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  • Tuesday 09 October 2018 - 07:20
    Femmes et alcool

  • Friday 14 September 2018 - 12:29

    J’ai mis la main sur l’album éponyme de Prophets of Rage, groupe récemment créé avec les anciens membres du défunt Rage Against the Machine, deux membres de Public Enemy et l’un des rappeurs de Cypress Hill.
    C’est fait pour envoyer du lourd, même sans la voix bien gueularde de Zack de la Rocha.

    Rage Against the Machine a bercé mon adolescence, ça gueulait quand je voulais gueuler.

    Voici un best-of trouvé sur YouTube pour vous mettre dans l’ambiance :

    Au-delà des paroles en anglais donc peu compréhensibles sur l’instant (merci les retranscriptions dans les livrets quand même), c’était bien sympa de pousser le volume.

    Plus rien ou presque après 2000 (Wikipédia est votre ami), j’étais passé à autre chose.

    2017 et annonce d’un nouveau groupe au nom rappelant des souvenirs : Prophets of Rage.
    Single, vidéos, et on remet une pièce dans la machine.

    L’album dans la voiture, 20 ans plus tard, ça donne quoi… du mitigé.
    Déjà le chanteur n’est plus le même. Et s’ajoutent 3 rappeurs, même s’ils ne sont pas vraiment dans le style de Maître Gims (ouf !), c’est assez déroutant.

    Ça gueule, ça rage, c’est assez puissant.
    Mais le mélange des genres encore plus prononcé que dans les albums de RATM (pour les intimes) entre rap et rock m’a laissé sur ma faim.

    Musicalement parlant, j’ai quand même apprécié l’ensemble, avec une préférence pour Unfuck the World et Hail to the Chief.

    Et après ?
    RATM est mort, je préfère réécouter des morceaux bien tonitruants et me dire que c’est un nouveau groupe plutôt que du réchauffé un peu décevant…


  • Monday 10 September 2018 - 09:57

    Cette année, le fiston rentre au collège et, modernité oblige (ne rigolez pas), j’ai découvert l’Espace Numérique de Travail de l’école.

    Ayant un enfant qui rivalise d’écriture avec les meilleurs médecins, comprendre que son agenda est souvent indéchiffrable, j’étais dans l’attente pour cette nouvelle année d’un outil paraissant merveilleux : l’ENT, c’est-à-dire un site d’école regroupant agenda, emploi du temps, résumé de cours, bref la totale imaginable (mais surtout l’agenda).

    Est arrivé alors, en fin de première semaine, trois papiers presqu’identiques (un pour chaque parent, un pour l’élève, l’ENT gère des niveaux d’autorisation et consultation différents) dont je vous montre un scan ci-dessous, imaginez du A5 écrit plus petit qu’un article du Monde version papier.

    Première souci : l’adresse de connexion, qui se présente sous la forme http://nomducollege-clgxx.l-educdenormadie.fr !
    Déjà, saisir à la main cette URL est source d’erreurs (expérience inside), vous noterez notamment la racine du nom de domaine avec un tiret !
    Et si vous êtes malin (ou bête comme la personne qui a décidé de ce nom), vous noterez le jeu de mot improbable avec une référence historique oubliée !

    Après trois saisies infructueuses, une recherche Google aussi inefficace et une relecture avec une loupe, j’ai réussi à trouver la page d’accueil du collège (un WordPress un peu actualisé), hébergé donc par la région Normandie (donc coupable à l’origine du jeu de mots dans l’URL).
    Miracle !

    En haut, un lien “Se connecter” envoyait une promesse, j’ai cliqué.
    Authentification possible en suivant les instructions sur le papier :

    • utilisation du couple identifiant / mot de passe temporaire
    • remplissage de formulaire (encore ?)
    • validation du compte par e-mail

    Remarque : c’est la même démarche pour l’élève, sans la validation e-mail mais avec le même choix de mot de passe, les renseignements à donner, etc.
    Sans déconner, j’ai fait l’inscription pour mon fils, je doute que la majorité des élèves de collège soit capable de faire cette démarche seuls !

    Une fois connecté, j’ai donc eu droit à l’ENT du collège… non à la page d’accueil de… l’ENT de la région ?

    Voici donc la fameuse page d’accueil :

    Arrivée sur la page Educ de Normandie

    Comme vous le devinez, ça envoie du lourd !
    Je vous fait un petit tour du propriétaire, essayez de ne pas fuir avant la fin…

    Je n’ai exploré ce site que quelques jours plus tard avant d’arriver sur la dernière page avec enfin le lien vers Pronote, l’ENT promis !
    Les autres services externes amènent vers le site de l’académie (paiement des factures), des sites en panne ou vides et un site présentant plein de métiers, sur lequel il faut s’identifier, on ne sait jamais !

    Je ne vais pas détailler Pronote, il est assez complet, fait le boulot à savoir qu’il affiche les cours, l’agenda avec les devoirs, divers calendriers et emplois du temps, il marche sous Firefox, bref i lmarche.
    Il peut être couplé avec une application mobile (disponible même sur le magasin Microsoft ?!) qui est plutôt une webapp mais qui marche aussi.

    Accueil Pronote

    Je vous montre quelques images qui font sourire mais globalement, je suis content de son utilisation côté professeurs pour ce début d’année.

  • Thursday 23 August 2018 - 13:05

    Petit tutoriel repris d’un brouillon sur l’utilisation de DOSBox sous Linux pour jouer aux vieux jeux.
    Dédicace pour les nostalgeeks.

    Avant de se précipiter sur ce programme qui n’est rien d’autre qu’un émulateur MS-DOS, il va falloir préparer le jeu auquel vous voulez jouer.

    La plupart du temps, les vieux jeux sont disponibles en deux formats :

    • un fichier compressé avec tous les fichiers du jeu, qui tenaient à l’époque sur une ou plusieurs disquettes
    • une ou plusieurs images ISO, copie(s) du ou des CD-ROM si le jeu était plus volumineux

    Pour en revenir à Sherlock Holmes, le jeu est disponible en une seule archive compressée sur l’incontournable site Abandonware France.
    Afin de bien triturer DOSBox, je parlerai aussi du second volume de Sherlock Holmes dans cette série : The Case of the Rose Tattoo car il est disponible en version CD-ROM donc en image ISO.

    Tout d’abord, il faut installer DOSBox :

    sudo apt-get install dosbox -y

    Vous pouvez lancer directement DOSBox avec la commande dosbox mais vous aurez le programme en anglais et aucun fichier de votre disque dur accessible.
    Il va falloir donc s’intéresser à la configuration de DOSBox.

    Pour installer la langue française, il faut télécharger l’archive disponible sur le site officiel et la décompresser (elle contient deux fichiers utiles) dans le répertoire ~/.dosbox en écrasant le fichier de configuration déjà présent.
    Si vous relancez DOSBox, il sera en français.

    Problème suivant : accéder aux fichiers du disque dur DANS DOSBox.
    DOSBox permet de monter un répertoire local pour en faire un disque dur dans son instance, avec l’arborescence qui va avec.
    Par souci de facilité d’accès, je suggère de créer deux répertoires dans ~/.dosbox : un répertoire disque_C pour y mettre les fichiers et un répertoire ISO pour y mettre les images ISO à utiliser.
    Je vous conseille d’ailleurs de créer ce répertoire comme sous-répertoire de disque_C, histoire d’y accéder dans DOSBox pour voir les ISO à monter.
    Et comment y accéder une fois DOSBox lancé ?
    Il y a deux moyens pour cela :

    • une fois dans DOSBox, il suffit de taper mount <lettre> <chemin local> puis d’accéder au disque créé/monté avec <lettre>:
      Ainsi pour monter le répertoire ~/.dosbox/disque_C en disque dur C: (partition pour être exact mais ne chipotons pas), il faut taper mount c ~/.dosbox/disque_C tout simplement.
    • avant de lancer DOSBox, il faut éditer à la main le fichier ~/.dosbox/dosbox-0.74.conf et ajouter la ligne décrite dans la méthode précédente à la fin du fichier, ainsi la commande sera lancée à chaque démarrage.

    Le moment est venu de s’intéresser au fichier ~/.dosbox/dosbox-0.74.conf que l’on peut éditer à la main facilement (nano ou Gedit par exemple).

    Je ne vais pas vous détailler toutes les options car le fichier est très bien auto-documenté, en français en plus si vous avez téléchargé la langue française.
    Le plus intéressant reste la fin du fichier qui permet de saisir des commandes à lancer automatiquement au démarrage (pour les nostalgiques du fameux autoexec.bat) sachant que les commandes MS-Dos courantes et celles supplémentaires de DOSBox comme mount fonctionnent.

    Je vous mets ici le contenu de ma section [autoexec] à titre d’exemple.

    [autoexec]
    # Les lignes de cette section seront lancées au démarrage.
    # Vous pouvez mettre vos commandes MOUNT ici.
    
    @echo off
    keyb fr
    mount c ~/.dosbox/disque_C
    c:
    dir

    Pour jouer, il suffit donc, pour le premier The Lost Files of Sherlock Holmes, de décompresser l’archive dans un sous-répertoire de disque_C afin que, par exemple, le chemin local ~/.dosbox/disque_C/holmes/ devienne sous DOSBox C:\HOLMES\.

    Pour finir, il ne reste plus qu’à lancer le fichier exécutable adéquat (dont l’extension est .BAT ou .EXE ou .COM).

    Pour les jeux en image ISO, il faut également monter l’image ISO comme une lettre sous DOSBox, avec la commande imgmount <lettre> <image_iso> -t iso.

    Vous comprenez donc qu’il peut y avoir des montages à effectuer différents selon le jeu auquel vous voulez jouer.
    Du coup, plutôt que de modifier à chaque fois votre fichier de configuration DOSBox, il est possible d’en créer une copie avec un nom explicite, par exemple holmes1.conf, et de le charger au démarrage de DOSBox avec la commande :

    dosbox -conf <nom_du_fichier_conf>

    Ainsi, vous n’aurez qu’à mettre dans chaque fichier que les points de montage spécifiques pour tel ou tel jeu.
    En dehors de mettre des commandes spécifiques dans la section [autoexec], certianes options peuvent avoir de l’influence sur le jeu.
    Ainsi, le premier des Sherlock Holmes ne marche pas (plante en fait) si le son est activé.
    Il faut donc passer l’option nosound= à true (section [mixer]).

    Pour le jeu The Case of the Rose Tattoo, il faut décompresser l’image ISO dans le répertoire ISO puis, dans DOSBox, monter cette image ISO en lecteur D: comme ceci :

    c:
    cd ISO
    imgmount d SHERHRT.ISO -t iso

    L’installation se lance avec INSTALL.BAT et le jeu est alors installé sur C:\HOLMES2\, à lancer avec HOLMES2.BAT dans ce répertoire.

    Voilà !
    A vous les joies de la ligne de commande préhistorique et des jeux anciens 😉 sachant que vous aurez parfois BEAUCOUP de difficulté à les lancer mais que votre moteur de recherche préféré reste votre meilleur allié avec le wiki DOSBox qui contient toutes les commandes et options du fichier de configuration détaillées.

    Quelques astuces en bonux :

    • la dernière version de DOSBox (0.74) date de 2010 ! Mais des développeurs travaillent toujours dessus via le dépôt SVN et les bugs corrigés permettent de résoudre des problèmes rencontrés avec la dernière version officielle.
      Plutôt que de compiler vous-même, vous pouvez installer via un PPA la dernière version compilée.
      Attention, cette version utilise un fichier de configuration nommé dosbox-SVN.conf donc pensez à y reporter vos modifications ou mieux, à lancer DOSBox avec vos propres fichiers de configuration avec la commande dosbox -conf <nom_du_fichier.conf>.
    • si un jeu nécessite la souris, cliquez dans la fenêtre de DOSBox pour capturer la souris. Pour la récupérer, il faudra combiner CTRL+F10.
    • vous pouvez monter plusieurs images ISO sur le même lecteur et changer d’image montée à tout moment en combinant CTRL+F4 avec la commande imgmount d <image1.iso> <image2.iso> <image3.iso> - t iso.
  • Friday 17 August 2018 - 13:00

    Ces derniers temps, la sphère informatique du Net francophone parle de serveurs DNS en faisant l’écho (la publicité ?) pour un nouveau serveur tout beau tout frais.
    Mais qu’est-ce qu’un serveur DNS ? Pourquoi changer celui par défaut et comment faire ?

    Un serveur DNS, qu’est-ce que c’est ?

    Un serveur DNS, c’est ce qui fait le lien entre l’adresse IP d’un serveur relié à Internet et un nom de domaine.
    Ainsi, si vous demandez à votre navigateur Internet de vous connectez au site https://www.parigotmanchot.fr/, il va interroger un serveur DNS pour demander l’adresse IP correspondant à ce nom de domaine, en l’occurrence
    185.31.40.11, qui est l’adresse sur le réseau de l’ordinateur hébergeant le site.
    Comme il n’est pas simple de retenir des adresses IP ET que sur un même serveur relié à Internet il peut se trouver plusieurs sites Web (d’où l’expression hébergement mutualisé), l’être humain utilise des noms de domaine, plus facilement mémorisables.

    Un serveur DNS, pourquoi en changer ?

    Vous avez peut-être entendu parler de décisions de la justice française demandant aux principaux fournisseurs Internet français d’interdire l’accès à certains sites, soit car ce sont des sites pirates (diffusant des liens illégaux pour télécharger des œuvres protégés par le droit d’auteur), soit plus récemment car ce sont des sites faisant l’apologie du terrorisme.
    Sommés de s’exécuter, les FAI comme Orange ou Free ont utilisés une technique basées sur les serveurs DNS : maintenant, quand vous demandez à votre navigateur l’adresse IP d’un site interdit, le serveur DNS ment et dit, en quelque sorte, à votre navigateur, que le nom de domaine n’a pas d’adresse IP derrière.
    C’est aussi valable, chez certains serveurs DNS, pour éviter les connexions à des serveurs permettant de vous hacker, ce qui dans ces cas me paraît une bonne chose.
    Nous sommes dans ces cas là en présence d’un serveur DNS menteur.
    L’une des autres possibilités d’un serveur DNS, c’est la protection et la sécurisation des connexions, mais c’est un point technique plutôt abscons, disons juste que c’est possible de sécuriser l’échange entre le navigateur et le serveur DNS via un protocole (DNS over HTTPS), protocole peu mis en place.

    La principale raison de vouloir changer de serveur DNS est donc pour échapper à une forme de censure.

    Serveur DNS, comment en changer ?

    Il est relativement simple (ouf) de changer de serveur DNS.

    Internet regorge de tutoriels plus ou moins simples pour se faire, je vais juste détailler quelques points.

    Changer de serveur DNS peut se faire à deux niveaux.

    Le premier endroit, pour changer de serveur DNS, c’est dans votre modem-routeur, appelé box en France (Livebox, Freebox, etc.).
    Ainsi, n’importe quel appareil connecté à Internet via la box utilisera par défaut le serveur DNS renseigné dedans.
    Vous trouverez facilement sur Internet le moyen de changer les serveurs DNS dans votre box, sachez juste que si vous êtes comme moi chez Orange, il n’est pas possible de modifier la configuration interne des serveurs DNS 👿 !

    Ceci nous amène à la deuxième méthode pour changer les DNS : au niveau de la connexion.
    Cette méthode prend d’ailleurs le pas sur la précédente, mais doit être répétée pour chaque connexion différente : chaque connexion Wi-Fi (chez vous, chez des amis, etc.), chaque connexion ethernet, etc.

    Suivant le système d’exploitation, vous pouvez modifier la connexion (dans ses paramètres) et préciser ainsi quels serveurs DNS utiliser au lieu de prendre ceux indiqués par le point de connexion en lui-même.
    Quand je parle de système d’exploitation, c’est bien tous les systèmes, ainsi c’est faisable sous Windows ou Linux pour les ordinateurs fixes mais également sous Android pour les smartphones et tablettes.

    ❗ Changer un serveur DNS n’est pas la même chose que changer son adresse IP, ne vous trompez pas de paramètre 😉 ❗
    ❗ Si vous entrez une mauvaise adresse de serveur DNS, vous n’accéderez plus à aucun site si vous saisissez un nom de domaine ❗
    ❗ Un serveur DNS est forcément au courant des sites Internet que vous visitez, attention à qui vous faites confiance ❗

    Vous avez compris le concept et vous voulez vous lancez ?
    Il ne vous reste donc plus qu’à trouver quels serveurs DNS utiliser.

    Quels serveurs DNS utiliser ?

    Je vous liste ici quelques adresses IP de serveurs DNS :

    • serveurs Quad 9 : 9.9.9.9 (IPv6 : 2620:fe::fe) + 149.112.112.112 (IPv6 : 2620:fe::9) – Serveurs sécurisés pour les requêtes DNS entre votre navigateur et le serveur DNS + protection contre les serveurs servant aux malwares
    • serveurs OpenDNS family shield : 208.67.222.123 + 208.67.220.123 – Serveurs bloquant les requêtes vers les sites pornographiques
    • serveurs FDN (fournisseur d’accès Internet alternatif) : 80.67.169.12 (IPv6 : 2001:910:800::12) + 80.67.169.40 (IPv6 : 2001:910:800::40)
    • serveurs Google : 8.8.8.8 (IPv6 : 2001:4860:4860::8888) + 8.8.4.4 (IPv6 : 2001:4860:4860::8844) – serveurs dont l’IP est facile à mémoriser, mais la vie privée en prend un coup
  • Tuesday 14 August 2018 - 22:23

    Envie de mieux protéger l’accès à un compte utilisateur sur un site : parlons sécurisation des données et authentification multifactorielle !

    Si vous avez lu mon précédent billet à propos du piratage de mon compte eBay, vous avez pu lire que j’ai activé une mesure de protection lors de l’identification : la double authentification par SMS.

    Au passage, dans ce billet, authentification et identification sont synonymes, même s’il y a une différence bien expliquée sur cette page.

    La majorité des sites consultés de nos jours proposent (imposent) d’avoir un compte utilisateur personnel pour profiter pleinement du contenu voire participer personnellement.
    C’est le cas pour les réseaux sociaux mais aussi pour les sites marchands, etc.

    En général, c’est simple : vous devez créer un nom d’utilisateur, un mot de passe et renseigner une adresse e-mail.
    Si vous êtes comme beaucoup de monde, le couple e-mail / mot de passe est le même sur tous les sites ou presque.

    Je ne vais pas m’étendre sur cette faille de sécurité évidente (si un pirate informatique a accès à votre adresse e-mail ET surtout à votre mot de passe pour un site, il peut, il va essayer celui-ci sur d’autres sites).
    La logique voudrait que l’on utilise un mot de passe différent pour tous les sites mais je suppose que vous êtes comme moi : humain.e 😀 et donc si vous n’êtes pas adepte des moyens mnémotechniques plus ou moins bidons présentés sur Internet, la sécurité est plutôt moyenne concernant votre mot de passe, même si vous utilisez le minimum vital selon moi (et des experts en sécurité), à savoir utiliser un mélange de majuscule(s), minuscule(s), chiffre(s) et symbole(s).

    Alors que faire ?
    Il est possible sur de plus en plus de sites Internet de mettre en place une authentification multifactorielle, parfois appelée 2FA (2 Facteurs d’Authentification)
    A vos souhaits !
    Pour simplifier, en plus de vous connecter sur un site avec votre identifiant et votre mot de passe, il est possible de paramétrer votre compte pour qu’une autre donnée d’identification vous soit demandée, en général c’est un code envoyée soit sur votre adresse e-mail, soit par SMS soit via une application dédiée.

    Côté application dédiée, qui reste, d’après quelques lectures, la meilleure solution en terme de sécurité, il est souvent conseillé Google Authenticator, mais n’importe quelle application compatible disponible sur Google Play (je ne connais pas le magasin applications d’Apple, je vous laisse regarder) fera l’affaire, personnellement j’utilise Authy, pour plusieurs raisons :

    • sauvegarde automatique sur les serveurs de l’application (tiers de confiance ? mais c’est la seule application que j’ai testé qui possède une fonction de sauvegarde) avec mot de passe pour accéder à la restauration
    • peut demander un code PIN à l’ouverture (protection supplémentaire)
    • marche à 100 % lors du scan d’un QR code à l’écran avec mon smartphone (oui, c’est bizarre mais les autres applications déconnent)
    • la société propose une extension WordPress pour gérer ce genre d’authentification, la seule gratuite (c’est moi le produit ?) avec des codes de récupération

    Authy 2-Factor Authentication (Gratuit, Google Play) →

    Authy (Gratuit, App Store) →

    Pour les deux premières possibilité (e-mail et SMS), il suffit d’avoir son adresse e-mail renseignée et validée ou son numéro de téléphone mobile.

    Pour l’option applicative, c’est simple :

    • le site vous demande de scanner un QR code (ou de renseigner manuellement une suite de lettres et chiffres) avec l’application idoine
    • votre application enregistre le site et vous pouvez donc obtenir un code, souvent valable entre 30 secondes et 2 minutes
    • vous renseignez ce code sur le site qui valide la mise en place de cette forme d’authentification
    • à chaque fois que vous voudrez vous identifier sur ce site, il faudra entrer un code fourni par votre application via votre smartphone

    Certains sites permettent plusieurs options d’identification (e-mail et application par exemple), c’est à vous de choisir quoi mettre en place.

    Pour ce qui est de l’authentification par application, lors de la mise en place, le site doit normalement vous fournir des codes de secours à garder au chaud dans un endroit protégé car ces codes, valables une fois, permettent d’outrepasser l’application de votre smartphone et ne sont à utiliser qu’en cas de nécessité.

    Vous trouvez cette procédure contraignante ? Dites-vous qu’en 2018 vous avez de fortes chances pour que votre e-mail et votre mot de passe favori soit tous les deux dans les mains de pirates qui ont pénétré un site mal protégé !

    En bonus, je vous livre la liste des sites pour lesquels mon application Authy m’est indispensable :

    • Dropbox
    • GitHub
    • Facebook
    • Nextcloud
    • Google (et tous les sites lui appartenant)
    • Microsoft (idem que Google)
    • Electronic Arts
    • GitLab
    • Alwaysdata (mon hébergeur)
    • WordPress.com (compte professionnel)
    • ProtonMail
    • GBAtemp
    • Mastodon (instance mamot.fr)
    • Discord
    • LastPass
    • Kickstarter
    • Amazon
    • Humble Bundle
    • 1&1
    • ce blog
    • Firefox (compte sync)
    • DokuWiki (instance personnelle)

    Sans compter tous les sites qui envoient un code par e-mail ou SMS, je pense à Sony, PayPal, eBay, GOG ou Steam par exemple.

    On peut noter que les banques n’ont pas mis ce système en place, leur sécurité est pourrie avec un code à taper en cliquant sur des chiffres, c’est relativement facile à hacker… seuls les paiements sont sécurisés quand un commerçant met en place le protocole 3D-Sécure.

    Pour ce qui est des scripts installables sur un hébergeur, c’est assez aléatoire, le plus gros script de forum, phpBB, ne propose pas cette option, même en extension, d’autres l’ont inclut, idem pour les gros sites ceci dit.

    Pour conclure, je peux souligner le côté contraignant de devoir vérifier ses e-mails ou garder son téléphone chargé près de soi mais pour information, je reçois de temps en temps un e-mail avec un code d’authentification pour un site, ce qui sous-entend qu’un pirate essaye de s’identifier avec mon adresse e-mail et mon mot de passe !
    Je ne suis pas au courant des essais sur les sites où je possède un compte protégé par l’application de mon smartphone, mais je trouve que la sécurité vaut le coup de se protéger d’une façon supplémentaire !

  • Sunday 12 August 2018 - 07:50

    Cette année, vacances originales avec des menhirs et une visite de l’hôpital de Vannes.

    Cette année, j’ai décidé de planifier mes vacances de manière originale.
    J’ai commencé par avoir des chèques-vacances mais je ne les ai pas utilisé (trop facile !).

    Du coup, pour bien préparer mes vacances, j’ai attendu la dernière minute pour trouver un endroit où débarquer sachant que nous avions plusieurs critères :

    • lieu de villégiature inconnu mais pas trop loin de notre Normandie
    • piscine conséquente pour le fiston, voire centre aquatique avec toboggans)
    • prix dans nos cordes, donc moins de 500 € si possible

    Et l’Homme moderne inventa la réservation de dernière minute, où l’hôtelier réduit ses prix pour vendre ce qu’il reste de rêve.

    Je passe les détails mais j’ai réussi à trouver une réservation courant du mercredi au dimanche, fini le samedi au samedi de papa-maman, soit 3 jours entiers pour 4 nuits, c’est court mais le budget était correct pour un mobil-home 6 personnes, pour 2 adultes, un enfant et un bébé.

    Destination Carnac, le pays des menhirs en Bretagne sud, l’étranger quoi 😛 mais sans passeport 😀 et surtout seulement 4h de route.

    Côté transport, nos deux véhicules avaient besoin de maintenance, le fait que ma voiture soit choisie malgré un petit coffre mais un allume-cigares fonctionnel donc GPS téléphonique possible nous a valu une bonne partie de Tétris pour tout embarquer.

    Et nous voilà à bon port pour un peu moins de 5h pause du midi comprise, merci Waze.

    Waze - GPS, Cartes, Trafic & Navigation temps réel (Gratuit, Google Play) →

    Rien à redire sur le mobil-home, correct et aménageable pour dormir comme nous le souhaitions.
    Côté camping, la piscine était plutôt conséquente, je comprends d’ailleurs l’expression centre aquatique car en plus des 3 toboggans, il y avait plusieurs bassins dont un en intérieur.
    Pour plus de détails, je vous laisse regarder le site officiel et la fiche TripAdvisor.

    Pour ce qui est des visites, le hasard nous a fait condenser tout le vendredi, le jeudi étant plutôt consacré à la découverte du camping en lui-même : piscines et jeux gonflables, sous un beau soleil.

    Du coup, nous avons visité pour commencer le zoo de Pont-Scorff, près de Lorient.
    Plutôt chiche, avec des enclos relativement petits pour certains animaux, il ressemble plutôt à un parc animalier, comprendre une petite structure mais à presque 20 € par adulte et 13 € pour le fiston, c’est un rapport qualité/prix un peu faible, les commentaires sur TripAdvisor résument l’ensemble.

    Vu que la visite s’est terminée de bonne heure l’après-midi (nous visitons dès la fin de matinée en général pour croiser moins de touristes par exemple), nous avons voulu visiter le joli magasin de biscuit la Trinitaine, sur la route de Carnac.
    Rien à redire si ce n’est qu’il existe un magasin de la même enseigne à Cherbourg-en-Cotentin 😀 mais que l’extérieur de celui-ci est plus attirant, moins cependant que la biscuiterie de Sortosville-en-Beaumont.
    Idem pour les marchandises, peu diversifiées en dehors des biscuits et d’alcools mais nous avons quand même fait tourner l’économie locale !

    Enfin, vu que nous avions encore un peu de temps, nous avons voulu pousser les visites jusqu’à Carnac même, histoire de voir les menhirs qui font la renommée du lieu.
    Nous n’avons pas été déçus car les champs clôturés sont visibles de la route, je vous propose une vue aérienne et une vue de la voiture / de la route.

    Coup de chance, une visite guidée en petit train touristique, la dernière de la journée, était encore possible pour un prix raisonnable, 50 minutes de commentaires simples et des cailloux plein les yeux.

    Quelques vidéos tournées avec mon smartphone durant la visite en petit train, pouces bleus toussa

    Bref, des vacances ordinaires.

    Samedi matin, au réveil, douleur au ventre côté droit à hauteur du nombril, plutôt tenace (comprendre malgré le paracétamol / ibuprofène) et en fin de journée, j’ai décidé de laisser femme et enfants pour rejoindre la maison médicale d’urgence ouverte les soirs et week-ends, à 20 minutes de route.

    Suspicion d’appendicite, donc besoin d’examens complémentaires donc direction le CHU Chubert de Vannes (encore 20 minutes de route, merci la navigation Google), service des urgences, 6h d’attente à 19h, je finis sur un brancard, l’image en une est représentative, tirée d’un article de Ouest-France.

    Je la fait courte : opération le lendemain dimanche à 9h30, sortie le lundi à la même heure, 3 cicatrices, un peu mal au ventre, ma femme qui a tout géré dans l’urgence elle aussi (pas de voiture, la location prenait fin le dimanche, merci au camping de nous avoir gardé à petit prix une nuit supplémentaire).

  • Friday 13 July 2018 - 12:19
    Cette semaine, j’ai voulu formater une carte microSD sous Linux, j’ai réussi, après avoir formaté auparavant mon deuxième disque dur ! Il y a quelques jours, j’ai voulu formater une carte microSD en ligne de commande, vu que lorsque l’on bricole des Raspberry Pi ou des installations Linux, il est possible de se retrouver avec des agencements de partitions plutôt… insolites. Du coup, le plus simple est de faire sauter la table de partition avec la commande suivante :
    sudo dd if=/dev/zero of=/dev/sdb bs=1M count=1
    Évidemment, vous devez remplacer /dev/sdb par le chemin vers votre périphérique à formater, que vous obtenez avec un simple :
    sudo fdisk -l
    Il y a quelques semaines, j’ai remplacé le lecteur optique interne de mon ordinateur portable par un disque dur (merci Dell), qui a donc pris la suite du disque dur principal qui était logiquement en /dev/sda/. Vous sentez venir la grosse bêtise ? J’ai oublié de changer le chemin de formatage. Plusieurs centaines de Go de fichiers ont disparu en quelques secondes. De tout et de rien, du retrouvable comme du perdu à jamais… J’ai tenté d’utiliser, sous Windows 10, le logiciel Recuva, qui est assez puissant et m’a bien retrouver des dizaines de milliers de fichiers supprimés, mais la restauration est en vrac à la racine, c’est impossible de trier ensuite donc j’ai laissé tomber.
    Logiciel Recuva sous Windows
    Logiciel Recuva sous Windows
    Du coup, après la fois où j’ai retenu la leçon en oubliant de sauvegarder AVANT de formater un disque dur, je vais tâcher de retenir celle qui dit qu’il faut faire attention à ce que l’on formate 😳 ! Mise à jour : lire une suite de ce billet chez Lokoyote
  • Saturday 16 June 2018 - 13:41

    J’ai découvert une petite pépite récemment, mais je ne sais pas dans quoi la classer : jeu vidéo ou film interactif ?

    Lors d’une promotion sur magasin de jeux vidéo Sony (le PlayStation Store quoi), j’ai découvert un film interactif, c’est-à-dire un jeu vidéo où vous pouvez donner des directions scénaristiques aux animations filmées avec de vrais acteurs.

    Le scénario du jeu est assez simple (merci Jeuxvideo.com) :

    Late Shift est un jeu en Full Motion Video (FMV). Le titre prend la forme d’un thriller dans lequel un étudiant en mathématiques est contraint de participer à un braquage et doit ensuite tenter de prouver son innocence. De multiples embranchements scénaristiques sont proposés ainsi que plusieurs fins.

    Le genre n’est pas jeune mais en 2018, moi qui suis fan de jeux d’aventure (comprendre de jeux vidéo avec un scénario plus important que les scènes d’action), je suis un peu resté scotché devant la réalisation.

    Difficile de dire en effet s’il s’agit d’un simple film auquel on a ajouté la possibilité au spectateur de changer un peu l’histoire ou bien s’il s’agit d’un jeu vidéo duquel aurait été supprimé toutes les possibilité d’interaction basiques.
    Il est à noter que ce projet a été présenté lors de différents festivals de films indépendants…

    Moi qui adore les jeux vidéo réalisés par Quantic Dream, malgré la découverte de la culture toxique de l’entreprise récemment, je trouve que l’on arrive au paroxysme du genre.

    Côté film, les acteurs, la musique, le découpage des scènes et tout ce qu’il est possible de juger est bien fait à mon sens, donc pour 4,99 €, j’ai trouvé l’expérience bien faite et très prenante.

    Je vous laisse regarder la bande-annonce :

  • Monday 04 June 2018 - 11:29

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