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  • Wednesday 01 July 2026 - 16:00

    La boutique de l’enseigne française éco-friendly située dans le centre commercial de Vélizy 2 a été le théâtre d’une scène particulièrement étonnante. En effet, Léa C., encadrante dans le social, a battu un record en ne passant que 2 minutes 20 au sein du magasin, ce qui a totalement choqué le directeur. « Normalement, les gens traînent dans les rayons, reniflent les huiles essentielles, testent les fauteuils de massage, jouent avec un casse-tête en bois, avant de repartir, au bout d’une quinzaine de minutes, avec des chaussettes en alpaga. »

    Léa, la cliente, a été la première surprise par la réaction de l’équipe de Nature et Découvertes. « Je n’ai pas compris pourquoi ils me regardaient comme une bête de foire. J’avais besoin d’une ceinture bouillotte artisanale en graines de lin, donc je l’ai prise et je suis passée directement en caisse. Ça me paraît logique ». Une attitude qui a stressé tout le monde, comme nous l’explique une membre du staff. « On pensait qu’elle avait une urgence vitale, que c’était une question de vie ou de mort, parce qu’elle n’avait même pas testé le masseur de crâne, ni bu de tisane gratuite… Alors qu’elle nous a dit qu’elle n’était même pas pressée ! C’est vraiment un comportement de psychopathe ».

    Une cliente coutumière du fait…

    Ce n’est pas la première fois que Léa fait parler d’elle, puisqu’elle est aussi connue pour être la personne qui avait acheté seulement deux articles chez Zara, alors qu’une promotion proposait les 4e et 5e articles gratuits.

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  • Wednesday 01 July 2026 - 15:00

    C’est entièrement gazeux, vêtu d’un crop-top mauve, d’une tête de singe, d’un torse bionique et de 742 tentacules portant des gants de croquet, que celui que l’on appelle communément “Dieu” entre dans nos locaux debout sur deux échasses. Lorsqu’on l’interroge sur la question des religions, ce dernier soupire bruyamment. “Honnêtement, tout ça c’est très joli mais ça n’a absolument rien à voir avec moi” raconte-t-il. “J’étais là à l’origine des Temps et je peux vous l’affirmer : la Terre, c’est le Big Bang, pas moi” poursuit-il dithyrambique. “De même, je n’ai jamais demandé à haïr les homosexuels, à fouetter les femmes infidèles ou à sauver des animaux d’un déluge. Moi tout ce que j’ai demandé, c’est qu’il y ait plus de chips dans les paquets de Pringles” ajoute-t-il, avant de nous confier “être totalement stérile” et “n’avoir aucun fils”.

    Questionné sur la question de la foi humaine, Dieu botte en touche. “La foi c’est une question intime et il est hors de question que je dise aux gens quoi penser. Moi-même, j’ignore qui m’a créé même si je crois dur comme fer être un fils de Mega-God, un être parfait et omniscient qui m’a façonné en 7 jours à partir d’un trognon de pêche, d’une boule de glaise et de 15 bouillons de cube.” raconte-t-il, ému. “C’est ce qui me semble le plus logique mais encore une fois, je ne suis sûr de rien” poursuit-il, en faisant apparaître de nulle-part un agneau qu’il sacrifie sur notre moquette “en l’honneur de son Créateur”. 

    Concernant les trois textes dits “sacrés”, Dieu déclare les avoir lus dans le détail mais ne pas avoir réussi à rentrer dans l’histoire. Entre “paraboles grotesques”, “propos archaïques” et “incohérences notoires”, ce dernier avoue qu’il aurait préféré “qu’on le contacte directement pour travailler avec les auteurs sur sa biographie plutôt que laisser ces derniers imaginer n’importe quoi dans le seul but de faire vendre”. 

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  • Wednesday 01 July 2026 - 12:21
    from Silicon

    Deux pas en avant, un pas de côté et un pas en arrière.

    VillageSQL juge ainsi le nouveau modèle de gouvernance de MySQL. Il s’inquiète d’une concentration des pouvoirs dans les mains d’Oracle et des hyperscalers.

    Des élections communautaires… dans 2 ans

    AWS, au contraire, se réjouit de l’initiative : « Pour la première fois depuis qu’Oracle a acquis MySQL, d’autres organisations ont un rôle défini dans [son] développement ». Il faut dire que la branche cloud d’Amazon est représentée tout au sommet de la pyramide : elle siège au comité de pilotage.

    D’après le document de gouvernance, ce comité doit réunir initialement « 5 à 7 personnes représentant Oracle (majorité), d’autres hyperscalers, des utilisateurs de MySQL et des membres de la communauté open source ».

    AWS apporte une précision : 4 sièges ne sont pas détenus par Oracle.

    Ce dernier nomme l’ensemble des membres initiaux du comité, pour 2 ans. Lorsque ce mandat arrivera à terme, des élections communautaires auront lieu pour les sièges hors Oracle. Autant de temps à attendre pour aller vers une gouvernance vraiment ouverte, déplore VillageSQL.

    Oracle, décisionnaire à tous les échelons

    Du côté d’Oracle, on explique que le comité de pilotage fonctionnera certes avec AWS et Google Cloud… mais aussi avec « des perspectives supplémentaires d’utilisateurs de MySQL ».

    Plutôt que ces « perspectives supplémentaires », AWS préfère mettre en avant les rôles de contribution structurés que crée le modèle de gouvernance. Un système à 5 échelons, en l’occurrence, avec des critères objectifs pour passer de l’un à l’autre. Par exemple, pour devenir project lead, avoir réalisé 30 à 50 contributions « de qualité » dans un sous-système majeur de MySQL.

    VillageSQL salue « une vraie structure avec de vrais critères ». Il souligne néanmoins qu’à la majorité des échelons, Oracle a la main. Cela commence avec les committers, chargés de valider les contributions. Pour le moment, seul Oracle les nomme. Même chose pour les chefs de projets. Pour ce qui est des core project leads (maintien de la cohérence technique, de la qualité et de la stabilité du projet dans son ensemble), il n’existe pas, en l’état, de voies de recrutement externe.

    Oracle s’engage, sans fixer d’échéance, à accorder à des membres de la communauté le statut de committer pour les éléments qui ne font pas partie du cœur fonctionnel (extensions, connecteurs…).

    Un ticket préférentiel pour les hyperscalers ?

    VillageSQL assimile le modèle de gouvernance à celui d’une fondation, où des entreprises – ici, les hyperscalers – achètent un ticket en échange d’une représentation au board. C’est une manière de financer un projet, admet-il. Et de combler les vides qu’ont laissés les coupes claires effectuées l’an dernier dans l’équipe MySQL. Mais de son avis, l’absence de « membres indépendants de la communauté » est préocuppante. Difficile, en tout cas, de parler de « gouvernance ouverte »…

    Dans cette communauté, il faut inclure la Fondation OurSQL, récemment mise en place après qu’Oracle a refusé de suivre cette approche. Le modèle de gouvernance peut être vu comme une réponse, globalement cohérente avec la manière dont l’entreprise de Larry Ellison a géré les autres projets open source de son portefeuille, comme Java et OpenOffice.

    VillageSQL évoque Fedora, dont le comité de pilotage est entièrement élu par la communauté. Il mentionne aussi PostgreSQL, qui « fonctionne purement à la méritocratie ». Et Linux, qui « avance avec Linus [Torvalds] comme ‘dictateur bienfaisant’ ».

    Collaborer d’abord sur le code publié

    Le chantier d’ouverture de MySQL avait véritablement démarré en janvier 2026, au sortir d’une réunion de la communauté à Bruxelles. Ayant pris acte du climat, Oracle avait pris quantité d’engagements. Il en a notamment résulté une roadmap publique pour l’édition communautaire, incluant les rapports de bugs. On y trouve, entre autres items :

    • Prise en charge native des magasins et des index vectoriels (Amazon est demandeur)
    • Serveur MCP
    • Gestion des versions de tables (en s’inspirant de ce que propose MariaDB)
    • Types de données BOOLEAN, UUID et SQL ARRAY
    • Migration de divers projets vers le nouveau modèle d’extensibilité référent (Component Framework)
    • Extension de ce modèle au moteur de requête (types de données, méthodes d’accès à l’index, opérateurs…)
    • Intégration de Health Monitor dans les déploiements sur site

    Le processus de contribution a été centralisé sur GitHub. Quatre webinaires ont eu lieu depuis fin février. Le point focal est pour le moment la collaboration sur le code publié. Oracle promet d’aller ultérieurement vers une dimension plus « temps réel ». En particulier en impliquant la communauté plus en amont sur les discussions de conception.

    Illustration © your123 – Adobe Stock

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  • Tuesday 30 June 2026 - 18:46
    from Silicon

    Aux États-Unis, les autorités exécutives indépendantes sont désormais inconstitutionnelles. Il convient donc d’annuler le Data Privacy Framework.

    Ainsi Max Schrems interprète-t-il une décision de la Cour suprême. Celle-ci a donné raison à Donald Trump dans son litige avec Rebecca Slaughter. En mars 2025, il avait démis de ses fonctions cette commissaire de la FTC (Federal Trade Commission), au motif que son action n’était pas en cohérence avec les priorités de l’administration.

    La FTC, un « cas à part » depuis 1935

    L’intéressée avait porté plainte. Dénonçant une entorse à la Constitution, elle invoquait notamment un jugement remontant à 1935. La Cour suprême avait alors donné raison à un autre commissaire de la FTC, que Franklin Roosevelt avait destitué sans donner de motif. Les juges avaient considéré que certains fonctionnaires nommés par le président pouvaient « remplir des fonctions exécutives », mais ne pas pour autant « exercer une partie du pouvoir exécutif ». C’était, selon eux, le cas à la FTC, dont les responsabilités n’étaient ni politiques ni exécutives, mais « essentiellement quasi judiciaires et quasi législatives ». De là, les commissaires n’avaient à répondre qu’au Congrès et aux tribunaux.

    Le Congrès n’a pas son mot à dire

    Cette jurisprudence n’a pas survécu au temps, ont estimé les juges qui ont donné raison à M. Trump (à 6 contre 3). D’après eux, les agences dites indépendantes ne le sont pas au sens où elles ne seraient responsables que vis-à-vis du peuple. Leur personnel est destituable par le président, sans que le Congrès ni les tribunaux puissent y opposer de limites ; c’est un corollaire de la Constitution depuis ses origines. Quant à la FTC, ses actions, couvrant presque toutes les facettes de l’économie nationale, relèvent indubitablement du pouvoir exécutif.

    Le jugement de première instance avait été favorable à Mme Slaughter. La Cour d’appel l’avait confirmé, notant que les limites imposées au pouvoir présidentiel devaient garantir le caractère bipartisan des agences concernées.

    Des effets en cascade sur le Data Privacy Framework ?

    Pour Max Schrems, l’issue de l’affaire rend caduc le Data Privacy Framework. Ce cadre, qui autorise les transferts de données personnelles entre l’UE et les États-Unis, repose en effet sur une « autorité de contrôle indépendante »… que la Commission européenne a considéré être la FTC.

    Il existe bien d’autres autorités sectorielles comme le département des Transports, lui aussi mentionné dans le Data Privacy Framework. Mais à en croire Max Schrems, il ne saurait se substituer à la FTC. D’abord parce que ses fonctions sont plus restreintes… mais aussi, de toute façon, parce que le jugement de la Cour suprême l’affecte aussi, comme tous les organes exécutifs indépendants.

    Dans la lecture de Max Schrems, le jugement englobe aussi le fameux DPRC (Data Protection Review Court), ce « tribunal indépendant » au statut contesté (il s’agit d’un organe du département de la Justice).

    Il existerait désormais plus globalement un conflit entre la Constitution US et les traités européens qui exigent des autorités de contrôle indépendantes. Dans ces conditions, Max Schrems appelle Bruxelles à préparer un plan de sortie du Data Privacy Framework. Il incite à passer par la voie réglementaire, par exemple dans le cadre du paquet « Souveraineté technologique ». À défaut, affirme-t-il, l’association noyb, dont il est président, ira en justice…

    Illustration © PromessArt Studio

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  • Tuesday 30 June 2026 - 16:17

    C’est un Sébastien Lecornu visiblement très perturbé qui a été aperçu faisant les cent pas ce mardi matin sur le perron de Matignon. Dans une vidéo amateur diffusée sur TikTok, on peut y voir le Premier ministre, hors de lui, scander haut et fort qu’il ne dévoilera aucun des résultats du dépistage antidrogue mené depuis le 16 juin sur les ministres et les hauts fonctionnaires, avant de demander à une agrafeuse, une poule, un pot de rillettes et Olivier Faure s’ils avaient d’autres questions. 

    Interrogé par nos confrères de Le Monde sur les circonstances de cette scène surréaliste, Sébastien Lecornu préfère botter en touche. « Écoutez, moi comme tous mes collègues n’avons rien à nous reprocher, mais si vous voulez davantage de réponses, alors je vous laisse en parler avec Titou, mon bras droit » conclut-il, avant de jeter prestement devant lui un melon d’eau affublé d’une perruque mauve, de lunettes d’aviateur et d’un faux nez en mousse. 

    Un refus de rendre les données publiques très critiqué à droite comme à gauche, mais également dans la sphère médiatique, à l’image de Cyril Hanouna qui est apparu très remonté dans TBT9, qualifiant le comportement du gouvernement « d’absolument honteux », de « carrément suspect », et « la preuve que nos élites s’en foutent des tonnes dans le pif en étant totalement déconnecté de la réalité », avant de demander en direct leur avis sur la question à deux ronds de serviette, une part de flan et son propre sexe. 

    Photo Getty

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  • Tuesday 30 June 2026 - 15:54
    from Silicon

    Quand des modèles arrivent sur SageMaker plusieurs semaines voire plusieurs mois après leur lancement sur Bedrock, cela peut donner envie de migrer d’un service à l’autre.

    Mi-2024, Slack avait fait la bascule… en partie sur ce fondement. En toile de fond, l’intégration recénte de fonctionnalités de recherche et de résumé portées par des LLM.

    SageMaker et les « travaux de plomberie »

    L’architecture initiale déployée sur SageMaker impliquait un VPC d’entiercement. Les LLM s’y exécutaient, Slack pouvant par là même garantir aux utilisateurs que leurs données « [restaient] en interne ».

    architecture détaillée Slack AI SageMaker

    Pour maximiser la disponibilité, ces conteneurs furent déployés sur plusieurs régions AWS. Cela ne résolvait toutefois pas la latence de mise à l’échelle. Ni la disponibilité intermittente des GPU A100 et H100, ainsi que la nécessité de surprovisionner pour respecter les SLA.

    Slack avait éliminé le problème de scaling avec de la planification cron. Et celui du surprovisionnement en passant par de la réservation de capacité à la demande.
    À la coordination manuelle et aux « travaux de plomberie », il a cependant fini par privilégier une gestion automatisée de la capacité. Bedrock la lui a apportée… en plus, donc, d’un accès plus rapide aux derniers modèles.

    Malgré Bedrock, de la capacité restait sous-utilisée

    Mi-2024, Bedrock satisfaisait les attentes de Slack en matière de sécurité et de conformité (il avait obtenu la certification FedRAMP, niveau intermédiaire). Au-delà de l’aspect managé (plus besoin de gérer individuellement des instances GPU), il a permis d’adapter le compute aux charges de travail. En jouant, en l’occurrence, entre le débit provisionné et la capacité à la demande.

    La première option fut utilisée pour les fonctionnalités interactives sensibles à la latence, comme le résumé de canal.

    résumé conversation

    La seconde le fut pour les workloads prévisibles à fort pic de charge, tel le récapitulatif quotidien.

    récapitulatif

    Cette association a contribué à réduire les ressources inutilisées. Il a néanmoins fallu, pour assurer une bonne expérience sur certaines fonctionnalités, se caler sur un pic de trafic, quand bien même il n’était atteint que dans une région géographique. Ce fut le cas pour le brief quotidien, dit « vue Aujourd’hui ». L’usage était plus important aux États-Unis qu’en Europe et en Asie, engendrant une sous-utilisation de capacité.

    Un effet de verrouillage avec le débit provisionné

    Le débit provisionné présentait un autre écueil : la nécessité de s’engager sur 1 à 6 mois. Dans l’univers des LLM, où les progrès sont rapides, cela réduit l’aptitude à suivre la cadence. Slack choisissait effectivement souvent d’attendre que ses engagements arrivent à expiration pour changer de modèle.

    Dans ce contexte, tout a progressivement migré vers de l’infra à la demande, moyennant une étape intermédiaire basée sur un système de débordement. Bedrock s’est révélé efficace pour faire du routage multirégion en fonction de la disponibilité. Mais le modèle de ressources partagées a engendré des niveaux de service variables – un problème qui ne se posait pas avec le débit provisionné. Et soulevé un risque de concentration, autrement dit d’exposition aux pannes sur l’infrastructure globale.

    Slack a donc construit une forme de résilience. Il a établi, pour chaque fonctionnalité IA, une hiérarchie de modèles. Un basculement s’orchestrait en cas de dégradation de certains indicateurs (délai pour le premier token, plafonnement du débit de requête, niveau de satisfaction client…).

    Du multicloud… moyennant normalisation

    Ce mécanisme ne protégeait pas contre l’exposition aux pannes globales. Slack avait par ailleurs constaté que les catalogues de modèles différaient entre clouders. Deux aspects qui ont motivé le passage au multicloud.

    Début 2026, Slack AI s’étendait officiellement à Google Cloud. Il affirme qu’ajouter le catalogue de Vertex AI à celui de Bedrock lui a permis d’améliorer d’environ 10 % ses indicateurs de qualité sur les « tâches de raisonnement complexe ». Et de réduire de 67 % la latence sur les « petits » workloads (peu gourmands en tokens).

    Le multicloud lui a aussi permis d’implémenter davantage de stratégies de routage du trafic, à base de divers circuit breakers et d’A/B testing. Pour résoudre le problème des démarrages à froid, il a implémenté une authentification sans secrets et une couche de normalisation API. Il a aussi fallu développer une stack unifiée pour le monitoring, les dashboards natifs de l’un et de l’autre laissant des zones d’ombre. S’est également posé le défi du suivi des coûts, plus délicat lorsque des workloads basculent dynamiquement entre clouds. Quant aux ingés, ils ont dû se former sur les deux écosystèmes…

    Illustration principale générée par IA

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  • Tuesday 30 June 2026 - 14:34

    Choisi unanimement par les deux pays, le docteur Stephen D. Jefferson s’occupera du cas épineux de la relation entre l’Iran et les Etats-Unis. Avec près de 35 ans d’expérience dans le domaine de l’amour et de l’intime, ce spécialiste n’a pas peur de s’occuper de cas internationaux : « Les Etats-Unis est un pays jeune, plein de fougue et d’audace, persuadé d’être encore la première puissance mondiale, tandis que l’Iran est un pays millénaire, tiraillé entre le poids de la tradition et la volonté de peser sur la scène internationale. C’est une relation intense, destructrice, entre deux esprits fiers, mais tellement passionnante ! »

    Selon l’Iran, la relation a commencé à se fissurer avec l’arrivée d’Israël, et le Dr Jefferson abordera le sujet frontalement : « Dans mon cabinet, il n’y a pas de non-dit, on est aussi là pour crever l’abcès. Le comportement des Etats-Unis a été fortement influencé par celui d’Israël, et il est nécessaire d’en parler. Je ne suis pas là pour dire qui a raison et qui a tort, mais l’Iran a mal vécu cette période, ce changement de comportement. Quand on croit connaître quelqu’un pendant des années et qu’une nouvelle connaissance vient tout chambouler dans la relation, parce qu’elle a quelque chose de plus, de différent, cela peut être très perturbant. La jalousie n’est jamais loin… » 

    C’est ici que le chantage au détroit d’Ormuz a commencé : ouvert un jour, fermé le lendemain, l’Iran a joué de sa position pour compliquer la relation, selon son humeur. Sur la scène internationale, on attend beaucoup de cette consultation. Le premier rendez-vous est fixé pour la semaine prochaine, au tarif de 90 000 dollars de l’heure.

    Photo Pexel

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  • Tuesday 30 June 2026 - 11:12
    from Silicon

    Ce n’est pas au contribuable d’assumer les coûts de raccordement et de renforcements de réseau nécessaires à l’installation de datacenters.

    Telle est l’opinion de la Région Île-de-France. Elle désapprouve le mécanisme de financement actuel, fondé pour « une part significative » sur le TURPE (Tarif d’utilisation du réseau public d’électricité). Cela « renchérit le coût de l’électricité pour tous et ne peut que freiner l’électrification des usages », estime-t-elle. Et d’inciter les opérateurs de datacenters à prendre en charge l’ensemble des frais en question.

    Le souhait d’un intéressement fiscal pour les collectivités

    Sur les 322 datacenters nationaux recensés à fin 2024, l’Île-de-France en accueillait 44 %, pour 65 à 70 % de la puissance installée. C’est dans ce contexte qu’elle a élaboré une stratégie pour encadrer les nouvelles implantations.

    Parmi les perspectives, ouvrir une réflexion nationale autour d’un intéressement fiscal pour les régions et collectivités d’implantation. La Région entend plus globalement leur permettre de peser face à l’État, dont le rôle dans l’instruction et la priorisation des projets se renforce avec les évolutions du cadre législatif applicable aux infrastructures numériques. En première ligne, la loi de simplification de la vie économique, adoptée en mai. Elle introduit la possibilité de qualifier certains datacenters comme projets d’intérêt national majeur. Ce qui permet d’accélérer les procédures d’instruction.

    Un appel à prioriser la « valeur ajoutée territoriale »

    Aux collectivités locales, la Région promet aussi une aide à la négociation de contreparties – tout en « [évitant] les approches fragmentées ou concurrentielles entre territoires ». Dans cet esprit, elle prône une priorisation « fondée sur la valeur ajoutée territoriale ». Entre autres critères envisagés : retombées économiques et emploi, adéquation aux ressources disponibles, valorisation de la chaleur fatale… et compatibilité avec le schéma directeur environnemental de la Région (SDRIF-E).

    Ce dernier fut adopté en septembre 2024 et approuvé définitivement en juin 2025 par décret en Conseil d’État. Il établit des principes directeurs pour les nouvelles implantations de datacenters. Celles-ci doivent, en particulier, se faire prioritairement dans les sites d’activité économiques existants. En règle générale, pas d’extension urbaine… sauf en l’absence d’alternatives au sein d’espaces déjà urbanisés, « notamment sur des fonciers complexes, en reconversion ou issus de friches ».

    La stratégie constitue un levier de déclinaison opérationnelle des principes directeurs du SDRIF-E. Elle est aussi censée garantir une cohérence avec les autres documents de planification régionale. Dont le SRDEII (schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation) et le PRACC (plan régional d’adaptation au changement climatique).

    Raccordements : « premier prêt, premier servi » plutôt que « premier arrivé, premier servi »

    Au-delà des principes établis, la Région se dit favorable à une évolution des règles de priorisation des raccordements. RTE a lancé une consultation à ce sujet début 2026. Aujourd’hui, on est sur une logique « premier arrivé, premier servi ». Le gestionnaire du réseau de transport d’électricité veut passer à du « premier prêt, premier servi ». L’Île-de-France soutient cette ambition, pour « limiter la patrimonialisation des capacités de raccordement, la saturation artificielle des files d’attente et l’allongement des délais pour les projets effectivement prêts à être déployés ».

    Il s’agit plus globalement d’encourager une planification compatible avec les capacités du réseau électrique. Objectif : préserver les possibilités de raccordement futur pour « des projets industriels, des équipements publics essentiels et des infrastructures de mobilité ». En toile de fond, également, la « double pression foncière » que peuvent engendrer les datacenters mal localisés vis-à-vis du réseau électrique. Les besoins de renforcements (création ou extension d’un poste source, nouvelles liaisons) mobilisent effectivement à leur tour du foncier.

    Un groupement public pour la mutualisation d’infrastructures

    La Région dit aussi vouloir renforcer son soutien aux briques technologiques de la chaîne de valeur. Elle mentionne l’attribution, fin 2024, d’une aide de 3 M€ dans le cadre de l’appel à projets « Grands lieux d’innovation ». Le bénéficiaire : « Open AI Infrastructure Factory », qu’Eclairion déploie dans l’Essonne pour Mistral AI. Plus récemment (juin 2026), il y a eu la signature d’un partenariat avec VSORA (puces), ZML (logiciels) et Scaleway (hébergement).

    Autre référence sur ce sujet : le GIPC (Groupement d’infogérance publique communautaire). La Région et Val-d’Oise Numérique sont membres fondateurs de cette structure sans capital ni but lucratif qui favorise la mutualisation d’infrastructures IT entre acteurs publics. L’Inserm et l’ARS Île-de-France font partie des adhérents.

    Début 2026, la Région a rejoint le réseau international Regions4, qui rassemble des collectivités d’une vingtaine de pays autour de la lutte contre le changement climatique. Elle a engagé des discussions avec « des métropoles et régions internationales, notamment Melbourne et Phoenix », en vue d’une coalition sur les datacenters durables.

    Illustration générée par IA

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  • Tuesday 30 June 2026 - 10:11

    À 37 ans, Kévin n’a pas raté un seul match de l’équipe de France.  « Même le quart de finale France Uruguay en Coupe du monde 2018 alors que ma femme accouchait ! Heureusement, elle a très bien compris qu’il y avait des priorités dans la vie », explique ce fan qui n’a toujours pas digéré le refus de l’état civil de valider le prénom Grizou pour sa fille.

    Quand son groupe de collègues crée une ligue Mon Petit Prono début juin, c’est donc tout naturellement que Kevin rejoint le jeu avec l’assurance d’un fin connaisseur. Hélas, au bout d’une semaine à peine, il déchante vite : Kevin est 14ème sur 14. Une déroute due essentiellement, selon lui, au parcours médiocre de l’équipe belge : « Je les détestais déjà, maintenant je sais pourquoi », commente “El Crackito”, comme il s’est tragiquement surnommé sur l’appli MPP.

    Très affecté par ce classement désastreux, Kevin ne parvient plus à trouver le sommeil et passe ses nuits devant des rencontres obscures comme Ouzbékistan – Colombie ou Équateur – Curaçao, qu’il a bien évidemment mal pronostiquées. « Même Jean-Claude, le DRH de mon entreprise qui prédit les scores selon le PIB de chaque équipe, a 300 points de plus que moi », s’inquiète Kevin qui pense sérieusement à démissionner, accablé par la honte.

    Face à l’ampleur du phénomène qui touche des milliers de Français, Sébastien Lecornu a affirmé prendre le sujet très au sérieux et a annoncé la mise en place d’un numéro vert pour soutenir les pronostiqueurs en détresse.

    Photo Pixels

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  • Monday 29 June 2026 - 18:00

    « Je réfute toutes les accusations calomnieuses à mon égard. Je suis un stand-uppeur respectable et jamais je n’aurais osé faire carrière sans lancer mon podcast. Et pourquoi pas faire un set sans demander s’il y a des couples dans la salle ? » a lancé Guillaume Malard, humoriste de 28 ans, en story sur son compte Instagram.

    En effet, Guillaume possédait bel et bien un podcast, mais celui-ci était simplement très peu écouté, avec pas moins de 12 auditeurs en moyenne sur Spotify. « C’est un podcast de niche. Je discute avec mes potes humoristes de ce qu’ils pensent de la société, parce que je crois qu’on est un peu les nouveaux philosophes de l’époque. »

    Revigoré par ce coup de projecteur, Guillaume est désormais décidé à prendre sa revanche et à faire de son émission une référence de la podcastosphère. « Dans le prochain épisode, je vais interviewer Dieudonné et lui demander si on peut encore rire de tout », s’exclame l’intéressé, pas peu fier de son futur buzz.

    Crédits photo : Alpha En via Pexels.

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  • Monday 29 June 2026 - 17:24
    from Silicon

    Office, Windows, SQL Server… La Ville de Lyon ne veut plus des logiciels Microsoft.

    Il y a tout juste un an, cette décision avait eu un certain écho. Elle n’avait, en soi, rien de nouveau : les démarches étaient déjà engagées. La municipalité leur avait cependant donné du relief par voie de communiqué.  Elle déclarait son intention ferme « ne plus être dépendante des solutions logicielles états-uniennes ». Et exposait deux initiatives structurant cette « volonté d’émancipation ». D’une part, le déploiement d’une bureautique libre au sein de ses services, autour d’OnlyOffice. De l’autre, la création d’une suite collaborative intercommunale. Ce projet devait alors s’échelonner jusqu’à 2028. Aux manettes, un opérateur public de la région : le SITIV (Syndicat intercommunal des technologies de l’information pour les villes).

    Un rapport sur la France… alimenté par la France

    Cet épisode est repris dans un rapport de la Commission européenne. Plus précisément de sa direction générale de l’informatique (DIGIT). Sujet : l’état de l’open source en France.

    La première version de ce rapport remonte à 2020. Elle résultait de travaux menés par Wavestone dans le cadre du programme ISA (Solutions d’interopérabilité pour les administrations publiques européennes).
    Une première mise à jour était intervenue en 2023, reflétant la situation à février. En toile de fond, il n’y avait plus l’ISA, mais l’« Europe interopérable », concept qui deviendrait un programme l’année suivante. Dans ce contexte, le think tank OpenForum Europe avait officiellement pris la main sur le rapport, Wavestone restant néanmoins impliqué.

    Deloitte a rejoint la boucle pour une deuxième mise à jour, arrêtée à mai 2026. Comme de coutume, on nous précise que le contenu « ne reflète pas nécessairement l’opinion officielle de la Commission européenne ». Il faut dire qu’à nouveau, la France a apporté sa contribution. Notamment par la voie de :

    • Jaime Arredondo, expert open source à la DINUM
    • Pierre Baudracco, fondateur de Blue Mind et coprésident du CNLL
    • Matthieu Faure, directeur de l’Adullact
    • Stéfane Fermigier, fondateur d’Abilian et coprésident du CNLL
    • Pierre-Yves Gibello, directeur général d’OW2
    • Bastien Guerry, responsable des partenariats de Software Heritage et ancien référent logiciel libres de la DINUM

    2026 : l’ANSSI remodèle sa posture sur l’open source…

    De la loi Lemaire à l’équipe InriaSoft en passant par le basculement de la gendarmerie nationale vers Linux, l’essentiel des éléments qui figuraient dans la version 2023 ont été conservés.

    Au rayon des nouveautés, il y a le remodelage de la posture générale de l’ANSSI sur l’open source. C’était en février 2026. L’agence l’affirme désormais comme levier de sa politique industrielle. Elle met davantage d’accent sur les licences, les transferts de projets et sur sa propre utilisation de solutions open source.

    … et la DINUM crée un « forum du numérique ouvert »

    Autre nouveauté 2026 : le « forum du numérique ouvert ». Il s’inscrit dans l’offre du pôle « open source et communs numériques » de la DINUM. Il y complète le « portail du numérique ouvert » (ressources, produits, événéments et communautés soutenus par la DINUM et ses partenaires autour du numérique ouvert dans l’administration) et la documentation associée. L’accès est réservé aux agents. Promesse : compléter « une dynamique d’entraide […] jusqu’ici diffuse sur des canaux Tchap ».

    2025 : DC-EDIC voit le jour…

    Pour 2025, le rapport mentionne la création de DC-EDIC. C’était au mois d’octobre. L’Allemagne et la France sont fondatrices de ce consortium européen pour les communs numériques, aux côtés des Pays-Bas et de l’Italie. Le siège statutaire se trouve à Paris. Deux projets sont en cours. D’une part, des « sprints » de 100 jours pour améliorer l’interopérabilité de composants open source – le focus initial est sur La Suite Numérique et ses homologues allemande (openDesk) et néerlandaise (MijnBureau). D’autre part, un pilote de fonds européen pour la tech souveraine. Il s’inspire de la Sovereign Tech Agency allemande, qui a investi dans des briques critiques comme cURL, FreeBSD, GNOME, Python, PHP et OpenSSH.

    … comme France Numérique Libre

    En mai 2025, la France fut le premier pays à approuver les Principes des Nations unies pour l’open source. Ils s’articulent en 8 lignes directrices : ouvert par défaut, sûr dès la conception, conçu pour être réutilisé, etc. Depuis, l’Afrique du Sud a fait de même. Comme, dans la sphère publique, le land allemand du Schleswig-Holstein, le canton de Genève et le ministère de la Justice turc.

    En avril 2025 naquit France Numérique Libre. Des responsables informatiques de collectivités territoriales* sont à l’origine de ce collectif destiné à échanger sur la mise en place de logiciels libres.

    2023-2024 : la DINUM active subventions, mécénat… et La Suite Numérique

    Sur la période 2023-2024, il y a le démarrage de La Suite Numérique. Le projet a émergé dans la continuité du SNAP (sac à dos numérique de l’agent public). Il en a repris les principales briques (Tchap, France transfert, Audioconf, Webconf…) avec un double objectif d’interconnexion et d’extension. L’ANCT a la charge de la conception et du déploiement d’une déclinaison ciblant les collectivités (La Suite Territoriale).

    Fin 2023, la DINUM signait une convention de mécénat pour 12 mois avec DesCodeuses. Elle s’engageait à mettre une partie de ses salariés à disposition de cette association qui forme au numérique les femmes des quartiers populaires.

    Fin 2022, elle avait signé une convention de subvention pour la Fondation NLnet. Cette dernière, née en 1997 après la vente des activités commerciales du FAI du même nom, a depuis lors soutenu des projets autour de Collabora, DNSSEC, OpenPGP, Rust, etc. Le soutien de la DINUM était dans la perspective de remettre des prix FLOSS (Free Libre Open Source Software) à des citoyens et des organisations de l’UE, pour leur travail sur les logiciels libres utilisés dans les administrations françaises. Le premier fut attribué en 2024 à Simon Kelley, créateur de dnsmasq (serveur DNS et DHCP).

    À consulter en complément :

    L’open source n’est plus « gratuit par défaut »
    La SNCF, utilisatrice désormais primée de l’écosystème Kubernetes
    Visio, la solution de l’État qui divise l’écosystème tech français
    La définition de l’IA open source demeure fondée sur un compromis

    * En tête de liste, Nicolas Vivant, directeur de la stratégie et de la culture numériques à la mairie d’Échirolles (région de Grenoble).

    Photo d’illustration © LAYHONG – Adobe Stock

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  • Monday 29 June 2026 - 16:00

    Il est 7h30 lorsque Lucie G., 28 ans, part faire sa séance de footing quotidienne au cœur du bois de Clamart. Mais alors qu’elle aborde les cinq derniers kilomètres, Lucie aperçoit soudain derrière elle un homme vêtu d’un imperméable beige et d’un masque de hockey la prendre en chasse en brandissant un gigantesque couteau à sanglier dans les airs. Une course-poursuite sous haute tension pendant laquelle Lucie termine les 10 km de son parcours en moins de 30 minutes. « Failli mourir ce matin mais bon Dieu que ça fait du bien ! » commente-t-elle aux anges en partageant son record sur Strava.

    Très vite, les réactions de ses amis ne se font pas attendre. « Bravo ma poupouille, t’es une athlète ! » commente sa collègue Marjorie P. « Mais t’es Flash ma parole ! » renchérit Lucas S., son voisin du 5e. « Ravi d’avoir pu aider » ajoute Rodolphe Barnot, dit l’Empaleur des sous-bois, le Diable de Malakoff ou encore le Cannibale en Sneakers, en ponctuant son commentaire d’un émoji espiègle. 

    Depuis cet incident, Lucie est déprimée. En effet, elle avoue, non sans une pointe de honte, ne pas avoir réussi à reproduire cet exploit. « J’ai beau me donner à fond, sans un taré prêt à m’égorger en courant dans mon dos avec une machette ou un piolet, je n’y arrive pas… » regrette-t-elle, avant d’activer sa géolocalisation et de partir faire 4 heures de footing un mardi soir à 23h30 en plein cœur de la colline du crack.

    Crédits photo : GettyImages.

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  • Monday 29 June 2026 - 14:00

    Suite aux problématiques de santé mises en avant par la canicule, le président du groupe UDR, Eric Ciotti, a annoncé ce vendredi 26 juin une proposition de loi visant à remplacer l’intégralité du corps professoral par des ventilateurs Rowenta. « Aujourd’hui, les élèves sont confrontés à la fois au manque de professeurs et au réchauffement climatique. Grâce à ce projet de loi, nos chères têtes blondes n’auront toujours pas de professeurs, mais au moins ils seront au frais », explique-t-il à notre micro, avant de rentrer dans l’hémicycle pour profiter de la clim.

    Pour cela, chaque salle de classe sera équipée dès la rentrée 2026 d’un ventilateur sur pied chargé d’assurer l’entièreté des missions pédagogiques de 8h30 à 17h30. Une nouveauté qui enchante déjà bon nombre d’établissements. « Un ventilateur ne fait jamais grève, ne demande pas d’augmentation, ne tombe pas en burn-out et souffle en continu. C’est vrai que ça donne envie », commente Maurice Villard, proviseur adjoint du collège Pierre Brossolette (92). Un son de cloche légèrement différent du côté des enseignants. « Je suis professeur d’EPS, alors rester debout sans bouger tout en brassant du vent, merci mais je sais le faire » commente, remonté, Didier Louvain, 46 ans. 

    Le ministère de l’Éducation Nationale se veut néanmoins rassurant : chaque ventilateur devra toujours passer un concours afin de savoir dans quelle classe il sera affecté. Les plus bruyants seront attribués aux classes de SEGPA, les modèles oscillants en primaire pour « conserver l’attention des enfants jusqu’à l’heure du goûter ». Quant aux modèles particulièrement délabrés, ils seront réservés aux classes de 3ème Techno afin que leurs pièces puissent être récupérées pour fabriquer un porte-clés lumineux ou un perchoir à oiseaux grâce à des tutos Youtube. 

    Crédits photo : GettyImages.

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  • Monday 29 June 2026 - 12:18
    from Silicon

    La tendance se confirme : Washington n’hésite plus à poser son droit de veto sur la diffusion de modèles d’IA.

    Dernier concerné : GPT-5.6. Le voilà lancé en preview… mais seulement auprès d’un « groupe de partenaires de confiance » que la Maison Blanche a approuvés au cas par cas.

    OpenAI table sur une diffusion plus large « dans les prochaines semaines ».  Il espère surtout un autre cadre pour mettre à disposition ses futurs modèles. La méthode actuelle « ne doit pas devenir le processus par défaut », affirme-t-il.

    OpenAI tempère le niveau de risque de GPT-5.6

    La famille GPT-5.6 comprend trois modèles :

    • Sol, le plus puissant, avec un nouveau mode de raisonnement max et un mode ultra qui lance des sous-agents
    • Terra, « équilibré pour le travail quotidien », dit au niveau de GPT-5.5 tout en étant « deux fois moins cher »
    • Luna, « plus rapide et plus abordable »

    OpenAI assure que sur ExploitBench, GPT-5.6 Sol rivalise avec Claude Mythos Preview tout en produisant 3 fois moins de tokens. L’entreprise déclare surtout que le modèle ne dépasse pas les seuils critiques de risque cyber qu’elle a définis dans son Preparedness Framework. Il a bien identifié des bugs dans Chromium et Firefox, mais n’a « pas produit, de manière autonome, une chaîne d’exploitation fonctionnelle complète ».

    OpenAI reconnaît toutefois sobrement que les benchmarks ne sont pas à même de refléter tous les usages potentiels d’un modèle. Une manière de justifier la période de preview, qui servira à mettre l’épreuve les garde-fous intégrés à GPT-5.6…

    Anthropic conteste le jailbreak qui aurait convaincu Washington

    Claude Mythos 5 et Fable 5 avaient été les premiers visés. Le 12 juin, Washington les avait soumis au contrôle des exportations. Anthropic devait couper l’accès pour tout le monde, hormis les citoyens des États-Unis.

    Pour s’assurer de respecter cette obligation, l’entreprise a préféré débrancher complètement ses modèles. Elle explique que l’administration Trump a invoqué des motifs de sécurité nationale, sans donner de détails.

    Le déclencheur semble avoir été la communication d’une méthode de jailbreakpossiblement par Amazon. Selon Anthropic, cette méthode « paraît relativement simple », d’autant plus que d’autres modèles accessibles au public – comme GPT-5.5 – permettent par défaut de l’exploiter. Dans les grandes lignes, elle consiste à demander au modèle de corriger les vulnérabilités logicielles dans une codebase spécifique. Une capacité « déjà utilisée au quotidien » pour la cyberdéfense, constate-t-il.

    Le gouvernement fédéral se sera aussi probablement rappelé que quelques semaines en amont, un acteur des télécoms « lié à la Chine » avait obtenu le droit d’expérimenter Claude Mythos Preview (Anthropic avait fini par lui retirer l’accès).

    Claude Mythos 5 et GPT-5.6 finalement soumis au même traitement

    Entre autres réponses à cette initiative, il y eut une lettre ouverte « Free Fable », sous l’impulsion d’Alex Stamos, ancien CTO de Facebook. Elle a réuni environ 200 signataires des sphères industrielle et académique. Y est défendue l’idée que des modèles comme Fable et Mythos sont essentiels pour la cyberdéfense. Et que le fameux jailbreak relève en fait d’une capacité nécessaire pour tout modèle dont on attend qu’il produise du code sécurisé. En ce sens, il serait erroné d’y voir une capacité offensive. D’autant plus qu’elle est reproductible sur quantité de modèles, « même chinois, comme Kimi 2.7 ».

    Alex Stamos brandit un autre épouvantail : les labos américains n’auraient pas tant d’avance sur leurs homologues chinois. Lesquels ont « probablement accès à plus de capacités » que les informations publiques ne le suggèrent…

    Le 26 juin, Washington a finalement mis Claude Mythos 5 au même régime que GPT-5.6. Anthropic a eu la permission de l’ouvrir, en preview, à des organisations triées sur le volet. Pas de nouvelles, en revanche, pour Fable.

    La Maison Blanche se donne un droit de regard sur les modèles en développement

    Début juin, Donald Trump a signé un décret relatif au déploiement et à la sécurité de l’IA. Il impose, entre autres, de développer sous 60 jours une procédure classifiée pour évaluer les « capacités cyber avancées » des modèles d’IA. Et, de là, déterminer un seuil à partir duquel s’enclencherait une collaboration « sur la base du volontariat ». Les développeurs des modèles concernés auraient en l’occurrence la possibilité de :

    • Discuter avec le gouvernement fédéral pour déterminer si des modèles en cours de développement atteignent ledit seuil
    • Lui donner un accès à ces modèles jusqu’à 30 jours avant la date de publication prévue
    • Définir ensemble des « partenaires de confiance » pouvant bénéficier d’un accès anticipé

    L’administration américaine a pris des pincettes en précisant que le décret ne crée aucunement un système de licence ou de préautorisation gouvernementale obligatoire pour développer, publier ou distribuer des modèles…

    Joe Biden avait voulu contrôler l’exportation des poids de « modèles avancés »

    Traditionnellement, le contrôle des exportations s’est appliqué à des biens matériels. Avec le temps, il s’est étendu aux logiciels, aux codes sources, aux données, etc.

    En janvier 2025, à quelques jours de la fin de son mandat, Joe Biden avait signé un décret qui devait inclure, dans le contrôle des exportations, les poids de « certains modèles avancés » à double usage potentiel. L’exclusion aurait été totale pour Chine, Russie et Corée du Nord. Une licence serait nécessaire dans tous les autres pays, à l’exception d’une vingtaine dont la France.

    L’administration Trump a annulé le décret en mai, juste avant qu’il prenne effet.

    Illustration

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  • Monday 29 June 2026 - 10:20

    Bélier : La canicule passée, un boomer vous dira très vite « Bah voilà c’était l’été, il faisait chaud quoi ». Restez calme. 

    Taureau : Vous apprendrez que le mot « Plouc » vient des villes bretonnes qui commencent par « Plou- ». Cela égayera votre quotidien. 

    Gémeaux : Un petit rigolo glissera un sachet de cocaïne dans votre sac à l’aéroport ! C’est un bon canular mais vous irez en prison (dommage).

    Cancer : Si c’est la semaine de votre anniversaire, on vous signalera que vous êtes vieux en vous offrant un étui de téléphone à rabat.

    Lion : Vous découvrirez une vérité qui dérange. Comme le fait que la plupart des gens qui se disent photographes n’ont aucun talent.

    Vierge : Vous vous enroulerez dans du papier aluminium en attendant la fin du monde. 

    Balance : Votre oncle vous dira : « Pas besoin de ventilo avec tous ces politicards qui brassent de l’air ». Vous devrez le soutenir et rire avec lui.

    Scorpion : Vous signerez une pétition pour interdire aux standupers de poser des questions au public.

    Furet : Vous découvrirez le combo « citron vert + pastèque » et passerez un excellent moment gustatif.

    Sagittaire : On vous fera croire n’importe quoi, comme le fait qu’un électeur du RN a déjà lu le programme du parti, ce genre de trucs.

    Capricorne : Les astres vous conseillent de sacrifier un collègue de travail pour invoquer la pluie sur votre département.

    Verseau : Vous irez voir un match dans un bar, mais un grand benêt vous gâchera la vue, et vous raterez toutes les bonnes actions.

    Poissons : On ne vous posera que des questions de pauvres, comme « Tu ferais quoi si tu gagnais au Loto ? ». Ne répondez pas.

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  • Saturday 27 June 2026 - 15:59
    Le chef du Hezbollah pro-iranien a qualifié, samedi, de « grave erreur » l’accord signé la veille par le Liban et Israël sous l’égide des Etats-Unis, estimant qu’il était « nul et non avenu ».
  • Saturday 27 June 2026 - 15:30
    Cette saison finale, annoncée par surprise alors qu’on croyait l’histoire terminée, rallume les fourneaux et l’espoir de voir enfin l’ancien boui-boui devenu restaurant chic décrocher une étoile.
  • Saturday 27 June 2026 - 14:51
    Selon le président ukrainien, le site de Titan-Barrikady, situé à Volgograd, produit des systèmes d’artillerie et des composants destinés à des lanceurs de missiles.
  • Saturday 27 June 2026 - 14:51
    Pour sauver la saison des commerçants, impactée par la canicule, Sébastien Lecornu, le premier ministre, a annoncé la prolongation des soldes au-delà du 21 juillet.
  • Saturday 27 June 2026 - 14:43
    C’est une réussite pour la France, devenue un vivier de talents du foot international. Mais le risque existe de laisser filer des pépites binationales, comme le jeune marocain Ayyoub Bouaddi.
  • Saturday 27 June 2026 - 14:09
    Après Lutte ouvrière et Révolution permanente, le Nouveau Parti anticapitaliste-Révolutionnaires tentera de réunir les parrainages pour participer au scrutin, avec comme candidate Selma Labib, conductrice de bus.
  • Saturday 27 June 2026 - 14:00
    Voisine du Venezuela, la Colombie compte environ 3 millions de ses habitants. Par le biais d’associations ou en organisant des collectes individuelles, les Colombiens tentent d’aider les sinistrés.
  • Saturday 27 June 2026 - 12:19
    Le principal suspect du meurtre et du viol de la collégienne avait fait l’objet de plaintes pour viols sur mineures en 2022 et 2025. C’est dans le cadre de ces investigations que sa femme a été auditionnée et qu’elle a dénoncé des faits de viol commis par son mari.
  • Saturday 27 June 2026 - 12:15
  • Saturday 27 June 2026 - 03:15
  • Saturday 27 June 2026 - 02:14
  • Saturday 27 June 2026 - 01:15
  • Friday 26 June 2026 - 21:14
  • Friday 26 June 2026 - 17:45
    from Silicon

    C’était pressenti, c’est désormais officiel : la Commission européenne veut soumettre AWS et Azure au DMA.

    On en est au stade de l’avis préliminaire. Amazon et Microsoft peuvent donc exercer leurs droits de défense.

    Si leurs clouds respectifs ont jusque-là échappé à la désignation en tant que « services de plate-forme essentiels », c’est qu’ils n’atteignaient pas l’un des seuils quantitatifs définis dans le DMA. En l’occurrence, au moins 45 millions d’utilisateurs finaux actifs par mois établis ou situés dans l’UE.

    Le règlement autorise cependant la Commission à mener une enquête de marché pour déterminer si un service qui n’atteint pas ce seuil constitue tout de même un « point d’accès majeur permettant aux entreprises utilisatrices d’atteindre leurs utilisateurs finaux ».
    Si tel est le cas, elle peut le désigner comme service de plate-forme essentiel sous deux autres conditions. D’une part, que l’entreprise qui le propose ait un « poids important » sur le marché européen. Soit par son chiffre d’affaires (au moins 7,5 Md€ sur les trois derniers exercices), soit par sa capitalisation boursière ou sa juste valeur marchande équivalente (au moins 75 Md€). De l’autre, qu’elle jouisse d’une « position solide et durable », au sens où elle aurait atteint les deux seuils de poids sur chacun de ses trois derniers exercices.

    Une enquête DMA lancée fin 2025… chiffres à l’appui

    La Commission européenne avait ouvert des enquêtes sur AWS et Azure en novembre 2025. Les grandes lignes de son raisonnement étaient tracées.

    En ce qui concerne le poids sur le marché intérieur, elle avait souligné que la juste valeur marchande d’AWS dépassait les 75 Md€, sachant que la capitalisation boursière du groupe Amazon avoisinait les 2700 Md$. Même réflexion pour Azure, Microsoft valant alors près de 4000 Md$.

    Sur le fondement de données Statista, la Commission avait rappelé qu’AWS détenait 29 % du marché mondial du cloud d’infrastructure. Et qu’Azure en captait 20 %. Pour le marché européen, elle avait mobilisé, entre autres, des chiffres de l’Autorité de la concurrence française et de son homologue britannique, repris les uns et les autres par l’OCDE. Parmi eux : 46 % de part de marché pour AWS en France en 2021, contre 17 % pour Azure.

    AWS, indispensable ? Les pannes en témoignent

    Pour AWS comme Azure, Bruxelles avait pointé des effets d’échelle : les coûts de développement et de maintenance des services apparaissaient peu dépendants du nombre d’utilisateurs, en plus de pouvoir être reportés sur d’autres services, y compris non cloud.

    Autre point commun : une structure conglomérale et un degré d’intégration verticale permettant des subventionnements croisés. La Commission évoquait aussi les effets de verrouillage, renforcés par l’écosystème de logiciels et services tiers.

    Une remarque fut spécifique à AWS : l’échelle et la magnitude des pannes confirme que ses services sont indispensables aux entreprises pour atteindre leurs clients. Quand à Azure, il bénéficie, à travers Windows et Office 365, d’effets de réseau indirects et d’avantages en matière de collectes de données.

    Les outils et partenariats IA ont pesé dans la balance

    La Commission n’a pas encore publié son avis préliminaire. L’annonce qu’elle en fait liste néanmoins quelques arguments qui ont motivé sa décision.

    Au-delà du chiffre d’affaires important et des effets de verrouillage, elle évoque des capacités opérationnelles et des investissements qui « semblent avoir largement dépassé » ceux des concurrents. Elle mentionne aussi des « bases d’utilisateurs vastes et bien établies ». Tout en affirmant que le portefeuille d’outils et de partenariats dans le domaine de l’IA est devenu un « facteur décisif » dans la passation de marchés.

    Illustration générée par IA

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  • Friday 26 June 2026 - 16:00

    Comme tout le monde, Yvan souffre terriblement de la canicule. Le jeune agent immobilier de 28 ans a alors trouvé une astuce pour moins ressentir la chaleur. « Selon mon thermomètre, il fait 55 degrés en plein soleil, avec un ressenti de 210. Alors, en marchant dans la rue avec un parasol recouvert d’une couverture de survie, j’ai eu le déclic : j’habite au-dessus d’un sauna, il y fait sûrement plus frais que dehors ou chez moi.»

    Nous retrouvons Yvan, vêtu d’une simple serviette autour de la taille, dans le sauna « Plaisir Nordique » : « C’est génial, il n’y a personne. Et vous avez vu ? 90 degrés, on respire enfin ! Je vais même être honnête avec vous, je crois que j’ai besoin d’une petite laine. Je reviens ! », lâche le jeune homme, avant de revenir avec un cardigan sur les épaules.

    En sortant, Yvan semble à nouveau abattu. « C’est fou ce que c’est plombant. L’air frais du sauna me manque. J’avais l’impression d’avoir retrouvé le monde d’avant. Celui dont les températures n’étaient pas devenues invivables à cause de la folie capitaliste et polluante. Bon, bref, je vous laisse, cet aprèm, j’ai trois visites de prévues. Je vais essayer de les louer, ces passoires thermiques ! »

    Crédits photo : HUUM Sauna Heaters via Pexels.

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  • Friday 26 June 2026 - 15:32
    from Silicon

    Si les minorités vous importent, prenez des pincettes avec leurs gradients.

    En novembre 2025, Benoit Rottembourg avait commenté ainsi les travaux que des collègues s’apprêtaient à présenter à la NeurIPS. Ces travaux s’inscrivaient dans son domaine de spécialisation : l’audit et la régulation des algorithmes. Leur superviseur : Jean-Michel Loubes.

    Les deux hommes, travaillant à Inria, collaboraient alors au sein d’une équipe-projet officiellement constituée quelques semaines auparavant : REGALIA (Regulations for Artificial Intelligence). Basée à l’université de Bordeaux, elle a deux grands objectifs. D’une part, développer de quoi prouver la conformité – ou la non-conformité – d’algorithmes à des normes ou à des exigences. De l’autre, concevoir des méthodes pour rendre « loyaux » ceux sujets à des comportements indésirables.

    Le programme de recherche se structure en trois axes :

    • Mesure des comportements indésirables
    • Audit de l’IA à usage général
    • Alignement des métriques et des techniques d’audit avec les besoins de la société

    Le premier axe englobe des éléments tels que les hallucinations, la toxicité et l’adoption de personnalités nocives. Il s’agit de déterminer comment l’optimisation lors de l’entraînement et du fine-tuning transforme ou amplifie des propriétés du jeu de données. Puis de contribuer à réduire ces effets, en construisant notamment des combinaisons modèle-optimiseur par profil de risque.

    En parallèle, REGALIA concevra des métriques d’évaluation, sur deux plans : robustesse des modèles et sensibilité des distributions. Le projet touche aussi à la découverte locale des vulnérabilités des algorithmes, afin de révéler des comportements cachés.

    Vers une boîte à outils pour auditer les algorithmes

    Le focus sur l’IA à usage général couvrira deux modalités : image et texte. REGALIA a pour premier objectif de créer une taxonomie des méthodes actuelles d’évaluation. En particulier sur les biais, la robustesse, la sûreté et la performance. Il a aussi pour mission d’en concevoir de nouvelles, ainsi que des bancs de test.

    Le troisième axe inclut le développement d’une méthode pour traduire des exigences en déclarations défendables. En d’autres termes, pour rendre l’évaluation explicite : que mesure tel indicateur ? sur la base de quelles suppositions ? avec quelle portabilité entre contextes ?… Livrables attendus : une matrice de correspondance exigences-preuves, un pack de reporting et une bibliothèque d’évaluation.

    En complément, REGALIA spécifiera des cibles normatives. De ces travaux découleront des méthodes destinées à opérationnaliser des notions telles que la capacité d’action (agency), la supervision humaine, la légitimité et la contestabilité.

    Au bout de la chaîne, un livrable attendu : une boîte à outils pour l’audit d’algorithmes… y compris à l’échelle de systèmes.

    Trois chercheurs, trois expertises complémentaires

    REGALIA peut s’appuyer sur des travaux antérieurs auxquels a contribué Jean-Michel Loubes. Parmi eux, l’article susmentionné qui aborde la question des minorités. Il démontre plus précisément, par la voie mathématique, comment l’entraînement standard amplifie les stéréotypes. On peut aussi citer « Fairness in the details: Face Dataset Auditing » (2025), qui propose une méthode automatisée d’audit de jeux de données d’images.

    Benoit Rottembourg a quant à lui supervisé, entre autres, les travaux sur P2NIA (Privacy-Preserving Non-Iterative Auditing). Il s’agit d’un schéma d’audit alternatif qui utilise des données synthétiques ou locales plutôt que des API, afin d’éviter les défis inhérents à ces dernières (confidentialité, sécurité, biais d’estimation).

    Dans l’équipe-projet, il y a aussi Carina Prunkl. Les travaux précédents de cette docteure en philosophie de la physique alimenteront le troisième axe du programme de REGALIA.

    Un projet avec un groupe industriel marocain

    REGALIA a collaboré avec Easy Cash pour évaluer l’équité de l’algo de recommandation sur sa marketplace. Il mène aussi une mission pour le groupe industriel marocain OCP (extraction, transformation et commercialisation du phosphate), en partenariat avec une équipe Inria de Lille, pour développer un mécanisme d’allocation de stocks.

    Jean-Michel Loubes est aussi membre du comité scientifique d’ANITI (Artificial ans Natural Intelligence Toulouse Institute) et du comité de direction de l’INESIA.

    À consulter en complément :

    L’INESIA a sa feuille de route… et son défi de coopération
    CNIL et Inria renforcent leur coopération
    Stratégie IA : la France en tête du peloton européen… mais loin du compte
    Bercy crée une Direction de l’IA et du numérique
    L’IA industrielle finalement (quasi) exemptée d’AI Act

    Illustration générée par IA

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  • Friday 26 June 2026 - 14:14
  • Friday 26 June 2026 - 13:54
    from Silicon

    Se limiter à une vingtaine de fournisseurs ne convient plus pour analyser le marché de l’AST (tests de sécurité applicative).

    Gartner en a jugé ainsi. Il considère que ce marché s’est trop étendu pour entrer dans la grille d’analyse de son Magic Quadrant, qui impose la limite en question. Il a donc « zoomé » sur un sous-segment : la sécurité de la chaîne d’approvisionnement logicielle.

    Son évaluation s’est centrée sur trois composants fonctionnels : SCA, SBOM et threat intelligence. De nombreuses briques n’étaient pas obligatoires pour figurer dans ce Magic Quadrant. Entre autres :

    • Intégration dans les gestionnaires de code source et les outils de build
    • Protection contre les composants IA tiers (LLM et serveurs MCP)
    • Analyse des extensions dans les IDE
    • Gouvernance de la posture de sécurité des pipelines de livraison
    • Gestion du cycle de vie des SBOM

    18 fournisseurs, 8 « leaders »

    Deux axes déterminent le positionnement des fournisseurs. L’un, dit « exécution », traduit la capacité de réponse à la demande (expérience client, tarification, qualité des produits/services…). L’autre, dit « vision », reflète les stratégies (géographique, sectorielle, innovation…).

    La situation sur l’axe « exécution » :

    Rang Fournisseur
    1 JFrog
    2 Sonatype
    3 Checkmarx
    4 Black Duck
    5 Chainguard
    6 Cycode
    7 Apiiro
    8 OX Security
    9 ReversingLabs
    10 Endor Labs
    11 GitHub
    12 Lineaje
    13 RapidFort
    14 Mend.io
    15 Arnica
    16 FOSSA
    17 ActiveState
    18 Veracode

    Sur l’axe « vision » :

    Rang Fournisseur
    1 Chainguard
    2 JFrog
    3 Black Duck
    4 Checkmarx
    5 Apiiro
    6 OX Security
    7 Endor Labs
    8 Cycode
    9 ReversingLabs
    10 Lineaje
    11 Sonatype
    12 Mend.io
    13 RapidFort
    14 GitHub
    15 Arnica
    16 ActiveState
    17 Veracode
    18 FOSSA

    Sur les 18 fournisseurs classés, 8 se trouvent dans le carré des « leaders » : Apiiro, Black Duck, Chainguard, Checkmarx, Cycode, JFrog, OX Security et Sonatype.

    Apiiro, pas simple à prendre en main

    Chez Apiiro, Gartner apprécie l’intégration du SCA dans un modèle à base de graphes, qui aide à prioriser les vulnérabilités sur la base de leur exploitabilité et de leur impact. Bon point également pour ce que la brique Guardian Agent apporte en matière de détection et de remédiation à travers IDE, CI/CD et agents de codage. Apiiro est plus globalement parvenu à adapter ses fonctions de gouvernance au développement assisté par IA.

    Par rapport aux solutions concurrentes, la plate-forme d’Apiiro est plus complexe à prendre en main. Surtout lorsque la responsabilité sur les diverses parties du cycle de développement logiciel échoit à différentes équipes. Attention aussi pour qui a des infrastructures SDLC simples ou une adoption limitée de l’IA : le coût de la solution et l’effort pourraient ne pas se justifier.

    Axé gouvernance, Black Duck risque de s’aliéner les développeurs

    Gartner note la qualité des bulletins de sécurité de Black Duck. Il souligne aussi son positionnement sur les environnements régulés, entre SBOM opposables, gestion de conformité des licences et workflows de divulgation de vulnérabilités. Ainsi que sa capacité à couvrir des cas d’usage au-delà du cloud-native (firmwares, systèmes embarqués, logiciels distribués uniquement sous forme de binaires…) avec un même SCA.

    Centrés sur la gouvernance et par là même très structurés, les workflows de Black Duck sont susceptibles de ne pas convenir à qui souhaite donner la main à des développeurs. Attention aussi à l’effort d’onboarding. Et à ce que l’exhaustivité des analyses implique en matière de durée des scans, de volume de données et de complexité des processus.

    Chez Chainguard, un risque de verrouillage

    L’approche de Chainguard consiste à livrer des bibliothèques et des images (conteneurs, VM) sécurisées par défaut, reconstruites à partir des sources. Gartner apprécie cette forme de « protection en amont », d’autant plus que les artefacts produits peuvent être consommés via des formats standards.

    Revers de la médaille : ce modèle procure peu de flexibilité pour consommer des dépendances arbitraires et soulève un risque de verrouillage. Par ailleurs, Chainguard est limité dans ses capacités d’inspection et de remédiation au sein des IDE.

    Checkmarx, à calibrer avec précaution

    Au contraire de Chainguard, Checkmarx s’intègre profondément dans les IDE, avec de la remédiation assistée par IA. Il a centralisé la gouvernance de plusieurs moteurs de sécurité, favorisant la normalisation des signaux et l’application cohérente des politiques. Gartner apprécie aussi les capacités de corrélation des vulnérabilités avec le contexte du code applicatif.

    À l’abonnement comme à l’usage, la tarification de Checkmarx est plus élevée que la moyenne sur ce segment. La granularité du contrôle des politiques suppose une calibration précautionneuse pour s’aligner sur le niveau de risque toléré. Vigilance aussi sur l’onboarding, d’autant plus que Checkmarx cible avant tout les cas d’usage des grandes entreprises.

    Avec Cycode, une mise en action potentiellement longue

    Cycode se distingue par son focus sur les menaces spécifiques aux briques IA et au codage agentique. Gartner note qu’il a adapté son offre aux récentes attaques telle Shai-Hulud, en proposant notamment une protection des pipelines à l’exécution.

    Tant en termes de clientèle que de présence et d’effectif dédié, Cycode est un « petit » acteur sur ce segment. Il lui manque aussi des certifications comme FedRAMP. De plus, la mise en action de sa solution peut se révéler longue chez qui a des environnements de build hérités ou hautement personnalisés. Attention aussi aux volumes d’alertes.

    JFrog, plus cher que la moyenne

    Gartner apprécie l’approche policy-as-code de JFrog, qui automatise la collecte et la preuve de conformité en attachant des attestation de sécurité aux paquets logiciels. Ses SLA régionaux sont un autre point fort. Comme, plus globalement, le niveau d’automatisation (sur la substitution de vendeurs, par exemple), qui favorise le maintien de la cadence des workflows de développement.

    Sur le pricing, même remarque que pour Checkmarx : plus élevé que la moyenne. Cela s’accompagne d’une tendance à modifier chaque année la tarification publique et les remises… en contraste avec la dynamique générale du marché. Gartner y ajoute une prise en charge IDE limitée aux environnements Visual Studio Code. Et souligne que les contrôles de sécurité pour les skills agentiques ne sont que récemment sortis de PoC.

    Chez OX Security, des problèmes avec le reporting

    Gartner salue la brique OX VibeSec, qui s’intègre directement dans les workflows de génération de code. Il apprécie aussi les capacités en matière de gestion de la posture de sécurité des pipelines, avec notamment une extension propriétaire du SBOM. Autre bon point : l’abonnement est moins cher que chez la plupart des autres fournisseurs classés dans ce Magic Quadrant.

    OX Security n’a pas de certification FedRAMP. Ni d’analyse de binaires (fonctionnalité qui devient un élément de différenciation important, en complément au SCA niveau manifestes). Des clients ont signalé des problèmes avec le reporting et les alertes. En particulier, des historiques limités et un manque d’options de personnalisation.

    Des manques fonctionnels chez Sonatype

    Sonatype se distingue par le niveau d’unification de ses outils et son approche de remédiation associant règles déterministes et GenAI. Il a aussi pour lui sa brique interactive Guide, qui fournit aux développeurs un retour sur la sécurité, la qualité et la conformité des licences. Bon point également pour le support.

    Pas de FedRAMP non plus pour Sonatype, et une transition vers du pricing à l’usage qui peut entraîner de la confusion. Il lui manque par ailleurs des fonctionnalités telles que la gestion de posture de sécurité des pipelines, la sécurisation des workspaces développeurs et la détection des secrets.

    Illustration © Molodec – Shutterstock.com

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  • Friday 26 June 2026 - 11:57
    from Silicon

    Stargate ou pas, le plus important est de sécuriser de la capacité de calcul.

    Cette inflexion est perceptible dans la stratégie d’OpenAI. La coentreprise, lancée en grande pompe début 2025 avec la bénédiction de Washington, n’est pas remise en cause. Mais la réponse aux besoins en compute passe moins systématiquement par des projets de construction de datacenters.

    Contretemps et revirements pour la vitrine texane de Stargate

    Stargate est censé fédérer 500 Md$ de financements sur 4 ans afin de créer une infrastructure d’IA pour OpenAI. Oracle, SoftBank et le fonds souverain émirati MGX s’y sont associés. Arm, Microsoft et NVIDIA sont partenaires technologiques.

    La vitrine de l’initiative est un campus de datacenters à Abilene (Texas). Sur place, les travaux avaient démarré dès juillet 2024, sous la houlette de la société d’infrastructure Crusoe. Il était alors question d’atteindre, à terme, 1,2 GW de puissance informatique sur une dizaine de bâtiments.

    Aux dernières nouvelles, moins de 300 MW sont opérationnels. L’essentiel l’est depuis septembre 2025 (Oracle avait livré les premiers racks GB200 au mois de juin). Il existait un projet d’extension à 2,1 GW. Mais début 2026, OpenAI et Oracle ont décidé de ne pas le poursuivre. En toile de fond, des difficultés de financement, du retard dans le raccordement du réseau électrique… et donc, plus globalement, une certaine prise de distance vis-à-vis du totem Stargate* ; a fortiori dans la perspective de l’IPO, qui pousse à rationaliser les dépenses. Microsoft a finalement « récupéré » cette tranche de 900 MW.

    Réduction de voilure à l’international

    En mai 2025, Stargate avait commencé à essaimer à l’international. OpenAI avait officialisé un projet aux Émirats arabes unis, avec la holding G42. Il s’agissait de déployer pour 1 GW à Abu Dhabi, dont 200 MW qui seraient opérationnels en 2026.

    En juillet 2025, on nous avait annoncé une deuxième initiative hors des USA. En Norvège, en l’occurrence, avec l’entreprise britannique Nscale. Objectif : 500 MW. Avec 100 000 GPU pour commencer et potentiellement 250 000 à terme.
    OpenAI n’a finalement pas trouvé d’accord pour exploiter l’ensemble de la capacité. Microsoft a pris le relais pour environ 30 000 GPU.

    Le projet Stargate UK, lancé en septembre 2025 également avec Nscale, a carrément été mis en pause au printemps 2026. Officiellement, au nom des prix de l’énergie que d’une réglementation jugée trop restrictive. OpenAI avait dit envisager un contrat d’achat allant jusqu’à 31 000 GPU.

    Du Michigan au Nouveau-Mexique, des campus Stargate… en puissance

    Le Texas accueillie deux autres projets placés sous la bannière Stargate. L’un est situé à une vingtaine de kilomètres du flagship d’Abilene. Annoncé en août 2025, il est développé par Vantage Data Centers. Objectif : 1,4 GW de puissance IT sur 10 datacenters – le premier devant être livré au S2 2026. SoftBank fournira les puces. Même chose pour l’autre projet, localisé à Burligton. Sa filiale SB Energy assure la construction. La phase 1 doit se terminer en octobre 2026. Objectif : 1,2 GW.

    En septembre 2025 fut annoncé un autre site Stargate, dit Project Jupiter. Localisé à Santa Teresa (Nouveau-Mexique), il est censé atteindre 2 GW. Blue Owl en est le principal financeur, avec un premier investissement de 50 Md$ sur 5 ans. STACK Infrastructure assure la construction. Le projet a fait l’objet de poursuites judiciaires pour l’opacité de la procédure d’autorisation.

    Les deux dernières annonces de campus Stargate remontent à octobre 2025.
    Un projet, baptisé The Barn, se trouve à Benton (Michigan). Related Digital assure la construction. Les premiers bâtiments devraient être opérationnels début 2027. Capacité visée : 1,4 GW, Oracle devant acquérir les puces.
    L’autre projet, appelé Lighthouse, est confié à Vantage Data Centers. Avec, là aussi, Oracle pour fournir les puces. Sa construction doit démarrer en 2028. Capacité visée : 900 MW sur 4 datacenters.

    Des gigawatts hors du périmètre Stargate

    SB Energy construit actuellement, dans l’Ohio, un datacenter hors du périmètre Stargate. OpenAI y ciblerait 10 GW de capacité de calcul, sur du NVIDIA. Il faudrait attendre 2028 pour qu’une première tranche de 800 MW entre en fonction.

    Toujours dans l’Ohio, OpenAI cherche aussi à louer des ressources sur le campus Fairwater de Mount Pleasant. Microsoft vient d’en achever la construction avec Vantage Data Centers, deux ans après avoir annoncé le projet.

    Instinct, Trainium, Jalapeño… OpenAI voit au-delà de NVIDIA

    En septembre 2025, OpenAI s’était engagé à déployer au moins 10 GW supplémentaires de GPU NVIDIA. À commencer, au S2 2026, par 1 GW de Vera Rubin. NVIDIA avait annoncé, en retour, son intention d’investir jusqu’à 100 Md$ dans OpenAI.

    En octobre avait suivi un accord avec AMD pour déployer jusqu’à 6 GW de GPU Instinct. Première étape : 1 GW en MI450 au S2 2026. En retour, AMD lui a donné la possibilité de monter à 10 % de son capital, à des conditions préférentielles.

    En novembre, OpenAI avait signé, avec Amazon, un accord à 38 Md$ sur 7 ans, axé essentiellement sur l’usage de GB200 et GB300 via les UltraServers EC2. Début 2026, il y avait ajouté 100 Md$, échelonnés sur 8 ans. Cela comprenait un engagement à exploiter environ 2 GW en puces Trainium, via l’infra AWS.

    En parallèle, OpenAI a travaillé à concevoir ses propres puces, avec Broadcom. Premier fruit de cette collaboration : l’ASIC Jalapeño, dédié à l’inférence. Pas encore massivement déployé, il porte néanmoins déjà quelques workloads, notamment avec GPT-5.3-Codex-Spark.

    OpenAI et Broadcom avaient officialisé leur partenariat en octobre 2025. Elle s’assortissait de l’ambition de déployer, à l’horizon 2029, 10 GW d’accélérateurs. Greg Brockman avait alors expliqué que la collaboration entre les deux entreprises durait depuis 18 mois.

    * Plusieurs pontes de l’initiative Stargate sont d’ailleurs partis chez Meta en début d’année.

    Illustration générée par IA

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  • Friday 26 June 2026 - 11:15
  • Friday 26 June 2026 - 10:00

    Comme chaque année à cette période, le mercato télé bat son plein avec son lot de départs et d’arrivées dans les grands talk shows de début de soirée. Dernière en date, et non des moindres : l’arrivée de Willy, un ancien SDF connu pour vivre avec de faibles revenus, qui viendra dans l’émission chaque mardi pour se faire malmener par l’équipe de journalistes et l’animateur Yann Barthès.

    Selon le rédacteur en chef adjoint de l’émission, le chroniqueur, présenté comme « la voix de ceux qui galèrent et qui ne sont rien », proposera « un billet d’humeur grinçant et irrévérencieux » qui consistera à se faire gifler par Yann Barthès pendant deux minutes en direct sur le plateau de l’émission. Baptisé par toute l’équipe « Willy le pauvre », le nouveau chroniqueur pourrait même devenir un membre incontournable de la joyeuse bande puisqu’il devrait revenir également le jeudi et le vendredi pour se faire jeter des agrafeuses et des surligneurs au visage devant un public hilare.

    La nouvelle séquence, testée cette semaine dans les conditions du direct, semble avoir donné entière satisfaction au producteur de l’émission Laurent Bon, à la tête de la société de production Bangumi. Le producteur invoque aussi des restrictions budgétaires pour justifier le recrutement de Willy le pauvre. « Nous n’avons plus les moyens de faire des sujets de fond pour humilier les pauvres. Cela nous coûte trop cher. Alors qu’avec Willy et sa tête de con, que nous payons uniquement en bons de réduction, c’est tout aussi efficace », déclare le producteur avant de se lancer dans une série de moqueries visant la dentition de son chroniqueur.

    Willy le pauvre est la deuxième recrue annoncée par l’émission Quotidien. La semaine dernière, on pouvait découvrir « Le moment Fatou » sur les réseaux sociaux. La séquence montre l’équipe de Quotidien commenter, hilares, les images de Fatou, une employée filmée à son insu en train de faire le ménage dans les locaux de Bangumi.

    Crédits photo : Youtube/Quotidien

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  • Friday 26 June 2026 - 04:15
  • Friday 26 June 2026 - 03:15
  • Friday 26 June 2026 - 02:15
  • Thursday 25 June 2026 - 18:00

    Il ne reste plus que 143 matchs de poules avant que ne débutent les phases éliminatoires, soit 12870 heures (sans compter les arrêts de jeu) de rencontres déséquilibrées et le plus souvent sans enjeu puisqu’on connaît déjà la plupart des nations éliminées ou qualifiées pour les seizièmes de finale. Voilà de quoi combler n’importe quel amateur de foot digne de ce nom. « J’ai hâte de multiplier les micro-siestes devant les matchs de la nuit puis d’aller me coucher avec l’impression d’être passé sous un bus » confie Clément, qui avait tenu jusqu’à la fin de France-Irak dans la nuit de lundi à mardi, avant d’enchaîner sur la 2e mi-temps de Sénégal-Norvège. 

    Succès de la nouvelle formule

    Peut-on dire pour autant que la Coupe du monde à 48 équipes est un franc succès ? Pour le président de la FIFA, Gianni Infantino, la réponse à cette question est « un grand oui ». Il nuance toutefois : « Je pense qu’une Coupe du monde à 84 équipes serait tout de même plus adaptée à notre époque. Je suis déjà en contact avec l’Espagne, le Maroc et le Portugal pour que le Mondial 2030 accueille le maximum de nations. » Selon nos informations, la FIFA réfléchirait également à intégrer à terme les qualifications à la phase finale de la Coupe du monde. Celle-ci pourrait alors accueillir 180 nations et se dérouler sur un an et demi.

    Le succès de cette nouvelle formule de la Coupe du monde ferait réfléchir les instances de la LFP (Ligue de Football Professionnel). Celle-ci envisagerait de regrouper dès 2028 les 3 premières divisions de football professionnel en une seule « Méga Ligue 1 » de 54 équipes. 

    Crédits photo : Jared C. Tilton via GettyImages.

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  • Thursday 25 June 2026 - 16:00

    « Ce n’est pas la première fois que Jérôme fait le coup » raconte son meilleur ami Philippe. « La semaine dernière déjà il avait organisé les 10 ans de sa fille dans un PMU pour suivre le match de l’équipe de France. Et la semaine d’avant, il avait proposé à sa femme de passer leur soirée en amoureux au Balto pour regarder Mexique – Afrique du sud sous prétexte que c’était le match d’ouverture. On ne le changera pas, c’est Jéjé » conclut Philippe avec philosophie. 

    Une passion qui n’a cessé de s’aggraver au fil des matchs, conduisant Jérôme à poser des RTT au travail et à rater des déjeuners dans sa belle-famille pour assister à Uruguay – Nouvelle-Zélande, Autriche – Jordanie, ou encore Canada – Bosnie-Herzégovine. « Le pompon ça a été quand il n’est pas venu à une réunion parents-profs sous prétexte qu’il devait à tout prix connaître la fin du match Belgique – Égypte, Murielle n’a pas supporté » se désole Philippe.

    Aux dernières nouvelles, les deux époux auraient convenu d’une rupture à l’amiable qui devait être contractualisée lors d’un rendez-vous avec leur avocat la semaine dernière. Rendez-vous que Jérôme a hélas raté, trop absorbé par la rencontre entre l’Équateur et le Curaçao.

    Crédits photo : Soumith Man via Pexels.

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  • Thursday 25 June 2026 - 12:06
    from Silicon

    Pour un inventaire cryptographique en vue d’une transition post-quantique, compter 60 % du budget en ressources humaines, 25 % en outils/licences et 15 % en frais opérationnels.

    Cette estimation indicative est calibrée sur le profil d’une organisation d’environ 10 000 collaborateurs avec un datacenter principal. Elle figure dans un guide produit par un groupe de travail du Campus Cyber*.

    Ce guide propose une démarche en 4 phases :

    • Préparation en 2026 (évaluation d’empreinte cryptographique et élaboration de la stratégie de transition)
    • Démarrage du déploiement en 2026-2027 (intégration et test de la PQC en environnement contrôlé)
    • Migration des systèmes critiques entre 2028 et 2030
    • Généralisation et finalisation entre 2030 et 2035

    Une quinzaine d’outils de 8 fournisseurs français

    En parallèle, le groupe de travail publie un panorama d’outils mobilisables pour la migration vers le post-quantique.

    Il apparaît que les outils d’inventaire ne permettent pas tous d’ajouter des capteurs et/ou de fournir des données externes. Ni forcément de configurer la politique de sécurité.
    Sur la partie gestion des certificats, le scoring n’est souvent pas personnalisable.
    Du côté des HSM, beaucoup ne prennent pas encore en compte les algorithmes PQC et certains frameworks ne sont pas crypto-agiles.

    Le panorama comprend une quinzaine de produits et services de sociétés françaises.

    Les outils d’inventaire

    Sur le volet inventaire, il y en a un : Compass, de CryptoNext Security. Sous licence propriétaire et sans certifications, il n’embarque pas de capteurs par défaut. Mais son architecture ouverte permet d’en intégrer, ainsi que des formats de données. L’analyse se fait sur site, les éléments générés étant stockés sur une base relationnelle locale. La politique de sécurité est configurable.

    Les outils de gestion des certificats

    Dans la gestion des certificats, il y a BerryCert de DigitalBerry et Horizon d’Evertrust.
    Le premier est censé devenir PQC-ready au S2 2026. Il fonctionne sur site et a un scoring personnalisable. Protocoles d’automatisation gérés : SCEP, ACME, CMP et API REST.
    Le post-quantique est aussi dans les tuyaux pour le second, mais sans échéance calendaire. Le scoring est également personnalisable. Il existe une version SaaS. Diverses sondes permettent la découverte de certificats (réseau, services cloud, conteneurs, endpoints) et il existe un partenariat avec CryptoNext pour l’inventaire. Protocoles d’automatisation gérés : SCEP, ACME, CMP, EST, WCCE et API REST.

    Les HSM

    En matière de HSM, c’est soit de l’Eviden, soit du Thales.
    Eviden a deux solutions référencées. D’un côté, Crypt2pay, destiné au chiffrement des flux financiers. De l’autre, Protaccio, à usage général, prenant en compte trois algos PQC (ML-DSA, ML-KEM, SLH-DSA) et proposant un framework crypto-agile par intégration logicielle.
    Thales a trois solutions référencées. Parmi elles, payShield, spécifique au secteur bancaire et aux paiements, et qui n’a pour le moment ni algos PQC ni crypto-agilité. Il y a aussi les HSM à usage général Luna, à la fois crypto-agiles et PQC-ready. Le groupe de travail du Campus Cyber y ajoute une offre héritée de Gemalto et « encore utilisée dans certains environnements » : ProtectServer.

    Les bibliothèques cryptographiques

    CryptoNext Security est aussi mentionné pour sa bibliothèque Quantum-Safe Library, qui permet l’échange de clés (ML-KEM, FrodoKEM) et la signature (ML-DSA, SLH-DSA, Falcon, XMSS). Développée en C, C++ et assembleur, avec des wrappers Go, Rust, Python et Java, elle est distribuée en trois versions : standard, embarquée et résistante aux attaques par canal auxiliaire (avec masquage).

    Autre option : Sphere, d’IDEMIA Secure Transactions. Développée en C avec wrappers Python et Java, elle a aussi des versions standard et embarquée, cette dernière étant dite résistante aux attaques par canal auxiliaire. Algos post-quantiques actuellement gérés : ML-KEM, ML-DSA, SLH-DSA et LMS.

    PortyQ, qui a participé au groupe de travail, a droit à trois mentions dans le panorama. Elles concernent respectivement la bibliothèque LibCryptyq, son provider OpenSSL et sa version embarquée.

    Les PKI

    On retrouve Evertrust sur la partie PKI, avec l’offre Stream, exploitable sur site ou en SaaS. Sous licence propriétaire et certifiée CSPN, elle gère ML-DSA, ML-KEM, SLH-DSA, Falcon et XMSS/LMS.

    Autre option : Eviden PKI (ex-IDnomic). Également on-prem ou en SaaS sous licence propriétaire, avec certification critères communs EAL4+. Elle gère ML-DSA et les certificats hybrides Catalyst.

    Spec sheet similaire (EAL4+, Catalyst, on-prem et SaaS…) pour Nexus Certificate Manager PKI, qu’on doit à ne filiale d’IN Groupe.

    Open source : une solution d’inventaire origine Espagne…

    Hors France, le panorama recense une vingtaine de solutions européennes. Quelques-unes sont open source. Par exemple, pour l’inventaire, CryptoBOM-Forge de Banco Santander. Elle gère l’intégration de capteurs, mais pas de sources externes de données (uniquement l’output de CodeQL). La politique de sécurité est configurable, mais l’inventaire ne se fait que dans le code (pas d’analyse de protocoles). L’outil produit du CBOM (CycloneDX) en sortie.

    Pcert Scanner, de Datawarehouse (Allemagne), scanne un plus grand périmètre (endpoints, registres, réseau, avec protocoles HTTPS, FTPS, SSH, LDAP, NMAP et LDIF). Le stockage et l’analyse sont sur site ou en SaaS.

    QCBOM, de Synergy Quantum (Suisse-Inde), gère l’analyse de binaires, mais pas l’intégration de capteurs. Ni la personnalisation de la politique de sécurité. On peut en revanche lui fournir des sources externes de données. Il analyse les protocoles TLS, SSH et VPN. Et produit, en sortie, du CBOM, du CDV et du PDF.

    Avec SSHerlock, de SSH.com (Finlande), pas de personnalisation des capteurs, des sources de données ou de la politique de sécurité. L’outil s’appuie sur les données système (agent/script) et les requêtes du protocole SSH. Il produit des rapports PDF ou HTML.

    … ainsi que du HSM et du PKI made in Allemagne

    Autre offre européenne open source : NetHSM, de Nitrokey (Allemagne). Orientée PME, elle n’a pas de certifications et a la crypto post-quantique en roadmap.

    Le panorama comprend d’autres HSM made in Allemagne. En l’occurrence, ceux d’Ultimaco. Dont un dédié à la protection de la propriété intellectuelle et à la gestion des licences. Yubico (Suède-USA) y figure aussi, avec son Yubi HSM 2 au format USB. Ainsi que Securosys (Suisse), avec Primus HSM CyberVault.

    Deux des solutions PKI européennes mentionnées ont un cœur open source. L’une vient de République tchèque : CZERTAINLY. L’autre, d’Allemagne : XiPKI.

    * Air France-KLM, la Banque de France, BNP Paribas, CryptoNext Security, Eviden, Orange Cyberdefense, Portyq et QuRISK se sont impliqués sur les deux livrables. AXA a participé à l’élaboration du guide ; l’ENSTA et HeadMind Partners, à la réalisation du panorama.

    Illustration générée par IA

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  • Thursday 25 June 2026 - 10:28

    Avec des températures avoisinant les 45 degrés dans certains départements, le gouvernement a décidé de faire un geste en faveur des élèves passant leur brevet cette semaine. « Les collégiens doivent rester assis pendant des heures dans des salles surchauffées et ce, plusieurs jours de suite. Certains se sont évanouis. D’autres ont appelé le SAMU. Voilà pourquoi, je vous annonce aujourd’hui que chaque collégien qui réussira à survivre à cette monstrueuse vague de chaleur repartira d’office avec son brevet des collèges ET avec la moyenne » a déclaré le ministre de l’éducation nationale Edouard Geffray dans un appel en visio passé depuis la piscine de sa villa à Deauville. 

    Une proposition qui a vivement fait réagir le corps professoral à l’image de Béatrice J., professeure d’Histoire-Géographie. « Installer des climatiseurs dans chaque établissement aurait suffi mais c’est toujours mieux que rien » déclare-t-elle avant de retourner souffler de toutes ses forces en direction de ses élèves. Même son de cloche du côté de Hervé S., professeur de français. « Là on a barricadé chaque fenêtre avec du scotch et des polycopiés d’Allemand LV2. On espère que ça fera au moins baisser la température à de 45 à 39 pour aider un maximum de nos adolescents à obtenir leur diplôme » commente-t-il, avant d’ajouter « Ah, éliminé » en apercevant un seizième élève prendre feu spontanément. 

    En attendant la fin du brevet vendredi soir, le gouvernement a tenu à rassurer les familles en précisant que les collégiens décédés au cours d’une épreuve ne seront pas lésés, puisqu’ils bénéficieront eux aussi d’un aménagement en se voyant accorder un tiers-temps. 

    Photo Pexels

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  • Thursday 25 June 2026 - 08:52
    from Silicon

    Microsoft n’en a pas fait grande publicité, mais il vend à nouveau des Surface à 8 Go de RAM.

    Deux produits sont concernés : Surface Pro 12 pouces et Surface Laptop 13 pouces. Modèles les plus « abordables » dans leurs gammes respectives, ils utilisent un CPU d’ancienne génération (Snapdragon X Plus, lancé en 2024 ; le X2 Plus est sorti depuis).

    Les configs à 8 Go ne sont pour le moment pas proposées sur le Microsoft Store français. On les retrouve en revanche aux USA. À partir de 850 $ HT pour Surface Pro et 950 $ HT pour Surface Laptop (SSD 256 Go). Il en coûte 200 $ de plus pour avoir 16 Go de RAM (et 100 € de plus pour un SSD 512 Go).

    En France, pas de versions 8 Go, donc, mais des remises sur les 16 Go.
    Habituellement fixé à 1250 €, le ticket d’entrée pour Surface Pro 12 pouces est actuellement à 650 €.
    Celui de Surface Laptop 13 pouces passe de 1149 € à 829 €.
    Il n’y a pas remise sur les versions 512 Go (Surface Pro : 1249 € ; Laptop : 1349 €).

    8 Go, comme le MacBook Neo

    Qui dit 8 Go dit pas de label « PC Copilot+ ». Et pas d’accès aux services d’IA locale qui vont avec. Microsoft promet néanmoins d’optimiser Windows 11 pour ces configurations qu’il destine à « la productivité quotidienne », à « la navigation web » et au « divertissement »…

    Apple a un discours similaire – quoique plus axé sur l’IA – à propos de son MacBook Neo, concurrent de Surface Laptop, et lui aussi limité à 8 Go de RAM. Il le vend à partir de 600 $ HT aux USA (en version 256 Go). Et 700 € TTC en France – on le trouve toutefois sous les 600 € chez certains distributeurs.

    À consulter en complément :

    La pénurie de RAM ruisselle jusqu’à la DDR2
    Windows sur Arm : NVIDIA entre officiellement dans la danse
    Microsoft réorganise Copilot
    Marché PC : comment l’instabilité mondiale se traduit dans les chiffres
    PC portables : retour sur 2 ans de concepts Lenovo

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  • Wednesday 24 June 2026 - 16:00

    Pas de canines et des incisives particulièrement développées, à croissance continue et taillées en biseau : depuis quelques jours et sa baignade dans le canal Saint-Martin, l’apparence de Rémy a considérablement changé. Mais ce n’est pas pour lui déplaire puisque sa nouvelle dentition lui a permis de ronger un chêne centenaire dans la rue voisine en moins de deux heures. « C’est un immense kif », confie le quadragénaire couvert d’une fourrure épaisse et imperméable. Il ajoute avoir « hâte d’en boulotter d’autres » avant de s’élancer dans une rivière et de nager avec vitesse et précision grâce à ses grandes pattes postérieures palmées et sa queue large et aplatie de forme ovale, couverte d’écailles, qui lui sert de gouvernail. 

    Des proches partagés

    Les parents de Rémy ne sont pas peu fiers du parcours de leur fils. « J’ai toujours su que c’était un garçon à part et qu’il réussirait » s’enthousiasme sa mère. S’ils semblent tous deux très heureux de sa nouvelle vie, il n’en est pas de même de sa femme Pauline, tant s’en faut : « Je ne le reconnais plus, on ne dort même plus ensemble depuis qu’il couche au bord des cours d’eau. » Puis de nuancer : « Alors, oui, il me montre encore de l’affection, mais les rares fois où il la manifeste, c’est quand il grignote ma charentaise en poussant de petits cris aigus. J’ai du mal à trouver ça érotique. » 

    Loin d’être dans le déni, Rémy a conscience que sa nouvelle identité pourrait à terme mettre son couple en péril. C’est pourquoi il a d’ores et déjà prévu de faire une énorme surprise à Pauline : lui construire un barrage et une hutte pour vivre en amoureux sur le bord de la Seine.

    Crédits photo : Remon Haazen via GettyImages.

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  • Wednesday 24 June 2026 - 14:20
    from Silicon

    Petit à petit, le coût de l’OCR augmente chez Mistral AI.

    L’entreprise avait lancé son premier modèle spécialisé en mars 2025. Le tarif était de 1 $ pour 1000 pages, hors traitement par lots.

    Ce prix avait été maintenu avec la deuxième génération, introduite en mai 2025. Il avait en revanche doublé (2 $ les 1000 pages) avec Mistral OCR 3, arrivé en décembre.

    Rebelote avec Mistral OCR 4, fraîchement ajouté à l’API* : il en coûte désormais 4 $ pour 1000 pages.

    Une base OCR étendue avec de l’annotation

    Le coût facial a certes augmenté, mais l’offre est devenue fonctionnellement plus riche.

    Avec la première génération, Mistral AI avait mis l’accent sur le multilinguisme (une dizaine de langues), la multimodalité (texte + images) et la variété des formats pris en charge (tableaux, expressions mathématiques…). Il proposait aussi un système d’extraction structurée à base de schémas JSON.

    Ce système d’annotation, combiné à l’OCR de base, allait former l’ossature de Document AI. Sous cette marque, poussée concomitamment au lancement de la deuxième génération, l’entreprise prônait l’intégration avec le reste de ses solutions. En particulier ses autres LLM, pour une analyse des extractions en langage naturel (questions-réponses). L’ensemble serait placé sous l’ombrelle Mistral Studio à son annonce en octobre 2025.

    Une extraction plus fine, au niveau des blocs

    Depuis Mistral OCR 3, on peut choisir le format d’extraction des tableaux (HTML ou Markdown). On dispose aussi d’une option d’extraction séparée des en-têtes et des pieds de pages.

    Avec Mistral OCR 4 arrive un paramètre include_blocks, non actif par défaut. Il délimite les éléments de chaque page par des boîtes englobantes et les classe selon leur nature (paragraphe, titre, liste, tableau, image, équation, légende, bloc de code, citation, signature…). Gérant les schémas d’output, il accepte aussi les prompts personnalisés. Il est censé favoriser, entre autres, l’apport de primitives structurelles à des agents IA.

    Exploitant des modèles spécifiques dont Mistral Small, ces fonctionnalités entrent dans la famille Document AI, qui a sa propre tarification… elle aussi en augmentation (5 $ les 1000 pages, contre 3 $ avec Mistral OCR 3).

    Mistral AI, plus précis sur ses benchmarks

    Autre nouveauté de Mistral OCR 4 : le modèle fournit des scores de confiance, par page et par mot.

    En parallèle, Mistral AI se montre plus précis quant à la méthode de calcul des indicateurs de performance qu’il communique. C’est notamment la première fois qu’il mentionne des benchmarks tiers. En l’occurrence, OlmOCRBench et OmniDocBench. Il ne s’interdit pas de pointer leur tendance à pénaliser des outputs corrects, qu’elle découle de la segmentation des équations, de l’ordre de lecture dans les documents à plusieurs colonnes ou simplement d’erreurs dans la source de vérité (fautes de frappe, texte manquant, transcription de zones masquées…).

    La première génération (mars 2025) avait été comparée à Google Document AI, Azure OCR, GPT-4o et plusieurs modèles Gemini (1.5 Flash, 1.5 Pro, 2.0 Flash).
    La dernière a été opposée à davantage de modèles spécialisés, dont Chandra OCR 2, Mineru Pro, PaddleOCR VL, GLM OCR et DeepSeek OCR. Mistral AI a aussi effectué un test de préférence humaine en 12 langues contre Amazon Textract, Azure Document Intelligence, Gemini 3.1 Pro Preview, GPT-5.5 Pro et « Databricks » (modèle non spécifié).

    * Mistral AI propose aussi, depuis la première génération, une option de déploiement sur site. Il promettait initialement jusqu’à 2000 pages par minute sur un GPU.

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  • Wednesday 24 June 2026 - 14:00

    Laure est chargée de communication, a un emploi du temps assez chargé, ce qui complique les éventuelles rencontres. « Je me suis finalement lancée dans cette appli. C’est juste que je ne savais pas quoi écrire en description, parce que j’ai tellement de passions ! J’adore voyager, rire, bruncher, boire un verre en terrasse, ou regarder un bon film sous la couette (rires). J’aime bien aussi courir de temps en temps, en écoutant Coldplay, mon groupe préféré, ou faire de la rando pourquoi pas ! Vraiment je suis complètement fofolle ! »

    Laure ne sait pas d’où lui vient cette originalité qui a forgé son identité hors du commun. « Depuis toujours, je me laisse porter par mon intuition et aussi quand je vois une bonne vidéo sur Insta ou TikTok, ça me donne envie de tester plein de choses. Par exemple, j’adore quand on m’envoie une adresse d’un coffee shop ou d’un resto à tester, ou même des vidéos de chats, c’est trop mignon… Le problème, c’est que je pense que j’ai un peu trop de personnalité, et que ça peut en effrayer certains (rires). » Une crainte vite écartée, car une heure après son inscription, Laure avait déjà récolté 658 likes sur l’application.

    Crédits photo : Cottonbro studio via Pexesl.

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  • Wednesday 24 June 2026 - 10:23
    from Silicon

    AWS a-t-il ouvert le back-end d’AgentCore Runtime ?

    Le lancement des microVM Lambda a poussé certains à faire le rapprochement. Il faut dire que les workloads agentiques apparaissent comme la principale cible de cette offre.

    On y retrouve la technologie de virtualisation Firecracker, associée à SnapStart (utilisation d’instantanés pour éviter le démarrage à froid). En revanche, là où les fonctions Lambda « traditionnelles » se destinent aux applications pilotées par les événements et ont une durée d’exécution maximale de 15 minutes*, les microVM peuvent tourner jusqu’à 8 heures et ne nécessitent pas de gestionnaire de fonction (méthode qui traite les événements). Elles procurent par ailleurs des capacités spécifiques (accès shell, montage de systèmes de fichiers, installation de paquets…), par défaut sur le fondement d’une image de base Amazon Linux.

    On package le code de l’application avec un Dockerfile que Lambda exécute. Une fois l’environnement initialisé, il capture un snapshot qui sert ensuite à lancer les microVM. Chacune a son point de terminaison public avec authentification JWE, gérant HTTP/1.1, HTTP/2, WebSockets, gRPC et SSE.

    AWS propose 5 configurations de base allant de 0,5 Go de mémoire et 0,25 vCPU à 8 Go et 4 vCPU. Chacune peut scaler jusqu’à 4x, moyennant une facturation supplémentaire à la seconde. On peut les suspendre en cas d’inactivité – avec conservation de l’état de la mémoire et du disque – et reprendre automatiquement en cas de trafic entrant. Pendant cette période, on ne paye que pour le stockage du snapshot.

    Un déploiement de référence pour Claude Managed Agents

    Les microVM Lambda ciblent les applications multilocataires où chaque utilisateur a besoin d’un environnement dédié pour exécuter du code tiers. Parmi elles, les scanners de vulnérabilités, les plates-formes d’analyse de données, les outils CI/CD et les serveurs de jeux qui exécutent des scripts fournis par le joueur. Mais aussi les sandbox IA.

    AWS propose un déploiement de référence pour Claude Managed Agents. L’orchestration (modèle et harnais agentique) reste chez Anthropic, tandis que les outils s’exécutent dans des microVM (une par session Claude). Le seul trafic entrant est l’appel webhook. Le reste du workflow est en pull.

    MicroVM Lambda Claude Managed Agents

    ClickHouse associe les microVM Lambda à son moteur chDB

    En plus des variables d’environnement définies à la création des images, on peut transmettre des paramètres de configuration à une VM donnée, lors de l’exécution.

    Les microVM Lambda sont pour le moment disponibles dans une poignée de régions AWS, dont une en Europe (Irlande), sur ARM64. ClickHouse fait partie des entreprises à les avoir déjà mises en œuvre, pour porter divers cas d’usage de son moteur analytique « in-process » chDB. Entre autres :

    • Requêtes fédérées joignant données locales, S3, CDN et Postgres
    • Exécuteurs CI/CD isolés
    • Sandbox à la demande pour reproduire des bugs
    • Mémoire locale pour chaque session agentique

    * Hors « fonctions durables », dont l’exécution peut s’étaler sur 1 an, à renfort de checkpoints et de replays. Une option introduite en 2025.

    Illustration principale © Aryan – Adobe Stock

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  • Wednesday 24 June 2026 - 10:17

    La fameuse pause fraîcheur, qui intervient au milieu de chaque mi-temps de la Coupe du monde pour permettre aux joueurs de récupérer, et aux chaînes de télé de diffuser de la publicité, pourrait être intégrée à d’autres sports. « Sur un match comme Belgique-Iran, la pause fraîcheur était le moment le plus attendu par les téléspectateurs, c’était là qu’il y avait le plus d’intensité », a expliqué le président de la FIFA. Il poursuit : « Les gens ne consomment plus le sport comme avant, leur attention dure moins longtemps, alors mettre une page de publicité régulièrement permet de les captiver à nouveau. »

    C’est en partant de ce principe que l’idée d’étendre cette pause fraîcheur à d’autres sports est venue. « Étant donné le succès de cette invention, on a décidé de l’étendre à tous les sports olympiques, d’hiver et d’été. » La pause fraîcheur interviendra donc dans les matchs de handball, mais aussi dans les combats de judo, ou encore dans le 100 mètres. « L’idée, c’est que les athlètes, grâce à cette pause fraîcheur, soient encore plus performants et battent de nouveaux records. » Certains critiquent le fait que les pauses fraîcheur dénaturent le sport et finissent par désintéresser les téléspectateurs. « Il faut savoir qu’en moyenne, les gens swipent 1,6 fois par seconde sur les réseaux sociaux. On pourrait mettre trois pauses fraîcheur sur le 100 mètres, on serait toujours moins abrutissant que TikTok », explique le président du Comité olympique.

    Une application qui a des limites

    Bien que la volonté d’imposer la pause fraîcheur dans tous les sports soit bien présente, certaines disciplines semblent vraiment ne pas s’y prêter. « Pour le saut à ski, nous n’avons pas encore trouvé la solution. Nous pensions créer une plateforme aérienne pour que le skieur fasse sa pause fraîcheur au milieu du saut, mais nous ne sommes pas encore certains de la faisabilité technique. Mais si c’est possible, alors évidemment que nous le ferons ! »

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