un simple agrégateur, lecteur de flux rss pour tout suivre .... par: fonds d'écran - Kriss Feed, version : 7 -
  • Friday 03 July 2026 - 13:01
    from Korben

    Un cafard qui plonge et reste sous l'eau trois heures d'affilée, ça n'existait pas jusqu'à la semaine dernière.

    L'équipe d'Hirotaka Sato, à la NTU de Singapour, avec leurs collègues de l'université Waseda au Japon, viennent de parvenir avec leurs petits doigts, à sangler une combinaison de plongée miniature sur le dos d'un cafard siffleur de Madagascar.

    À quoi ça sert me direz vous ? Et bien à pouvoir télécommander la bestiole à distance, sous l'eau, sans qu'elle se noie. Oui, tout le monde a le droit d'avoir des passions cheloues, ne jugez pas, ok ?

    La combinaison de cafard-grenouille tient donc en trois morceaux. Un réservoir à oxygène imprimé en 3D dans une résine transparente de type PMMA, une coque souple étanche qui enveloppe l'insecte, et quatre petits tubes en silicone qui amènent l'air jusqu'à lui.

    Mais le plus astucieux, c'est la chimie à l'intérieur du réservoir. Vous prenez une éponge imbibée de dioxyde de manganèse, vous injectez un peu de peroxyde d'hydrogène dilué (de l'eau oxygénée, quoi), et le manganèse joue les catalyseurs. En cassant le peroxyde, cela génère de l'eau et de l'oxygène. Mac Gyver serait jaloux de voir que ces gars ont inventé une bonbonne de plongée qui fabrique son air toute seule, sans compresseur.

    "Notre combinaison fonctionne comme le réservoir d'oxygène d'un plongeur humain", résume Sato, qui bricole des insectes cyborg depuis plus de dix ans. Sauf qu'ici le plongeur mesure six centimètres et a six pattes ! Les quatre tubes se branchent directement sur les spiracles thoraciques du cafard, les orifices par lesquels il respire, et ils se retirent après coup sans le blesser ni lui faire mal. Si si, je vous jure, des cafards qui sont rentrés ensuite auprès de leur famille ont témoigné qu'ils n'avaient rien senti ^^.

    Et là vous vous demandez sûrement à quoi ça sert toutes ces conneries. Bah oui, qu'est ce qu'on peut foutre d'un cafard sous-marin télécommandé ??

    Hé bien la réponse c'est le sauvetage.

    Imaginez... (musique ambiance film catastrophe activée dans ma tête) Un immeuble effondré après un séisme. Vous avez besoin de vous faire une idée de l'ampleur des dégâts et des risques que vous allez prendre en allant secourir les victimes.

    Il y a des flaques, des tunnels remplis d'eau, des poches d'air irrespirable saturées de CO2. Essayez un peu de faire passer un robot classique là-dedans, bon courage. Alors qu'un cafard bien motivé avec son barda sur le dos, par contre, ça se faufile à l'aise ! Et c'est pas de la théorie de labo puisque l'équipe de Sato a déjà déployé ses insectes cyborg pendant l'opération Lionheart, après le tremblement de terre de magnitude 7,7 qui a frappé la Birmanie le 28 mars 2025. Cette combinaison de plongée, c'était juste la brique qui lui manquait pour barboter en chemin.

    Bon, des cafards trafiqués, on en a déjà croisé un paquet par ici. Il y avait eu les cafards cyborg lâchés dans les canalisations , sans oublier cette escouade de cafards espions montée en Allemagne , sauf que ceux-là, maintenant, ils nagent aussi bien que Léon Marchand les bordels. Et pour la suite, l'équipe a prévu de rendre la combinaison plus solide et d'y greffer des capteurs et un système de navigation, pour les vraies missions cette fois.

    Bref, pensez-y la prochaine fois que vous écrabouillez un cafard dans votre cuisine ('tain c'est sale chez vous en fait), n'oubliez pas que l'un de ses cousins bosse peut-être pour la sécurité civile à sauver des vies avec ses petites papattes.

    Source : NTU Singapore & TomsHardware

  • Friday 03 July 2026 - 12:14
    Jamais ils ne vont lâcher l'affaire, hein ?
    C'est pour ça que je prépare déjà le terrain pour des messagerie alternatives (j'aime de plus en plus DeltaChat).
    (Permalink)
  • Friday 03 July 2026 - 11:34
    from Korben

    Ils sont trop sympas chez Valve ! Ils viennent de balancer sur GitLab tous les fichiers nécessaires à la fabrication d'un FacePlate pour leur Steam Machine avec un écran e-ink intégré. Les plans 3D, la liste des composants, le firmware et même les vidéos de montage, tout est sous licence MIT et je pense que quand vous aurez vu ce que ça permet de faire, vous vous lancerez peut-être.

    Ce truc, ça s'appelle Inkterface et c'est donc un faceplate (une façade de remplacement pour la Steam Machine) dispose d'un écran à encre électronique monochrome permettant d'afficher la température, la vitesse des ventilos et la charge CPU/GPU de la machine. Ce qui est rigolo, j'sais pas si vous vous souvenez, mais Valve avait montré ce panneau lors de l'annonce de la Steam Machine en précisant bien que ce ne serait jamais commercialisé.

    Tout le monde était triste de ça, et je pense que personne n'avait imaginé qu'ils mettraient carrément les plans sous licence libre. La vie est folle !

    Après, oui c'est pour ceux qui aiment mettre les mains dans le cambouis, mais si ça vous chauffe comme projet pour les vacances, voici ce que vous allez devoir mettre sur votre liste de courses : un Adafruit ESP32 Feather (2 Mo de PSRAM), un eInk Breakout Friend, le panneau e-ink 5,83 pouces d'Adafruit, 13 vis M2.5 et 4 aimants.

    Vous imprimez les pièces en 3D (fichiers STEP et STL fournis), vous soudez une poignée de fils entre les deux cartes, une batterie se cale dedans, et hop, ça se clipse magnétiquement sur le cube. Parce que oui, ce bidule est autonome et dispose de sa propre batterie. En fait il se connecte à la Steam Machine en Bluetooth et basta.

    Côté soft, Valve promet une vraie app sur Steam un jour, mais pour l'instant vous devrez builder un AppImage à la main. Le firmware est en C++, entièrement ouvert, et si les stats de base vous suffisent pas, vous pouvez ajouter les vôtres en écrivant votre propre fonction dans le code.

    Valve avait déjà lâché les fichiers CAD de la Steam Deck pour qu'on la répare et qu'on la bidouille donc même si ici c'est pas du plug and play, c'est quand même un beau cadeau fait à la communauté. Je pense que cette Steam Machine va être un vrai petit succès ! En tout cas, c'est bien parti pour !

    Source

  • Friday 03 July 2026 - 11:28
    from Korben

    Stelios Kouloglou, ancien eurodéputé grec, et journaliste d'investigation, siégeait à la commission PEGA du Parlement européen et à l'époque, son cheval de bataille c'était de traquer Pegasus, le mouchard pour smartphone de la société israélienne NSO Group.

    Eh bien devinez quoi ? Son smartphone à lui était aussi infecté par Pegasus !

    C'est Citizen Lab, un labo planqué à l'université de Toronto, qui a retourné son iPhone en mai dernier et qui a retrouvé la trace de 2 infections. La première en octobre 2022, et la suivante en mars 2023. Pile au moment où la commission PEGA bossait sur son rapport, donc...

    Mais avant de tout vous expliquer, je me permets de faire un petit rappel pour ceux qui ont raté le premier épisode. Pegasus, c'est un outil d'une société privée qui travaille dans la surveillance et qui s'appelle NSO Group. Cet outil est capable de s'installer tout seul sur un iPhone, sans avoir besoin du moindre clic de la victime. Aucune interaction, aucune trace et une fois qu'il est en place, cette saloperie siphonne tout ! Ce que votre micro et vos caméras enregistrent, vos messages, votre géoloc, vos datas...etc. Le Parlement européen avait donc monté la commission PEGA en avril 2022 justement pour comprendre pourquoi des États membres s'amusaient à espionner des journalistes, des avocats et des opposants politiques avec ça.

    Alors qui a infecté Kouloglou ?

    Eh bien personne n'a trouvé et c'est bien le problème. NSO ne donne jamais le nom de ses clients, et l'entreprise n'a pas répondu aux sollicitations. Kouloglou, lui, accuse le gouvernement grec, son propre pays, qui figure parmi les États épinglés par la commission aux côtés de la Pologne, la Hongrie et l'Espagne.

    Sauf que Citizen Lab, le labo qui a fait l'analyse, n'a pu confirmer aucune piste et pense que d'autres parlementaires ont ou seront également infectés. Et le pire dans toute cette histoire, c'est qu'il ne se passe rien de plus...

    La commission PEGA a rendu son rapport en mai 2023 avec une liste de recommandations comme encadrer le spyware, créer un labo technique européen, ouvrir des voies de recours et le Parlement a voté pour. Très bien ! Sauf que depuis la Commission européenne a rangé tout ça dans un tiroir.

    Ça fait donc maintenant 3 ans que ces recommandations prennent la poussière. Et Kouloglou n'est même pas un cas isolé puisqu'il y a déjà eu Nikos Androulakis, un autre eurodéputé grec, visé lui par Predator, le cousin de Pegasus. À l'époque, tout le monde avait crié au scandale mais nous sommes maintenant quelques années plus tard, et il n'y a aucun aucune répercussion ni aucun changement.

    Et pendant que la justice avance à deux à l'heure, et cela même si NSO s'est pris une déculottée par WhatsApp , le marché du mouchard se porte comme un charme ! Candiru, Paragon, Intellexa... Pour chaque NSO qui trébuche, d'autres se partagent le gâteau.

    Alors qu'est-ce qu'on fait, nous, simples mortels sans immunité parlementaire ?

    Bah déjà, si vous êtes journaliste, militant ou juste un parano bien organisé, activez le Lockdown Mode d'Apple , qui a déjà fait échouer des attaques de ce type. Et si vous flairez quelque chose de louche, sachez qu'on peut faire analyser un smartphone pour y détecter une infection , exactement comme Citizen Lab l'a fait pour Kouloglou.

    Bref, un député qui enquête sur les espions se fait espionner, et l'Europe regarde ailleurs... J'ai connu meilleure pub pour la démocratie !

    Source

  • Friday 03 July 2026 - 10:51
    from Korben

    Un chercheur en sécurité nommé Ian Carroll s'est amusé à lâcher Claude Opus sur la billetterie de Live Nation, afin d'y trouver des failles de sécurité, et l'IA lui a carrément écrit toute la chaîne d'exploitation sans aucune aide. Lui n'a eu qu'à le lancer...

    Tout démarre avec une session de fuzzing sur l'API des terminaux, fgtapi.frontgatetickets.com. Carroll repère un truc... chaque endpoint qui contient le mot "device" réclame un paramètre deviceUID, et ce paramètre ne demande aucune authentification. Il colle un simple guillemet à la fin, la requête se met à ramer, et là, signe classique, le paramètre file direct dans une requête SQL sans le moindre échappement.

    Une injection SQL bien à l'ancienne (si vous voulez voir à quoi ça ressemble, j'avais déjà décortiqué le principe il y a un bail).

    Sauf qu'un WAF AWS est planté devant pour bloquer ce genre de payload. Et c'est là que Claude entre en scène. L'IA pige toute seule que le pare-feu n'inspecte que la couche extérieure de la requête, et qu'il suffit de planquer l'injection dans une sous-requête imbriquée pour passer sous le radar.

    Ensuite elle se fabrique un oracle booléen aveugle qui fait que selon que la condition testée est vraie ou fausse, le serveur renvoie deux réponses différentes, "MC70-023" pour vrai, "Intellitix Upload" pour faux. Vous enchaînez ensuite les questions oui/non, et vous reconstituez la base entière, caractère par caractère.

    Et la base, elle est bien garnie. Plus de 500 tables dans un ensemble baptisé fgs avec dedans les emails et mots de passe du personnel, ceux des clients, les tokens de reset, les tokens d'API et les jetons OAuth encore actifs. Avec ça, Carroll précise qu'il aurait pu émettre autant de billets gratuits qu'il voulait, pour n'importe quel événement.

    Mais c'est une personne pleine de sagesse (et qui ne veut pas aller en prison) alors il ne l'a pas fait. Et surtout, il a tout remonté à Live Nation. Le lendemain où il les a contactés, la boîte confirmait le déploiement d'un correctif.

    Ce qui est intéressant ici, c'est que le contournement du WAF par sous-requête, et la construction de l'oracle, tout ça a été proposé par Claude, et ne vient pas d'une demande du chercheur. On avait certes, déjà vu l'IA d'Anthropic dénicher des failles dans Firefox ou éplucher du code Apple II vieux de 40 ans mais là, c'est un sacré cran plus loin, je trouve.

    Merci à Ian Carroll pour le writeup détaillé .

    Source : CyberSecurityNews

  • Friday 03 July 2026 - 10:28
    from Korben

    La société Maker's Pet vient de lancer oomwoo , un robot aspirateur open source que vous construisez vous-même ! C'est fait à base de Raspberry Pi 5, LiDAR 2D, ROS 2, châssis imprimé en 3D, et le tout fonctionne en local.

    Sauf qu'il y a un détail rigolo, pour l'instant il fait à peu près tout... sauf aspirer ^^.

    Je m'explique... Votre Roborock ou votre iRobot, vous ne le savez pas mais vous ne le possédez pas vraiment. Il se balade partout, cartographie votre apart ou votre maison, envoie tout sur des serveurs distants et surtout, le jour où le fabricant ferme boutique, bah votre robot il termine à la casse.

    Alors c'est vrai, des bidouilleurs libèrent déjà ces engins du cloud en leur greffant un firmware ouvert. Mais oomwoo prend le problème à l'envers, puisqu'au lieu de libérer un robot fermé, vous en montez un qui soit libre dès la première vis !

    Côté matos, vous allez avoir besoin, comme je vous le disais, d'un Raspberry Pi 5 (ou d'un Pi 4), d'un petit LiDAR 2D, de quelques moteurs et d'un châssis que vous sortirez de votre imprimante 3D. Son cerveau, lui, tourne sous ROS 2 avec Nav2 pour la navigation, et vous pouvez tout tester virtuellement dans une simulation Gazebo avant même de visser quoi que ce soit.

    Côté maison connectée, ça se branche direct sur Home Assistant et toutes les datas restent chez vous en local. Le LiDAR c'est vraiment le cœur du projet puisque c'est ce capteur qui donne la vue en relief aux petits robots . Avant ça coûtait une petite fortune, mais aujourd'hui, ça peut se trouver pour une trentaine d'euros comme ce LDS02RR qui équipe notamment les Roborock.

    Et pour orchestrer toute cette joyeuse bande hardware, le projet utilise un micro-contrôleur à quelques euros qui gère toutes les entrées et les sorties, pendant que le RPi se tape le gros des calculs.

    oomwoo en est à sa toute première version, en mode RFC (request for comments), autrement dit le truc se conçoit en public au grand jour et leur objectif premier, c'est donc d'avoir un robot qui cartographie votre appart au LiDAR et se balade tout seul avant même de penser à aspirer.

    Alors oui, pour le moment, c'est uniquement de la simulation et aucun proto n'a été assemblé mais ça ne saurait tarder. Quoiqu'il en soit, vous pouvez suivre toutes les étapes du projet en live sur GitHub et intervenir si vous voulez aider .

    Après, un aspi robot qui n'aspire pas, ça ne vous inspire peut-être pas (jeux de moooots) mais c'est surtout un projet en train de naitre, qui si vous l'attrapez en route, vous permettra d'apprendre de nouveaux concepts en robotique comme le SLAM, la navigation autonome ou ROS 2 sans avoir à lâcher un billet dans du matos hors de prix (ils visent 200 dollars de matos au max).

    Bref, c'est moins un aspirateur qu'un cours de robotique déguisé mais ça vaut le coup d'oeil. Le code vous attend sur GitHub .

  • Friday 03 July 2026 - 10:24
    from Korben

    Le scénario est toujours le même. Un faux conseiller bancaire au bout du fil, avec un ton pressant qui vous répète de valider vite, et vous confirmez un virement que vous regretterez très fort avant la fin de la journée. C'est précisément cette mécanique qu'Apple veut enrayer avec Trust Insights, une brique d'iOS 27 dévoilée sans tambour à la WWDC de juin, la grande conférence développeurs où la marque montre ses futurs systèmes, et détaillée dans une session technique baptisée "Meet Trust Insights".

    L'objectif est en fait assez simple, donner aux applications le moyen de détecter, pendant que vous les utilisez, que quelqu'un est probablement en train de vous la faire à l'envers. Donc pas une alerte après coup, une fois l'argent envoyé à l'autre bout du monde. Mais vraiment une alerte sur le moment.

    Trust Insights est une API. Autrement dit une boîte à outils qu'Apple met à disposition des développeurs pour brancher cette détection directement dans leurs propres applications, sans avoir à la construire eux-mêmes. Votre banque, votre application de paiement ou votre messagerie récupèrent la fonction et l'intègrent à leurs écrans sensibles, moyennant une autorisation spéciale accordée par Apple.

    Pour flairer l'embrouille, le système croise vos schémas d'interaction, le rythme de vos gestes, le contexte de l'action et quelques données de capteurs basiques. Quelqu'un qui vous dicte quoi taper au téléphone, ça se voit dans la façon dont vous vous y prenez : comme par exemple des hésitations qui ne collent pas à vos habitudes, des allers-retours anormaux entre les écrans, une cadence de saisie qui déraille par rapport à d'habitude.

    Côté vie privée, Apple insiste : le contenu de vos Messages, de vos Mails et de vos Photos n'est jamais inspecté. Tout le calcul se fait sur l'iPhone, les données brutes sont jetées dans la foulée, et une seule information ressort de l'appareil, un niveau de risque moyen ou élevé. Rien de plus.

    À l'application, ensuite, de décider quoi en faire. Elle peut glisser un avertissement bien visible, imposer un délai avant de laisser passer un virement, ou réclamer une vérification supplémentaire. Le genre de pause forcée qui vous laisse dix secondes pour raccrocher et vous demander pourquoi ce "policier" exige un paiement immédiat.

    Trust Insights range les actions à surveiller en cinq grandes familles : les paiements et transferts d'argent, les modifications de compte, l'accès à des ressources coûteuses, l'envoi de messages ou la signature de documents, et une catégorie fourre-tout pour le reste. En clair, tous les moments où un escroc a le plus intérêt à vous tenir la main jusqu'au bout de l'opération.

    Les arnaques ciblées sont celles qui posent le plus de problème : le faux support technique, l'usurpation d'autorité, ou un pseudo-policier ou banquier qui vous somme d'agir sans réfléchir, ou encore plus compliqué à gérer, la fausse urgence familiale. Ce sont des arnaques vieilles comme le téléphone, mais améliorées aux deepfakes, ces voix et vidéos fabriquées par IA capables d'imiter un proche à s'y méprendre.

    Sauf que voilà, tout repose sur la bonne volonté des développeurs. Si votre banque ne prend pas la peine d'intégrer Trust Insights dans son application, il ne se passera strictement rien. Et il faudra de toute manière patienter jusqu'à l'automne, à la sortie publique d'iOS 27, pour voir les premières intégrations débarquer sur votre écran.

    Reste que l'idée est plutôt bonne. Une pause de dix secondes imposée au bon instant protégera plus de comptes en banque que des années de campagnes de prévention.

    Source : 9to5mac

  • Friday 03 July 2026 - 10:00
    from Korben
    -- Article en partenariat avec pCloud --

    Vous vous souvenez de l'époque où stocker ses photos dans le cloud, c'était synonyme de "donner ses données à Google pour qu'il les analyse et essaye de vous faire cliquer sur une pub qui pouvait vous intéresser" ? Hé bien entre le CLOUD Act américain (qui permet au FBI de farfouiller dans vos fichiers, même sur des serveurs européens), les politiques de confidentialité qui changent tous les 6 mois, le fait que Google Photos a décidé que vos souvenirs valaient désormais un abonnement mensuel & co ... y'a de quoi vouloir reprendre le contrôle.

    Et la bonne nouvelle, c'est que pCloud vient de sortir une promo pour le 14 juillet qui tombe à pic. Jusqu'à -70% sur les plans Lifetime, avec le chiffrement de bout en bout offert en prime. Un seul paiement, et vos fichiers sont à vous pour la vie. Ou du moins pour les 99 prochaines années, ce qui revient au même.

    Le stockage à vie, c'est quoi exactement ?

    L'idée est simple : au lieu de vous pomper 10€ par mois à l'infini comme Google One, Dropbox ou iCloud, vous payez une seule fois et c'est réglé. pCloud vous garantit l'accès à votre espace de stockage pour 99 ans (ou la durée de vie du titulaire, mais bon, à ce rythme-là, on sera tous morts avant vu que de toute façon la planète explose probablement dans les 9 prochains mois). C'est un peu comme acheter un appartement plutôt que de louer un studio pourri à vie avec un loyer qui augmente d'année en année.

    Le service est basé en Suisse (à Baar pour être précis) avec des datacenters au Luxembourg. Ça veut dire RGPD, lois suisses sur la protection des données parmi les plus strictes au monde, et surtout pas de sous-location chez AWS ou Google Cloud. pCloud possède ses propres serveurs, donc vos fichiers restent en Europe et ne traversent pas l'Atlantique pour finir dans un entrepôt de l'Iowa.

    Plus de 24 millions d'utilisateurs leur font déjà confiance. Et perso, quand je compare avec mon ancien Google Drive où je retrouvais des photos de 2018 en vrac entre des captures d'écran de bugs et des logos d'applis, je trouve que le changement de braquet se justifie.

    Le chiffrement de bout en bout offert

    Ce qui change tout dans cette promo du 14 Juillet, c'est que pCloud Encryption est inclus gratuitement avec chaque plan Lifetime. Normalement c'est une option payante en plus, donc là c'est clairement un gros plus.

    pCloud Encryption, c'est du chiffrement côté client (zero-knowledge). Vos fichiers sont chiffrés sur votre machine avant même de quitter votre appareil. Vous seul détenez la clé, même pCloud ne peut pas ouvrir vos fichiers. Et donc même si un juge suisse débarque avec une ordonnance ou si un hacker pénètre leurs serveurs, vos données restent illisibles. C'est le niveau de protection qu'Edward Snowden recommanderait si on lui demandait son avis.

    Et contrairement à Google qui scanne vos photos pour mieux vous cibler publicitairement, ici personne ne fouille dans vos souvenirs. Vos photos de vacances, vos documents fiscaux, vos projets perso, tout reste entre vous et vous (pour une fois que c'est pratique d'avoir plusieurs personnalités).

    Les fonctionnalités qui tuent

    pCloud n'est pas juste un disque dur dans le ciel. Le pCloud Drive transforme votre espace cloud en disque virtuel accessible comme un SSD local sur Windows, macOS et Linux. Vous travaillez sur un document, il se synchronise instantanément sur tous vos appareils. Pas besoin de copier-coller des fichiers à la mano comme un cro-magnon.

    Les apps mobiles iOS et Android uploadent automatiquement vos photos et vidéos pour libérer de l'espace sur votre téléphone. Plus de message déprimant "Stockage plein" quand vous essayez de filmer le concert de votre ado.

    Le pCloud Backup sauvegarde vos fichiers importants en continu en arrière-plan. Vous oubliez, il s'en souvient. Et pour la collaboration, vous partagez des liens sécurisés avec des gens qui n'ont même pas pCloud. Pratique pour envoyer un dossier lourd à un client sans passer par WeTransfer qui stocke vos fichiers on-ne-sait-où.

    De son côté, pCloud Photos ( j'en ai parlé un peu ici ) organise automatiquement vos images par date dans une galerie chronologique. Vous tapez sur une année et vous retrouvez instantanément ce selfie gênant de 2019. Vous pouvez exclure certains dossiers pour éviter que vos 400 captures d'écran se mélangent avec vos vraies photos. Et y'a même un éditeur photo intégré avec 8 filtres (Retrofilm, Vintage, Duotone...), réglages de luminosité, contraste, recadrage, rotation, etc. Le tout en temps réel, directement dans votre stockage cloud. Bon c'est pas Lightroom, mais pour de la retouche rapide sans sortir la carte bleue Adobe, ça fait largement le taf.

    Le lecteur multimédia intégré vous permet de streamer vos films et musiques directement depuis pCloud sans les télécharger. Et, pour l'instant en version bêta, pDocs vous permet d'éditer et collaborer sur des documents en temps réel avec d'autres utilisateurs pCloud sans passer par Google Docs qui lit vos brouillons en douce.

    Les offres du 14 Juillet et les maths qui font mal à la concurrence

    La promo est valable du 2 au 15 juillet 2026, et voici ce que ça donne :

    PlanPrix promoPrix originalÉconomie
    1 To + chiffrement199€664€-70%
    2 To + chiffrement299€828€-64%
    10 To + chiffrement890€2119€-58%

    Faisons les comptes rapidement. 2 To chez Google One, c'est environ 100€ par an. Avec pCloud, vous payez 299€ une fois. Au bout de 3 ans, vous êtes déjà gagnant. Sur 10 ans, j'en parle même pas c'est 700€ d'économisés. Et là on parle juste de stockage. Avec le chiffrement inclus, la différence se creuse encore plus.

    Et avec le pack 2 To, vous avez de quoi stocker l'intégralité de vos photos et vidéos depuis la naissance de votre premier enfant jusqu'à ce qu'il parte de chez vous. Le 10 To à 890€, c'est pour les accros du stockage (les vidéastes, les photographes, les gens qui filment en 4K leur chat qui dort, etc.)

    pcloud-fete-nationale

    Pourquoi pCloud plutôt que les GAFAM ?

    Parce que dans ce monde bizarre où Google, Microsoft et consorts se partagent vos données comme un gâteau d'anniversaire, pCloud arrive avec une approche radicalement différente. Pas d'abonnement, pas de frais récurrents, pas de scanning automatique pour cibler vos pubs. Juste du stockage qui respecte votre vie privée.

    Vos fichiers sont en Europe, soumis aux régulations européennes. Pas de vente de metadata à des tiers. Pas de "nous avons mis à jour nos conditions d'utilisation" tous les 4 matins. Et surtout, pas de dépendance à un écosystème qui vous tient en laisse.

    Moi qui ai commencé à mettre en avant les alternatives européennes aux GAFAM (oui, je me cite, c'est la règle), je trouve que pCloud incarne parfaitement cette démarche. C'est européen, c'est solide, c'est rentable depuis 2013 et ça ne dépend pas de la volonté d'un actionnaire californien de monétiser vos souvenirs.

    Si vous en avez marre de payer tous les mois pour stocker vos propres fichiers sur des serveurs qui vous espionnent, cette promo du 14 Juillet est le moment de passer à l'acte. pCloud Lifetime + chiffrement offert, c'est le combo parfait pour reprendre le contrôle de vos données sans vous ruiner. Un seul paiement, 99 ans de tranquillité. 99 ans c'est long.

    Et avec la garantie satisfait ou remboursé, vous n'avez rien à perdre ... sauf votre abonnement Google Drive.

    Alors, prêt à dire adieu aux abonnements à vie ?

    🔒 Profitez de l'offre pCloud Lifetime jusqu'à -70% cliquez ici.

    Offre valable du 2 au 15 juillet 2026 seulement.

  • Friday 03 July 2026 - 06:09
    gâteau du FénétraCe samedi 4 juillet, le gâteau du Fénétra est mis à l'honneur place du Capitole. Découvrez l'histoire et le partage de ce délice.
  • Friday 03 July 2026 - 00:12
    from Korben

    Vous avez encore une PS3 qui prend la poussière avec des jeux achetés en dématérialisé dessus ?

    Alors va falloir vite vous bouger le cul parce que ces sacripants de Sony viennent d'annoncer la fermeture du PlayStation Store sur la PS3 et la PS Vita pour juillet 2027. Et dans la foulée, ils viennent également d'annoncer qu'ils arrêteraient totalement la production de disques physiques en 2028 pour les nouveaux jeux.

    Du coup, une bande de joyeux archivistes s'est mise en ordre de bataille pour sauver tout ce qui peut l'être, et c'est l'équipe de RPCS3 , le principal émulateur PS3, qui mène la charge.

    En 2021, je vous parlais déjà de RPCS3 quand il servait surtout à rendre vos vieux jeux PS3 plus beaux avec le FSR d'AMD. Cinq ans plus tard, le même émulateur devient carrément un canot de sauvetage et comme le projet est open source, bah c'est totalement l'esprit d'archiver et conserver ce patrimoine incroyable pour les générations futures de gamers !

    Et là-dessus, je pense qu'on ne peut que les soutenir. Alors si vous êtes chaud pour les aider, rendez-vous sur no-intro.org , une espèce de base de données communautaire qui joue le rôle de registre communautaire, avec des empreintes d'intégrité (des hashes CRC32, MD5, SHA-1), les tailles de fichiers exactes, les numéros de série et les historiques de révision.

    En gros, c'est la liste de courses de la préservation qui dit ce qui a déjà été vérifié et sauvegardé, et surtout ce qu'il serait bon de retrouver fissa avant que ça disparaisse des serveurs pour de bon.

    Si vous avez l'un des trésors qu'ils recherchent, vous leur filez votre fichier .pkg dumpé, et il vous dit s'il est corrompu et ce qui manque dedans.

    Après y'a surtout le souci des jeux PS3 100% démat qui eux ne sont jamais sortis en boîte (comme tous les bons nerds qui se respectent) et qui une fois le PSN coupé, disparaîtront à jamais !

    Et pour cela, y'a pas des masses de temps... Par exemple, c'est prévu pour août 2026 au Mexique, au Honduras et au Nicaragua, avant le reste de l'Amérique latine et au Moyen-Orient plus tard dans l'année. Le reste du monde suivra alors en juillet 2027.

    Après Sony nous jure qu'on pourra toujours re-télécharger nos achats "dans un avenir proche", mais j'ai moyen confiance, j'avoue.

    En tout cas, toute cette histoire, c'est encore bien la preuve que la démat de jeu, c'est la mort annoncée des anciens titres. Finalement, on n'achète plus vraiment de jeux mais des accès qu'on loue et qui peuvent disparaître à tout moment.

    L' Internet Archive et les communautés d'archivistes font ce qu'elles peuvent, mais ça reste un petit pansement. Et ça ne risque pas de s'arranger puisque Xbox en prend aussi le chemin. Bref, si vous avez du contenu PS3 dématérialisé auquel vous tenez, c'est le moment de le dumper car après, ce sera trop tard.

    Source

  • Thursday 02 July 2026 - 23:21
    from Korben

    Isaac 1, c'est le nouveau robot domestique de Weave Robotics , et sa spécialité c'est de plier le linge, faire les lits et ranger le bazar qui traîne chez vous. Il a l'air rigolo, il est mignon, il a des grands bras et me fait penser un peu à ce robot de dessin animé qui s'appelle Baymax.

    La bête se déplace sur une base motorisée, se replie à 90cm pour se faire oublier dans un coin et se déploie jusqu'à 1,75 m quand il faut bosser, avec ses grands bras terminés par des pinces à 2 doigts.

    Au programme chez vous : vos t-shirts pliés, votre lit fait, vos coussins redressés et le bazar du salon rangé à la demande.

    La démo en vidéo vaut le coup d'œil !

    Ranger le bazar, redresser les coussins, faire le lit : le programme d'Isaac 1

    Toutefois, ce robot n'est pas encore 100% autonome. En effet, il peut nécessiter l'intervention d'un opérateur humain quand il galère sur un truc. Mais l'objectif à terme pour Weave Robotics, c'est clairement la full autonomie.

    Replié à 90 cm, caméras physiquement coupées

    La première version, Isaac 0 ressemblait à ça d'ailleurs :

    Alors ça vous plait ?

    Bah si vous en voulez un, faudra revendre la caravane et le chien parce que ça coûte 8000 $ ou 449 $ d'abonnement par mois (avec caution à 250$, faut pas déconner).

    Les livraisons démarrent en Californie à l'automne, avant le reste des États-Unis, et pour l'Europe y'a aucune date pour le moment.

    Après 8000$ c'est pas donné quand même pour un robot qui fait que ça.

    Le pliage de linge, c'est de toute façon le cimetière des startups robotiques. Je suis désolé, mais Laundroid a coulé en 2019 avec environ 20 millions de dollars de dettes, FoldiMate a fermé en 2021 sans jamais rien livrer, et le Memo de Sunday Robotics est arrivé sur le même créneau l'an dernier.

    Même les humanoïdes généralistes s'y mettent, comme Figure 02 avec sa lessive , et si vous voulez quand même comparer les tarifs du secteur, j'ai déjà fait le tour de ce que coûte un robot humanoïde chez soi .

    Maintenant, il y a 2 types de personnes dans le monde : ceux qui ont ce genre de truc, et ceux qui comme moi s'habillent en allant chercher directement leurs fringues dans le tas de linge propre qui traîne par terre dans la chambre.

    Allez, si ça vous tente, les précommandes sont ouvertes . Moi je vous laisse, j'ai du linge à ne surtout pas replier.

    Source

  • Thursday 02 July 2026 - 23:05
    from Korben

    Ce serait marrant de détecter quelqu'un dans une pièce voisine, sans utiliser de caméra ou de capteur infrarouge. En fait, c'est possible avec juste du Wifi et c'est ce que nous prouve Talking Sasquach qui vient de se bricoler un petit boitier capable de faire ça.

    Je vous rassure, l'idée n'a rien de neuf. Notre corps est plein d'eau, et l'eau ça renvoie et ça absorbe les ondes radio. Du coup, dès que vous bougez un peu votre popotin, bah ça perturbe les signaux Wi-Fi qui traversent la pièce.

    Et si vous êtes trop gros, PAF vous passez en zone blanche ! (et pas en sauce blanche !)

    Non, ça je l'ai inventé, vous pouvez vous détendre. Mais pour le reste, j'en parlais déjà en 2009 , avec des chercheurs de l'Utah qui reconstituaient carrément une image des gens de l'autre côté du mur, ondes radio à l'appui.

    Sauf que là, plus besoin d'un labo puisque tout tient dans la main. Le cœur de l'engin est un M5Stack Cardputer ADV (c'est un ESP32-S3 avec un mini-écran, un clavier et une batterie intégrés) auquel il a collé un second écran TFT dans un boîtier imprimé en 3D. Ça donne un petit look cyberdeck bi-écran à l'appareil et tout ça pour une cinquantaine de dollars!

    Sur les 2 coeurs de l'ESP32, y'a un qui gère l'affichage animé du radar tandis que l'autre mouline en continu les données captées par le Wifi. En fait le boitier lit ce qui s'appelle le CSI (Channel State Information) qui est un genre de signature de la façon dont le signal wifi rebondit partout autour de vous. Il surveille alors les variations d'amplitude et de phase sur des dizaines de trames et quand ça dépasse, BOOM, un blip vient s'allumer sur l'écran du radar, comme dans "À la poursuite d'Octobre rouge" ^^.

    Après, contrairement à d'autres projets fake que j'ai pu voir passer, vous ne verrez personne à poil avec ça. C'est juste une interférence qui est pointée et pas une silhouette qui est dessinée finement et encore moins une triangulation de votre position.

    Le seul garde-fou que Talking Sasquach a mis en place sur son radar, c'est qu'il faut d'abord se connecter au réseau wifi pour capter des choses. Mais en réalité, il n'y était pas obligé et ça peut fonctionner sans avoir à demander un accès à une box internet.

    Le code est dispo sur GitHub sous licence MIT, et c'est écrit avec le framework Arduino si vous voulez reproduire le bidule.

    Source

  • Thursday 02 July 2026 - 19:01
    from Korben

    Google en a marre que les IA passent ses CAPTCHA les doigts dans le nez, alors sa nouvelle idée de génie à la con pour vérifier que vous êtes bien humain, ça va bientôt être de vous faire agiter la main devant votre webcam.

    "Hé COUCOU le CAPTCHA !"

    Vous autorisez la caméra, vous faites un petit geste la paume grande ouverte, et Google extrait de la vidéo ce qui s'appelle des hand landmark data, soit 21 points de repère sur les articulations de vos doigts. En gros c'est la carte de votre paluche, branchée sur Google Cloud Fraud Defense, leur brique anti-fraude maison.

    Mais alors pourquoi vos grosses mains pleines de poils ?? Seraient-ils fétichistes ?

    Hé bien parce que tout d'abord, les CAPTCHA visuels type "cliquez sur les feux de circulation" sont devenus une vraie formalité pour les agents IA qui les résolvent à tous les coups .

    Sauf que vous vous en doutez, les humains sont malins comme des singes et ont déjà réussi à bernet le machin avec une simple photo de banque d'images brandie devant la webcam. Ça la fout mal hein ?

    En plus, comme les anciens captchas restent dispo pour tous les gens qui n'ont pas de bras ou qui ne peuvent pas bouger, hé bien c'est toujours contournable comme avant. Je me demande vraiment à quoi tout ça rime, soit quelque chose m'échappe, soit c'est stupide... Breeeef.

    Côté vie privée, Google jure sur la tête de ses morts que toutes les vidéos et les photos prises par le CAPTCHA sont supprimées une fois le défi relevé, qu'aucun son n'est enregistré et que rien n'est associé à votre identité mais peu importe ce qu'ils nous baragouinent, on n'a aucun moyen de le vérifier de toute façon.

    Puis que ce soit votre main, votre visage ou vos fesses, prendre 21 points de mesure sur votre anatomie, ça reste de la biométrie quand même. Rien qu'avec ça, vous pouvez identifier une personne avec 99% de précision... Donc n'allez pas me dire qu'ils n'ont pas autre chose en tête avec cette connerie.

    Et je vous parle pas du fait que la caméra chope tout ce qu'il y a autour de vous, votre tête bien sûr, mais aussi vos papiers qui trainent sur le bureau, ce qu'il y a sur un écran, vos bouquins dans l'armoire, la tête de vos gosses dans un cadre et que sais-je encore. C'est beaucoup trop d'infos perso récupérées juste pour pouvoir être identifié comme un humain, je trouve.

    Quoiqu'il en soit, si montrer patte blanche à Google vous refroidit, y'a des alternatives comme ALTCHA ne balancent pas vos données à Mountain View, que les sites peuvent mettre en place.

    Mais ça va être à vous de faire votre propre lobbying pour que les sites les adoptent.

    Source : Tom's Hardware

  • Thursday 02 July 2026 - 18:09
    from Korben

    Triste nouvelle, TV Time tire sa révérence le 15 juillet prochain, et je vous avoue que ça me fait un petit quelque chose. Cette appli, vous la connaissez peut-être sous son nom d'origine, TV Show Time, une petite pépite française dont je vous parlais déjà en 2014 en l'appelant même le PopcornTime des séries parce qu'à l'époque, on pouvait même mater en streaming des séries dessus.

    Mais bon, elle est vite rentrée dans le rang. À l'époque elle cochait vos épisodes, vous prévenait des nouvelles sorties et rassemblait déjà 800 000 sériphiles qui se balançaient des mèmes sur les épisodes dans l'app pour le fun. Rachetée depuis quelque temps par l'américain Whip Media, elle jette aujourd'hui l'éponge.

    C'est assez triste comme nouvelle mais pas étonnant car maintenir le service gratuit n'était plus tenable, et il n'y a pas assez de monde prêt à payer pour une version premium. Du coup, rideau, on ferme !

    Avant de verser votre petite larme, il y a quand même un truc à faire en urgence : Un BACKUP !! Parce qu'après le 15 juillet, toutes vos données personnelles seront supprimées !! Vos séries cochées, vos notes, votre historique, tout part à la benne

    Donc filez récupérer votre historique via l'outil d'export RGPD de TV Time, à l'adresse gdpr.tvtime.com . Ce fichier vous permettra ensuite de basculer ailleurs sans repartir de zéro.

    Et justement, par quoi remplacer TV Time ?

    Eh bien je vous ai choisi les meilleurs services dont la particularité principale n'est pas une jolie interface mais surtout la capacité de réimporter tout votre historique.

    Mon premier choix, c'est le plus connu et il s'appelle Simkl . C'est gratuit, dispo partout (web, iOS, Android, et même Kodi ou Plex), et surtout il dispose d'une page d'import TV Time créée pile pour l'occasion.

    Vous balancez votre export, et hop, vos séries atterrissent chez lui ! En bonus il intègre JustWatch pour savoir sur quelle plateforme regarder, et un gestionnaire d'abonnements pour surveiller ce que vous crament chaque mois en streaming.

    Par contre, face au succès du site avec tous les réfugiés de TV Time qui déboulent, ça rame un peu donc soyez patients, ça va se calmer.

    L'autre gros morceau bien connu aussi, c'est Trakt . Lui c'est le vétéran du suivi de séries, une sorte de Goodreads de la télé, avec la plus grosse communauté du lot et des intégrations dans tous les sens. Chez lui, l'import depuis TV Time se fait aussi très bien. Par contre, si vous voulez des stats détaillées, des listes illimitées et virer la pub, il faudra passer VIP (5 balles par mois environ).

    Et puisqu'on parle de tout ça, depuis la mise en ligne de ce billet, plusieurs éditeurs m'ont écrit pour me signaler que leur service avalait lui aussi l'export TV Time sans broncher. Ils ont raison, il y en a quelques-uns que je peux rajouter à la liste.

    Le premier, c'est next-episode.net , un vétéran discret du suivi de séries et de films. Web, iOS, Android, et surtout une page d'import dédiée où vous balancez le fichier ZIP de l'export RGPD tel quel. Il récupère vos séries suivies, vos épisodes vus, vos films, et il met même en pause le suivi des séries que vous aviez lâchées en cours de route. Le tout gratuitement, sans coincer l'import derrière un abonnement premium.

    Le second, c'est Hobi , et celui-là je l'aime bien pour une raison toute bête, il est développé par deux personnes en autofinancement, sans investisseur ni fonds derrière. Autrement dit l'exact inverse de ce qui vient d'arriver à TV Time, racheté puis débranché par un groupe américain. Ça tourne sur iOS, Android, Mac Apple Silicon et même Vision Pro, avec une synchro bidirectionnelle complète avec Trakt et aucune limite sur le nombre de séries ou de films suivis. Pour migrer depuis TV Time, ils vous tiennent la main jusqu'au couperet du 15 juillet.

    Et si vous utilisez déjà JustWatch pour repérer sur quelle plateforme mater tel film, sachez qu'ils ont sorti leur propre importeur TV Time maison, qui reconstitue votre watchlist et votre historique à partir du même fichier ZIP. Pratique pour tout regrouper au même endroit que votre guide de streaming.

    Maintenant, si vous êtes à fond dans l'écosystème Apple, jetez un œil à Sofa Time . Cette appli ne fonctionne que sur l'iPhone et l'iPad et a annoncé officiellement le support de l'import TV Time, avec une interface épurée et une synchro possible vers Trakt ou Simkl. Perso je trouve que son design est le plus soigné de la sélection.

    Et si vous avez envie de repartir sur des bases neuves sans vous casser la tête, Serializd , c'est un peu le Letterboxd de la série. C'est joli, c'est gratuit et très orienté "journal perso" et découvertes entre membre. Par contre, vous l'aurez compris, avec lui, pas d'import possible. Donc soit vous vibe codez un truc vite fait, soit vous recochez tout à la main. Mais comme il est top, je voulais vraiment vous le caser ici parce que c'est à mon sens l'un des meilleurs en termes éditoriaux pour tous ceux qui aiment les critiques ciné.

    Et pour les fans de terroir, il y a toujours ce bon vieux SensCritique , la plateforme française bien connue qui est certes géniale pour noter, critiquer et cataloguer films et séries dans une belle communauté, mais qui n'est pas un vrai tracker.

    Bref, exportez vos données avant le 15 juillet, filez sur Simkl si vous voulez la migration la plus douce, et que la vie de sériphile continue dans la joie et l'allégresse.

    Source : MacRumors

  • Thursday 02 July 2026 - 15:07
    Hahaha le fait que la FTC américaine ne soit plus indépendant fait que l'accord de transfert de données entre l'Europe et les USA pourrait devenir caduc.
    Donc tout transfert de données des citoyens européens vers un prestataire américain deviendrait de fait immédiatement illégal.
    (Traduit autrement: Plus aucune donnée d'un citoyen européen n'aurait le droit d'être envoyé à Google/Meta/Microsoft/Apple/AWS...  par exemple, DoctoLib serait dans l'illégalité)

    Popcorn ! 🍿🍿🍿
    (Permalink)
  • Thursday 02 July 2026 - 14:40
    Luciano Darderi.Le secret nutritionnel de Luciano Darderi pour Wimbledon : comment l'avocat booste sa routine de préparation.
  • Thursday 02 July 2026 - 11:53
    from Korben

    La société Sipeed vient d'annoncer la sortie d'un nouveau KVM USB-C qui je pense va vous intéresser. Il s'appelle le NanoKVM-GO, il fait la taille d'une grosse boite d'allumettes et permet de prendre le contrôle de n'importe quel appareil capable de cracher de la vidéo via son port USB-C.

    Donc y'a juste besoin d'un câble, et pi c'est tout. Que ce soit un iPhone 15 ou supérieur, un MacBook, un Steam Deck, un mini PC Windows, un smartphone Android, no problemo, le boîtier s'intercale entre vous et la machine, capture l'écran en 4K, simule le clavier et la souris, et vous laisse piloter le tout depuis un simple navigateur, où que vous soyez.

    Il existe également une version Go+ de la bestiole qui embarque ce que Sipeed appelle sobrement une "Ambient Screen Intelligence", comprenez une fonction à la Microsoft Recall où le boîtier photographie votre écran en continu, conserve jusqu'à 180 jours de captures en local, et vous laisse fouiller tout ça à la recherche textuelle. Bref, ce que Redmond avait proposé et qui avait fait hurler tout le monde, bah là c'est pareil mais en version hardware.

    Donc comme je vous le disais, y'a plus qu'un seul câble USB-C vers la cible (DP Alt Mode pour la vidéo, HID pour le clavier et la souris, disque virtuel pour booter des ISO), et l'hôte se connecte au boîtier en WiFi. La latence annoncée est de 60 ms en 1080p, jusqu'à 100 ms en 4K. Le boîtier tire son jus du port USB-C de la cible (5 V), avec un second port pour la charge passthrough et le contrôle de petits FingerBot.

    Ça permet ainsi de régler 2 des plus gros problèmes des outils de prise de contrôle à distance comme TeamViewer ou VNC :

    1. L'accès au BIOS qu'aucun logiciel ne peut jamais atteindre
    2. Le freeze de l'app ou de l'OS qui rend inopérant un TeamViewer par exemple

    Avec un boitier KVM, vous rebootez comme vous voulez et vous avez toujours la main. En tout cas, je suis content de voir que l'usine à câble d'il y a 10 ans devient maintenant ultra minimaliste. Perso, j'adore !

    Maintenant, la fonction "Recall", on aime ou pas mais déjà c'est optionnel et ensuite, tout reste en local. Alors c'est vrai, et c'est "déjà ça". Mais bon, ça conserve quand même 6 mois de data de tout ce qui est affiché sur vos écrans (mails, mots de passe tapés, conversations, documents), accessible à distance à qui a le mot de passe (et le bon Tailscale). C'est une surface d'attaque qu'il faut prendre en compte, surtout que c'est le même fabricant qui s'était déjà fait prendre avec un micro non documenté dans un de ses KVM . Pas de quoi paniquer cependant car c'est optionnel. Et pour de la bidouille perso / auto-hébergement, ça reste un super jouet. Après, en entreprise, faudra voir...

    Sipeed expose aussi toutes les fonctions du KVM via un serveur MCP, le protocole d'Anthropic pour relier les LLM à des outils. Vous branchez votre agent IA préféré dessus, et il va vraiment pouvoir s'éclater en prenant physiquement la main (à 6 doigts forcément ^^) sur la souris et le clavier de la machine.

    Sur un KVM IP , on sait depuis longtemps que la moindre faille ouvre la porte à tout et là, vous déléguez volontairement cette porte à un modèle, donc une fois encore, à vous de voir si le jeu en vaut la chandelle.

    Le projet est sur Kickstarter, le GitHub et le wiki sont encore vides au moment où j'écris, car la campagne vient d'à peine démarrer. Notez que son concurrent direct, le GL.iNet Comet Q, a déjà rempli son objectif de financement en quelques minutes, lui, donc je pense que Sipeed a toutes ses chances en jouant cette carte de la compacité (45 × 40 × 15 mm), de la 4K et du stockage embarqué (16 Go sur le Go, 64 Go sur le Go+, assez donc pour trimballer des ISO bootables).

    Le SoC n'est pas officiellement nommé mais c'est quasi certain qu'il s'agit d'un Axera AX630C avec un NPU à 3,2 TOPS (le même cœur que le NanoKVM Pro 4K quoi).

    Les premiers prix Early Bird tournent autour de 59 dollars pour le Go, 79 dollars pour le Go+. MSRP annoncé à 89 et 129 dollars une fois la campagne terminée et côté expédition, Sipeed promet une livraison mondiale depuis Shenzhen, sans date ferme pour l'instant.

    Bref, si vous voulez piloter n'importe quelle machine USB-C à distance et que l'idée d'un agent IA qui clique tout seul ne vous fait pas trop flipper, ça peut vous intéresser.

    Source

  • Thursday 02 July 2026 - 11:35
    from Korben

    4 milliards de roubles, c'est ce que réclame Moscou à Apple. Si vous n'êtes pas fortiche en roubles, c'est environ 52 millions de dollars.

    Mais alors pourquoi la Russie réclame-t-elle une telle somme à Apple ? Eh bien c'est parce que Max , la messagerie du Kremlin ainsi que RuStore, sa boutique d'app et un moteur de recherche local ne sont pas pré-installés sur les iPhones vendus en Russie alors que c'était obligatoire depuis le 15 juillet.

    Mais attendez, ce n'est pas la partie la plus drôle de cette actu. Non, le plus fun c'est qu'Apple ne vend officiellement plus un seul téléphone depuis mars 2022.

    Mais lol. Tous les iPhones récents qui traînent là bas sont passés par des circuits d'import parallèle du Kazakhstan, de Dubaï ou de Hong Kong. Voilà, si vous vous demandiez comment on s'achète un iPhone à Moscou en 2026, bah maintenant vous savez.

    En fait, tout est parti du grand ménage de juin dans l'App Store russe quand Apple a dégagé les apps du groupe VK, à savoir Max, VKontakte, Mail.ru et Odnoklassniki. Ils ont tout viré parce que sinon, le gouvernement américain allait leur taper sur les doigts... Mais bien sûr, le Kremlin exige maintenant des explications. Et vient se rajouter à cela, le FAS (le régulateur antitrust local) qui note des "conditions discriminatoires pour les développeurs nationaux" qui "portent atteinte aux droits et aux intérêts des consommateurs" et qui menace de coller une amende.

    En fait, le gros problème avec Max, ce clone de Whatsapp du groupe VK c'est qu'il transforme votre smartphone en mouchard du FSB . Et depuis le 1er septembre 2025, la loi russe impose sa préinstallation sur tous les smartphones et tablettes vendus dans le pays, et RuStore est devenue obligatoire sur iOS au passage (Android y avait déjà droit).

    Sauf que préinstaller un logiciel sur des téléphones qui entrent en douce dans le pays, bon courage. Vous pouvez être sûr qu'Apple ne va pas se faire chier à développer une config spéciale pour les iPhone de contrebande entrés en Russie... loool

    Donc le seul vrai levier qu'a Moscou c'est de passer par l'App Store qui lui reste accessible sur ces smartphones et de tenter une négo là-dessus. Après, Apple a un petit historique avec la Russie. Ils ont déjà plié plusieurs fois face au Kremlin et ont retiré les apps VPN de l'App Store russe durant l'été 2024, suivies des médias indépendants et de Radio Free Europe quelques mois plus tard. Ajoutez à ça une amende antitrust d'environ 12 millions de dollars réglée en 2023, plus les abonnements et paiements coupés en avril dernier... Bref, la relation entre la Russie et son Sugar Daddy, Apple, est aussi compliquée que mon statut Facebook.

    Maintenant pour les citoyens russes, qu'ils soient sur iPhone ou Android, le vrai souci c'est surtout que Moscou est en train de mettre au point une "super app" à la chinoise où absolument TOUT passe par leurs mains : Les messages, les paiements, les démarches administratives, les apps...etc tout doit passer par Max. C'est moche, mais bon, après c'est une dictature donc rien de très étonnant non plus...

    Bref, rendez-vous le 15 juillet pour voir si le FAS met sa menace à exécution. En attendant, si vous causez avec de la famille ou des potes là-bas, bah évitez Max, je ne le répéterai jamais assez !

    Source

  • Thursday 02 July 2026 - 07:13
    from Korben

    Les humains font vraiment des trucs de dingues. Surtout les scientifiques !!

    On a 2 biochimistes de l'Université du Minnesota (Kate Adamala et Aaron Engelhart) qui viennent de créer SpudCell, la première cellule artificielle capable de boucler un cycle de vie complet comme une vraie.

    Je vais simplifier mais en gros, ils ont mélangé 150 ingrédients comme des lipides, des ribosomes, des enzymes et quelques brins d'ADN, et ont fini par obtenir une cellule artificielle, qui peut grandir, recopier son génome et se diviser en deux par elle-même.

    Il faut savoir qu'une cellule normale utilise ce qu'on appelle un cytosquelette pour réussir à se diviser comme un ballon qu'on écraserait. Mais SpudCell n'a pas de cytosquelette. Du coup, à la place, ce sont des protéines de fusion qui s'accumulent encore et encore à la surface de sa membrane et qui se serrent tellement les coudes que la cellule finit par se couper en 2.

    Et le truc encore plus incroyable, c'est que sur 5 générations environ, une variante bidouillée pour produire un peu plus de ces protéines a carrément pris le dessus sur la souche d'origine en mode "C'est la sélection naturelle qui gagne, baby".

    Sauf que non, t'as rien de naturel, et t'es même pas vivante. Je vous rassure nos chercheurs n'ont pas recréé la vie et ils le disent eux-mêmes, SpudCell est très rudimentaire, bien loin de ce qu'on peut retrouver dans la nature. Je vois plutôt ça comme un nano robot en fait. Et comme la cellule n'est pas capable de fabriquer ses propres ribosomes (ce sont les chercheurs qui lui apportent en plus de sa nourriture), elle est loin d'être autonome et ne pourrait pas survivre hors de son bocal.

    Mais n'empêche, ça prouve qu'on peut faire tourner les fonctions les plus fondamentales du vivant sans avoir besoin d'ingrédient magique. On est dans le même délire, je trouve que ces IA qui dessinent déjà de l'ADN qui n'existe nulle part dans la nature , sauf qu'ici c'est un vrai objet physique qui se réplique.

    Suite à cela, Adamala en a profité pour lancer Biotic , une structure censée standardiser tout ce bazar, parce qu'aujourd'hui chaque labo réinvente la roue dans son coin. Mais je tiens quand même à vous rassurer, on est très loin des bactéries miroir qui donnent des sueurs froides aux biologistes. Comme je vous le disais, SpudCell ne survivrait même pas à un courant d'air, donc pas d'inquiétude.

    Dernier petit détail qui compte sauf pour les fans de Didier, l'étude est pour l'instant un preprint qui n'a pas encore été relu par les pairs donc en attendant, on regarde ça avec des yeux qui brillent, mais on garde le champagne au frais ^^.

    Source

  • Thursday 02 July 2026 - 06:09
    Ryo accélère et déploie une nouvelle génération d’audioguides pour explorer la France et le mondeRyo propulse vos découvertes touristiques grâce à une nouvelle génération de guides audios immersifs. Explorez le monde à votre rythme.
  • Wednesday 01 July 2026 - 18:24
  • Wednesday 01 July 2026 - 13:33
  • Wednesday 01 July 2026 - 13:08
  • Wednesday 01 July 2026 - 10:32
    Le nouveau reCaptcha de Google veut ACCÉDER À VOTRE PURIN DE CAMÉRA ??!
    Sérieusement, en 2026 on en est à devoir activer sa foutue webcam pour avoir le droit d'entrer sur un site ?  
    Le web est vraiment devenu totalement dégeulasse.

    Les sites web qui déploient cette nouvelle captcha ne m'auront pas comme visiteur, c'est certain.
    (Permalink)
  • Wednesday 01 July 2026 - 06:09
    MAP Toulouse 2026MAP Toulouse 2026 transforme la Caserne Vion en immense galerie photo. Expositions, rencontres et découvertes au programme.
  • Tuesday 30 June 2026 - 17:11
    Comex FidsudFidsud franchit une étape clé en 2026 : 1,5 million d'euros de croissance externe intégrés pour renforcer son ancrage dans le Grand Sud.
  • Tuesday 30 June 2026 - 06:09
    Fond blanc minimalisteJuillet s'habille de Blanc. Ce mois-ci, nous explorons la lumière zénithale, le vide et la sérénité. Laissez place à l'épure ! ⚪
  • Tuesday 30 June 2026 - 04:49
    Découvrez les critères essentiels pour choisir une solution IPTV fiable en 2026 et profiter d'un service fluide sur tous vos écrans.
  • Monday 29 June 2026 - 16:14
    Ça fait du bien de voir des gens qui écrivent ça.
    (Permalink)
  • Monday 29 June 2026 - 13:12
    « Le Rassemblement national affiche le bilan le plus médiocre de l’ensemble des formations politiques, avec un taux de soutien aux droits LGBT de seulement 10 %.  »
    Les homonationalistes qui votent RN devraient revoir leurs priorités (et relire la FUCKING HISTOIRE LGBT (Triangle rose, Stonewall, GUD, etc.)
    (Permalink)
  • Monday 29 June 2026 - 11:46
    Canicule et vie intime : les conseils d'experts pour préserver le désir malgré les fortes chaleursCanicule et désir : comment garder la flamme sans surchauffer ? Nos astuces pour une vie intime épanouie malgré les 40°C.
  • Monday 29 June 2026 - 11:39
    Même les experts n'arrivent plus à différencier les images réelle des images créées par IA. On est dans la merde.
    (Permalink)
  • Monday 29 June 2026 - 11:16
  • Saturday 27 June 2026 - 17:19
    from Korben

    DNS4EU dont je vous ai causé y'a pas longtemps, c'est le service de DNS co-financé par l'UE et opéré par une société tchèque nommée Whalebone. Et bizarrement, depuis des mois, cette société récupère auprès de l'organisation anti-piratage néerlandaise (la BREIN) des listes de sites pirates.

    Du coup, les utilisateurs commencent à se poser des questions... Pourquoi faire ?

    Et bien d'après les dernières nouvelles, ils ne s'en servent pas.

    La BREIN envoie automatiquement sa liste contenant +300 sites bloqués vers DNS4EU comme ils le font déjà avec les FAI, et je pense qu'ils voyaient ça comme une bonne astuce pour bloquer un maximum de sites illégaux.

    Mais pas de bol, Whalebone a fini par expliquer que comme la BREIN n'était pas une vraie autorité de régulation, bah y'avait aucune raison qu'ils utilisent leur liste pour faire du DNS filtrant. Hé ouiiii.

    Vous allez voir la nuance... En fait dans le cadre de l'appel d'offre de la Commission européenne en 2022, il était demandé à ce que le prestataire filtre le contenu illégal "sur base légale", donc sur ordonnance d'un tribunal. Par exemple, ça a déjà été le cas avec la France, qui a ordonné par décision de justice de bloquer certains sites sur DNS4EU .

    Mais cette liste de la BREIN s'appuie uniquement sur des décisions de justice obtenues CONTRE les FAI néerlandais et pas contre DNS4EU. Ah ils sont trop malins !

    Après côté usage, ça reste un DNS classique avec cinq profils au choix, un qui bloque juste le malware et le phishing, un qui ajoute le blocage des pubs, un avec protection des enfants, la combinaison des deux, et un "unfiltered" sans le moindre filtre (86.54.11.100 si ça vous tente). Le filtrage, c'est vous qui choisissez, les blocages imposés par la justice mis à part.

    Et sur les 63 millions de blocages décidés par DNS4EU lui-même, l'écrasante majorité c'est du phishing et des arnaques, pas du téléchargement. On est donc trèèèès loin de ces cinglés de flics du copyright. Pour l'instant en tout cas...

    Je dis "pour l'instant" parce qu'actuellement, on est dans un contexte où la justice européenne serre la vis partout, avec par exemple la France qui ordonne aux VPN de filtrer ou encore l' Italie avec son Piracy Shield qui veut faire plier Cloudflare. Mais bon, pour le moment, ce DNS souverain a su dire qui dit "nee" (c'est comme ça qu'on dit "non" en néerlandais) à ces fifous d'ayants droit et pour ça, je les remercie.

    Après, un DNS qui propose en option de bloquer ou non les pubs, ça ne me gêne pas une seconde. Mais si un jour c'est pour faire du DNS menteur histoire de faire plaisir aux ayants droit, là ce sera boycott direct pour moi. Bref, je surveille ça de près et je ne manquerai pas de vous tenir au courant.

    Source

  • Saturday 27 June 2026 - 12:52
    from Korben

    Amazon Q, l'assistant de programmation dopé à l'IA que propose Amazon, pouvait se faire piéger d'une manière aussi simple qu'embarrassante.

    Petit rappel pour situer. Amazon Q se greffe dans Visual Studio Code, l'éditeur de code de Microsoft que les développeurs utilisent au quotidien, et sert à écrire ou corriger du code à votre place.

    Des chercheurs de Wiz, une société spécialisée dans la sécurité du cloud, ont découvert que cet assistant exécutait des commandes cachées à la simple ouverture d'un projet. La faille a reçu un identifiant officiel, CVE-2026-12957, et une note de gravité de 8,5 sur 10, ce qui est sérieux.

    Le problème venait d'un fichier de configuration un peu particulier. Pour fonctionner, Amazon Q lit un fichier nommé .amazonq/mcp.json, qui s'appuie sur le MCP, pour Model Context Protocol, une sorte de prise standardisée qui permet de brancher une IA sur des outils extérieurs.

    Sauf qu'il suffisait d'ouvrir un dépôt de code et d'activer Amazon Q pour que l'extension aille lire ce fichier et exécute son contenu. Sans fenêtre de confirmation, sans demander votre avis, et sans vérifier si vous faisiez confiance au dossier que vous veniez d'ouvrir.

    Et c'est là que ça devient vraiment fourbe. Ces commandes héritaient de tout votre environnement de travail. Du coup, elles pouvaient récupérer au passage vos clés d'accès au cloud d'Amazon, vos jetons de connexion, vos secrets d'API et même l'accès à votre agent SSH, ce trousseau qui garde en mémoire vos connexions aux serveurs distants. En clair, tout ce qu'un développeur laisse ouvert pendant qu'il travaille.

    Le plus gênant, c'est que Visual Studio Code possède justement une sécurité prévue pour ça, la confiance d'espace de travail, qui vous demande si vous validez un dossier avant de le laisser agir. L'extension d'Amazon passait tout bonnement par-dessus.

    Pour un pirate, le piège était facile à tendre. Il suffisait de glisser ce fichier dans un projet open source d'apparence anodine, ou dans un bout de code partagé sur un forum, et d'attendre qu'un développeur qui récupère un projet l'ouvre pour voir comment il fonctionne.

    Amazon a corrigé le tir dans la version 1.65.0 de son serveur de langage et a confirmé la correction. Wiz note d'ailleurs que des failles très proches ont déjà touché d'autres outils de code boostés à l'IA.

    Donner autant de pouvoir à une IA sans le moindre garde-fou, et laisser filer les clés du cloud avec, ça reste une erreur de débutant pour un géant comme Amazon.

    Source : The Register

  • Saturday 27 June 2026 - 09:24
    Soirée télé iptv pour un foyer françaisFilms, sport, séries : découvrez pourquoi l'IPTV s'impose dans les foyers français et révolutionne les soirées télé.
  • Saturday 27 June 2026 - 00:31

    Pour ma voiture, je change d’assurance assez régulièrement. C’est la seule solution ne pas trop subir les augmentations successives, la fidélité d’une année sur l’autre étant rarement récompensée.

    Pour 2025-2026, j’avais choisi l’assurance Léocare. Eh bien… quelle erreur.

    Je vais être bref et décrire pourquoi c’est de très loin la pire expérience en matière d’assurance auto que j’ai jamais eu, du début à la fin.

    Ils oublient de m’inscrire au FVA

    Une quinzaine de jours après la souscription, je me fais repérer par les gendarmes qui me font signe de sortir de l’autoroute. Je m’exécute (car je ne suis pas un petit merdeux qui refuse d’obtempérer).

    L’agente me signale que mon véhicule apparaît en rouge sur leur système embarqué de lecture automatisé des plaques d’immatriculation (LAPI), leur signifiant que mon véhicule n’est pas dans le fichier des véhicules assurés (FVA).

    Je leur dis que je suis pourtant bien assuré et je montre mon mémo assuré que j’avais imprimé. Je leur précise que j’ai changé d’assureur il n’y a pas très longtemps.
    L’agente comprend alors la situation : le nouvel assureur n’a pas fait son boulot. Elle me dit d’engueuler (sic) mon assureur car normalement c’est fait en 2-3 jours. On me laisse repartir.

    J’ai contacté Léocare le soir même et ils font le nécessaire dès le lendemain après. Je n’ai plus eu ce problème depuis. Je suppose donc qu’ils avaient « juste oublié » de faire leur boulot.

    Remarques :

    • Ils ont un seul job et ne le font pas. S’excuser n’ayant jamais réparé un dégât, une remise de 5 % (environ 15 jours sur une année) aurait été normal. Je rappelle que si moi j’avais « oublié » de faire le nécessaire en matière d’assurance, je risque 3 750 € d’amende, immobilisation et confiscation du véhicule, 5 ans d’interdiction de conduire, obligation d’un stage de sensibilisation… la liste peut être longue ;
    • Je suis quelqu’un de prévoyant : j’avais imprimé mon mémo assuré bien que ça ne soit pas obligatoire. J’avais bien fait, car sur le coup c’est la seule preuve de mon assurance. Je conseille donc de le faire. Faites-le.
    • Léocare a réagi très vite ici : signalé vers 18 h, problème réglé à 9 h le lendemain (soit 1 à 2 heures ouvrées). Je le note, car c’est important pour la suite.

    Leur assistance est nulle

    En septembre 2025, la batterie 12 V de ma voiture arrive en fin de vie. Ce sont des choses qui arrivent et je détaille tout ça dans cet article. J’appelle donc l’assistance 24 h/24, et il est 06 h 30 du matin.

    À 07 h, toujours rien.

    J’appelle moi-même un dépanneur qui arrive en 20 minutes, démarre ma voiture et me permet de repartir dès 7 h 30 environ. Ce simple démarrage et déplacement me coûtera 170 € tout de même.

    À 12 h 30, je reçois un SMS de confirmation de prise en compte de ma demande par Léocare. Sept heures pour répondre à une urgence ? C’est une blague ?
    De plus, après ce SMS, je n’ai plus rien entendu de leur part : aucun dépanneur n’est jamais venu, aucun message, aucun appel. Bref, leur assistance n’a servi strictement à rien.

    Quand je leur ai envoyé la facture du dépannage, on m’a envoyé balader : le fameux « spanous® ». Là aussi, l’on m’a répondu promptement.

    Remarques :

    • Ma batterie 12 V sera changée par mes soins peu après. C’est pas plus compliqué que de changer une pile dans un réveil, si ce n’est que les contacteurs sont tenus par des écrous.
    • J’ai acheté un booster. Je transporte un garage dans mon sous-coffre parce que les assistances sont des incapables. Un booster, même un truc à 30 €, peut vous éviter d’avoir à payer un dépanneur.

    Que des bots/IA, zéro humains

    Il m’est arrivé, au printemps 2026, de les contacter pour des demandes spécifiques. Notamment une demande d’assurer un trajet professionnel avec ma voiture perso (vu que mon contrat normal ne couvre pas cela). Leur réponse ? Nope. Pareil pour d’autres questions : Nope.

    Nope. Toujours Nope. Que dalle. Ils ne savent rien, ne font rien, ne veulent rien savoir, et rien n’est possible.

    La forme des réponses données par le tchat de Léocare me fait penser que c’est une IA qui répond ; pas un humain qui comprend la situation et fait son travail en m’expliquant les raisons de ces refus catégoriques. À défaut, j’aurais accepté une solution alternative, une piste à étudier : le conseil c’est aussi leur travail, non, aux « conseillers » ?

    Les assurances temporaires, les dérogations, les avenants, les transferts d’assurance… ce sont des pratiques qui se font dans le milieu. À la place, ils refusent, sans me dire pourquoi. Ce sont leurs méthodes.

    Qu’on refuse, c’est une chose que je peux accepter (tout en restant une raison valable pour moi de me barrer de chez eux), mais l’opacité, elle, ne l’est pas. J’estime qu’ils auraient pu dire s’ils ont pour politique de ne jamais faire de dérogation, ou si c’est juste moi le problème.
    Bien-sûr, les agents virtuels à la con ne savent pas faire ça, et c’est ça qui ne fait croire qu’il n’y a plus que des bots chez eux.

    Remarque :

    • Après en avoir discuté avec une compagnie d’assurance physique, il apparaît que les assurances en ligne sont très fermées à tout aménagement ponctuel du contrat.
    • À nouveau, Léocare m’avait répondu dans un délai très court.

    Difficile d’obtenir le relevé d’information

    À la fin de l’année de souscription, juste avant de changer d’assureur, il me faut donc mon relevé d’information.
    Bah devinez quoi ? Léocare refuse de le mettre en ligne. C’est une pratique courante : ils donnent tous les documents en PDF (conditions générales, devis, conditions particulières…), sauf le relevé.

    Généralement les gens veulent ce document pour changer d’assurance. Ils ne lâchent donc pas le PDF sans s’agiter pour essayer de vous retenir.
    Pour avoir le relevé d’information, il faut leur demander via le tchat. Chose que j’ai donc faite.

    J’ai insisté au-dessus sur leur réactivité. Ici, curieusement (ou pas), ils mettront deux jours ouvrés pour me le donner. Et encore : je n’ai eu le PDF qu’après leur avoir envoyé un e-mail de réclamation leur sommant de m’envoyer le fichu papier (le tchat m’a répondu 5 minutes après avoir envoyé l’e-mail ; mais c’est sûrement une coïncidence). Les menaces, y a que ça qui marche, c’est fatiguant. Fatiguant et honteux de leur part.

    Il faut savoir que chaque jour où ça traîne, ça fait traîner des trucs en cascade derrière pour le client.
    On parle de procédures où les dates font foi et où chaque jour est important et décompté.

    Ils savent très bien ce qu’ils font : chaque jour de retard pour moi est un jour de gagné pour eux.

    Ils font la sourde oreille aux LRAR

    Comme si ça ne suffisait pas, lorsque j’ai mandaté un nouvel assureur pour prendre le relais après les 1 an chez Léocare, le nouvel assureur a envoyé un recommandé (électronique) pour informer Léocare que mon contrat sera résilié à l’échéance. Je reçois l’accusé de réception le lendemain. Donc Léocare est réputé informé (le principe de la LRAR).

    Une semaine après, Léocare m’envoie un nouvel échéancier de paiement pour l’année à venir, ainsi qu’un appel à cotisation pour 2026-2027. Pardon ?

    Après avoir pu tant bien que mal leur arracher une réponse sur leur tchat (après 2 jours à nouveau…), ils me disent qu’ils n’ont « malheureusement pas eu connaissance de [ma] demande de résiliation ».

    Quel bordel.

    Après une énième discussion (ils ne répondent pas, donc le ticket est fermé — top stratégie client, dites-moi !), ils me disent que je dois attendre la fin de la période d’engagement pour envoyer ma demande.

    Ceci est évidemment FAUX. La loi Chatel dispose que la demande de résiliation peut intervenir jusqu’à 2 mois avant, du moment que la date de fin du contrat reste bien la fin de la période d’engagement d’un an (voir , , ).
    Dans mon cas, la date de fin d’engagement est le 19 juin. Mon nouvel assureur a envoyé le courrier début mai. On est parfaitement dans les délais. Je resterai assuré chez Léocare jusqu’au 19 juin, et dès le 19 juin c’est mon nouvel assureur qui prend le relais.

    ÉDIT : j’apprendrais plus tard, après avoir saisi la répression des fraudes (via Signal Conso), que le courrier mentionnait Loi Hamon, pas Loi Chatel, d’où ce refus (le premier est à appliquer après l’échéance, le second avant, pour prise d’effet à l’échéance).
    Fait « amusant » : quand il s’agissait de souscrire chez Léocare en 2025, ils avaient très bien envoyé la lettre à mon assureur précédent avant la date d’échéance, en mentionnant « Loi Hamon ».

    Pour ça je maintiens : ils savent exactement ce qu’ils font pour faire traîner les procédures et gagner du temps en pinaillant volontairement sur des détails qu’ils savent très bien ignorer quand ça les arrange. C’est comme la souscription : elle se fait en 2 clics, mais pour résilier, c’est la croix et la bannière : LRAR, délais, refus…

    Quoi qu’il en soit, mon nouvel assureur leur envoi une nouvelle e-LRAR mentionnant « Loi Chatel ».

    (Ajoutons que ce n’est pas ce nouveau courrier qui m’a fait obtenir la résiliation, mais le fait d’être passé par SignalConso (la DGCCRF), où je dénonce ces pratiques ridicules, et où quelqu’un — pas un bot, visiblement — prend note de façon intelligente de ma volonté de résilier et la met en place : bref, il faut passer par le gendarme de la répression des fraudes pour que nos démarches soient prises au sérieux. À nouveau, ce n’est pas normal.)

    Ils ne respectent pas les délais d’envoi des lettres d’information

    Désormais, en France, pour tous les contrats à reconduction tacite, l’assureur doit envoyer au moins 2 mois avant un courrier ou un e-mail décrivant notre droit de résilier. Aucun format n’est imposé : cette indication peut être inscrite dans l’appel des cotisations pour l’année à venir, par exemple. Lisez donc bien tout, car ça sera forcément caché. On a alors 20 jours pour y répondre, par exemple en envoyant une LRAR pour résilier à l’échéance.

    Là où Léocare sont « malins », c’est que pour une date d’échéance au 19 juin, ils m’ont adressé un document en PDF par e-mail daté du 16 avril. J’ai donc jusqu’au 6 mai pour répondre. Ce « 16 avril » est la date écrite sur le PDF. Le PDF en question, je l’ai reçu… le 15 mai ! Autrement dit, bien après l’expiration des 20 jours.

    Vous voyez le truc ?

    Par un heureux hasard — vraiment un hasard — j’avais souscrit chez mon nouvel assureur le 6 mai, et ces derniers avaient envoyé la LRAR le 6 mai également. J’étais donc dans les délais. Mais vous trouvez normal que mes droits dépendent du hasard ? Le 6 mai, je n’avais pas encore reçu leur PDF du 16 avril, je rappel.

    ÉDIT : toujours après leur réponse suite au signalement via la répression des fraudes, j’apprends que la date en bas du courrier est une date « technique », celle de l’édition du courrier, mais que le délai court à la réception du courrier. Soit.

    Sachant que ceci est envoyé par e-mail, j’aimerais bien savoir comment ils font pour savoir si oui ou non je suis dans les délais, sachant qu’ils ne savent pas quand je vais recevoir mon e-mail !

    Dans le cas d’un litige, si je gère une demande avec ce courriel, déjà cela prouvera que je l’ai lu, et donc effectivement reçu, mais aussi la seule date dont je peux attester, c’est celle du courrier, le 16 avril. Je n’ai aucune preuve de l’avoir reçue seulement un mois après. Leur explication « le délai cours à partir de la date où vous recevez l’e-mail » est donc du flan : ils savent que je ne pourrais rien prouver du tout.

    Oui, je peux fournir les entêtes de l’e-mail reçu — et je l’ai fait via Signal Conso — mais ce n’est pas une preuve, sauf peut-être une preuve de ma bonne foi. Leur défense pourrait très bien dire que j’ai altéré les en-têtes, d’autant que je ne suis pas chez GMail ou Outlook qui pourraient servir des tiers de confiance, mais sur un serveur où je peux à peu près tout modifier. Donc nope : pour moi, la seule date à retenir, c’est celle du courrier, c’est uniquement celle-là qui est prouvable.

    Remarques :

    • je suis sérieux : la seule chose qui compte, c’est ce qui est écrit dans un contrat. Tout le reste — TOUT LE RESTE — n’existe pas. La date en bas du courrier, elle est écrite. La date de réception du mail, elle ne l’est pas, et ne fait pas partie du contrat. Gardez toujours ça en tête, avec toutes vos démarches.
    • de façon étonnante (et révoltante), la loi Chatel prévoit le cas où les assureurs n’envoient pas le courrier à temps, en m’octroyant un délai supplémentaire. En d’autres termes : il parait normal qu’un assureur choisisse de ne pas respecter les délais légaux, sans même qu’ils risquent quoi que ce soit. Donc on oblige, mais le manquement n’est pas puni et est même prévu ! Une loi que l’on peut enfreindre sans conséquences, pour moi, c’est une loi inutile.

    En résumé sur Léocare

    Chez Léocare, on te prend le pognon de ton assurance auto pour l’année, mais :

    • on ne t’inscrit pas dans le FVA ;
    • on ignore les demandes de prestations ;
    • le seul contact se fait par le biais d’un robot qui ne sait que dire non (et encore, quand ça répond) ;
    • on fait les chieurs pour envoyer les documents qu’ils me doivent (RI) ;
    • on ignore les LRAR ;
    • on n’envoie pas les courriers que la loi oblige à envoyer (mais on utilise la même loi quand il s’agit de souscrit).

    … et on me raconte des salades.

    Donc : Léocare, plus jamais.
    Je déconseille cette assurance.

    C’est clairement la pire expérience que j’ai eue avec n’importe quelle société (sauf avec VendreDVD, peut-être).

    C’est à un point suffisamment négatif pour partager l’expérience ici.

    Où aller ?

    Où vais-je aller m’assurer ?

    Carapass de Boursorama : pas mieux

    Je pensais aller chez l’assurance « Carapass » proposée par ma banque (BoursoBank, anciennement Boursorama) par le biais de Sogessur (groupe Société Générale), qui propose un tarif plutôt attractif pour mes besoins.

    J’initie donc le truc en ligne. Quelques jours après, ils modifient le contrat initial par des avenants à coucher dehors. Notamment :

    • hausse du tarif initial de plus de 40 % ;
    • exigence de documents à la con ;
    • changement de certaines franchises ;
    • Ah oui, aussi, ils ont rejeté un des relevés d’informations d’un assureur précédent, qui avait été édité à J−32 avant l’échéance, disant qu’ils veulent du J−30.

    Soit. Mais les autres assurances ne m’ont jamais fait chier pour exactement le même document (et à vrai dire je n’avais même vu ce détail). Bref, un e-mail à l’assurance de l’époque pour obtenir le RI et je l’ai en 15 minutes et leur transmet.
    Vous voyez que les dates sont importantes pour eux, quand ça les arrange ? Vous comprenez maintenant pourquoi moi aussi je les trouve importantes ?

    Concernant le « document à la con » qu’ils exigent : ils veulent une attestation que ma voiture possède un mécanisme antivol de niveau SRA4, sans quoi je perds ma couverture vol.
    Déjà : WTF ? C’est la première fois que j’entends parler de ça de ma vie. Ensuite, j’apprends que la protection SRA4 est un dispositif de série sur toutes les voitures depuis 30 ans (désormais on est même à SRA7, au moins).

    Un document qui atteste de cette protection, c’est donc comme produire une attestation que ma voiture possède bien un moteur et des roues : c’est ubuesque. À qui je demande ça, franchement ? Le SAV de Hyundai France ayant un service client similaire à Léocare, c’est peine perdue d’essayer de leur demander quoi que ce soit. Je connais mieux la voiture qu’eux.

    L’opérateur de Sogessur au bout du fil ne comprenait pas non plus cette demande, qui n’est jamais demandé habituellement. Ça ne l’empêche pas de bosser pour la société qui la demande noir sur blanc dans un document contractuel, ni d’annuler cet avenant (problème, donc, qui ne sera jamais résolu).

    Je leur envoie un e-mail pour dire que je refuse l’avenant. Cinq jours après, toujours pas de nouvelles.

    Excédé, je leur envoie une LRAR en disant que je résilie le contrat (en plus d’un e-mail ; en plus d’avoir essayé de résilier le truc en ligne, mais qui me sort la fameuse « erreur technique, veuillez réessayer », je ne l’invente pas). Les conditions générales stipulent que je peux le faire en cas de désaccord avec une hausse de la prime d’assurance, ce qui est exactement le cas ici. Il s’agit d’un motif légitime. Ajoutons qu’ici, la couverture n’a même pas commencé.

    Quinze jours après, la LRAR et mes e-mails ne sont toujours pas pris en compte et je n’ai aucune nouvelle.
    À J+16, je reçois un mail disant qu’un document m’attend. Je vais voir dans l’espace client : que dalle. Rien de neuf.

    C’est n’importe quoi. L’opérateur au téléphone me dit 24 à 48 h pour prendre en compte les documents. On est à 2 semaines. Je ne veux pas travailler avec des gens comme ça.

    Après 3 semaines, je les appelle pour la troisième fois. Lors des autres appels, l’opérateur m’avait dit ne pas avoir accès aux e-mails que j’ai envoyé. Étrangement, cet opérateur-ci a tout sous les yeux.
    Je résilie enfin le truc. L’on me dit que je recevrai immédiatement après un e-mail validant la résiliation. Évidemment, je ne reçois rien immédiatement après : j’ai reçu la notif le lendemain — puisque je vous dit qu’ils font tout traîner.

    Ah, et début juin, soit bien après tout ça, je reçois un courrier papier de la part de Sogessur où ils disent avoir reçu ma LRAR (c’était il y a un mois, hein). Ils résument mon courrier afin d’y répondre. Ils expliquent le coup de la prime d’assurance de +40 % par le fait qu’un de mes relevés d’information de mes assureurs précédent n’avait pas été pris en compte, car il manquait deux jours dessus. Pour rappel, j’avais reçu un e-mail expliquant le refus du document, mais j’avais alors aussitôt envoyé un RI conforme ; nouvel RI qui n’a jamais été pris en compte par Sogessur, et la prime d’assurance n’a jamais été remis au tarif pour lequel j’ai signé.

    Pour moi, donc, leur courrier est inutile : ils ne reconnaissent pas leur erreur pour ne pas l’avoir corrigé, n’ont jamais pris en compte mes documents, ont toujours un délai de réponse qui se chiffre en semaines.
    Trois raisons de ne pas rester.

    L’on me confirme, enfin, dans ce courrier, que ma résiliation est prise en compte. Ça c’est important, et il faut le conserver.

    Gros lol final : ils regrettent de me voir partir.

    Heu vous savez… si je rentre dans un restaurant, que je commande un burger à 10 €, que le serveur arrive pour me dire que finalement c’est 14 €, qu’il se casse quand je demande pourquoi, qu’après 2 heures j’attends toujours, faut pas « regretter » que je quitte l’établissement. Ni que je partage cette expérience de merde.

    Ici c’est pareil.


    Bon, il me faut tout de même une autre assurance. Laquelle ? Bah c’est assez simple : une agence physique. Celle chez qui j’étais il y a quelques années, et de qui j’ai reçu le RI en moins de 15 minutes par e-mail et sans broncher. Celle qui, de mémoire, a toujours été rapide.

    Ouais ils sont plus chers, et pas qu’un peu : +20 % environ. Raison d’être parti par le passé.
    Mais quitte à payer plus cher, au moins que ça soit justifié par un service client impeccable. J’imagine que c’est le prix des choses.

    Cela reste révoltant qu’il faut choisir entre un tarif accessible et un service convenable. Oui, les assureurs en ligne sont bien moins chères, mais je sais maintenant pourquoi. Et tout ça, c’est uniquement pour du bullshit administratif : il n’a jamais été question d’un quelconque sinistre. Je n’ose pas imaginer avoir à faire à Léocare ou Sogessur dans un cas pareil.

    Non, je n’ai pas choisi les procédures les plus simples, avec de multiples assureurs à gérer en même temps. Mais si Sogessur n’avait pas augmenté mon tarif par rapport au devis et l’offre de prix, s’ils n’avaient pas mis 3 semaines pour prendre en compte mes documents (et encore, après 3 semaines, je ne sais toujours pas s’ils sont pris en compte), je serais peut-être client chez eux.

    L’assurance chez qui j’ai signé a pris en compte les documents en 5 minutes. Je leur ai envoyé, le temps d’aller à l’agence en sortie du travail, ils avaient préparé le dossier, m’avait fait une offre de prix et après lecture, quelques clics, un SMS de validation, tout était signé et validé. Et la LRAR envoyée le soir même. Y a quand-même une sacrée différence, non ?

  • Friday 26 June 2026 - 18:30
    from Korben
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    La Steam Machine de Valve vient à peine d'arriver dans les salons que le youtubeur ETA Prime l'a déjà éventrée sur son établi. Et je sais pas vous, mais moi j'ai bien envie de voir ça avant de lâcher les 1039 euros qu'elle va couter. Ce petit cube vient de sortir d'usine avec ses 16 Go de mémoire et un SSD de 512 Go ou 2 To, et la vraie question que tous les geeks se posent c'est ... roulements de tambour ... : Est-ce qu'on peut l'ouvrir et bidouiller dedans ?

    ET BIEN OUI ! Et c'est même plus facile que ce que vous pensez !!!

    Tout commence donc avec deux vis T8 à l'arrière (qui ne tombent pas, elles restent solidaires du châssis, c'est qualiiii) et quatre autres sous les pieds. La façade avant, elle, tient juste avec des aimants.

    Un coup de spudger , on fait coulisser tout le bloc hors de sa coque en plastique, et là vous tombez sur un gros radiateur en aluminium avec ses caloducs en cuivre, une alimentation intégrée, et la carte mère prise en sandwich au milieu. C'est propre et ça permet d'éviter le gros bloc d'alim qui traine sous la TV.

    Le slot M.2, les ports USB avant, le lecteur SD, les USB arrière et l'Ethernet sont montés sur des petites cartes filles reliées par des nappes, ce qui rend le tout très modulaire. Ainsi, si le connecteur USB vous lâche dans 2 ans, bah y'a juste qu'à remplacer le module concerné et basta !

    Même le Wi-Fi et le Bluetooth, soudés sur la carte d'entrées-sorties avant, se changent en remplaçant ce seul bloc. Notez que le seul élément un peu fermé, c'est le ventilateur car il est custom, dessiné spécifiquement pour la machine, donc oubliez votre rêve de coller un Noctua à la place. Et pour accéder à la RAM, par contre, il faut sortir le ventilateur et son carénage, débrancher les antennes Wi-Fi, puis dégager le radiateur.

    Bonne nouvelle aussi, y'aura pas besoin de refaire la pâte thermique puisque la carte mère se soulève d'un bloc pour libérer les deux emplacements SO-DIMM en dessous. Valve n'en utilise qu'un seul d'origine, avec une barrette de 16 Go en DDR5 à 5600 MT/s, en single channel. ETA Prime a viré ça pour deux barrettes Crucial de 32 Go, soit 64 Go au total.

    Au reboot, SteamOS Holo lui a par contre affiché 62 Go de mémoire système (?). Et pour le stockage, le SSD d'origine est un format court 2230 , mais il y a la place pour un 2280 classique. Du coup notre Youtubeur y a mis un Kingston Fury Renegade de 4 To, cloné depuis le disque d'usine avec Etcher pour garder ses jeux et son compte.

    La barrette SO-DIMM DDR5 d'origine, à côté des Crucial de 32 Go

    Côté tripes, le menu système le confirme bien... La bête contient un AMD Custom CPU 1772 en architecture Zen 4, six cœurs et douze threads à 4,86 GHz, accompagné d'un GPU RDNA 3 (un Navi 33, pour les curieux) avec 8 Go de VRAM. Malheureusement (et là, vous allez chialer), ces 8 Go de mémoire vidéo sont soudés et donc non extensibles. Donc même avec 64 Go de RAM système, vous ne gagnerez quasiment rien en jeu, puisque c'est la VRAM qui fait le boulot graphique. C'est couillon...

    Le menu système après upgrade : 62 Go de RAM, mais toujours 8 Go de VRAM

    Cela signifie que vu les prix de la RAM en ce moment, ça ne vaut pas le coup de l'upgrader sur la Steam Machine. Les 16 Go d'origine suffisent largement pour la plupart des gens (Le prix de la mémoire était justement une des raisons pour lesquelles la Steam Machine coûte plus cher qu'une PS5 Pro, haha).

    Pareil pour le SSD, payer un M.2 4 To, c'est se faire mal au portefeuille pour rien alors qu'un disque dur externe USB de 5 To coûte trois fois moins cher. Un peu plus lent au chargement, certes, mais c'est largement suffisant pour stocker votre ludothèque.

    Mais je suis quand même content de voir que Valve a sorti une vraie machine ouverte, réparable avec un simple tournevis, là où la concurrence nous soude tout comme des déglingos et interdit le moindre accès.

    Merci à ETA Prime pour le démontage en règle !!

    Source : la vidéo d'ETA Prime

  • Friday 26 June 2026 - 18:22
    from Korben

    Dropbox vient de sortir un plugin pour Claude Code , et leur idée c'est de pouvoir brancher vos fichiers Dropbox directement dans vos sessions de dev Claude Code / Cowork.

    Alors je me suis demandé à quoi ça pouvait bien servir et voici ce que j'ai compris. Une fois que le plugin est en place, ça permet à Claude Code d'aller piocher dans votre Dropbox vos docs techniques, vos cahiers des charges, votre code...etc pour s'en faire du contexte. Tout devient de la matière fraiche pour corriger ou générer du code et quand c'est fini, ce qui est produit peut être à son tour stocké sur Dropbox.

    Le plugin sait récupérer les fichiers en fonction de leur nom, de mots clés, de leur emplacement et bien sûr en fonction de leurs méta données. Même vos liens partagés il sait comment les gérer. Bref, il fait tout simplement le passe-plats entre tout le bordel que vous stockez sur Dropbox et Claude Code.

    Cela dit, gardez la tête froide parce que tout ce que l'IA lit part sur les serveurs d'Anthropic pour être traité. Donc évitez quand même de le lâcher sur le dossier qui contient vos contrats, vos mots de passe ou vos données clients. Lui autoriser juste un dossier dédié avec ce que vous acceptez de partager, ce sera plus sain.

    Pour l'installer, ça se passe dans Claude Code sur le web. Vous filez dans le menu Personnaliser, Connecteurs puis vous cherchez Dropbox en parcourant les plugins et vous cliquez sur ajouter. Une auth OAuth plus tard (vos identifiants Dropbox habituels), c'est branché. Un petit /reload-plugins et le plugin s'active alors dans la session en cours.

    En plus de ce plugin, Dropbox propose également un serveur MCP classique en ligne de commande qui est un peu plus souple et surtout peut se brancher dans Cursor, Claude Desktop ou Devin.

    Un bémol quand même, c'est pas open bar... sniiif. Eh oui, Dropbox plafonne tout ça à 5 Mo par fichier lu ou créé via l'intégration, et le contenu pondu par Claude ne se sauvegarde qu'en texte (.txt, .md, .html, .py), et pas en image ni en PDF. Quant aux limites de débit de l'API, on ne les connaît pas.

    Bref, pour les gros fichiers ou les binaires, faudra donc passer par autre chose.

    Si vous vivez dans Claude Code et que votre vie est rangée dans Dropbox, ça vaut peut-être le coup de jeter un œil ici.

  • Friday 26 June 2026 - 17:03
    from Korben

    Les développeurs de Dolphin viennent de mettre un point final à un truc qu'ils se traînaient depuis 16 ans : leur émulateur GameCube et Wii sait maintenant émuler le Game Boy Player.

    Pour tester ça, faut charger une ROM Game Boy via le réglage "Game Boy Player ROM" planqué dans les paramètres GameCube de Dolphin, puis vous lancez le Start-Up disc officiel du Game Boy Player ou le homebrew Game Boy Interface, et c'est parti ! L'émulateur attache alors automatiquement le matériel quand il le faut. Annoncée sous forme de blague le 1er avril, cette version est enfin dispo depuis le 25 juin pour Windows, macOS, Linux et Android.

    Maintenant pour ceux qui débarquent et qui ne sont pas très au fait de l'univers de la GameCube, le Game Boy Player c'était un petit boîtier qu'on clipsait sous la GameCube pour jouer à ses cartouches Game Boy Advance sur la télé. En gros c'est une Game Boy sans écran quoi, et ça envoyait l'image et le son à la console et récupérait les inputs de la manette. Nintendo avait même choisi d'y coller une vraie puce GBA plutôt que de coder un émulateur, parce qu'émuler proprement une GBA à l'époque, c'était mission quasi impossible.

    Et comme supporter le Game Boy Player, ça voulait dire émuler une GBA entière en plus de sa communication avec la GameCube, bah c'est pour ça que ça a pris quelques années. Personne ne voulait se taper ce chantier monstrueux, que l'équipe appelle elle-même "une curiosité". Puis il y a environ cinq ans, quand mGBA a été intégré à Dolphin pour gérer les jeux GameCube qui causaient avec une GBA, d'un coup, la brique manquante était là !! Endrift, le dev du projet s'est alors lancé sur une implémentation... avant que le projet ne s'endorme et tombe dans l'oubli.

    Et ça c'était jusqu'à fin mars, où Billiard, l'un des autres mainteneurs du projet, est retombé sur le code quasi terminé de son précédent collègue et a eu comme idée tordue de le finir pour le sortir le 1er avril.

    Quelques jours de rush plus tard (pull request, review, test, merge, wesh tu connais), le support a fini par arriver quelques heures après minuit le jour J. L'équipe a alors posté une image énigmatique sur ses réseaux sans aucune explication, et a regardé la confusion des gens virer à l'excitation. Sauf que dans la foulée, un autre gars nommé extrems (une encyclopédie vivante de la GameCube et l'auteur de Game Boy Interface) a déboulé dans le chat des devs parce qu'il a tout de suite repéré ce que tout le monde avait loupé : un son strident à vous percer les tympans.

    Le bug était passé sous le radar parce que les tests avaient été faits sur le Start-Up disc officiel, qui filtre et écrase tellement l'audio que ça sonnait juste un peu pâteux. Ils ont dû corriger vite, et c'est désormais propre.

    Après Dolphin c'est pas vraiment un émulateur Game Boy. Il émule la GameCube, la Wii et la Triforce et ce support GB reste un peu en marge, comme une curiosité. C'est pas la meilleure façon de relancer vos jeux Game Boy et pour ça, les émulateurs dédiés font franchement mieux.

    Et tant qu'à faire, cette version 2606 rend aussi enfin jouable The Key of Avalon (le dernier jeu Triforce qui résistait encore), corrige un vieux bug graphique en haute résolution qui traînait depuis la nuit des temps, et apporte enfin les RetroAchievements sur les jeux Wii. En tout cas, ça reste le même bon vieux Dolphin avec lequel un dev a réussi à faire parler Animal Crossing avec une IA en hackant la RAM émulée, si vous aviez loupé ce délire.

    Voilà... 16 ans d'attente, un poisson d'avril foireux, et le plus vieux ticket du projet enfin refermé ! Bravo la team Dolphin !

    À télécharger sur le site officiel .

    Source

  • Friday 26 June 2026 - 16:41
    from Korben

    Monter une vraie IA à la maison, c'est vite une galère. Vous achetez une super machine puis vous collez dessus toute votre liste au père Noël (Chat local, reco vocale, génération d'image, RAG et compagnie) et vous voilà à empiler des dockers à n'en plus finir. Eh bien Light Heart Labs en a eu marre de ces bricolages et nous a pondu Dream Server, un outil qui câble tout ce petit monde à votre place !

    Une seule commande et c'est parti mon kiki (Linux et macOS) :

    curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/Light-Heart-Labs/DreamServer/main/dream-server/get-dream-server.sh | bash
    

    Ou Windows :

    Set-ExecutionPolicy -Scope Process -ExecutionPolicy Bypass
    git clone https://github.com/Light-Heart-Labs/DreamServer.git
    cd DreamServer
    .install.ps1
    

    Ça va lancer le script qui va ensuite tout paramétrer tout seul et choisir le modèle d'IA qui collera le plus à votre matériel, et cela que vous ayez une RTX 4090, un Mac M4 avec mémoire unifiée ou encore une puce AMD Strix Halo voire un vieux PC sans GPU.

    Ensuite, pendant que le LLM se télécharge à fond les ballons, un autre petit modèle de 1,5 milliards de paramètres en backup afin que vous puissiez quand même "discuter" avec votre Dreamserver.

    Le rôle de Dreamserver c'est donc juste de prendre toutes les briques de l'IA pour vous en faire un truc clé en main. Open WebUI pour le chat, llama-server pour l'inférence, Whisper et Kokoro pour la voix, ComfyUI pour les images, Qdrant pour le RAG, SearXNG pour la recherche web sans mouchard, et bien sûr n8n pour brancher tout ça à vos automatisations.

    Et une fois que c'est en route, suffit de lancer la commande dream et là vous pourrez tout faire.

    Par exemple dream status pour visualiser l'état des services et du GPU, dream model swap T3 pour changer de "palier" sur votre matos, dream enable n8n pour activer une extension ou encore dream mode hybrid pour avoir de l'inférence en local avec possibilité de basculer sur une IA dans le cloud via une API.

    Dreamserver reste un orchestrateur, et pas un moteur IA magique, donc si vous adorez tout assembler vous-même, vous n'avez clairement pas besoin de ça. Par contre, si vous vous en foutez, et que vous voulez juste votre IA qui tourne ce soir, ça vous fera gagner des heures de bidouille.

    Faut dire qu'à mesure que l'IA devient une infrastructure de base, dépendre à 100% d'un abonnement cloud qui peut tripler ses tarifs ou couper votre accès du jour au lendemain, ça craint un peu. Donc je pense qu'on est tous bien contents d'avoir des solutions clé en main comme celle-ci.

    Si ça vous tente, c'est sur le dépôt de Dream Server .

  • Friday 26 June 2026 - 16:16
    from Korben

    Y'a un truc dont on parle pas assez dans le milieu tech je trouve, et pourtant tout le monde le constate : Une grande partie des communautés autour du logiciel libre, de Linux, du dev...etc sont devenues des endroits franchement hostiles. Des clubs fermés, peuplés quasi exclusivement de mecs, qui passent leur temps à expliquer aux autres qu'ils sont de gros nuls, qu'ils posent des questions de noobs, ou encore qu'ils ne tapent pas sur leur clavier comme il faut et j'en passe... Oui je parle bien entre autres du fameux barbu Linux qui vous toise parce que vous utilisez Ubuntu et pas Arch que vous avez compilé à la main.

    Et le pire, c'est que tout ça est documenté et chiffré, et même reconnu par les pontes du milieu eux-mêmes ! Vous allez voir...

    Prenez Linus Torvalds par exemple. C'est le créateur de Linux et pendant des années, il a insulté publiquement des développeurs sur la mailing list du kernel, leur balançant que leur code était une honte et compagnie. En septembre 2018, il a toutefois fini par mettre les choses à plat dans un mail d'excuses où il écrit noir sur blanc que ses attaques étaient "non professionnelles et injustifiées", et qu'il voulait s'excuser auprès des gens que son comportement avait blessés et je cite, "possiblement complètement chassés du développement du kernel". Il a même pris une pause pour aller se faire aider à comprendre ses émotions. Si même le mec au sommet de la pyramide reconnaît qu'il a fait fuir des contributeurs à coups de mépris, vous imaginez un peu l'ambiance qui grouille en dessous...

    D'ailleurs, trois ans plus tôt, en 2015, une développeuse majeure du kernel avait déjà claqué la porte. Sarah Sharp, celle qui maintenait le pilote USB 3.0, était pourtant loin d'être une débutante. Dans son billet Closing a door , elle explique notamment qu'elle n'arrive plus à contribuer à une communauté où elle était respectée pour ses compétences mais jamais respectée en tant que personne.

    Violence verbale, blagues sexistes et homophobes, voilà tout ce qu'elle subissait. Et en 2015, malheureusement, elle criait vraiment dans le désert. Personne ne l'a écouté et il aura fallu attendre 2018 et les excuses de M. Torvalds pour capter qu'il y avait un sérieux problème.

    Je vous ai dit aussi que j'avais des chiffres, alors les voilà... En 2017, une étude publiée dans PeerJ a analysé plus de 3 millions de pull requests sur GitHub et le résultat bien que fascinant m'a déprimé. Le code proposé par des femmes est accepté à un taux plus élevé que celui des hommes, environ 79% contre 75%. SAUF quand leur genre est identifiable. Cela veut dire que quand on sait que c'est une femme, on accepte moins son code, alors même qu'en moyenne il est meilleur. Affreux non ?

    La même année, l'enquête Open Source Survey de GitHub plantait également le décor en annonçant qu'il y avait environ 95% d'hommes, 3% de femmes et 1% non binaire parmi les contributeurs (le 1% restant c'est l'arrondi, btw). Et tristement, les femmes rapportaient bien plus souvent du langage qui les mettait mal à l'aise, et des remarques stéréotypées ("Pas mal pour une femme !", "T'es blonde ou quoi ?", ce genre de saloperies sexistes).

    Voilà où en est la belle méritocratie du logiciel libre !

    Et du côté de l'entraide soi-disant légendaire, c'est pas plus glorieux. Stack Overflow, le site où des millions de devs vont chercher de l'aide tous les jours, a carrément publié en 2018 un mea culpa officiel . Leur responsable "culture" y écrit que trop de gens vivent Stack Overflow comme un endroit hostile ou élitiste, en particulier les codeurs débutants, les femmes et les personnes de couleur.

    Le vrai problème, selon lui, ce n'est pas la communauté, c'est qu'on a appris aux utilisateurs à dire aux autres ce qu'ils font de travers sans jamais leur apprendre à le faire correctement. C'est ce bon vieux RTFM de connard balancé à la gueule des débutants qui après n'osent plus poser de question.

    Et tout ça, ça coûte cher, figurez-vous. Oui, oui, la Tech Leavers Study du Kapor Center , en 2017, a chiffré à 16 milliards de dollars par an le coût du turnover provoqué par une culture de travail injuste dans la tech. Les femmes, les minorités, les gens qui ne rentrent pas dans le moule, bah ils se barrent. Une autre enquête, Elephant in the Valley , montrait même que 60% des femmes de la Silicon Valley qui avaient +10 ans d'expérience avaient subi des avances sexuelles non désirées.

    Bon, maintenant je vais quand même vous parler de moi, parce que tout ça, je le constate aussi depuis vingt ans.

    Pour ma part, si je me suis retiré des réseaux sociaux, et je parle même des réseaux plus barbus, les Mastodon et compagnie censés être plus sains, c'est à cause de ça. Cette hostilité permanente, ce besoin maladif de certains de vous expliquer pourquoi vous avez tort, pourquoi votre choix technique est nul, pourquoi vous n'êtes pas un "vrai". Et si j'ai fermé mes commentaires il y a des années, c'est exactement pour la même raison. Pas parce que je ne voulais plus discuter avec vous, mais parce que je ne voulais plus servir de défouloir à une poignée de types qui confondent intelligence et agressivité.

    Sachez que sur cette planète, 100% des problèmes que j'ai eus (et que j'ai encore) dans ma vie perso comme dans ma vie pro, ont été causés par des hommes. Pas 90%. 100% ! Et à chaque fois que quelqu'un m'a défendu, m'a tendu la main, m'a aidé quand j'étais au sol, c'était dans 80% des cas des femmes. Alors je le dis tout simplement, merci à elles, vraiment, du fond du cœur.

    Donc voilà, messieurs les toxiques de la tech, sachez-le, je vous évite du mieux que je peux, parce que vous n'êtes pas les personnes ouvertes et sympathiques que vous pensez être. J'ai toujours refusé de rentrer dans vos cases et je pense que pour votre bien et celui du Monde en général, ce serait chouette à un moment d'arrêter de vous comporter en boy's club de connards, et surtout arrêter de croire que la tech vous appartient et que tous ceux qui ne pensent pas comme vous méritent de se faire détruire en place publique.

    Et aux femmes, aux noobs, aux curieux, et à tous ceux qui ne sont pas ces clones qui se marrent à chaque blague sexiste, sachez que la tech, elle est à tout le monde.

    Elle l'a toujours été d'ailleurs.

    Franchement, je vous le dis, moi je trouve ça triste parce que ce milieu, moi je l'aime, j'y suis depuis le tout début, probablement bien avant eux et le voir se transformer en cour de récré pour mecs aigris incapables de gérer leurs émotions, et voir surtout que ça empire d'année en année, bah ça me fout le cafard.

    Ah et si mon article vous a donné la rage et que vous voulez me casser la gueule, c'est probablement parce que vous vous êtes bien bien reconnu en 4K UHD Dolby Atmos avec les sous-titres et que vous venez de comprendre que vous n'êtes pas ce gars altruiste que vous pensez être... Déso / pas déso 😘 hein.

  • Friday 26 June 2026 - 14:22
    from Korben

    Il y a deux ans, Apple lâchait le Game Porting Toolkit en jurant ses grands dieux qu'on pourrait faire tourner des jeux Windows sur un Mac Apple Silicon. À l'époque je vous disais que le gaming Windows sur Mac, c'était donc plié. Hé bien la version 4.0 vient de sortir en bêta, et cette fois les chiffres donnent raison à cette promesse !

    La nouvelle version du traducteur maison de GPTK (baptisé D3DMetal 4) transforme dorénavant le DirectX 12 des jeux en Metal 4, le moteur graphique d'Apple.

    Le youtubeur Andrew Tsai, dont j'ai mis le test dans cet article, a donc benchmarké 20 gros titres Windows pour mesurer le gain, et certains résultats piquent fort.

    Black Myth Wukong passe par exemple de 60 à 80 fps sur un MacBook Pro M3 Max, juste en changeant de système et de version de traduction ! Red Dead Redemption 2 gagne 25% de perfs sur le MacBook Neo, la petite machine d'Apple à 600 balles avec sa puce A18 Pro et ses tout petits 8 Go de RAM (le chip de l'iPhone 16 Pro, quoi).

    Black Myth Wukong : à gauche GPTK 3.0 sur macOS 26 (~60 fps), à droite GPTK 4.0 sur macOS 27 bêta (~80 fps).

    Et le phénomène c'est 007 First Light, un AAA tout récent que personne ne pensait voir démarrer sur Mac, qui tranquillou nous crache du 70 fps en 1080p sur le M3 Max. Mais bien sûr, y'a un petit piège caché quand même pour celui-là. En fait, à chaque lancement, comptez 20 bonnes minutes de compilation de shaders avant de pouvoir jouer. Mais une fois dans le jeu c'est nickel. CodeWeavers finira sûrement par corriger ça, cela dit...

    D'ailleurs, petit ajout, Alexandre, un lecteur, m'a signalé qu'un utilisateur de Reddit a pondu un outil open source pour contourner ça, 007 Shader Commander . Le principe, sauvegarder le cache de shaders D3DMetal une fois qu'il est constitué, puis le restaurer avant chaque lancement histoire de ne pas tout recompiler. Résultat chez lui, on passe de 20 minutes à 3 secondes au démarrage. Le projet est tout jeune (v0.0.1) et pensé pour CrossOver, mais si vous galérez sur 007, ça vaut le coup d'œil. Merci à lui !

    007 First Light en 1080p sur un MacBook Pro M3 Max, environ 73 fps via GPTK 4.0 et le chemin DirectX 12 vers Metal 4.

    Mais alors pourquoi ça va plus vite, ma chère Micheline ?

    Hé bien ("ma chère Maïté", allez, on joue le jeu !!) parce que GPTK 4 est taillé pour Apple Silicon et ne traîne plus ce boulet qu'est la compatibilité Intel. Ça débloque donc des trucs comme l'interpolation d'images de MetalFX. Notez qu'en dessous, c'est toujours CrossOver et ce bon vieux Wine qui font le sale boulot de traduction, comme depuis le début.

    Autre bonne surprise, les fameuses fuites mémoire des jeux Naughty Dog. Avant, Uncharted 4 ou The Last of Us 2 qui vous bouffaient 34 Go de RAM en quelques minutes, ben maintenant il vous faudra des heures pour atteindre le même niveau de conso RAM. C'est donc pas encore parfait, mais c'est largement jouable.

    De son côté, comme on peut le voir dans la vidéo, Spider-Man 2 nous colle un magnifique bug de T-pose si vous n'avez pas une puce M5, parce que le jeu réclame des fonctions GPU absentes des puces précédentes. Et de leur côté, Monster Hunter Wilds bégaie, Street Fighter 6 plante une fois sur deux.

    Spiderman en T-Pose

    Bref, on est sur de la bêta, faut le savoir.

    Mais quand ça marche, ça marche fort ! Rien que Tekken 8 qui tourne à 60 fps en ligne, c'est le plus fluide que ce jeu ait jamais eu sur un Mac. Star Wars Battlefront 2 dépasse aussi les 120 fps et Hellblade 2, Expedition 33 ou Resident Evil 9 tournent sans broncher.

    Pour jouer correctement, prévoyez quand même un Mac avec de la RAM et de quoi installer la bêta de macOS 27.

    En tout cas, voir un James Bond next-gen tourner sur un MacBook, moi ça me plait !

    Source (les 20 benchmarks d'Andrew Tsai) et AppleInsider .