un simple agrégateur, lecteur de flux rss pour tout suivre .... par: fonds d'écran - Kriss Feed, version : 7 -
  • Tuesday 03 March 2026 - 10:37
    Ce dispositif, déjà déployé sur plusieurs axes français comme l’A13 et l’A14, repose sur un paiement différé ou automatique selon l’équipement de l’usager (télépéage, paiement en ligne, application).
    Et pour répondre aux très nombreuses questions que l'on peut se poser, cette " FAQ " va très certainement pouvoir vous aider ...

    Les Péages en Flux libre, comment ça fonctionne ?

    Les péages à flux libre  sont un système où l’on passe sous un portique sans s’arrêter : la plaque d’immatriculation ou le badge télépéage est détecté automatiquement, ce qui permet de rouler à vitesse normale. Ce fonctionnement vise à rendre les trajets plus fluides, plus sûrs et plus écologiques, en supprimant les ralentissements et les files d’attente aux barrières traditionnelles.
    Des capteurs et caméras lisent la plaque ou détectent le badge lorsque le véhicule passe sous le portique.
    Le conducteur ne s’arrête jamais : le paiement se fait automatiquement via le télépéage, ou bien après coup en ligne si l’on n’a pas de badge.
    péage en Flux Libre
    péage en Flux Libre : un système qui se généralise

    1. Comment fonctionne exactement un péage à flux libre en France pour un automobiliste ?

    Un péage à flux libre fonctionne grâce à des portiques équipés de caméras et de capteurs qui identifient automatiquement votre véhicule. Vous n’avez rien à faire au moment du passage : le paiement se fait ensuite via votre badge télépéage, votre compte client ou un règlement en ligne dans les 72 heures.

    2. Comment payer un péage à flux libre si je n’ai pas de badge télépéage ?

    Si vous n’avez pas de badge, vous pouvez :
    - créer un compte client pour un paiement automatique,
    - payer manuellement sur le site du concessionnaire dans les 72 heures,
    - utiliser l’application mobile dédiée si elle existe sur l’axe concerné.

    3. Que se passe‑t‑il si ma plaque d’immatriculation n’est pas reconnue par le portique ?

    En cas de mauvaise lecture, le système tente une seconde analyse. Si l’erreur persiste, vous pouvez :
    - consulter vos passages dans votre espace client,
    - contacter le service client pour corriger la plaque,
    - fournir un justificatif (carte grise, photo de la plaque).
    Les erreurs sont rares mais prévues dans les procédures.

    4. Comment vérifier mes passages sous les portiques de péage à flux libre ?

    Vous pouvez consulter vos passages :
    - dans votre espace client,
    - via l’application du concessionnaire,
    - ou sur votre relevé télépéage si vous utilisez un badge.
    Payer le Péage en Flux Libre
    Payer le Péage en Flux Libre : si il n'est pas automatique, c'est à vous d'y penser !!!

    5. Comment éviter les majorations sur les péages à flux libre ?

    Pour éviter les majorations :
    - utilisez un badge télépéage,
    - créez un compte client avec prélèvement automatique,
    - payez dans les 72 heures si vous êtes un usager occasionnel.

    6. Les péages à flux libre sont‑ils plus chers que les péages classiques ?

    Non. Le tarif du trajet reste identique. Seuls les frais de gestion en cas de paiement tardif ou de non‑paiement peuvent augmenter la facture.

    7. Comment payer un péage à flux libre quand on conduit un véhicule de location ?

    Deux options :
    - utiliser votre propre badge télépéage,
    - payer en ligne avec la plaque du véhicule loué.
    Certaines agences facturent des frais administratifs si elles reçoivent une majoration à votre place.

    8. Comment les poids lourds et les flottes professionnelles sont‑ils facturés sur les péages à flux libre ?

    Les poids lourds sont identifiés comme les autres véhicules, mais leur classe tarifaire est différente.  
    Les entreprises peuvent :
    - rattacher plusieurs véhicules à un même compte,
    - automatiser la facturation,
    - exporter les relevés pour la comptabilité ou la gestion de flotte.

    9. Les péages à flux libre sont‑ils compatibles avec les badges télépéage professionnels (B2B) ?

    Oui. Tous les badges télépéage français, particuliers ou professionnels, fonctionnent automatiquement sous les portiques free‑flow.

    10. Comment fonctionne le péage à flux libre pour les véhicules étrangers ?

    Les véhicules étrangers sont détectés par lecture de plaque.  
    Les conducteurs doivent :
    - payer en ligne dans les 72 heures,
    - ou utiliser un badge européen compatible.
    Les majorations s’appliquent également aux plaques étrangères.

    11. Comment savoir si j’ai oublié de payer un péage à flux libre ?

    Vous pouvez :
    - consulter votre espace client,
    - vérifier vos e‑mails (notifications),
    - attendre la réception d’un avis de paiement majoré (mais cela augmente le coût).

    12. Les péages à flux libre sont‑ils fiables en cas de pluie, brouillard ou mauvaise visibilité ?

    Oui. Les portiques utilisent plusieurs technologies (laser, infrarouge, caméras HD) capables de fonctionner dans toutes les conditions météo.

    13. Les péages à flux libre peuvent‑ils détecter les motos et scooters ?

    Oui. Les motos sont détectées comme les autres véhicules. Elles bénéficient d’un tarif spécifique selon leur classe.

    14. Comment contester un passage ou une facturation en péage à flux libre ?

    Vous pouvez contester :
    - via le formulaire en ligne du concessionnaire,
    - par téléphone,
    - en fournissant la date, l’heure et la plaque du véhicule.
    Les contestations sont traitées rapidement, surtout en cas d’erreur de lecture.

    15. Les péages à flux libre respectent‑ils le RGPD et la protection des données ?

    Oui. Les données sont :
    - cryptées,
    - conservées pour une durée limitée,
    - utilisées uniquement pour la facturation.
    Vous pouvez demander l’accès ou la suppression de vos données.

    16. Quels sont les axes autoroutiers français déjà équipés en péage à flux libre ?

    Les principaux axes sont :
    - A79 (première autoroute 100 % free‑flow),
    - A13/A14 (déploiement en cours),
    - d’autres projets sur l’A69, A10, A63 et A7.

    17. Comment fonctionne le péage à flux libre pour les trajets professionnels réguliers ?

    Les entreprises peuvent :
    - automatiser la facturation,
    - suivre les passages en temps réel,
    - intégrer les données dans leur logiciel de gestion de flotte,
    - bénéficier de remises selon les contrats.

    18. Peut‑on utiliser un badge télépéage pour plusieurs véhicules en péage à flux libre ?

    Oui, à condition que le badge soit utilisé dans un seul véhicule à la fois.  
    Les flottes peuvent disposer de badges multiples ou d’un compte multi‑véhicules.

    19. Les péages à flux libre vont‑ils remplacer tous les péages en France ?

    C’est la direction prise par les concessionnaires et l’État.  
    La majorité des péages physiques devraient disparaître d’ici la fin de la décennie.

    20. Les péages à flux libre réduisent‑ils vraiment les bouchons ?

    Oui. La suppression des barrières élimine :
    - les ralentissements,
    - les files d’attente,
    - les risques d’accidents liés aux freinages brusques.

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  • Monday 02 March 2026 - 10:35
    poids
    poids : des civilisations antiques aux usages modernes

    L’histoire des poids est intimement liée à celle du commerce, de la monnaie et des techniques de mesure.

    Des civilisations antiques aux ateliers industriels, en passant par les marchés médiévaux et les laboratoires scientifiques, chaque époque a développé ses propres formes, matériaux et systèmes d’étalonnage.
    Ces objets, souvent modestes en apparence, racontent pourtant l’évolution des échanges, des savoir-faire et des normes qui ont structuré les sociétés.
    Leur diversité en fait aujourd’hui un domaine d’étude riche et un terrain de collection passionnant.
    Voici quelques critères de classement pour expliquer la passion que ces objets peuvent développer chez certains collectionneurs, des personnes qui prises par cette passion de la collection des poids sont appelées " Pensuphiles  " ...

    1. Les Poids antiques

    - Poids égyptiens (deben, kite) — Le deben était une unité de poids utilisée dès l’Ancien Empire, souvent représentée par des poids en pierre ou en métal servant à mesurer les métaux précieux, les grains ou les produits artisanaux. Le kite, plus petit, équivalait à 1/10 de deben et permettait des mesures fines dans le commerce et l’administration.
    - Poids mésopotamiens (shekel, mina, talent) — Le shekel, unité de base, servait à peser l’argent et les marchandises. La mina et le talent étaient des multiples utilisés pour les transactions importantes. Ces poids étaient souvent en pierre dure ou en bronze, parfois marqués de symboles cunéiformes attestant leur valeur officielle.
    - Poids grecs — Les Grecs utilisaient des systèmes variés selon les cités, comme l’obole, la drachme ou la mine. Les poids étaient souvent en bronze, parfois décorés, et servaient autant au commerce qu’au contrôle des monnaies.
    - Poids romains — Le système romain reposait sur la libra (livre romaine), divisée en uncia (once). Les poids romains étaient fréquemment en bronze, marqués d’inscriptions ou de bustes impériaux garantissant leur exactitude.
    - Poids byzantins — Héritiers du système romain, les poids byzantins étaient souvent richement décorés, parfois ornés de croix ou de portraits impériaux. Ils servaient au commerce, à la fiscalité et au contrôle des monnaies d’or comme le solidus.
    - Poids celtiques — Généralement en bronze ou en pierre, ils étaient parfois de forme sphérique ou conique. Leur système reste partiellement reconstitué, mais ils jouaient un rôle essentiel dans les échanges pré‑romains.
    - Poids islamiques médiévaux — Utilisés dans le vaste monde musulman, ils servaient notamment à contrôler les dinars et dirhams. Souvent en bronze, ils portaient des inscriptions arabes, parfois le nom du calife ou du contrôleur des poids.

    2. Les Poids médiévaux

    - Poids marchands — Utilisés par les commerçants pour peser les denrées, ils étaient souvent en fer ou en bronze et calibrés selon les normes locales.
    - Poids monétaires (pour vérifier les pièces) — Servaient à contrôler le poids des monnaies en circulation, notamment l’or et l’argent. Ils garantissaient que les pièces n’avaient pas été rognées.
    - Poids de changeurs — Utilisés par les changeurs de monnaie, ils étaient très précis et souvent conservés dans de petites boîtes. Ils suivaient les standards des différentes régions d’Europe.
    - Poids seigneuriaux — Appartenant à un seigneur ou à une autorité locale, ils portaient un sceau attestant leur validité. Ils étaient utilisés dans les marchés sous juridiction seigneuriale.
    - Poids corporatifs (guildes) — Chaque corporation (boulangers, drapiers, orfèvres…) pouvait posséder ses propres poids officiels, garantissant la qualité et la régularité des transactions.

    3. Les Poids monétaires (très collectionnés)

    - Poids pour tester les monnaies en or — Très précis, souvent en bronze ou en laiton, ils permettaient de vérifier les pièces d’or comme l’écu, le ducat ou le florin.
    - Poids de trébuchet — Utilisés avec une petite balance portative appelée trébuchet, ils servaient aux orfèvres et changeurs pour contrôler les monnaies et les métaux précieux.
    - Poids de change — Adaptés aux différentes monnaies étrangères, ils facilitaient les échanges internationaux dans les foires et les grandes villes marchandes.
    - Boîtes de poids monétaires complètes — Coffrets contenant un ensemble de poids calibrés pour diverses monnaies. Très recherchés, surtout lorsqu’ils sont complets et d’origine.

    4. Les Poids de commerce (époque moderne)

    - Poids en fonte (ronds ou hexagonaux) — Très répandus du XVIIᵉ au XIXᵉ siècle, robustes et économiques, ils servaient dans les marchés et les boutiques.
    - Poids empilables — Conçus pour s’emboîter les uns dans les autres, facilitant le transport et le rangement. Souvent utilisés par les colporteurs.
    - Poids à crochet — Permettaient de suspendre des sacs ou des objets à peser. Utilisés notamment dans les entrepôts et les marchés.
    - Poids cylindriques — Plus précis, souvent en laiton, utilisés pour les balances fines ou les balances Roberval.
    - Poids en laiton — Plus élégants et résistants à la corrosion, souvent utilisés dans les commerces spécialisés (pharmacies, orfèvreries).
    - Poids “pile de Charlemagne” — Ensemble de poids gigognes en laiton, parfois richement décorés, utilisés dès le Moyen Âge et très prisés des collectionneurs.

    5. Les Poids industriels

    - Poids d’usine — Massifs, souvent en fonte, utilisés pour peser des charges lourdes dans les ateliers et manufactures.
    - Poids de bascule — Servaient aux grandes balances à bascule pour peser sacs, ballots ou animaux.
    - Poids pour balances Roberval — Adaptés à ce type de balance très répandu au XIXᵉ siècle, souvent en fonte calibrée.
    - Poids d’étalonnage — Poids de référence utilisés pour vérifier et ajuster les balances industrielles.

    6. Les Poids scientifiques et de précision

    - Poids d’orfèvre — Très petits et extrêmement précis, utilisés pour peser l’or, l’argent et les pierres précieuses.
    - Poids pharmaceutiques — Servaient à mesurer les ingrédients médicinaux avec exactitude. Souvent en laiton ou en bronze, parfois dans des coffrets.
    - Poids de laboratoire — Fabriqués en acier poli ou en laiton, calibrés avec une grande précision pour les expériences scientifiques.
    - Jeux de poids en coffret (milligrammes à kilogrammes) — Ensembles complets permettant des mesures très fines, utilisés dans les laboratoires, écoles et ateliers spécialisés.

    7. Les Poids spécialisés

    - Poids de filets de pêche — En pierre ou en plomb, attachés aux filets pour les maintenir sous l’eau.
    - Poids d’horlogerie — Utilisés dans les horloges à poids, souvent en laiton ou en fonte, assurant la force motrice du mécanisme.
    - Poids de métiers à tisser — Servaient à tendre les fils de chaîne dans les métiers verticaux ou horizontaux.
    - Poids de plongée anciens — En plomb, portés par les plongeurs pour faciliter la descente.
    - Poids de rideaux anciens — Petits poids en métal glissés dans les ourlets pour assurer un tombé parfait.
    - Poids de pêche (plombs) — Petits plombs fixés sur les lignes pour stabiliser l’hameçon et contrôler la profondeur.

    8. Les Poids de balance domestique

    - Poids de cuisine — Utilisés pour les recettes, souvent en fonte ou en laiton, adaptés aux balances ménagères.
    - Poids de ménagère — Poids courants pour les tâches domestiques, parfois décoratifs.
    - Poids de balance Roberval — Adaptés aux balances domestiques du XIXᵉ et XXᵉ siècle, souvent en fonte noire.
    - Poids en forme décorative (animaux, fruits, personnages) — Poids fonctionnels mais aussi esthétiques, très appréciés des collectionneurs.

     9. Les différents Systèmes de poids historiques

    - Livre, once, grain — Unités héritées du Moyen Âge, utilisées dans le commerce, la pharmacie et l’orfèvrerie.
    - Talent, mina, shekel — Système antique du Proche-Orient, utilisé pour les métaux précieux et les transactions importantes.
    - Livre de Paris — Unité médiévale française de référence, utilisée dans l’administration royale.
    - Livre de Troyes — Système employé notamment par les orfèvres et les changeurs, plus léger que la livre de Paris.
    - Système impérial britannique — Basé sur la livre (pound) et l’once (ounce), encore utilisé dans certains pays anglophones.
    - Système métrique (kilogramme, gramme) — Introduit à la Révolution française, devenu le standard international pour les mesures de poids.

    10. Les Matériaux utilisés

    * Pierre
    * Bronze
    * Laiton
    * Fer
    * Fonte
    * Plomb
    * Acier
    * Porcelaine
    * Bois (rare)
    * Verre (rare)

    11. Les Catégories les plus recherchées par les collectionneurs ou Pensuphiles

    * Poids rares ou fautés
    * Poids avec poinçons officiels
    * Poids régionaux
    * Poids publicitaires
    * Jeux complets en coffret d’origine
    * Poids miniatures
    * Poids décoratifs ou figuratifs

    Une petite galerie de photographies, pour découvrir quelques exemples de poids, partie de la collection d'un passionné ...
        enjoy :)
    © Ma Petite Brocante en Ligne - duplication interdite
  • Sunday 22 February 2026 - 17:19
    SENNEP
    SENNEP : dessinateur et caricaturiste français 

    Jean Sennep : le trait acéré d’un maître de la caricature française

    Dans l’histoire de la presse illustrée française, peu de noms résonnent avec autant de force que celui de Jean Sennep, pseudonyme et anagramme de Jean‑Jacques Charles Pennès.
    Né en 1894 et actif jusqu’à la fin des années 1970, il a marqué plusieurs générations de lecteurs grâce à un style nerveux, incisif et immédiatement reconnaissable.
    Caricaturiste engagé, observateur politique redoutable, il demeure aujourd’hui une figure incontournable de l’illustration satirique.

    1. Une vie façonnée par l’histoire et des débuts marqués par la Grande Guerre

    Né à Paris le 3 juin 1894, Sennep est mobilisé durant la Première Guerre mondiale.
    L’expérience des tranchées le marque profondément et influence durablement sa vision du monde.
    À son retour, il se tourne vers le dessin de presse, un moyen d’expression qui lui permet de commenter l’actualité avec mordant. 
    * Un pseudonyme devenu une signature
    Sous les noms de Jean Sennep ou Jehan Sennep, il publie ses premiers dessins dans les années 1920. Très vite, son style singulier attire l’attention des rédactions.

    2. Un dessinateur engagé dans la vie politique : un homme de droite assumé

    Sennep n’a jamais caché ses convictions : anticommuniste, critique des totalitarismes, il s’attaque avant tout à ce qu’il perçoit comme des dérives morales et politiques. Ses dessins ne cherchent pas à ridiculiser les traits physiques, mais à pointer les failles éthiques et idéologiques des personnages publics. 
    - Des collaborations prestigieuses
    Au fil de sa carrière, il publie dans de nombreux journaux influents :
    - L’Action française  
    - L’Écho de Paris  
    - Candide  
    - Aux Écoutes  
    - Le Figaro, où il devient le dessinateur attitré jusqu’à sa retraite en 1967   
    Il participe également brièvement au Canard enchaîné à la Libération.

    3. Un style graphique unique

    Un trait nerveux et minimaliste
    Influencé à ses débuts par H.-P. Gassier, Sennep développe rapidement une écriture graphique très personnelle :  
    - un trait vif, comparable à un fil de métal tordu avec virtuosité ;  
    - peu ou pas d’aplats noirs ;  
    - des personnages petits, nerveux, souvent réduits à l’essentiel ;  
    - une ressemblance frappante malgré l’économie de moyens. 
    Cette économie graphique renforce la puissance du message : chaque ligne compte, chaque geste est signifiant.
    - Une satire morale plutôt que physique
    Contrairement à de nombreux caricaturistes de son époque, Sennep ne s’attarde pas sur les défauts corporels. Ce qui l’intéresse, c’est l’intégrité morale, la duplicité, l’ambition ou la faiblesse des figures politiques.

    4. Un témoin privilégié de l’entre-deux-guerres

    Les années 1930, marquées par les crises économiques, la montée des totalitarismes et les tensions sociales, offrent à Sennep un terrain fertile.
    Ses dessins deviennent de véritables documents historiques, capturant l’atmosphère anxieuse et instable de l’époque. 

    5. Une influence durable : un maître respecté par ses pairs

    Sennep a inspiré plusieurs générations de caricaturistes, dont Jacques Faizant et Jean Effel, qui reconnaissaient en lui un modèle de précision et d’efficacité graphique. 
    Une présence continue dans la presse : Jusqu’à la fin des années 1970, l’hebdomadaire " Point de Vue – Images du Monde " publie régulièrement ses caricatures, preuve de sa popularité durable.

    Infine : un héritage toujours vivant

    Jean Sennep s’éteint le 9 juillet 1982 à Saint‑Germain‑en‑Laye, laissant derrière lui une œuvre immense, témoin d’un siècle tourmenté.
    Son trait, à la fois élégant et tranchant, continue d’inspirer historiens, dessinateurs et amateurs de satire politique.
    Son œuvre rappelle que la caricature n’est pas seulement un art du rire : c’est aussi un outil critique, un miroir tendu à la société, et parfois une arme redoutable.

    6. “Départ à Zéro – Naissance de la IVᵉ République” : une œuvre charnière

    Parmi les nombreuses productions de Jean Sennep, “ Départ à Zéro – Naissance de la IVᵉ République ” occupe une place à part.
    Publié au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, cet ouvrage illustré constitue à la fois un témoignage politique, un exercice de satire et une analyse mordante de la reconstruction institutionnelle française.
    a- Un contexte historique brûlant
    Nous sommes en 1946 : la France sort meurtrie de l’Occupation, la classe politique tente de se réorganiser, et les débats sur la future Constitution sont houleux.  
    Sennep, qui a traversé les années 1930 et la guerre en observateur critique, voit dans cette période un moment décisif. “Départ à Zéro” devient alors son moyen d’exprimer :
    - les incertitudes de l’après-guerre,  
    - les tensions entre partis,  
    - les contradictions du nouveau paysage politique,  
    - et les espoirs — parfois naïfs — placés dans la IVᵉ République.
    b- Un récit satirique de la reconstruction politique
    L’ouvrage n’est pas un simple recueil de dessins : c’est une narration illustrée, un parcours commenté de la transition institutionnelle.  
    Sennep y déploie :
    - des caricatures de dirigeants (socialistes, démocrates-chrétiens, communistes),  
    - des scènes de débats parlementaires,  
    - des allégories de la France renaissante,  
    - des symboles républicains détournés pour souligner les contradictions du moment.
    Son humour est parfois grinçant, souvent lucide, toujours précis. Il ne cherche pas à démolir, mais à mettre en lumière les fragilités d’un système en gestation.
    c- Une critique constructive, fidèle à son style
    Dans “Départ à Zéro”, Sennep reste fidèle à sa ligne :
    - un trait vif, presque nerveux,  
    - une économie de moyens qui renforce l’impact,  
    - une satire morale et politique, jamais gratuite,  
    - une volonté de clarifier l’actualité pour le lecteur.

    Il s’attaque notamment :
    - aux lenteurs administratives,  
    - aux rivalités partisanes,  
    - aux illusions d’un “nouveau départ”
    qui, selon lui, repose sur des bases fragiles.
    Mais il laisse aussi transparaître une forme d’espoir : celui d’une France capable de se réinventer malgré ses contradictions.
    d- Un document précieux pour comprendre la IVᵉ République
    Aujourd’hui, “Départ à Zéro” est considéré comme :
    - un témoignage visuel exceptionnel sur la naissance de la IVᵉ République,  
    - une source historique pour comprendre l’état d’esprit de l’époque,  
    - un exemple remarquable de pédagogie politique par l’image,  
    - et l’une des œuvres les plus abouties de Sennep dans sa dimension analytique.
    Il montre combien la caricature peut être un outil de compréhension du réel, bien au-delà du simple divertissement ...
         enjoy :)
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  • Monday 16 February 2026 - 16:17
    Napoléon
    Napoléon : le livre condamné à la Destruction sur les Amours secrètes de Napoléon et des Princes et Princesses de sa familleAmours secrètes de Napoléon et des Princes et Princesses de sa famille

    Présentation des " Amours secrètes de Napoléon et des Princes et Princesses de sa famille ".

    Un pamphlet en deux petits volumes, qui fit scandale à son époque, retrouvé dans un lot de " vieux bouquins " et au sujet duquel je me suis lancé dans des recherches " tous azimuts ", à l'aide de 'copilot' pour fouiner sur Internet et essayer d'en apprendre davantage sur ces petits mystères de l'empereur ... quelques petites erreurs, notamment en précisions de dates, peuvent donc s'y être 'incrustées' ...
    Les deux volumes intitulés " Amours secrètes de Napoléon et des Princes et Princesses de sa famille ", publiés à Paris en 1844-1846 ( plus précisément en 1844 pour l'exemplaire présenté ici ) par l’éditeur B. Renault et attribués à un mystérieux « M. de B... », constituent un témoignage singulier de la littérature napoléonienne de la première moitié du XIXe siècle.
    À la croisée de l’anecdote, du roman à clef et du pamphlet, ces ouvrages se proposent de dévoiler les dessous sentimentaux et galants de Napoléon Bonaparte et de sa famille, s’inscrivant dans une tradition éditoriale foisonnante, marquée par la fascination du public pour la vie privée des grands personnages.

    Rapport de recherche : « Amours secrètes de Napoléon et des Princes et Princesses de sa famille » (B. Renault, Paris, 1844/1846, attribué à M. de B...)

    Ce rapport de recherche vise à offrir une analyse exhaustive de ces volumes, en abordant leur contexte historique, leur contenu, l’identité de leur auteur présumé, leur réception, leur postérité éditoriale et leur valeur bibliophilique actuelle.
    Il s’appuie sur des sources primaires (textes numérisés, catalogues de bibliothèques), des études bibliographiques et des analyses critiques récentes et certifiées.

    Contexte historique et éditorial

    La France des années 1840 : entre nostalgie impériale et marché des mémoires
    La publication des « Amours secrètes de Napoléon et des Princes et Princesses de sa famille » intervient dans un contexte de *renaissance du mythe napoléonien*.
    Après la chute de l’Empire et la Restauration, la Monarchie de Juillet (1830-1848) voit s’exacerber la nostalgie de l’épopée impériale, alimentée par le retour des cendres de Napoléon en 1840 et la multiplication des publications sur sa vie et son entourage. Le public, avide de révélations, se passionne pour les mémoires, les anecdotes et les récits plus ou moins romancés qui promettent de lever le voile sur l’intimité de l’Empereur et de ses proches.
    L’édition de ce type d’ouvrages s’inscrit dans un *marché du livre en pleine expansion*, où la censure, bien que toujours présente, s’est assouplie par rapport à l’époque impériale.
    Les cabinets de lecture, la presse et les librairies diffusent largement des textes qui, sous couvert d’histoire ou de témoignage, flirtent souvent avec la fiction, la satire ou la littérature licencieuse.
    Les « Amours secrètes » s’inscrivent ainsi dans une tradition qui remonte aux pamphlets révolutionnaires et aux « mémoires apocryphes », tout en répondant à une demande accrue pour les récits de mœurs et les révélations scandaleuses.

    L’éditeur B. Renault et l’imprimeur Cosson

    Les volumes sont publiés à Paris par *B. Renault*, un éditeur actif dans les années 1840-1850, spécialisé dans la réédition d’ouvrages historiques, de romans populaires et de recueils anecdotiques.
    L’imprimeur Cosson, installé rue du Four-Saint-Germain, est également mentionné sur la page de titre, ce qui était courant à l’époque pour garantir la traçabilité des publications.
    B. Renault n’est pas un inconnu dans le monde de l’édition : il a publié de nombreux ouvrages historiques, des recueils de chansons, des récits de voyage et des biographies, souvent en collaboration avec la Bibliothèque nationale de France pour la réimpression d’œuvres patrimoniales.
    Cette orientation éditoriale explique en partie le choix de publier un ouvrage à la fois historique et sensationnaliste, susceptible d’attirer un large public.

    Auteur présumé : M. de B... et l’attribution à Charles Doris (de Bourges)

    Le mystère de « M. de B... »
    Les volumes sont attribués à un certain *« M. de B... »*, dont l’identité réelle a longtemps fait l’objet de spéculations.
    Cette pratique de l’anonymat ou du pseudonyme, fréquente dans la littérature de l’époque, visait à protéger l’auteur contre d’éventuelles poursuites judiciaires ou à entretenir le mystère autour de révélations jugées sulfureuses.
    L’attribution à Charles Doris (de Bourges)
    Les recherches bibliographiques et les notices de la Bibliothèque nationale de France convergent vers l’attribution de l’ouvrage à *Charles Doris, dit de Bourges* (actif entre 1815 et 1846).
    Doris est un auteur prolifique, connu pour ses « Mémoires secrets », ses « Précis historiques » et ses nombreux écrits sur Napoléon et son entourage.
    Il a publié sous divers pseudonymes, dont « le baron de B** », et s’est spécialisé dans les récits anecdotiques, les biographies romancées et les pamphlets.
    - Plusieurs éléments étayent cette attribution :
    -- *Style et thématique* : Les « Amours secrètes » reprennent les procédés narratifs, le ton et les thèmes chers à Doris, notamment la mise en scène de l’intimité des puissants, le mélange de faits avérés et d’anecdotes invérifiables, et une certaine propension à la satire.
    -- *Mentions bibliographiques* : Les catalogues de la BnF, de la bibliothèque de l’Université Libre de Bruxelles et d’autres institutions attribuent explicitement l’ouvrage à Charles Doris, parfois en précisant qu’il s’agit d’une adaptation ou d’une réécriture de ses œuvres antérieures.
    -- *Rééditions et traductions* : Des éditions espagnoles et allemandes du texte mentionnent également Doris comme auteur, sous la forme « Charles Doris de Bourges » ou « Ch. Doris ».

    Légendes et rumeurs autour de l’auteur de " Amours secrètes de Napoléon et des Princes et Princesses de sa famille "

    La légende veut que Doris ait été *valet de chambre de Napoléon*, ce qui lui aurait permis d’accéder à des confidences et à des documents inédits.
    Cette affirmation, relayée par certains catalogues de vente et par des commentateurs contemporains, est toutefois sujette à caution.
    Il est plus probable que Doris ait construit sa réputation sur cette proximité supposée, sans qu’aucune preuve formelle ne vienne l’étayer.
    Il est également rapporté que Napoléon, à Sainte-Hélène, aurait demandé à lire l’ouvrage et s’en serait amusé, n’y reconnaissant « rien de réel » (cf. O’Meara, « Napoléon en exil à Sainte-Hélène », I, p. 48, janvier 1817). Cette anecdote, souvent citée, participe de la construction d’un mythe autour de l’auteur et de son livre, tout en soulignant le caractère apocryphe et romancé du récit.

    Contenu détaillé des volumes

    Structure générale et table des matières
    Les « Amours secrètes de Napoléon et des Princes et Princesses de sa famille » se présentent sous la forme de *deux volumes in-12*, totalisant environ 145 pages dans l’édition de 1846.
    Chaque volume est divisé en chapitres, précédés d’une table des matières détaillée. Le texte est accompagné de quelques gravures en frontispice dans certaines éditions, mais la plupart des exemplaires sont dépourvus d’illustrations.
    -- Table des matières (extraits)
    - *Premier volume* :
    - L’amoureux de neuf ans
    - La belle Eugénie
    - Vives ardeurs
    - Une séparation
    - Une courtisane
    - L’aérostat
    - Napoléon officier
    - Départ pour Valence
    - Nouvelles conquêtes
    - La femme adultère
    - Empoisonnement
    - Charlotte
    - Amours de Lucien
    - Louis et Justine
    - Charlotte à Toulon
    - Séparation
    - La vie d’artiste
    - Portrait de Joséphine
    - Mariage de Napoléon
    - Napoléon amant et mari
    - Correspondance
    - Joseph et Lucien en Italie
    - La dame de compagnie
    - L’amour et les mathématiques
    - Lucien rival de Napoléon
    - Napoléon rival d’un virtuose
    - Double union
    - Les amours du camp de Boulogne
    - Lettre de Napoléon
    - La jolie lectrice
    - Les maris trompés
    - Une Danaé
    - La fiancée
    - Lucien et Jérôme
    - Une aventure de Pauline
    - *Second volume* :
    - Suite d’une aventure de Pauline
    - Pauline remariée
    - L’amant et le dentiste
    - Joseph roi de Naples
    - Mariage du prince Eugène
    - Stéphanie de Beauharnais
    - Louis roi de Hollande
    - L’observateur
    - La belle Suzanne
    - Napoléon à Berlin et à Varsovie
    - Jérôme et Pigault-Lebrun
    - Elisa à Florence
    - Mademoiselle Bourgoin à Erfurth
    - Napoléon et les bals masqués
    - La reine de Naples
    - Dévouement d’une dame d’honneur
    - Napoléon et mademoiselle Georges
    - Retour de Vienne
    - Divorce et mariage
    - Arrivée de Marie-Louise
    - Napoléon amoureux de sa femme
    - Une beauté de Bourg-la-Reine
    - Napoléon à Dresde
    - Napoléon à Fontainebleau
    - Joséphine, sa mort, anecdotes
    - Napoléon à l’île d’Elbe
    - Anecdotes détachées
    - Notes historiques sur Napoléon
    Analyse du contenu
    -- Mélange d’anecdotes, de fiction et de chronique historique
    Le texte se présente comme un *récit vivant*, alternant souvenirs, anecdotes, portraits psychologiques et scènes dialoguées.
    Il s’agit d’un *mélange de faits historiques avérés, d’anecdotes invérifiables et de récits manifestement romancés*, dans la tradition des « mémoires apocryphes » du XIXe siècle.
    Les chapitres consacrés à Napoléon s’attachent à retracer ses *premières amours* (notamment avec sa cousine Léonora et la jeune Eugénie), ses conquêtes féminines à l’école militaire de Brienne, à Valence, puis tout au long de sa carrière militaire et politique.
    Les relations avec Joséphine, Marie-Louise, Marie Walewska, Pauline Borghèse, Caroline Murat et d’autres figures féminines de la famille impériale sont abondamment détaillées, souvent avec une insistance sur les aspects galants, les intrigues de cour et les rivalités sentimentales.
    -- Extraits caractéristiques
    Voici quelques extraits représentatifs du style et du contenu de l’ouvrage :
    1 « À cette époque, une aventure de Pauline fit grand bruit. Dans une fête publique dans le jardin du Luxembourg, on devait tirer un feu d’artifice. Une dame mise avec goût, mais modestement, le visage couvert d’un chapeau fort avancé, auquel était fixé un voile dont les plis pressés laissaient à peine soupçonner sa figure, descend de cabriolet à la grille de la rue d’Enfer. Confondue dans la foule, elle n’était qu’à quelques pas d’un jeune homme qui avait remarqué sa charmante tournure et le peu d’attraits qu’elle voulait laisser deviner : une manœuvre adroite le plaça bientôt à côté d’elle. […] »
    2 « Le lendemain, le jeune homme reçut par la petite poste un billet tout parfumé, dans lequel on lui donnait rendez-vous, pour le jour suivant, à 7 heures du soir, au Luxembourg, près du grand bassin. Il n’eut garde d’y manquer : la dame arriva sur le coup de sept heures et chercha des yeux l’inconnu. L’ayant aperçu, elle vint à lui et prit son bras ; ils se promenèrent longtemps ensemble, et ils virent qu’ils se convenaient parfaitement. […] »
    3 « Deux ans après, assistant au spectacle de la cour, une femme couverte de diamants attire ses regards, il peut à peine en croire ses yeux, sa ressemblance avec Amélie est si frappante qu’il en est tout hors de lui. Mais Amélie en loge à la cour, dans un pareil costume ! c’est impossible ! Il s’adressa à un de ses voisins en habit rouge, brodé d’argent, chamarré de trois ou quatre décorations. “Monsieur, lui dit-il, oserais-je vous prier de me dire quelle est la dame coiffée d’une toque à plumes noires qui se trouve si près de la loge de l’empereur ? — C’est une de ses sœurs. — Comment ? — Eh oui ! monsieur, c’est la princesse Pauline, la princesse Borghèse, si vous l’aimez mieux.” »
    -- Les thèmes récurrents
    - *L’amour et la séduction* : Le récit multiplie les histoires de passions, d’infidélités, de rendez-vous secrets, de rivalités amoureuses et de liaisons scandaleuses, tant chez Napoléon que chez ses frères et sœurs.
    - *La satire sociale et politique* : Sous couvert d’anecdotes galantes, l’auteur égratigne les mœurs de la cour impériale, la frivolité des princesses, la vénalité des courtisans et la duplicité des relations familiales.
    - *La psychologie des personnages* : Les portraits de Napoléon, Joséphine, Pauline, Caroline, Louis, Jérôme, Eugène, Hortense, etc., insistent sur leurs faiblesses, leurs passions, leurs ambitions et leurs contradictions.
    - *Le mélange de réalité et de fiction* : De nombreux épisodes relèvent manifestement de l’invention littéraire, même si l’auteur prétend s’appuyer sur des « documents historiques » ou des confidences de première main.
    -- Les « notes historiques »
    Le second volume se termine par une *longue section de « notes historiques sur Napoléon »*, qui reprend de manière plus classique les grandes étapes de la carrière de l’Empereur, depuis sa naissance jusqu’à sa mort à Sainte-Hélène. Cette partie, plus factuelle, vise à donner une caution historique à l’ensemble, mais elle reprend en réalité des éléments largement diffusés dans la littérature de l’époque.

    Réception critique à l’époque

    Un succès de curiosité, mais une réception mitigée
    À sa parution, l’ouvrage suscite *curiosité et méfiance*. Le public, friand de révélations sur la vie privée de Napoléon, accueille favorablement ce type de littérature, qui se vend bien dans les cabinets de lecture et les librairies populaires.
    Cependant, la critique littéraire et les historiens professionnels manifestent rapidement leur scepticisme quant à la véracité des faits rapportés et à la valeur documentaire du texte.
    Censure et condamnation judiciaire
    L’ouvrage n’échappe pas à la vigilance des autorités.
    Il est *condamné par jugement du tribunal de la Seine le 3 avril 1823 à la destruction*, en raison de son caractère jugé licencieux et attentatoire à la morale publique.
    Charles Doris, poursuivi comme auteur présumé, est toutefois acquitté, faute de preuves suffisantes.
    Cette condamnation contribue à renforcer la réputation sulfureuse du livre et à en faire un objet de convoitise pour les amateurs de littérature clandestine.
    Témoignages contemporains
    Des témoignages rapportent que Napoléon lui-même, à Sainte-Hélène, aurait demandé communication d'un ouvrage du cet auteur (mais lequel ?) et s’en serait amusé, n’y reconnaissant « rien de réel » (cf. O’Meara, « Napoléon en exil à Sainte-Hélène », I, p. 48, janvier 1817).
    Cette anecdote, qu’il faut sans doute prendre avec précaution, illustre la distance prise par les contemporains vis-à-vis de ce type de récits, perçus davantage comme des divertissements que comme des sources fiables.
    Place dans la littérature de l’époque
    Les « Amours secrètes de Napoléon et des Princes et Princesses de sa famille » s’inscrivent dans une *littérature de l’anecdote et du scandale*, qui connaît un grand succès sous la Restauration et la Monarchie de Juillet. Ils côtoient d’autres titres du même genre, tels que les « Mémoires secrets », les « Amours secrètes de Napoléon Bonaparte » (1815-1822), les « Amours secrètes des quatre frères de Napoléon » (1816), ou encore les « Premières amours secrètes de Napoléon Bonaparte » (1849).

    Rééditions, traductions et postérité

    Rééditions françaises
    L’ouvrage connaît *plusieurs rééditions* au cours du XIXe siècle, sous des titres parfois légèrement différents (« Amours secrètes de Napoléon Bonaparte », « Amours secrètes des quatre frères de Napoléon », etc.), et chez divers éditeurs (Germain Mathiot, Les Marchands de nouveautés, B. Renault). Certaines éditions sont augmentées de notes ou de gravures, d’autres sont abrégées ou réorganisées.
    Traductions étrangères
    Le succès du livre dépasse les frontières françaises. On recense des *traductions en espagnol* (« Historia de los amores secretos de Napoleón Bonaparte », Almería, 1837) et en *allemand* (« Geheime Nachrichten über Napoleon Bonaparte », 1815), qui attribuent également l’ouvrage à Charles Doris. Ces traductions témoignent de l’intérêt européen pour la figure de Napoléon et pour les récits de mœurs liés à son entourage.
    Mentions dans les bibliographies et études ultérieures
    Les « Amours secrètes » figurent dans de nombreuses *bibliographies napoléoniennes* et dans les catalogues de livres condamnés ou saisis par la censure (cf. Drujon, « Livres condamnés », p. 26 ; Quérard, II, col. 581). Ils sont également mentionnés dans les études sur la littérature clandestine, la censure et le marché du livre au XIXe siècle.
    Rééditions modernes
    Des rééditions à la demande ont été proposées au XXIe siècle, notamment par *Hachette BNF*, qui a intégré l’ouvrage dans sa collection « Histoire », en collaboration avec la Bibliothèque nationale de France. Ces rééditions visent à préserver le patrimoine littéraire et à permettre l’accès à des textes rares ou indisponibles, tout en précisant que leur contenu reflète les mentalités de l’époque et ne saurait être cautionné aujourd’hui.

    Valeur bibliophilique et rareté actuelle

    Présence dans les bibliothèques publiques
    Les exemplaires originaux des « Amours secrètes de Napoléon et des Princes et Princesses de sa famille » sont *conservés dans plusieurs grandes bibliothèques*, notamment à la Bibliothèque nationale de France (BnF, département Philosophie, histoire, sciences de l’homme, cote 8-LB48-2095 (D)), à la bibliothèque de l’Université Libre de Bruxelles, à la Biblioteca do Museo de Pontevedra (Espagne), et dans d’autres institutions patrimoniales.
    Disponibilité sur le marché du livre ancien
    L’ouvrage apparaît régulièrement dans les *ventes aux enchères et les catalogues de libraires spécialisés*.
    Les estimations varient généralement entre 100 et 150 euros pour un exemplaire en bon état ou état moyen, mais peuvent atteindre des sommes plus élevées pour des éditions rares, des exemplaires illustrés, des premières éditions ( qui auraient dues être détruites … ) ou des volumes en parfait état de conservation.
    Critères de rareté et d’intérêt bibliophilique
    La *rareté* de l’ouvrage tient à plusieurs facteurs :
    - *Condamnation et destruction* : La condamnation judiciaire et la destruction de nombreux exemplaires ont contribué à raréfier le livre sur le marché.
    - *Succès populaire* : Le succès initial a entraîné de nombreux tirages, mais la fragilité des éditions brochées et la diffusion dans les cabinets de lecture ont limité la conservation des exemplaires en bon état.
    - *Intérêt historique et littéraire* : L’ouvrage attire les collectionneurs de napoléoniana, les amateurs de littérature clandestine et les chercheurs intéressés par l’histoire de la censure et des mœurs au XIXe siècle.
    Rééditions et accès numérique
    Grâce à la numérisation, le texte est *librement accessible en ligne*, notamment sur Gallica (BnF), ce qui facilite la consultation par les chercheurs et le grand public. Les rééditions modernes à la demande (Hachette BNF, 2013) permettent également d’acquérir des exemplaires neufs à des prix abordables.

    Analyse critique du contenu : fiabilité historique et portée littéraire

    Entre histoire et fiction : une source à manier avec précaution
    Les « Amours secrètes de Napoléon et des Princes et Princesses de sa famille » relèvent davantage de la *littérature d’anecdotes et du roman à clef* que de l’histoire au sens strict.
    L’auteur, qu’il s’agisse de Charles Doris ou d’un autre, revendique l’accès à des « documents historiques » et à des confidences de première main, mais la plupart des épisodes rapportés sont invérifiables, invraisemblables ou manifestement romancés.
    Les historiens modernes considèrent l’ouvrage comme une *source secondaire*, révélatrice des mentalités, des fantasmes et des attentes du public du XIXe siècle, mais peu fiable pour l’établissement des faits.
    Les portraits psychologiques, les dialogues et les scènes intimes relèvent souvent de la pure invention, même si certains détails peuvent recouper des éléments connus par ailleurs.
    Un témoignage sur la réception de Napoléon et de sa famille
    L’intérêt principal du texte réside dans sa *valeur de témoignage sur la construction du mythe napoléonien* et sur la manière dont la société de la Monarchie de Juillet percevait l’Empereur et son entourage.
    Le mélange de fascination, de critique, de satire et de voyeurisme qui traverse l’ouvrage en dit long sur la place de Napoléon dans l’imaginaire collectif et sur la persistance des récits de mœurs dans la culture populaire.
    Un exemple de littérature de l’anecdote et du scandale
    L’ouvrage s’inscrit dans une tradition littéraire qui privilégie l’anecdote, le scandale, la révélation et la satire. Il partage de nombreux traits avec les « mémoires apocryphes », les romans populaires et les pamphlets licencieux qui circulaient largement au XIXe siècle, en dépit de la censure et des condamnations judiciaires.

    Comparaison avec d’autres titres similaires

    Les « Amours secrètes de Napoléon Bonaparte » (1815-1822)
    Il existe plusieurs ouvrages portant des titres similaires, publiés entre 1815 et 1822, souvent attribués à Charles Doris ou à des pseudonymes proches (« le baron de B** », « M. de B... »). Ces textes, qui connaissent de nombreuses rééditions et adaptations, reprennent les mêmes thèmes, les mêmes procédés narratifs et parfois les mêmes anecdotes que les volumes de 1844-1846.
    Les « Amours secrètes des quatre frères de Napoléon » (1816)
    Un autre ouvrage, intitulé « Amours secrètes des quatre frères de Napoléon », publié en 1816 et attribué au même auteur, se concentre sur les aventures sentimentales de Joseph, Lucien, Louis et Jérôme Bonaparte. Il complète et prolonge les récits des « Amours secrètes de Napoléon », en élargissant le champ à l’ensemble de la famille impériale.
    Les « Premières amours secrètes de Napoléon Bonaparte » (1849)
    Enfin, les « Premières amours secrètes de Napoléon Bonaparte », publiées en 1849, reprennent le même filon, en insistant sur la jeunesse de l’Empereur et ses premières conquêtes sentimentales. Ces textes, souvent courts et anecdotiques, témoignent de la persistance du genre et de l’intérêt du public pour les récits de mœurs.

    Mentions dans les travaux historiques et études napoléoniennes modernes

    Place dans la recherche contemporaine
    Les « Amours secrètes » sont régulièrement mentionnés dans les *études sur la littérature napoléonienne, la censure, le marché du livre et la construction du mythe impérial*.
    Ils sont cités comme exemples de la prolifération des récits apocryphes, de la fascination pour la vie privée des grands hommes et de la difficulté à démêler le vrai du faux dans la masse des publications du XIXe siècle.
    Analyses critiques récentes
    Des historiens comme Frédéric Masson, Chantal Prévot ou Veronica Granata ont souligné l’importance de ces textes pour comprendre la réception de Napoléon, la diffusion des stéréotypes et la place de la littérature de mœurs dans la culture populaire.
    Ils insistent sur la nécessité de *croiser les sources, de contextualiser les récits et de distinguer l’histoire de la légende*.

    Accès aux textes numérisés et aux catalogues

    Accès en ligne
    Les volumes sont *librement accessibles en ligne* sur Gallica (BnF), dans une version numérisée et en mode texte, ce qui facilite la consultation et l’analyse du contenu. Les catalogues de la BnF, de l’Université Libre de Bruxelles, de la Biblioteca do Museo de Pontevedra et d’autres institutions permettent de localiser les exemplaires et d’en suivre la diffusion.
    Rééditions modernes
    Des rééditions à la demande sont disponibles chez Hachette BNF et d’autres éditeurs, à des prix abordables, ce qui permet aux chercheurs et aux amateurs de se procurer facilement l’ouvrage.

    Récapitulatif des différentes Éditions, attributions et traductions

    ** Les Amours secrètes de Napoléon et des Princes et Princesses de sa famille, publiées entre 1844 et 1846, sont attribuées à M. de B…, généralement identifié comme C. Doris. L’ouvrage, édité à Paris par B. Renault puis Cosson, se présente en deux volumes in‑12 et contient plusieurs gravures rares.
    ** En 1815, C. Doris de Bourges publie Amours secrètes de Napoléon Bonaparte, imprimé par Germain Mathiot puis Perronneau. L’ouvrage, également en deux volumes, connaît plusieurs rééditions à Paris.
    ** L’année suivante, en 1816, paraît Amours secrètes des quatre frères de Napoléon, toujours signé C. Doris de Bourges et publié chez divers éditeurs. Ce volume constitue une suite consacrée exclusivement aux frères de l’Empereur.
    ** En 1849, un petit récit intitulé Premières amours secrètes de Napoléon Bonaparte est mis en vente à Paris. Il est publié sans nom d’auteur, mais certains l’attribuent à C. Doris. Le texte se concentre sur la jeunesse sentimentale de Napoléon.
    ** En 1837, une traduction espagnole, Historia de los amores secretos de Napoleón, paraît à l’Imprenta de Ortiz à Almería. Elle est également attribuée à C. Doris de Bourges.
    ** Enfin, en 1815, une traduction allemande intitulée Geheime Nachrichten über Napoleon Bonaparte est publiée par divers imprimeurs en Allemagne, toujours d’après les écrits de C. Doris de Bourges.

    Conclusion

    Les * Amours secrètes de Napoléon et des Princes et Princesses de sa famille * constituent un témoignage précieux, non tant pour la connaissance factuelle de la vie privée de Napoléon et de sa famille, que pour l’étude de la réception du mythe impérial, de la littérature de mœurs et de la culture populaire au XIXe siècle.
    Attribués à Charles Doris (de Bourges), ces volumes mêlent anecdotes, fiction, satire et chronique historique, dans une veine qui séduit le public mais suscite la méfiance des historiens.
    Condamnés par la censure, traduits à l’étranger, réédités à de multiples reprises, ils témoignent de la fascination persistante pour la figure de Napoléon et pour les récits de scandale. Leur valeur bibliophilique, modérée mais réelle, tient à leur rareté relative, à leur histoire mouvementée et à leur place dans la tradition des « mémoires apocryphes ».
    Aujourd’hui, grâce à la numérisation et aux rééditions modernes, ils sont accessibles à tous, offrant aux chercheurs et aux curieux un aperçu vivant de la manière dont le XIXe siècle a construit, déformé et perpétué la légende napoléonienne.

    Pour aller plus loin

    - *Études sur la censure et la littérature clandestine* : Veronica Granata, « Marché du livre, censure et littérature clandestine dans la France de l’époque napoléonienne : les années 1810-1814 », *Annales historiques de la Révolution française*, 343 | janvier-mars 2006.
    - *Panorama de la lecture sous l’Empire* : Chantal Prévot, « Que lisaient les Français à l’époque de Napoléon ? », *Napoléonica. La Revue*, 2019/3, p. 49-62.
    - *Biographie critique* : Frédéric Masson, *Les amours secrètes de Napoléon*, Les Editions de l’Histoire, 2022.

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  • Saturday 07 February 2026 - 16:51
    L'histoire de Gil Blas.
  • Saturday 07 February 2026 - 16:14
    Gil Blas de Santillane
    Gil Blas de Santillane : roman de Alain René Lesage

    Histoire de Gil Blas de Santillane, un Roman d'Alain-René Lesage

    Publié entre 1715 et 1735, Gil Blas de Santillane, plus couramment appelé Gil Blas, est le grand roman picaresque d’Alain-René Lesage qui retrace l’ascension sociale d’un jeune homme parti de rien.
    L’œuvre suit Gil Blas depuis son départ d’Asturies jusqu’à sa réussite à la cour d’Espagne, en passant par une série d’aventures où il côtoie brigands, valets, médecins, courtisans et ministres.
    Ce roman compte parmi les grandes œuvres du XVIIIᵉ siècle parce qu’il mêle satire sociale, peinture des mœurs, critique des institutions et formation d’un individu. À travers les péripéties du héros, Lesage dénonce les travers de son époque : corruption politique, hypocrisie religieuse, vanité littéraire, illusions de la réussite. Le ton reste vif, ironique, souvent comique, mais toujours lucide sur la nature humaine.
    L’intérêt majeur de Gil Blas réside dans sa capacité à offrir à la fois un récit d’aventures plaisant et une réflexion morale sur l’ambition, l’identité et l’apprentissage du monde.
    C’est cette double dimension – divertissante et critique – qui en fait une œuvre emblématique du roman moderne naissant.

    NOTA : Gil Blas VS Gil Blas de Santillane

    La différence essentielle est simple : Gil Blas et Gil Blas de Santillane désignent la même œuvre, mais pas le même statut du titre.
    * Deux appellations pour un même roman
    - Gil Blas est le titre courant, celui qu’on utilise dans les manuels, les programmes scolaires et les analyses littéraires.
    - Gil Blas de Santillane est le titre complet, celui que Lesage donne à son héros pour lui donner une identité espagnole crédible et l’inscrire dans la tradition du roman picaresque.
    Le nom « de Santillane » fonctionne comme un nom de famille noble, ironique puisque Gil Blas est d’origine modeste. Cette nuance renforce la dimension satirique du roman.
    * Pourquoi deux titres circulent-ils ?
    - Dans les éditions anciennes, le roman est souvent publié sous le titre Histoire de Gil Blas de Santillane.
    - Avec le temps, l’usage a simplifié le titre en Gil Blas, plus court et plus pratique.
    - Les deux désignent donc exactement le même texte, sans différence de contenu.
    Alain‑René Lesage et *Histoire de Gil Blas de Santillane* s’imposent comme l’un des grands jalons du roman européen du XVIIIᵉ siècle.
    L’œuvre, à la fois picaresque, satirique et profondément moderne, a façonné durablement la littérature française et influencé des générations d’écrivains.

    Contexte, influence et publication du roman de A.R. Lesage

    *Gil Blas* paraît en trois temps : 1715, 1724 et 1735. Cette publication échelonnée accompagne la montée en puissance de Lesage, déjà connu pour ses traductions et ses comédies.
    Le roman s’inscrit dans la tradition du *roman picaresque espagnol*, héritée de *Lazarillo de Tormes* ou *Guzmán de Alfarache*, mais Lesage en propose une version plus ample, plus structurée et plus littéraire.
    L’influence de *Gil Blas* est considérable :
    - Il inspire **Fielding**, **Smollett**, **Dickens**, **Stendhal**, **Balzac** et même **Goethe**.  
    - Il contribue à installer le roman comme forme majeure en France, à une époque où il reste encore suspect aux yeux des moralistes.  
    - Il offre un modèle de *roman d’apprentissage* avant la lettre : un jeune homme naïf traverse la société, s’y forme, s’y perd parfois, et finit par trouver une forme de sagesse.
    Le succès est immédiat et durable : *Gil Blas* devient un classique européen, traduit, imité, adapté au théâtre et abondamment illustré.

    Biographie essentielle d’Alain‑René Lesage

    Né en 1668 à Sarzeau, en Bretagne, Lesage perd tôt ses parents et reçoit une éducation modeste. Après des études de droit, il s’installe à Paris où il se tourne vers la littérature. Il commence par traduire des œuvres espagnoles, ce qui façonne son style et son imaginaire.  
    Son œuvre est variée :  
    - des romans (*Le Diable boiteux*, *Gil Blas*)  
    - des comédies pour la Foire (notamment *Turcaret*)  
    - des traductions et adaptations  
    Lesage mène une vie discrète, loin des salons littéraires.
    Il meurt en 1747, reconnu mais sans avoir jamais appartenu aux institutions officielles comme l’Académie française.
    Son indépendance et son ironie mordante expliquent en partie cette marginalité.

    Résumé structuré et détaillé de *Histoire de Gil Blas de Santillane*

    1. Origines et départ dans le monde  
    Gil Blas, né dans une famille modeste des Asturies, est envoyé à l’université de Salamanque. Sur la route, il tombe rapidement dans les pièges du monde : brigands, escrocs, faux amis.
    Sa naïveté l’expose à toutes les manipulations, mais il apprend vite.
    2. Apprentissages et premières mésaventures  
    Il devient successivement :
    - valet d’un voleur  
    - serviteur d’un médecin charlatan  
    - secrétaire d’un poète ridicule  
    Chaque épisode est l’occasion d’une satire : la médecine, la poésie de cour, les faux savants, les parasites sociaux.
    Gil Blas observe, s’adapte, se trompe, recommence.
    3. Ascension à la cour  
    Par un concours de circonstances, il entre au service de l’archevêque de Grenade, puis du roi d’Espagne.
    Son intelligence et sa souplesse lui permettent de gravir les échelons.
    Il devient un homme influent, mais cette ascension s’accompagne de compromissions : flatteries, intrigues, illusions de grandeur.
    L’épisode célèbre où l’archevêque le chasse pour avoir dit la vérité illustre la tension entre sincérité et ambition.
    4. Chutes successives et retour à la réalité  
    La fortune tourne : Gil Blas est victime de jalousies, de trahisons et de ses propres erreurs. Il perd ses positions, connaît la pauvreté, puis retrouve une place plus modeste.
    Ces chutes successives forment la structure morale du roman : l’expérience se forge dans l’échec.
    5. Amours, désillusions et maturité  
    Gil Blas traverse plusieurs aventures sentimentales, souvent décevantes ou comiques.
    Il finit par rencontrer une femme qu’il aime sincèrement, mais la vie continue de le balloter entre bonheur et revers.
    6. Retraite et sagesse finale  
    Après de nouvelles péripéties, il se retire finalement à la campagne, marié, apaisé, riche d’une expérience humaine immense.
    Le roman se clôt sur une forme de sagesse : la lucidité, la modération, la méfiance envers les illusions du pouvoir.
    La morale centrale de *Gil Blas de Santillane* tient dans l’idée que l’expérience du monde forme l’individu bien plus que la naissance, la fortune ou les discours moralisateurs.
    Le roman montre comment un jeune homme naïf devient lucide en traversant les illusions, les erreurs et les séductions de la société.

    Synthèse du Roman

    La lecture de *Gil Blas* nous enseigne que la vraie maturité naît de l’expérience, de la lucidité et d’un regard critique sur le monde. La réussite n’a de valeur que si elle s’accompagne d’une forme de probité intérieure et d’un refus des illusions sociales.
    a- *Gil Blas* reste une œuvre majeure
    - Un tableau vivant et satirique de la société espagnole… et de toutes les sociétés.  
    - Un roman d’apprentissage avant l’heure, où l’individu se construit par essais et erreurs.  
    - Une langue vive, ironique, pleine de portraits savoureux.  
    - Une œuvre qui annonce le réalisme du XIXᵉ siècle.
    b- Leçons majeures du roman
    - L’ascension sociale repose autant sur l’habileté que sur la vertu : Gil Blas réussit parce qu’il apprend à observer, à s’adapter, à comprendre les rapports de force. La noblesse de naissance n’est pas un gage de valeur.
    - L’illusion de la réussite est fragile : Le héros connaît des chutes aussi rapides que ses succès. Le roman rappelle que la fortune est instable et que l’ambition peut aveugler.
    - La corruption et l’hypocrisie sont partout : Ministres, médecins, religieux, courtisans : Lesage montre que les institutions sont minées par l’intérêt personnel. La leçon implicite est de ne pas se laisser duper par les apparences.
    - L’apprentissage passe par l’erreur : Gil Blas se trompe souvent, fait confiance aux mauvaises personnes, se laisse séduire par le prestige. C’est en échouant qu’il devient plus lucide et plus humain.
    - La sagesse consiste à trouver une juste mesure : À la fin, le héros renonce aux excès de la cour et choisit une vie plus simple et plus honnête. Le roman valorise la modération plutôt que la gloire.
    - La nature humaine est ambivalente : Lesage ne condamne pas son héros : il montre que chacun oscille entre faiblesse, ambition, générosité et intérêt. La morale est réaliste, non dogmatique.

    Notre exemplaire de Gil Blas du jour.

    LESAGE Alain‑René - Histoire de Gil Blas de Santillane - Paris - Lebigre frères - 1833
    Ensemble complet en 5 volumes in‑16 (in‑12 bibliographique), reliés en demi‑basane de l’époque, dos lisses ornés de filets et motifs dorés, pièces de titre - tranches marbrées.
    - Édition parisienne de 1833, publiée chez Lebigre frères, rue de la Harpe.  
    - Illustré de 5 frontispices, dont :  
      - un portrait gravé de Lesage (visible sur les photos)  
      - 4 planches hors texte réparties dans les volumes  
    - Reliure d’époque homogène, décorative, avec dorures au dos.  
    - Intérieur propre, papier uniformément jauni par le temps, sans rousseurs excessives.  
    - Table des matières et mise en page conformes à l’édition.  
    État
    - Défauts à la reliure : frottements, coins émoussés, coiffes usées, petites fentes ou faiblesses.  
    - Intérieur solide, cahiers bien tenus.  
    - Planches nettes et bien contrastées.
    Intérêt bibliophilique
    - Bel exemplaire d’une édition romantique illustrée du chef‑d’œuvre picaresque de Lesage.  
    - Ensemble complet en 5 volumes, rare en reliure uniforme d’époque.  
    - Présence du portrait de l’auteur et des planches hors texte, souvent manquants.
    Format
    - 5 vol. in‑16 (in‑12), environ 11,5 x 8 x 2 cm, pour un poids total de 500 g.  
    - Reliure demi‑basane décorative, typique des années 1830.
    Un fort bel exemplaire décoratif, illustré, complet, avec reliures d’époque présentant des défauts mais restant solides, qui pourra très bien convenir à un collectionneur de littérature française du XVIIIᵉ–XIXᵉ siècle ou à un amateur d’illustrés romantiques.
                      enjoy :)© Ma Petite Brocante en Ligne - duplication interdite
  • Sunday 01 February 2026 - 18:43
    Les Amours de Pierre de Ronsard
  • Sunday 01 February 2026 - 18:07
    Pierre de Ronsard
    Pierre de Ronsard : auteur des " AMOURS "

    Pierre de Ronsard : le Prince des Poètes.

    Pierre de Ronsard est le poète majeur de la Pléiade et l’auteur du cycle lyrique *Les Amours*, composé autour de trois figures féminines :Cassandre, Marie et Hélène qui ont renouvelé la poésie amoureuse française de cette époque ...
    L'auteur, Pierre de Ronsard.
    Pierre de Ronsard (1524–1585) est l’un des poètes majeurs de la Renaissance française et la figure centrale du mouvement de la Pléiade.
    Né à La Possonnière, au prieuré de Saint‑Cosme, formé aux humanités et proche des cours royales, Ronsard a voulu renouveler la langue et la poésie françaises en s’inspirant des modèles antiques et italiens.
    Son œuvre, vaste et variée, comprend odes, hymnes, pièces religieuses et surtout une production lyrique amoureuse qui a profondément marqué la tradition poétique française.
    " Les Amours " constituent le cycle lyrique le plus célèbre de Ronsard : il y  développe, sur plusieurs décennies, une réflexion et une pratique poétique autour de l’amour, de la beauté et du temps.
    Ronsard fut célébré comme « prince des poètes » par ses contemporains et a exercé une influence considérable sur la poésie française. Il a aussi suscité des critiques — certains lui reprochant un style trop précieux ou des excès d’érudition — mais son rôle dans la fixation du sonnet et dans l’enrichissement du lexique poétique français est incontestable.

    Les Amours de Pierre de Ronsard : genèse et portée du cycle

    " Les Amours " ne forment pas un recueil figé mais un cycle évolutif, publié et remanié entre les années 1550 et 1578.
    Ronsard y impose le sonnet et adapte les formes italiennes au français, mêlant éloge, supplication, admonestation et méditation.
    Le cycle se structure autour de trois figures féminines *Cassandre*, *Marie* et *Hélène*, chacune donnant lieu à un volume ou à un ensemble de pièces aux tonalités distinctes.
    À travers ces voix et ces variations formelles, Ronsard explore la séduction, la douleur amoureuse, la fuite du temps et la vanité des choses humaines.
    Style et formes  
    Ronsard adapte et transforme les formes italiennes (sonnet) et antiques (odes, élégies) pour la langue française.
    Il utilise le décasyllabe puis l’alexandrin, joue sur les rimes masculines et féminines, et privilégie la musicalité et l’image. Sa langue est riche en métaphores naturelles et mythologiques.
    Thèmes récurrents  
    - La beauté et son éloge.  
    - La fuite du temps et la vanité des choses.  
    - La séduction et la stratégie poétique (fixer la beauté par le vers).  
    - La méditation morale : admonestation, conseil, parfois ironie.

    Les Volets principaux des " Amours " plus en détails.

    A - Les Amours de Cassandre  
    Date et forme : publié en 1552, principalement en décasyllabes et sonnets.
    Cassandre Salviati est la figure centrale.   
    Résumé : Ce premier volet installe le projet ronsardien : imposer le sonnet et renouveler la poésie amoureuse française à partir des modèles italiens et antiques. Ronsard y chante la beauté physique et morale de Cassandre, mêlant éloge, supplication et admonestation. Les poèmes alternent entre lyrisme ardent et conseils moraux — l’amant qui souffre, qui contemple la fuite du temps, et qui tente de convaincre la dame de céder à l’amour. Le recueil formalise aussi des règles métriques (alternance de rimes masculines et féminines dans les quatrains) et montre la virtuosité sonore et imagée du poète. 
    Enjeux poétiques  
    - Imposition du sonnet en français.  
    - Tension entre désir immédiat et souci moral.  
    - Usage d’images antiques et naturalistes pour magnifier Cassandre.
    B - Les Amours de Marie  
    Date et forme : milieu des années 1550, mélange de sonnets, élégies et pièces en vers variés.   
    Résumé: Ce volume prolonge et nuance le lyrisme inauguré par Cassandre.
    Marie n’est pas seulement une muse idéale : les poèmes montrent une sensibilité plus intime et parfois plus méditative. Ronsard y explore des tonalités variées — la tendresse, la mélancolie, la séduction plus douce — et multiplie les formes pour adapter l’expression à l’état d’âme. On y perçoit aussi des réécritures et des reprises qui témoignent d’un travail continu de remaniement : le poète affine ses images et son discours moral, oscillant entre désir et réflexion sur la vanité des choses. 
    Enjeux poétiques  
    - Diversification des formes pour nuancer le sentiment.  
    - Accent sur l’intériorité et la mélancolie.  
    - Réécritures et remaniements comme méthode poétique.
    C - Sonnets pour Hélène  
    Date et forme : publié en 1578, recueil de sonnets devenu l’un des plus célèbres de Ronsard.   
    Résumé  : Recueil tardif, Sonnets pour Hélène marque une maturité poétique et une tonalité plus méditative.
    Hélène y apparaît comme une muse plus mûre et les sonnets mêlent admiration pour la beauté et conscience aiguë du temps qui passe. Le registre oscille entre éloge sensuel et réflexion sur la vieillesse et la perte, avec une maîtrise formelle achevée : images classiques, références antiques, et une économie de moyens qui rend chaque sonnet dense et signifiant. Ces poèmes montrent la capacité de Ronsard à renouveler son lyrisme et à conclure, en quelque sorte, son grand cycle amoureux. 
    Enjeux poétiques  
    - Maturité formelle et thématique.  
    - Méditation sur le temps et la beauté.  
    - Sonnet comme forme de synthèse du projet lyrique.

    Un exemplaire, parmi tant d'autres des " Amours " de Ronsard.

    Certes, ce n'est pas une ' édition ' ancienne, voire même originale, ce n'est pas non plus l'une des plus coûteuses ou la moins cher, mais cette édition donne très souvent un véritable ' cout de cœur ' au lecteur, aux bibliophiles surtout ...
    RONSARD Pierre de - Les Amours de Marie. Sonnets pour Hélène. Les Amours de Cassandre.
    Paris, Les Heures Claires, 1957
    Illustrations d'après des aquarelles originales de A.E. Marty, ornements de R. Jacquet.
    "On le vend à l'enseigne "Les Heures Claires", rue de la Vrillière à Paris"
    * Trois volumes, grands in-8 carré ; en feuillets, couvertures rempliées joliment illustrées; sous emboîtages, sous chemise et étui illustrés, signets de velours rouge. 
    215,228 et 292 pages environ
    * Ouvrage illustré par André-E. MARTY de 143 compositions à l'aquarelle, reproduites au pochoir en couleurs, dont 81 dans le texte et 62 culs-de-lampe gravés sur bois.
    * Tirage limité, numérotés, notre ex. (n°535), est l'un des 1.650 ex. ‎sur vélin pur fil de Rives.
    * Magnifiquement illustrés par Marty : 140 illustrations en couleurs dont 79 en-têtes et 61 culs-de-lampe dans le texte. Le texte est entièrement encadré d'un motif floral.
    * Couvertures illustrées en couleurs, chemises ornées d'un motif de ferronnerie dorée sur les plats et le dos, étuis ornés sur les plats d'un grand motif doré. 
    état : cartonnages présentant quelques légères traces, le reste, en excellent état; TBE
    dimensions : 26 x 20,5 x 6 cm
    poids : 4300 g
        enjoy :)
    © Ma Petite Brocante en Ligne - duplication interdite
  • Tuesday 27 January 2026 - 16:48
    Messenger : Comment récupérer et lire toutes les discussions ? - Référencer votre site ou blog sur...
  • Tuesday 27 January 2026 - 12:49
    J'ai un compte Facebook et les messages sont sur Messenger...
    Comment réussir à télécharger toutes mes discussions sur Messenger et pouvoir les conserver et les relire en local ?
    En réponse à cette question, Facebook, nous donne les renseignements suivants :
    " Télécharger les données de vos discussions chiffrées de bout en bout sur Messenger "
    ah oui ... mais ...
    ATTENTION : uniquement possible depuis un Ordinateur
    Le téléchargement des données des discussions chiffrées de bout en bout est actuellement uniquement disponible sur ordinateur.
    Vous pouvez télécharger une copie de tous vos messages chiffrés de bout en bout à tout moment. Les données de vos discussions chiffrées de bout en bout peuvent inclure :
    - Les messages reçus et envoyés à d’autres personnes
    - Les pièces jointes, telles que les fichiers, les images et les autres contenus multimédias reçus et envoyés

    1 - La procédure à suivre sur votre ordinateur pour récupérer vos messages et discussions sur Messenger.

    Télécharger les données de vos discussions chiffrées de bout en bout
    a- Sur un ordinateur, ouvrez Messenger.com et cliquez sur votre photo de profil dans l’angle.
    photo de profil
    photo de profil
    b- Cliquez sur Confidentialité et sécurité.
    confidentialité et sécurité
    confidentialité et sécurité
    c- Cliquez sur Discussions chiffrées de bout en bout.
    discussions chiffrées de bout en bout
    discussions chiffrées de bout en bout
    d- Cliquez sur Stockage des messages.
    stockage des messages
    stockage des messages
    e- Cliquez sur Télécharger les données liées au stockage des messages.( écrit en anglais … )
    download message storage data
    download message storage data (télécharger l'archive de vos dossiers)
    f- Saisissez votre code PIN ou utilisez un code à usage unique pour restaurer votre historique des discussions.
    identification
    identification : avec votre mot de passe de compte Facebook
    g- Cliquez sur Télécharger le fichier et entrez votre mot de passe Facebook lorsque vous y êtes invité.
    télécharger le fichier
    télécharger le fichier
    h- Cliquez sur Télécharger. La préparation de votre fichier de téléchargement peut prendre plusieurs minutes.
    télécharger
    télécharger
    ** Lorsque l'archive sera prête, le téléchargement ouvrira directement une dernière fenêtre pour vous permettre d'enregistrer un fichier compressé nommé " messages ".
    demande de fichier
    demande de fichier : préparation en cours ...
    Celui-ci contient TOUS les médias mis dans toutes vos conversations sur Messenger, placés dans un dossier " medias ", ainsi qu'une foule de fichiers portant l'extension " *json *; un par personne avec laquelle vous avez correspondu.
    Et voilà, le tour est joué  :)
    Vous pouvez retrouver le résumé initial ici : https://www.facebook.com/help/messenger-app/677912386869109?cms_platform=www&helpref=platform_switcher&locale=fr_FR )

    2 - Comment lire les conversations de Messenger sur mon ordinateur ?

    Oui, la question se pose et bien sûr, pas très évident d'y parvenir !!!
    Pour les images, vidéo et autres fichiers, pas de problèmes, ils sont dans  le dossier " medias " et un simple clic vous les ouvrira, les uns après les autres
    Mais, si vous voulez, comme ça se fait en ligne, pouvoir revoir le fil d'une conversation bien précise avec l'un de vos amis ( ou pas  ), du début à la fin, il faut alors réussir à se servir des fichiers " *json ".
    Une chose quasi impossible pour le commun d'entre nous.
    En effet, pour sauvegarder d'autres parties de votre compte, telles les dossiers d'images, les posts ou autres interventions sur votre compte Facebook, il est possible de faire une manipulation presque identique et, en choisissant la bonne option, de télécharger vos archives, cette fois avec des fichiers *html qui permettent de faire fonctionner le tout comme si vous étiez vraiment connectés à Facebook.
    Cette option n'est pas proposées pour les conversations de Messenger !
    Don't panik :)

    3 - LA solution pour relire les conversations de Messenger en local sur votre PC.

    Il existe une petite 'application', totalement inconnue des non-initiés, codée par un doux dingue et qui fonctionne en 'local' sans aucun besoin de connexion Internet.
    Il s'agit de " Viewer Messenger JSON ", actuellement en version " v1.3 ", totalement 'portable'.
    1 Téléchargez " Viewer Messenger JSON "
    2 placer le fichier exécutable " Viewer Messenger JSON.exe " là où vous le souhaitez.
    Lancez-le ...
    3 depuis le bouton " parcourir ", allez, dans votre dossier de sauvegarde chercher le fichier "mon ami 175.json".
    fichier json messenger
    fichier json messenger : importation
    4 cliquez sur " convertir " et ce petit programme va vous convertir le fichier au format *.hml pour avoir un lien " mon ami 175_messenger_fr.html " que vous pourrez alors ouvrir dans votre navigateur préféré pour y retrouver toute l'intégralité de cette conversation.
    5 procédez ainsi avec chaque conversation qui vous intéresse.
    >>> SUPER !

    4 - Ou trouver le logiciel pour convertir les JSON en HTML ?

    En premier lieu, via le bouton " télécharger viewermessenger " ci-dessous.
    ou
    Sur son site, le codeur nous y a mis un lien de téléchargement que vous pouvez retrouver ici :
    " https://viewermessenger.simdif.com/ "
    Il nous y indique les propriétés de son gratuiciel, entre autres :
    * Sélection d’un fichier JSON Messenger
    * Conversion automatique en fichier HTML
    * Affichage des messages sous forme de bulles (envoyés / reçus)
    * Intégration des images, vidéos et messages audio
    * Bouton de téléchargement pour chaque média
    * Affichage des dates et heures des messages
    * Barre de progression pendant la conversion
    * Ouverture automatique du résultat dans le navigateur
    * Version portable (aucune installation requise)
    * Version bilingue FR/EN
    * Sécurité & confidentialité
    * Fonctionne 100 % en local
    * Aucune connexion Internet
    * Aucun envoi de données
    * Les fichiers restent sur votre ordinateur
    Pour les plus inquiets d'entre vous, le fichier, passé à la moulinette de " virus total " obtien un fort bon score avec 2 alertes 'malicious' pour des faux positifs :) ( hash = 4d57e0b2fd55a7e651d7bdd97006064da722f015dcea767ed8204ce43d8e1a74 ). Il est donc considéré comme 100% fiable.
    analyse sur virustotal
    analyse sur virustotal : le fichier est 'sain' ;)
    Maintenant que vous avez tous les éléments en main, allez-y et sauvegardez (pourquoi pas régulièrement ?) vos conversation sur Messenger …
    enjoy :)© refOK.fr - duplication interdite