un simple agrégateur, lecteur de flux rss pour tout suivre .... par: fonds d'écran - Kriss Feed, version : 7 -
  • Monday 20 April 2026 - 18:20

    Les portails de services gérés par des filiales techniques d’opérateurs historiques ne relèvent pas toujours des structures les plus connues du grand public. Orange MIB, entité née du rapprochement entre Orange et Equant, n’échappe pas à cette logique de discrétion opérationnelle.

    Sa structure interne et ses choix technologiques illustrent des compromis rarement évoqués dans l’industrie. Certaines fonctionnalités, réservées à des …

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  • Monday 20 April 2026 - 10:13
    from PepSEO

    En 2026, nos foyers comptent souvent plus d’appareils connectés que d’habitants : ordinateur portable, PC fixe, smartphones, tablette, imprimante Wi-Fi, box, TV connectée… Résultat : quand un appareil tombe en panne, c’est toute l’organisation familiale ou professionnelle qui se grippe. Bonne nouvelle : les pannes informatiques les plus courantes suivent des schémas bien identifiés. Voici comment les reconnaître et réagir …

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  • Monday 20 April 2026 - 09:22

    Un équipement industriel défaillant n’attend pas l’heure creuse pour se manifester : chaque minute d’arrêt se compte en milliers d’euros évaporés. Pourtant, la prévention des pannes reste trop souvent reléguée au second plan, alors que des outils performants sont déjà sur le marché.

    Des solutions permettent désormais d’avoir un œil sur l’intérieur des machines, sans avoir à tout démonter. Résultat …

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  • Monday 20 April 2026 - 07:42

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière.


    Tous les liens listés ci-dessous sont a priori accessibles librement. Si ce n’est pas le cas, pensez à activer votre bloqueur de javascript favori ou à passer en “mode lecture” (Firefox) ;-)

    Brave New World

    Spécial IA

    Spécial clashs / logiciels plus ou moins libres

    Spécial guerre(s) au Moyen-Orient

    Spécial femmes dans le monde

    Spécial France

    Spécial femmes en France

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    Spécial médias et pouvoir

    Spécial emmerdeurs irresponsables gérant comme des pieds (et à la néolibérale)

    Spécial recul des droits et libertés, violences policières, montée de l’extrême-droite…

    Spécial résistances

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    Spécial MAGAM et cie

    Les autres lectures de la semaine

    Les BDs/graphiques/photos de la semaine

    Les vidéos/podcasts de la semaine

    Les trucs chouettes de la semaine

    Retrouvez les revues de web précédentes dans la catégorie Libre Veille du Framablog.

    Les articles, commentaires et autres images qui composent ces « Khrys’presso » n’engagent que moi (Khrys).

  • Monday 20 April 2026 - 06:34
  • Sunday 19 April 2026 - 18:43
    from PepSEO

    Un chiffre brut suffit parfois à renverser les certitudes : 67% des responsables informatiques considèrent la flexibilité comme la première exigence pour choisir leur plateforme de gestion, loin devant la performance pure. Cette donnée bouscule les habitudes, met à l’épreuve les réflexes, et force à regarder de près les véritables critères qui guident le choix entre huflahizcisz et tiuqyazhmizz.

    Huflahizcisz

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  • Sunday 19 April 2026 - 16:14
    Dans un avenir proche toutes les entreprises (c'est-à-dire auto-entrepreneurs compris) devront transmettre leurs factures par voie électronique.

    Comme...

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  • Sunday 19 April 2026 - 12:03
    Une ancienne baratte a beurre
    baratte à beurre : un ancien objet du quotidienLa baratte qui faisait le beurre, l'histoire d’un objet du quotidien ou anatomie d’une baratte à beurre domestique ...

    La baratte à beurre pour petite ou grosse production.

    Contexte historique et typologie
    La baratte en tonneau est une évolution des barattes traditionnelles (dasher, plunger, crocks) qui ont été utilisées en Europe et en Amérique depuis des siècles.
    Au XIXᵉ et début XXᵉ siècle, les modèles " tonneau " montés sur berceau et actionnés par manivelle se répandirent dans les foyers et petites fermes, offrant un barattage plus régulier et moins fatigant que le pilon vertical. 

    Description technique et constitution

    - Corps : cylindre riveté en tôle ou fer-blanc pour la résistance et l’étanchéité.  
    - Support : berceau en bois cintré assurant la stabilité de la rotation.  
    - Couvercle : bois ou métal, fixé par brides ou loquets pour éviter les projections.  
    - Transmission : manivelle en bois reliée à un train d’engrenages en acier qui entraîne l’axe central.  
    - Agitateur interne : palettes ou batteurs en bois/métal fixés sur un axe ; leur géométrie favorise la turbulence et le brassage.  
    Ces choix de matériaux reflètent un compromis entre durabilité, coût et facilité de réparation.

    Principe de fonctionnement (physique et pratique)

    Le barattage transforme une émulsion lipides‑dans‑eau en une émulsion eau‑dans‑lipides : l’agitation rompt les membranes des globules gras, qui coalescent en grains de beurre ; le liquide restant est le babeurre.
    La durée varie selon la teneur en matière grasse, la température (idéalement tiède‑frais) et l’intensité du mouvement ; pour des barattes manuelles, le processus peut durer de 30 minutes à plusieurs heures.
    Les barattes à tonneau accélèrent le processus par rotation continue et régularité du mouvement. 

    Usage quotidien et protocole d’emploi

    1. Préparation : laisser reposer le lait pour récupérer la crème ou utiliser crème fraîche ( temp. optimale 10–15 °C selon la tradition).  
    2. Remplissage : remplir la baratte aux 2/3 pour permettre mouvement et aération.  
    3. Barattage : tourner la manivelle à cadence régulière ; surveiller apparition des grains jaunes.  
    4. Égouttage et lavage : séparer le babeurre, laver le beurre à l’eau froide et malaxer pour chasser le liquide.

    Conservation et valeur patrimoniale

    Entretien : éviter l’immersion prolongée du bois ; sécher et traiter les parties boisées ; désoxyder légèrement les pièces métalliques sans abrasifs agressifs.
    Conservation muséale : stockage en atmosphère stable, interventions réversibles.
    Les barattes témoignent du patrimoine domestique et de l’industrialisation progressive des tâches ménagères.   

    Notre découverte du jour.

    Baratte à beurre domestique, de forme " tonneau ", début XXᵉ siècle.
    Objet de barattage manuel monté sur berceau, manivelle et engrenage ; destiné à transformer la crème en beurre par agitation mécanique.
    * Il s’agit d’une baratte domestique de forme " tonneau " montée sur un berceau, conçue pour le barattage manuel; plus précisément, avec cette forme en " tonneau", c'est une baratte dite " NORMANDE de MAISON " pour battre la crème à l'aide d'un mécanisme assez sophistiqué fonctionnant avec une manivelle extérieurs permettant de faire tourner un mécanisme multiple situé à l'intérieur de la cuve ....  
    L’objet est daté du début du XXᵉ siècle selon une estimation stylistique et technique.  
    Le corps est en tôle métallique rivetée, tandis que le couvercle, le berceau et la poignée sont en bois.  
    Le dispositif fonctionne par une manivelle extérieure entraînant un train d’engrenages qui fait tourner un axe muni de palettes internes.  
    Ses dimensions sont d’environ 44 × 29 × 20 cm. pour un poids d’environ 2,6 kg.  
    Il était utilisé pour la production domestique de beurre à partir de crème.
    Originalité : déjà restaurée vers 1990, cette baratte a été laissée dans un grenier et ressortie de nouveau très récemment pour une exposition technique...
        enjoy :)
    © Ma Petite Brocante en Ligne - duplication interdite
  • Saturday 18 April 2026 - 18:43
    from PepSEO

    Après le choix du maillot de bain qui mettra en valeur nos atouts, voici une autre question qui travaille toute modeuse qui se respecte à l’arrivée des vacances d’été. Que faire de notre crinière pour profiter de la plage tout en restant stylée? Pas de panique, les people nous offrent une multitude de choix à adopter si affinités! Dans cette …

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  • Saturday 18 April 2026 - 18:20

    Imaginez une soirée cinéma parfaite, où la sélection des films et la qualité de visionnage surpassent toutes vos attentes. EOS.to mflix se distingue par ses fonctionnalités innovantes et sa bibliothèque de films variée. Ce service transforme chaque moment de visionnage en une expérience immersive, en proposant une qualité d’image exceptionnelle et des options de personnalisation impressionnantes.

    Au-delà de la qualité …

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  • Saturday 18 April 2026 - 10:06

    Accéder à sa boîte mail AkeoNet est une opération simple, mais essentielle pour rester connecté. Commencez par ouvrir votre navigateur web préféré et rendez-vous sur le site officiel d’AkeoNet. Une fois sur la page d’accueil, recherchez l’onglet ‘Messagerie’ situé généralement en haut à droite de l’écran.

    Cliquez dessus et vous serez redirigé vers la page de connexion. Entrez votre adresse …

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  • Friday 17 April 2026 - 18:20

    Moustafa El Oudi et Marwa Cheikh, deux figures emblématiques de la scène artistique contemporaine, incarnent la symbiose entre tradition et modernité. Lui, musicien aux talents multiples, enchante avec ses compositions mêlant influences orientales et rythmes occidentaux. Elle, plasticienne de renom, redéfinit les frontières de l’art visuel avec ses œuvres audacieuses et colorées.

    Leur rencontre a donné naissance à une collaboration …

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  • Friday 17 April 2026 - 12:38
  • Friday 17 April 2026 - 12:20

    Le secteur du marketing digital ne manque pas de conférences. Ce qui manque, en revanche, c'est un rendez-vous qui place l'entrepreneur au cœur de la réflexion, avant les outils, avant les méthodes. C'est précisément le pari du Success Marketing, un événement nantais à portée nationale qui revient pour une deuxième édition les 10 et 11 juin 2026 à La Carrière, à Saint-Herblain, près de Nantes.

    Né de la conviction que derrière chaque stratégie performante, il y a d'abord une vision et une audace humaine, le Success Marketing s'adresse aux professionnels du marketing et aux entrepreneurs qui veulent conjuguer expertise technique et instinct entrepreneurial.

    Après une première édition qui a réuni 375 participants, l'événement confirme son ambition : faire naître un écosystème de référence autour du marketing digital, ancré dans les Pays de la Loire mais tourné vers la France entière.

    Cette année, Abondance est partenaire de l'événement.

    A cette occasion, profitez de -20 % sur vos billets avec le code 👉 ABONDANCE20

    Success Marketing #2 : deux jours pour repenser votre approche du marketing digital

    La deuxième édition du Success Marketing se tiendra les 10 et 11 juin 2026 dans un cadre qui a déjà fait ses preuves : La Carrière, ancienne carrière de pierre réhabilitée en espace événementiel moderne, située au 2 bis rue du Souvenir Français à Saint-Herblain, en périphérie de Nantes. Facilement accessible en transports en commun (bus, tram, train depuis la gare de Nantes) comme en voiture avec un parking gratuit à proximité, le lieu offre un cadre à la fois authentique et fonctionnel, pensé pour favoriser les échanges.

    Sur deux jours, le programme s'articule autour d'une grande scène et de deux salles de workshops. Une première journée consacrée à la formation et la seconde aux conférences, pour une montée en compétences aussi bien stratégique qu'opérationnelle. Les thématiques reflètent les grandes évolutions du secteur : SEO et GEO à l'heure des moteurs de recherche basés sur l'IA, automatisation et outils marketing, LinkedIn comme levier d'acquisition, ou encore les nouvelles pratiques de pilotage de la performance.

    Parmi les interventions annoncées, on notera notamment une conférence sur le référencement dans les LLM, une autre sur la manipulation des intelligences artificielles, ainsi que des ateliers pratiques sur Notion, Reddit ou les API au service du SEO.

    L'événement rassemble une vingtaine d'intervenants (experts, praticiens et entrepreneurs) pour des sessions pensées comme des retours d'expérience concrets autant que des prises de recul stratégiques. Le tout dans un esprit délibérément communautaire : le Success Marketing revendique une culture du réseau et de la collaboration, avec la conviction que les meilleures opportunités naissent des connexions humaines autant que des contenus.

    Le programme du Success Marketing #2

    🗓 Mercredi 10 juin 2026

    La Success Lab

    • 09h00 -  11h00 - Générer n'est pas créer : L'art du prompt pour reprendre le contrôle et dompter vos contenus IA - Philippe Marx
    • 11h00 -  13h00 - Hack SEO & IA : reprendre le contrôle des algorithmes - Alan CladX
    • 14h00 - 16h00 - Titre à venir -  Francis Lelong
    • 16h00 - 18h00 -  Bâtir sa stratégie d'acquisition - Thomas Jossomme

     

    🗓 Jeudi 11 juin 2026

    Grande scène

    • 09h45 - Store Locator : structure SEO et GEO, et page idéale pour vos établissements en 2026 - Régis Stéphant & Sandrine Bertrand
    • 10h45 - Titre à venir - Francis Lelong
    • 11h45 - J'ai postulé chez Ibou, le moteur de recherche français - Grégory Pairin & Guillaume Pitel
    • 14h00 - LinkedIn, le réseau surpuissant que tu sous-estimes : 5 tips pour conquérir le réseau en 2026/2027 - Valentine Sauda
    • 14h45 - L'IA n'est pas intelligente. Elle est juste manipulable et hackable - Alan CladX
    • 16h00 - Titre à venir - Aymeric Bouillat

    Salle Workshop 1

    • 09h45 - Du SEO au GEO : comment gagner sa place en tant que marque dans les LLM ? - Killian Le Moal
    • 11h30 - Comment devenir la marque que Google et les IA recommandent ? Retour d'expérience : +80% de visibilité en moins de 2 mois - Iris Jouy & Guillaume Pracht
    • 14h00 - Piloter son marketing avec les bons signaux - Hanna Lenda
    • 16h00 - Tout SEO mérite son Jarvis : automatisation, API & MCP au service de votre stratégie
    • 17h15 - Claude Code comme copilot marketing : créer des sites, landing pages et lead magnets sans développeurs - Jessy Martin

    Salle Workshop 2

    • 09h45 - Comment trouver des clients sur LinkedIn grâce à l'intelligence artificielle - Alexis Makounga
    • 11h30 - GEO & Reddit : comment émerger sur ces plateformes ? - Marilou Rudel & Kate Herchuez
    • 14h00 - Automatisations, outils et IA au service de vos offres marketing - Dorothée Raffray
    • 16h00 - 1h pour construire un Marketing Operating System sur Notion - Juliette Hervé
    • 17h15 - Titre à venir - Thomas Jossomme

    Les détails du programme sont disponibles sur le site de l'événement.

    Infos pratiques - Success Marketing 2026

    • : La Carrière - 2 bis Rue du Souvenir Français, 44800 Saint-Herblain (périphérie de Nantes)
    • Quand : Mercredi 10 juin 2026 & Jeudi 11 juin 2026
    • Contact : Tel : 02 40 36 03 07 / Email : team@successmarketing.fr
    • Tarifs : 139 € (early birds) / 250 € (plein tarif)
    • En option : Pass before VIP (70 €), Pass petit déjeuner (40 €), Pass déjeuner networking (80 €)

    Profitez de -20 % sur vos billets avec le code : ABONDANCE20

     

    L’article "Le Success Marketing revient les 10 & 11 juin 2026 à Nantes !" a été publié sur le site Abondance.

  • Friday 17 April 2026 - 10:54
    from PepSEO

    Une panne imprévue dans une ligne de production peut entraîner des pertes financières majeures, bien supérieures au coût d’un entretien régulier. Pourtant, dans de nombreux sites industriels, la maintenance reste souvent cantonnée à des interventions correctives, malgré l’évolution rapide des outils numériques.

    L’intégration de l’intelligence artificielle dans les systèmes de maintenance bouleverse les modèles établis. L’analyse prédictive permet d’anticiper les …

    L’article Réduire les arrêts de production quand la maintenance rencontre l’automatisation est apparu en premier sur PEPSeo.

  • Friday 17 April 2026 - 06:09
    James Abbott McNeill Whistler, Arrangement in Grey: Portrait of the Painter, 1872, Oil paint on canvas, 74.9 x 53.3 cm, Detroit Institute of Arts, Bequest of Henry Glover Stevens, in memory of Ellen P. Stevens and Mary M. StevensDandy, provocateur et génie : pourquoi l'exposition Whistler au Musée Van Gogh est le choc artistique incontournable de l'année.
  • Friday 17 April 2026 - 04:05
    from PepSEO

    Des siècles après sa mort, Henry VIII reste l’un des rois les plus omniprésents de l’imaginaire collectif. Non pas pour ses traités politiques, mais pour cette aura de grandeur, de violence et de scandale savamment entretenue par les images, les rumeurs, et plus récemment, les caméras. La fiction ne se contente plus d’inventer des détails : elle façonne le souvenir, …

    L’article Henry Tudor VIII vu par les séries et les films : mythe ou réalité ? est apparu en premier sur PEPSeo.

  • Thursday 16 April 2026 - 20:59

    Voilà plus de 15 ans que le Framablog traduit les écrits du militant anglo-canadien Cory Doctorow. Le prolifique auteur d’ouvrage de fiction, d’essais (comme « Détruire le capitalisme de surveillance » (2020)), et d’innombrables billets de blog, est membre actif de l’Electronic Frontier Foundation, une organisation qui lutte notamment en faveur du respect de la vie privée en ligne.

    Fin 2011, Cory donnait une conférence mémorable au Chaos Communication Camp, que Framasoft avait traduite et relayée : « On ferme ! La guerre imminente contre nos libertés d’utilisateurs ».

    Le 28 décembre 2025, l’hacktiviste faisait en quelque sorte une mise-à-jour avec une nouvelle conférence « Un Internet post-étasunien, conçu pour résister à la merdification », à l’occasion de la 39e édition du CCC à Hambourg en Allemagne.

    Voici une traduction de la transcription de cette conférence, réalisée par Framalang.


    L’internet post-étasunien.

    Transcription de Cory Doctorow de sa propre conférence au 39C3. Traduction par Framalang (Ambar, Booteille, christian, Henri-Paul, Javier, jums, Kit, Lumi, MathildeC, pyg, retrodev, tcit).
    Mise en forme pour le blog, mèmes, illustrations, hyperliens, : pyg. 

     

    Vidéo de la conférence « Un Internet post-étasunien, conçu pour résister à la merdification »,
    de Cory Doctorow, à l’occasion de la 39e édition du CCC à Hambourg en Allemagne.
    .
    (Sous-titres FRSous-titres EN)
     

     

    La plupart d’entre vous savent que je suis militant engagé depuis bientôt 25 ans à l’Electronic Frontier Foundation (EFF). Mon regard est sans doute biaisé, mais, selon moi, aucun autre groupe au monde ne fait un aussi bon boulot que l’EFF pour défendre nos droits numériques.

    Je suis donc militant à l’EFF, et, depuis un quart de siècle, je me suis engagé dans ce que j’appelle « La guerre de l’informatique grand public ».

    Si vous étiez présent·e au 28C3, il y a 14 ans, vous avez peut-être assisté à l’une de mes conférences du même titre. C’est un de mes combats depuis mes premiers jours à l’EFF, notamment quand j’ai débarqué à Los Angeles, à l’inauguration d’un truc appelé Broadcast Protection Discussion Group, une alliance diabolique d’entreprises de la tech, de conglomérats médiatiques, de diffuseurs et de câblo-opérateurs.

    Ils s’étaient rassemblés car Billy Tauzin, membre particulièrement corrompu du Congrès étasunien, leur avait promis une nouvelle réglementation : un texte interdisant la production et la vente d’ordinateurs, à moins que ces derniers ne soient paramétrés et bridés de sorte qu’ils ne puissent plus effectuer d’opérations jugées indésirables par les actionnaires des entreprises membres de l’alliance.
    Cette règle, le « Broadcast Flag » avait été validée par la Commission fédérale des communications (FCC), organisme régulateur des télécoms étasuniens. Nous avons donc poursuivi la FCC devant la Cour fédérale et fait annuler ce texte de loi.

    Nous avons gagné cette bataille, mais, les ami·e·s, j’ai de mauvaises nouvelles, des nouvelles qui ne vous surprendront pas. Malgré ce genre de victoire, depuis ces 25 dernières années, nous perdons la guerre de l’informatique grand public.

    C’est pourquoi, plusieurs décennies plus tard, je suis de retour à Hambourg. Je tente, depuis des années, d’enfoncer une porte fermée à double tour : une porte qui mène à un Internet neuf et vertueux, un Internet qui nous offre à la fois l’autodétermination technologique de l’Internet d’autrefois et la facilité d’accès pour tous, nos semblables néophytes compris, de l’Internet 2.0. Cette porte, mes ami·e·s, vient de s’ouvrir.

    Aujourd’hui, la voilà enfin entrebâillée. Enfin !

    Et le plus étonnant dans tout cela, c’est que c’est grâce à Donald Trump.

    Bien sûr, il ne l’a pas fait exprès ! Mais grâce à son agressivité incontrôlable, nous sommes à l’aube d’un Internet post-étasunien, un nouveau système nerveux numérique pour le XXIe siècle, un Internet qui pourra se construire sans que nous ayons à nous préoccuper des attentes et priorités des États-Unis.

    Cependant ne vous méprenez pas, je n’apprécie ni Trump ni sa politique. Ne vous méprenez pas, car cela ne me fait pas plaisir que Trump soit au pouvoir et je suis encore moins fan de ses politiques. Mais, comme aime à le rappeler mon ami Joey DaVilla « Quand la vie te donne une épidémie, tu fais des vaccins ». Le seul truc pire que de vivre toute la terreur que Trump fait subir aux États-Unis et au monde entier, serait de subir tout cela sans réussir à en tirer quoi que ce soit.

    C’est ce dont je veux parler aujourd’hui : l’internet post-étasunien que nous pouvons arracher au chaos créé par Trump.

    Un internet post-étasunien est possible, car Trump a mobilisé une nouvelle coalition qui se bat à nos côtés. En politique, le plus important ce sont les coalitions. Chaque fois que vous voyez un groupe de personnes réussir d’un coup, là où elles avaient toujours échoué jusque-là, c’est que ces personnes ont réuni leurs forces dans une coalition, en mobilisant de nouveaux allié⋅es. Tous ne veulent pas la même chose, mais ont assez en commun pour se battre côte à côte.

    Trump est un pur produit d’une de ces coalitions, tout droit sorti d’un agglomérat de milliardaires, de suprémacistes blancs, de chrétiens sectaires, d’autoritaires, de conspirationnistes, d’impérialistes, et de « libertariens » auto-proclamés qui ont une telle obsession avec la non-taxation qu’ils pourraient voter pour Mussolini s’il leur promettait de baisser les impôts d’un centime.

    Ce qui me rend vraiment enthousiaste, c’est que nous avons une nouvelle coalition dans cette guerre de l’informatique grand public : une coalition qui inclut celles et ceux qui se battent pour nos droits numériques depuis des décennies, mais aussi des gens qui veulent transformer les milliards des géants du numérique étasuniens en milliards pour leur propre économie, et enfin des obsédés de la sécurité nationale inquiets, à juste titre, quant à la souveraineté numérique.

    La thèse que je défends ici est que cette coalition est inarrêtable. Et ça, c’est une excellente nouvelle ! Pour la première fois depuis des décennies, la victoire est à portée de main.

    Du coup, laissez-moi vous expliquer : il y a 14 ans, devant ce groupe, j’ai expliqué la « guerre de l’informatique grand public ». C’était mon petit nom accrocheur pour ce combat. Toutefois, le nom ennuyeux employé dans les textes législatifs est « anti-contournement ».

    Selon les lois anti-contournement, il est illégal de modifier le fonctionnement d’un produit ou service numérique, sans le consentement du fabricant, et – point crucial – cela reste vrai même si cette modification n’enfreint aucune autre disposition légale.

    Les lois anti-contournement nous viennent des États-Unis : la Section 1201 du Digital Millennium Copyright Act de 1998 définit le contournement par un « contrôle d’accès » d’une œuvre soumise au droit d’auteur comme un crime passible d’une peine de prison de cinq ans et d’une amende de 500 000 dollars dans le cas d’une première condamnation.

    Section 1201 du Digital Millennium Copyright Act de 1998

    Section 1201 du Digital Millennium Copyright Act de 1998. Source.

     

    Donc, d’un point de vue pratique, si vous concevez un appareil ou un service doté d’un système, aussi fragile soit-il, qui empêche la modification du code de l’application ou du logiciel embarqué, alors la modification de ce code ou logiciel embarqué est un délit – passible de prison. Divulguer des informations concernant le contournement de ce contrôle d’accès est aussi un délit, ce qui signifie que des expert⋅es en sécurité informatique s’exposent à des poursuites pénales, même si elles ne font que décrire comment elles accèdent à un appareil ou à un système.

    Avec les lois anti-contournement, n’importe quel fabricant peut facilement transformer son produit en une zone de non-droit, qui criminalise à la fois le fait d’examiner, rapporter et corriger ces failles.

    Il s’agit d’une loi que Jay Freeman qualifie à juste titre de « outrage grave au modèle commercial ». L’anti-contournement est entré en vigueur en 1998 avec la signature du DMCA [ndt le Digital Millennium Copyright Act] par Bill Clinton. Mais avant que vous ne commenciez à railler ces stupides étasuniens, sachez ceci : tous les autres pays du monde ont voté une loi comme celle-là, depuis. Ici, en UE, c’est l’article 6 de la Directive européenne sur le droit d’auteur de 2001 qui marque le début de l’anti-contournement.

    Il y a une certaine logique perverse à ce que les États-Unis promulguent une loi comme celle-ci. Après tout, ils sont la locomotive technologique du monde, berceau des plus grandes et plus puissantes entreprises de la tech. En rendant illégale la modification des produits numériques sans l’accord du fabricant, les États-Unis accroissent les capacités de rente extractive des entreprises les mieux cotées de la bourse étasunienne.

    Mais pourquoi l’Europe aurait-elle passé une loi comme celle-là ? L’Europe importe massivement des technologies numériques. En élargissant la protection légale aux entreprises qui veulent voler les données et l’argent de leurs utilisateurices, l’UE permettait de faciliter un transfert de valeur à sens unique vers les États-Unis. Pourquoi l’Europe ferait-elle cela ?

    Laissez-moi vous raconter les circonstances qui ont mené d’autres pays à promulguer leur loi anti-contournement et peut-être identifierez-vous un schéma qui répondra à la question.

    L’Australie a eu sa loi anti-contournement via l’accord de libre-échange avec les États-Unis, obligeant l’Australie à promulguer une loi anti-contournement.

    Le Canada et le Mexique l’ont eue via l’accord de libre-échange avec les États-Unis, obligeant le Canada et le Mexique à promulguer une loi anti-contournement.

    Des nations andines comme le Chili ont eu la leur, via des accords bilatéraux de libre-échange avec les États-Unis, les obligeant à promulguer des lois anti-contournement.

    Et des nations d’Amérique centrale ont eu la leur via le CAFTA – Central American Free Trade Agreement with the USA – (NdT : Zone de Libre-Échange de l’Amérique Centrale avec les États-Unis) qui les obligent à promulguer elles aussi une loi anti-contournement.

    Mème : un cowboy, l'air peu rassuré, regarde au loin. Une astronaute le tient par l'épaule, montre le paysage de la main et dit, en souriant : « Des accords de libre-échange, Des accords de libre-échange partout ».

     

    J’imagine qu’à ce stade, vous avez identifié le schéma : le représentant étasunien au commerce a obligé chacun de ses partenaires commerciaux à adopter une loi anti-contournement, pour faciliter l’extraction de données et d’argent de leur propre peuple par des entreprises étasuniennes. Mais bien sûr, cela ne fait que soulever une autre question : pourquoi tous les autres pays du monde accepteraient-ils de laisser les États-Unis voler les données et l’argent de leurs propres peuples, et empêcher leurs secteurs technologiques nationaux de faire des produits interopérables qui éviteraient ce vol ?

    Voici une anecdote qui résout cette énigme : il y a de cela plusieurs années, avant que Viktor Orban n’accède au pouvoir, je donnais des conférences, en tant que conférencier invité, pour le programme doctoral d’été en sciences politiques de l’Université d’Europe centrale de Budapest. Et un été, à l’issue d’un cours portant sur la loi anti-contournement, un de mes étudiants m’approcha.

    Il me dit qu’il avait été ministre de l’information d’un pays d’Amérique Centrale pendant les négociations du CAFTA et, un jour, il avait reçu un appel téléphonique de son négociateur commercial, qui appelait depuis la table des négociations. Le négociateur dit : « Tu sais à propos de ta consigne de ne donner aux étasuniens l’anti-contournement sous aucun prétexte ? Eh bien, ils disent qu’ils n’achèteront pas notre café à moins qu’on ne leur donne l’anti-contournement. Et je suis désolé mais nous ne pouvons tout simplement pas perdre le marché étasunien. Notre économie s’effondrerait. Donc on va leur donner l’anti-contournement. Je suis vraiment désolé. »

    Voilà. C’est pour cela que tous les gouvernements du monde ont autorisé les géants du numérique étasuniens à déclarer ouverte la chasse aux données personnelles et aux profits faciles.Mème : deux boutons rouges, un dit « Filer nos données aux USA », l'autre « Ne plus vendre de produits aux USA ». Un homme tagué « Touts les États du monde (ou presque) » transpire en ne sachant sur quel bouton appuyer.

    L’alternative c’était les droits de douane. Eh bien, je ne sais pas si vous êtes au courant, mais on a les droits de douane maintenant !

    Je veux dire, si quelqu’un menace de brûler votre maison à moins que vous ne lui obéissiez et qu’ensuite il brûle quand même votre maison, vous n’êtes pas tenu de continuer à lui obéir. Alors… Vive la Libération ?

    Jusqu’à présent, les pays du monde entier n’ont eu que deux réponses aux droits de douane de Trump.

    La première était : « Donnons à Trump tout ce qu’il demande (sauf le Groenland) et peut-être qu’il arrêtera de s’en prendre à nous ». Celle-ci a été un échec absolu. Si vous donnez à Trump le doigt, il prend le bras. Il prendra ce fichu Groenland. La reddition est un échec.

    Mais l’autre tactique n’est pas meilleure : les droits de douane en représailles. C’est ce que nous avons fait au Canada (comme tous les meilleurs Américains, je suis Canadien). Notre meilleure idée a été d’imposer des droits de douane sur les choses que nous importons depuis les États-Unis, ce qui a augmenté leur coût à l’achat. C’est une étrange manière de punir les États-Unis ! Comme se frapper soi-même très fort en espérant que le voisin du dessous dise « Aïe ! »

    Et c’est sans distinction. Pourquoi coller des droits de douane sur le soja d’un pauvre fermier d’un État commençant et finissant par une voyelle ? Ce gars n’a jamais rien fait de mal au Canada.

    Mais il y a une troisième réponse possible aux droits de douane. Une réponse qui n’attend qu’à être testée : et si on abrogeait les lois anti-contournement ?

     

    Mème : sur l'autoroute, un panneau indique « Mettre des droits de douanes élevés sur tous les produits » tout droit et « Abroger les lois anti-contournement » sur la sortie à droite. Une voiture taguée « L'Europe » fait un dérapage pour prendre la sortie ; Texte 4 : « (dans un avenir idéal) ».

     

     

    Si vous êtes un acteur de la Tech ou un investisseur installé dans un pays qui a abrogé sa loi anti-contournement, vous pouvez vous lancer dans la création de produits de dé-merdification, qui se branchent sur les technologies défectueuses exportées par les États-Unis pour permettre aux gens qui possèdent et utilisent ces produits de le faire à leur propre avantage, même si cela énerve les actionnaires.

    Pensez aux tracteurs John Deere : quand le tracteur John Deere d’un fermier tombe en panne, on s’attend à ce qu’il le répare, en installant de nouvelles pièces pour remplacer ce qui ne fonctionne plus. Mais le tracteur ne reconnaît pas ces nouvelles pièces et refuse de démarrer tant que le fermier n’a pas dépensé quelques centaines de dollars pour faire appel à un réparateur John Deere officiel, dont le seul travail consiste à saisir un code de déverrouillage sur la console du tracteur, pour initialiser la pièce et l’associer à l’ordinateur central du tracteur.

    Modifier un tracteur pour contourner cette étape d’activation est une violation de la loi anti-contournement. Cela signifie que des fermiers partout dans le monde sont coincés par cette arnaque, parce que leur propre gouvernement mettra sous les barreaux quiconque modifie un tracteur pour désactiver le système d’association de pièces de ce produit étasunien.

    Mais que se passerait-il si le Canada abrogeait le projet de loi C-11 de la loi de modernisation du droit d’auteur de 2012 (c’est notre loi anti-contournement) ? Alors, une entreprise comme Honeybee, qui fabrique des capots de tracteurs, pourrait embaucher quelques bon·ne·s étudiant·e·s en informatique de l’Université de Waterloo, les mettre au travail sur le déverrouillage du logiciel des tracteurs John Deere, et le mettre à disposition du monde entier. Ils pourraient vendre la solution à toute personne disposant d’une connexion Internet et d’un moyen de paiement, y compris ce pauvre fermier étasunien dont nous avons soumis le soja à des droits de douane.

    Il est difficile de mesurer les sommes en jeu ici. Prenons juste un exemple : l’App Store d’Apple. Apple force tous ses vendeurs d’application à utiliser son système de paiement, et prend une commission de 30 % sur chaque euro dépensé dans une application.

    30 % ! C’est une affaire tellement rentable qu’Apple en tire 100 milliards de dollars chaque année. Si l’Union Européenne abrogeait l’article 6 de la Directive sur le droit d’auteur, quelques geeks malins en Finlande pourraient faire de la rétro-ingénierie sur les systèmes de démarrage d’App et créer un appareil qui déverrouille les téléphones afin qu’ils puissent utiliser des magasins d’application alternatifs. Ils pourraient vendre cet appareil, ainsi que l’infrastructure nécessaire pour faire tourner un magasin d’application à toute personne dans le monde qui souhaite entrer en compétition avec Apple pour capter ses utilisateurs et ses éditeurs d’applications.

    Ces concurrents pourraient offrir une réduction de 90 % à tou·te·s les bricoleur·euse·s de Etsy, tou·te·s les artistes de Patreon, tous les médias d’actualité, tou·te·s les développeur·euse·s de jeux, tous les systèmes de VOD. Ils pourraient leur offrir 90 % de réduction sur les paiements et quand même gagner 10 milliards de dollars par an.

    Peut-être la Finlande n’aura-t-elle jamais de nouveau Nokia, car c’est une affaire difficile à reproduire. Il faut fabriquer du matériel, ce qui est coûteux et risqué. Mais si l’Union Européenne légalise le déverrouillage, c’est Apple qui devrait engager tous les coûts et les risques de fabrication et de déploiement du matériel, tandis que ces geeks finlandais pourraient écrémer les 100 milliards de dollars qu’Apple pompe de l’économie globale par son arnaque à la rente illégitime.

    Comme l’a dit Jeff Bezos aux éditeurs : « Vos marges bénéficiaires sont mes opportunités ». Avec ces gens-là, c’est toujours « disruption pour vous mais pas pour moi ». Quand ils nous font ça, ils appellent ça du progrès. Quand on le leur fait, c’est du piratage. Et tous les pirates veulent devenir des amiraux.

    Eh bien, tant pis. Bougez vite et cassez les choses de Tim Cook. Bougez vite et cassez les rois ! [NdT : c’est une référence à la citation « move fast and break things » de Mark Zuckerberg. Doctorow emploie la formule « Move fast and break kings » dans la version originale aussi en référence au mouvement « No king » aux USA]

    C’est marrant : j’ai passé 25 ans de ma vie à me faire botter les fesses par le bureau du représentant au commerce étasunien (pour ma défense, le combat n’était pas équilibré). J’ai développé une sorte d’admiration réticente pour leur capacité à lier le monde entier à un système commercial qui confère des avantages injustes aux États-Unis et à leurs entreprises, leur laissant le champ libre pour piller les données et les économies du monde. Il a donc été particulièrement impressionnant de regarder Trump démanteler en un clin d’œil le système commercial mondial et détruire la situation dans laquelle les affaires du monde étaient organisées pour protéger les intérêts de la classe capitaliste étasunienne.

    Ce n’est pas le chemin que j’aurais choisi, évidemment. J’aurais préféré que cette avancée ait lieu sans Trump. Mais, si Trump insiste, j’accepte cet énorme but contre son camp. Je ne dis pas que je suis devenu accélérationniste, mais au point où on en est, je ne suis plus vraiment « non-accélérationniste ».

    Vous devez avoir entendu dire que certains gouvernements ont tenté de pousser Apple à ouvrir son magasin d’application, et ils ont totalement échoué. Quand l’Union Européenne frappe Apple d’une ordonnance dans le cadre du Règlement sur les marchés numériques (DMA), Apple répond en proposant d’autoriser les magasins tiers, mais seulement s’ils vendent des applications qu’Apple a approuvées.

    Mème : Anakin Skywalker (représentant Apple) dit « Nous allons autoriser d'autres appstores que le notre ». Padmé répond, sereine : « Et ces appstores pourront publier ce qu'ils veulent. ». Anakin a un sourire flippant. Padmé, moins rassurée, dit : « Et ces appstores pourront publier ce qu'ils veulent., hein ? » ;

    Eh bien que ces magasins d’application puissent utiliser leurs propres systèmes de paiement, Apple leur facturerait tant de frais pourris que cela deviendrait plus cher. Et si Apple détermine qu’un téléphone a été utilisé hors de l’Union Européenne pendant plus de 21 jours, toutes les données et applications seraient supprimées.

    Quand l’Union Européenne a expliqué que cela n’était pas conforme à la réglementation, Apple a menacé de se retirer de l’Union Européenne. Puis, une fois que tout le monde a cessé de rire, Apple a déposé plus d’une douzaine de recours bidon, dans le but de bloquer la situation dans les tribunaux pendant une décennie, tout comme Google et Meta l’ont fait pour le RGPD.

    Il n’est pas clair que l’Union Européenne soit en capacité de forcer Apple à écrire du code qui ouvre la plateforme iOS à des magasins d’applications et des systèmes de paiement alternatifs. Mais il y a une chose que l’UE peut faire de manière fiable à 100 % : elle peut décider de ne pas laisser Apple utiliser les tribunaux européens dans le but de faire fermer les entreprises européennes qui déverrouillent les téléphones pour défendre les éditeurs, artistes, bricoleur·euse·s, médias d’actualité, développeur·euse·s de jeux et créateur·ice·s européen·ne·s contre les arnaques d’Apple.

    Tout ce que l’Union Européenne a besoin de faire, c’est d’abroger l’Article 6 de la Directive sur le droit d’auteur et, ainsi, priver Apple du privilège d’utiliser le système judiciaire européen pour consolider sa taxe annuelle de 100 milliards de dollars sur l’économie numérique du monde. Les entreprises européennes qui réaliseront à quel point il est rentable de déverrouiller des iPhones auront des clients du monde entier, y compris des États-Unis, où Apple n’utilise pas seulement son veto pour décider quelles applications vous pouvez faire tourner sur votre téléphone pour siphonner 30 % de chaque dollar que vous dépensez, mais aussi pour retirer des applications qui protègent ses clients de la prise de pouvoir fasciste de Trump.

    En octobre dernier, Apple a viré l’application « ICE Block » de l’App Store. C’est une application qui sert à prévenir les utilisateurs si une équipe de voyous masqués de l’ICE est dans les parages à la recherche de quelqu’un à kidnapper et à envoyer dans un goulag à l’étranger. Apple a classé en interne les kidnappeurs de l’ICE comme un « groupe protégé », et a déclaré que l’application ICE block était une atteinte aux droits de ces pauvres voyous de l’ICE.

     

    Capture du site France Info : « Aux États-Unis, le succès d'ICEBlock, l'application signalant la présence d’agents chargés d’arrêter les sans-papiers »

    Capture du site France Info : « Aux États-Unis, le succès d’ICEBlock, l’application signalant la présence d’agents chargés d’arrêter les sans-papiers ». Source.

     

    Et puisque nous parlons des brutes de l’ICE, de nombreux techniciens qualifiés ont fui les États-Unis cette année, devançant les bataillons de l’ICE qui voulaient les placer ainsi que leurs enfants dans un camp. Ces hackers compétents vivent maintenant partout dans le monde, rejoints par des investisseurs qui aimeraient bien soutenir une affaire dont le succès sera déterminé par la qualité de ses produits, et non par le nombre de cryptomonnaies $TRUMP qu’ils achètent.

    Les marges bénéficiaires d’Apple pourraient être leur opportunité.

    Légaliser le déverrouillage, piller les activités aux plus hautes marges des entreprises les plus rentables des États-Unis est une bien meilleure réponse aux droits de douane de Trump que des représailles par droit de douanes.

    En premier lieu, il s’agit d’une réponse ciblée : visez les marges des géants du numérique, et vous vous attaquez frontalement à ces entreprises dont les PDG ont chacun payé un million de dollars pour s’asseoir derrière Trump le jour de son investiture.

    Piller les marges bénéficiaires des géants du numérique n’est pas une attaque contre le peuple des États-Unis, ni contre les petites entreprises des États-Unis qui se font arnaquer par les géants du numérique. C’est une attaque contre les entreprises qui arnaquent quotidiennement le monde entier comme les étasuniens. C’est un moyen de rendre chacun plus riche au dépend de ces entreprises arnaqueuses.

    Et c’est vachement mieux que brûler des centaines de milliards de dollars pour construire des centres de données dédiés à l’IA dans l’espoir qu’un jour, un secteur qui a perdu un billion de dollars (mille milliards de dollars) pour produire des agents conversationnels pourris trouve enfin un usage aux cartes graphiques qui ne soit pas une hémorragie financière dès qu’ils les branchent.

    Voilà donc nos nouveaux alliés dans la guerre de l’informatique grand public : des entrepreneurs et des techniciens qui veulent faire des milliards de dollars en pillant les marges bénéficiaires des géants du numérique, et des législateurs qui veulent que leur pays soit celui de la dé-merdification. Le pays qui n’a pas seulement protégé l’argent et la vie privée de son peuple en achetant des déverrouillages à d’autres pays, mais plutôt le pays qui a fait des milliards de dollars en vendant au reste du monde ces technologies de protection de la vie privée et du portefeuille.

    C’est une alliance puissante, mais ce ne sont pas les seuls alliés que Trump a poussé dans notre camp. Il y a un autre allié puissant qui attend dans les coulisses.

    Vous vous souvenez quand, en juin dernier, la Cour Pénale Internationale de la Haye avait publié un mandat d’arrêt contre le génocidaire Benjamin Netanyahou, et Trump avait désavoué la CPI, et la CPI avait alors perdu son accès à Outlook, ses archives email, ses fichiers de travail, ses carnets d’adresses, ses calendriers ?

     

    Capture écran de l'article Next.ink : « Microsoft a supprimé le compte email du procureur de la Cour pénale internationale.

    Capture écran de l’article Next.ink : « Microsoft a supprimé le compte email du procureur de la Cour pénale internationale. Source.

     

    Microsoft a dit qu’ils n’avaient pas planté la CPI, que ce n’était qu’une coïncidence. Mais au petit jeu de « C’est lui qui l’a dit ! Non, c’est Clippy ! » entre les juristes de la CPI et les monopolistes condamnés de Microsoft, je sais qui croire.

    C’est exactement le genre de risque infrastructurel dont on nous avait prévenu si nous laissions des entreprises chinoises comme Huawei fournir nos équipements téléphoniques essentiels. Quasiment tous les ministères, toutes les grandes corporations, toutes les petites entreprises et tous les foyers du monde se sont enfermés dans un service de cloud basé aux États-Unis.

    La poignée d’entreprises du numérique étasuniennes qui fournissent les outils d’administration du monde entier sont vulnérables à la pression de l’administration Trump, et cela signifie que Trump peut planter une nation entière.

    L’attaque contre la CPI était un acte de cyberguerre, tout comme les hackers russes qui arrêtent des centrales électriques ukrainiennes, sauf que Microsoft n’a pas besoin de pirater Outlook pour planter la CPI : elle possède Outlook.

    En vertu du CLOUD Act de 2018, le gouvernement étasunien peut contraindre toute entreprise basée aux États-Unis à divulguer des données de ses utilisateurs – y compris celles de gouvernements étrangers – et peu importe l’endroit où sont stockées ces données. En juillet dernier, Anton Carniaux, directeur des affaires publiques et juridiques de Microsoft France, a déclaré à une commission d’enquête du gouvernement français [NdT, en fait il s’agit d’une commission d’enquête parlementaire, pouvoir législatif, et non du gouvernement, pouvoir exécutif] qu’il ne pouvait pas « garantir » que Microsoft ne transmettrait pas des données sensibles françaises au gouvernement étasunien, même si ces données étaient stockées dans un centre de données européen.

    Et toujours en vertu du CLOUD Act, le gouvernement étasunien peut imposer des obligations de silence aux entreprises qu’il force à cracher ces données, tant et si bien qu’il n’y aurait aucun moyen de savoir si cela a eu lieu ou si c’est déjà arrivé auparavant.

    Ça ne s’arrête pas aux outils administratifs : souvenez-vous, en 2022, lorsque les voyous de Poutine ont pillé des tracteurs John Deere d’une valeur de plusieurs millions de dollars en Ukraine et que ces tracteurs sont apparus en Tchétchénie ? L’entreprise John Deere les a éteints à distance et les a rendus inutilisables.

    John Deere est aussi vulnérable que Microsoft face à l’administration Trump, et ils peuvent rendre inutilisable la plupart des tracteurs au monde. Et ceux qu’ils ne peuvent pas désactiver sont probablement faits par Massey Ferguson, deuxième entreprise du cartel agro-technologique, qui est aussi une entreprise étasunienne et tout aussi vulnérable face aux attaques politiques du gouvernement étasunien.

    Mais bon, rien de tout cela ne surprendra les dirigeants mondiaux. Même avant que Trump et Microsoft ne rendent la CPI inopérante, ils essayaient déjà de trouver un moyen d’atteindre la « souveraineté numérique ». Mais l’attitude et la rhétorique scandaleuses de l’administration Trump au cours des 11 derniers mois ont fait passer la « souveraineté numérique » de facultative à essentielle.

    Alors enfin, des choses se mettent en mouvement, comme « Eurostack« , un projet visant à cloner les fonctionnalités des silos des géants du numérique étasuniens sous forme de logiciels libres/open source, et à construire des centres de données basés dans l’Union Européenne sur lesquels on pourra déployer le code de ces logiciels.

     

    Capture écran du site Eurostack.

    Capture écran du site Eurostack.eu

     

    Mais Eurostack va au devant d’une crise. C’est super de fabriquer des services ouverts, hébergés localement, auditables et dignes de confiance qui répliquent les fonctionnalités utiles des géants de la tech mais on a aussi besoin de construire les outils d’interopérabilité antagonistes qui permettent d’exporter en masse des millions de documents, les structures de données sensibles et les historiques de modifications.

    On a besoin de scrapers et de navigateurs sans interface graphique pour mettre au point l’interopérabilité antagoniste qui garantira une continuité de service aux institutions encore hébergées par des services cloud étasuniens, car les entreprises étasuniennes ne faciliteront pas d’elles-mêmes l’exode massif de leurs clients internationaux hors de leurs plateformes.

    Il suffit de voir comment Apple a répondu à la demande, relativement mineure, d’ouvrir l’App Store de iOS, pour imaginer l’amplitude du traînage de pied, de la bouderie et de la conformité malveillante qu’ils appelleront à leur rescousse face au départ de nombre d’entreprises et de gouvernements dans un bloc de 27 nations remplies de 500 millions de riches consommateurs.

    Toute velléité de souveraineté numérique nécessite des outils de migrations qui fonctionnent sans la coopération des géants du numérique. Sinon c’est comparable à construire des habitations pour des Allemands de l’est et les situer à Berlin ouest. Quelle que soit la taille des logements, votre audience cible va avoir du mal à déménager si vous ne détruisez pas d’abord le mur.

    La première étape pour détruire ce mur est de tuer les lois anti-contournement, afin que l’on puisse faire tourner des outils virtuels pouvant être scriptés, casser les systèmes de démarrage pour changer les micrologiciels et plus généralement prendre le contrôle des moyens de calcul.

    C’est le troisième bloc de l’armée de dé-merdification : pas seulement les hippies des droits numériques, comme moi, pas seulement les entrepreneurs et le secteur économique se frottant les mains à l’idée de transformer les milliards étasuniens en millions européens mais aussi tous les faucons sécuritaires qui sont totalement confortés dans leur peur de l’abandon complet de leur sécurité numérique nationale aux mains de plateformes étasuniennes qui ont montré leur manque complet de fiabilité.

    C’est comme cela que nous aurons un internet post-étasunien : avec une coalition inarrêtable d’activistes, d’entrepreneurs et de conseillers en sécurité intérieure.

    Cela vient de loin. Depuis l’ordre international mis en place après la guerre [NdT : la deuxième guerre mondiale], le monde a traité les États-Unis comme une plateforme neutre, un garant de confiance stable des systèmes essentiels aux échanges mondiaux. C’est ce que les politologues Henry Farrell et Abraham Newman appellent « l’Empire souterrain ». Mais lors des 15 dernières années, les États-Unis ont systématiquement brisé la confiance mondiale en leurs institutions, un processus qui n’a fait que s’accélérer sous Trump.

    Prenez les câbles à fibre optique transocéaniques : la manière dont les routes que suivent ces câbles sont planifiées fait que la majorité d’entre eux font escale sur les côtes des États-Unis, là où les interconnexions sont gérées. Il y a de bons arguments en faveur de cette topologie de réseaux en étoile, surtout en comparaison avec la mise en place de liaisons directes entre tous les pays. Ce serait un problème de complexité O(N²) : relier directement chacun des 205 pays de la planète Terre les uns avec les autres nécessiterait 20 910 liaisons en fibre.

    Capture écran du site https://www.submarinecablemap.com/

    Capture écran du site https://www.submarinecablemap.com/ (oui, les fans d’histoire-géographie et de topologie y reconnaîtront quasiment trait pour trait une carte coloniale du 19e siècle)

     

    Mais mettre tous les œufs des télécommunications mondiales dans le (même) panier étasunien ne marche que si les États-Unis ne tirent pas profit de leur centralité. Et alors que beaucoup de gens se souciaient de ce que les États-Unis pouvaient faire à la tête de l’infrastructure mondiale, ce n’est qu’avec les révélations de Mark Klein en 2006 sur les écoutes à l’échelle nationale de la NSA du réseau de fibres optiques de AT&T, et les documents d’Edward Snowden en 2013 qui montraient l’ampleur mondiale de ces écoutes, que le monde a dû se confronter à cette réalité indéniable : on ne pouvait plus faire confiance aux États-Unis comme centre mondial de la fibre.

    Ce n’est pas que de la fibre. Le monde fait affaire en dollars. La plupart des pays maintiennent des comptes en dollars à la Réserve Fédérale étasunienne comme principale source de réserves de change. Mais en 2005, des fonds vautours étasuniens ont racheté des milliards de dollars de bons du Trésor argentin après que la nation souveraine d’Argentine se soit déclarée en faillite.

    Ils ont convaincu un juge à New York de leur céder les avoirs étasuniens du gouvernement argentin pour percevoir le remboursement de prêts que ces recouvreurs de dette n’avaient pas émis, mais qu’ils avaient acheté pour une bouchée de pain. À ce moment-là, tous les gouvernements du monde ont dû se confronter au fait qu’ils ne pouvaient pas faire confiance à la Réserve Fédérale étasunienne pour leurs réserves de change. Mais qu’auraient-ils pu faire d’autre ?

    Sans réponse claire, la domination du dollar continua, mais ensuite, sous Biden, les oligarques alignés avec Poutine et les entreprises russes ont perdu l’accès au système SWIFT [NdT, un réseau de messagerie sécurisé utilisé par les banques du monde entier pour se transmettre des ordres de paiement] pour le règlement en dollars. Puisque les biens – tels que le pétrole – sont vendus en dollars, ces acheteurs doivent seulement trouver quelqu’un qui échange leur propre monnaie en dollars, qu’ils peuvent alors échanger contre n’importe quel bien dans le monde.

    Encore une fois, il y a un bon argument en faveur du règlement en dollars : il n’est tout simplement pas pratique d’avoir à gérer les quasi 200 devises du monde de pair à pair. C’est un autre problème de complexité O(N²).

    Mais cela ne marche que si le dollar est une plateforme neutre. À partir du moment où le dollar devient un instrument de la politique étrangère étasunienne, que vous soyez d’accord avec cette politique ou pas, ce n’est plus une plateforme neutre et le monde entier se met à la recherche d’alternatives.

    Personne ne sait ce que cette alternative sera, tout comme personne ne sait quelle disposition finiront par prendre les liaisons fibre du monde entier. Il y a des kilomètres de fibre déployées sur les fonds océaniques, et des pays sont en train de tenter des paris plutôt improbables en guise d’alternative au dollar, comme l’Éthiopie qui réévalue sa dette souveraine en renminbi chinois [NdT, nom officiel du yuan, la monnaie chinoise]. Sans une alternative claire aux plateformes américaines merdifiées, le siècle post-étasunien est bon pour un départ sur des chapeaux de roue.

    Mais il y a un système post-étasunien qui est facile à imaginer.

    Le projet de remplacer toutes les boites noires connectées au cloud, dotées de portes dérobées et auxquelles on ne peut pas se fier, qui font tourner nos institutions, nos implants médicaux, nos véhicules et nos tracteurs, par un code ouvert, libre, fiable, vérifiable et maintenu collectivement.

    Ce projet est le seul qui tire profit des économies d’échelle au lieu de se retrouver paralysé par des crises exponentielles de mise à l’échelle. Cela vient du fait que n’importe quel outil libre et ouvert adopté par une institution publique – comme les services Eurostack – peut être audité, localisé, soumis à des tests de sécurité, débogué et amélioré par des institutions de tous les autres pays.

    C’est un bien commun, plutôt comme une science que comme une technologie. Il est universel, international et collaboratif. Nous n’avons pas de principes concurrents pour l’ingénierie structurelle entre la Chine et l’Occident. Nous avons plutôt des principes universels pour nous assurer que les bâtiments ne s’écroulent pas, adaptés aux circonstances locales.

    Nous ne tolérerions pas de secret dans les calculs effectués pour maintenir nos bâtiments debout et nous ne devrions pas tolérer d’opacité dans le logiciel qui maintient en activité nos tracteurs, prothèses auditives, ventilateurs, pacemakers, trains, jeux de console, téléphones, caméras de surveillance, serrures et ministères gouvernementaux.

     

    Mème : dans le Seigneur des anneaux, Boromir, l'air inquiet, dit « On ne peut pas simplement redonner l'accès à nos outils du quotidien ».

     

    Le fait est que le logiciel n’est pas un atout, c’est une responsabilité.

    Les capacités que l’exécution d’un logiciel apporte – automatisation, production, analyse et administration – ça, ce sont des atouts. Mais le logiciel en lui-même ? C’est une responsabilité. Vulnérable, fragile, qui tombe sans cesse en panne au fur et à mesure que les logiciels en amont, en aval ou qui lui sont accolés sont mis à jour ou remplacés, révélant au passage des défauts ou des défaillances dans des systèmes qui ont pourtant bien marché depuis des années.

    Passer à une production de logiciel basée sur les biens communs est un moyen de réduire les responsabilités que le logiciel impose à ses créateurs et utilisatrices, en répartissant cette responsabilité entre plusieurs acteurs.

    Évidemment, les patrons du secteur du numérique sont complètement à l’ouest sur ce sujet. Ils croient que le logiciel est un atout. C’est pour ça qu’ils sont si excités par leurs chatbots qui chient des logiciels à des vitesses surhumaines. Ils pensent qu’il est bon d’avoir un chatbot qui « produit mille fois plus de code qu’une développeuse ».

    Produire du code qui n’est pas conçu pour la lisibilité et la maintenabilité, mais qui est plutôt optimisé pour la vitesse de production est un moyen d’accumuler de la dette technique à grande échelle.

    C’est un parfait résumé de toute cette histoire d’IA : le chatbot ne peut pas faire ton travail mais un commercial qui vend des IA peut convaincre ton patron de te virer et de te remplacer par un chatbot qui ne peut pas faire ton travail.

    Ton patron est une cible facile pour le vendeur de chatbot qui racole, parce que ton patron te déteste. Les patrons savent bien que s’ils ne venaient pas travailler, les affaires continueraient à tourner toutes seules, mais si les travailleurs arrêtaient de se pointer, l’entreprise s’effondrerait instantanément.

    Les patrons aiment à croire qu’ils sont à la place du conducteur, mais ce qu’ils redoutent le plus c’est d’être attachés à la banquette arrière avec un volant Fisher Price. Pour eux, l’IA est un moyen de relier directement le volant jouet à la transmission du véhicule. C’est l’accomplissement du fantasme de l’entreprise sans travailleuses.

    Quand j’étais allé au piquet de grève à Hollywood pendant la grève des scénaristes, l’un d’eux m’a raconté qu’on prompte une AI de la même manière qu’un patron de studio donne ses mémos pourris à une équipe de scénaristes : « Faites moi E.T. mais centrez le autour d’un chien et donnez lui une histoire d’amour et une course-poursuite en voiture pendant le troisième acte ».

    Dites ça à des scénaristes, iels vous traiteront d’idiot en costard et iels vous diront « Pourquoi tu retournes pas dans ton bureau sur ton fichier Excel. Ici, les adultes sont en train d’écrire un film ».

    À l’inverse, si vous donnez ce prompt à un chatbot, il chiera allègrement un script qui colle à la demande. Le fait que ce script soit affreux et inutilisable est moins important que la perspective d’une vie de travail où personne ne vous traite d’idiot en costard.

    L’IA fait miroiter la promesse d’une équipe de scénaristes sans scénariste, d’un film sans actrice, d’un hôpital sans infirmier, d’une agence web sans développeuse.

     

    Mème : le méchant Gru fait un plan. Il est très exalté et sûr de lui sur les trois premières images où son plan est : « 1. S'inspirer d'un film à succès », « 2. Demander à l'IA quelques variations scénaristiques » et « 3. Se retrouver avec une grosse bouse qui fait un flop ». Sur la quatrième image, il devient soudain très incertain et penaud devant « 3. Se retrouver avec une grosse bouse qui fait un flop ».

     

    Quand Mark Zuckerberg avait déclaré dans un podcast que l’étasunien moyen avait trois amis, mais qu’il voulait en avoir 15 et qu’il pourrait satisfaire ce besoin en nous donnant des chatbots comme amis, on lui est tous tombé dessus en le traitant de martien milliardaire déconnecté qui ne comprenait rien à la nature de l’amitié.

    Mais la réalité, c’est que pour Zuck, vos amis sont un problème. Les interactions avec vos amis déterminent combien de temps vous passez sur ses plateformes et donc combien d’annonces publicitaires rémunérées il peut vous montrer.

    Vos amis refusent obstinément d’organiser leur relation avec vous afin de maximiser la rentabilité pour ses actionnaires. Du coup Zuck est là-bas, à Menlo Park, en train de fantasmer furieusement sur le remplacement de vos amis par des chatbots, parce que, comme ça, il pourra enfin atteindre le rêve d’un service de média social sans aucune sociabilité.

    Les riches et les puissants sont, à la base, des solipsistes. Le seul moyen d’amasser un milliard de dollars est d’infliger des misères et des privations à des pans entiers de la population. Le seul moyen de se regarder dans la glace après avoir fait ça, c’est de se convaincre que ces gens ne comptent pas et que, d’une certaine manière, ils ne sont pas réels.

    Pensez à Elon Musk traitant quiconque n’étant pas d’accord avec lui de « PNJ » [NdT : un « personnage non jouable », i.e un personnage « figurant » non contrôlé par un joueur] ou pensez à tous ces « altruistes efficaces » qui pensent avoir une morale supérieure en prétendant se soucier de 53 billions d’humains imaginaires qui existeront dans 10 000 ans, au détriment de la considération morale due aux personnes vivantes d’aujourd’hui.

    Ou encore à la manière dont Trump a viré tous les scientifiques du gouvernement étasunien, puis a annoncé le lancement du programme « Genesis », avec pour objectif que les États-Unis produiront des avancées scientifiques annuelles d’une magnitude comparable à un lancement vers la Lune, via un chatbot. La science sans scientifiques.

    Les chatbots ne peuvent pas vraiment faire de science mais, aux yeux de Trump, ils seront toujours meilleurs que des scientifiques, parce qu’un chatbot ne lui dira jamais de ne pas regarder directement une éclipse ou de ne pas s’injecter de l’eau oxygénée dans les veines. Un chatbot ne lui dira même pas que les personnes transgenres existent ou que l’urgence climatique est réelle.

    Les puissants sont à fond sur l’IA parce qu’elle alimente leurs fantasmes d’un monde sans humains : un patron, un ordinateur uniquement. Pas de confrontations avec des gens compétents en train de vous dire « non » qui leur ferait mal à l’égo.

    L’IA est un moyen de produire de la dette technique à grande échelle, de remplacer des écrivains talentueux par des systèmes d’autocomplétion approximatifs et défaillants, et de perdre de l’argent dans des proportions jamais observées de mon vivant.

    Comparez ça avec la construction d’un internet post-étasunien : qui réduit la dette technique, qui libère les billions du monopole étasunien, puis les répartit aux entrepreneurs du monde entier (pour qui cela représente des profits inouïs) et aux utilisateurices du monde entier (pour qui cela représente des économies inouïes) ; tout cela en consolidant résilience et souveraineté.

    Bon, certain⋅es d’entre vous sont probablement un peu cyniques sur ce sujet à l’heure actuelle. Après tout, vos dirigeants politiques ont fait étalage d’une déférence inefficace et incompétente à l’égard des États-Unis pendant des décennies, et d’une incapacité à agir, même quand le besoin était urgent. Si nos dirigeants n’ont pas pu agir résolument face à l’urgence climatique, quel espoir avons-nous de les voir prendre ce moment historique au sérieux ?

    Mais les crises accélèrent le changement. Vous vous souvenez quand un autre empereur fou – Vladimir Poutine – a envahi l’Ukraine et que l’Europe a dû faire face à une pénurie d’énergie soudaine ? En trois petites années, l’adoption du solaire a atteint des sommets sur le continent. L’UE est passée de 15 ans de retard dans la transition énergétique à 10 ans d’avance sur ses prévisions.

     

    Mème : en haut, Sophie (représentant l'Europe) n'aime pas « 15 ans de retard sur la transition énergétique » ; en bas, Sophie aime « 10 ans d'avance sur les prévisions ».

     

    Parce que quand vous tremblez dans le noir, beaucoup de batailles que vous ne pensiez pas dignes d’être menées deviennent soudainement des batailles existentielles que vous ne pouvez pas vous permettre de perdre.

    Bien sûr, personne ne veut se chamailler avec un voisin pénible qui pique une crise de colère esthétique rien qu’à l’idée d’un panneau solaire accroché au balcon de son voisin. Mais quand vient l’hiver, qu’il n’y a plus de gaz russe et qu’on tremble dans le noir, alors cette personne peut prendre ses objections esthétiques, les replier plusieurs fois et se les fourrer dans le derrière.

    De toute façon, nous n’avons pas besoin que l’Europe mène la charge vers un Internet post-étasunien en abrogeant les lois anti-contournement. N’importe quel pays pourrait le faire ! Et le pays qui le fait en premier va profiter du fait de fournir des outils de déverrouillage au reste du monde, il deviendra la Nation de la Dé-merdification, et le reste du monde pourra acheter ces outils et se défendre contre le pillage financier et de la vie privée des entreprises étasuniennes.

    Il suffit qu’un seul pays brise le consensus, et les arguments pour que tous les pays le fassent n’ont jamais été aussi puissants. Avant, les pays qui dépendaient de USAID [NdT: l’Agence de Développement étasunienne, qui avait divers programmes d’assistance en place] risquaient de perdre un soutien alimentaire, sanitaire et monétaire s’ils se mettaient à dos les États-Unis. Mais Trump a détruit USAID, donc cette dépendance a disparu.

    Pendant ce temps, la place des États-Unis en tant que plus gros consommateur de la planète a été démolie par des décennies de politiques anti-travailleureuses et pro-milliardaires. Aujourd’hui, les États-Unis sont aux prises avec leur troisième reprise « en forme de K » , c’est-à-dire une reprise économique où les riches s’enrichissent, et les autres s’appauvrissent. Pendant une génération, les États-Unis ont dissimulé cette inégalité grandissante avec des crédits faciles à obtenir, les étasuniens moyens finançant leur consommation avec des cartes de crédit et une seconde ou une troisième hypothèque.

    Tant qu’iels pouvaient se permettre de continuer à acheter, les autres pays devaient se préoccuper des États-Unis en tant que marché d’export. Mais une extraction longue a laissé les 90 % des étasuniens les plus pauvres en difficulté pour acheter à manger et des produits de première nécessité, les frais de logement, d’éducation et de santé qui s’envolent produisant des dettes écrasantes qu’iels ne peuvent espérer rembourser, suite à 50 années de stagnation des salaires.

    L’administration Trump s’est rangée fermement du côté des créanciers, des escrocs et des rentiers. Trump a neutralisé les plaintes contre les agences immobilières qui augmentent les loyers, telles que Realpage, relancé le recouvrement des dettes de 8 millions d’étudiant·e·s, et mis fin à un plan qui visait à rendre les médicaments essentiels un peu moins chers, laissant les étasuniens payer les prix les plus élevés au monde pour les médicaments.

    Chaque dollar dépensé pour payer un emprunt est un dollar qui n’est pas dépensé pour la consommation. Et alors que toujours plus d’étasuniens glissent dans la pauvreté, les États-Unis détruisent les programmes qui profitent au public, comme SNAP, le programme de bons alimentaires qui évite la famine à une part toujours plus grande d’étasuniens.

    Les États-Unis poursuivent le rêve d’un « monde sans les gens », dans lequel les travailleurs n’ont rien, ne dépensent rien, et donnent chaque centime à des rentiers qui injectent rapidement cet argent dans le marché financier, les crypto-merdes ou les sites de paris. Mais je me répète.

    Même l’armée étasunienne – longtemps une institution sacro-sainte – est mise à genoux pour enrichir les rentiers. Le Congrès vient d’enterrer une loi sur le « droit à la réparation » militaire. Maintenant, les soldats étasuniens basés à l’étranger vont devoir poursuivre la fière tradition du Pentagone de renvoyer le matériel, des générateurs aux jeeps, jusqu’aux États-Unis pour qu’ils soient réparés par leurs fabricants avec une marge de 10 000 %, parce que le Pentagone signe régulièrement des contrats de maintenance qui interdisent d’apprendre à un Marine comment réparer un moteur.

    Le monde post-étasunien est vraiment en train d’arriver à toute vitesse. Au fur et à mesure qu’on abroge nos lois anti-contournement, on n’a plus à se soucier de ce que pensent les États-Unis, on n’a plus à se soucier de ses droits de douane parce qu’ils sont déjà en train de nous taper avec des droits de douane ; et parce que les seules personnes qui peuvent encore s’acheter des choses aux États-Unis sont les riches, qui n’achètent pas assez de choses. Il y a une limite au nombre de Lambos [NdT, diminutif de la marque de voiture Lamborghini] et de Sub-Zeros [NdT, marque de réfrigérateur de luxe] qu’un ploutocrate, même le plus guillotinable, peut posséder.

    Mais que se passerait-il si les entreprises européennes voulaient continuer à tirer profit des lois anti-contournement ? Eh bien il y a de bonnes nouvelles de ce côté-là également. « Bonnes nouvelles » parce que les entreprises européennes qui dépendent de l’anti-contournement sont impliquées dans les fraudes les plus sordides et dégoûtantes que l’on puisse imaginer.

    Les lois anti-contournement sont la raison pour laquelle Volkswagen a pu s’en sortir avec le Dieselgate. En imposant une responsabilité juridique à ceux qui auraient pu découvrir ce crime létal en faisant de la rétro-ingénierie, l’article 6 de la loi sur le droit d’auteur a créé un effet dissuasif et des milliers d’européens sont morts chaque année.

     

    Mème : dans une usine, un homme blasé s'apprête à remplacer le zéro par un autre zéro dans la phrase « zéro jours sans que des vies soient perdues à cause de lois à la con sur le numérique, visant à maximiser les profits ».

     

    Aujourd’hui, les constructeurs automobiles allemands perpétuent la tradition du Dieselgate, en sabotant leurs voitures pour prélever de l’argent aux conducteurs. Cela va de Mercedes, qui vous loue la pédale d’accélération de votre voiture de luxe et ne vous débloque la pleine accélération du moteur qu’en payant une souscription mensuelle, jusqu’à BMW, qui vous loue le système qui diminue automatiquement vos feux de route lorsqu’il y a des véhicules qui arrivent en face.

    Légalisez le déverrouillage et n’importe quel garagiste en Europe pourrait débloquer ces fonctionnalités qui marchent à l’abonnement pour un paiement en une fois, sans rien en reverser à BMW et Mercedes.

    Et puis il y a Medtronic, une entreprise qui prétend être irlandaise. Medtronic est la plus grande entreprise technologique dans le secteur médical, ayant racheté tous ses concurrents, et qui a ensuite entrepris la plus grande « inversion fiscale » de l’histoire, en se vendant à une petite entreprise irlandaise de manière à transformer comme par magie leurs profits en un état de grâce fiscale qui flotte sur la mer d’Irlande.

    Medtronic fournit au monde les ventilateurs les plus répandus et les a piégés de la même manière que John Deere piège ses tracteurs. Après qu’un technicien hospitalier remplace une pièce dans un ventilateur Medtronic, l’unité centrale du ventilateur refuse de reconnaître ce composant tant qu’une validation cryptographique n’a pas été effectuée, prouvant ainsi qu’un technicien habilité par Medtronic a été payé des centaines d’euros pour certifier une réparation que le technicien de l’hôpital aurait probablement pu faire lui-même.

    C’est juste une manière de pomper des centaines d’euros des hôpitaux chaque fois qu’un ventilateur tombe en panne. En soi, c’est déjà assez vilain comme ça mais pendant les confinements dus au Covid, quand chaque ventilateur était d’une nécessité vitale et que les avions ne volaient plus, il n’y avait pas moyen qu’un technicien Medtronic vienne et bénisse les réparations techniques. Ce fut létal. Cela a tué des gens.

    Il y a une autre société européenne qui compte sur l’anti-contournement dont je voudrais discuter ici parce que ce sont de vieux amis du CCC : il s’agit de la compagnie de trains polonaise Newag. Newag sabote ses propres locomotives, les piégeant de manière à ce que si jamais elles détectent qu’elles ont été déplacées dans le périmètre d’une compagnie concurrente, le train se met à l’arrêt. Quand l’opérateur du train appelle Newag à propos de ce mystérieux problème, la société se montre « aidante » en accédant aux ordinateurs de la locomotive pour effectuer des « diagnostics » qui ne sont rien d’autre qu’une commande de redémarrage qu’ils facturent 20 000 euros.

    L’année dernière, des hackers polonais de la société de recherche en sécurité Dragon Sector ont présenté leurs découvertes sur cet odieux racket ici-même dans cette salle et, maintenant, ils sont poursuivis par Newag car dévoiler de manière avérée les produits intentionnellement défaillants de Newag contrevient aux lois anti-contournement.

    Voici donc les acteurs en faveur des lois anti-contournement : les assassins du Dieselgate, les fabricants de voiture qui veulent vous louer vos phares et votre pédale d’accélération, le géant médical qui a planté tous les ventilateurs pendant la pandémie et la société qui a amarré la Pologne aux voies ferrées.

    Je savoure l’opportunité de combattre ces bâtards à Bruxelles et de les voir se pointer et chouiner « Personne ne pense aux saboteurs de train ? ».

    La merdification de la technologie, le délabrement des plateformes et systèmes sur lesquels on compte, a de nombreuses causes : l’effondrement de la compétition, la capture réglementaire [NdT, d’après wikipedia, « corruption de l’autorité qui se produit lorsqu’une entité politique, un législateur ou un organisme de réglementation est coopté pour servir les intérêts commerciaux, idéologiques ou politiques d’un membre mineur, tel qu’une aire géographique, une industrie, une profession ou un groupe idéologique »] et l’écrasement des travailleurs de la tech. Mais surtout, la merdification est le résultat de l’interdiction d’interopérabilité des lois anti-contournement.

    En bloquant l’interopérabilité, en déclarant la guerre à l’informatique grand public nos décideurs ont créé un environnement merdigène qui a récompensé les entreprises qui se sont montrées merdiques et ont inauguré le merdocène, dans lequel tout est en train de se transformer en merde.

     

    emoji "caca"

    Vision de l’auteur concernant le monde merdifié. — Allégorie.                         (vous noterez au passage l’inventivité de nos traducteurices sur ce type de passages :) )

     

     

    Marquons un temps d’arrêt dans la merdification.

    Réapproprions-nous les moyens informatiques. Construisons des alternatives, gratuites, ouvertes, et auditables aux services et logiciels dont nous dépendons.

    Mettons un terme à l’ère des silos. Je veux dire, est-ce que ce n’est pas foutrement bizarre à quel point on doit se soucier de savoir quelle application ou réseau une personne utilise si on veut communiquer avec elle ? Au lieu de juste avoir à se demander à qui on veut parler ?

    Le fait qu’on ait à déterminer si la discussion à laquelle on veut se joindre se déroule sur Twitter ou Bluesky, Mastodon ou Instagram, c’est la manière la plus Prodigy/AOL/Compuserve [NdT, Fournisseurs d’Accès Internet américains historiques, chacun d’entre eux doté de son propre écosystème] de faire tourner un monde numérique. Je veux dire, 1990 a appelé, et il veut récupérer son jardin clos.

    De puissants alliés se joignent à nous dans notre guerre de l’informatique grand public. Ce ne sont pas juste des gens comme nous, qui nous battons pour cela depuis que ce foutu siècle a commencé, mais aussi des pays qui veulent convertir les billions sur lesquels est assise la technologie étasunienne en combustible pour une fusée à usage unique qui propulse leur propre secteur technologique vers une orbite stable.

    Ce sont les faucons de la Sécurité Nationale qui sont inquiets que Trump plante leurs ministères ou leurs tracteurs et qui sont aussi préoccupés, à juste titre, par Xi Jinping plantant leurs convertisseurs solaires et leurs batteries. Parce qu’après tout, l’internet post-étasunien est aussi un internet post-chinois.

    Aucun champ de saisie ne devrait être conçu pour pouvoir être mis à jour sans l’autorisation de l’utilisateur. Rien de critique ne devrait être une boîte noire.

    Comme je l’ai dit au début de cette conférence, je fais ce travail depuis 24 ans à l’Electronic Frontier Foundation, me jetant continuellement contre une porte verrouillée à double tour et maintenant que cette porte s’est entrouverte, bon sang de bonsoir, j’ai de l’espoir.

    Je ne suis pas optimiste. Aux chiottes l’optimisme ! L’optimisme c’est l’idée que les choses vont s’arranger quoi qu’on fasse. Je sais que ce qu’on fait compte. L’espoir, c’est la conviction que si nous pouvons améliorer les choses, même de manière réduite, nous pouvons gravir la pente vers le monde que nous voulons et atteindre des points de vue plus élevés d’où nous verrons de nouveaux moyens d’action, invisibles à notre altitude actuelle, se révéler.

    L’espoir est une discipline. Cela demande de ne pas céder au désespoir. C’est pourquoi je suis ici pour vous dire : ne désespérez pas.

    Pendant toute cette décennie, partout dans le monde, des pays ont pris les armes contre des conglomérats de pouvoir concentré. Nous avons eu de grosses attaques bien musclées contre les grosses corporations étasuniennes (sous Trump I et sous Biden) ; au Canada, au Royaume-Uni, dans l’Union Européenne et dans des pays membres comme l’Allemagne, la France et l’Espagne, en Australie, au Japon, en Corée du Sud, à Singapour, au Brésil et en Chine.

    C’est un retournement de conjoncture quasi miraculeux. Partout dans le monde, les gouvernements déclarent la guerre aux monopoles, la source de richesse et de pouvoir des milliardaires.

     

    Mème. Texte 1 : « Gouvernements  ; Texte 2 : « Guerre contre les monopoles et les milliardaires » ; Texte 3 : « Société civile ».

    L’auteur de ce mème est un peu moins enthousiaste que l’auteur de la conférence.

     

    Même le vent le plus fort est invisible. Nous ne pouvons que voir ses effets. Ce que nous voyons ici c’est que quand un politicien décidé à limiter le pouvoir des conglomérats lève une voile, peu importe où se trouve ce politicien dans le monde, sa voile se gonfle de vent et propulse sa politique d’une manière que nous n’avions pas vue depuis plusieurs générations.

    La longue accalmie de la bataille contre le pouvoir des conglomérats s’est terminée et un vent féroce et inarrêtable est en train de souffler. Il ne souffle pas qu’en Europe, au Canada, en Corée du Sud, au Japon, en Chine, en Australie ou au Brésil. Il souffle en Amérique également. N’oubliez pas qu’aussi foireux et terrifiants que soient les évènements aux États-Unis, le pays a traversé et continue de traverser un tsunami de projets de loi antitrust et de mesures coercitives à des échelles locales et fédérales.

    Et n’oubliez pas qu’un internet post-étasunien sera bon pour les étasuniens. Parce que dans des États-Unis en forme de K, divisés et inégalitaires, les billions que pillent les entreprises étasuniennes ne ruissellent pas jusqu’aux étasuniens. L’étasunien moyen détient un portefeuille d’actions proche de zéro et cela inclut les actions dans la Silicon Valley.

    L’étasunien moyen n’est pas actionnaire dans un géant du numérique, l’étasunien moyen est une victime des géants du numérique. Libérer le monde des géants du numérique étasuniens, c’est aussi libérer les États-Unis des géants du numérique étasuniens.

    Cela a été la mission de l’EFF pendant 35 ans. Cela a été ma mission à l’EFF pendant 25 ans. Si vous voulez vous impliquer dans cette bataille, et j’espère que vous le voulez, cela peut être votre mission, à vous aussi. Vous pouvez rejoindre l’EFF dans votre pays, comme Netzpolitik ici en Allemagne ou l’Irish Council for Civil Liberties, ou La Quadrature du Net en France ou l’Open Rights Group du Royaume-Uni, ou EF Finlande ou ISOC Bulgarie, XNet, DFRI, Quintessenz, Bits of Freedom, Openmedia, FSFE ou n’importe laquelle des douzaines d’organisations autour du monde.

    La porte est entrouverte, le vent souffle, l’internet post-étasunien est devant nous : un internet nouveau et bon, qui apporte toute l’autodétermination du bon vieil internet et la facilité d’utilisation du Web 2.0 pour que tout le monde puisse en profiter.

    J’ai tellement hâte qu’on y traîne tous et toutes ensemble. Ça va être génial.

  • Thursday 16 April 2026 - 19:38
  • Thursday 16 April 2026 - 18:20

    Depuis le début de l’année, le nombre d’alertes à la bombe signalées en France a enregistré une hausse de plus de 30 % par rapport à la même période l’année précédente. À Cannes, les services de sécurité appliquent systématiquement des procédures strictes, quelles que soient les circonstances ou la véracité des signalements. Les établissements concernés doivent :

    • évacuer
    • interrompre leurs

    L’article Alerte à la bombe Cannes aujourd’hui : ce qu’il s’est vraiment passé est apparu en premier sur Ma Gazette.

  • Thursday 16 April 2026 - 14:59

    Après 3 ans et demi sous le nom de Looker Studio, Google rebaptise son outil d'analyse. Data Studio fait son retour, avec un positionnement clarifié et de nouvelles ambitions autour de l'IA et de la Data Cloud. Découvrez ce que ça change concrètement pour les utilisateurs.

    Ce qu'il faut retenir :

    • Google renomme Looker Studio en Data Studio à compter du 11 avril 2026, sans action requise de la part des utilisateurs existants.
    • Ce changement marque une clarification stratégique : Data Studio pour l'exploration personnelle et les rapports ad hoc, Looker pour la Business Intelligence d'entreprise.
    • Au-delà du renommage, Data Studio devient un hub central pour les assets Google Data Cloud : rapports, agents conversationnels BigQuery et applications de données Colab.
    • Deux éditions coexistent : une version gratuite et une version Pro payante, anciennement appelée Looker Studio Pro.

    Retour aux origines : pourquoi Google a fait marche arrière

    Le 11 octobre 2022, Google avait rebaptisé Data Studio en Looker Studio pour unifier son portefeuille de Business Intelligence sous la marque Looker, acquise en 2020. L'intention était claire : positionner Looker comme la plateforme BI d'entreprise, et Data Studio comme sa version légère en libre-service, le tout sous un même ombrelle de marque.

    Sur le papier, la logique tenait la route. En pratique, le résultat a été problématique.

    Avoir deux produits distincts partageant le même nom principal (« Looker » et « Looker Studio ») a semé la confusion. Les clients ne savaient plus quel outil choisir. Les équipes commerciales et marketing peinent à expliquer la différence entre Looker, Looker Studio et Looker Studio Pro. La stratégie d'unification, cohérente dans un organigramme produit, s'est avérée contre-productive sur le terrain.

    Google ne l'a pas dit explicitement dans son annonce, mais le choix des mots est révélateur : la marque Data Studio est décrite comme un « nom aimé et familier » que l'on « réintroduit ». C'est implicitement reconnaître que le renommage de 2022 n'a pas rendu service aux utilisateurs.

    Un positionnement enfin lisible

    Avec ce retour au nom originel, Google acte une différenciation claire entre ses deux outils d'analyse :

    • Data Studio s'adresse à l'exploration personnelle de données. C'est l'outil pour créer des rapports ad hoc, construire des dashboards interactifs rapidement et visualiser des données issues de l'écosystème Google : BigQuery, Google Sheets, Google Ads. Il reste entièrement gratuit pour cet usage individuel.
    • Looker reste la plateforme BI d'entreprise. Elle cible les organisations qui ont besoin de données gouvernées, de modèles sémantiques centraux et de capacités agentiques basées sur l'IA. Looker a d'ailleurs récemment reçu des investissements significatifs sur ses fonctionnalités de self-service et de visualisation.

    Cette séparation nette entre les deux produits est en réalité plus utile pour les clients que le schéma précédent, où deux outils de niveaux très différents partageaient la même étiquette « Looker ».

    Ce que Data Studio devient dans l'ère de l'IA

    Le renommage ne se limite pas à une question de branding. Google repositionne Data Studio comme un hub central pour l'ensemble des assets Google Data Cloud. Concrètement, dans une seule interface, l'utilisateur pourra accéder à :

    • Ses rapports Data Studio classiques
    • Des agents conversationnels BigQuery
    • Des applications de données construites dans des notebooks Colab

    C'est une évolution notable par rapport à l'ancien Looker Studio, qui était principalement centré sur la visualisation. La vision affichée par Google est de fournir un point d'entrée unique pour naviguer dans l'ensemble de son écosystème data, à mesure que l'IA s'intègre dans les flux de travail analytiques.

    Google précise que les détails de cette feuille de route seront présentés au Google Cloud Next '26, prévu plus tard ce mois-ci.

    Deux éditions : gratuite et Pro

    L'offre s'organise en deux niveaux :

    • Data Studio (gratuit) : analyse individuelle, création de rapports et de dashboards interactifs, partage de données. C'est le point d'entrée pour toute personne souhaitant visualiser ses données dans l'écosystème Google sans débourser quoi que ce soit.
    • Data Studio Pro (payant) : anciennement Looker Studio Pro, cette version cible les équipes et organisations qui ont besoin de fonctionnalités avancées : sécurité de niveau entreprise, gestion, conformité, capacités IA et intégration approfondie avec Google Cloud. Les licences s'achètent directement depuis la console Google Cloud ou la console d'administration Google Workspace.

    Pour les utilisateurs actuels : rien à faire

    C'est le point central pour quiconque utilise Looker Studio au quotidien : la migration est transparente. Tous les rapports, sources de données, assets et utilisateurs existants seront automatiquement transférés vers la nouvelle expérience Data Studio. Aucune action n'est requise.

    Le changement de nom n'implique pas de reconstruire des dashboards ni de reconfigurer des connexions. La fonctionnalité de base reste inchangée pour l'instant, même si des évolutions d'interface sont à prévoir dans les semaines et mois qui suivent l'annonce.

    Pour les professionnels qui utilisent l'outil dans un contexte de reporting client, la continuité est assurée. La question qui demeure ouverte, soulevée par plusieurs observateurs du secteur, est de savoir si la « Looker vision hub central pour les assets data » se matérialisera réellement sous forme de fonctionnalités concrètes, ou restera au stade de la promesse de lancement.

    L’article "Google ressuscite Data Studio : la fin de l’expérience Looker Studio" a été publié sur le site Abondance.

  • Thursday 16 April 2026 - 08:40
    from PepSEO

    Un chiffre brut suffit à remettre les pendules à l’heure : près de 50 % des Français déclarent repousser leurs rendez-vous chez le dentiste, souvent par crainte ou par méfiance. Pourtant, choisir le bon praticien ne relève ni du hasard, ni d’un coup de poker. C’est un choix qui engage sur la durée, avec des conséquences bien réelles sur la …

    L’article Bien choisir son dentiste : les critères à vraiment considérer est apparu en premier sur PEPSeo.

  • Thursday 16 April 2026 - 06:33
  • Thursday 16 April 2026 - 06:09
    Femme regardant avec le sourire une photo instantanéeMarre de l'IA et du virtuel ? En avril 2026, la photo instantanée s'impose comme le dernier bastion de l'authenticité. Découvrez pourquoi toucher vos souvenirs change tout.
  • Wednesday 15 April 2026 - 19:37
  • Wednesday 15 April 2026 - 18:20

    Vous avez 300 millilitres de liquide et vous vous demandez comment les convertir en litres rapidement ? Cette question est plus courante qu’on ne le pense, surtout en cuisine ou en sciences. La conversion de millilitres en litres est en réalité très simple et ne nécessite qu’une compréhension de base des unités de mesure.

    En sachant que 1 litre équivaut …

    L’article Découvrez comment convertir 300 millilitres en litres en un clin d’œil est apparu en premier sur Ma Gazette.

  • Wednesday 15 April 2026 - 09:33

    Comme vous le savez, tous les mois, nous accueillons plusieurs auteurs auteur sur notre média premium Réacteur. Chacun est invité à partager son expertise autour d’une problématique en lien avec le Search Marketing. Pour cette édition d’avril 2026, on vous propose 5 articles exceptionnels !

    Au programme de cette édition d’avril 2026 :

    Merci encore à nos 5 auteurs et autrices pour la qualité des articles publiés et leur réactivité : Émilie Mazoué, Ludovic Sanchez, Lou Pichard, Benjamin Thiers et Gabin Berthet .

    En bonus : on vous partage le meilleur de notre veille d'avril et un tour d’horizon des outils qui ont attiré l'attention de l'équipe.

    👉 Accéder à l’édition complète 🔒

    Et, si ce n’est pas encore le cas, abonnez-vous !

    Assistants IA vs Agents IA : comprendre la différence et passer à la pratique

    Par Émilie Mazoué, Formatrice IA & Marketing

    A découvrir dans cet article :

    • Assistants vs agents IA : pourquoi cette confusion coûte cher aux entreprises, et comment enfin les distinguer clairement.
    • L'anatomie d'un vrai agent autonome : les 5 composants indispensables pour qu'il prenne des décisions sans vous solliciter à chaque étape.
    • Trois chemins concrets pour créer son premier agent : du mode agent intégré à vos outils habituels jusqu'aux architectures plus avancées.
    • Pourquoi l'ère du management change de nature : on ne gère plus seulement des humains, mais aussi des équipes d'IA avec leurs fiches de poste.

    💜 Ce qu'on a aimé :

    Un article pédagogique qui va bien au-delà de la description des concepts : il montre, avec des exemples du quotidien, comment passer à l'action. Le ton est accessible sans être simpliste, et la conclusion sur le « management IA » ouvre une vraie réflexion sur l'évolution des métiers.

    👉 Assistants IA vs Agents IA : comprendre la différence et passer à la pratique

    Du drag & drop au prompt : comment le code assisté par IA a remplacé mon n8n

    Par Ludovic Sanchez, Coach Claude Code et Fondateur de Synoptïa

    A découvrir dans cet article :

    • D'ancien directeur d'agence bancaire à fondateur d'un cabinet IA : un virage professionnel radical, construit en secret le soir après le dîner.
    • Pourquoi un outil No-Code pourtant maîtrisé devient progressivement un boulet plutôt qu'un levier de productivité.
    • Comment décrire ses besoins en français à une IA peut remplacer des mois d'apprentissage technique, sans écrire une ligne de code.
    • Les vrais chiffres de la migration : temps gagné, coûts, complexité réduite, et une honnêteté rare sur ce qui n'a pas été simple.

    💜 Ce qu'on a aimé :

    Le ton cash et sans fioriture d'un praticien qui parle de vrais outils, de vraies galères et de vrais arbitrages. Pas de discours sur « l'avenir de l'IA », juste un dimanche soir à 23h sur un canapé, et une décision qui change tout !

    👉 Du drag & drop au prompt : comment le code assisté par IA a remplacé mon n8n

    Flux Shopping : comment décupler la visibilité de vos fiches gratuites

    Par Lou Pichard, Directeur SEO chez Eskimoz Bordeaux

    A découvrir dans cet article :

    • Pourquoi négliger son flux Shopping gratuit, c'est offrir sa vitrine à Google et parfois à ses concurrents directs.
    • La synergie méconnue entre fiches gratuites et campagnes payantes : comment l'un peut devenir le laboratoire de test de l'autre.
    • Titres, descriptions, attributs : les leviers concrets pour reprendre le contrôle de ce que Google affiche à votre place.
    • L'automatisation IA appliquée aux catalogues de milliers de références, et les garde-fous indispensables pour éviter les erreurs invisibles.

    💜 Ce qu'on a aimé :

    Un article rare qui mêle vision stratégique et cas concrets sans jamais verser dans le théorique. Le cas Ba&sh, les A/B tests sur les titres, les chiffres Bing : on est dans le vécu, pas dans le conseil générique. Et la perspective sur l'Agentic Commerce qui donne une vraie raison d'agir dès maintenant.

    👉 Flux Shopping : comment décupler la visibilité de vos fiches gratuites

    Maillage interne : concilier impératifs SEO et enjeux d'accessibilité

    Par Benjamin Thiers, Consultant SEO Senior et auditeur RGAA certifié

    A découvrir dans cet article :

    • RGAA, WCAG, EN 301 549 : démêler le vrai cadre légal de l'accessibilité pour ne plus se laisser imposer des contraintes qui n'en sont pas.
    • Comment optimiser ses ancres SEO sans sacrifier la conformité accessibilité, grâce à une distinction souvent ignorée entre nom accessible et texte d'ancrage.
    • Obfuscation de liens et accessibilité : une technique avancée pour rester invisible à Google tout en passant un audit RGAA sans accroc.
    • Pourquoi l'accessibilité web n'est pas l'ennemie du SEO, et comment en faire un avantage concurrentiel plutôt qu'une contrainte.

    💜 Ce qu'on a aimé :

    Un sujet technique traité avec une vraie pédagogie et un angle rare : celui du consultant SEO qui maîtrise aussi l'accessibilité. Les exemples de code concrets, la clarté sur les obligations légales réelles, et cette conviction finale que les deux disciplines peuvent (et doivent) avancer ensemble.

    👉 Maillage interne : concilier impératifs SEO et enjeux d’accessibilité

    Edge SEO en production : 5 actions concrètes chez 1001pneus

    Par Gabin Berthet, Responsable SEO & GEO chez 1001Pneus

    A découvrir dans cet article :

    • Comment reprendre la main sur des optimisations SEO bloquées par une roadmap dev surchargée, sans écrire une seule ligne de code.
    • Cannibalisation, hreflang, obfuscation : trois chantiers techniques résolus en production sur un site e-commerce à grande échelle.
    • Un pipeline IA pour générer 650 textes en 4 langues pour 12 centimes, et ce que ça change vraiment face aux prestataires traditionnels.
    • Une action testée honnêtement qui n'a pas donné les résultats escomptés : la transformation HTML en Markdown pour les crawlers IA.

    💜 Ce qu'on a aimé :

    La transparence est totale : les chiffres, le script Python partagé, et l'action qui n'a pas marché assumée sans détour. On est loin du cas client vitrine. On est face à du SEO en production, avec ses doutes, ses délais et ses vrais arbitrages.

    👉 Edge SEO en production : 5 actions concrètes chez 1001pneus

    L’article "L’édition d’avril 2026 de Réacteur est arrivée !" a été publié sur le site Abondance.

  • Wednesday 15 April 2026 - 07:37
  • Wednesday 15 April 2026 - 06:09
    Coco&Co : le plateau 100 % Made in France qui signe le renouveau coloré des moments de convivialitéVotre apéro manque de peps ? Découvrez Coco&Co : le plateau bois 100% français qui transforme chaque service en œuvre d'art.
  • Tuesday 14 April 2026 - 19:36
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    Après de nombreuses années à créer un maintenir des sites. J'ai l'occasion de lancer prochainement un nouveau site internet. La question est : que faire...

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  • Tuesday 14 April 2026 - 12:43
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      Ces vieilles bobines Super 8 qui dorment dans un carton depuis des décennies méritent mieux qu’une retraite poussiéreuse. Numériser
  • Tuesday 14 April 2026 - 10:27

    Sur les réseaux sociaux, tout le monde publie. Peu de monde mesure. Et parmi ceux qui mesurent, la majorité regarde les mauvais chiffres. Le nombre d’abonnés ne dit rien sur la qualité de votre audience. Les likes ne prédisent pas les conversions. Les impressions ne garantissent pas la visibilité. En 2026, les algorithmes de LinkedIn, Instagram, TikTok et Facebook privilégient tous la qualité de l’engagement sur le volume. Les métriques qui comptaient en 2022 ne sont plus celles qui comptent aujourd’hui. Ce guide identifie les KPI social media qui méritent vraiment votre attention, explique comment les calculer, donne les benchmarks 2026 par plateforme, et propose une méthode pour construire un tableau de bord utile (pas décoratif). KPI de notoriété : mesurez votre visibilité réelle Reach (portée organique) Le reach mesure le nombre de comptes uniques qui ont vu votre publication. C’est l’indicateur de base pour évaluer votre visibilité réelle, par opposition aux impressions qui comptent les affichages multiples (un même utilisateur peut générer 3 impressions pour 1 seul reach). Pourquoi c’est important : le reach organique est en baisse sur toutes les plateformes. Sur LinkedIn, la portée des pages entreprise a chuté de 60 à 66 % entre 2024 et 2026 (AuthoredUp, 2025). Sur Instagram, le reach organique moyen d’un post est passé sous les 10 % de la base d’abonnés pour la plupart des comptes (SocialInsider, 2026). Suivre cette métrique permet de détecter une perte de distribution algorithmique avant qu’elle n’impacte le trafic. Formule : disponible nativement dans les analytics de chaque plateforme. Pas de calcul nécessaire. Impressions Les impressions comptent le nombre total d’affichages de votre contenu, y compris les vues répétées par un même utilisateur. Quand les utiliser : pour évaluer la fréquence d’exposition. Un ratio impressions/reach élevé (supérieur à 1,5) signifie que votre contenu est revu plusieurs fois ; c’est un signal positif de mémorisation. Un ratio faible (proche de 1) indique une diffusion large mais superficielle. Attention : Instagram a unifié en 2025 sa métrique « impressions » sous le terme « vues » (views) pour tous les formats (posts, Reels, Stories). Le vocabulaire change, la logique reste la même. Part de voix (Share of Voice) La part de voix mesure la proportion de mentions de votre marque par rapport à l’ensemble des mentions de votre secteur ou de vos concurrents. C’est un indicateur concurrentiel, pas un indicateur de performance interne. Formule : (Mentions de votre marque / Total des mentions du secteur) x 100 Quand l’utiliser : pour le pilotage stratégique (trimestriel), pas pour l’optimisation opérationnelle. Outils nécessaires : Brandwatch, Meltwater, Mention, ou des solutions de veille social media spécialisées. KPI d’engagement : la qualité prime sur le volume Taux d’engagement Le taux d’engagement est le KPI le plus utilisé en social media. C’est aussi le plus mal compris, parce que chaque plateforme le calcule différemment. Formule standard : (Réactions + Commentaires + Partages + Enregistrements) / Portée x 100 Attention : LinkedIn inclut les clics dans son calcul natif du taux d’engagement, ce que ne font ni Instagram ni Facebook. Comparer un « 6 % sur LinkedIn » avec un « 2 % sur Instagram » sans ajuster la formule, c’est comparer des pommes et des oranges. Benchmarks 2026 par plateforme (SocialInsider, Buffer, 2026) : Plateforme Taux d’engagement médian Évolution vs 2024 TikTok 3,70 % +49 % LinkedIn 3 à 6 % (B2B) -5 % Instagram 0,48 à 2,2 % (selon méthode) -26 % Facebook 0,15 à 5,6 % (selon méthode) +11 % Les écarts s’expliquent par les méthodes de calcul (portée vs abonnés vs impressions). Ce qui compte : suivre la même formule dans le temps pour détecter les tendances. Pas comparer des chiffres bruts entre plateformes. Taux d’enregistrement (Save Rate) C’est le KPI social media le plus sous-estimé de 2026. Sur Instagram, l’enregistrement est le signal d’engagement le plus fort pour l’algorithme, devant le commentaire et le like. Un contenu enregistré est un contenu que l’utilisateur juge suffisamment utile pour y revenir. Formule : (Enregistrements / Portée) x 100 Benchmarks : 1 à 3 % = bon ; 5 %+ = viral (Roads.social, 2026). Ce que ça révèle : un taux d’enregistrement élevé sur un post à faible taux de likes indique un contenu à forte valeur utilitaire (guide, checklist, données de référence). C’est exactement le type de contenu que les algorithmes 2026 favorisent. Taux de complétion vidéo Pour les contenus vidéo (Reels, TikTok, YouTube Shorts), le taux de complétion mesure le pourcentage d’utilisateurs qui regardent la vidéo jusqu’au bout. Benchmarks : 50 à 70 % = bon ; 85 %+ = viral. Pourquoi c’est critique : sur TikTok et Instagram Reels, le taux de complétion est le facteur algorithmique numéro un pour la redistribution. Une vidéo regardée à 100 % par un petit échantillon sera poussée beaucoup plus loin qu’une vidéo vue à 30 % par un large public. Partages et envois privés (Dark Social) Les partages publics (retweets, reposts) sont visibles dans les analytics. Les envois privés (DM, WhatsApp, Slack) ne le sont pas. C’est ce qu’on appelle le « dark social » ; et en 2026, c’est la forme de recommandation la plus puissante. Pourquoi suivre les partages : un partage a plus de valeur algorithmique qu’un like parce qu’il implique un engagement actif (l’utilisateur associe sa réputation à votre contenu). Sur LinkedIn, un post avec un ratio partages/likes supérieur à 0,1 (1 partage pour 10 likes) indique un contenu à fort potentiel de viralité professionnelle. KPI de conversion : reliez vos réseaux à vos objectifs business Taux de clics (CTR) Le CTR mesure le pourcentage d’utilisateurs qui cliquent sur un lien dans votre publication par rapport au nombre de personnes qui l’ont vue. Formule : (Clics sur le lien / Portée) x 100 Benchmarks organique : 0,5 à 1,5 % (tous réseaux confondus). En paid social, viser 1 à 3 %. Ce que ça révèle : un CTR faible sur un post à fort engagement (beaucoup de likes mais peu de clics) indique un contenu qui divertit mais ne convertit pas. Si votre objectif est de générer du trafic ou des leads, c’est un signal d’alerte. Taux de conversion social Le taux de conversion mesure le pourcentage d’utilisateurs provenant des réseaux sociaux qui réalisent une action cible sur votre site (formulaire, achat, téléchargement, inscription). Formule : (Conversions issues du social / Visites issues du social) x 100 Benchmarks : 1 à 3 % en e-commerce ; 3 à 8 % en B2B (Roads.social, 2026). Comment le mesurer : via Google Analytics 4 (rapport Acquisition > Trafic > Source/Support, filtre sur les sources social). Les UTM sur chaque lien publié sont indispensables pour attribuer correctement les conversions à la bonne plateforme et au bon post. ROAS (Return on Ad Spend) Pour les campagnes payantes (Social Ads), le ROAS mesure le revenu généré par euro dépensé. Formule : Revenu généré / Budget publicitaire dépensé Benchmark : un ROAS de 3:1 (3 € générés pour 1 € dépensé) est considéré comme le seuil de rentabilité minimum. En dessous, la campagne coûte plus qu’elle ne rapporte (hors objectifs de notoriété pure). Piège courant : calculer le ROAS uniquement en last-click. Un utilisateur qui découvre votre marque via une publicité Instagram, revient via Google 3 jours plus tard et convertit ne sera pas attribué au social en last-click. Les modèles d’attribution multi-touch (disponibles dans GA4) donnent une image plus juste. KPI de satisfaction : ce que vos communautés pensent de vous Temps de réponse moyen Le temps de réponse mesure le délai entre un message ou commentaire reçu et votre première réponse. Benchmark : moins d’1 heure = excellent ; plus de 24 heures = risque de perte d’engagement et de réputation. Pourquoi c’est un KPI : 79 % des consommateurs attendent une réponse dans les 24 heures sur les réseaux sociaux (Sprout Social Index, 2025). Un temps de réponse long envoie un signal négatif à l’algorithme (moins d’activité dans les commentaires) et aux prospects (perception de désintérêt). Sentiment net Le sentiment net analyse la tonalité des mentions et commentaires (positif, neutre, négatif) pour produire un score global. Formule : ((Mentions positives – Mentions négatives) / Total des mentions) x 100 Benchmark : un score de +50 est considéré comme excellent. Quand l’utiliser : après un lancement produit, une campagne controversée, ou une crise. En suivi régulier (mensuel), c’est un indicateur de santé de marque. Outils : Brandwatch, Mention, Sprout Social, ou manuellement sur un échantillon de commentaires. Méthode : construire un tableau de bord social media utile Règle 1 : alignez les KPI sur vos objectifs Le premier réflexe avant de choisir des indicateurs : définir clairement ce que vous attendez de vos réseaux sociaux. Les KPI à suivre dépendent directement de votre objectif prioritaire. Objectif KPI prioritaires Notoriété Reach, impressions, part de voix Engagement Taux d’engagement, save rate, partages Trafic CTR, sessions sociales (GA4) Leads / ventes Taux de conversion, ROAS, coût par lead Fidélisation Temps de réponse, sentiment, NPS Ne suivez pas 15 métriques. Choisissez 3 à 5 KPI alignés sur votre objectif principal et suivez-les dans le temps. C’est l’approche « 5-3-1 » : 5 KPI maximum dans votre dashboard, 3 que vous analysez chaque semaine, 1 qui conditionne vos décisions stratégiques. Règle 2 : définissez une cadence de reporting Hebdomadaire : engagement, reach, CTR (pilotage opérationnel, ajustements de contenu). Mensuel : croissance audience, taux de conversion, sentiment (analyse de tendance). Trimestriel : part de voix, ROAS, benchmarks concurrentiels (pilotage stratégique). Un KPI consulté une fois par trimestre n’est pas un KPI ; c’est une curiosité. Règle 3 : comparez à vous-même, pas aux autres Les benchmarks par plateforme donnés dans cet article sont des repères, pas des objectifs. Votre taux d’engagement dépend de votre secteur, de la taille de votre communauté, du type de contenu et de la maturité de votre présence. Un taux d’engagement de 1,5 % sur LinkedIn pour un compte B2B industriel peut être excellent ; le même chiffre pour un coach en développement personnel serait médiocre. La seule comparaison qui compte : votre performance actuelle vs votre performance il y a 30 jours, 90 jours, 12 mois. Règle 4 : reliez toujours au business Un dashboard qui montre « +12 % d’engagement ce mois » sans expliquer l’impact business est un dashboard décoratif. La question à poser systématiquement : cette hausse d’engagement s’est-elle traduite par plus de trafic qualifié, plus de leads, plus de ventes ? C’est la raison pour laquelle le reporting social doit être connecté aux données analytics (GA4, CRM). Sans ce lien, vous mesurez l’activité, pas la performance. Les vanity metrics : ce qu’il faut arrêter de regarder Le nombre d’abonnés Un compte avec 50 000 abonnés et 0,1 % d’engagement génère moins de valeur qu’un compte à 2 000 abonnés avec 8 % d’engagement. En 2026, les algorithmes de toutes les plateformes privilégient la pertinence sur la taille. Suivre la croissance d’abonnés comme KPI principal, c’est optimiser pour une métrique qui n’influence plus la distribution. Ce qu’il faut suivre à la place : le taux de croissance net (nouveaux abonnés – désabonnements) rapporté à la base existante. Un taux de croissance net de 2 à 5 % par mois est un signal sain. Une stagnation ou une perte nette est un signal d’alerte. Les likes isolés Un like est le geste d’engagement le plus faible. Il ne demande aucun effort, n’implique aucune recommandation, et a un impact algorithmique minimal sur toutes les plateformes en 2026. Suivre les likes sans les contextualiser (ratio likes/commentaires, likes/partages, likes/enregistrements) ne produit aucun insight actionnable. Les impressions sans contexte 10 000 impressions sur un post qui génère 0 clic et 0 commentaire signifient que votre contenu a été affiché mais ignoré. C’est pire qu’un post à 500 impressions avec 50 interactions, parce que l’algorithme interprète le ratio impressions/engagement comme un signal de qualité. Plus vos impressions sont hautes par rapport à votre engagement, plus l’algorithme réduit votre distribution future. Conclusion Les KPI social media ne sont pas des chiffres à collectionner. Ce sont des signaux de décision. En 2026, les plateformes récompensent la qualité (enregistrements, partages, commentaires longs, complétions vidéo) et pénalisent le volume creux (likes sans interaction, impressions sans engagement, abonnés inactifs). La méthode tient en trois principes : aligner vos KPI sur vos objectifs business, les suivre à une cadence régulière, et toujours relier les métriques sociales aux résultats concrets (trafic, leads, ventes). Plus de datas, moins de blabla. Besoin d’un accompagnement pour structurer votre pilotage social media et connecter vos réseaux à vos objectifs de croissance ? Contactez notre équipe pour en discuter.

    L’article KPI Social Media : les indicateurs cles pour suivre vos performances est apparu en premier sur Brioude.

  • Tuesday 14 April 2026 - 09:12

    Google vient d'officialiser une nouvelle politique anti-spam ciblant une pratique trompeuse bien connue des webmasters : le détournement du bouton retour. Les sites qui l'utilisent encore ont jusqu'au 15 juin 2026 pour se mettre en conformité, sous peine de pénalités dans les résultats de recherche.

    Ce qu'il faut retenir :

    • Le « back button hijacking » (détournement du bouton retour) est désormais une violation explicite de la politique contre les pratiques malveillantes de Google.
    • Les sites contrevenants s'exposent à des actions manuelles anti-spam ou à des déclassements automatiques dans Google Search.
    • La date d'application est fixée au 15 juin 2026, laissant deux mois aux propriétaires de sites pour agir.
    • La pratique peut provenir de scripts tiers, de bibliothèques ou de plateformes publicitaires incluses dans le site.

    Qu'est-ce que le back button hijacking ?

    Le principe est simple : quand un utilisateur clique sur le bouton « retour » de son navigateur, il s'attend à revenir sur la page précédente. C'est une interaction aussi basique que naturelle dans la navigation web.

    Le back button hijacking, c'est précisément ce qui empêche cela. Plutôt que de renvoyer l'utilisateur là où il était, certains sites détournent cette action pour le rediriger vers des pages qu'il n'a jamais visitées, lui afficher des recommandations ou des publicités non sollicitées, ou tout simplement bloquer sa navigation normale.

    Cette manipulation est rendue possible par des scripts qui s'immiscent dans l'historique de navigation du navigateur, en y insérant ou en y remplaçant des entrées de manière artificielle.

    Pourquoi Google agit maintenant ?

    Google n'est pas arrivé à cette décision du jour au lendemain. Le moteur de recherche indique avoir observé une augmentation de ce type de détournement, ce qui l'a conduit à formaliser son opposition.

    Jusqu'ici, la pratique était considérée comme contraire aux Google Search Essentials de façon implicite. Désormais, elle devient une violation explicite de la politique contre les pratiques malveillantes, qui définit ces dernières comme créant « un décalage entre les attentes des utilisateurs et le résultat réel, conduisant à une expérience utilisateur négative et trompeuse, ou compromettant la sécurité ou la vie privée des utilisateurs ».

    La logique est simple : quand les internautes se sentent manipulés, ils deviennent moins enclins à visiter des sites qu'ils ne connaissent pas. C'est mauvais pour l'écosystème web dans son ensemble, et Google considère que cela nuit directement à l'expérience de recherche.

    Quelles sont les sanctions prévues par Google ?

    Les sites qui continuent à pratiquer le back button hijacking après le 15 juin 2026 s'exposent à deux types de mesures :

    • Les actions manuelles anti-spam, déclenchées par les équipes de Google après examen du site. Elles peuvent affecter significativement la visibilité dans les résultats de recherche.
    • Les déclassements automatiques, appliqués par les algorithmes de Google sans intervention humaine, via une mise à jour, à l'image de la Google Spam Update de Mars 2026.

    Dans les deux cas, l'impact sur le trafic organique peut être considérable. Google a pris soin de publier cette politique deux mois avant la date d'application pour laisser aux propriétaires de sites le temps nécessaire pour corriger le problème.

    Ce que les propriétaires de sites doivent faire

    La règle de base est la suivante : ne pas interférer avec la capacité d'un utilisateur à naviguer dans son historique de navigation.

    Plus précisément, tout script ou technique qui insère ou remplace des pages dans l'historique du navigateur d'un utilisateur de manière à l'empêcher de revenir immédiatement à la page précédente doit être supprimé ou désactivé.

    Google attire l'attention sur un point important souvent négligé : la source du problème n'est pas toujours le code développé en interne. Le back button hijacking peut provenir de bibliothèques tierces intégrées au site, ou de plateformes publicitaires utilisées pour la monétisation. Google recommande donc une revue technique complète de l'ensemble du code, des imports et des configurations du site, y compris les éléments apportés par des partenaires ou fournisseurs externes.

    Si votre site a déjà été pénalisé

    Pour les sites qui auraient déjà fait l'objet d'une action manuelle liée à cette pratique, Google rappelle la procédure habituelle : une fois le problème corrigé, il est possible de soumettre une demande de réexamen via la Search Console. Google indique également que les propriétaires de sites peuvent poser leurs questions sur les réseaux sociaux ou dans la communauté d'aide officielle.

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    L’article "Google s’attaque aux sites qui détournent le bouton retour du navigateur" a été publié sur le site Abondance.

  • Tuesday 14 April 2026 - 08:15

    Quelques infos sur Google (et Bing parfois) et son moteur de recherche, glanées ici et là de façon officieuse ces derniers jours, avec au programme cette semaine quelques réponses à ces questions : est-ce que Google gère aussi bien les pages Markdown que les pages HTML ?

    Goossip #1

    Le Markdown ne doit pas remplacer le HTML

    Sur LinkedIn, une personne a demandé à John Mueller si Google traitait les pages en .md (c’est-ce-dire en Markdown) différemment des pages HTML standard, et plus spécifiquement si elles sont bien rendues et accessibles par Googlebot ?

    Réponse de l’intéressé : « Ce sont des fichiers texte. Ils ressemblent à des fichiers texte dans le navigateur, pour les utilisateurs. Si vous voulez créer des pages web, alors faites des pages web, pas des fichiers texte. »

    Source : LinkedIn

    Taux de fiabilité : ⭐⭐⭐ On est d'accord !

    D’un point de vue SEO, il mieux vaut produire un HTML propre, accessible et bien balisé, plutôt que compter sur un fichier texte brut servi tel quel. Le risque en adoptant un  « Markdown pour les bots », c’est d’introduire une version appauvrie de la page et de compliquer la découverte des contenus. Le Markdown reste très bien comme format de travail en interne. Il n’y a pas de problème tant que l’utilisateur final reçoit une vraie page convertie en HTML, complète et cohérente.

    L’article "Goossips SEO : Markdown & HTML" a été publié sur le site Abondance.

  • Tuesday 14 April 2026 - 07:55
    from PepSEO

    Les offres d’emploi affichent désormais la couleur : savoir manier Canva ne relève plus du détail, mais d’une compétence à part entière, évaluée et parfois même testée avant d’entrer en poste. Plus question de considérer la plateforme comme un simple gadget graphique : elle s’impose sur la liste des outils incontournables du marketing et de la communication.

    Canva ne fait …

    L’article Canva en 2026 : pourquoi c’est devenu une vraie compétence professionnelle est apparu en premier sur PEPSeo.

  • Tuesday 14 April 2026 - 06:09
    La Côte & l’Arête de L’Union🚀 2 millions d'€ d'objectif ! Découvrez les secrets de la reprise de La Côte & l'Arête de L'Union par deux pros de Toulouse.
  • Monday 13 April 2026 - 18:35

    Image parodique de Victor Hugo faisant un Faceplam

    Mais la langue évolue !

    Cette phrase est souvent brandie lorsqu’on défend la langue française, et qu’on essaie de respecter son orthographe, et de la faire respecter, et souvent comme une excuse pour s’autoriser des fautes.

    La langue évolue, oui, c’est vrai. Mais en quoi cela devrait changer le fait que la respecter soit important ?

    Cet argument n’est en rien une excuse pour ékrir nain porte coman. Sinon, autant y aller à fond et tout écrire en fonétik pour sinplifié, ou au contraire en allons-geant lhait phrazes heaut maksimmomme. Pourquoi pas, après tout ?

    La langue est un standard comme les autres

    La langue, écrite ou parlée, est un standard, une norme, comme les autres.

    Le monde et la vie courante tels qu’on les connaît aujourd’hui existent grâce aux standards.

    Je vous assure :

    • L’on se comprend au supermarché quand on pèse ses légumes parce qu’on sait ce qu’est « un kilogramme ».
    • On peut comparer les prix d’une brique de lait parce qu’on a standardisé combien fait « un litre ».
    • On ne se pose pas de question pour la teinte de magenta à acheter pour son imprimante, car cette couleur répond à un standard (en l’occurrence : ISO 12647).

    Par contre, on est systématiquement embêté pour ce qui est du format de la cartouche, qui elle n’est pas standardisée et est inutilement différent selon les marques et modèles des appareils…

    D’autres exemples ?

    • Tous nos appareils électriques fonctionnent en 230 V / 50 Hz parce que ce sont les paramètres standardisés en usage en Europe (par le CENELEC). Sans ça, tous les appareils auraient besoin de leur propre prise.
    • Tous les sites web fonctionnent et sont visibles quel que soit le navigateur utilisé parce qu’ils utilisent les standards du W3C.
    • Tous les appareils numériques récents fonctionnent parce qu’ils utilisent la norme USB.

    Vous vous souvenez du merdier que c’était lorsque tous les téléphones avaient un chargeur différent ?
    C’était mieux avant peut-être ?

    Et c’est ça partout : de la taille des vis pour l’industrie, aux diamètres des tuyaux de gaz dans votre maison, en passant par le format A4, la composition du carburant ou la quantité de pesticides au-delà de laquelle les aliments ne peuvent plus être vendus.

    Il y a même un standard pour préparer du thé !
    Ces normes, bien que contraignantes au début, finissent par nous simplifier la vie sur le moyen terme.

    Une norme bien faite n’est pas synonyme d’un excès de bureaucratie inutile.
    Le standard A4 (ISO 216) est une norme bien appliquée et bien utile, mais elle n’augmente pas spécialement la bureaucratie, que je sache.

    Les standards évoluent

    Le fait qu’un standard fixe les règles de base ne les empêche pas d’évoluer. Sinon il n’en apparaîtrait jamais de nouvelles versions.

    Du jour au lendemain, il peut apparaître un nouvel usage, ou une nouvelle amélioration d’un produit existante. Celui qui l’invente va alors créer un format d’utilisation qu’il juge approprié. Les autres acteurs qui vont se lancer sur le marché pour le même besoin vont soit produire leur propre format, soit utiliser celui déjà existant chez le concurrent. Le format, s’il est unique partout, bénéficie alors à toutes les parties, y compris le législateur et l’utilisateur final, et finit alors bien souvent en norme.

    L’USB a changé en 25 ans : on est passé de l’USB-1, USB-1.1 à l’USB 2.0, puis l’USB-3.0, 3.1, et maintenant on commence à parler de USB-4.0. On retrouve la même chose pour la norme Wifi (ISO/CEI 8802-11) : Wifi A, B, G, N, AC, AX… C’est logique et le fait que ce soient des standards n’empêche en rien leur évolution.

    Dire que « la langue évolue » comme une excuse à ne pas en respecter les règles, ça ne tient donc pas : la langue évolue, les règles évoluent, toutes les normes évoluent.

    L’usage, et non la loi, crée les normes

    L’académie française n’a pas d’autorité.

    Là aussi, c’est un argument parfois entendu. Celui-ci non plus ne tient pas.

    En France, les règles de la langue française sont décrites et consignées par l’Académie française. Elle n’a pourtant aucune autorité officielle. Elle n’est là, si l’on veut, que pour consigner les usages et produire des règles qui définissent ce qui doit être compris par tout le monde. En somme, ils normalisent la langue française.

    Et comme toutes les normes, elles ne sont pas obligatoires.
    Oui, y compris celles de l’ISO.

    Vous êtes surpris ?

    L’ISO n’a pas d’autorité : ce sont les acteurs (l’industrie, les clients, parfois les états) qui décident de les respecter, parce que ça n’a que des avantages. Mais c’est purement par choix : l’ISO lui-même ne décide pas qui doit appliquer quoi. Ils fournissent un cadre, c’est tout, et les acteurs ensuite s’accordent pour l’utiliser ou non. Certaines standards finissent imposés par la législation, la plupart sont adoptés de facto, mais aussi beaucoup sont oubliés car mal normalisés ou peu pratiques.

    Utiliser un cadre normatif fixe, c’est assurer à tout le monde de se comprendre. C’est grâce aux normes qu’un mécanicien peut commander une Vis M5 à tête creuse hexagonale en acier 316L et un pot de peinture Pantone 18-1755 TCX et obtenir exactement ce qu’il attend auprès de ses fournisseurs… et à son tour le vendre au client qui va lui aussi le comprendre.

    Mais personne ne leur oblige.

    Il n’y a guère que les normes de sécurité, les normes environnementales et les normes destinées à protéger le consommateur final contre les abus des industriels qui finissent imposées par la loi. Et encore : c’est bien la loi qui les impose, pas les organisme certificateurs (ISO, GSTüv, NF…)
    Pour le reste, c’est le marché qui finit par les mettre en application.

    En fait, un industriel va respecter une norme et demander à ce que ses fournisseurs le fassent aussi juste pour une question d’interopérabilité.

    C’est tout.

    Ah et puis la plupart des normes ne sont pas créées par l’ISO ou les autres organismes de normalisation, mais par les industriels qui créée un produit ou un cadre pour leur propres besoins. Ce sont ensuite les organismes de normalisation qui font formaliser tout ça noir sur blanc afin de permettre aux autres industriels d’en profiter aussi. Et pas seulement les industriels d’ailleurs. Cela leur assure une interopérabilité avec les produits de tout le monde.

    Pour la langue, écrite ou parlée, c’est pareil.

    Utiliser les règles d’une langue donnée n’est pas obligatoire. On peut aikrir kom aun vë. Mé sa 2vi1 trait v!t€ h4rd 2 s€ v€rstehen s1 0n fé wh4t€ver w3 w@n7, n33 ?

    Une norme est une garantie

    Utiliser les règles données ça permet deux choses :

    • de se faire comprendre ;
    • de s’assurer de se faire comprendre.

    Il y a une nuance : en respectant les règles, on est sûr, on peut être sûr, et on a le droit d’être sûr que l’interlocuteur en face va et doit vous comprendre.

    Quand on dit que « nul n’est censé ignorer la loi », ça ne signifie pas que tout le monde doit la connaître par cœur. Cela veut juste dire que « je ne savais pas » n’est pas une excuse recevable pour se défendre devant un tribunal.

    Pour la langue c’est pareil.
    En France, le français fait office de langue officielle : en respectant les règles d’écritures standardisées du français en France, et pour tout acte officiel, un signataire ne peut pas dire « je ne comprends pas », s’il a préalablement déclaré qu’il était dans ses capacités à signer le contrat (incluant donc la capacité à le comprendre).

    Ceci est important : lorsque l’on écrit quelque chose, notamment dans les domaines légaux ou techniques, il faut être sûr que l’autre partie ne va pas interpréter le texte à sa sauce. En utilisant des règles fixes, on peut ainsi considérer que l’autre va vous comprendre.

    Cela revient à « obliger » l’autre à comprendre ce qui est écrit, tout ce qui est écrit, et rien que ce qui est écrit.

    Les mots sont importants, et dans certains domaines l’emploi de certains termes sont même normalisés justement pour pas avoir à se recevoir des plaintes parce que nos procédures sont mal appliquées. Ces normes là, elles sont ici pour nous protéger.

    Respecter les règles, c’est à votre avantage : ça vous dégage de votre responsabilité. Oui, c’est chiant, car c’est difficile, mais c’est nécessaire, même si pas « obligatoire ».

    Et un nouveau mot alors ?

    Une langue qui évolue, ça implique parfois l’apparition d’un nouveau mot ou une nouvelle expression, d’un nouveau sens à un mot ou une expression existante, ou alors une nouvelle orthographe.

    Si un mot est trop difficile, l’usage va en favoriser un autre, ou bien simplifier l’existant. Ça se fait, ça s’est toujours fait.

    Mais, il faut faire attention : si l’on invente un nouveau mot, il faut le faire correctement : on ne peut pas commencer à l’employer comme ça : personne ne va vous comprendre. Si vous êtes le seul à le connaître, et que vous l’écrivez partout, comment vous faites pour que les autres personnes en saisissent le sens ou la prononciation ? Sans même parler de l’accepter.

    Idéalement, il faudrait créer une nouvelle définition. Par exemple comme ça :

    fabradetion [/fa.bʁa.dɛ.sjɔ̃/] : n. f. – 2026.
    action de fabrader – « Il pratique la fabradetion à haut niveau ».

    (ce mot est inventé avec cet outil et est donné à titre d’exemple).

    Là, ce nouveau mot a un sens, une prononciation, et tout le monde sait comment l’utiliser.

    Enfin… ça c’est si vous voulez être compris des autres. Parfois, ce n’est pas forcément le cas non plus. Mais rassurez-vous : si suffisamment de gens finissent par utiliser un mot qui apparaît un peu de nulle part, il finira dans le dictionnaire. Soit comme un mot totalement nouveau, soit comme le synonyme d’un mot existant, possiblement attribué à un registre de langage particulier.


    Tout ce qui se trouve plus haut constitue une liste de choses plutôt objectives dans les avantages d’observer les règles d’orthographe ou de grammaire d’une langue donnée. Il est objectif de dire que deux personnes qui respectent le même protocole communiqueront de manière plus facile et surtout plus fiable que deux personnes qui choisissent de communiquer dans un langage limité ou approximatif, voire différent.

    L’impact sur la société peut évidemment être débattu, mais le point lui-même, non.

    Tout ce qui suit est plutôt du domaine subjectif.

    Je fais ce que je veux !

    J’insiste sur une chose : les règles d’orthographe, de grammaire, de conjugaison, de syntaxe… bref, toutes les règles qui structurent une langue ne sont pas obligatoires si vous ne voulez pas les respecter. Du moment que toutes les parties s’accordent pour se comprendre autrement, ça ne doit pas vous empêcher de communiquer.

    Elles sont seulement pratiques : elles vous assurent d’être compris par les autres, car on écrit rarement uniquement pour soi.

    Si l’on apprend les règles de la langue française à l’école en France, c’est très précisément pour nous préparer au monde que l’on doit comprendre, et qui doit nous comprendre.
    C’est pour ça que l’on est évalué sur ça à l’école, et que l’on est jugé sur cela lors des entretiens d’embauches par exemple : l’école sert à nous préparer à la vie, et la maîtrise d’une langue commune à nos semblables en fait partie.

    Comprendre les autres et se faire comprendre des autres est quelque chose de très important au travail. Si votre CV est plein de fautes, l’on met facilement en question vos capacités à communiquer, et donc à remplir les tâches demandées au poste auquel vous postulez. L’on considérera que vous ne conviendrez pas. À tort je ne sais pas, mais dans un marché tendu, on n’a pas le temps : on regarde ce qu’on a et on passe à la suite. C’est comme ça. Il en est sûrement autrement si le nombre de travailleurs est le facteur limitant, mais ce n’est pas trop le cas.

    Et pas seulement au travail : si vous ne parlez qu’avec votre propre langage, comment voulez-vous espérer vous faire comprendre par vos amis et toutes les autres personnes autour de vous ?

    Mon avis sur tout ça

    Sur ce blog, et ailleurs, je m’efforce d’écrire dans un français correct, c’est-à-dire qui respecte les règles d’écritures de la langue française.

    Je fais ça par plaisir, car j’aime les règles, les normes, les syntaxes, ce genre de trucs.

    C’est comme un jeu, on peut dire (on s’amuse comme on peut). Je viens d’un univers de maths, de science, de programmation, où les règles de syntaxe sont autrement plus importantes que dans le langage parlé. Dans ces domaines, la position d’une seule virgule ou d’un point-virgule font passer un calcul ou un programme de parfaitement fonctionnel à totalement inutile, parfois avec des conséquences sur toute la société.

    C’est la position d’une virgule qui a créé la légende urbaine avec Popeye et les épinards, ou encore plus récemment, sur la présence de microplastiques dans les cuillères de cuisine en plastique noir.

    Bien sûr que je vais vous comprendre si vous oublié une conjugaison. Et vous aussi, la preuve dans la phrase précédente. Là n’est pas tellement le souci.

    Mais, on va pas mentir : l’être humain juge en permanence, même de façon inconsciente. C’est l’absence de jugement qui est, le plus souvent, quelque chose d’actif qui demande un effort. À noter que le jugement n’est pas spécifiquement négatif, ni suivi de conséquences.

    Pour moi, selon les circonstances évidemment, et en première approche, voir un texte négligé, ça me donne juste envie d’en négliger la valeur à mon tour.

    Cela demande un effort, premièrement d’essayer de décrypter un texte à l’orthographe au mieux non conventionnel, et deuxièmement d’essayer de ne pas trop juger sur la forme si le fond reste intéressant. Or ces efforts, il faut avoir envie de les fournir.
    Comment se motiver à ça, si la personne en face ne fait sa part d’efforts pour nous faciliter les choses ?

    Si l’on veut être compris, on fait l’effort pour ça, c’est tout.

    L’on n’est plus dans la technique, ni dans les avantages objectifs décrits bien plus haut, aussi chacun aura sa vision sur ça : il n’y en a pas de mauvaises.

    Enfin : il y a des fautes d’orthographe qui sont plus embêtantes que d’autres : la plupart n’induisent pas de problèmes de compréhension. Mais d’autres, si. Et quand il s’agit d’un texte important (contrat, loi, document technique…), la moindre faute peut avoir des conséquences très graves, au même titre qu’une erreur numérique dans une norme de sécurité, par exemple.

    Image d’en-tête parodiée avec google Gemini

  • Monday 13 April 2026 - 18:20

    Il est possible d’avoir accès au compte Instagram d’un tiers grâce certaines fonctionnalités. C’est le cas de Picuki. Bien que le nombre d’abonnés sur Instagram ne cesse de s’augmenter, plusieurs préfèrent l’utiliser sans avoir un compte et cela est bien possible avec cette fonction. Si vous ignorez encore comment cela fonctionne, cet article vous donnera plus d’informations à propos.…

    L’article Picuki : accéder à Instagram sans compte est apparu en premier sur Ma Gazette.

  • Monday 13 April 2026 - 15:20

    Dans une interview fleuve avec le CEO de Stripe, Sundar Pichai a esquissé bien plus qu'une vision abstraite. Il a posé une échéance, listé les freins techniques et décrit comment il utilise lui-même ces outils en interne. Voici ce que les professionnels du web doivent en retenir.

    Ce qu'il faut retenir :

    • Sundar Pichai décrit désormais Google Search comme un futur « gestionnaire d'agents », capable de compléter des tâches, et non plus de retourner des liens.
    • 2027 est l'année charnière identifiée pour les workflows d'entreprise agentiques, notamment hors ingénierie.
    • Des contraintes physiques (mémoire, data centers, chaîne d'approvisionnement) freinent le déploiement, malgré un budget capex 2026 entre 175 et 185 milliards de dollars.
    • Pour les SEO, l'enjeu change : il ne s'agit plus seulement de ranker, mais d'être utile à un système qui complète une tâche.

    Search comme gestionnaire d'agents

    Ce n'est pas la première fois que Sundar Pichai parle de l'évolution de la recherche Google. Mais cette fois, le langage a clairement changé de registre.

    En décembre 2024, il promettait que la recherche allait « changer profondément en 2025 ». En octobre 2025, lors des résultats trimestriels de Google, il évoquait « un moment expansionniste pour Search » et annonçait que les requêtes en mode IA avaient doublé trimestre après trimestre. En février 2026, il attribuait la croissance des revenus Search (63 milliards de dollars au Q4 2025, avec une accélération de 10 % à 17 % sur l'année) aux fonctionnalités IA.

    En avril 2026, Sundar Pichai colle désormais une étiquette précise sur le projet : Search comme « agent manager », un outil où les utilisateurs ont « plusieurs fils d'exécution en cours » et accomplissent des tâches concrètes plutôt que de parcourir des résultats.

    En somme, chacune de ces prises de parole a fait passer le discours de l'abstrait au concret, de la prédiction à la description. Ce glissement sémantique n'est pas anodin : il signale que la vision produit est désormais suffisamment arrêtée pour être nommée.

    2027 : le point d’inflexion que Pichai a lui-même fixé

    Interrogé par Patrick Collison sur la date à laquelle un processus business entièrement agentique pourrait voir le jour chez Google, Pichai a pointé 2027.

    Il a précisé que les workflows non techniques, c'est-à-dire hors ingénierie, connaîtraient des transformations « assez profonde » dès cette année-là. Certaines équipes internes à Google travaillent déjà de cette manière. Sa mission pour 2026 : diffuser ces pratiques au plus grand nombre de groupes possible.

    Il a également reconnu un avantage structurel pour les jeunes entreprises « AI-native », capables d'adopter ces nouveaux workflows sans le poids de la formation et de la gestion du changement qui pèse sur des organisations comme Google.

    Ce calendrier est une donnée opérationnelle pour les équipes SEO et marketing : il ne s'agit pas d'une transformation lointaine, mais d'un basculement à préparer maintenant.

    « Intelligence overhang » : le fossé entre capacité et usage réel

    L'un des échanges les plus instructifs de l'interview ne vient pas de Pichai, mais de Collison lui-même. Le CEO de Stripe a décrit ce qu'il appelle l'« intelligence overhang » : le décalage entre ce que l'IA peut faire aujourd'hui et ce que les organisations en font réellement.

    Il identifie quatre barrières à l'adoption :

    • La première est la maîtrise du prompting. Obtenir de bons résultats demande de la pratique, et la majorité des collaborateurs en entreprise n'ont pas encore développé cette compétence.
    • La deuxième est le contexte propre à chaque organisation : même un bon prompteur doit savoir quels outils internes, quels jeux de données et quelles conventions mobiliser.
    • La troisième est l'accès aux données : un agent ne peut pas répondre à "où en est ce dossier ?" s'il n'a pas accès au CRM ou si les permissions l'en empêchent.
    • La quatrième est la définition des rôles : les fiches de poste, les structures d'équipes et les workflows de validation ont été conçus dans un monde dénué de collègues IA.

    Pichai a validé ce diagnostic et admis que Google fait face aux mêmes problèmes en interne. Il a notamment cité les contrôles d'accès aux identités comme un problème difficile qui limite aussi la diffusion en interne.

    Pour les équipes SEO et agences, ce concept d'overhang s'applique à deux niveaux : d'abord dans leur propre organisation, où les outils IA pourraient être bien plus exploités qu'ils ne le sont. Ensuite du côté de Google, où les modèles sont déjà capables d'une recherche agentique, mais où le produit n'a pas encore tout à fait rattrapé cette capacité.

    Antigravity : comment le CEO de Google utilise déjà la recherche agentique

    Au-delà des déclarations de principe, Pichai a donné un exemple concret de ce que la recherche agentique produit dans la pratique, en décrivant son usage personnel d'un outil interne appelé Antigravity.

    En tant que CEO, il l'interroge après chaque lancement produit pour obtenir rapidement un état des lieux des réactions. Il demande les cinq points les plus critiqués et les cinq les plus salués. C'est une utilisation de la recherche comme outil de complétion de tâche, non comme moteur de retour de liens.

    L'écart entre cette expérience interne et ce qui est accessible aux utilisateurs externes est précisément ce que Google cherche à combler. Cela donne une mesure concrète de la direction du produit.

    Les contraintes qui freinent le déploiement

    Sundar Pichai a confirmé que le budget d'investissement de Google en 2026 se situera entre 175 et 185 milliards de dollars. C'est environ six fois ce que Google dépensait avant le démarrage de sa montée en puissance IA.

    Interrogé sur les goulots d'étranglement, il a listé quatre contraintes dans l'ordre :

    • La capacité de production de wafers (tranches de silicium) constitue la limite la plus fondamentale.
    • L'approvisionnement en mémoire est « certainement l'une des contraintes les plus critiques aujourd'hui ».
    • Les délais de permis et de réglementation pour la construction de nouveaux data centers représentent une préoccupation croissante.
    • Enfin, certains composants critiques de la chaîne d'approvisionnement au-delà de la mémoire ajoutent une pression supplémentaire.

    Sundar Pichai a néanmoins indiqué que ces contraintes incitent à des gains d'efficacité : il prédit que Google rendra ses systèmes IA « 30 fois plus efficaces » malgré l'augmentation des dépenses. Il consacre lui-même une heure par semaine à examiner en détail l'allocation de capacité de calcul entre les équipes et projets.

    Ce que ça change concrètement pour le SEO

    Le concept de gestionnaire d'agents modifie les questions que doivent se poser les professionnels du référencement. Dans un modèle de recherche par résultats, l'objectif est de ranker. Dans un modèle agentique, l'objectif est d'être utile à un système qui accomplit une tâche. Ce sont deux problèmes différents.

    Exemple concret : un utilisateur demande à la recherche de trouver un plombier, de vérifier ses avis, de confirmer une disponibilité le samedi matin et de prendre rendez-vous. L'agent ne retourne pas dix liens. Il puise dans des données structurées, des plateformes d'avis et des systèmes de réservation pour mener la tâche à bien. Les entreprises sélectionnées sont celles dont les informations sont exactes, structurées et accessibles. Celles avec des horaires obsolètes, sans intégration de réservation ou avec peu d'avis ne remontent pas.

    Le même schéma s'applique au e-commerce : si un acheteur demande « des chaussures de running à moins de 150 euros, adaptées aux pieds plats, livrables vendredi », l'agent a besoin de données produits, de disponibilités en stock, d'estimations de livraison et d'informations de compatibilité. Les sites qui fournissent ces données dans des formats structurés et lisibles par les machines deviennent des ressources que l'agent mobilise. Les autres sont contournés.

    Se pose aussi la question de la visibilité dans un monde agentique : si un agent peut synthétiser une réponse à partir de cinq sources sans envoyer l'utilisateur sur aucune d'elles, quelle est la valeur d'être l'une de ces sources ? Cela dépend entièrement du fait que l'agent vous cite, vous lie, ou traite simplement votre contenu comme matière première sans attribution.

    L'assertion que Sundar Pichai doit encore démontrer

    Pichai affirme de manière répétée que la recherche IA est un jeu à somme non nulle : en octobre 2025, il parlait d'un moment expansionniste ; en février 2026, il disait n'avoir vu aucun signe de cannibalisation ; dans cette interview, il compare la situation à YouTube qui a prospéré malgré TikTok.

    Mais la croissance totale des requêtes et le trafic individuel par site sont deux métriques différentes. Google peut avoir raison que davantage de personnes cherchent plus souvent, tout en laissant publishers et sites e-commerce avec moins de trafic référent issu de ces recherches. Les deux peuvent être vrais simultanément.

    Google n'a pas publié de données sur les clics sortants depuis l'AI Mode. Tant que ces chiffres ne sont pas disponibles, l'affirmation d’expansionnisme de Pichai reste une assertion, pas un fait vérifiable. Les professionnels du search ont donc tout intérêt à suivre leurs propres tendances de trafic référent de manière indépendante, sans se fier uniquement à la lecture que Google donne du marché global.

    Les questions ouvertes avant 2027

    Comment Google monétisera-t-il les tâches complétées par des agents ? Les agents citeront-ils leurs sources ou les utiliseront-ils simplement ? Qu'est-ce que la notion de visibilité signifie dans un modèle de gestionnaire d'agents ?

    Ces questions n'ont pas encore de réponse. Les entreprises qui structurent maintenant leurs données, APIs et informations produits pour une consommation machine seront prêtes. Celles qui ne le font pas devront rattraper leur retard dans un environnement déjà reconfiguré.

    Prévu les 19 et 20 mai, le Google I/O 2026 devrait apporter des précisions sur la manière dont ces capacités seront concrètement déployées.

    L’article "Google transforme Search en gestionnaire d’agents : la vision de Sundar Pichai" a été publié sur le site Abondance.

  • Monday 13 April 2026 - 15:16
  • Monday 13 April 2026 - 15:06
    from PepSEO

    Dans un contexte où les décisions RH doivent conjuguer efficacité opérationnelle et équité, le recours à des outils d’évaluation structurés devient essentiel. Le bilan psychométrique s’inscrit précisément dans cette dynamique : il permet d’éclairer le fonctionnement d’un individu à partir de données objectivées, plutôt que d’intuitions ou de jugements subjectifs.

    Par définition, un bilan psychométrique repose sur l’utilisation de tests …

    L’article Le bilan psychométrique : objectiver la compréhension des individus au travail est apparu en premier sur PEPSeo.

  • Monday 13 April 2026 - 12:42
    Le Tréport, Normandie, FrancePrêt pour l'évasion ? Parcourez les plus beaux spots de Normandie, entre villages de charme et panoramas côtiers grandioses.
  • Monday 13 April 2026 - 07:42

    Comme chaque lundi, un coup d’œil dans le rétroviseur pour découvrir les informations que vous avez peut-être ratées la semaine dernière.


    Tous les liens listés ci-dessous sont a priori accessibles librement. Si ce n’est pas le cas, pensez à activer votre bloqueur de javascript favori ou à passer en “mode lecture” (Firefox) ;-)

    Brave New World

    Spécial IA

    Spécial guerre(s) au Moyen-Orient

    Spécial femmes dans le monde

    • Une bourse pour les femmes : la BCE peine à féminiser les rangs de la finance (lesnouvellesnews.fr)

      La Banque centrale européenne appelle des étudiantes à candidater à une bourse qui leur est réservée. Une tentative pour féminiser l’univers de la finance qui demeure largement masculin, malgré la présidence de Christine Lagarde.

    • Angle mort de la médecine, la ménopause toujours taboue (lesnouvellesnews.fr)

      La ménopause reste invisibilisée. Ce tabou permet à des traitements, non approuvés par les autorités de santé, de voir le jour, comme celui à base de testostérone vanté par de nombreuses influenceuses. Mais une bande dessinée saborde les injonctions pour les femmes à rester éternellement jeunes.

    • Aux États-Unis, certaines femmes militent pour la suppression… de leur droit de vote (slate.fr)

      Au sein de la King’s Way Reformed Church, les femmes portent un foulard noué en permanence sur leurs cheveux, signe visible de « soumission » à Dieu –et à leur mari. […] Dans cette théologie patriarcale, la hiérarchie est claire : le mari décide, la femme suit, y compris politiquement. À la tête de cette communauté en pleine croissance, le pasteur Dale Partridge, 40 ans, installé en périphérie de Prescott, prêche un retour au « patriarcat biblique ». Très suivi sur les réseaux sociaux, il multiplie les déclarations virulentes contre les féministes, les personnes LGBT, l’immigration, l’islam ou l’hindouisme, qualifiés de « démoniaques », et dénonce le droit de vote des femmes comme l’une des causes de la décadence américaine.

    • Le masculinisme, un tremplin vers des idéologies réactionnaires (theconversation.com)
    • Sluts, simps and body shaming : the rise of Africa’s manosphere (theguardian.com)

      Experts have been alarmed at the growth of deep misogyny dressed up as self-help on social media. We profile seven men from across the continent who are gaining traction

    Spécial France

    Spécial femmes en France

    Spécial médias et pouvoir

    Spécial emmerdeurs irresponsables gérant comme des pieds (et à la néolibérale)

    Spécial recul des droits et libertés, violences policières, montée de l’extrême-droite…

    Spécial résistances

    Spécial outils de résistance

    Spécial GAFAM et cie

    Les autres lectures de la semaine

    Les BDs/graphiques/photos de la semaine

    Les vidéos/podcasts de la semaine

    Les trucs chouettes de la semaine

    Retrouvez les revues de web précédentes dans la catégorie Libre Veille du Framablog.

    Les articles, commentaires et autres images qui composent ces « Khrys’presso » n’engagent que moi (Khrys).

  • Monday 13 April 2026 - 06:09
    ☀️🥚 SCULPTEZ LE JAUNE PAR LA LUMIÈRE ! 🥚☀️Le Jaune sous les projecteurs ! Apprenez à sculpter votre objet unique grâce au contraste ombre/lumière ce lundi de Pâques. ☀️
  • Monday 13 April 2026 - 04:36
    from PepSEO

    Un triple mot improbable qui change tout, un silence complice avant l’explosion de rires : parfois, c’est dans la faille des règles que le Scrabble révèle son vrai visage. Là où la triche, loin d’être un scandale, devient l’ingrédient secret d’une soirée mémorable.

    Pourquoi tricher au Scrabble amuse autant… et comment éviter que cela ne gâche la partie

    La triche

    L’article Tricher Scrabble gratuit à plusieurs : les règles à poser pour garder l’ambiance bon enfant est apparu en premier sur PEPSeo.

  • Sunday 12 April 2026 - 22:14
  • Sunday 12 April 2026 - 18:20

    Naviguer entre les différentes unités de mesure peut souvent prêter à confusion, surtout en cuisine. Convertir des centilitres en millilitres, par exemple, est une tâche courante mais qui peut parfois dérouter. Pourtant, cette conversion est essentielle pour réussir certaines recettes.

    Pour éliminer toute incertitude, vous devez savoir que 20 centilitres équivalent à 200 millilitres. Cette information simple permet d’éviter les …

    L’article 20 cl en ml : guide pour ne plus jamais vous tromper est apparu en premier sur Ma Gazette.