisations. Mesurez l’évolution du CTR moyen (visez un taux supérieur à 4%) et évaluez la part croissante de ces mots-clés dans votre trafic total. Suivez la difficulté SEO avec des outils comme Ahrefs ou Semrush pour valider les gains sur des mots-clés à faible concurrence. Analysez également le content gap comblé en comparant vos positions avant et après les optimisations. Utiliser Google Analytics pour suivre les performances du trafic de longue traîne Filtrez le trafic organique par les pages de destination ciblant vos mots-clés de longue traîne afin de suivre le volume cumulé. Observez des indicateurs tels qu’un taux de rebond inférieur à 40%, une durée de session prolongée et des micro-conversions comme les scrolls ou le temps passé sur la page, qui témoignent d’une pertinence accrue. Reliez ces données à Google Search Console pour corréler avec les études de conversion, identifiez les sources de trafic qualifié qui réduisent le CPL (coût par lead) de 25% et ajustez votre stratégie en temps réel pour maximiser vos résultats. Adopter un processus itératif et rester au courant des évolutions Réajuster votre stratégie de longue traîne en fonction des résultats Pour optimiser vos résultats, priorisez les gains rapides en réécrivant ou en fusionnant les clusters performants. Ces clusters génèrent des impressions sans clics, ce qui représente une opportunité à exploiter. Renommez les pages afin qu’elles correspondent mieux aux évolutions sémantiques tout en renforçant les liens internes vers les pages les plus stratégiques. Si certaines mots-clés sous-performent, n’hésitez pas à pivoter vers de nouvelles opportunités grâce à une recherche approfondie de mots-clés. Créez du contenu qui répond aux recherches associées et ajustez votre rythme une fois que vos positions sont stabilisées. Maintenez une régularité dans vos efforts pour garantir des résultats durables. Garder une veille sur l’évolution des requêtes et des tendances Analysez mensuellement les fluctuations des SERP, les nouveaux PAA (People Also Ask) et les auto-complétions pour anticiper les éventuels changements algorithmiques. Utilisez des outils pour étudier vos concurrents et identifier les content gaps émergents. Intégrez les nouvelles tendances, comme le SEO vocal ou les stratégies zéro-clic, en développant des contenus progressifs et ciblés plutôt que massifs. Suivez les annonces de Google pour ajuster votre arborescence et améliorer l’UX (expérience utilisateur). Cela vous permettra de maintenir une stratégie dynamique et résiliente. Conclusion En résumé, exploiter la longue traîne est une stratégie puissante pour améliorer votre SEO. Cela vous permet d’attirer un trafic qualifié, de bénéficier d’une faible concurrence et d’obtenir des conversions élevées. Pour y parvenir, concentrez-vous sur l’identification précise des mots-clés, l’optimisation de votre contenu, la mise en place de liens internes et externes, ainsi qu’un suivi itératif. Grâce à cette approche, vous pouvez rapidement gagner en visibilité sur Google, sans nécessiter un budget colossal.

    L’article SEO Longue traine : comment exploiter ces opportunités de trafic longue est apparu en premier sur Brioude.

  • Monday 26 January 2026 - 10:48
    croc à caliorne
    croc à caliorne : outil de force, outil de métier, une vraie curiosité !

    Le Croc à Caliorne : Un Outil Oublié au Service des Hommes de Force

    Le croc à caliorne est un outil ancien, souvent méconnu, mais essentiel dans les métiers de la manutention lourde.
    Forgé à la main en fer plein, il se distingue par sa forme robuste : une boucle de préhension et une extrémité plate ou légèrement courbée, conçue pour soulever, tirer ou stabiliser des charges imposantes.
    On le retrouve dans les ateliers de forgerons, les ports, les fermes, et parfois même sur les chantiers navals.

    Origine du mot “caliorne”

    Le terme “caliorne” vient de l’occitan *caliorna*, lui-même dérivé de l’italien *carnale*, qui désignait un palan puissant utilisé pour les manœuvres maritimes.
    Dans le vocabulaire de la marine ancienne, une caliorne était un cordage épais intégré à un système de hissage.
    Le croc à caliorne, quant à lui, est l’outil manuel complémentaire : il permettait de manipuler les charges avant ou après leur levage.

    À quoi servait cet outil ?

    Ce type de croc était utilisé pour :
    - Soulever des pièces métalliques chaudes ou lourdes dans les forges
    - Manœuvrer des cordages ou des chaînes dans les ports
    - Tirer ou stabiliser des poutres, des pierres ou des sacs dans les fermes
    - Assurer la sécurité des manutentions en offrant une prise solide et contrôlée
    Sa forme permettait une excellente prise en main, même avec des gants épais, et sa fabrication artisanale garantissait une résistance à toute épreuve.

    Pourquoi est-il si fascinant aujourd’hui ?

    Le croc à caliorne incarne une époque où chaque outil était pensé pour durer, forgé avec soin, et utilisé avec savoir-faire.
    Il raconte une histoire de gestes précis, de métiers exigeants, et de traditions techniques transmises de génération en génération.
    Aujourd’hui, il séduit :
    - Les collectionneurs d’outils anciens
    - Les passionnés de patrimoine artisanal
    - Les décorateurs en quête d’authenticité industrielle
    - Les musées et reconstitutions historiques

    Comment le valoriser dans votre intérieur ?

    Un croc à caliorne peut être :
    - Exposé dans un atelier vintage ou une vitrine de collection
    - Intégré à une scénographie maritime ou rurale
    - Transformé en objet décoratif (patère, poignée, sculpture murale)
    - Il peut tout simplement être utilisé comme " presse-papier".
    Pour terminer
    Le croc à caliorne est bien plus qu’un simple outil : c’est un témoin silencieux d’un monde de labeur, de précision et de force. Le redécouvrir, c’est rendre hommage à ceux qui l’ont manié, et à l’ingéniosité des artisans d’autrefois.

    Et, notre objet du jour : un ancien Croc à Caliorne forgé à la main.

    Il s'agit d'un authentique croc à caliorne ancien, forgé à la main en fer plein.
    Cet outil traditionnel servait autrefois à la manutention de charges lourdes, notamment dans les métiers de la forge, de la marine ou de l’agriculture. Sa forme caractéristique ( boucle de préhension et extrémité plate légèrement courbée ) permettait de soulever, tirer ou manipuler des objets massifs avec précision et force.
    - Collection : Pièce rare pour collectionneur d’outils anciens ou d’artisanat traditionnel
    - Décoration : Objet décoratif idéal pour atelier vintage, loft industriel ou scénographie historique
    - Usage : Peut encore servir pour des démonstrations ou reconstitutions artisanales
    - Fabrication artisanale robuste
    - Belle patine naturelle
    - Forme typique et fonctionnelle
    - Objet chargé d’histoire
    - Type : Croc à caliorne / outil de levage manuel
    - Époque estimée : Fin XIXe – début XXe siècle
    - Matériau : Fer forgé
    Dimensions : 13 x 10 x 4,5 cm
    poids : 250 g
    circa : 1940
    Prenez le temps de le découvrir plus en détails en explorant les photos ci-dessous …
                    enjoy :)© Ma Petite Brocante en Ligne - duplication interdite
  • Monday 26 January 2026 - 07:42

     

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière.


    Tous les liens listés ci-dessous sont a priori accessibles librement. Si ce n’est pas le cas, pensez à activer votre bloqueur de javascript favori ou à passer en “mode lecture” (Firefox) ;-)

    Brave New World

    Spécial IA

    Spécial Palestine et Israël

    Spécial femmes dans le monde

    RIP

    Spécial France

    Spécial femmes en France

    Spécial médias et pouvoir

    • Venezuela : quand l’éditocratie légitime l’impérialisme (acrimed.org)

      Défendre le droit international ou appuyer l’impérialisme étatsunien ? Les éditorialistes ont tranché.

    • Praud et Morandini : sur CNews, une semaine absolument normale (politis.fr)

      Des propos racistes le mardi par l’un, une condamnation définitive envers l’autre le mercredi, un maintien dudit condamné à l’antenne le jeudi : rien à signaler sur la chaîne d’info d’extrême droite de Vincent Bolloré.

    • Procès des droites contre les indés : un hiver bien rempli (portail.basta.media)

      Les mois de décembre 2025 et janvier 2026 ont été chargés en procédures judiciaires pour les médias indépendants. Tandis qu’une rédaction du pays d’Arles est confrontée à un « procès-bâillon » intenté par l’extrême droite, trois autres médias locaux ont récemment célébré une victoire. Leur point commun : des plaignants identifiés comme de droite ou d’extrême droite.

    Spécial emmerdeurs irresponsables gérant comme des pieds (et à la néolibérale)

    Spécial recul des droits et libertés, violences policières, montée de l’extrême-droite…

    Spécial résistances

    Spécial outils de résistance

    Spécial GAFAM et cie

    Les autres lectures de la semaine

    Les BDs/graphiques/photos de la semaine

    Les vidéos/podcasts de la semaine

    Les trucs chouettes de la semaine

    Retrouvez les revues de web précédentes dans la catégorie Libre Veille du Framablog.

    Les articles, commentaires et autres images qui composent ces « Khrys’presso » n’engagent que moi (Khrys).

  • Sunday 25 January 2026 - 12:17
    Les rabots anciens : histoire et collection
  • Saturday 24 January 2026 - 18:13
    rabots anciens
    rabots anciens : des objets qui racontent une histoire

    Les anciens rabots de menuisiers et d’ébénistes : histoire, techniques et passion de collectionneur

    Entrer dans un ancien atelier de menuisier, c’est se laisser envelopper par un univers où chaque objet raconte une histoire...
    Le parfum du bois fraîchement travaillé, la douceur d’une varlope polie par des décennies d’usage, le son métallique du fer que l’on ajuste…
    Le rabot concentre à lui seul l’essence d’un métier fondé sur la précision, la patience et la transmission.
    Longtemps considéré comme un simple outil, il est devenu aujourd’hui un véritable témoin du patrimoine artisanal, recherché autant pour sa beauté que pour l’ingéniosité de sa conception. Cet article propose un voyage à travers l’histoire, la technique et la culture matérielle des rabots anciens, afin d’offrir aux collectionneurs un panorama riche et documenté.

    I. Une histoire longue et foisonnante pour ces objets de métiers

    Les premiers rabots apparaissent dès l’Antiquité, sous la forme de blocs de bois évidés ou de semelles en pierre polie, parfois équipés de fers en bronze.
    Les modèles gréco-romains témoignent déjà d’une étonnante maîtrise technique, avec des poignées latérales et des systèmes de maintien du fer qui préfigurent les outils modernes. Au fil du Moyen Âge, l’amélioration des techniques de forge et l’usage du fer trempé transforment progressivement l’outil, tandis que la Renaissance voit naître les premières formes spécialisées adaptées aux différents métiers du bois.
    C’est toutefois entre le XVIIᵉ et le XIXᵉ siècle que le rabot connaît son véritable âge d’or.
    L’essor des ateliers, la diversification des métiers et l’évolution des besoins entraînent une multiplication des formes et des usages. Les rabots à moulures, les guillaumes, les bouvets ou les feuillerets se perfectionnent, tandis que la Révolution industrielle introduit la fonte, l’acier laminé et les premiers modèles métalliques réglables.
    Les grands fabricants européens et américains imposent alors leurs standards, transformant l’outil artisanal en produit manufacturé.
    Chaque région, chaque pays développe parallèlement ses propres traditions.
    Les rabots français, souvent en hêtre ou en cormier, se distinguent par leurs lignes sobres et leur ergonomie efficace.
    Les modèles allemands, reconnaissables à leur corne caractéristique, privilégient une prise en main puissante et directe.
    Les Anglais, quant à eux, excellent dans la fabrication de rabots métalliques de précision, tandis que les pays scandinaves perpétuent des formes épurées adaptées aux travaux de montagne.
    Ces variations reflètent autant les besoins locaux que les influences esthétiques des époques, du style Louis XV aux lignes Art déco.

    II. Comprendre l’outil : formes, vocabulaire et fonctionnement

    Le rabot, malgré sa simplicité apparente, est un assemblage subtil où chaque élément joue un rôle essentiel.
    Le fût, qu’il soit en bois ou en métal, sert de structure et de guide.
    La semelle assure la glisse et la précision du travail, tandis que la lumière laisse passer le copeau que le fer soulève.
    Ce fer, maintenu par un coin ou un presseur, peut être associé à un contre-fer destiné à améliorer l’évacuation du copeau et à limiter l’arrachement du bois.
    Les poignées, les joues ou la corne complètent l’ensemble selon les traditions et les usages.
    Le vocabulaire associé aux rabots est d’une richesse remarquable.
    Il reflète la diversité des métiers et des techniques : varlope, riflard, noisette, rabot à recaler, guillaume, feuilleret, bouvet… Chaque terme renvoie à une fonction précise, et comprendre ce langage permet de décrypter les catalogues anciens, d’identifier les pièces en brocante et d’apprécier pleinement la subtilité de ces outils.

    III. Une typologie aussi vaste que les métiers du bois

    La variété des rabots anciens est telle qu’elle constitue à elle seule un champ d’étude.
    Les outils destinés au corroyage, comme la varlope ou le riflard, servent à dresser et à aplanir les pièces de bois.
    Ceux de finition permettent d’obtenir des surfaces impeccables ou des ajustements d’une grande finesse.
    Les rabots d’assemblage, tels que les guillaumes ou les feuillerets, sont conçus pour créer rainures, feuillures et autres profils indispensables aux menuiseries traditionnelles.
    Les rabots à moulures, souvent d’une grande beauté, permettent de sculpter des profils décoratifs complexes.
    Enfin, les rabots spéciaux, qu’ils soient ronds, à dents ou miniatures, répondent aux besoins très spécifiques des luthiers, tonneliers, encadreurs ou chaisiers.
    Certains modèles sont devenus emblématiques et particulièrement recherchés : les varlopes en cormier, les rabots à moulures à plusieurs fers, les rabots à corne allemands, les célèbres Stanley n°4 ou encore les outils décorés ou signés par des artisans renommés.

    IV. Matériaux et savoir-faire : du bois à la fonte

    Les fûts des rabots anciens sont généralement réalisés dans des essences dures et stables, comme le hêtre, le charme, le cormier ou le buis.
    Le choix du bois dépend de sa résistance à l’usure, de sa capacité à glisser sur la pièce travaillée et de sa stabilité dans le temps. Certains modèles comportent des semelles rapportées ou des assemblages complexes destinés à renforcer l’outil.
    Les fers, quant à eux, témoignent de l’évolution de la métallurgie. Les premiers aciers doux ont progressivement laissé place à des aciers trempés puis alliés, offrant une meilleure tenue de coupe et une plus grande longévité. La qualité de la trempe, la signature du forgeron ou la marque du fabricant constituent aujourd’hui des indices précieux pour les collectionneurs.
    L’apparition des rabots métalliques au XIXᵉ siècle marque un tournant.
    La fonte et le laiton permettent des réglages plus précis et une standardisation des modèles. Les innovations de fabricants comme Stanley ou Record transforment durablement l’ergonomie et l’efficacité de l’outil.
    Si les matériaux modernes ont depuis fait leur apparition, les collectionneurs restent attachés aux modèles traditionnels, dont la patine et la présence racontent une histoire.

    V. Marques, poinçons et signatures : un monde à décrypter des objets de métiers à découvrir

    Les fabricants français ont laissé une empreinte importante dans l’histoire du rabot. Goldenberg, Peugeot, Coulaux, Somborn ou encore la Forge Royale ont produit des outils d’une grande qualité, souvent reconnaissables à leurs poinçons caractéristiques.
    Leurs catalogues anciens, aujourd’hui recherchés, constituent des sources précieuses pour identifier et dater les modèles.
    À l’étranger, les traditions anglaises, américaines ou allemandes ont donné naissance à des marques tout aussi prestigieuses.
    Les rabots Norris, Record, Mathieson, Stanley Rule & Level ou Ulmia sont devenus des références pour les amateurs. Savoir lire les marques, repérer les signatures sur les fers, comprendre les numéros de série ou les symboles de corporation fait partie des compétences essentielles du collectionneur averti.

    VI. Les gestes et les usages : un savoir-faire vivant

    Utiliser un rabot ancien, c’est renouer avec des gestes transmis de génération en génération.
    Le réglage du fer, l’angle d’attaque, la prise en main ou le sens du fil du bois déterminent la qualité du copeau obtenu.
    Le travail du bois à la main suit une progression précise, du dégrossissage à la finition, en passant par la réalisation des assemblages ou des moulures.
    Chaque opération exige un outil adapté et une grande maîtrise.
    L’affûtage et les réglages fins constituent une étape essentielle. Un fer parfaitement affûté, un contre-fer bien positionné et une semelle entretenue transforment un rabot ancien en un outil d’une efficacité remarquable, capable de rivaliser avec les modèles modernes.

    VII. Collectionner, identifier, évaluer

    La valeur d’un rabot ancien dépend de nombreux critères : sa rareté, son état de conservation, l’authenticité de ses éléments, la présence d’une marque identifiable, la qualité des matériaux ou encore la provenance.
    L’identification repose sur l’analyse des formes, des techniques de fabrication et des marques, ainsi que sur la comparaison avec les catalogues anciens ou les collections de référence.
    Le marché n’est pas exempt de pièges. Les restaurations trop invasives, les pièces rapportées ou les copies peuvent tromper les débutants.
    L’achat en brocante, en salle des ventes ou en ligne demande donc prudence et connaissance.

    VIII. Entretenir et restaurer : préserver l’âme de l’outil

    L’entretien d’un rabot ancien doit toujours respecter sa patine et son authenticité.
    Un nettoyage doux, une protection contre la rouille, un stockage dans un environnement stable suffisent souvent à préserver l’outil.
    La restauration, lorsqu’elle s’impose, doit rester mesurée : réparer une fente, dérouiller un fer, ajuster une semelle ou affûter une lame sont des interventions légitimes, à condition de ne pas altérer l’histoire de l’objet.
    La conservation à long terme passe par un contrôle de l’humidité, une protection contre les insectes et une présentation adaptée, qu’il s’agisse d’une vitrine, d’un support mural ou d’un inventaire soigneusement tenu.

    IX. Un marché dynamique et passionné

    Le marché des rabots anciens connaît aujourd’hui un véritable engouement.
    Les brocantes, les vide-greniers, les ventes aux enchères et les plateformes en ligne regorgent de pièces intéressantes, tandis que les réseaux de collectionneurs échangent conseils, trouvailles et connaissances.
    La mode vintage, l’intérêt croissant pour les métiers d’art et la redécouverte des gestes manuels contribuent à cette dynamique.

    X. Pour nos amis " rabovarlophiles " ( collectionneurs de rabots et de varlopes)... 

    Collectionner les rabots anciens, c’est bien plus qu’accumuler des objets : c’est préserver un patrimoine, comprendre un métier, et parfois même retrouver le plaisir du geste.
    Ces outils racontent l’histoire des artisans qui les ont tenus, des meubles qu’ils ont façonnés et des traditions qu’ils ont perpétuées.
    Ils invitent à explorer un monde où la main et la matière dialoguent, et où chaque copeau porte la trace d’un savoir-faire précieux.  
    © Ma Petite Brocante en Ligne - duplication interdite
  • Saturday 24 January 2026 - 14:26
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  • Thursday 22 January 2026 - 01:00

    Why there’s no European Google?

    And why it is a good thing!

    With some adjustments, this post is mostly a translation of a post I published in French three years ago. In light of the European Commission’s "call for evidence on Open Source," and as a professor of "Open Source Strategies" at École Polytechnique de Louvain, I thought it was a good idea to translate it into English as a public answer to that call.

    Google (sorry, Alphabet), Facebook (sorry, Meta), Twitter (sorry, X), Netflix, Amazon, Microsoft. All those giants are part of our daily personal and professional lives. We may even not interact with anything else but them. All are 100% American companies.

    China is not totally forgotten, with Alibaba, TikTok, and some services less popular in Europe yet used by billions worldwide.

    What about European tech champions? Nearly nothing, to the great sadness of politicians who believe that the success of a society is measured by the number of billionaires it creates.

    Despite having few tech-billionaires, Europe is far from ridiculous. In fact, it’s the opposite: Europe is the central place that allowed most of our tech to flourish.

    The Internet, the interconnection of most of the computers in the world, has existed since the late sixties. But no protocol existed to actually exploit that network, to explore and search for information. At the time, you needed to know exactly what you wanted and where to find it. That’s why the USA tried to develop a protocol called "Gopher."

    At the same time, the "World Wide Web," composed of the HTTP protocol and the HTML format, was invented by a British citizen and a Belgian citizen who were working in a European research facility located in Switzerland. But the building was on the border with France, and there’s much historical evidence pointing to the Web and its first server having been invented in France.

    It’s hard to be more European than the Web! It looks like the Official European Joke! (And, yes, I consider Brits Europeans. They will join us back, we miss them, I promise.)

    Gopher is still used by a few hobbyists (like yours trully), but it never truly became popular, except for a very short time in some parts of America. One of the reasons might have been that Gopher’s creators wanted to keep their rights to it and license any related software, unlike the European Web, which conquered the world because it was offered as a common good instead of seeking short-term profits.

    While Robert Cailliau and Tim Berners-Lee were busy inventing the World Wide Web in their CERN office, a Swedish-speaking Finnish student started to code an operating system and make it available to everyone under the name "Linux." Today, Linux is probably the most popular operating system in the world. It runs on any Android smartphone, is used in most data centers, in most of your appliances, in satellites, in watches and is the operating system of choice for many of the programmers who write the code you use to run your business. Its creator, the European Linus Torvalds, is not a billionaire. And he’s very happy about it: he never wanted to become one. He continued coding and wrote the "git" software, which is probably used by 100% of the software developers around the world. Like Linux, Git is part of the common good: you can use it freely, you can modify it, you can redistribute it, you can sell it. The only thing you cannot do? Privatize it. This is called "copyleft."

    In 2017, a decentralized and ethical alternative to Twitter appeared: Mastodon. Its creator? A German student, born in Russia, who had the goal of allowing social network users to leave monopolies to have humane conversations without being spied on and bombarded with advertising or pushed-by-algorithm fake news. Like Linux, like git, Mastodon is copyleft and now part of the common goods.

    Allowing human-scale discussion with privacy and without advertising was also the main motivation behind the Gemini protocol (whose name has since been hijacked by Google AI). Gemini is a stripped-down version of the Web which, by design, is considered definitive. Everybody can write Gemini-related software without having to update it in the future. The goal is not to attract billions of users but to be there for those who need it, even in the distant future. The creator of the Gemini protocol wishes to remain anonymous, but we know that the project started while he was living in Finland.

    I could continue with the famous VLC media player, probably the most popular media player in the world. Its creator, the Frenchman Jean-Baptiste Kempf, refused many offers that would have made him a very rich man. But he wanted to keep VLC a copyleft tool part of the common goods.

    Don’t forget LibreOffice, the copyleft office suite maintained by hundreds of contributors around the world under the umbrella of the Document Foundation, a German institution.

    We often hear that Europeans don’t have, like Americans, the "success culture." Those examples, and there are many more, prove the opposite. Europeans like success. But they often don’t consider "winning against the whole society" as one. Instead, they tend to consider success a collective endeavour. Success is when your work is recognized long after you are gone, when it benefits every citizen. Europeans dream big: they hope that their work will benefit humankind as a whole!

    We don’t want a European Google Maps! We want our institutions at all levels to contribute to OpenStreetMap (which was created by a British citizen, by the way).

    Google, Microsoft, Facebook may disappear tomorrow. It is even very probable that they will not exist in fourty or fifty years. It would even be a good thing. But could you imagine the world without the Web? Without HTML? Without Linux?

    Those European endeavours are now a fundamental infrastructure of all humanity. Those technologies are definitely part of our long-term history.

    In the media, success is often reduced to the size of a company or the bank account of its founder. Can we just stop equating success with short-term economic growth? What if we used usefulness and longevity? What if we gave more value to the fundamental technological infrastructure instead of the shiny new marketing gimmick used to empty naive wallets? Well, I guess that if we changed how we measure success, Europe would be incredibly successful.

    And, as Europeans, we could even be proud of it. Proud of our inventions. Proud of how we contribute to the common good instead of considering ourselves American vassals.

    Some are proud because they made a lot of money while cutting down a forest. Others are proud because they are planting trees that will produce the oxygen breathed by their grandchildren. What if success was not privatizing resources but instead contributing to the commons, to make it each day better, richer, stronger?

    The choice is ours. We simply need to choose whom we admire. Whom we want to recognize as successful. Whom we aspire to be when we grow up. We need to sing the praises of our true heroes: those who contribute to our commons.

    About the author

    I’m Ploum, a writer and an engineer. I like to explore how technology impacts society. You can subscribe by email or by rss. I value privacy and never share your adress.

    I write science-fiction novels in French. For Bikepunk, my new post-apocalyptic-cyclist book, my publisher is looking for contacts in other countries to distribute it in languages other than French. If you can help, contact me!

  • Tuesday 20 January 2026 - 11:51

    Le maillage interne représente l’ensemble des liens internes qui connectent les différentes pages d’un même site web. Cette structure de liens hypertextes internes, entièrement sous votre contrôle, permet de guider efficacement les robots des moteurs de recherche, tels que Google, tout en améliorant votre référencement naturel (SEO). Vous cherchez à booster votre visibilité ? Le maillage interne SEO est une stratégie puissante qui optimise la distribution du jus de lien (link juice). Il facilite l’indexation des pages cibles, renforce l’autorité de vos contenus prioritaires et améliore l’expérience utilisateur en proposant des liens pertinents et des ancres naturelles. En connectant intelligemment vos pages grâce à un maillage interne efficace, vous orientez le budget crawl des robots, réduisez le taux de rebond et transmettez l’autorité des liens entrants internes. Tout cela contribue à un meilleur positionnement global de votre site. Pourquoi le maillage interne est un levier SEO sous-exploité Vous consacrez beaucoup de temps et de budget à obtenir des backlinks et des liens externes, mais il est fréquent de négliger le maillage interne. Pourtant, ce levier est à la fois gratuit et puissant, capable de booster votre référencement de 20 à 50 % sur des pages cibles stratégiques. Contrairement aux liens payants ou difficiles à obtenir, un maillage interne optimisé permet de redistribuer efficacement le link juice des pages les plus fortes vers vos contenus prioritaires. Cela facilite l’exploration par les robots, tout en incitant vos visiteurs à cliquer sur des liens pertinents. Résultat : un trafic organique accru, un temps passé sur le site prolongé et des conversions améliorées, sans effort supplémentaire. Imaginez la différence : auparavant, vos visiteurs quittaient votre site après une seule page. Après optimisation, ils explorent plusieurs contenus reliés, ce qui augmente le nombre de pages vues par session et envoie des signaux positifs à Google. À qui s’adresse ce guide sur le maillage interne ? Ce guide est conçu pour : Les TPE et PME souhaitant améliorer la visibilité de leurs services locaux. Les e-commerçants cherchant à dynamiser leurs fiches produits grâce à des liens internes. Les sites B2B désireux de renforcer l’autorité de leurs pages piliers. Les blogs qui souhaitent fluidifier la navigation thématique et fidéliser leurs lecteurs. En appliquant ces conseils, vous améliorerez la circulation du trafic vers vos pages critiques, favoriserez l’indexation prioritaire des contenus à fort ROI et offrirez une expérience utilisateur qui maximise les conversions. Ce que vous allez apprendre (et les résultats que vous pouvez attendre) Voici les avantages concrets d’un maillage interne optimisé : Amélioration des positions SERP sur vos pages stratégiques grâce à une meilleure transmission d’autorité via les liens internes. Réduction du taux de rebond de 20 à 30 %, en proposant des ancres contextuelles captivantes. Augmentation du nombre de pages vues par session, prolongeant le temps passé sur votre site et augmentant les conversions. Meilleure compréhension de votre site par Google, avec un budget crawl mieux alloué à vos contenus prioritaires. Transformation de votre site : d’un labyrinthe complexe, il devient une structure claire et organisée comme un cocon sémantique, facilitant l’indexation et améliorant vos classements. Maillage interne : définitions et principes clés Avant de développer votre stratégie de maillage interne, il est essentiel de maîtriser ses fondamentaux. Cette section vous offre une compréhension claire du concept, même si vous êtes novice en SEO. Qu’est-ce que le maillage interne (définition simple) ? Le maillage interne correspond à l’ensemble des liens hypertextes qui relient les différentes pages d’un même site web, toutes rattachées au même nom de domaine. En d’autres termes, ce sont les liens internes que vous créez pour connecter vos contenus entre eux et guider vos visiteurs. On distingue trois types principaux de connexions sur un site : Les liens internes contextuels : placés directement dans le texte d’un article, ils renvoient vers une autre page pertinente (par exemple, un article sur la nutrition qui redirige vers une page dédiée aux services de « Conseil en régime alimentaire »). Les liens du menu : situés dans la navigation principale ou le footer, ces liens permettent d’accéder aux sections essentielles de votre site. Les liens externes : ceux qui pointent vers d’autres domaines. Attention, ils ne contribuent pas au maillage interne mais influencent votre profil de backlinks. Par exemple, si vous rédigez un article intitulé « 10 conseils pour une peau saine » et que vous incluez un lien vers votre page « Soins du visage », vous créez un lien pertinent qui améliore votre maillage interne tout en guidant vos lecteurs vers une offre commerciale. Comment Google lit et utilise vos liens internes Pour comprendre l’importance de vos liens internes, imaginez Google comme un visiteur explorant votre site : il suit chaque lien interne, identifie les pages les plus liées et en conclut qu’elles sont importantes. C’est le principe du PageRank interne (ou « jus de lien »). Voici le fonctionnement : chaque lien interne transmet une part d’autorité (ou « crédit ») de la page source vers la page cible. Par exemple, une page d’accueil très visitée, recevant de nombreux liens entrants externes, possède un crédit qu’elle peut partager. Si elle inclut un lien interne vers une page produit, elle transfère ce crédit à cette page cible, renforçant son autorité aux yeux de Google. Les liens internes jouent également un rôle clé pour Google : Découvrir toutes vos pages, même celles moins visitées, en les connectant à des pages plus accessibles. Comprendre la structure de votre site et les relations thématiques entre vos contenus. Prioriser l’exploration : une page bénéficiant de plusieurs liens internes pertinents sera crawlée plus fréquemment. Évaluer l’importance relative : une page accumulant des liens de qualité sera perçue comme essentielle pour votre domaine. En résumé, si vous dirigez de nombreux liens internes vers une page cible en utilisant des ancres pertinentes, vous indiquez à Google que cette page mérite une attention particulière. Maillage interne, arborescence et UX : comment tout se connecte Le maillage interne fait partie intégrante de l’architecture globale de votre site. L’arborescence de votre site, c’est-à-dire sa structure hiérarchique, organise vos pages, tandis que le maillage interne les connecte concrètement. Voici les trois niveaux principaux d’architecture : Le menu principal : la navigation de haut niveau qui relie la page d’accueil aux grandes sections du site. Les breadcrumbs (fil d’Ariane) : un chemin de navigation visible qui aide les utilisateurs et les robots à remonter la hiérarchie. Les liens contextuels : insérés dans vos contenus, tels que des articles liés ou des appels à l’action. Le maillage interne dépasse le simple menu : il constitue un écosystème où liens internes, structure de navigation et contenu travaillent en harmonie. Par exemple, un bloc « Articles connexes » sous un article de blog, une suggestion « Voir aussi » sur une fiche produit, ou un lien interne dans un paragraphe sont des outils d’optimisation qui fluidifient l’expérience utilisateur. Cette cohésion entre structure de liens, contenus thématiques et ergonomie de navigation crée un environnement où Google peut facilement comprendre votre site, tandis que vos visiteurs trouvent rapidement ce qu’ils cherchent. Les avantages concrets d’un maillage interne bien pensé Vous avez maintenant les bases ; passons aux retours sur investissement tangibles d’un maillage interne bien structuré. En plus de l’indexation, ce processus combine le SEO technique, la satisfaction des visiteurs et la croissance de votre activité pour offrir des résultats mesurables, comme une augmentation de 30 à 80 % du trafic organique sur vos pages stratégiques. Améliorer la navigation et l’expérience utilisateur Vos liens internes créent des parcours fluides, guidant les utilisateurs vers des contenus complémentaires et réduisant le pogo-sticking (retour immédiat aux résultats de recherche). Cela permet de prolonger les sessions tout en renforçant la confiance en votre expertise. Exemple concret : un visiteur arrive sur votre page « Recettes vegan » (page X), clique sur un lien interne vers « Bienfaits des protéines végétales » (article Y), puis découvre votre offre « Coaching nutrition » (page de conversion). Ce flux naturel multiplie les interactions sans friction. Optimiser le SEO : meilleure indexation, meilleure compréhension du site Un maillage interne structuré accélère l’indexation des pages profondes (situées à plus de trois clics de la page d’accueil), aide Google à comprendre vos thématiques et cible les intentions de recherche spécifiques. Vos pages deviennent plus pertinentes pour des requêtes précises, comme « recette vegan protéinée facile », plutôt que des termes génériques et très concurrentiels. En reliant logiquement vos contenus, vous démontrez à Google la profondeur de votre expertise, ce qui favorise un meilleur classement sur des mots-clés qualifiés et génère un trafic plus engagé. Redistribuer le « jus de lien » vers vos pages stratégiques Le « jus de lien » (ou link juice) représente l’autorité transmise par vos pages à fort potentiel – telles que votre page d’accueil ou vos articles à fort trafic – vers des destinations choisies via liens internes. Cela permet d’augmenter l’autorité de vos pages stratégiques (services, fiches produits, etc.) sans dépendre uniquement des backlinks externes. Par exemple, un article viral peut inclure un lien vers votre fiche produit phare : cette dernière profite directement de l’autorité accumulée, ce qui lui permet de grimper dans les résultats de recherche (SERP) et d’attirer davantage de clics qualifiés. Soutenir vos conversions et vos objectifs business Ajoutez des liens internes vers des CTA (appels à l’action) comme « Demander un devis » ou « Ajouter au panier » au sein de vos contenus. Ces liens remontent naturellement dans le parcours utilisateur, augmentant les inscriptions, les ventes et les leads. Un site avec un maillage interne optimisé améliore ses conversions grâce à une navigation intuitive qui guide les visiteurs vers des pages à forte valeur ajoutée pour votre ROI. Concevoir votre stratégie de maillage interne avant de placer des liens Ne vous précipitez pas dans l’ajout massif de liens internes. Une stratégie de maillage interne efficace repose sur une cartographie bien pensée de vos priorités. Cela permet de maximiser l’impact tout en évitant de diluer vos efforts. Identifier vos pages « money » et vos contenus d’autorité Commencez par identifier vos pages money, celles qui génèrent directement du chiffre d’affaires. Cela inclut les fiches produits phares, les pages de services, les catégories e-commerce ou encore les landing pages dédiées à la capture de leads. Ajoutez également vos contenus d’autorité, tels que des guides détaillés, des études de cas, des articles générant un fort trafic ou des ressources populaires à télécharger. Ces contenus attirent naturellement un volume important de visiteurs. Ces pages doivent être vos cibles principales pour recevoir un flux concentré de liens internes, afin de concentrer l’autorité sur ce qui est réellement essentiel pour votre activité. Cartographier vos thématiques et familles de contenus Regroupez vos contenus dans des silos thématiques ou familles de sujets. Par exemple, un silo « SEO » peut inclure des contenus sur l’audit technique, la rédaction web, le netlinking et les outils SEO. Créez une carte simple, soit sur papier, soit avec un outil comme Lucidchart. Elle doit inclure une page centrale par silo, entourée de pages satellites, afin de visualiser les connexions futures et de former des cocons sémantiques cohérents. Cette vue d’ensemble met en lumière les opportunités de créer des liens pertinents au sein d’un même silo, renforçant ainsi la cohérence thématique sans disperser l’autorité. Définir les rôles de chaque type de page dans le maillage Attribuez des rôles spécifiques à chaque type de page : Pages hub (ou piliers) : elles centralisent l’autorité d’un silo et établissent des liens vers les autres pages. Pages satellites : elles détaillent des sujets précis et renvoient au hub pour consolider le thème. Pages transactionnelles : dédiées aux ventes ou aux actions comme le contact. Les pages satellites peuvent se croiser entre elles, si cela est pertinent, tout en renvoyant systématiquement au hub. Par exemple, votre hub « Guide SEO 2026 » pourrait lier vers des satellites comme « Audit avec Screaming Frog » et « Robots.txt optimisé ». Ces satellites renverraient à leur tour vers le hub ainsi qu’à une page « Tarifs consulting SEO ». Ce flux circulaire d’autorité garantit que chaque type de page nourrit les autres de manière stratégique. Bonnes pratiques de maillage interne pour booster votre référencement Mettez en œuvre ces règles pratiques pour un maillage interne SEO efficace. En les appliquant étape par étape, vous obtiendrez rapidement des gains en visibilité et améliorerez la navigation sur votre site. La structure en silos et en contenus piliers (topic clusters) Organisez votre site en silos thématiques. Une page pilier, qui sert de guide exhaustif sur un sujet large, attire le trafic. Les contenus satellites (articles détaillés) renvoient vers cette page pilier tout en créant des liens entre eux. Cette approche de topic clusters met en avant votre expertise approfondie sur un thème spécifique, ce qui améliore le classement global de votre site dans les résultats de recherche. La règle des trois clics : mythe ou repère utile ? La « règle des trois clics » n’est pas une exigence de Google, mais un bon repère pratique. Veillez à ce que vos pages importantes soient accessibles en 3 à 4 clics maximum depuis la page d’accueil. Cela favorise leur crawl par les moteurs de recherche et améliore l’expérience utilisateur. Évitez d’enterrer vos contenus stratégiques dans des niveaux trop profonds de votre arborescence. Utilisez des liens contextuels directs depuis des pages principales pour les mettre en avant. Multiplier les liens contextuels (dans le corps du texte) Les liens contextuels insérés directement dans le corps de vos textes ont plus de poids SEO que ceux placés dans une sidebar ou un footer. Ils apportent un contexte sémantique fort. Intégrez-les de manière naturelle. Par exemple : « Pour auditer votre site, utilisez Screaming Frog, cet outil gratuit, idéal pour débutants. » ou « Configurez votre fichier robots.txt pour mieux contrôler le crawl. » Utiliser des ancres de lien optimisées… mais naturelles Variez vos ancres de lien pour un profil naturel. Utilisez des mots-clés exacts (5-10 %), des variantes sémantiques, des ancres de marque ou des descriptions comme « guide complet audit SEO ». Évitez la sur-optimisation en répétant systématiquement la même ancre exacte. Cela pourrait déclencher les filtres de Google. Une variété d’ancres assure un référencement plus pertinent et naturel. Valoriser les pages fortes pour pousser les pages faibles Pour optimiser votre stratégie, commencez par identifier vos pages à fort trafic ou visibilité grâce à des outils comme Search Console. Une fois repérées, ajoutez entre 2 et 4 liens internes bien ciblés vers vos pages qui sous-performent. Placez ces liens dans des « zones chaudes » telles que les premiers paragraphes pour maximiser leur impact. Veillez à intégrer ces liens de manière naturelle et fluide, par exemple avec des phrases comme « Complétez avec notre étude de cas ». Cela garantit une meilleure lisibilité tout en renforçant votre maillage interne. Penser maillage interne dès la création de nouveaux contenus Adoptez une approche proactive pour le maillage interne à chaque nouvelle publication. Voici une mini-checklist éditoriale à suivre : Ajoutez entre 3 et 5 liens internes vers des contenus existants pertinents directement dans le corps du texte. Revenez sur 5 à 10 anciens articles connexes et insérez un lien vers votre nouveau contenu. Assurez-vous que les ancres de liens internes soient cohérentes avec la thématique. Testez la navigation entre la nouvelle page et vos pages stratégiques (pages money). En appliquant cette méthode systématique, vous renforcerez efficacement votre structure de liens internes tout en économisant du temps et des efforts. Adapter votre maillage interne à votre type de site Les principes universels du maillage interne doivent être adaptés à la typologie de votre site. Personnalisez votre optimisation du maillage interne en fonction de votre structure pour obtenir des résultats optimaux en SEO et en conversions. Maillage interne pour un site vitrine / B2B Pour un site vitrine ou B2B, reliez vos pages de services à des cas clients concrets, des articles de blog thématiques, la page « À propos » ainsi qu’à des formulaires de contact ou de devis. Cela permet de créer un parcours de confiance fluide pour vos visiteurs. L’objectif est d’amener le prospect B2B vers une prise de contact qualifiée grâce à des liens contextuels stratégiques. Exemple de parcours idéal : page d’accueil → article de blog « Étude de cas client X » → page service détaillée → CTA « Demander un devis gratuit ». Ce parcours fluidifie la navigation tout en renforçant votre crédibilité dans le secteur. Maillage interne pour un site e-commerce Pour un site e-commerce, il est essentiel de travailler les connexions entre les catégories principales, les sous-catégories, les fiches produits et les contenus utiles tels que les guides d’achat ou les comparatifs. Ces éléments permettent de booster les ventes croisées. Les modules comme « Produits associés », « Catégories liées » ou les listings produits dynamiques diffusent l’autorité vers vos best-sellers. Ces blocs favorisent le cross-selling tout en aidant les robots des moteurs de recherche à explorer l’ensemble de votre catalogue, évitant ainsi les pages orphelines. Maillage interne pour un blog ou média de contenu Pour un blog ou un média de contenu, structurez votre maillage autour de thématiques fortes en créant des pages piliers (dossiers complets). Ces pages doivent inclure des liens vers des articles récents ou anciens, ainsi que des blocs comme « Pour aller plus loin », « Les plus lus » ou des suggestions connexes. Ces boucles thématiques retiennent les lecteurs tout en consolidant votre autorité éditoriale. À chaque article, liez vers une page pilier et 2 à 3 contenus complémentaires. Cela encourage une exploration prolongée et améliore la captation de trafic sur des requêtes de longue traîne. Erreurs fréquentes dans le maillage interne (et comment les corriger) Évitez les pièges qui sabotent votre maillage interne web et compromettent vos efforts SEO. Identifiez ces erreurs et corrigez-les pour obtenir un impact positif immédiat. Ajouter trop de liens internes (et diluer le signal) Ajouter un trop grand nombre de liens internes sur une page nuit à la lisibilité et dilue la valeur du PageRank. En effet, chaque lien reçoit alors moins de valeur, et l’utilisateur peut se sentir perdu face à cette abondance. Une bonne pratique consiste à limiter à 3 à 7 liens pertinents par tranche de 1000 mots, en privilégiant toujours la qualité sur la quantité. Réalisez un audit pour identifier et supprimer les liens excessifs, en vous concentrant sur ceux qui apportent une réelle valeur. Utiliser des ancres vagues : « cliquez ici », « en savoir plus » Les ancres génériques telles que « cliquez ici » ou « lire la suite » manquent de contexte sémantique pour Google et peuvent frustrer les utilisateurs, qui ne savent pas clairement où elles mènent. Par exemple : Avant : « En savoir plus » Après : « Découvrez notre guide audit SEO » Ce type d’ancre enrichit le signal thématique, améliore l’expérience utilisateur et augmente les chances de clics. Négliger la cohérence thématique des liens Lier des contenus sans logique thématique peut perturber les robots de recherche et nuire à l’expérience utilisateur. Par exemple, un article sur la cuisine ne devrait pas rediriger vers une page sur les finances, sauf s’il existe une raison valable. Vérifiez chaque lien interne pour vous assurer qu’il répond à un besoin naturel du lecteur. Par exemple, reliez un article sur les « recettes vegan » à une page sur les « ingrédients alternatifs » pour créer une navigation fluide et logique. Multiplier les liens en footer ou en sidebar sans logique Des listes exhaustives de liens dans le footer ou les sidebars (comme les blogrolls) peuvent diluer l’autorité de votre site et créer un bruit inutile pour l’utilisateur. Optez plutôt pour des sélections ciblées, avec 3 à 5 liens par section, thématisés pour guider efficacement l’utilisateur. Vous pouvez également utiliser des menus contextuels dynamiques pour concevoir une structure de liens claire et pertinente. Oublier de mettre à jour le maillage lors des refontes / suppressions de pages Lors des refontes de sites, il est fréquent de rencontrer des liens cassés, des erreurs 404 ou encore des redirections en chaîne. Ces problèmes peuvent non seulement gaspiller le crawl des moteurs de recherche, mais aussi frustrer vos visiteurs. Pour éviter cela, utilisez un outil comme Screaming Frog afin de crawler votre site. Cela vous permettra d’identifier les URLs orphelines ou brisées. Ensuite, implémentez des redirections 301 propres pour corriger ces erreurs. N’oubliez pas également de mettre à jour votre fichier robots.txt ainsi que votre sitemap afin d’assurer une reprise rapide et efficace de votre site par les moteurs de recherche. Évaluer et optimiser votre maillage interne dans le temps Transformez votre maillage interne en un processus continu : réalisez des audits réguliers et ajustez vos liens pour éviter l’obsolescence et tirer parti des évolutions de trafic. Cela vous permettra de maintenir une structure performante et adaptée à vos objectifs. Auditer régulièrement vos liens internes avec un crawler Pour analyser votre maillage interne, utilisez des outils comme Screaming Frog. Ces outils permettent de cartographier tous vos liens internes, d’exporter les listes de liens sortants et entrants par page, et d’identifier des problématiques telles que : Les pages orphelines (sans lien entrant). Les pages ayant une profondeur excessive (plus de 3 clics). Les liens cassés (erreurs 404, 5xx). Planifiez un audit trimestriel pour les sites dynamiques ou semestriel pour les autres. Croisez ces données avec les logs serveur pour visualiser le flux réel de crawl et ainsi optimiser votre structure interne. Suivre quelques KPIs simples pour mesurer l’impact Surveillez des indicateurs clés grâce à Google Analytics et Search Console : Pages vues par session : une augmentation témoigne d’une navigation fluide facilitée par vos liens internes. Temps moyen sur les pages clés : une progression indique une meilleure rétention grâce à des connexions pertinentes. Nombre de pages d’entrée organiques : une hausse montre que vos pages profondes attirent davantage de trafic direct. Évolution des positions dans les SERP : des gains sur les pages optimisées confirment une redistribution efficace de l’autorité. Analysez ces données : si les KPIs stagnent malgré vos efforts, affinez vos ancres ou ciblez mieux les pages stratégiques. Utiliser des outils pour visualiser et piloter le maillage interne Exploitez des outils comme OnCrawl ou des modules intégrés à votre CMS pour générer des graphes de structure de liens internes. Ces outils permettent de : Visualiser les nœuds centraux (pages avec un fort nombre de liens entrants). Identifier les zones isolées. Analyser les flux d’équité des liens via des diagrammes PageRank. Ces visualisations mettent en lumière les déséquilibres, comme un silo sous-lié, et vous aident à effectuer des ajustements précis pour une optimisation continue. Plan d’action : améliorer votre maillage interne en 30 jours Transformez votre stratégie de maillage interne en seulement 30 jours grâce à ce plan structuré. En suivant ces étapes, vous pourrez constater des améliorations concrètes sur votre trafic organique. Semaine 1 : cartographier vos contenus et prioriser les pages stratégiques La première étape consiste à réaliser un inventaire complet de votre site. Utilisez des outils comme Screaming Frog ou Ahrefs Site Audit pour analyser l’intégralité de vos URL, leur profondeur de clic et les liens internes existants. Exportez un rapport détaillé pour avoir une vue d’ensemble. Classez vos contenus par type (services, articles, produits, pages informatives) et identifiez 10 à 20 pages stratégiques, aussi appelées pages money. Ces pages représentent vos best-sellers, articles piliers ou landing pages à forte conversion. Ensuite, élaborez un schéma de silos thématiques en regroupant vos contenus par thématique ou intention de recherche. Cela vous aidera à visualiser les connexions stratégiques à établir. Semaine 2 : corriger les erreurs majeures et les liens cassés Avant d’optimiser, commencez par nettoyer. Identifiez et corrigez les liens cassés (erreurs 404) grâce à des redirections 301 ou en supprimant les liens vers des pages orphelines. Rationalisez les liens internes en enlevant ceux qui sont excessifs ou inutiles, notamment dans les footers ou sidebars, en ne gardant que 3 à 5 liens pertinents par section. Examinez vos pages à fort trafic (via Google Analytics) et améliorez les ancres de liens. Remplacez les termes vagues comme « cliquez ici » ou « en savoir plus » par des expressions descriptives alignées sur vos objectifs et vos pages cibles. Semaine 3 : renforcer le maillage autour de vos pages clés À ce stade, concentrez-vous sur le renforcement de votre stratégie. Identifiez 5 à 10 pages générant beaucoup de trafic et ajoutez-y 2 à 4 liens internes contextuels vers vos pages money. Placez ces liens dans les premiers paragraphes pour maximiser leur impact et la transmission de PageRank. Créez ou optimisez 2 à 3 pages piliers, qui serviront de guides complets centralisant l’autorité d’un silo. Ces pages doivent inclure des liens vers des articles satellites ou complémentaires. Assurez-vous que chaque nouveau lien respecte la logique thématique et répond à un besoin réel du lecteur, garantissant ainsi une bonne expérience utilisateur (UX). Semaine 4 : mettre en place une routine de maillage interne Pour pérenniser vos efforts, formalisez une checklist de maillage interne à suivre pour chaque nouveau contenu publié : Insérez 2 à 3 liens internes sortants vers des contenus existants pertinents dans le corps du texte. Ajoutez 5 à 10 liens internes entrants depuis des contenus existants vers ce nouveau contenu. Assurez-vous que la profondeur de clic reste inférieure ou égale à 3 depuis la page d’accueil. Validez les ancres de liens : elles doivent être variées, descriptives et non génériques. Enfin, planifiez un mini-audit trimestriel pour identifier les éventuelles dérives, comme les nouvelles pages orphelines, et corrigez-les. Intégrez le maillage interne comme une routine automatique dans votre workflow éditorial. C’est essentiel pour maintenir et amplifier les résultats obtenus. Conclusion : faire du maillage interne un réflexe SEO Le maillage interne est un levier SEO à la fois simple, gratuit et souvent sous-exploité. Il peut pourtant booster durablement votre visibilité en guidant efficacement les robots des moteurs de recherche et vos visiteurs vers vos contenus prioritaires. À mesure que votre site s’enrichit avec de nouveaux articles et pages, pensez à l’entretenir comme un réseau vivant. Un maillage interne négligé finit par stagner, tandis qu’un maillage actif peut véritablement propulser vos rankings et vos conversions sur le long terme. Les 3 actions à lancer dès aujourd’hui Ne remettez pas à demain ce que vous pouvez faire aujourd’hui : voici trois actions rapides à mettre en œuvre immédiatement : Repérez 5 pages stratégiques qui sous-performent et ajoutez-y 3 liens internes depuis vos pages à fort trafic. Utilisez des ancres descriptives pour optimiser leur pertinence. Réalisez un crawl rapide avec un outil comme Screaming Frog afin d’identifier et corriger les liens cassés ou erreurs 404 internes. Créez une checklist éditoriale de 5 points pour tout nouveau contenu. Assurez-vous qu’elle intègre systématiquement des stratégies de maillage interne. Ces étapes simples prennent moins d’une heure chacune et peuvent produire des résultats visibles en seulement quelques semaines. Aller plus loin : industrialiser votre maillage interne Pour aller plus loin, professionnalisez votre approche. Voici quelques pistes : Développez des templates de contenu pré-maillés que votre équipe pourra utiliser pour gagner en efficacité. Formez vos collaborateurs à intégrer naturellement des liens internes dans leurs contenus. Automatisez votre maillage interne grâce à des plugins CMS ou des tableaux de bord dédiés, qui permettent de visualiser les flux en temps réel.

    L’article Maillage interne : la stratégie pour booster votre référencement est apparu en premier sur Brioude.

  • Monday 19 January 2026 - 08:43
    À Lyon, la concurrence numérique ne cesse de s’intensifier. Pour se démarquer, il devient essentiel pour chaque entreprise d’optimiser sa
  • Monday 19 January 2026 - 07:42

     

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière.


    Tous les liens listés ci-dessous sont a priori accessibles librement. Si ce n’est pas le cas, pensez à activer votre bloqueur de javascript favori ou à passer en “mode lecture” (Firefox) ;-)

    Brave New World

    Spécial IA

    Spécial Iran

    Spécial Palestine et Israël

    Spécial femmes dans le monde

    RIP

    Spécial France

    Spécial femmes en France

    Spécial médias et pouvoir

    Spécial emmerdeurs irresponsables gérant comme des pieds (et à la néolibérale)

    Spécial recul des droits et libertés, violences policières, montée de l’extrême-droite…

    Spécial résistances

    Spécial outils de résistance

    Spécial GAFAM et cie

    Les autres lectures de la semaine

    Les BDs/graphiques/photos de la semaine

    Les vidéos/podcasts de la semaine

    Les trucs chouettes de la semaine

    Retrouvez les revues de web précédentes dans la catégorie Libre Veille du Framablog.

    Les articles, commentaires et autres images qui composent ces « Khrys’presso » n’engagent que moi (Khrys).

  • Monday 19 January 2026 - 01:00

    Giving University Exams in the Age of Chatbots

    What I like most about teaching "Open Source Strategies" at École Polytechnique de Louvain is how much I learn from my students, especially during the exam.

    I dislike exams. I still have nightmares about exams. That’s why I try to subvert this stressful moment and make it a learning opportunity. I know that adrenaline increases memorization dramatically. I make sure to explain to each student what I was expecting and to be helpful.

    Here are the rules:

    1. You can have all the resources you want (including a laptop connected to the Internet)
    2. There’s no formal time limit (but if you stay too long, it’s a symptom of a deeper problem)
    3. I allow students to discuss among themselves if it is on topic. (in reality, they never do it spontanously until I force two students with a similar problem to discuss together)
    4. You can prepare and bring your own exam question if you want (something done by fewer than 10% of the students)
    5. Come dressed for the exam you dream of taking!

    This last rule is awesome. Over the years, I have had a lot of fun with traditional folkloric clothing from different countries, students in pajamas, a banana and this year’s champion, my Studentausorus Rex!

    An inflatable Tyranosaurus Rex taking my exam in 2026
    An inflatable Tyranosaurus Rex taking my exam in 2026

    My all-time favourite is still a fully clothed Minnie Mouse, who did an awesome exam with full face make-up, big ears, big shoes, and huge gloves. I still regret not taking a picture, but she was the very first student to take my words for what was a joke and started a tradition over the years.

    Giving Chatbots Choice to the Students

    Rule N°1 implies having all the resources you want. But what about chatbots? I didn’t want to test how ChatGPT was answering my questions, I wanted to help my students better understand what Open Source means.

    Before the exam, I copy/pasted my questions into some LLMs and, yes, the results were interesting enough. So I came up with the following solution: I would let the students choose whether they wanted to use an LLM or not. This was an experiment.

    The questionnaire contained the following:

    # Use of Chatbots

    Tell the professor if you usually use chatbots (ChatGPT/LLM/whatever) when doing research and investigating a subject. You have the choice to use them or not during the exam, but you must decide in advance and inform the professor.

    Option A: I will not use any chatbot, only traditional web searches. Any use of them will be considered cheating.

    Option B: I may use a chatbot as it’s part of my toolbox. I will then respect the following rules:
    1) I will inform the professor each time information come from a chatbot
    2) When explaining my answers, I will share the prompts I’ve used so the professor understands how I use the tool
    3) I will identify mistakes in answers from the chatbot and explain why those are mistakes

    Not following those rules will be considered cheating. Mistakes made by chatbots will be considered more important than honest human mistakes, resulting in the loss of more points. If you use chatbots, you should be held accountable for the output.

    I thought this was fair. You can use chatbots, but you will be held accountable for it.

    Most Students Don’t Want to Use Chatbots

    This January, I saw 60 students. I interacted with each of them for a mean time of 26 minutes. This is a tiring but really rewarding process.

    Of 60 students, 57 decided not to use any chatbots. For 30 of them, I managed to ask them to explain their choices. For the others, I unfortunately did not have the time. After the exam, I grouped those justifications into four different clusters. I did it without looking at their grades.

    The first group is the "personal preference" group. They prefer not to use chatbots. They use them only as a last resort, in very special cases or for very specific subjects. Some even made it a matter of personal pride. Two students told me explicitly "For this course, I want to be proud of myself." Another also explained: "If I need to verify what an LLM said, it will take more time!"

    The second group was the "never use" one. They don’t use LLMs at all. Some are even very angry at them, not for philosophical reasons, but mainly because they hate the interactions. One student told me: "Can I summarize this for you? No, shut up! I can read it by myself you stupid bot."

    The third group was the "pragmatic" group. They reasoned that this was the kind of exam where it would not be needed.

    The last and fourth group was the "heavy user" group. They told me they heavily use chatbots but, in this case, were afraid of the constraints. They were afraid of having to justify a chatbot’s output or of missing a mistake.

    After doing that clustering, I wrote the grade of each student in its own cluster and I was shocked by how coherent it was. Note: grades are between 0 and 20, with 10 being the minimum grade to pass the class.

    The "personal preference" students were all between 15 and 19, which makes them very good students, without exception! The "proud" students were all above 17!

    The "never use" was composed of middle-ground students around 13 with one outlier below 10.

    The pragmatics were in the same vein but a bit better: they were all between 12 and 16 without exceptions.

    The heavy users were, by far, the worst. All students were between 8 and 11, with only one exception at 16.

    This is, of course, not an unbiased scientific experiment. I didn’t expect anything. I will not make any conclusion. I only share the observation.

    But Some Do

    Of 60 students, only 3 decided to use chatbots. This is not very representative, but I still learned a lot because part of the constraints was to show me how they used chatbots. I hoped to learn more about their process.

    The first chatbot student forgot to use it. He did the whole exam and then, at the end, told me he hadn’t thought about using chatbots. I guess this put him in the "pragmatic" group.

    The second chatbot student asked only a couple of short questions to make sure he clearly understood some concepts. This was a smart and minimal use of LLMs. The resulting exam was good. I’m sure he could have done it without a chatbot. The questions he asked were mostly a matter of improving his confidence in his own reasoning.

    This reminded me of a previous-year student who told me he used chatbots to study. When I asked how, he told me he would tell the chatbot to act as the professor and ask exam questions. As a student, this allowed him to know whether he understood enough. I found the idea smart but not groundbreaking (my generation simply used previous years’ questions).

    The third chatbot-using student had a very complex setup where he would use one LLM, then ask another unrelated LLM for confirmation. He had walls of text that were barely readable. When glancing at his screen, I immediately spotted a mistake (a chatbot explaining that "Sepia Search is a compass for the whole Fediverse"). I asked if he understood the problem with that specific sentence. He did not. Then I asked him questions for which I had seen the solution printed in his LLM output. He could not answer even though he had the answer on his screen.

    But once we began a chatbot-less discussion, I discovered that his understanding of the whole matter was okay-ish. So, in this case, chatbots disserved him heavily. He was totally lost in his own setup. He had LLMs generate walls of text he could not read. Instead of trying to think for himself, he tried to have chatbots pass the exam for him, which was doomed to fail because I was asking him, not the chatbots. He passed but would probably have fared better without chatbots.

    Can chatbots help? Yes, if you know how to use them. But if you do, chances are you don’t need chatbots.

    A Generational Fear of Cheating

    One clear conclusion is that the vast majority of students do not trust chatbots. If they are explicitly made accountable for what a chatbot says, they immediately choose not to use it at all.

    One obvious bias is that students want to please the teacher, and I guess they know where I am on this spectrum. One even told me: "I think you do not like chatbots very much so I will pass the exam without them" (very pragmatic of him).

    But I also minimized one important generational bias: the fear of cheating. When I was a student, being caught cheating was a clear zero for the exam. You could, in theory, be expelled from university for aggravated cheating, whatever "aggravated" could mean.

    During the exam, a good number of students called me panicked because Google was forcing autogenerated answers and they could not disable it. They were very worried I would consider this cheating.

    First, I realized that, like GitHub, Google has a 100% market share, to the point students don’t even consider using something else a possibility. I should work on that next year.

    Second, I learned that cheating, however lightly, is now considered a major crime. It might result in the student being banned from any university in the country for three years. Discussing exam with someone who has yet to pass it might be considered cheating. Students have very strict rules on their Discord.

    I was completely flabbergasted because, to me, discussing "What questions did you have?" was always part of the collaboration between students. I remember one specific exam where we gathered in an empty room and we helped each other before passing it. When one would finish her exam, she would come back to the room and tell all the remaining students what questions she had and how she solved them. We never considered that "cheating" and, as a professor, I always design my exams hoping that the good one (who usually choose to pass the exam early) will help the remaining crowd. Every learning opportunity is good to take!

    I realized that my students are so afraid of cheating that they mostly don’t collaborate before their exams! At least not as much as what we were doing.

    In retrospect, my instructions were probably too harsh and discouraged some students from using chatbots.

    Stream of Consciousness

    My 2025 banana student!
    My 2025 banana student!

    Another innovation I introduced in the 2026 exam was the stream of consciousness. I asked them to open an empty text file and keep a stream of consciousness during the exam. The rules were the following:

    In this file, please write all your questions and all your answers as a "stream of consciousness." This means the following rules:

    1. Don’t delete anything.
    2. Don’t correct anything.
    3. Never go backward to retouch anything.
    4. Write as thoughts come.
    5. No copy/pasting allowed (only exception: URLs)
    6. Rule 5. implies no chatbot for this exercice. This is your own stream of consciousness.

    Don’t worry, you won’t be judged on that file. This is a tool to help you during the exam. You can swear, you can write wrong things. Just keep writing without deleting. If you are lost, write why you are lost. Be honest with yourself.

    This file will only be used to try to get you more points, but only if it is clear that the rules have been followed.

    I asked them to send me the file within 24h after the exam. Out of 60 students, I received 55 files (the remaining 5 were not penalized). There was also a bonus point if you sent it to the exam git repository using git-send-email, something 24 managed to do correctly.

    The results were incredible. I did not read them all but this tool allowed me to have a glimpse inside the minds of the students. One said: "I should have used AI, this is the kind of question perfect for AI" (he did very well without it). For others, I realized how much stress they had but were hiding. I was touched by one stream of consciousness starting with "I’m stressed, this doesn’t make any sense. Why can’t we correct what we write in this file" then, 15 lines later "this is funny how writing the questions with my own words made the problem much clearer and how the stress start to fade away".

    And yes, I read all the failed students and managed to save a bunch of them when it was clear that they, in fact, understood the matter but could not articulate it well in front of me because of the stress. Unfortunately, not everybody could be saved.

    Conclusion

    My main takeaway is that I will keep this method next year. I believe that students are confronted with their own use of chatbots. I also learn how they use them. I’m delighted to read their thought processes through the stream of consciousness.

    Like every generation of students, there are good students, bad students and very brilliant students. It will always be the case, people evolve (I was, myself, not a very good student). Chatbots don’t change anything regarding that. Like every new technology, smart young people are very critical and, by defintion, smart about how they use it.

    The problem is not the young generation. The problem is the older generation destroying critical infrastructure out of fear of missing out on the new shiny thing from big corp’s marketing department.

    Most of my students don’t like email. An awful lot of them learned only with me that Git is not the GitHub command-line tool. It turns out that by imposing Outlook with mandatory subscription to useless academic emails, we make sure that students hate email (Microsoft is on a mission to destroy email with the worst possible user experience).

    I will never forgive the people who decided to migrate university mail servers to Outlook. This was both incompetence and malice on a terrifying level because there were enough warnings and opposition from very competent people at the time. Yet they decided to destroy one of the university’s core infrastructures and historical foundations (UCLouvain is listed by Peter Salus as the very first European university to have a mail server, there were famous pioneers in the department).

    By using Outlook, they continue to destroy the email experience. Out of 55 streams of consciousness, 15 ended in my spam folder. All had their links destroyed by Outlook. And university keep sending so many useless emails to everyone. One of my students told me that they refer to their university email as "La boîte à spams du recteur" (Chancellor’s spam inbox). And I dare to ask why they use Discord?

    Another student asked me why it took four years of computer engineering studies to get a teacher explaining to them that Git was not GitHub and that GitHub was part of Microsoft. He had a distressed look: "How could I have known? We were imposed GitHub for so many exercises!"

    Each year, I tell my students the following:

    It took me 20 years after university to learn what I know today about computers. And I’ve only one reason to be there in front of you: be sure you are faster than me. Be sure that you do it better and deeper than I did. If you don’t manage to outsmart me, I will have failed.

    Because that’s what progress is about. Progress is each generation going further than the previous one while learning from the mistakes of your elders. I’m there to tell you about my own mistakes and the mistakes of my generation.

    I know that most of you are only there to get a diploma while doing the minimal required effort. Fair enough, that’s part of the game. Challenge accepted. I will try to make you think even if you don’t intend to do it.

    In earnest, I have a lot of fun teaching, even during the exam. For my students, the mileage may vary. But for the second time in my life, a student gave me the best possible compliment:

    — You know, you are the only course for which I wake up at 8AM.

    To which I responded:

    – The feeling is mutual. I hate waking up early, except to teach in front of you.

    About the author

    I’m Ploum, a writer and an engineer. I like to explore how technology impacts society. You can subscribe by email or by rss. I value privacy and never share your adress.

    I write science-fiction novels in French. For Bikepunk, my new post-apocalyptic-cyclist book, my publisher is looking for contacts in other countries to distribute it in languages other than French. If you can help, contact me!

  • Wednesday 14 January 2026 - 18:38
    Liberall Centrale d’Achat est une plateforme dédiée aux professions libérales et cabinets réglementés, leur permettant de mutualiser leurs achats, réduire leurs coûts et accéder à des partenaires sélectionnés. Elle aide les cabinets à optimiser leurs dépenses, structurer leurs fournisseurs et améliorer leur rentabilité sans complexité.
  • Wednesday 14 January 2026 - 18:34
    Qui était Mme Virginie Guillet de la Tour-du-Pin ?
  • Wednesday 14 January 2026 - 17:50
    élixir de santé de la Tour du Pain
    élixir de santé de la Tour du Pain : un superbe souvenir des potions de nos aïeux

    Flacon Ancien "Vve Guillet de La Tour du Pin"

    Pharmacie - Apothicaire - Verre - Bouchon - Ancien - Vintage - 1930
    Ce flacon ancien en verre soufflé teinté bleu-vert est une pièce rare et élégante, typique de la verrerie française du XIXe siècle. Il porte l'inscription en relief "Vve GUILLET DE LA TOUR du PIN", indiquant son origine : une maison tenue par la veuve Guillet, située à La Tour-du-Pin, commune du Dauphiné (Isère).
    Ce type de flacon était probablement destiné à contenir des produits pharmaceutiques, cosmétiques, puisque nous en retrouvons très souvent la mention à côté de " ELIXIR DE SANTE LA TOUR DU PIN E. GUILLET FILS "...

    Caractéristiques Techniques

    Type d’objet : Flacon ancien / bouteille médicinale ou cosmétique                     
    Époque estimée  : Fin XIXe – début XXe siècle
    circa : 1930                                           
    Origine : France (La Tour-du-Pin, Isère)                                      
    Matière : Verre soufflé teinté bleu-vert                                     
    Forme : 6 pans et base hexagonale, bords biseautés                    
    Fermeture : Bouchon en liège d’origine, légèrement taché (traces d’usage)         
    Marquage : Embossage en relief : "Vve GUILLET DE LA TOUR du PIN"                  
    Dimensions : 22 x 3,5 cm
    poids : 110 g
    État général : Très bon état vintage, verre intact, patine authentique               

    Points Forts

    - Authenticité garantie : flacon d’époque avec marquage original.
    - Esthétique vintage : teinte bleu-vert typique du verre ancien, très décorative.
    - Objet de collection : idéal pour collectionneurs de flacons, antiquaires ou décorateurs.
    - Usage polyvalent : peut être utilisé comme objet décoratif, vase, ou pour reconstitution historique.

    État et Conservation

    - Le verre est propre et sans éclats.
    - Le bouchon en liège présente des traces d’âge (taches, patine), mais reste fonctionnel.
    - L’embossage est net et lisible, sans usure.© Ma Petite Brocante en Ligne - duplication interdite
  • Wednesday 14 January 2026 - 17:50
    from OkWin
    élixir de santé de la Tour du Pain
    élixir de santé de la Tour du Pin : un superbe souvenir des potions de nos aïeux

    Flacon Ancien "Vve Guillet de La Tour du Pin"

    Pharmacie - Apothicaire - Verre - Bouchon - Ancien - Vintage - 1930
    Ce flacon ancien en verre soufflé teinté bleu-vert est une pièce rare et élégante, typique de la verrerie française du XIXe siècle. Il porte l'inscription en relief "Vve GUILLET DE LA TOUR du PIN", indiquant son origine : une maison tenue par la veuve Guillet, située à La Tour-du-Pin, commune du Dauphiné (Isère).
    Ce type de flacon était probablement destiné à contenir des produits pharmaceutiques, cosmétiques, puisque nous en retrouvons très souvent la mention à côté de " ELIXIR DE SANTE LA TOUR DU PIN E. GUILLET FILS "...

    Caractéristiques Techniques

    Type d’objet : Flacon ancien / bouteille médicinale ou cosmétique                     
    Époque estimée  : Fin XIXe – début XXe siècle
    circa : 1930                                           
    Origine : France (La Tour-du-Pin, Isère)                                      
    Matière : Verre soufflé teinté bleu-vert                                     
    Forme : 6 pans et base hexagonale, bords biseautés                    
    Fermeture : Bouchon en liège d’origine, légèrement taché (traces d’usage)         
    Marquage : Embossage en relief : "Vve GUILLET DE LA TOUR du PIN"                  
    Dimensions : 22 x 3,5 cm
    poids : 110 g
    État général : Très bon état vintage, verre intact, patine authentique               

    Points Forts

    - Authenticité garantie : flacon d’époque avec marquage original.
    - Esthétique vintage : teinte bleu-vert typique du verre ancien, très décorative.
    - Objet de collection : idéal pour collectionneurs de flacons, antiquaires ou décorateurs.
    - Usage polyvalent : peut être utilisé comme objet décoratif, vase, ou pour reconstitution historique.

    État et Conservation

    - Le verre est propre et sans éclats.
    - Le bouchon en liège présente des traces d’âge (taches, patine), mais reste fonctionnel.
    - L’embossage est net et lisible, sans usure.© OkWin.fr
  • Tuesday 13 January 2026 - 11:31

    La structure HN SEO organise vos titres et sous-titres (H1, H2, H3, etc.) sur une page web. Elle est essentielle pour le référencement naturel. Ces balises permettent à Google de comprendre l’architecture de votre contenu et de repérer les informations clés. Une hiérarchie claire améliore l’analyse par les moteurs de recherche et la lisibilité pour vos visiteurs. Une bonne utilisation des balises HN influence directement votre positionnement dans les résultats de recherche. Les sites bien classés optimisent leur structure, ce qui envoie des signaux pertinents aux moteurs de recherche sur le contenu principal et secondaire. Maîtriser ces balises HTML est une stratégie incontournable pour allier expérience utilisateur et SEO. En appliquant les bonnes pratiques, vous éviterez les erreurs qui nuisent à votre référencement et optimiserez votre code source pour une meilleure visibilité. Adoptez ces techniques pour transformer votre contenu et améliorer vos classements. L’essentiel sur les balises HN en SEO Qu’est-ce qu’une balise HN et pourquoi est-elle importante ? Les balises HN, également appelées « headings » en anglais, sont des éléments HTML indispensables pour organiser le contenu d’une page web de manière hiérarchique et logique. Elles sont classées de H1 à H6, chaque niveau représentant un degré d’importance décroissant. Ces balises ne se limitent pas à améliorer l’aspect visuel de votre contenu : elles jouent un rôle clé dans la façon dont les crawlers de Google et d’autres moteurs de recherche interprètent la structure et la pertinence de vos pages. Pour les moteurs de recherche, les balises HN agissent comme des signaux sémantiques puissants. En les utilisant correctement, vous indiquez clairement à Google quelles informations sont essentielles et comment elles sont organisées. Les mots-clés intégrés dans vos titres sont particulièrement importants, car ils permettent aux crawlers de comprendre rapidement le sujet de votre page et d’évaluer sa pertinence pour les requêtes des utilisateurs. Cette structuration sémantique améliore non seulement votre classement dans les résultats de recherche, mais facilite également l’indexation de votre contenu. En plus de leur impact sur le SEO, les balises HN améliorent également l’expérience utilisateur. Elles permettent de créer un sommaire automatique en début d’article, offrant une vue d’ensemble claire et permettant aux lecteurs d’accéder directement aux sections qui les intéressent. Une page bien structurée avec des titres pertinents réduit le taux de rebond, car les visiteurs trouvent rapidement les informations qu’ils recherchent. En combinant une meilleure expérience utilisateur et une optimisation SEO, les balises HN deviennent un élément incontournable de toute stratégie de référencement naturel. La balise H1 : la première pierre de votre référencement La balise H1 est le titre principal de votre page ou article. C’est l’élément le plus important de votre structure de contenu, tant pour les moteurs de recherche que pour vos visiteurs. Elle doit toujours apparaître en début de contenu et capter immédiatement l’attention. Pour une optimisation efficace, chaque balise H1 doit inclure votre mot-clé principal, celui qui résume parfaitement le sujet de votre page. Il est essentiel que cette balise soit unique : une seule H1 par page est autorisée. En utiliser plusieurs risquerait de diluer son importance et de créer de la confusion pour les moteurs de recherche. Veillez également à ce que votre H1 reste concise et significative. Un titre clair et court sera toujours plus performant qu’un titre trop long. Une balise H1 bien rédigée améliore vos chances d’apparaître en haut des résultats de recherche et attire un trafic qualifié. Elle signale à Google le sujet de votre page et l’angle sous lequel il est abordé. En respectant ces bonnes pratiques, vous posez une base solide pour le succès de votre stratégie SEO. De H2 à H6 : structurer le contenu pour une navigation intuitive Après la balise H1, les balises H2 agissent comme des sous-titres, divisant votre contenu en sections claires et hiérarchisées. Bien qu’elles soient moins importantes que le H1, elles conservent un poids significatif pour les moteurs de recherche. Les balises H2 devraient inclure des mots-clés secondaires en lien avec votre sujet principal. Cela renforce la pertinence globale de votre page et aide Google à comprendre les différents aspects de votre contenu. Les balises H3, H4, H5 et H6 prolongent cette structure en détaillant progressivement les points abordés dans vos sections H2. Il est important de respecter la hiérarchie : ne sautez jamais un niveau. Par exemple, passer d’un H2 à un H4 sans inclure de H3 créerait une incohérence et pourrait perturber les crawlers de Google. Une utilisation stratégique de ces niveaux de titres améliore considérablement la lisibilité de votre page. En segmentant votre contenu, vous facilitez la navigation pour vos lecteurs, qui peuvent accéder rapidement aux informations pertinentes. Cette structuration claire a également un impact positif sur le SEO : les balises H2 à H6 apportent des réponses précises et pertinentes qui, si elles sont bien perçues par les moteurs de recherche, contribuent à améliorer votre positionnement dans les résultats. Cependant, évitez la suroptimisation. Plutôt que de surcharger vos titres avec des mots-clés, privilégiez une structure naturelle et utile pour vos lecteurs. Comment structurer efficacement les titres pour le SEO ? Une seule balise H1 par page Respectez scrupuleusement cette règle d’or : une seule balise H1 doit apparaître sur chaque page web pour concentrer tout le poids sémantique sur votre sujet central. Multiplier les H1 pourrait créer une confusion pour les moteurs de recherche, qui ne sauraient plus identifier le thème principal de votre contenu. Cette unicité renforce la clarté de votre signal SEO et maximise l’impact de votre mot-clé principal dans le titre principal de la page. Placez votre H1 immédiatement après l’en-tête de la page, avant tout autre contenu textuel, pour qu’il soit perçu comme l’élément dominant par Google dès les premières lignes de crawl. Si vous gérez plusieurs sections thématiques distinctes, envisagez plutôt de créer des pages séparées, chacune avec sa propre H1 optimisée, plutôt que de forcer une cohabitation sur une même URL. Créer une hiérarchie logique avec les balises H2, H3, etc. Organisez vos H2 comme les piliers principaux de votre contenu, en les utilisant pour délimiter les grandes idées qui soutiennent votre H1, avec des mots-clés secondaires pertinents pour enrichir la sémantique globale. Sous chaque H2, insérez des H3 pour développer des aspects spécifiques, formant ainsi des sous-parties cohérentes qui guident naturellement le lecteur à travers votre argumentation. Descendez progressivement vers les H4 et au-delà uniquement lorsque le détail l’exige, en veillant à ce que chaque niveau apporte une valeur ajoutée précise sans alourdir inutilement la structure. Cette progression logique crée des liens sémantiques entre vos titres, renforçant le cocon sémantique de votre page et facilitant l’exploration par les crawlers. L’importance de l’ordre des balises dans le référencement L’ordre strict des balises – H1 suivi de H2, puis H3 sans saut de niveau – est un signal décisif pour les moteurs de recherche, qui interprètent toute rupture comme un manque de cohérence structurelle. Passer d’une H1 directement à une H3, par exemple, désoriente Google et pénalise votre indexation, car cela brise la suite logique attendue. Maintenir cette continuité assure une navigation fluide pour l’utilisateur et une analyse optimale par les algorithmes, boostant ainsi votre visibilité dans les résultats de recherche. Vérifiez toujours dans votre code source que chaque balise suit naturellement la précédente, comme une pyramide descendante d’importance. Règles d’or pour optimiser vos titres HN Intégrer des mots-clés stratégiques Les balises HN sont des emplacements stratégiques pour insérer vos mots-clés essentiels. Les moteurs de recherche accordent un poids significatif aux termes présents dans ces balises. Pour chaque titre, identifiez le mot-clé principal ou secondaire qui reflète le mieux le contenu de la section. Placez ce mot-clé idéalement en début de balise pour maximiser son impact auprès de Google. Attention toutefois à ne pas tomber dans le piège du « keyword stuffing », qui consiste à surcharger vos titres de mots-clés au détriment de leur lisibilité et de leur naturel. Limitez-vous à un ou deux mots-clés par titre, en intégrant également des synonymes ou des termes connexes pour enrichir le champ sémantique. Cette méthode permet de renforcer la pertinence de votre page tout en garantissant une lecture fluide et agréable pour vos visiteurs. Conserver des titres courts et descriptifs Des titres trop longs peuvent perturber vos lecteurs et réduire l’impact sémantique de votre message pour les moteurs de recherche. Privilégiez des titres compris entre 40 et 70 caractères, soit environ cinq à huit mots. Cette longueur garantit un bon équilibre entre clarté et impact. De plus, un titre concis est plus facilement mémorisé et affiché intégralement dans les résultats de recherche, sans risque d’être tronqué. Chaque titre doit être à la fois explicite et descriptif. Il doit refléter clairement le contenu qui suit, sans ambiguïté. Évitez les titres génériques comme « Bienvenue », « Introduction » ou « Section suivante », qui n’apportent aucune valeur ajoutée. Préférez des formulations qui résument précisément le sujet de chaque section. Éviter les duplications de titres au sein d’une même page Assurez-vous que chaque titre de votre page soit unique, non seulement sur cette page, mais aussi sur l’ensemble de votre site. Répéter le même H1 sur plusieurs pages peut entraîner des problèmes de contenu dupliqué, perturbant les algorithmes des moteurs de recherche quant à l’identité de chaque URL. De même, utiliser plusieurs fois le même mot-clé dans des titres de niveau identique affaiblit votre stratégie et nuit à votre référencement naturel. Pour éviter cela, structurez votre contenu de façon à ce que chaque section dispose d’un titre unique, reflétant sa spécificité. Intégrez des variantes et des termes connexes dans vos H2 et H3 pour enrichir la sémantique tout en maintenant l’unicité de chaque balise. Cette approche améliore non seulement votre SEO, mais offre également une meilleure expérience utilisateur, en clarifiant les différentes sections de votre contenu. L’impact des balises HN sur l’expérience utilisateur et le SEO Amélioration de la lisibilité et de la navigation Une structure HN bien pensée permet à vos visiteurs de scanner rapidement votre page et de repérer instantanément les sections pertinentes. Cela transforme une lecture linéaire en une exploration fluide et intuitive. De plus, cette segmentation logique génère souvent un sommaire cliquable automatique, facilitant les sauts directs vers les informations recherchées et augmentant ainsi le temps passé sur votre site. En conséquence, vous pouvez constater une baisse notable du taux de rebond et un engagement renforcé. Ces métriques sont hautement valorisées par Google dans ses algorithmes, car elles récompensent les pages qui offrent une véritable valeur ajoutée à l’utilisateur. Que vos lecteurs soient sur mobile ou desktop, ils naviguent avec aisance, ce qui améliore leur satisfaction globale et contribue à fidéliser votre audience. Comment les balises HN influencent le crawl de Google ? Les crawlers de Google suivent prioritairement la hiérarchie de vos balises HN pour cartographier votre contenu. Ils en extraient les thèmes dominants et évaluent la profondeur de votre traitement thématique. Cette analyse sémantique rapide permet une indexation plus efficace et favorise l’apparition de rich snippets dans les résultats de recherche. Une organisation cohérente guide les robots vers les informations clés sans friction, renforçant ainsi la pertinence perçue de votre page. Cela peut potentiellement améliorer son classement pour des requêtes variées. Contrairement à un contenu plat, une structure HN bien organisée signale à Google une page mature et bien architecturée, accélérant son traitement et son positionnement dans les résultats de recherche. Erreurs communes et comment les éviter Utiliser plusieurs fois la balise H1 Une erreur fréquente, observée sur 51% des sites analysés, consiste à utiliser plusieurs balises H1 sur une même page. Cela crée une confusion pour les algorithmes, qui ont du mal à identifier le sujet principal de votre page. Bien que Google accepte techniquement plusieurs H1, cela peut diluer l’autorité sémantique et entraîner des problèmes de contenu dupliqué, notamment si le même titre est utilisé sur d’autres pages. Pour résoudre ce problème, il est essentiel d’auditer votre code source à l’aide d’outils spécialisés. Remplacez les balises H1 supplémentaires par des H2 adaptées, tout en veillant à ce que chaque page conserve une thématique unique. Cette démarche clarifie votre contenu et renforce votre signal principal auprès des moteurs de recherche. Sauter des niveaux de balises (de H2 directement à H4) Le fait de sauter des niveaux hiérarchiques, comme passer d’une balise H2 à une H4, perturbe les crawlers des moteurs de recherche. Ces derniers s’attendent à une progression logique, et tout désordre dans la structure est interprété comme un manque de cohérence. Cela peut entraîner une indexation imparfaite et réduire l’importance des sections concernées. Pour éviter cela, réorganisez votre structure en insérant les niveaux manquants. Par exemple, transformez une balise H4 isolée en H3 sous une H2 parent pour retrouver une pyramide hiérarchique cohérente. Vérifiez ensuite la fluidité de votre structure en mode « outline » pour vous assurer que tout est correctement corrigé. Ignorer l’intérêt des balises Hn dans le contenu enrichi Utiliser les balises Hn uniquement à des fins de mise en forme visuelle plutôt que pour une structure sémantique solide peut nuire à votre référencement. Les moteurs de recherche, comme Google, peuvent être trompés et ignorer les priorités thématiques de votre texte. Cela est particulièrement problématique pour les contenus riches tels que les FAQ ou les tutoriels, où la hiérarchie joue un rôle important. Pour corriger cela, ajustez votre CSS afin de dissocier la mise en forme de la structure HTML. Réservez les balises Hn exclusivement à la hiérarchie sémantique et enrichissez-les avec des mots-clés pertinents, mais sans en abuser. Intégrez ces balises dans vos rich snippets pour optimiser leur visibilité et améliorer leur impact dans l’analyse des moteurs de recherche. Outils et astuces pour vérifier et améliorer la structure HN de vos pages Utiliser des plugins et outils en ligne pour l’analyse des balises HN Pour auditer rapidement votre structure, saisissez l’URL de votre page dans le testeur de balises gratuit de Mehdi Cholat. Cet outil liste instantanément toutes vos balises H1 à H6 et détecte les anomalies comme les sauts de niveau ou les doublons. De même, Alyze.info propose un audit SEO complet en analysant l’ordre des titres et en signalant les problèmes d’imbrication. Cela vous permet de corriger votre hiérarchie en quelques clics. Installez le plugin gratuit HeadingsMap pour Chrome. Il visualise graphiquement votre arborescence de titres sous forme de carte interactive, ce qui facilite l’identification visuelle des déséquilibres sur n’importe quelle page web. Pour un audit global de site, utilisez Screaming Frog en mode crawler payant : cet outil extrait le nombre de chaque balise HN par page, analyse les contenus sémantiques et repère les absences ou duplications à grande échelle. Pensez également à Webrankinfo, qui permet une vérification ciblée des expressions-clés dans vos niveaux de titres. Pour une inspection manuelle, accédez au code source de la page via un clic droit. Vous pouvez aussi utiliser Outiref, qui génère une analyse structurée HN en un instant. Ces outils, qu’ils soient gratuits ou freemium, vous aident à valider que vos balises respectent les standards de Google, même sans compétences avancées en développement. Exemples pratiques de bonne structuration HN Sur une page dédiée aux gâteaux, voici un exemple de structuration optimale : commencez par un H1 « Nos délicieux gâteaux », suivi de H2 « Gâteaux sucrés », puis H3 « Gâteaux au chocolat » et H3 « Gâteaux aux fruits ». Chaque niveau descendant enrichit sémantiquement le parent sans rupture. Pour un tutoriel e-commerce, une structure efficace serait : H1 « Optimiser sa boutique en ligne », H2 « Améliorer les fiches produits », H3 « Rédiger des descriptions attractives » et H4 « Intégrer des mots-clés pertinents ». Dans un article de blog SEO, commencez par un H1 « Guide complet balises HN », suivi de H2 « Optimiser la H1 », avec H3 « Placement idéal » et H3 « Longueur optimale ». Ensuite, ajoutez un H2 « Structurer les H2-H3 » relié logiquement au thème principal. Ces modèles pyramidaux, où chaque H3 soutient au moins deux fois son H2 parent, assurent une navigation intuitive et une indexation fluide. Conclusion Maîtriser la structure HN SEO peut transformer vos pages web en véritables aimants à trafic. Utilisez une unique balise H1 contenant votre mot-clé principal, respectez une hiérarchie logique sans sauter de niveaux, et privilégiez des titres courts et uniques intégrant des mots-clés secondaires. Cette approche, semblable à une pyramide sémantique, améliore le crawl de Google, optimise la lisibilité et enrichit l’expérience utilisateur, tout en évitant les doublons et la sur-optimisation. Commencez dès maintenant par auditer vos balises avec des outils comme HeadingsMap ou Screaming Frog. Restructurez le contenu de vos pages et observez vos positions grimper dans les résultats de recherche. Appliquez ces règles d’or dès aujourd’hui pour exceller en référencement naturel.

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  • Tuesday 13 January 2026 - 01:00

    La ligne de commande communiste, le code Baudot et le comte ChatGPT

    Il y a quelques mois, un lecteur m’a fait découvrir un incroyable jeu historico-politique entièrement réalisé en AsciiArt: « Le comte et la communiste », de Tristan Pun.

    La simplicité des graphismes m’a fait plonger dans l’histoire comme dans un excellent livre. Jouant une espionne/servante, vous êtes amené à découvrir l’envers du décor d’un château aristocrate pendant la Première Guerre mondiale. De manière très intéressante pour le sous-texte sociopolitique, le temps passé dans le château est proportionnel au nombre de lessives. Car, bien qu’espionne, vous êtes avant tout une servante et il va falloir se remonter les manches et faire la lessive !

    Si je vous en parle avec tant d’enthousiasme, c’est qu’à un moment du jeu vous trouvez une bande de papier contenant un message au format Baudot. Le code Baudot est l’ancêtre de l’ASCII et le premier encodage de caractère utilisé sur les télégraphes automatiques : le message est directement reçu sur des bandes de papier, à la différence du Morse qui nécessite un opérateur humain à la réception.

    Une bande de papier avec un message en code Baudot (source: Ricardo Ferreira de Oliveira)
    Une bande de papier avec un message en code Baudot (source: Ricardo Ferreira de Oliveira)

    Dans le jeu, le message est trouvé sur une bande de papier servant de signet qui ressemble à ceci.

    Une bande de papier en ASCII contenant de "o" pour les trous.
    Une bande de papier en ASCII contenant de "o" pour les trous.

    Sur une plaque, vous trouverez toutes les informations pour déchiffrer le code Baudot.

    Capture d’écran du jeu expliquant le code Baudot.
    Capture d’écran du jeu expliquant le code Baudot.

    Il ne reste plus qu’à déchiffrer le message… Mais, très vite, j’ai trouvé ça laborieux. Et si je demandais à ma fidèle ligne de commande de le faire à ma place ? Après tout, la lecture de l’excellentissime « Efficient Linux at the Command Line », de Daniel J. Barret, m’a mis en confiance.

    Décoder le message Baudot en ligne de commande

    Attention, je vous préviens, ça va être très technique. Vous n’êtes pas obligé de vous infliger ça.

    Vous êtes toujours là ? C’est parti !

    Une fois le code en Asciiart copié/collé dans un fichier, on va l’afficher avec "cat". Même si ce n’est pas strictement nécessaire, je commence toujours toutes mes chaînes de pipe avec cat. Cela me semble plus clair.

    Ici, la difficulté est que je veux accéder aux colonnes : je veux reconstruire un mot en prenant les premières lettres de chaque ligne, puis les secondes de chaque ligne, etc.

    La commande Unix qui se rapproche le plus de cela est "cut". Cut permet de prendre le Xème caractère d’une ligne avec l’option -cX. Pour la quinzième, je fais donc "cut -c15". Tout de suite, je réalise que je vais avoir besoin d’une boucle. Considérant que les lignes font moins de 100 caractères, je peux faire un

    for i in {1..100}; do" avec un "cut -c$i
    
    

    Et voilà, je sais désormais isoler chaque colonne.

    Dans l’asciiart, le binaire du code Baudot est représenté par des "o" et des espaces. Par soucis de clarté, je vais remplacer les espaces par des "l" (ça ressemble à un "1" binaire). La commande Unix pour faire des substitutions de caractères est "tr" (translate): tr " " l (l’espace est entre guillemets).

    Toujours par souci de clarté, je vais effacer tout ce qui n’est pas un o ou un l. Tr permet d’effacer des caractères avec l’option -d et de prendre "tous les caractères sauf ceux de la liste" avec l’option -c (complémentaire). Je rajoute donc un tr -cd "ol".

    La chaîne dans ma boucle ressemble donc à:

    cat $1|cut -c"$i"|tr " " l|tr -cd "ol"
    

    Problème : mes groupes de 5 lettres sont toujours verticaux !

    J’ai tenté l’approche de supprimer les retours à la ligne avec tr -d "\n", mais cela produit des résultats bizarres, surtout que le dernier retour à la ligne est lui aussi supprimé.

    Du coup, la commande qui me semble tout indiquée pour faire cela est le contraire de "cut" : "paste". Mais, essayez de lancer la chaîne dans "paste" : rien ne se passe !

    Et pour cause : paste est initialement conçu pour joindre chaque ligne de plusieurs fichiers. Ici, il n’y a qu’un seul fichier : le flux d’entrée. Paste ne peux donc rien lui joindre.

    Heureusement, l’option "-s" permet de dire à paste de tout mettre sur une seule ligne. Je suis complètement passé à côté pour une raison très simple : la page man de paste est incompréhensible.

    -s, --serial
    copier un fichier à la fois au lieu de le faire en parallèle

    Je défie quiconque de voir le rapport entre la page de man et la fonction réelle. J’ai heureusement eu l’intuition de tester avec "tldr" au lieu de man.

    Join all the lines into a single line, using TAB as delimiter:
    paste -s path/to/file

    Avouez que c’est déjà beaucoup plus clair !

    Un p’tit test me révèle que c’est presque bon. Tout est sur une ligne. Sauf qu’il y’a désormais des TAB entre chaque lettre. On pourrait les enlever avec tr. Ou simplement dire à paste de ne pas les mettre en utilisant à la place un séparateur nul:

    cat $1|cut -c"$i"|tr " " l|tr -cd "ol"|paste -sd "\0"
    

    Ma boucle for m’affiche désormais chaque lettre sur une ligne. Il ne me reste qu’à traduire le code Baudot.

    Je peux, par exemple, rajouter un pipe vers "sed s/llloo/a/" pour remplacer les lettres a. Et un pipe vers un nouveau sed pour la lettre b et ainsi de suite. Ça fonctionne, mais c’est moche et très lent (chaque sed lançant son propre process).

    Lorsqu’on a beaucoup de règles sed, autant les mettre dans un fichier baudot.sed qui contient les commandes sed, une par ligne :

    s/llloo/a/
    s/oollo/b/
    s/loool/c/
    ...
    

    Je peux appeler ces règles avec "sed -f baudot.sed".

    Le code Baudot a une subtilité : y’a un code qui permet de passer en mode "caractère spécial". Je ne prends pas la tête, je me contente de remplacer ce code par "<" et le code pour revenir en mode normal par ">" (ces deux caractères n’existant pas dans le code Baudot). De cette manière, je sais que toute lettre entre < > n’est pas vraiment la lettre, mais le symbole correspondant. Un <m> est en réalité un ".". Également, il y a de nombreux espaces avant et après les messages, qui ont été convertis en autant de "l". Là, j’ai fait un bon gros hack. Au lieu de mettre un "l" normal dans le code Baudot, j’ai mis un L majuscule. Ensuite, à la toute fin, je supprime les "l" restant avec une règle globale : "s/l//g" (le "g" indique de changer tous les l sur une ligne, même s’il y’en a plusieurs). Puis, je remets en minuscule le "L" avec "s/L/l". Oui, c’est un bon gros hack. Ça fait l’affaire.

    Mon fichier baudot.sed ressemble alors à ça :

    s/ooloo/</
    s/lloll/ /
    s/ooooo/>/
    s/llloo/a/
    s/oollo/b/
    s/loool/c/
    s/lollo/d/
    s/llllo/e/
    s/loolo/f/
    s/oolol/g/
    s/ololl/h/
    s/llool/i/
    s/loloo/j/
    s/loooo/k/
    s/ollol/L/
    s/oooll/m/
    s/looll/n/
    s/oolll/o/
    s/oolll/p/
    s/olooo/q/
    s/lolol/r/
    s/llolo/s/
    s/ollll/t/
    s/llooo/u/
    s/ooool/v/
    s/olloo/w/
    s/ooolo/x/
    s/ololo/y/
    s/olllo/z/
    s/l//g
    s/L/l/g
    
    

    Mon message est décodé. Mais, bien entendu, il s’affiche verticalement.

    Ça ne vous rappelle rien ?

    Un bon vieux paste -sd "\0" remet tout à l’endroit (et cette fois-ci, je n’ai pas eu à chercher).

    Dans le jeu, le seul symbole utilisé sera le point, qui est ici devenu un "<m>" ou "<m" s’il est à la fin du message. Soyons propres jusqu’au bout et rajoutons deux petits sed. On pourrait également faire un autre fichier sed avec tous les caractères, mais le jeu ne comporte finalement que deux messages.

    Dommage, là j’étais chaud pour plus.

    Mon script final est donc :

    #!/bin/bash
    for i in {1..100}; do
    	cat $1|cut -c"$i"|tr " " l|tr -cd "ol"|paste -sd "\0"
    done|sed -f baudot.sed|paste -sd "\0"|sed "s/<m>/./"|sed "s/<m/./"
    

    Avec le recul, ce script est beaucoup plus simple et efficace qu’un script Python. Le script Python prendrait des dizaines de lignes et agirait sur une matrice de caractères. Les outils Unix, eux, agissent sur des flux de texte. J’y trouve une certaine élégance, un plaisir particulier. Le tout m’a pris environ 30 minutes, dont une bonne partie sur l’erreur de "tr -d \n".

    Demander à ChatGPT de décoder le message Baudot

    Comme mon compte Kagi me donne désormais accès à ChatGPT, je me suis dit que j’allais faire l’expérience de lui demander de résoudre le même problème que moi. Histoire de comprendre ce qu’est le « Vibe coding ».

    Au départ, ChatGPT est perdu. Il ne sait clairement pas traduire les messages, m’assène de longues tables de soi-disant code Baudot (qui sont parfois correctes, mais pas toujours) et me raconte l’histoire de ce code (qui est généralement correcte, mais que je n’ai pas demandée). C’est verbeux, je dois lui dire plusieurs fois de faire cours et d’être efficace.

    Je lui demande de me faire un script bash. Ses premières tentatives sont extrêmement longues et incompréhensibles. Il semble beaucoup aimer les scripts awk à rallonge.

    Persévérant, je demande à ChatGPT de ne plus utiliser awk et je lui explicite chaque étape l’une après l’autre: je lui dit qu’il faut parcourir chaque colonne, la redresser, la convertir, etc.

    Logiquement, il arrive à un résultat très similaire au mien. Il choisit d’utiliser "tr -d \n" pour supprimer les fins de ligne, mais, comme je l’ai dit, ça ne fonctionne pas correctement. Je lui passe, car je n’ai moi‑même pas compris l’erreur.

    Je constate cependant une amélioration intéressante : là où j’ai demandé les 100 premières colonnes, chatGPT mesure la longueur avec :

    for i in $(seq $(head -1 $1|wc -c)); do
    
    

    Concrètement, il prend la première ligne avec "head -1", compte les caractères avec "wc -c" et construit une séquence de 1 jusqu’a ce nombre avec "seq".

    C’est une excellente idée si on considère que la première ligne est représentative des autres. Une fois le "redressement" en place (il m’a fallu des dizaines de prompts et d’exemples pour arriver à lui expliquer, à chaque fois il prétend qu’il a compris et c’est faux), je lui demande de traduire en utilisant le code Baudot.

    Au lieu de ma solution avec "sed", il fait une fonction bash "baudot_to_letter" qui est un gros case:

    baudot_to_letter() {
      case $1 in
        00000) echo " " ;;
        00001) echo "E" ;;
        00010) echo "A" ;;
    

    Fait amusant, les caractères ne sont pas en ordre alphabétique, mais dans l’ordre binaire de la représentation Baudot. Pourquoi pas ?

    Je valide cette solution même si je préfère le sed parce que je n’avais pas envie de faire du bash mais utiliser les outils Unix. Je lui ai dit plusieurs fois que je voulais une commande Unix, pas un script bash avec plusieurs fonctions. Mais je lui laisse, car, au fond, sa solution est pertinente.

    Maintenant que toutes les étapes ont été décrites, je teste son code final. Qui ne fonctionne pas, produisant une erreur bash. Je lui demande une nouvelle version en lui copiant-collant l’erreur. Après plusieurs itérations de ce type, j’ai enfin un script qui fonctionne et me renvoie la traduction du message suivante :

    LLECJGCISTGCIUMCEISJEISKN CT UIXV SJECUZUCEXV

    Le nombre de lettres n’est même pas correct. Je n’ai évidemment pas envie de débugger le truc. Je demande à lors à ChatGPT de lancer le script lui-même pour me donner la traduction :

    ChatGPT me dit que le message traduit est "ECHOES OF THE PAST". Il est très fier, car c’est un message cohérent. Sauf que le jeu est en français…
    ChatGPT me dit que le message traduit est "ECHOES OF THE PAST". Il est très fier, car c’est un message cohérent. Sauf que le jeu est en français…

    À ce point de l’histoire, j’ai, montre en main, passé plus de temps à tenter d’utiliser ChatGPT que je n’en ai mis pour écrire mon propre script, certes imparfait, mais fonctionnel. Je me retrouve à faire des copier-coller incessants entre ChatGPT et mon terminal, à tenter de négocier des changements et déboguer du code que je n’ai pas écrit.

    Et encore, pour ChatGPT, j’ai nettoyé le message en enlevant tout ce qui n’est pas le code Baudot. Mon propre script est beaucoup plus robuste. J’en ai marre et j’abandonne.

    Moralité

    ChatGPT n’est impressionnant que par sa capacité à converser, à prétendre. Oui, il peut parfois donner des idées. Il a par exemple amélioré la première ligne de mon script que j’avais bâclée.

    Mais il faut avoir du temps à perdre. À ce moment-là, autant replonger dans un bon livre dont on sait que la majeure partie des idées sont bonnes.

    ChatGPT peut être utile pour brainstormer à condition d’être soi-même fin connaisseur du domaine et très critique avec tout ce qui sort. C’est dire la débauche d’énergie pour finalement très peu de choses.

    Vous croyez être plus efficace en utilisant l’AI, car vous passez moins de temps à « penser ». Mais les études semblent montrer qu’en réalité, vous êtes plus lent. Avec ChatGPT, on est tout le temps "occupé". On ne s’arrête jamais pour réfléchir à son problème, pour lire différentes ressources.

    Et lorsque ChatGPT vous fait vraiment gagner du temps, c’est peut-être parce qu’il s’agit d’un domaine où vous n’êtes pas vraiment compétent. En ce qui concerne la ligne de commande, je ne peux que répéter ma suggestion de lire « Efficient Linux at the Command Line ». Vraiment !

    Comme le rappelle très bien Cal Newport: qui a le plus intérêt à ce que vous soyez un ouvrier incompétent qui se contente de pousser aveuglément sur les boutons d’une machine au lieu de faire fonctionner son cerveau ?

    Peut-être que passer quelques heures à espionner les aristocrates en étant obligé de faire des lessives vous fera réfléchir à ce sujet. En tout cas, ça en vaut la peine !

    Bon amusement, bonnes réflexions et… bonnes lessives !

    À propos de l’auteur :

    Je suis Ploum et je viens de publier Bikepunk, une fable écolo-cycliste entièrement tapée sur une machine à écrire mécanique. Pour me soutenir, achetez mes livres (si possible chez votre libraire) !

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  • Monday 12 January 2026 - 08:20
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  • Monday 12 January 2026 - 07:42

     

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