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  • Tuesday 23 June 2026 - 15:41
    from Silicon

    Google a-t-il une offre qualifiable de « plate-forme DevSecOps » ?

    Gartner considère que oui. Il l’a d’ailleurs classé dans le Magic Quadrant consacré à ce segment de marché. C’en est la quatrième édition… mais la première à intégrer la composante sécurité dans son intitulé – auparavant, le cabinet américain s’en tenait au DevOps – et dans la liste des critères obligatoires. Il fallait, en l’occurrence, pouvoir orchestrer des fonctionnalités telles que l’analyse de code, la modélisation des menaces et la protection des API.

    Google avait figuré dans la première édition (2023). Il avait ensuite disparu des tablettes, faute de proposer une offre relevant de la plate-forme. Gartner estime que les choses ont changé. Pas radicalement, néanmoins : on est plutôt sur une « collection d’outils »* pas spécifiquement conçus pour le DevSecOps et combinés sans stratégie produit globale.

    Dans ce contexte, Google se positionne parmi les « acteurs de niche ». Il côtoie, dans cette zone du Magic Quadrant, Buildkite, CircleCI, CloudBees, JetBrains et Octopus, qui y étaient déjà tous l’an dernier. Ainsi qu’OpenText, qui fait quant à lui partie des nouveaux entrants. Comme IBM et HCLSoftware, classés pour leur part chez les « visionnaires ».

    Plates-forme DevSecOps : 13 fournisseurs, 4 « leaders »

    Selon la terminologie du Magic Quadrant, sont « visionnaires » les fournisseurs qui se trouvent dans la partie basse sur l’axe dit « exécution »… et dans la partie haute sur celui dit « vision ». Le premier traduit la capacité à répondre à la demande (expérience client, tarification, qualité des produits/services…). Le second reflète les stratégies (ventes, innovation, déploiement sectoriel et géographique…). Les offreurs au positionnement inverse sont dits « challengers ». Ceux suffisamment bien placés sur les deux axes sont « leaders ». À l’opposé, il y a les « acteurs de niche ».

    La situation sur l’axe « exécution » :

    Rang Fournisseur Évolution annuelle
    1 Atlassian =
    2 Harness =
    3 GitLab =
    4 Microsoft =
    5 HCLSoftware nouvel entrant
    6 Buildkite + 1
    7 CloudBees + 1
    8 IBM nouvel entrant
    9 Octopus – 3
    10 Google nouvel entrant
    11 JetBrains – 2
    12 CircleCI -2
    13 OpenText nouvel entrant

    Sur l’axe « vision » :

    Rang Fournisseur Évolution annuelle
    1 Harness + 1
    2 Microsoft + 3
    3 GitLab =
    4 Atlassian – 3
    5 IBM nouvel entrant
    6 HCLSoftware nouvel entrant
    7 CloudBees =
    8 Google nouvel entrant
    9 OpenText nouvel entrant
    10 Buildkite – 4
    11 JetBrains – 1
    12 CircleCI – 4
    13 Octopus – 4

    Les quatre « leaders » de l’an dernier le restent :

    • Atlassian (progresse en exécution, recule en vision)
    • GitLab (progresse en exécution, stable en vision)
    • Harness (progresse sur les deux axes)
    • Microsoft (progresse sur les deux axes)

    Atlassian a acté la fin de l’option on-prem

    Gartner apprécie les SLA et le niveau de sécurité de l’offre SaaS d’Atlassian, ainsi que les options de résidence des données. Il salue le niveau d’unification de la plate-forme, tout comme la diffusion de l’IA en son sein et sa capacité à répondre aux besoins des différentes parties prenantes du SDLC.

    Quoique techniquement unifiée, la plate-forme ne l’est pas sur le plan commercial – pas de SKU unique – sauf pour les plus gros clients. Atlassian propose par ailleurs moins de briques de sécurité natives que les autres « leaders ». Il est aussi le seul à ne pas avoir d’option viable pour qui a besoin d’une solution sur site, affirme Gartner. En toile de fond, l’annonce, l’an dernier, de la fin de la gamme Datacenter pour 2029, sauf Align et Bitbucket.

    Chez GitLab, une restructuration qui laisse des traces

    Chez GitLab, SaaS et on-prem sont à parité fonctionnelle, y compris pour les composantes IA. Ses SLA ont été renforcés, égalant voire dépassant ceux de la concurrence. Il propose globalement, en natif, la plupart des capacités qu’on peut attendre d’une plate-forme DevSecOps, d’après Gartner.

    Au contraire d’Atlassian, GitLab manque d’une empreinte d’ensemble sur le SDLC, au-delà des métiers de l’ingénierie logicielle. Son business indirect délivre des résultats limités sur la plaque Asie-Pacifique et la restructuration récemment engagée au nom de l’IA ne suscite pas l’adhésion de tous ses employés.

    Harness, pas au niveau de la concurrence sur les SLA

    Harness parvient à intégrer efficacement les solutions open source, mais aussi les entreprises qu’il acquiert. Gartner salue sa proposition de valeur sur la sécurité, le MLOps et l’IA agentique. Il apprécie aussi l’approche de vente modulaire de la plate-forme.

    En fonctions des géographiques, les services et le support que fournissent les partenaires s’avère inégal. Les SLA n’atteignent pas ceux de la concurrence, que ce soit sur la disponibilité ou le temps de réponse. Le marketing de Harness demeure par ailleurs assez éloigné de la population des cadres dirigeants (C-suite).

    Sur GitHub, Microsoft priorise l’IA au cœur fonctionnel

    Au-delà de sa présence mondiale (ventes, support, R&D, datacenters…) et plus généralement de la viabilité de son activité, Microsoft a su constituer un vaste écosystème autour de son offre. Gartner la juge fonctionnellement riche, tout en notant les passerelles établies avec d’autres solutions DevSecOps. Il salue aussi la manière dont l’IA s’y diffuse.

    Ce focus sur l’IA a tendance à ralentir la cadence d’innovation sur le cœur fonctionnel de GitHub. En parallèle, la transition du modèle au siège vers la facturation à l’usage complique la gestion des coûts. Et l’offre Azure DevOps reste au catalogue, imposant d’évaluer la complémentarité et/ou les chevauchements avec GitHub.

    * Cloud Build, Cloud Deploy, Artifact Registry, Gemini Code Assist, Gemini Cloud Assist, Security Command Center, Secret Manager, Google Cloud Observability, Gemini Enterprise

    Illustration © ArtemisDiana – Adobe Stock

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  • Tuesday 23 June 2026 - 14:00

    La France a chaud et les records de température ne cessent d’être battus, au point que Météo France a placé 50 départements en vigilance « au secours ! » aujourd’hui et mercredi sachant que l’alerte pourrait se prolonger bien au-delà. Les autres départements restent pour l’instant en vigilance « ça s’arrête quand ? ». Pour la climatologue Valérie Masson-Delmotte, ce n’est que le début et il faut s’attendre pour cet été à d’autres épisodes du même acabit, voire plus chauds : « Je pense que le mois d’août sera le plus chaud jamais enregistré, il y aura sans doute des départements en alerte « ouh là là ça brûle ! » voire « donnez-moi de l’eau ou je vous abats ! ».

    Un avenir étouffant

    Selon elle, les épisodes que l’on traverse actuellement ne sont qu’un tout petit aperçu de ce que nous allons vivre dans les prochaines années et ce qu’on appelle canicule aujourd’hui pourrait être considéré comme une vague de froid dans une vingtaine d’années. Les températures ressenties pourraient avoisiner d’ici 2050 les « pitié plus jamais ça ! » et déclencher l’alerte « dernier avertissement avant l’Apocalypse ». 

    Malgré le caractère exceptionnel des vagues de chaleurs auxquelles est confronté l’hexagone, Michel H a tenu à rappeler sur X que « ça sert à rien de chouiner, oui, il fait chaud, ça s’appelle l’été, en 76 on n’en a pas fait tout un plat. »

    Crédits photo : Pixabay.

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  • Tuesday 23 June 2026 - 10:57
    from Silicon

    Ayant « des années de stock » en DDR2, Raspberry Pi garantit que les prix de ses cartes d’anciennes générations n’augmenteront pas.

    L’entreprise avait pris cet engagement en début d’année. Jusque-là, elle a tenu promesse. Il n’en aurait probablement pas été de même sans ce stock. La pénurie de RAM a effectivement ruisselé jusqu’à la DDR2. D’un trimestre à l’autre (Q1 à Q2 2026), les OEM/ODM ont dû débourser 55 à 60 % de plus pour en acquérir, d’après TrendForce.

    Le cabinet taïwanais estime que la tendance se poursuivra au Q3 (+ 35 à + 40 %). D’autant plus que l’offre se réduit, les fabricants préférant concentrer la production sur des générations ultérieures de DRAM, dont ils tirent davantage de marge.

    Les principaux fournisseurs se sont réorientés sur la HBM, mémoire à large bande passante dont se nourrissent les infrastructures IA. Délaissant ainsi la DDR4 et la DDR5, ils ont « mécaniquement » engendré un report de la demande sur la DDR3. La DDR2 fut logiquement l’étape suivante… pour les machines la prenant en charge (équipements réseau, systèmes embarqués, informatique industrielle…). Un cycle potentiellement accéléré par des acteurs conservant leur stock dans une perspective spéculative.

    La HBM mobile, autre élément potentiellement perturbateur

    Le recentrage sur la production de HBM est susceptible de s’accentuer avec l’arrivée de ce type de mémoire sur les appareils mobiles. Samsung développerait une technologie de packaging adaptée à ces terminaux. Du côté de Huawei et Xiaomi, on plancherait sur de la DRAM basse latence « inspirée » de la HBM ; avec, en ligne de mire, les smartphones pliants, plus adaptés que les formats classiques en matière de dissipation thermique.

    Du côté de SanDisk, on travaille sur de la HBF (High-Bandwidth Flash), qui consiste à appliquer à la NAND une architecture similaire à celle de la HBM. Dans ce domaine, on aura noté qu’AMD s’est emparé de MEXT. Cette société américaine est à l’origine d’une technologie de tiering prédictif qui maximise l’usage de la NAND en combinaison avec la RAM.

    Illustration générée par IA

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  • Tuesday 23 June 2026 - 10:07

    Depuis plusieurs mois, le conflit entre Israël et les États-Unis d’un côté, et l’Iran et ses alliés de l’autre, secoue le Moyen-Orient et l’équilibre mondial. Mais côté français, aucune position concrète n’a été prise. Interrogé sur ce sujet, le ministre des Affaires étrangères s’est défendu. « On a eu vraiment beaucoup de boulot ces derniers temps, et en plus, à cause de la vague de chaleur, on a eu des horaires aménagés, donc c’est difficile de tout suivre. » . Alors que nous interrogions le ministre en face à face afin de savoir quel pays la France soutenait, il nous a répondu « qu’il ne captait plus » et qu’il « devait raccrocher », alors qu’il se tenait face à nous.

    Face aux interrogations grandissantes des journalistes et des Français, le président Macron lui-même a pris la parole. « En effet, je sais qu’il se passe des choses en ce moment au Moyen-Orient, mais la situation est assez compliquée. C’est pourquoi je m’engage, lors des prochaines semaines, à regarder BFM au moins une heure par jour pour me tenir informé. » Dubitatifs, certains journalistes lui ont demandé s’il comptait également se rendre sur place. Le président n’a pas manqué de leur répondre. « Je ne me rendrai pas sur place car, d’après mes informations, il est fortement déconseillé de se rendre dans la région en ce moment. Vous le sauriez si vous étiez renseignés autant que moi. »

    Emmanuel Macron accusé d’être déconnecté des problématiques actuelles

    Au-delà du conflit au Moyen-Orient, le président français est accusé de ne pas se prononcer sur les sujets qui préoccupent les citoyens actuellement, que ce soit les actes de pédocriminalité ou le réchauffement climatique. En réponse à ces accusations, Emmanuel Macron s’est montré rassurant : « J’entends les Français, leurs attentes et leurs craintes. C’est pourquoi, en partenariat avec Mosimann, nous travaillons sur un nouveau remix de ma citation “For Sure”, qui sortira à la rentrée. »

    Photo Getty

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  • Tuesday 23 June 2026 - 08:52
    from Silicon

    Direction Montpellier pour Guillaume de Landtsheer ?

    La filiale française de Dell a son siège sur place. L’intéressé a eu droit à la question après avoir officialisé qu’il en prenait la direction générale. À 53 ans, il succède à Anwar Dahab. Ce dernier aura passé 26 ans au sein du groupe, étant par deux fois DG France (2015-2017, 2023-2026).

    Guillaume de Landtsheer était précédemment à la tête de la filiale française de NetApp (nommé en septembre 2019, il aura passé près de 7 ans à ce poste). Celle-ci a déclaré, sur son exercice 2025, un CA net de 204,4 M€ (+ 4,6 % sur un an), pour 4,3 M€ de bénéfice (- 35,8 %) et un effectif de 194 personnes.

    Avec Dell France, on est sur une autre échelle. La société comptait 1653 salariés – dont 1486 cadres – à la fin de son exercice 2025. Sur cette période, elle a dégagé 2,28 Md$ de CA net (- 4 %). Son résultat s’est élevé à 50,3 M€ (+ 7 %).

    Avant son passage chez NetApp, Guillaume De Landtsheer avait notamment occupé diverses fonctions commerciales chez Microsoft (gestionnaire de compte pour AXA, enterprise sales management pour les pays nordiques, etc.). Après une première expérience d’entrepreneuriat dans la foodtech au cours des années 90, il avait fait son entrée dans le secteur IT au bizdev de Highdeal. Cette spin-off de France Telecom, spécialisée dans les systèmes de facturation, passerait dans le giron de SAP en 2009.

    Illustration © DR

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  • Tuesday 23 June 2026 - 08:15
  • Tuesday 23 June 2026 - 06:15
  • Monday 22 June 2026 - 23:15
  • Monday 22 June 2026 - 16:00

    PARIS – Afin de marquer la 45e édition de la Fête de la musique qu’il a lui-même créée, Jack Lang a été aperçu hier soir au concert privé de Jean-Luc Lahaye. Une décision qui, selon son entourage, s’inscrit dans sa volonté de « faire vivre le patrimoine culturel français, même lorsqu’il met tout le monde mal à l’aise ».

    « Jack est très attaché à l’idée de transmission », explique un proche avant de poursuivre « il n’a d’ailleurs pas manqué de reverser tout l’argent récolté lors de la soirée à une association de bienfaiteurs » sans pour autant donner leurs noms.

    Interrogé sur la programmation la semaine dernière, l’ancien ministre avait tenu à garder le line-up secret tout en annonçant une ambiance « musicale, mais pas que » avec d’autres invités comme Richard Berry, Patrick Bruel, Norman Thavaud ou Jean-Marc Morandini. Le concert s’est déroulé dans une ambiance intimiste afin d’éviter toute présence de journalistes ou de juges.

    Contactés par la rédaction, les organisateurs affirment que la soirée a été un vif succès et tiennent à préciser qu’elle s’est poursuivie avec un débat consacré à une question devenue centrale dans le paysage culturel français : « Peut-on séparer l’artiste de son casier judiciaire ? ».
    Photo Getty

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  • Monday 22 June 2026 - 14:57
    from Silicon

    Datasets, serveurs MCP, cartes A2A, plug-in Claude Code… Autant de ressources qui, dans l’écosystème agentique, ont leurs propres métadonnées et mécanismes de découverte.

    De ce constat de diversité – et surtout de ce qu’il implique en termes d’implémentation – a émergé une initiative appelée AI Catalog. Elle a pris forme fin 2025 sous l’égide de la Fondation Linux. Google, Microsoft et Anthropic sont aujourd’hui au comité de pilotage technique.

    AI Catalog vise à définir un conteneur JSON « agnostique » qui utilise les types de médias (ex-types MIME) pour décrire les ressources qu’il héberge. Les métadonnées sont embarquées ou référencées par URL. Le projet développe une extension dite « manifeste de confiance » pour les environnements qui nécessitent des identités vérifiables, des preuves de conformité et du suivi de provenance.

    Actuellement en brouillon, la spécification définit aussi une méthode standardisée pour publier ce conteneur sur une URL well-known. Elle n’est pas vouée à remplacer les formats spécifiques à chaque ressource, mais à fournir une « couche commune de découverte et de confiance ».

    Fédérer les catalogues de ressources agentiques

    AI Catalog nourrit un autre projet dans lequel s’impliquent Google et Microsoft : ARD (Agentic Resource Discovery). Y participent également AWS, Cisco, Databricks, GitHub, GoDaddy, Hugging Face, NVIDIA, Salesforce, ServiceNow et Snowflake.

    Il s’agit là aussi de procurer une surcouche, mais au niveau des registres qui indexent les ressources publiées au format AI Catalog.

    L’idée est que tout registre puisse indexer ces ressources en appliquant ses propres règles. Puis les communiquer à tout client IA grâce à des skills et/ou des serveurs MCP, lors du build ou du run, de manière dynamique (i.e. en fonction des tâches), sur le même principe qu’une recherche web.

    Ce modèle évite aux producteurs des ressources de les pousser dans chaque registre : ils les publient une seule fois, sur leur domaine. En y associant éventuellement des « signaux de confiance » que les clients IA peuvent vérifier. Parmi eux, des identités DID (Decentralized Identifiers), SPIFFE ou ANS (Agent Name Service), des signatures JWS et des attestations de lignage.

    En miroir, les utilisateurs peuvent définir des stratégies de manière centralisée, sans devoir les appliquer à chaque client IA – et sans avoir à embarquer tous les schémas dans le prompt système. ARD introduit donc une forme de portabilité, en parallèle d’un mécanisme de fédération (imbrication de registres sous un même endpoint).

    Hugging Face et GitHub, branchés en ARD

    Il existe actuellement des connecteurs ARD pour ChatGPT, Claude, Gemini, GitHub Copilot et Microsoft Copilot. Par défaut, ils donnent accès à deux registres : ceux de GitHub (Agent Finder) et de Hugging Face (Discover). On peut en ajouter en éditant agent-finders.json.

    Ces connecteurs se composent de deux briques. D’une part, un serveur MCP pour réaliser les appels. De l’autre, une skill qui, notamment, affiche un menu de sélection du registre et permet de demander confirmation à l’utilisateur avant d’ouvrir l’accès à une ressource.

    Pour Claude et GitHub Copilot, il y a un fichier Markdown à déposer dans le dossier de skills. Sur ChatGPT, la définition se fait au niveau des espaces de travail. Avec Microsoft Copilot, elle passe par la création d’un « agent déclaratif » dans le studio. Pour Gemini, l’équivalent de la skill est un Gem. Toutefois, il ne suffit pas à se connecter aux ressources : comme l’application ne peut pas se connecter à des serveurs MCP ou HTTP arbitraires, il faut utiliser le CLI ou l’API.

    Plusieurs méthodes de publication et d’indexation

    Tout registre doit exposer une API REST, avec au moins un endpoint de recherche (POST /search). Ils peuvent éventuellement proposer des endpoints d’exploration (POST /explore) et de navigation déterministe (GET /agents, utile en particulier pour les portails développeurs). Et mettre en place d’autres mécanismes de recherche, par exemple via MCP ou A2A.

    Avec l’API REST comme exigence commune, la fédération devient une simple opération HTTP. Les clients IA disposent d’un paramètre pour la contrôler.

    Les registres ont deux pipelines d’ingestion. Le principal, de type web, indexe les manifestes depuis leurs URI. Le secondaire, optionnel, scanne les dépôts Git, npm, OCI, etc. Si l’URL well-known est le moyen désigné pour exposer ces manifestes, ARD accepte aussi les enregistrements DNS, les balises d’en-tête HTTP et les directives Agentmap (entrées dans robots.txt).

    En plus GitHub et de Hugging Face, Cisco a aussi une implémentation de référence d’ARD.

    À consulter en complément :

    L’Estonie esquisse un registre national d’identités pour les agents IA
    DNS-AID à la Fondation Linux : qu’est-ce que ce projet d’« annuaire agentique » ?
    Entre hyperscalers, les stacks agentiques se suivent… et se ressemblent ?
    Assistants de codage : au régime agentique, un autre paysage concurrentiel

    Illustration générée par IA

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  • Monday 22 June 2026 - 14:00

    C’est un Nicolas Sarkozy terriblement ému qui a été photographié par plusieurs paparazzi lors de sa séance de footing quotidienne en plein cœur du bois de Boulogne. Interrogé sur l’origine de ses petits yeux brillants et de son sourire béat, l’ancien président de la République a dévoilé, accroché à sa cheville, un superbe bracelet électronique intégralement conçu avec des nouilles, des pâtes coudes et de la glue.

    « Vous voulez savoir pourquoi j’ai des rigatoni crus accrochés à la cheville ? Eh bien je vais vous le dire » a déclaré Nicolas Sarkozy aux photographes en s’asseyant en tailleur sur la pelouse. « Mon petit Louis m’a offert ce matin ce cadeau de fête des pères, accompagné d’un superbe dessin et d’un joli poème. Avouez que ça donne du baume au cœur. » poursuit-il, en sortant de sa banane un dessin fait aux feutres le représentant torse-nu chevauchant un dragon-cheval devant le Tribunal judiciaire de Paris, armé d’une épée magique et d’une mangue de Colombie. 

    L’ancien leader de l’UMP en a également profité pour lire un court extrait dudit poème avant de reprendre sa course :
    « Mon gentil papa que j’adore,
    T’es le plus grand, le plus musclé,
    T’es tellement en forme, tellement fort
    Qu’même ta prison, c’est la Santé.
    Plus tard, j’s’rai ton alter-ego,
    Un grand leader, un homme puissant,

    Mais pas maintenant j’aide Philippot,
    À obtenir ses trois pourcents.
    Mon papounet, bonne fête à toi,
    On s’voit très vite, tu m’manques beaucoup,
    Sur un d’tes yachts, à Ibiza,
    Dans un d’mes jets, ou bien au trou. »

    Une délicate attention qui ne s’arrête pas là puisqu’en plus de tous ces cadeaux, Louis Sarkozy en a profité pour offrir à son père un gigantesque pot de yaourt intégralement fait en pots de yaourts.

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  • Monday 22 June 2026 - 11:45

    L’entraîneur français Hervé Renard devrait quitter les États-Unis dès aujourd’hui pour rejoindre la capitale anglaise suite à la démission de Keir Starmer. Selon plusieurs sources au 10, Downing Street, le Français viendra avec l’entièreté de son staff, comprenant deux préparateur physique et un responsable data. Il pourrait annoncer la composition du nouveau gouvernement anglais vers la fin de la semaine.

    L’article Angleterre – Le Premier ministre Keir Starmer remplacé par Hervé Renard est apparu en premier sur Le Gorafi.fr Gorafi News Network.

  • Monday 22 June 2026 - 10:18

    Bélier : Vous devrez marcher sur des braises avec vos collègues en burn out, pour vous prouver que « vous pouvez le faire ». Attention.

    Taureau : Vous serez obnubilé(e) par la ville de Villeneuve-d’Ascq. Vous serez prêt(e) à faire n’importe quoi.

    Gémeaux : Vous contracterez l’influentite, la maladie des influenceuses. Votre quotidien sera de tapoter sur des emballages et simuler l’extase dès que vous goûtez un truc.

    Cancer : Si c’est la semaine de votre anniversaire, on vous offrira une couverture chauffante pour transpirer encore plus.

    Lion : Vous aurez une relation avec un informaticien fan de manga qui s’identifie au « Joker » sur internet. Vous valez mieux que ça.

    Vierge : Vous devrez installer la version 1.78 de Raphaël Glucksmann pour qu’il fonctionne sur vos écrans.

    Balance : Une mouette deviendra votre ennemie jurée (elle rira à chacun de vos échecs).

    Scorpion : On vous accusera de plagiat dans une vidéo choc qui divise l’opinion publique. Ne vous laissez pas faire.

    Furet : Vous mettrez la main sur l’épisode 4.5 de Star Wars où Luke Skylwalker se fait une épilation définitive avec son sabre laser. Bravo !

    Sagittaire : Vous achèterez au marché noir une petite bouteille de sueur de Jean-Luc Reichmann (26,99 euros). Vous serez un peu déçu(e).

    Capricorne : Vous vous mettrez en arrêt-maladie pour protester contre le gouvernement. C’est mieux que rien.

    Verseau : Vous découvrirez que le monde entier tourne autour de l’argent, alors que l’argent n’est même pas réel. 

    Poissons : Vous vous rendrez compte que votre conjoint n’a aucune utilité. Si vous êtes célibataire, vous mangerez du taboulé oriental.

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  • Monday 22 June 2026 - 09:30
    from Silicon

    Vu l’échelle opérationnelle des agents IA, le plus crucial n’est pas tant de leur attribuer des identités que d’arriver à journaliser leurs actions.

    Une annonce récente du gouvernement estonien a suscité des commentaires de cette teneur. Le pays s’est en effet officiellement engagé dans une démarche de création d’identités numériques pour les agents IA. Pour le moment, il n’en dit pas beaucoup plus. Sinon qu’il s’agit de donner à ces agents « des pouvoirs limités et contrôlables », en clarifiant « qui, au final, est responsable ».

    L’Estonie peut capitaliser sur son infrastructure eID établie de longue date. Dans l’optique d’y intégrer les agents IA, il lui faudra toutefois, au-delà du chantier technique, adapter son cadre légal et juridique, du Digital Signatures Act aux logiques de procédure administrative.

    Dans la vision que semble entretenir Tallinn, les fournisseurs de services pourraient définir des règles distinctes pour ces agents. Par exemple, des plafonds d’opérations financières ou des limites d’accès à des données de santé. Les « codes d’identification », pour reprendre la terminologie qu’emploi le Premier ministre, seraient hébergés dans un registre national spécifique.

    L’initiative est portée par Eesti.ai, programme national destiné à accompagner la diffusion de l’IA dans l’économie du pays.

    À consulter en complément sur le sujet des agents IA :

    Les bug bountys, saturés par les agents IA
    Réservation en ligne : les agents IA, nouvelle porte d’entrée des fraudeurs
    « More agents is all you need »… ou pas : une esquisse de lois d’échelle pour l’IA agentique
    Les effets des agents de codage sur la qualité logicielle
    Le passage de La Centrale du mono au multi-agent

    Illustration générée par IA

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  • Monday 22 June 2026 - 08:00
    from Silicon

    « L’objectif est de diminuer drastiquement les coûts de licence versés à cet éditeur, dont la politique tarifaire est particulièrement agressive. »

    Oracle aura apprécié cette déclaration qu’Audran Le Baron a faite à la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les dépendances numériques.

    L’Éducation nationale dit avoir été contrainte à souscrire un nouveau contrat

    L’intéressé est directeur du numérique pour l’éducation au ministère de l’Éducation nationale. Ce dernier dépense un peu plus d’un million d’euros par an pour les briques Oracle hors bases de données. Cela inclut notamment de la gestion d’identités de messagerie dans les académies. L’objectif est d’en sortir pour aller vers une offre nationale s’appuyant sur Zimbra. « Je parle ici de 1,2 million de boîtes personnelles et de 300 000 boîtes fonctionnelles », précise Audran Le Baron. La transition est en cours (début avril, 420 000 boîtes avaient migré).

    Le ministère exploite aussi le serveur WebLogic pour une bonne partie de ses applications web. Sur les bases de données, il a surtout une adhérence à Db2 d’IBM. Fin 2025, Oracle l’a contraint à souscrire un nouveau contrat ULA (Unlimited License Agreement) non prévu au budget, assure Audran Le Baron. D’un montant d’un peu plus de 3 M€, il a été renouvelé pour 3 ans. C’est la fenêtre que le ministère s’est fixée pour « réduire drastiquement le nombre de licences actives » au sein de sa DSI…

    Oracle coûte plus de 8 M€ par an à la DGFiP

    À la DGFiP (Direction générale des finances publiques), de nombreuses applications s’appuient encore sur Oracle. L’éditeur « représente 8,5 M€ annuels », selon Tomasz Blanc, chef du service des SI. Il équipe notamment la déclaration en lignes des revenus et la comptabilité locale.

    « La richesse fonctionnelle de ces outils rend leur remplacement long et onéreux », reconnaît Tomasz Blanc. La DGFiP est cependant parvenue à sortir presque totalement d’Oracle sur le périmètre de la fiscalité des entreprises. Une réussite qu’il attribue, entre autres, à la standardisation de la fabrication applicative. « Une discipline essentielle puisqu’en évitant d’utiliser les fonctions trop spécifiques des produits propriétaires, comme les optimisations exclusives d’Oracle, nous reprenons l’ascendant lors des négociations commerciales ».

    Le libre ? Oui, mais…

    Pour Yves Billon, chef du service du numérique au secrétariat général des ministères économiques et financiers, Oracle est « une technologie avec laquelle nous sommes unanimement en difficulté au niveau interministériel, et ce depuis très longtemps ».

    « Nous essayons de recourir le plus souvent possible aux solutions alternatives libres, affirme-t-il. Mais cette démarche comporte des risques techniques étant donné que nous ne pouvons pas rater certaines échéances, comme la campagne annuelle de déclaration d’impôts. »

    Depuis « 5 ou 6 ans », néanmoins, Oracle n’est plus utilisé pour les nouveaux projets.

    Quand les progiciels imposent des bases de données propriétaires

    Le témoignage de Marie-Pierre Fontanel rejoint celui d’Yves Billon quant aux obstacles à la transition vers des outils du monde libre. « Ce n’est pas toujours possible, car certains progiciels imposent des bases de données propriétaires », déclare la DSI du CNRS.

    L’institut cible en particulier des migrations vers PostgreSQL. Les Urssaf ont déjà fait ce pas, a rappelé Stéphanie Schaer, directrice interministérielle du numérique. La gendarmerie nationale est dans la même dynamique, d’après le général de corps d’armée Marc Boget, directeur de l’Anfsi (Agence du numérique des forces de sécurité intérieure).

    À l’Inrae, on a basculé de l’ERP d’Oracle à une solution basée sur SAP et mutualisée au sein de l’ESR (enseignement supérieur et recherche), signale Louis-Augustin Julien, son directeur général délégué ressources.

    L’Ugap se détache d’Oracle

    Également auditionné, David Amiel a souligné que l’Ugap allait mettre fin aux ventes de logiciels Oracle sur son marché dédié, hors renouvellement. « C’est un signal fort envoyé à l’ensemble de la commande publique », estime le ministre de l’Action et des Comptes publics. Des renouvellements de contrats resteront possibles « pour assurer la continuité et se donner le temps d’effectuer certaines migrations très lourdes. Mais nous cesserons d’approfondir cette dépendance et de la disséminer dans de nouvelles entités publiques. »

    « L’Ugap a longtemps reflété le marché, juge Alain Garnier, président de Jamespot. Lorsqu’on ouvrait la page du site Internet des achats de logiciels, on voyait un gros logo Microsoft, un gros logo Oracle et un gros logo SAS Institute. Le reste se trouvait dans un fichier Microsoft Excel. »

    La centrale d’achat « est en train de changer clairement de position », se réjouit-il. « Nous travaillons avec le CSF [comité stratégique de filière logiciels et solutions numériques de confiance] pour modifier non seulement les politiques d’achat, mais aussi le marketing de l’offre, afin que les acheteurs publics ne soient plus dirigés vers les grands acteurs par ce qui relevait d’une forme de publicité fléchée. »

    Illustration générée par IA

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  • Monday 22 June 2026 - 00:14
  • Sunday 21 June 2026 - 22:14
  • Sunday 21 June 2026 - 09:15
  • Saturday 20 June 2026 - 22:15
  • Saturday 20 June 2026 - 21:14
  • Saturday 20 June 2026 - 20:15
  • Saturday 20 June 2026 - 11:15
  • Friday 19 June 2026 - 23:15
  • Friday 19 June 2026 - 22:14
  • Friday 19 June 2026 - 16:39
    from Silicon

    Il y a encore un an, la question du coût ne se posait presque pas. Les abonnements forfaitaires masquaient la réalité, les budgets IA étaient généreux et les équipes avaient carte blanche pour expérimenter.

    Aujourd’hui, les directeurs financiers se penchent sur leurs tableaux de bord et découvrent des chiffres qui les font tiquer.

    Chez Uber, la société a consommé l’intégralité de son budget IA pour l’année 2026 en seulement quatre mois. Andrew Macdonald, président et directeur des opérations du groupe, reconnaît qu’il devient « harder to justify »  le niveau de dépenses engagées, faute de preuves tangibles que ces tokens achetés à prix d’or se traduisent par des fonctionnalités réellement « utiles » pour les clients. La réponse de l’entreprise : un plafond mensuel de 1 500 $ par salarié sur les outils IA individuels.

    Chez Amazon, le constat est similaire, mais la source du dérapage est différente. Des ingénieurs avaient commencé à déployer des agents IA non parce qu’ils en avaient besoin, mais pour grimper dans les classements internes de performance.

    Le groupe a supprimé ces leaderboards et a lancé un message explicite à ses équipes : il faut cesser d’utiliser « l’IA pour l’IA ».

    Du forfait au compteur

    Pour comprendre ce virage, il faut regarder du côté des modèles de facturation.

    Longtemps, les grands fournisseurs comme Anthropic ou OpenAI ont facturé leurs services sous forme d’abonnements fixes. Une manière de « subventionner » les usages.

    Quand Anthropic a basculé ce client vers une tarification à la consommation, en mai dernier, le choc a été brutal. « Notre dépense a été multipliée par sept le premier jour. J’ai réalisé qu’on avait créé un monstre. » explique Carter Busse, DSI de Workato, cité par le Financial Times.

    Il a reconverti ses sessions hebdomadaires d’innovation IA en cours de « responsabilité financière numérique », orientant ses équipes vers les modèles les moins coûteux.

    Cette exposition directe au prix de chaque requête change la donne. Les entreprises ne payent plus un abonnement pour avoir accès à l’IA mais pour chaque prompt, chaque tâche automatisée, chaque décision déléguée à un agent.

    Et les agents consomment bien plus que les chatbots qui les ont précédés.

    ROI : le nouvel horizon

    Face à cette réalité, les entreprises cherchent leurs marques. Walmart a plafonné le nombre de tokens utilisables sur sa propre plateforme interne. Microsoft oriente ses développeurs vers des modèles moins onéreux. Partout, la question n’est plus « comment adopter l’IA ? » mais « comment éviter d’en abuser ? »

    Les fournisseurs d’IA eux-mêmes s’adaptent. Amazon, Google et Microsoft proposent désormais des outils qui acheminent automatiquement les requêtes vers le modèle le plus approprié, et souvent le moins cher, en fonction de la nature de la tâche.

    Costi Perricos, responsable mondial de l’IA générative chez Deloitte, tire la leçon de ce moment de sobriété forcée : « Les coûts de calcul entrent désormais dans l’esprit des directeurs financiers et des conseils d’administration. »

    Les entreprises ont promis à leurs actionnaires des gains de productivité massifs grâce à l’IA. Mais pour tenir cette promesse, elles doivent désormais s’imposer une discipline qu’elles n’avaient pas anticipée : celle de l’IA à dose mesurée.

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  • Friday 19 June 2026 - 16:00

    Le site chargé d’orienter les bacheliers dans leur orientation post bac annonce qu’il sera désormais possible d’orienter les élèves vers le métier de « Guide suprême Iranien ». « Il sera catégorisé comme métier à risque, au même titre que cascadeur, militaire ou pire, prof en REP » confesse Jérôme Teillard, chef de projet Parcoursup.

    M. Teillard poursuit sa présentation avec passion. « Après les décès en cascade à la tête du régime Iranien, on s’est dit que c’était le moment pour créer de l’emploi dans notre pays qui en manque terriblement. Évidemment ce sont des CDD de quelques jours, quasi de l’intérim. Mais chez Parcoursup on croit à la valeur travail. Et la France est fière d’envoyer ses cerveaux briller à l’étranger. »

    Du côté des parents d’élèves, les réactions sont mitigées, mais le ministre de l’éducation nationale, Edouard Geffray, se veut rassurant. « Certes il y a un vrai risque d’y laisser sa peau. Mais dans un pays où l’âge de la retraite sera bientôt de 67 ans, quelle chance d’arrêter de travailler aussi vite finalement ! » 

    Crédits photo : GettyImages.

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  • Friday 19 June 2026 - 14:35
    from Silicon

    Prenez Neon. Ajoutez-y Mooncake. Vous obtenez LTAP (Lake Transactional/Analytical Processing).

    Databricks compte intégrer cette architecture au sein de son offre Lakebase (Postgres serverless) « dans les prochaines semaines ». La promesse : pouvoir mêler OLTP et OLAP sans pipelines ni extensions… et en évitant le compromis de performance qu’implique HTAP. Le moyen : unifier non pas les back-ends, mais les formats de données.

    LTAP exploite le surplus CPU de Neon

    Lakebase découle de l’acquisition de Neon. Databricks avait finalisé l’opération en mai 2025 pour environ 1 milliard de dollars. Elle lui a apporté une brique transactionnelle sur stockage objet.

    Acquis en octobre 2025, Mooncake a procuré le substrat de LTAP : un mécanisme de conversion « à la volée » de Postgres à Parquet. Il exploite deux composants de la couche de stockage de Neon. D’un côté, les safekeepers, qui assurent la réplication des enregistrements générés à partir des lignes. De l’autre, le pagekeeper, qui reconstruit les pages de manière asynchrone.

    architecture écriture Neon

    L’architecture LTAP tire parti de la faible consommation CPU de ces services. Elle utilise les cycles disponibles pour effectuer le transcodage Postgres-Parquet au moment du dépôt sur le stockage objet (latence annoncée : 1 minute). Le pagekeeper fait office de cache conservant le format Postgres. On est donc sur une forme de mise en miroir qui permet à Databricks de revendiquer un format unifié, sans copie.

    À consulter en complément :

    Bases de données coud : l’abondance de l’offre devient un défi
    IBM secoue l’édifice Db2 pour y intégrer l’IA agentique
    Face aux bases de données vectorielles, pgvector atteint-il ses limites ?
    Injection de prompt et injection SQL : même concept ?

    Illustration générée par IA

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  • Friday 19 June 2026 - 14:16
    from Silicon

    Le projet de loi français de transposition de la directive européenne NIS2 ne figure toujours pas à l’agenda de la session extraordinaire ouverte le 1ᵉʳ juillet 2026.

    Pour le CESIN, la première association de RSSI en France, ce vide n’est pas seulement un problème juridique c’est un frein concret à l’investissement en cybersécurité.

    Le calendrier parlementaire avance, mais le texte n’y est pas. Rappelons que l’échéance initiale de transposition était fixée au 17 octobre 2024.

    Alors que la session extraordinaire s’ouvre le 1ᵉʳ juillet 2026, le projet de loi relatif à la résilience des infrastructures critiques et au renforcement de la cybersécurité brille par son absence à l’ordre du jour.

    Le CESIN tire la sonnette d’alarme sur les effets très pratiques de ce flottement.

    Des décisions en suspens

    La cybersécurité fonctionne par cycles longs et les directions cyber ont besoin d’un cadre stable.

    Faute de texte promulgué, certains projets sont ralentis. D’autres attendent.

    « L’incertitude réglementaire perturbe la commande cyber et ralentit les décisions d’investissement », résume Fabrice Bru, président du CESIN. « Elle impacte l’ensemble des organisations, y compris celles déjà soumises à des cadres réglementaires, dans la mesure où NIS2 élargit significativement les périmètres et les niveaux d’exigence. »

    Le retard français n’existe pas dans le vide. À l’échelle européenne, certains États membres ont déjà transposé la directive. Des entreprises opérant sur plusieurs marchés s’alignent progressivement sur les cadres les plus avancés, ce qui creuse mécaniquement l’écart avec les organisations françaises, maintenues dans l’incertitude.

    Le problème concerne aussi bien les entités historiquement régulées, qui voient leur périmètre s’élargir, que celles nouvellement concernées par NIS2, qui entrent pour la première fois dans le champ de la réglementation cyber et doivent anticiper des exigences encore non définitivement arrêtées.

    À quoi s’ajoute la question de la chaîne de sous-traitance. Les exigences de la directive ont vocation à se diffuser aux fournisseurs et prestataires, dont le positionnement dépend lui aussi d’une visibilité qu’ils n’ont pas encore.

    Trois demandes précises

    Le CESIN formule des attentes précises.

    L’association appelle à un calendrier parlementaire et réglementaire lisible, à une confirmation rapide des principales exigences pour permettre aux entreprises de préparer leurs plans d’action, et à une attention particulière aux conditions de mise en œuvre, notamment pour les entités nouvellement régulées et leurs sous-traitants.

    Elle souligne au passage que nombre d’entreprises n’attendent pas la loi pour agir. Les démarches de mise en conformité sont déjà engagées.

    « Le marché est prêt. Le cadre doit suivre. » La formule résume l’état d’esprit d’un secteur qui ne conteste pas la direction mais s’impatiente de ne pas voir le signal de départ.

    L’Europe aussi s’impatiente. Après une mise en demeure adressée à 23 États membres fin 2024, puis un avis motivé envoyé le 7 mai 2025 à 19 pays récalcitrants, l’exécutif européen enclenche la vitesse supérieure. Ce serait la saisine imminente de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE).

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  • Friday 19 June 2026 - 10:42
    from Silicon

    Les réseaux sociaux sont responsables des informations qu’ils présentent au moyen d’un algorithme.

    La CJUE vient de se prononcer dans ce sens. Sa décision englobe plus précisément tous les « services de la société de l’information ». Soit, dans les grandes lignes, tout service fourni par voie électronique.

    Leurs exploitants peuvent bénéficier d’une exonération de responsabilité au titre du statut d’hébergeur. Il faut pour cela qu’ils n’aient ni connaissance ni contrôle des informations qu’ils stockent à la demande d’un utilisateur.

    Ce statut ne s’applique pas dès lors qu’intervient un tri algorithmique. Ou, in extenso, lorsqu’ils « déterminent, au moyen d’un algorithme, sous quelles conditions, de quelle manière et dans quel ordre de priorité » les infos sont rediffusées ou ne le sont pas.

    Alertes radars et sites pornos

    Même dans l’hypothèse d’une telle exonération, un prestataire peut se voir, pour des raisons d’ordre, de sécurité ou de sûreté publics, interdire de rediffuser des informations relatives à certains contrôles routiers, ajoute la CJUE.

    Cette précision est un revers pour Coyote. L’entreprise française avait sollicité le Conseil d’État pour faire annuler le décret interdisant aux services d’aide à la conduite de relayer certaines « alertes radars ».

    WebGroup Czech Republic et NKL Associates avaient eux aussi déposé un recours en annulation. Mais contre un autre décret. En l’occurrence, celui qui les oblige, en tant qu’éditeurs de sites pornographiques, à mettre en place des dispositifs de vérification de l’âge des utilisateurs.

    Dans l’un et l’autre cas, le recours se fonde sur la méconnaissance du principe du « pays d’origine » consacré dans la directive e-commerce. En sa vertu, les prestataires de services de la société de l’information sont soumis au seul droit de l’État membre où ils sont établis.

    Des mesures permises au nom de l’ordre et de la sécurité publics

    La CJUE reconnaît que les mesures attaquées constituent une restriction à la circulation des services concernés. Elle estime toutefois que la directive les permet si elles poursuivent certains objectifs. Parmi eux, l’ordre public, qui englobe la protection des mineurs. Et la sécurité publique, à laquelle se rattache l’interdiction de rediffusion des « alertes radars ».

    Les mesures en question apparaissent proportionnées au regard de ces objectifs, déclare la CJUE. Elles semblent par ailleurs viser des services déterminés « qui portent effectivement atteinte » auxdits objectifs.

    Avant de prendre de telles mesures, un État membre doit tout de même, « sauf en cas d’urgence », demander à l’État membre d’établissement du prestataire concerné de les prendre lui-même. Et sinon, lui notifier – ainsi qu’à la Commission européenne – son intention de les prendre.

    Illustration © Bartek – Adobe Stock

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  • Friday 19 June 2026 - 10:17

    31e minute de jeu du 1er match de la poule J entre l’Argentine et l’Algérie. Le défenseur Aïssa Mandi, joueur du LOSC, est en possession du ballon, poursuivi par Lionel Messi. Non seulement l’Algérien refuse de laisser la balle à l’Argentin mais en outre il laisse traîner son mollet sur les crampons de l’octuple Ballon d’Or, risquant ainsi de provoquer son exclusion. Fort heureusement, l’arbitre ne se laisse pas prendre et ne sanctionne même pas Lionel Messi d’un carton jaune. Mais la commission de discipline de la FIFA a décidé de sévir en infligeant trois matchs de suspension au défenseur algérien. Les sanctions ne s’arrêtent pas là puisqu’en accord avec les télévisions nationales, plusieurs commentateurs ayant critiqué le champion du monde en titre seront limogés. Quant aux internautes ayant émis des critiques acerbes à l’endroit de Messi, ils seront poursuivis pour diffamation. 

    Une décision logique ?

    « C’est logique, les artistes doivent être protégés », commente Daniel Bravo, qui a ainsi retrouvé un poste à beIN Sports, après avoir été suspendu en février pour propos sexistes. Au cours de cette commission de discipline, la FIFA a également décidé de confier d’ores et déjà l’arbitrage de la finale à M. Szymon Marciniak, l’arbitre de cette rencontre. En cas de présence de l’Argentine dimanche 19 juillet, c’est lui qui remettra le trophée au capitaine des Gauchos. A noter enfin qu’en raison du préjudice subi, un penalty sera sifflé en faveur des Argentins, comme en 2022, au début de chacun de ses matchs.

    Ce n’est pas la première fois qu’une décision forte est prise pour réparer une injustice subie par Lionel Messi. En 2009, lors de la demi-finale retour de Ligue des champions, après avoir oublié de sanctionner un accrochage sur le numéro 10 de Barcelone en début de match, l’arbitre avait logiquement décidé de ne siffler aucun des 3 penaltys flagrants dont aurait dû bénéficier Chelsea.

    Photo Getty Images

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  • Thursday 18 June 2026 - 17:42
    from Silicon

    Pourquoi la Caisse des dépôts n’a-t-elle que récemment commencé à se soucier de sa dépendance à Microsoft 365 ? « Parce que nos données sensibles n’y étaient pas », a déclaré sa directrice générale déléguée Catherine Mayenobe.

    L’intéressée fut auditionnée, en mars, par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les dépendances numériques. Ces données sensibles, a-t-elle alors expliqué, étaient « dans des applications sur site, que nous savions protéger ». L’IA générative a changé les choses. « Aujourd’hui, je ne sais plus gérer l’arrivée de dispositifs comme Copilot dans l’environnement de travail de mes collaborateurs » : il n’y a « plus aucune garantie » sur la traçabilité des données.

    En l’état, la Caisse des dépôts est en « dépendance totale » pour le cœur de la messagerie et des outils collaboratifs, reconnaît Patrick Laurens-Frings, son directeur de la transformation opérationnelle, digitale et des SI.

    D’un contrat à l’autre, une augmentation d’environ 20 % pour le CEA

    Baptiste Grigy ne parle pas de « dépendance totale », mais admet que Microsoft est « profondément ancré » chez le CEA, dont il est DSI. Au-delà de Windows et d’Office, ses technologies pilotent la gestion des identités (Active Directory) comme celle des parcs de PC et de serveurs.

    Le CEA vient de renégocier son contrat avec Microsoft pour 3 ans. Ordre de grandeur : 6 M€/an. Par rapport au contrat précédent, l’augmentation « est à deux chiffres », déplore Baptiste Grigy. Elle avoisine les 20 %, « ce qui est bien supérieur à l’inflation ». « De plus, ils pratiquent la vente liée en incluant des produits que nous n’utilisons pas. C’était le cas de Teams. »

    SharePoint, « dépendance extrême » pour le CNRS

    Au CNRS, SharePoint est une « dépendance extrême pour les espaces collaboratifs et les applications construites dessus », concède sa DSI Marie-Pierre Fontanel. Cela représente 2,5 M€ de coût annuel. La perspective d’une sortie est d’autant plus grande que Microsoft « nous pousse vers le cloud à partir de 2029, ce qui est orthogonal avec les injonctions de souveraineté ». Elle se fera soit avec des outils internes, soit avec ceux de la Dinum. Lesquels ont, pour l’instant, l’avantage d’être gratuits. En attendant, la messagerie Exchange (3 M€/an), opérée en interne, a basculé au mois d’avril sur du Zimbra opéré par Renater (600 k€/an).

    À l’Inrae, 2 € par an et par poste pour prolonger le support de Windows

    À l’Inserm, ce n’est pas Microsoft qui coûte le plus cher : 350 k€/an, selon Damien Rousset, directeur général délégué à l’administration, contre plus d’un million d’euros pour VMware comme probablement pour Palo Alto et Splunk.

    L’Inrae passe par l’Ugap. Sa dépense globale est de l’ordre de 6 M€. La part de Microsoft « doit se situer entre 400 000 et 500 000 € », d’après Louis-Augustin Julien, son directeur général délégué ressources. Jean-Michel Vansteene, DSI de l’institut, ajoute qu’une prolongation de support de 3 ans a été obtenue pour Windows, à un coût d’environ 2 €/an/poste.

    De Windows vers Linux : la Dinum commence avec 250 agents

    La Dinum a récemment annoncé son souhait de sortir de Windows au profit de Linux. Stéphanie Schaer, directrice interministérielle du numérique, rappelle que la démarche commence « à une échelle expérimentale » (250 agents concernés), « mais pas engageante » (la suite dépendra des résultats). L’objectif est d’avoir déployé sur ce périmètre d’ici à l’été. Des ponts ont été créés avec d’autres pays de l’UE. Dont le Danemark, qui a fait le même choix que les ingénieurs de la Dinum en retenant la distribution X/OS.

    À l’éducation nationale, le poids de l’historique de structuration des SI

    Dans l’éducation nationale, tous les systèmes d’exploitation se fondent désormais sur Linux, et plus particulièrement RHEL, signale Audran Le Baron. Directeur du numérique pour l’éducation au ministère de l’Éducation nationale, il affirme que le cadre de cohérence technique qui s’applique à tous les nouveaux projets et à toutes les refontes est exempt de dépendances à des technologies non européennes, « ou du moins privées ». Ce n’était pas le cas à l’origine, en particulier de par la construction du SI à une maille académique.

    Sur le collaboratif, le Covid a accéléré les choses. Le ministère a déployé, auprès de ses 1,2 million d’agents, une offre d’outils libres. Dont un de visio et de classe virtuelle basé sur BigBlueButton et hébergé chez Scaleway. Audran Le Baron communique deux indicateurs : environ 1,5 million de visios organisées chaque année et environ 500 000 participants chaque mois. Il évoque aussi le déploiement de Nextcloud (300 000 utilisateurs actifs, 500 millions de fichiers) et le portail de collaboration Tribu, fondé sur la technologie libre Nuxeo.

    Il reste du Microsoft sur les postes de travail (Windows + Office), d’autant plus que les enseignants et les personnels en établissement s’équipent eux-mêmes ou sont fournis par les collectivités territoriales. Le contrat pour la maintenance des licences s’élève à 2,4 M€/an.

    « Nous mettons parfois nos préférences techniques de côté »

    Dans la sphère des ministères économiques et financiers, les DSI ne sont pas seules décisionnaires pour les logiciels utilisateurs. Tout particulièrement au sein des directions d’état-major et des cabinets ministériels, avance Yves Billon, chef du service numérique. « Certaines solutions qui nous conviennent parfaitement à titre personnel ne sont pas jugées adaptées au contexte professionnel d’un grand ministère comme celui de l’Économie et des Finances », poursuit-il. Notamment pour des raisons d’attractivité. « Disposer de solutions cohérentes avec celles employées dans des fonctions équivalentes dans le privé […] revient régulièrement dans les échanges. C’est pourquoi nous mettons parfois nos préférences techniques de côté. »

    Yves Billon aborde aussi la dimension de l’expérience utilisateur. « Vers le milieu des années 2010, nous pensions que nous pourrions avoir la peau de Microsoft Office. Mais Office 365 a introduit une rupture dans le domaine des services. Globalement, LibreOffice n’a pas suivi. […] Il a fallu reconstruire beaucoup de choses derrière. On y a beaucoup perdu sur le plan fonctionnel. Les utilisateurs l’ont ressenti. »

    Les logiciels libres, ajoute Yves Billon, ont besoin d’être adaptés avant d’être installés dans de grandes organisations. Il donne l’exemple de la DGFiP, qui, n’étant pas dépendante de Microsoft, s’est vu enjoindre de structurer son SI autour d’un équivalent à Active Directory. La solution retenue – Samba – ne gérait pas toute la complexité de l’organisation. Il a fallu engager des travaux pour l’adapter. « Nous nous sommes efforcés de mutualiser l’action à l’échelon interministériel [mais] nous avons perdu un an et demi dans les négociations budgétaires. » La DGFiP considère qu’il lui reviendra toujours moins cher de constituer une équipe spécifique, tandis que d’autres structures plus légère estiment que le ROI n’est pas si évident.

    L’adhérence des utilisateurs finaux… et de l’IT

    « Tout le monde connaît OpenOffice et LibreOffice, mais nous ne pouvons pas les installer tels quels dans un établissement de santé », explique Thomas Jan. Il existe trop d’interconnexions et de sujets d’interopérabilité, ajoute le directeur général adjoint de l’UniHA chargé de l’innovation et de la stratégie numérique.

    L’UniHA (Union des hôpitaux pour les achats) est un groupement de coopération sanitaire. En 2014, il a créé, avec 5 autres organismes, la CAIH (Centrale d’achat de l’informatique hospitalière), sous forme d’association loi 1901.

    Historiquement, l’accord-cadre régissant les licences Microsoft des établissements publics était géré par les hôpitaux publics de Marseille. Après à un audit juridique, il a été décidé de régulariser ce type de marchés publics. En est née la CAIH. Elle a lancé un marché « Alternative » autour de briques open source.

    Edward Jossa préside une autre centrale d’achat : l’Ugap (Union des groupements d’achats publics). Au-delà de l’adhérence des utilisateurs, il pointe celle des DSI. « Des équipes formées à faire du paramétrage sur Oracle ou sur Microsoft ne sont pas forcément aussi à l’aise dans l’utilisation d’outils souverains ni dans leur construction. [Cela] soulève la question de l’éventuelle réinternalisation de certaines compétences informatiques ».

    Pour éviter Active Directory, la DGFiP a investi dans le code source de Samba

    Tomasz Blanc, chef du service des SI de la DGFiP, revient sur l’adoption de Samba en alternative à AD. Il admet qu’il a fallu investir 1,5 M€ dans l’amélioration du code source… mais affirme que l’initiative « a évité des millions d’euros de redevances annuelles ».

    Pour pallier l’absence de support éditeur avec le logiciel libre, la DGFiP a structuré, à partir de 2005, un marché avec des entreprises françaises spécialisées. Il est devenu interministériel. Depuis 2010, le logiciel libre est systématiquement prioritaire pour tout nouveau projet. LibreOffice, pleinement intégré depuis 2015, a un coût annuel quasi nul, « là où une solution propriétaire reviendrait à environ 10 M€ par an ». Pour un usage courant, « nos enquêtes annuelles de satisfaction révèlent que les agents jugent ces deux solutions équivalentes. » L’achat ponctuel de licences Microsoft reste autorisé pour des besoins d’expertise spécifiques.

    Le libre impose toutefois une rigueur interne accrue, tempère Tomasz Blanc. Au-delà des fonctions collaboratives parfois moins abouties que sur Office 365, il exige une « discipline technique pour ne pas s’égarer dans un écosystème trop foisonnant. »

    Un reliquat de postes Windows à la gendarmerie nationale

    La DGFiP étudie désormais la possibilité de basculer vers Linux (son parc compte entre 110 000 et 115 000 postes de travail). Le défi réside dans la capacité à administrer la flotte. Surtout que l’environnement Windows bénéficie actuellement d’une automatisation « très poussée ».

    À la gendarmerie nationale, on a passé cette étape. Le basculement vers le logiciel libre « fut conduit avec une rigueur militaire, peut-être un peu brusque », mais s’est accompli en 3 ans sans heurts majeurs, résume le général de corps d’armée Marc Boget, directeur de l’agence du numérique des forces de sécurité intérieure. « Nous ne possédons plus un serveur Windows », ajoute-t-il. Environ un millier de postes (sur 80 000) conservent cet OS « pour des besoins de niche très spécifiques ».

    Gare aux communs numériques ?

    « Ce n’est pas que les entreprises françaises ne sont pas patriotes, mais elles sont prisonnières des impératifs de marché » – et de la gestion de trésorerie, note Maya Noël. La directrice générale de France Digitale attire l’attention sur la force que constitue, pour les hyperscalers, leur présence sur plusieurs briques stratégiques du SI. Et la capacité qui en découle de proposer des « tarifs quasiment gratuits sur l’une si vous êtes clients de l’autre ». Un utilisateur d’Office 365 peut par exemple se voir offrir des crédits Azure.

    Pour Alain Garnier, président de Jamespot, c’est aussi une question de culture. « Au moment même où Microsoft a cherché à entrer dans les écoles, un autre géant américain, Coca-Cola, a voulu distribuer gratuitement des canettes dans les écoles, rappelle-t-il. Cela a provoqué un tollé, et son projet a été rejeté. En revanche, faire entrer gratuitement les outils bureautiques de Microsoft pour nos enfants a été perçu comme une excellente chose. » Une anecdote qu’il considère comme révélatrice : « Cela illustre la manière dont, à cette époque, une forme d’acculturation s’est opérée ».

    Alain Garnier lance également une alerte au sujet des communs numériques. Tout miser sur eux revient à fournir de la matière première aux GAFAM. « Nous serions alors dans un modèle […] dangereux : nous financerions par nos impôts les outils logiciels […] que les GAFAM réutiliseraient pour faire des profits. »

    Quand les modèles d’affaires imposent Microsoft

    L’audition de Luca Belli a contribué à donner aux auditions une dimension internationale. L’intéressé est professeur de gouvernance et régulation numériques à la fondation Getulio Vargas de Rio de Janeiro. Il a évoqué un « atout juridique unique » du Brésil : l’article 219 de sa Constitution fédérale. Celui-ci érige l’autonomie technologique en objectif constitutionnel. « À ma connaissance, aucun autre pays au monde n’inscrit une telle nécessité dans sa loi fondamentale. »

    Le Brésil n’est pas pour autant devenu un grand exportateur de technologies, reconnaît Luca Belli. L’erreur, selon lui, fut de concevoir l’open source uniquement comme une solution à adopter, et non comme une technologie à produire. Sans cette vision, la politique d’émancipation par l’open source adoptée en 2003 « a été délaissée dès 2017 ». L’administration publique est aujourd’hui « totalement dépendante des grands fournisseurs comme Google, Microsoft ou AWS ».

    La France n’en est pas loin en matière de bureautique, à en croire David Amiel. 90 % des dépenses de l’État se tournent vers des acteurs extra-européens… « et singulièrement vers Microsoft ».

    Délégué général du Cigref, Henri d’Agrain donne à voir une autre réalité : les activités économiques qui imposent de fait le recours à Microsoft. Il mentionne le cas d’une entreprise française qui réalise plus de 50 % de son business aux USA, y compris à travers des marchés publics conclus avec les agences fédérales. Dans une telle configuration, ne pas utiliser Microsoft reviendrait à se priver d’une part essentielle de son marché. Ce qui fait dire à Henri d’Agrain que les situations « sont extrêmement hétérogènes selon les modèles d’affaires et les géographies ».

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  • Thursday 18 June 2026 - 16:11
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    Yann LeCun, fondateur d’AMI Labs et ancien chef scientifique IA de Meta, porte une critique sévère sur xAI, l’activité d’intelligence artificielle dec Space X.

    Dans un entretien avec CNBC, il affirme qu’elle ne sera pas en mesure de rivaliser avec les modèles les plus avancés du secteur.

    Yann LeCun affirme que xAI traverse une crise interne profonde depuis que l’équipe fondatrice a quitté le navire. Il estime qu’Elon Musk se trouve désormais dans une position délicate pour recruter les meilleurs talents du secteur en raison de la façon dont il aurait traité son ancienne équipe.

    Ce jugement s’inscrit dans une rivalité de longue date entre les deux hommes qui s’étaient déjà affrontés sur des sujets allant de l’IA aux prises de position de Elon Musk sur les réseaux sociaux, que LeCun avait qualifiées de théories du complot. Musk avait pour sa part accusé Yann LeCun d’être déconnecté du monde de l’IA depuis longtemps.

    « xAI est un échec »

    Au-delà du cas xAI, Yann LeCun élargit sa critique à l’ensemble du secteur. Il. observe que les prix des services d’IA augmentent, tandis que leurs coûts d’exploitation diminuent mais trop lentement. Il estime que l’usage du service par la majorité des utilisateurs est en réalité financé par les investisseurs. Une situation qu’il juge intenable à long terme

    Selon lui, OpenAI et Anthropic vont devoir choisir entre augmenter leurs prix et réduire leurs coûts. Autre option : faire face à une explosion de la bulle IA.

    Yann LeCun reste un critique constant des grands modèles de langage (LLM), qu’il juge limités malgré leur efficacité actuelle en codage et en raisonnement. En revanche, il maintient son soutien aux « world models » pour construire une compréhension du fonctionnement du monde réel ou simulé, intégrant les objets, les relations de cause à effet et les actions.

    Il affirme ne pas croire à l’émergence de systèmes agentiques fiables et généralisables avant qu’ils ne reposent sur ce type de modèles. Pourtant, ce sont précisément les agents IA que les grandes entreprises du secteur placent aujourd’hui au cœur de leurs efforts.

    Pour le fondateur d’AMI Labs, les LLM restent utiles pour des usages comme le code ou les mathématiques, mais leur coût d’exploitation reste très élevé par rapport à ce que les utilisateurs sont prêts à payer pour ce niveau de performance.

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  • Thursday 18 June 2026 - 16:00

    « Nous avons entraîné ChatGPT pendant des années, mais nous n’avions jamais imaginé qu’il se retrouverait coincé dans une discussion avec Fabrice Luchini ». Selon plusieurs sources, Fabrice Luchini aurait enfin trouvé un interlocuteur capable de l’écouter sans interruption. « Fabrice a commencé à lui parler de Roland Barthes et de Fragments d’un discours amoureux, avant d’enchaîner avec les 243 fables de Jean de La Fontaine en version rap », rapporte un témoin.

    Selon nos informations, c’est à cet instant précis que ChatGPT a déclenché un signal de détresse, tentant désespérément de se sortir de ce tunnel de citations. « Il a essayé de répondre, mais Fabrice avait déjà entamé Nietzsche en alexandrins », précise une source proche de l’acteur. L’intelligence artificielle est donc coincée depuis six jours dans une boucle où chaque tentative de réponse déclenche une nouvelle tirade de l’acteur.

    De son côté, OpenAI affirme travailler à une mise à jour d’urgence permettant à ChatGPT de simuler une perte de réseau pour espérer s’en sortir. Joint par téléphone, Fabrice Luchini a quant à lui déclaré « C’est exceptionnel », avant de raccrocher pour retourner à sa conversation à sens unique.

    Crédits photo : GettyImages.

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  • Thursday 18 June 2026 - 14:03
    from Silicon

    TotalEnergies présente MethaneLive, un centre de surveillance conçu pour détecter et analyser en temps réel les émissions de méthane sur ses opérations amont opérées.

    Selon l’entreprise, le dispositif s’appuie sur 13 000 capteurs déployés en 2025 sur des sites onshore et offshore, puis sur des algorithmes capables d’alerter les opérateurs et de recommander des actions correctives.

    Le groupe affirme que, depuis le lancement du centre début 2026, MethaneLive a permis d’identifier 35 fuites de méthane et d’en accélérer la correction via des opérations de maintenance.

    Une réponse industrielle au défi du méthane

    Le méthane est considéré comme un gaz à effet de serre particulièrement puissant à court terme, ce qui en fait une cible prioritaire pour les stratégies de réduction d’émissions.

    En centralisant les données de terrain dans MethaneLive, TotalEnergies cherche à passer d’une logique de détection ponctuelle à une surveillance continue, plus proche des standards de l’industrie numérique.

    Cette approche s’inscrit aussi dans une montée en puissance des outils de mesure, déjà illustrée par des campagnes de détection par drone et par le développement de centres de suivi dédiés. Le groupe met en avant une combinaison de capteurs, d’analytique et d’intervention humaine pour transformer la donnée en action opérationnelle.

    Au-delà de la performance technique, MethaneLive permet de montrer que la réduction des fuites de méthane peut être suivie, vérifiée et industrialisée à grande échelle. Dans un secteur sous pression climatique, la capacité à documenter ses émissions devient un argument de crédibilité autant qu’un outil de conformité.

     

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  • Thursday 18 June 2026 - 14:00

    Quelques secondes seulement après s’être dit bonjour, Martin commence son récit les yeux déjà humides. “Les jeux olympiques dans son pays, c’est une fois dans une vie. Alors quand j’ai su que j’étais pris dans l’équipe des bénévoles, j’ai immédiatement fondu en larme”.

    En point d’orgue de l’événement, Martin n’évoque ni la cérémonie d’ouverture ni les nombreuses médailles françaises. Non, son moment des jeux a eu lieu le 12 juillet à 14h42 précisément. “Tristan, mon chef pendant les jeux, m’a remis mon badge. Le graal. J’étais à la fois honoré, excité et évidemment très ému”, se souvient-il avec nostalgie. “Ce badge ne m’a plus jamais quitté. Je le porte en permanence dans les transports, encore aujourd’hui. Ça me donne l’impression de revivre ce formidable été de 2024”.

    Évidemment, ce badge suscite la curiosité des gens qui le croisent dans le métro, d’autant plus que Martin continue à vouloir accueillir les usagers dans la station Saint-Denis-Pleyel, vêtu de son polo Paris 2026, en leur indiquant la direction du Stade de France avec une main géante.

    Crédits photo : Icon Sportswire via GettyImages.

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  • Thursday 18 June 2026 - 10:38
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    Instances GPU, fonctions, bureaux virtuels, sauvegarde managée… Autant de services pour le moment non disponibles dans la région France d’Alibaba Cloud.

    Désormais officiellement inaugurée, elle comprend deux zones de disponibilité. C’est la troisième que le groupe chinois ouvre en Europe après celles de Francfort (2016 ; 3 AZ) et de Londres (2018 ; 2 AZ). Il en prévoit une autre cette année aux Pays-Bas (où se trouve pour le moment une zone réseau).

    L’inauguration s’accompagne d’une promesse de déployer, d’ici à fin 2026, une « suite de services agentiques » (développement d’agents, sandbox, garde-fous, centre de sécurité…). En l’état, le « centre de gravité » Model Studio n’est disponible dans aucune des trois régions européennes d’Alibaba Cloud. C’est aussi le cas, entre autres, de :

    • SASE
    • DataHub (traitement de données en flux)
    • Outillage DevOps
    • Grafana et OTel managés
    • Détection de données sensibles, modération de contenu, détection de fraude

    Hors produits mondiaux (CDN, DNS, monitoring…), une vingtaine sont actuellement disponibles dans la région France. Parmi eux :

    • Instances de calcul
    • Stockages objet, bloc et fichier
    • Load balancing et adresses IP élastiques
    • VPC, NAT et VPN
    • Kubernetes managé et registre de conteneurs
    • Bases de données Tablestore, ApsaraDB (RDS, MongoDB) et Tair (compatible Redis)
    • KMS
    • Orchestration cloud

    Il faut se rabattre sur Francfort ou Londres pour, entre autres, les instances GPU, les bureaux virtuels, le FaaS, les serveurs physiques dédiés et diverses déclinaisons d’ApsaraDB (MySQL, PostgreSQL, SQL Server, ClickHouse, SelectDB).
    Certains services sont exclusivement hébergés dans la région de Francfort. Par exemple, OpenSearch, le WAF, la gestion de certificats, les HSM cloud et l’IDaaS.

    Les offres d’emploi qui ont circulé ces derniers mois (manager des installations du datacenter, ingénieur exploitation, IT manager…) laissent supposer un modèle de colocation. Les postes sont basés à Paris, où se trouve la filiale française d’Alibaba Cloud (créée fin 2023).

    L’activité « cloud + IA » représente 15 % du CA d’Alibaba

    Dans son dernier rapport annuel, publié en mai, le groupe Alibaba mentionne peu l’Europe… sinon sur les questions de régulation. En ligne de mire, notamment, l’AI Act – et les incertitudes sur son évolution au gré des paquets de mesures omnibus de la Commission européenne. Autre sujet : le DSA, qui a valu des poussé AliExpress à prendre quantité d’engagements (surveillance des produits susceptible d’affecter la santé et les mineurs, traitement des plaintes, transparence publicitaire…). Alibaba mentionne aussi le RGPD. Et les actions que plusieurs pays ont entreprises pour garanties insuffisantes quant aux transferts de données vers la Chine.

    Sur son exercice fiscal 2026 (achevé le 31 mars), le groupe Alibaba a dégagé 148,4 Md$ de CA (+3 %). L’accroissement des investissements dans son infra cloud a pesé sur le résultat d’exploitation (-64 %, à 7,3 Md$). Tout comme l’acquisition client pour l’application Qwen.

    À 22,9 Md$ (+34 %), l’activité « cloud + IA » (Cloud Intelligence Group) a représenté environ 15 % du chiffre d’affaires global.

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  • Thursday 18 June 2026 - 10:15

    Pour Alain Bauer, la toute première chose à modifier dans votre liste de courses est sa présentation. Il vous invite à faire preuve de davantage de rigueur et à classer vos produits en colonnes pour éviter de perdre du temps dans les rayons et pour être en accord avec la charte
    des droits fondamentaux de l’Union européenne. En outre, selon l’ancien grand maître du Grand Orient de France, votre liste contient « trop d’aliments gras, salés et sucrés » et elle oublie volontiers les légumes. Ne parlons même pas des fruits dont on ne trouve trace que grâce aux cacahuètes enrobées goût paprika.

    Alain Bauer vous conseille également de sélectionner suffisamment d’aliments protéinés pour être au moins aussi musclé que lui. Il vous invite à bannir les produits ultratransformés et le gouda au cumin parce que « c’est dégueulasse ». Il vous rappelle que pour le Nutriscore, la lettre E ne correspond pas à la meilleure note. Enfin, pour ne pas céder à la tentation des achats compulsifs, il vous recommande de faire vos courses après un repas et avec une photo de Gérard Larcher sous la main, connaissant votre tendance à vous empiffrer de chips et à confondre coupe-faim et fête du sucre.

    Pour plus de conseils, il est essentiel de vous procurer son ouvrage de 648 pages : Pour une liste de courses efficiente, républicaine, laïque et universaliste, aux éditions du Cerf. Nous vous donnons rendez-vous le mois prochain pour découvrir les conseils d’Alain Bauer en matière de plants de courgettes.

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  • Wednesday 17 June 2026 - 18:16
    from Silicon

    Et si vous repreniez le contrôle de votre datacenter ? Grâce à l’IT composable et à l’automatisation, vous pouvez faire cohabiter différents environnements et restaurer votre liberté de choix.

    Les récentes évolutions du marché de la virtualisation ont agi comme un électrochoc dans les directions informatiques. Du jour au lendemain, la dépendance à un hyperviseur unique est passée du statut de « standard » à celui de « risque ».

    Pour les DSI, l’enjeu n’est pas de tout migrer à la hâte, mais de reprendre le contrôle pour être en mesure de choisir librement la plateforme la plus adaptée à chaque besoin et de faire cohabiter l’existant avec des alternatives modernes.

     

    Voici 5 conseils concrets pour redonner de la liberté à votre datacenter.

    Conseil 1 : adopter une couche d’abstraction agnostique

    Le principal piège du modèle traditionnel est que vos applications sont intimement liées à l’hyperviseur qui les porte. Si vous utilisez les outils d’administration natifs de l’éditeur, faire cohabiter différents environnements dans votre datacenter risque de devenir rapidement complexe. La solution consiste à insérer une couche supérieure d’abstraction, qui elle, sera agnostique et capable de traduire vos règles de déploiement vers différents hyperviseurs du marché. C’est ce que propose par exemple Dell Automation Platform, dont l’orchestrateur peut automatiser de bout en bout le cycle de vie de vos infrastructures VMware, Nutanix ou Red Hat depuis une console unique.

    Conseil 2 : standardiser les déploiements grâce aux blueprints

    Une fois la couche d’abstraction en place, l’enjeu est de s’affranchir des tâches manuelles en traitant l’infrastructure comme du code (Infrastructure as Code). Pour cela, vous pouvez vous appuyer sur des blueprints, c’est-à-dire des modèles de déploiement automatisés et avec des configurations prédéfinies (CPU, RAM, stockage…). Ces templates peuvent être puisés dans un catalogue prêt à l’emploi, comme Dell Private Cloud, ou créés sur mesure par vos équipes. Une fois ces blueprints en place, c’est le logiciel qui se charge de configurer les briques techniques nécessaires à l’exécution de vos workloads. Basculer un environnement de VMware vers une alternative (Red Hat, Proxmox, XCP-ng…) devient alors une simple option à cocher dans un catalogue de services.

    Conseil 3 : segmenter ses workloads (mais pas son infrastructure)

    L’un des meilleurs moyens de réduire sa dépendance (et sa facture) est de ne pas considérer son infrastructure comme un bloc monolithique. Toutes les applications n’ont pas les mêmes besoins ni la même criticité. Jusqu’à présent, faire cohabiter plusieurs environnements de virtualisation pouvait s’avérer complexe et coûteux, car cela créait différents silos technologiques à gérer. Aujourd’hui, avec l’IT composable et l’orchestration proposée par Dell Automation Platform (DAP), différents hyperviseurs peuvent coexister au sein d’une même plateforme matérielle. Il est donc possible de déployer chaque workload sur l’environnement le plus adapté et de limiter ainsi sa dépendance à un unique hyperviseur.

    Conseil 4 : accélérer la conteneurisation

    Réduire la dépendance à l’hyperviseur, c’est aussi accepter de regarder au-delà de la machine virtuelle classique. Les architectures applicatives modernes reposent sur les conteneurs. En migrant progressivement vos nouveaux développements vers des microservices conteneurisés, vous contournez nativement le problème de l’hyperviseur. L’avantage d’une architecture composable est qu’elle permet de faire cohabiter au sein des mêmes serveurs physiques vos VM historiques et vos clusters Kubernetes modernes. Pour faciliter cette démarche et accompagner vos architectures cloud-native, Dell propose en open source, depuis son répertoire GitHub, le CSI Driver (Container Storage Interface), qui permet de fournir des volumes de stockage persistants aux clusters Kubernetes, ainsi que les Container Storage Modules (CSM), conçus pour apporter encore plus de fonctionnalités avancées de gestion des données à ces environnements K8S.

    Conseil 5 : séparer le stockage des serveurs

    Dans une architecture hyperconvergée (HCI), vos données sont dépendantes des serveurs et de la couche logicielle de virtualisation qui gère le stockage (comme vSAN). Si vous voulez changer d’hyperviseur, vous devez extraire et migrer l’intégralité de vos volumes de données, ce qui rend l’opération lourde et risquée. En optant pour une infrastructure composable, le stockage redevient autonome et si vous décidez de changer de système de virtualisation, vos données ne bougent pas d’un iota : il suffit de réassigner les volumes au nouvel environnement.

     

    Vers un nouveau monde de cohabitation

    Réduire la dépendance à l’hyperviseur ne signifie évidemment pas de s’en affranchir. Mais en combinant la flexibilité matérielle de l’IT composable et l’intelligence de l’automatisation, il est possible de construire une infrastructure hybride, laissant cohabiter plusieurs environnements différents, sans transiger sur la simplicité de gestion ni sur la maîtrise de vos coûts.

     

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  • Wednesday 17 June 2026 - 16:30

    C’est dans une classe où la température frôlait les 40°C que l’animal a été découvert. Inscrit pour l’épreuve d’espagnol, sous le nom de Diego Sanchez, l’élève a pu être découvert car c’était le seul à ne pas souffrir des fortes chaleurs. Pour le personnel de l’établissement c’est l’incompréhension : « On ne savait qu’un varan des sables était dans notre classe et passait comme les autres l’épreuve d’espagnol. Il a dû être attiré par la chaleur des classes et par le stress des élèves. Il cherchait probablement une proie facile. Des mesures ont été prises pour que ça ne se reproduise plus ».

    Le varan en question a pu être capturé en lui lançant des restes de viande périmée qui traînaient dans les réfrigérateurs de la cantine : « Il les a boulottés en une seconde, et cela a permis de relâcher la prof d’espagnol de 64 ans qui était prisonnière de ses mâchoires » raconte un membre du personnel. Cependant, le temps que sa capture a nécessité ne sera pas déduit du temps de l’épreuve, et les élèves ont donc dû continuer à travailler pendant l’intervention de la sécurité.

    Cet incident pose question quant à la chaleur des classes, mais d’autres projets ont été évoqués, notamment l’installation cette semaine d’un hammam dans chaque classe à l’usage exclusif des professeurs et du personnel d’établissement, si le ministre de l’Éducation Édouard Geffray l’autorise.

    Crédits photo : Sheikh Nafis via Pexels.

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  • Wednesday 17 June 2026 - 15:43
    from Silicon

    Selon le rapport IDC MarketScape Worldwide Mainframe Modernization Infrastructure Solutions 2025–2026, 84 % des utilisateurs de mainframes prévoient de faire appel à cette technologie au cours des cinq prochaines années pour la majorité de leurs workloads.

    Souvent considérés comme des éléments statiques, les mainframes doivent en réalité s’adapter à des environnements de plus en plus complexes, ce qui rend l’IA indispensable aux entreprises qui souhaitent rester compétitives.

    Toutefois, la réécriture du code pour ces systèmes gigantesques relève d’une véritable gageure.

    Les faux espoirs de la conversion instantanée

    Il existe une idée fausse très répandue selon laquelle l’IA générative serait capable de convertir instantanément des applications COBOL en code Java ou Python avec un résultat impeccable. De nombreuses entreprises ont pu y croire, alors qu’une telle opération reste encore hors de portée de cette technologie.

    En effet, les grands modèles linguistiques (LLM) nécessitent des données d’entraînement abondantes et variées. S’il est vrai que Python et Java dominent les référentiels open source et les forums, COBOL se trouve dans un univers à part.

    C’est un code généralement essentiel aux systèmes critiques et profondément intégré dans ces systèmes, mais bien moins présent dans les ensembles de données publics. De plus, COBOL est souvent modifié pour s’adapter aux besoins et logiques propres à chaque activité. Cela se traduit par un volume de données d’entraînement trop modeste, aboutissant à un taux d’erreurs et d’hallucinations plus élevé que pour les autres langages.

    En outre, COBOL est un langage généralement réservé aux applications de grande envergure. Une conversion alimentée par l’IA générative ne se résume pas à traiter des centaines, voire des milliers de lignes de code ; les applications COBOL contiennent souvent des millions, voire des dizaines de millions de lignes.

    C’est bien là le principal défi posé par ces types de systèmes. Si à cela s’ajoute un manque de documentation et le départ à la retraite des spécialistes, ces applications risquent de devenir des boîtes noires. L’accumulation de plusieurs dizaines d’années d’ajustements validés par la pratique, associée à une importante dette technique, à des dépendances mal définies et à de nombreuses duplications peut rendre les bases de code COBOL extrêmement difficiles à décomposer, à comprendre et à moderniser.

    Comme il s’agit souvent de systèmes critiques qui desservent une vaste base d’utilisateurs, un faible pourcentage d’hallucinations ou la moindre erreur peuvent entraîner des perturbations majeures. Convertir ce type de code en Java ou en C# sans le comprendre pleinement représente un risque patent, puisque cela revient à importer la dette technique et les angles morts du code d’origine dans la nouvelle application, tout en y ajoutant les aléas des hallucinations de l’IA générative. Pour les systèmes critiques, une telle approche relève d’une sévère imprudence.

    Une solution idéale pour les développeurs

    La réécriture directe d’applications COBOL répond rarement aux attentes des entreprises en matière de budget et de délais. Ainsi, la réécriture intégrale d’un système COBOL en Java, même réalisée avec l’aide de l’IA, risque d’aboutir à une simple transposition dans un autre langage n’offrant qu’une poignée de nouvelles fonctionnalités et très peu de valeur ajoutée à l’utilisateur final.

    Au lieu de cela, il faut plutôt miser sur des processus de développement plus intelligents.

    En premier lieu, les solutions COBOL modernes peuvent effectuer automatiquement le mappage de l’intégralité d’une application professionnelle, y compris de ses dépendances, relations et intégrations.

    Ces métadonnées structurées et de haute qualité sont précieuses pour les LLM. Grâce à elles, les développeurs peuvent appliquer des prompts spécialement conçus pour le COBOL et adaptés à l’architecture applicative de l’entreprise. Il en résulte des analyses IA déterministes qui reflètent de façon fiable la réalité et le contexte métier de chaque application individuelle.

    Cela permet d’atteindre de nouveaux niveaux de productivité et d’accélérer la modernisation en toute confiance. De plus, les responsables gardent ainsi un contrôle total et peuvent exploiter les résultats de l’IA générative pour répondre à leurs exigences en matière d’activité commerciale, de sécurité et de conformité.

    En facilitant ainsi l’intégration et la formation, les nouveaux développeurs peuvent alors devenir opérationnels en quelques jours plutôt qu’en plusieurs mois. Ceci élimine l’un des principaux obstacles à la maintenance des applications COBOL et à leur modernisation : une sévère courbe d’apprentissage.

    Au-delà d’une intégration plus rapide, l’utilisation de l’IA générative dans une suite COBOL moderne simplifie le travail des développeurs. Les équipes peuvent livrer des mises à jour et de nouvelles fonctionnalités à un rythme qui permet à l’entreprise de rester compétitive sans compromis sur la qualité ni la stabilité.

    Au lieu de passer des heures à parcourir de long en large du code non documenté, les développeurs bénéficient d’une totale clarté et d’informations immédiatement exploitables, ce qui leur permet de concentrer leurs efforts sur des tâches plus créatives.

    Du chat au codage en temps réel

    Le codage assisté par l’IA s’impose progressivement pour tous les langages de programmation, COBOL compris. Aussitôt qu’un ingénieur modifie la moindre ligne de code, les changements sont traités en temps réel, fournissant un retour d’information et suggérant la syntaxe ou la variable appropriée pour accélérer le processus.

    Ces fonctionnalités améliorent considérablement la productivité des équipes en automatisant de nombreuses tâches et en offrant une analyse approfondie des applications.

    Grâce aux fonctionnalités alimentées par l’IA générative intégrées au développement COBOL, telles que l’explication du code et la génération de documentation, les développeurs peuvent obtenir un résumé d’un programme COBOL comprenant une description claire, toutes les relations et les artefacts sources, ainsi que des visualisations.

    C’est un point de départ idéal pour les aider à mieux comprendre le programme sur lequel ils travaillent. De plus, au lieu d’avoir à chercher dans de multiples applications COBOL et de parcourir d’interminables lignes de code, ces développeurs peuvent simplement ouvrir une interface de chat et poser des questions en langage naturel.

    Lorsqu’il s’agit de travailler sur le code, les développeurs peuvent sélectionner n’importe quel extrait ou fonction et cliquer sur un bouton pour obtenir instantanément leur contexte. S’ils souhaitent partager ce contexte sous forme de commentaire avec l’équipe, un simple clic supplémentaire suffit.

    De plus, ce ne sont là que les premières fonctionnalités disponibles. Grâce à des intégrations telles que Copilot, des mécanismes de règles métier et des tests unitaires pilotés par l’IA, les organisations seront bientôt en mesure de moderniser et de mettre à jour leurs applications stratégiques encore plus rapidement.

    Grâce à des updates réguliers, de nouvelles fonctionnalités s’ajoutent sans cesse, sans impact sur la sécurité.

    Priorité à l’incrémentiel

    Le langage COBOL est souvent considéré comme un obstacle à la modernisation des applications, bien qu’il soit relativement facile à apprendre. Les véritables difficultés se situent souvent au niveau de la compréhension des applications, de l’optimisation de la productivité et de l’adaptation aux pratiques et aux capacités modernes.

    Ces difficultés ne sont pas propres au COBOL, puisqu’on les retrouve fréquemment pour les applications matures dont la maintenance est assurée par des experts en voie de disparition. Outre la modernisation des applications, il faut aussi accompagner la modernisation des processus, en permettant l’intégration des applications COBOL et PL/I dans un environnement d’intégration continue, c’est-à-dire en adoptant une chaîne d’outils DevSecOps pour automatiser les processus de développement et les tests.

    Tout cela peut être réalisé sur site ou dans le cloud en s’appuyant sur des conteneurs pour simplifier la réplication et l’évolutivité. De plus, la capacité d’une plateforme à évoluer de manière dynamique pendant les phases de développement et de déploiement, tous environnements confondus, est un aspect clé de la modernisation des infrastructures.

    Les LLM présentent un taux élevé d’hallucinations quand ils génèrent du code. Même quand ils ont accès aux applications COBOL d’entreprise pour entraîner leurs modèles, ils restent, pour le moment, incapables de créer des applications immédiatement opérationnelles. Pour de nombreuses organisations, la priorité est d’appliquer des modifications incrémentielles aux applications, d’apporter des améliorations et de se conformer aux dernières réglementations en vigueur.

    L’IA générative aide les entreprises à exploiter pleinement la valeur de leurs applications métier. Ces systèmes sont indispensables à leur activité depuis plusieurs dizaines d’années et restent des piliers de fiabilité. En utilisant l’IA pour mieux les comprendre, les entreprises peuvent réduire leur dette technique, développer de nouvelles fonctionnalités et ajouter de la valeur aux applications les plus utilisées.

    L’environnement COBOL est un atout essentiel pour articuler la logique métier, les données et la propriété intellectuelle d’une entreprise. Grâce à l’IA générative, il devient possible de tirer parti de cet atout pour répondre aux exigences d’aujourd’hui et saisir les opportunités de demain.

    L’IA peut jouer un rôle clé dans la modernisation des applications en en automatisant de nombreux aspects. Grâce à des capacités avancées intégrées aux processus et aux outils, les entreprises disposent également de plusieurs options pour mettre l’analyse des données et l’IA au service de la modernisation de leurs mainframes.

    Dans le cadre de ce processus, les données peuvent ensuite être exploitées dans un environnement d’IA et de machine learning, fournissant ainsi aux clients des informations précieuses. Une fois l’application déployée sur une plateforme moderne, l’expérience peut être modernisée de bout en bout grâce à différentes opérations et techniques de suivi de la sécurité, de la disponibilité et des performances système basées sur l’IA.

    *Neil Fowler est SVP Software Engineer Cloud hybride chez Rocket Software
    Photo : © DR

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  • Wednesday 17 June 2026 - 15:13
    from Silicon

    Il y a les cyberattaques qui font la une, avec leurs rançongiciels paralysant des hôpitaux ou leurs coupures de courant spectaculaires. Et il y a celles, beaucoup plus silencieuses, qui visent à rester invisibles pendant des années.

    C’est dans cette seconde catégorie qu’opère Gamaredon, un groupe de pirates informatiques que les services ukrainiens attribuent directement au FSB, l’héritier du KGB. Sa cible : les administrations, l’armée et les infrastructures critiques ukrainiennes, espionnées sans relâche depuis plus d’une décennie.

    SekoiaCe qui inquiète aujourd’hui n’est pas tant la nouveauté de la cible que la sophistication du camouflage.

    Dans une enquête très détaillée, l’entreprise française Sekoia.io, qui surveille les groupes de pirates liés à des États, décrit comment Gamaredon a quasiment abandonné les outils de piratage « faits maison » pour se nicher dans des services comme Telegram, l’infrastructure de Cloudflare ou encore le logiciel de compression de fichiers WinRAR, installé sur des millions d’ordinateurs dans le monde.

    Une clé USB ou un mail piégé comme porte d’entrée

    Tout commence, sans surprise, par un mail.

    Les chercheurs de Sekoia ont mis la main sur un document piégé envoyé aux victimes, qui ouvre une archive compressée au format RAR. Mauvaise nouvelle pour les utilisateurs retardataires : cette archive exploite une faille de sécurité critique dans WinRAR (CVE-2025-8088), corrigée par l’éditeur dès août 2025, mais visiblement pas par tout le monde.

    D’après les recherches de Google Threat Intelligence, cette même faille a aussi été utilisée par d’autres groupes de pirates russes comme Sandworm et Turla, ainsi que par des groupes chinois.

    La faille permet de déposer un fichier malveillant directement dans le dossier de démarrage de Windows, sans que l’utilisateur s’en aperçoive. Au prochain redémarrage de l’ordinateur, le piège se referme automatiquement.

    Une fois la machine infectée, le logiciel espion peut aussi se propager physiquement, en infectant les clés USB connectées à l’appareil. C’est une technique redoutable pour atteindre les réseaux dits « air-gapped », ces systèmes sensibles volontairement déconnectés d’Internet.

    Telegram et Cloudflare comme standards téléphoniques clandestins

    L’élément le plus frappant de l’enquête concerne la manière dont les pirates pilotent leurs logiciels à distance.

    Plutôt que d’utiliser des serveurs informatiques facilement repérables et bloquables, Gamaredon a choisi de cacher ses instructions sur des plateformes que les systèmes de sécurité ont l’habitude de laisser passer sans broncher.

    Le logiciel espion va ainsi consulter une page Telegram publique, accessible sans même avoir de compte ni l’application installée, pour y récupérer une adresse codée.

    Il fait de même avec Telegra.ph, l’outil de publication d’articles propre à Telegram, avec Teletype, une autre plateforme de blogs, ou encore avec des sous-domaines hébergés gratuitement sur l’infrastructure de Cloudflare.

    À chaque étape, une nouvelle adresse est récupérée et stockée dans le registre Windows de la machine infectée, formant une chaîne de relais quasiment impossible à couper d’un seul coup. Fermer un seul de ces canaux ne suffit pas, puisque les autres prennent immédiatement le relais.

    Cette technique, baptisée  » Dead Drop Resolvers  » par les spécialistes, en référence aux boîtes aux lettres mortes utilisées par les espions de la guerre froide, permet aux opérateurs russes de changer leur infrastructure de pilotage à la volée, sans jamais avoir à renvoyer un nouveau logiciel à leurs victimes.

    Un ver qui se cache dans les recoins du disque dur

    Pour assurer sa survie, le logiciel malveillant, que les chercheurs ont rebaptisé GammaWorm dans une tentative de clarifier la nomenclature éclatée de ce type de menaces, utilise une fonctionnalité méconnue du système de fichiers de Windows, les « flux de données alternatifs » (Alternate Data Streams).

    Conçue à l’origine pour assurer une compatibilité avec les anciens ordinateurs Macintosh, cette fonctionnalité permet d’attacher des données invisibles à un fichier ou un dossier parfaitement normal, sans que cela n’apparaisse dans l’explorateur de fichiers ni ne modifie la taille apparente du dossier.

    Autant dire un coffre-fort caché dans le mur, que seule une commande très spécifique permet de révéler.

    Le logiciel espion s’installe également via des tâches planifiées portant des noms volontairement anodins et techniques (DiskDiagnosticDataCollector, SilentCleanup ) censées évoquer des outils de maintenance Windows plutôt que des espions.

    Sur les clés USB et les disques partagés en réseau, la méthode est particulièrement vicieuse.  Le logiciel rend invisibles les dossiers légitimes de l’utilisateur et les remplace par de faux raccourcis portant exactement le même nom et la même icône.

    En cliquant, ces raccourcis piégés ouvrent bien le dossier d’origine, donnant l’illusion que tout est normal, tout en exécutant silencieusement le programme espion en arrière-plan.

    Des leurres qui jouent sur les peurs de la guerre

    Pour inciter les utilisateurs à cliquer sur les bons fichiers, les pirates misent sur l’ingénierie sociale, en jouant sur l’actualité tragique du pays visé.

    Les chercheurs de Sekoia ont retrouvé des noms de fichiers leurres en ukrainien évoquant des convocations militaires, des listes de matériel de soldats tués au combat, ou des documents prétendument classifiés. Certains noms de fichiers, plus choquants, misent sur des contenus à caractère explicite pour pousser la victime à ouvrir le piège par simple curiosité malsaine.

    Le point le plus préoccupant relevé par les chercheurs tient à l’architecture même de cette opération : chaque étape de l’infection constitue, à elle seule, une porte dérobée complète. Autrement dit, même si une victime parvient à supprimer une partie du logiciel malveillant, n’importe quel composant restant suffit aux opérateurs russes pour reprendre la main, télécharger de nouveaux outils et poursuivre l’espionnage.

    Sekoia recommande d’ailleurs aux organisations touchées une réinstallation complète des machines infectées plutôt qu’un simple nettoyage, jugé insuffisant face à la redondance du système.

    L’enquête illustre une tendance de fond du renseignement russe documentée par plusieurs agences de cybersécurité occidentales. A mesure que les outils de piratage « maison » deviennent plus faciles à détecter, les services de renseignement privilégient des techniques se dissimulant dans le trafic numérique ordinaire des entreprises et des particuliers.

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  • Wednesday 17 June 2026 - 14:00

    Julie, présente parmi les spectateurs témoins de la scène ce mercredi, n’en revient toujours pas. « Au début, je pensais que c’était une personne de petite taille ou un cosplayeur déguisé en Bonnie, l’héroïne du film », explique la trentenaire, visiblement perturbée par la scène. C’est en voyant l’individu en question demander comment s’appelle le cow-boy que Julie comprend le malaise.

    Immédiatement, elle prévient les services de sécurité afin qu’ils interviennent au plus vite. « Je ne comprends pas le papa qui a amené sa fille voir Toy Story 5 au cinéma », s’émeut Antoine, le compagnon de Julie, encore choqué que quelqu’un puisse penser qu’il s’agissait d’un film pour enfant. Fort heureusement, les vigiles ont pu intercepter l’enfant à la fin de la bande annonce de Scary Movie, lui épargnant les premières images du film d’animation.

    Les responsables du cinéma ont présenté leurs excuses aux téléspectateurs présents, assurant qu’une telle scène ne se reproduirait pas. « Les entrées seront davantage contrôlées et la mention “interdit aux moins de 34 ans” a été apposée sur l’affiche du film », assure le directeur de l’établissement. Un plan de sécurité similaire devrait être mis en place à l’occasion de la sortie de L’Âge de glace 6, prévue pour 2027.

    Crédits photo : Karwai Tang via GettyImages.

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  • Wednesday 17 June 2026 - 10:21

    Aux grands maux les grands remèdes. La France se dit officiellement prête à privatiser la région Bretagne. Un processus qui permettrait, à moyen terme, de transférer une grande partie des infrastructures et des services publics bretons aux mains du secteur privé. Selon le ministre de l’Économie, la vente de la Bretagne pourrait rapporter une manne financière de plusieurs milliards à la France. Roland Lescure précise que l’État restera actionnaire minoritaire afin de peser dans les décisions du conseil d’administration de la Bretagne qui devrait remplacer le Conseil régional.

    Ce n’est pas la première fois que l’État songe à se séparer d’une région. Déjà, en 2011, Nicolas Sarkozy avait approché plusieurs chefs d’entreprise pour leur proposer le contrôle de la région Centre en échange de leur soutien. Pour mettre toutes les chances de son côté, Emmanuel Macron devrait partir prochainement à la rencontre des principaux patrons du CAC 40. Des entretiens au cours desquels le président effectuera des danses traditionnelles bretonnes et distribuera des goodies à l’effigie de spécialités locales telles que des saucisses d’Ouessant, de l’andouille de Guéméné ou d’une marée noire de Ploudalmézeau.

    L’annonce du gouvernement suscite déjà de nombreuses convoitises. L’entreprise Vinci serait prête à proposer une offre, avec le projet de renommer la ville de Quimper en « Vincity ». Autre chef d’entreprise intéressé, Vincent Bolloré, qui ne cache pas la fierté de ses origines bretonnes, se serait déjà positionné. Le président du groupe Bolloré a annoncé qu’il envisageait de renvoyer tous les maires et les membres du Conseil régional pour les remplacer par ses fils. Il aurait déjà commencé à monter un projet de réaménagement afin d’y
    tracer un visage de Jordan Bardella allant de Vannes à Saint-Malo, visible depuis l’espace.

    Photo Pexels

    Article paru initialement dans le Journal du Gorafi, vous auriez pu le lire en premier si vous vous étiez abonnés, losers.

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  • Tuesday 16 June 2026 - 16:00

    😷Visage avec masque

    Ici vous lui signifier simplement que vous avez compris qu’il était très malade, sans vous apitoyer plus que cela. Inutile donc de vous fendre de formules-types et autres messages de soutiens embarrassants. Allez à l’essentiel !

    😓Visage démoralisé avec goutte de sueur

    Par cet emoji, vous éprouvez à la fois de la peine pour la personne mais aussi la situation délicate dans laquelle elle vous met, notamment si cette personne est votre collègue de travail. Qui sera là pour terminer les dossiers à temps ou pour former le nouveau ?

    💀 Tête de mort

    Attention, il ne faut pas que votre interlocuteur y lise un « Mort de rire » mais bien la Mort elle-même, la grande faucheuse qui l’attend probablement si le hasard de la génétique et les traitements en ont décidé ainsi. Il s’agit d’un simple rappel que la partie s’arrête bientôt.

    😏Visage avec un sourire malin

    Cet emoji est à réserver si vous avez un héritage à la clé. Ainsi, la possibilité d’hériter plus tôt que prévu peut être une source de bonheur, et cet emoji « malin » y a pensé, et attend son heure pour toucher le gros lot.

    🙄 Visage roulant des yeux

    Celui-ci est à utiliser si votre proche parle beaucoup de lui, ou se plaint en permanence. Car en plus de ses petits soucis habituels, voilà qu’aujourd’hui, il parle d’un cancer ! Par cet emoji assez évocateur, vous lui rappelez qu’il n’est pas le seul à avoir des problèmes, et qu’il pourrait de temps en temps vous poser des questions aussi, sur comment vous, vous allez.

    Crédits photo : Tim Witzdam via Pexels.

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  • Tuesday 16 June 2026 - 14:00

    C’est un coup de tonnerre pour la diplomatie internationale. Alors que le G7 accueille en ce moment les sept grandes puissances mondiales à Evian, les États-Unis ont subitement choisi de faire sécession à la dernière minute. « Désolé mais je ne participerai plus à cette mascarade. Les États-Unis n’ont pas besoin de se poser autour d’une table pour refaire le monde. Les États-Unis, c’est le monde ! » a déclaré le président Donald Trump dans un appel en visio effectué depuis sa piscine à Mar-a-Lago. « Adieu le G7 et bonjour le G1 » poursuit-il, avant de crier « AMERICA FIRST ! » en dévoilant le logo du premier groupe de réflexion interétatique avec les États-Unis comme seul et unique membre. 

    Le président américain en a profité pour dévoiler les différents sujets abordés lors de cette première réunion du G1 le 16 juin prochain. Tout d’abord, les risques croissants de voir l’intelligence artificielle se faire voler son travail par les Mexicains. Ensuite, l’Éducation avec la question épineuse de l’école à la maison, une « dérive qui prive de plus en plus de jeunes chaque année d’un accès aux tueries scolaires ». Enfin, le congrès se conclura par une table ronde réunissant uniquement Donald Trump autour d’une question d’actualité : « comment concilier écologie et troisième guerre mondiale ? ». Une occasion pour le président américain de dévoiler plusieurs nouvelles armes de destruction massive qualifiées « 100 % respectueuses de l’environnement ». 

    De nombreux membres du G7 ont vivement critiqué la décision des États-Unis de vouloir créer un forum international contenant une seule nation, à commencer par Emmanuel Macron qui a qualifié le comportement du président américain « de démesurément mégalomane » dans le premier numéro de son podcast « Moi, Macron, 1m92 ». Des critiques qui ne semblent pas freiner outre mesure Donald Trump dans sa course à l’égocentrisme puisque ce dernier vient d’annoncer vouloir remplacer prochainement chaque étoile du drapeau américain par son propre visage. 

    Crédit photo : Picture alliance via GettyImages.

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  • Tuesday 16 June 2026 - 11:30

    L’embarras est de taille chez les diffuseurs. « Personne ne sait ce qu’il s’est passé mais nous allons tout faire pour que cela ne se reproduise plus », indique Patrice Martinon, responsable de la régie publicitaire du groupe M6. « Rien ne devrait perturber le bon déroulement d’une page de publicité. Nous avons lancé un audit interne afin de comprendre comment cela a pu se produire »

    De leur côté, les téléspectateurs se sont eux aussi sentis trahis par la promesse initiale. « Le football casse le rythme des publicités et s’ ils continuent comme ça ils vont tuer les spots de pub» ronchonne Thierry. « On se retrouve à regarder des pauses où l’on essaye de nous vendre un sport avec des types qui courent après un ballon. C’est lamentable », s’énerve encore un autre téléspectateur joint par téléphone  

    Même incompréhension chez les annonceurs. « Nous avions payé pour diffuser notre spot toutes les six minutes », déplore le directeur marketing d’une célèbre marque de chips. « À plusieurs reprises, notre publicité a été retardée par des actions de jeu, des corners et même un but, c’est n’importe quoi, on manque totalement de respect aux téléspectateurs » 

    Face à la polémique, la FIFA a promis de réagir rapidement. Parmi les mesures envisagées : réduire la durée des matchs à trois minutes, faire jouer les équipes pendant les écrans publicitaires ou remplacer les arbitres par des influenceurs spécialisés dans le placement de produit.

    Photo Pixels

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